Odes et épodos – Horace



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HORACIO

Odes and Epodos Édition bilingue de Manuel Fernández-Galiano et Vicente Cristóbal

LETTRES UNIVERSELLES CATED RA

ODAS ET ÉPODES

L

etras

OU

n iv e r s a l e s

HORACIO

Odes and Epodos Edition bilingue par Manuel Fernández-Galíano et Vicente Cristóbal Traduction par M anuel Fernández-Galiano Introduction générale, introductions partielles et index par Vicente Cristóbal

TROISIÈME ÉDITION

LETTRES UNIVERSELLES CATHEDRA

Titre original de l’oeuvre:

Carminum Liber quattuor. Carmen saeculare. Epodon Liber

Conception de la couverture: Diego Lara Illustration de la couverture: Dionisio Simón

Tous les droits sont réservés. Le contenu de cet ouvrage est protégé par la loi, qui établit des peines de prison et / ou des amendes, en plus de l’indemnisation correspondante pour les dommages, pour ceux qui reproduisent, plagient, distribuent ou communiquent publiquement, en tout ou en partie. , une œuvre littéraire, artistique ou scientifique, ou sa transformation, son interprétation ou son exécution artistique fixée sur tout type de support ou communiquée par tout moyen, sans l’autorisation requise.

© De la traduction: Herederos de Manuel Fernández-Galiano © De l’introduction et des notes: Vicente Cristóbal O Ediciones Cátedra (Grupo Anaya, SA), 2000 Juan Ignacio Luca de Tena, 15-28027 Madrid Dépôt légal: M .42.665-2000 ISBN : 84-376-0886-4

Imprimé en Espagne

Imprimé à Closas-Orcoyen, S. L. Paracuellos del Jarama (Madrid)

INTRODUCTION

B

io g r a fía

Horacio Flaco, auteur des Epodos et des Odes, ouvrages traduits et commentés ici, est une des gloires de la littérature latine; sans doute le second en grandeur des poètes de Rome. Comme Virgilio dans l’épopée, Horacio est resté dans le lyrique établi comme modèle et point de référence pour les générations suivantes. Sa poésie est une synthèse harmonieuse de sa personnalité et de son monde environnant, de l’originalité et de la tradition, de l’hellénisme et de la romanité, de la musique et de la sagesse vitale. Son œuvre se révèle à nous doublement et à parts égales comme un témoignage historique concret et comme un paradigme artistique de portée universelle. Sa vie se déroule sur cinquante-sept ans, à la fin du premier siècle avant JC. (de 65 à 8), un temps de conflit qui marque le passage de la République à l’Empire, un temps de guerres civiles prolongées et une paix qui non seulement satisfera finalement le désir des citoyens, mais sera aussi le seuil et le bouillon la culture d’une ère nouvelle: la « plénitude du temps », selon les mots de Saint Paul (Ad. Gal. 4, 4). Le monde antique, en effet, semble alors atteindre, avec la fusion de l’esprit grec et du génie pratique romain, une sorte de maturité, d’exhaustivité et d’exhaustivité. Une Vita, que nous devons à la plume de Suétone, et des allusions éparpillées dans ses poèmes sont les sources indispensables de notre connaissance de sa biographie. Horacio est né le 8 décembre 65 avant JC. Par la position des étoiles au moment de leur naissance

A, comme il le rapporte lui-même dans un passage de ses Odes (II 17, 17), il est même possible de déduire l’heure à laquelle il est venu au monde: il devait être environ trois heures du matin ». On ne nous dit rien de sa mère et il faut supposer qu’elle est décédée alors qu’il était encore très jeune2, puisque dans un passage (Carm. III 4, 10) il se réfère à son infirmière P u lial. On ne sait pas non plus qu’il avait plus de frères et sœurs. Au contraire, nous avons des nouvelles certaines et spécifiques concernant son père4: c’était un affranchi; Il avait sûrement été un esclave public de Vénusie et, puisque les habitants de ladite ville, une colonie romaine, étaient enregistrés dans la tribu Horacia, il recevrait le nomen d’Horatius lorsqu’il quittera l’esclavage, qu’il transmettra à son fils; Il exerçait la fonction de coacteur au nombre exact, c’est-à-dire de commissaire-priseur, de médiateur entre les vendeurs et les acheteurs, ce qui lui permettait un certain profit économique, suffisant pour prendre soin de donner à Quintus une éducation attentive, au-dessus de laquelle il avait cela correspondrait à leur rang social; En effet, avec cet objectif, tous deux marchèrent de Vénusie à Rome, et là ils s’installèrent; Horacio raconte avec une reconnaissance attachante comment son père l’a accompagné à l’école et avec quelle attention exquise il s’est occupé de lui (sam. 16, 78-93). De Vénusia, donc, Horacio a voyagé à Rome quand il était encore un garçon (sam. I 6, 76): de la campagne à la ville, de son coin de province à la capitale du monde. Là, il fréquente l’école de Lucio Orbilio Pupilo, l’un des deux grammairiens et pédagogues les plus réputés de l’époque, chevalier romain 1 Cf. Perret, Horace, Paris, 1959, p. 5. 2 Cf. W. I I. Alexander, « L’énigme de la mère d’Horace », Philo logie classique 37 (1942), 385-397, et B, Stenuit, « Les parents d’l lor ace », Les Etudes Classiques X LV (1977), 125-144. Bien que dans ce passage (Carm. III 4, 10) il y ait certains problèmes textuels, et des éditeurs comme E. C. Wickham-H. W. Garrod a lu limen Apuliae où les codes donnent limina Pulliae. 4 Cf. N. Terzaghi, «II père d’Orazio», Atene e Roma 10 (1965), 66-71. 5 Bien que la Vita suetoniana se réfère à une autre version, selon laquelle elle serait vendeuse de poisson salé (salsamentarius).

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un natif de Bénévent, dont ses concitoyens, vous êtes fier, avaient élevé une statue dans sa ville, quand il était encore vivant. Pas un bon souvenir, cependant, semble avoir laissé Orbilio dans le jeune fils d’un affranchi, puisque, des années plus tard, il le mentionne dans l’une de ses épîtres (II 1, 70), il le caractérise par un adjectif peu éloquent: plagosus (quelque chose comme « friands de bâtons »). Avec son enseignement, Horacio a commencé à lire Livio An dronico, soit dans sa traduction saturnienne de l’Odi, soit dans ses tragédies. Toujours à l’école romaine, il acquit ses premières connaissances de la littérature grecque: le témoignage d’Epist. II 2, 41-42 nous montre sa familiarité avec l’Iliade ( Et de Rome, à son tour, il partit sûrement pour Athènes en l’an 45, alors qu’il avait vingt ans, prêt, à la demande de son père attentif, à écouter Les leçons des philosophes. Telle était la coutume parmi les enfants de la famille d’une certaine origine. Frère Athènes Horacio a sans aucun doute rempli ses objectifs: il a étudié la philosophie, renforcé et développé sa connaissance de la langue et de la littérature grecques, et a même commencé à écrire ses premiers poèmes en grec (Sai. II, 31). De ce que son séjour à Athènes supposait pour sa culture nous apprend quand il dit (Epist. II 2, 43-45): «La célèbre Athènes a ajouté quelque chose de plus à ma formation, oui: cela m’a donné la volonté de distinguer le droit du tordu et de chercher la vérité parmi les jardins de l’Academo. »7 Là, il était partenaire d’étude de Marco Valerio Mésala Corvino – celui qui, à son retour à Rome, protecteur de l’estuaire de Tibulo et patron du célèbre cercle littéraire de rio, de Lucio Calpurnio Bibulo et du fils de Cicéron n, Marco. Après l’assassinat de César en 44 après JC, Brutus, son assassin, est également venu à Athènes et a d’abord passé son temps à écouter les philosophes. Bientôt le. amitié de ces jeunes d’idées républicaines, parmi Cf. B. Stcnuit, « Horaee et J’école », Latomus X X X V III (1978), 47-60. 7 Cf. B. Stenuit, « Le séjour d’Horace à Athéncs », Les Études Classiques X L VII (1979), 249-255.

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ceux qu’Horacio s’est dit. Et aussi stimulé par la faveur qu’il a trouvée parmi la population athénienne, qui a érigé une statue pour lui avec son collègue Cassius, et les a assimilés tous les deux aux tyrannicides antiques Harmodius et Aristogiton, il s’est préparé à la guerre et a obtenu l’adhésion des troupes de Macédoine. Les dignités militaires sont réparties entre ses amis et, de la même manière que Marco Cicéron est nommé légat, Horace se retrouve soudainement converti en tribun militaire8. Le poète raconte ainsi ce brusque changement de situation, ce saut des lettres aux armes (Epist. II 2, 46-48): «Les temps difficiles m’ont fait quitter cet endroit agréable et la tempête de la guerre civile m’a jeté , inexpérimenté, aux armes qui ne pouvaient pas résister aux armes de César Auguste.  » En tant que tribun militaire, il participa donc à la bataille de Philippes (42 octobre), désastreuse pour la partie républicaine. Des années plus tard, il se souviendra, avec des échos d’Alcaeus et d’autres poètes grecs antiques, le moment difficile d’abandonner le bouclier et de tourner le dos à l’ennemi (Carm. II 7, 1-10). Après Philippes, il accepta l’amnistie accordée par les triunvirs aux victimes de la défaite et retourna à Rome. Là, il se trouva seul et pauvre; son père était mort et ses biens en Vénusie lui avaient été confisqués pour être distribués parmi les soldats de la faction gagnante. Pour tenter de remédier à sa misère, il se tourna naïvement vers la littérature, comme il le dit lui-même (Epist. II 2, 49-52): «Dès que Philippe me congédia, humilié d’avoir coupé mes ailes et privé de mon Le dernier jour et la maison de mon père, la pauvreté audacieuse m’a poussé à écrire des vers.  » Mais bientôt il dut être déçu, et il décida, comme meilleur moyen de redresser sa vie, de s’acheter le poste de secrétaire du questeur (scriba quaestorius), comme nous le dit la Vita Suetoniana. Si, bien sûr, ce bureau n’était pas incompatible avec ses caprices poétiques, mais plutôt l’inverse, il lui a sans aucun doute fourni un plus grand coK J. Perret, en place. cit., p. 26, soutient que, avant d’être nommé tribun militaire, il devait nécessairement être inscrit à la guilde des chevaliers.

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modalité et facilité à y consacrer. C’était l’année 41 et Epodos et Satires commençaient à être écrits à ce moment-là. Il est probable que pendant ce temps il fréquenta l’école épicurienne de Siron à Naples, et qu’il y rencontra Virgile, qu’il appela plus tard dans une de ses odes (I 3, 8) «la moitié de mon âme». Très cordiales étaient les relations entre les deux poètes distingués, malgré leurs tempéraments très différents. V irgi lio avait cinq ans de plus qu’Horacio et il s’était déjà fait connaître comme poète, de sorte que dans ce cadre d’amitié cordiale dont nous parlons, il n’y avait aussi, de la part d’Horacio, pas un peu de respect et d’admiration pour lui. de Mantoue, comme en témoignent bien les nombreux échos des Bucoliques à l’Épode, notamment aux II et X VIy. C’est précisément Virgilio qui, avec Vario, l’a présenté à Mecenas dans une interview (année 39), qui se reflète dans Sat. I 6, 54-63: Horacio balbutia devant le ministre princeps et entre bégaiements parvint à peine à lui expliquer quelle était sa situation; mais Maecenas, sans parler, s’en aperçut et le congédia. La déception du poète ne fut remédiée qu’au bout de neuf mois, lorsque Maecenas l’appela et lui demanda de se faire partie des membres de son cercle. «Je l’ai avec grand honneur», dit Horacio, «vous ayant aimé» (sam. 16, 62-63). Depuis lors et jusqu’à sa mort, l’amitié entre eux se nouera, et elle grandira pour que le nom de l’ami soit lu partout dans les poèmes de Ve nusia1 « , courtoisie qui à son tour Patron l’a remercié. Litera 9 L’anecdote du sam. I 5, où il raconte le voyage qu’il a fait plus tard, en l’an 37, à Tarente avec Plocio, V anus et Virgilio à la poursuite de Me Cenas, qui y est allé pour établir des négociations avec Marco Antonio, montre clairement notre yeux quelle était la relation amicale qui a servi de médiateur entre ces collègues littéraires. Cf. CT Murphy, « Vergi! and Horaee », Classical Bulletin 18 (1941-42), 6 1-64 et GL Duckworth, « Animae dimidium meae. Deux poètes de Rome », Trans. Am. Philol. Ass. 87 (1956), 281-3 16.1 Bien que, comme le souligne Villenueve (H orace. Odes et Épodes, Paris, 1970, p. X LV), une restriction sur une telle assertion: le nom de Mecenas était presque absent dans le livre IV des Odes et totalement absent du dernier livre de l’Ep istoles, ce qui témoignerait peut-être d’un refroidissement

La Vita nous transmet un fragment épigramatique en hendécasyllables fallacieux, qui se lit ainsi: «Si je ne t’apprécie plus plus que mes tripes, Horacio, tu vois ton ami à l’extrême de la minceur» (et tu sais, pour le mieux comprendre le texte, que Maecenas était le prototype de l’obesus Etrusque). Mais une démonstration plus substantielle de bienveillance et de gratitude reçut Horacio lorsque son noble protecteur lui donna une ferme et une maison de campagne dans la région de Sabine. Un tel don a ravi notre poète, qui aimait tant la nature sauvage et la retraite, et Satire II le met bien en évidence («  C’était ce que je voulais: un terrain pas si grand, où il y aurait un verger et , près de la maison, source d’eau pérenne, et s’élevant au-dessus d’une petite forêt … »). Là, il s’isolait souvent, évitant les inconvénients et les complications de la ville; sa poésie en est souvent sortie, qui porte si souvent l’empreinte d’un loisir tranquille en communion avec la nature. Grâce à Virgilio, il a rencontré Maecenas et, à son tour, par l’intermédiaire de Maecenas, il a connu Octavio. Les slogans moraux, religieux et politiques, qui répondaient au plan réparateur du princeps, se reflètent désormais dans l’œuvre poétique horacienne, et notamment dans les Odes. Malgré tout, notre poète a évité les traitements excessifs et la connexion avec les sphères supérieures, jaloux de son indépendance, et dans le traitement qu’il a maintenu avec le caudillo, on observe la volonté de maintenir une distance convenable. Octavio est venu lui proposer, en effet, le poste de son secrétaire particulier, mais lui, refusant un poste qui le séparait ainsi de son libre privilège, prétendait des raisons de santé, selon le Vitau. L’amitié relative qui les a médiatisés n’en a pas été affectée, poursuit le biographe, qui allègue le témoignage de certains fragments épistolaires d’Octavio dans lesquels il s’exprime ainsi: «Prends de la liberté avec moi, comme si tu vivais chez moi ; vous agirez légitimement et correctement depuis des relations en fin de vie, Cf. j. Caratti, une amitié classique, Horacio et

Mecenas, Córdoba (Argentine), 1943, 11 Cf. notre article «Conflit de la vie privée et publique dans la poésie d’Horacio», Polis 2 (1989), sous presse.

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C’est la relation que j’aimerais avoir avec vous, si votre santé ne le demandait pas. » «Tu pourras aussi savoir de notre ami Septimio comment je me souviens de toi, car il m’est arrivé par hasard que, pendant qu’il était présent, j’aie fait mention de toi, car, bien que toi, fier, tu as méprisé mon amitié, ce n’est pas pourquoi je vais aussi te dédaigner je. » Il s’avère que les reproches ironiques parlent d’eux-mêmes et montrent les efforts du prince pour enfin attirer le poète. Ceci, à son tour, quand Octavio se plaignit de ne pas être mentionné dans ses sermons, il répondit aussi avec une certaine ironie: «Puisque vous ne traitez que tant et si importantes affaires (vous défendez l’Italie avec les armes, tu te pares de bonnes mœurs, de réformes par des lois), je pécherais contre le bien public si j’amusais ton temps, César, par une longue conversation »(Epist. II 1, 1-4). Malgré tout, en signe de confiance, le prince a plaisanté avec lui, le qualifiant de «pénis très chaste» et de «petit bonhomme hilarant», ou lui rappelant en plaisantant sa petite taille et son obésité; et ce qui est plus important, lui confier la composition du Cantique séculier et de deux poèmes à la gloire des victoires guerrières de ses beaux-fils Tibère et Drusus (Carm. IV 4 et 14). Depuis qu’il rencontre Mecenas en 39 et rejoint son cercle littéraire, Horacio se consacre pleinement à la poésie et aux loisirs privés. Sa vie devient pauvre dans les événements pertinents. Ses œuvres voyaient successivement la lumière: en l’an 35 le premier livre de Satis parut; en 30, livre II de ce même ouvrage et le livre d’Epodos; en 23, les trois premiers livres de ses Odes ou Carmine; en 20, livre I des épîtres; dans le 17, le Carmen Saeculare ou Chant des siècles a été composé et exécuté; dans 15 livre II des épîtres a été publié; et en 13, enfin, le livre IV des Odes. Il était célibataire tout au long de sa vie, et en même temps bien informé et expérimenté dans les affaires érotiques, comme en témoigne la vaste sagesse que ses vers suintent sur ce sujet: Cinara, Glícera, Lálage, Inaquia, et bien d’autres noms littéraires de femmes. ferait peut-être allusion à episo[ij]

dieu biographique; et la même chose se produirait avec les jeunes hommes qu’il mentionne comme Licisco et Ligurino12. La mort l’a surpris le 27 novembre 8 avant JC. de C, quelques mois seulement après la mort de Maecenas. Il nomma publiquement Auguste comme héritier, mais la rapidité de sa maladie ne lui permit pas de sceller les comprimés. Ils l’ont enterré dans l’Esquilin, à côté de la tombe de son ami. Quant à son physique, Suétone le définit comme brevis atque obesus («petit et obèse»). Vous voulez voir un portrait de lui dans la figure sculptée dans un relief de Rome et conservé au Musée des Beaux-Arts de Boston: c’est un homme buvant à l’ombre d’une vigne, âgé d’environ quarante-cinq ou cinquante ans , avec une tête ronde, des cheveux courts et bouclés et un front clair. Suetonius rapporte à nouveau son personnage, disant qu’il était un peu débridé en matière d’amour (ad res venereas intemperantior), et ajoutant l’anecdote que, dans ses moments d’expansion sexuelle, il a placé des miroirs dans la pièce pour lui-même contempler l’image de son couplage. Pour le reste, son propre travail, aussi comme un miroir, nous le reflète humble, mélancolique, fidèle et affectueux mais indépendant, calme mais irritable par moments, astucieux, méticuleux, amoureux à la fois de la vie à la retraite et des plaisirs de la la vie en société. En religion et en politique, leurs croyances et convictions ont subi un changement remarquable: de « adorateur épargnant et peu assidu des dieux » (comme le montre Carm. I 34, 1) dans ses jeunes années, à plus pieux d’entre eux. dans ses jours difficiles; d’un républicain militant dans sa jeunesse, partisan d’Octavio et de son collaborateur dans la seconde partie de sa vie. Il n’y a aucune raison de croire que ce biais est simplement dû à l’opportunisme et au conformisme, mais plutôt que – malgré une certaine prudence toujours maintenue à l’égard du princeps – les témoignages constants d’adhésion et d’éloges suggèrent que sa conversion a été sincère. 12 3-30.

Cf. L. Herrmann, « La vie amoureusc d’IIorace », I ^ atumus 14 (1955),

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Il

liris m o

h o ra c ia n o

Les deux œuvres d’Horacio, Odes et Epodos, qui sont traitées dans ce livre, sont intégrées, du point de vue de la théorie moderne, dans le domaine de la poésie lyrique. Mais entre les deux, en réalité, il y a des différences substantielles en ce qui concerne le sexe, surtout si l’on s’en tient au point de vue des anciens. Les Odes sont, oui, la poésie lyrique dans son sens le plus strict et le plus génial: elles suivent le modèle d’Alceo, Sappho, Anacreonte et Pindare, qui ont écrit des poèmes à chanter, et même danser, au rythme de la lyre; ils constituent un type de bénédiction et d’éloge à prédominance poétique, lié à des thèmes bien précis, tels que le chant aux dieux, l’éloge des héros et des sportifs, l’amour, le vin et les plaisirs du banquet. Horacio lui-même le définit dans son Art Poétique, 83-85: «La Muse a donné les cordes de la lyre pour célébrer les dieux et les fils des dieux, le boxeur victorieux et le cheval en premier dans la course, amour des jeunes et du vin qui donne la liberté »1 · 1. Formellement, la pure lyrique était caractérisée par l’utilisation d’une métrique spéciale, la soi-disant Aeolocoriambic, parce qu’elle était cultivée par les poètes éoliens A lceo et Safo, et parce que son pied de base était le coriambo. Les Epodos, en revanche, n’appartiennent pas strictement à ce que les anciens appelaient «lyrique»: de telles compositions n’étaient pas à l’origine chantées au son de la lyre. D’un autre côté, son contenu, contrairement aux Odes, se caractérise fondamentalement par une malédiction contre quelqu’un ou quelque chose; On pourrait bien dire qu’ils sont une poésie de l’insulte, bien que l’élément critique et maudissant qui prend beaucoup de temps dans des expositions comme l’épode II (Beatus Ule) ou l’épodo XVI. Le créateur de ce genre poétique est le poète grec Archiloque de Paros du VIIe siècle, dans d’autres poèmes, par exemple I ó, 17-20; IV 2, 13-24, fait également des remarques sur d’éventuels thèmes lyriques. [i8 ]

BC, qui, à partir de prototypes populaires14, s’en est servi pour insulter Licambes pour lui avoir refusé la main de sa fille Néobule. Hipponace of Ephesus (VIe siècle avant JC), qui a insulté le sculpteur Búpalo dans ses poèmes, l’a également représenté caricaturant sa laideur. Aux deux comme précédents se réfère 1loracio. En raison de leurs métriques, les Epodos lient les Odes diffèrent également, car ils utilisent le yambo comme pied fondamental: donc « yambo » est également le nom du genre et donc les Epodos horaciens eux-mêmes sont également connus sous le titre par Yambos. Dans Ars Poet. 79 Horacio fait allusion à ce genre en mentionnant son créateur (Archilochus), son mètre (le yambo) et son ton (en colère): «Arquíloco était armé de colère avec le yambo auquel 1c appartient», et explique ensuite comment secondairement, un tel rythme est passé à la comédie et à la tragédie. Ainsi, bien que dans les Odes et Epodos nous trouvons avec une certaine fréquence la manifestation subjective ou la vision subjective des choses, que la théorie moderne exige comme condition nécessaire à l’existence de la poésie lyrique, ce subjectivisme n’est cependant pas l’élément principal. et définir le sexe; Horacio lui-même, quand il a théorisé à ce sujet, n’en a certainement pas tenu compte – nous l’avons déjà vu. Dans la forme métrique, les thèmes traditionnels sont ceux qui, dans l’antiquité, donnent à un poème l’entité de «lyrique». Le subjectivisme est devenu un facteur caractéristique d’autres genres tels que l’épigramme d’amour et l’élégie, qui dans le monde classique avaient des frontières dans une certaine mesure bien définies avec le lyrique, malgré le fait que pour la théorie moderne, ce ne sont que des sous-genres lyriques. , et presque quintessence de ce que l’on entend aujourd’hui par lyrisme. Il est assez solide – nous insistons – que dans les anciens produits littéraires que nous pouvons à juste titre qualifier de «lyriques», – tels que les épinices de Pindare ou le 1,4 Q r. A. Lcsky, Histoire de la littérature grecque, Madrid, 1968, pp. 13 4 -135; JE. Rodríguez: Adrados, Origins of Greek Lyric, Madrid, 1976, pp. 208-218. Les mêmes contre les fescennini de la tradition romaine sont un exemple de cette racine populaire de blessure poétique.

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Odes of Horacio, laissez l’ego du poète intervenir; mais cela ne se produit pas toujours et de plus, si c’est le cas, cette intervention peut être minime. Dans un poème comme l’ode I 15 d’Horacio, par exemple, tout est objectif et étranger au poète lui-même: la présentation du dieu de la mer Nereus est suivie des propres paroles prophétiques du dieu et, une fois la prophétie terminée, l’ode se termine également; donc rien non plus de manifestation de soi et rien de subjectivation du réel: rien de soi. Dans une grande partie des odes horaciennes et pratiquement dans toutes les épinices pindariennes, l’ego du poète n’apparaît qu’en tant que tel, comme agent de la poésie et non comme objet de celle-ci. Cependant, les théoriciens des genres littéraires, qui depuis le XVIIIe siècle opposent le lyrique à l’épopée et au drame, ont pris en compte les échantillons lyriques de la littérature classique pour définir le genre en question. Car ce n’est pas seulement la présence du sujet comme objet, la réflexion, qui – selon les modernes – fait le lyrique, mais aussi la projection de l’auteur, même si elle est plus ou moins elliptique, sur les choses qu’il chante. Hegel dans son Aesthetics15 avait jugé que l’objet de la lyrique était constitué «  non par le développement d’une action objective …, mais par le sujet individuel et, par conséquent, les situations et objets particuliers, ainsi que la manière dont l’âme, avec ses jugements subjectifs, ses joies, son admiration, ses douleurs et ses sensations, prend conscience d’elle-même au sein de ce contenu », et il se penche sur le cas de Pindare. «Les odes du grand poète grec, qui exaltent les athlètes victorieux dans les jeux, accordent peu d’attention à l’élément factuel et concret d’où ils partent, offrant plutôt le traitement poétique d’un mythe et chantant le courage, la noblesse et la bravoure de l’homme. Les données narratives, qui peuvent faire partie de la structure d’un poème lyrique, ont pour seule fonction d’évoquer une situation intime, de révéler le contenu d’une subjectivité »16. De ce point de vue large, aussi capable que soit 15 Paris, 1949, t. III, partie 2, p. 167. lf> V. M. de Agujar e Silva, Théorie de la littérature (trad., Par V. García Yebra), Madrid, Gredos, 1981 (= 1972), p. 181, reprenant la théorie de Hegel.

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Même en convertissant n’importe quel passage d’une épopée en lyrique, oui, des poèmes comme les «Odes romaines» peuvent être inclus dans la boîte moderne du lyrisme, car, sans que l’auteur parle particulièrement de lui-même (sauf en de rares occasions, comme III 1, 1-4 et 45 * 48, voir les versions initiale et finale de l’ode; et dans quelques autres passages), ils nous révèlent leur état d’esprit, leur émotion et leur adhésion aux principes moraux et aux convictions17. On dit aussi18 que l’objectivité pour le parolier n’est valable que comme support de son monde intérieur, que «le monde extérieur … ne constitue un élément de création lyrique que dans la mesure où il est absorbé par l’intériorité du poète et transmuté en révélation intime ». Ce principe explique en effet la qualité lyrique d’un poème descriptif tel que «A un olmo seco» d’Antonio Machado, car le poète s’introduit progressivement dans son texte et prend possession de l’objet décrit, de sorte qu’il arrive enfin à s’imposant à lui: la vieillesse de l’orme, sa fente produite par la foudre, sa pourriture, ses quelques feuilles vertes dues au soleil de mai, sa mousse, sa coupe blanchâtre, ses fourmis et araignées … sont un portrait de la situation émotionnelle du poète, et les derniers couplets donnent la clé lyrique: Olmo, je veux écrire dans mon portfolio la grâce de ta branche verte. Mon cœur attend aussi, vers la lumière et vers la vie, un autre miracle du printemps. 17 L’opinion de P. G rimal sur le lyrisme d’Horace (L et Iyrisme à Rome, Paris, 1978, pp. 169170) est beaucoup plus généralisée et sans aucune distinction: «Cette poésie fut la compagne de sa vie. A ce titre, elle est vraiment iyrique, au sens que les Modernes donnent habituellement à ce mot. Les grands incidents de sa vie s’y refiétent … A vrai dire, cette poésie se situe derrière l’anecdote et du passager. Horace est «classique», dans la mesure du moment vestimentaire du fils Moi tient à l’Éternel. Un éthernel de beauté, mais aussi des profondeurs de la conscience humaine.  » Et plus tard (p. 189): « tout, dans le Iyrisme d’Horace, vous verrez Fexpression d’une expérience intérieure, qui est cel le d’une Sagesse. » V. M. de Aguiar e Silva, op. cit.et pp. 181-182.

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La même structure, bien que plus brièvement, est l’épine dorsale de la fameuse comptine VII de Bécquer: D el saló n en el anggu lo dark, de su du eñ o peut-être o lvid ad a, silencieux et couvert de po lv o veíase e¡ harpe. Combien de sommeil est sur ses cordes, comment l’oiseau dort sur les branches, attendant la main de neige qui sait les arracher! – Oh et! – J’ai pensé- . Combien de fois le génie reste-t-il ainsi dans le fo n d o de l’âme, et une voix, comme Lazare, attend que je lui dise: «L évan tate et marche!»

La description réaliste de la première strophe ouvre la voie à une révélation sur la réalité envisagée, qui s’exprime émotionnellement, avec admiration, dans la seconde strophe; et de là est extraite dans le troisième, à son tour, une pensée – à titre de comparaison – qui concerne l’homme et le sujet qui écrit: c’est ce qui est fondamentalement lyrique dans cette rime. Par ce même principe, nous pouvons être guidés pour qualifier de « lyrique » un ancien poème latin (de typage générique problématique) comme descriptif, au début, comme l’est le Pervigilium Veneris. On y trouve une première exposition du paysage printanier, qui se conclut, sur plus de 90 versets, par une déclaration subjective – contenue dans les quatre derniers – qui, comme dans le cas de Ma chado, renvoie à l’espoir de un ressort intérieur: le poète anonyme a décrit la réalité, pour ensuite l’interpréter et la confronter à lui-même: Quando ver ve nit meum? / Quand je faciam uti chelidon, ut tacere desinam? (« Quand est-ce que mon printemps arrive? Quand vais-je agir comme l’hirondelle, pour mettre fin à mon silence? ») Eh bien, à ce même schéma d’exposition, qui comprend d’abord une présentation de la réalité extérieure et, d’autre part, une déduction de lui avec une application de celui-ci au propre monde du poète, perte [**]

Beaucoup de compositions lyriques perforées sont nécessaires, qui, en ce sens, se conforment pleinement au concept moderne du lyrisme: c’est le cas, par exemple, dans les odes I 4 et IV 7, descriptif du ressort dans sa partie initiale, et réfléchissant dans sa deuxième partie. Arrêtons-nous brièvement sur l’analyse de la première: instantanés du paysage naturel dans les quatre premières lignes, empreintes mythologiques dans les quatre secondes (le poète en tire déjà une considération: il est temps de sacrifier Faun); et enfin, dans les huit derniers versets, notant la nature égalitaire de la mort, il essaie de persuader Sestio de l’éphémère de la vie. Bref, vous arrivez à la conclusion d’une vraie existence! de la contemplation de la nature; le poète compte sur le monde extérieur pour atteindre le monde intime et la vérité qu’il essaie de transmettre au destinataire qu’il connaît se réalise en lui-même. Semblable à ceci est la structure de IV 7, bien qu’ici la transition du naturel à l’humain soit beaucoup plus marquée dans les versets 13-14: «Bien que les lunes rapides réparent leurs diminutions dans le ciel, nous, quand nous descendons. ..» Lo humano, lo personal, lo subjetivo, que está explícito en el nos del verso 14, como explícito estaba en el nos del verso 15 de la oda I 4 («La breve suma de la vida nos prohíbe poner cimiento a una esperanza larga»), es el resorte en el que se apoya, tam bién aquí, la admonición final dirigida a un «tú», a saber, Torcuato, a quien se dedica el poema21′. Otras odas, siguiendo también esta progresión de lo ob­ jetivo a lo subjetivo, se acogen al esquema alii.., ego, varian­ te de la priam el2I: el poeta se incluye, en último lugar, en |t; A propósito de las odas que parten de la descripción de una estación del año, como la 1 4 y IV 7, o como la I 9, que comienza con una visión del in­ vierno, P. Grimal señala la subjetivización del paisaje: «les adjetifs ou les noms évocateurs sont la pour l ’intensité des impressions qu’ils éveillcnt, non pour le détail qu’ils pourraicnt indiquer» (op. cit., pág. 173). ~i! Cfr. A. J, Woodman, «Horace’s Odes Diffugere nives and Solvitur acris biems», Latomus 31 (1972), 752-778. V. Además, E. Frankel, Horace, Oxford, 1963 (= 1957), págs. 4 19 -4 2 1. 21 Cfr. ti. Bréguet, «Le theme « alius… ego » chez les poetes latines», Revue des Etudes Latins 40 (1962), 128-136.

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una enumeración de gustos o apetencias, oponiendo su in­ clinación a la de los otros; de modo que lo personal apare­ ce como broche y cierre de la contemplación de lo exter­ no. Asi está construida la oda I 1— lista de los diversos modos de vida, que culminan con la confesión de la voca­ ción lírica del poeta— , y la I 7 en su primera parte (hasta el verso 14) — lista de preferencias por distintas ciudades, a las que Horacio enfrenta su gusto por Tíbur— . Es bas­ tante regular, en cualquier caso, que el poema siga este ca­ mino de una gradual interiorización y acercamiento de la realidad al poeta: la oda IV 3, que reflexiona acerca de la poesía lírica, contiene en su primera parte (vv. 1-12) una larga invocación a Melpómene, y en su segunda (vv. 1324), una automanifestación de Horacio mostrando su con­ tento por el favor que la Musa le concede. Y así podríamos seguir ejemplificando y distinguiendo variedades, dentro de ese amplio esquema expositivo. En cualquier caso, en prácticamente todas las piezas ha­ llamos, como ya hemos ido adelantando, una nota que acentúa la subjetividad y el tono lírico: ese dirigirse a una segunda persona, ese presuponer un interlocutor, que, como intuye F. Cupaiuolo22, representa el alter ego dialécti­ co, como si el poeta reflexionara consigo mismo en un so­ liloquio. Gran parte de la lírica griega (de Alceo, Safo y Anacreonte) estaba estructurada también como apostrofe, por lo general ambientado en el escenario del banquete; la poesía yámbica de Arquíloco e Hiponacte, y la antigua ele­ gía eran concebidas asimismo como discurso dirigido a unos oyentes a los que se interpelaba. Horacio, pues, ha­ bría querido imitar esta ficción dialógica de los antiguos poetas griegos, persiguiendo una conexión formal más con sus modelos23. En la conformación del lirismo de Horacio también hay que tener en cuenta que no sólo era heredero de la an­ tigua poesía griega, sino también del alejandrinismo y de 22 Leítura di Orazio lírico. Struttura dell’ode oraziana, Nápoles, 1967, pá­ gina 33. 23 Cfr. F. Capaiuolo, op. cit., pág. 35.

su versión romana, el neoterismo. B. Castorina24 dedica unas páginas al neoterismo horaciano, recordando un pa­ saje de Diomedes (C. L. Keil I 485, 11) en el que, inclu­ yendo a Horacio en una enumeración de poetas yámbicos, lo coloca justamente entre dos ilustres neotericos, Catulo y Bibáculo; alude a la conciencia clara que tenía Horacio so­ bre el cambio decisivo representado por la poesía alejan­ drina (Epist. II 1, 90 y ss.), a su protesta contra quienes no comprendían la poesía de la tenuitas (Epist. II 1, 224-225) y a la exaltación por su parte de un principio fundamental del neoterismo, el de la labor limae (Sat. I 10, 52-74 y I 4, 6-21). J. Perret25 había puesto de relieve también cómo nuestro poeta era adicto a la estética literaria de Calimaco y de los poetae novi: sus frecuentes recusationes oponen, como ya hiciera Calimaco en el prólogo de los Aitia (fr. 1 Pfeif­ fer), su inspiración lírica y sus temas no altisonantes a la poesía épica y a sus temas de más gravedad (cfr. Carm. I 6, 5 y ss.; I 19, 10-12; II 12; IV 15). Suelen citarse en apoyo de un presunto antineoterismo horaciano las constantes burlas que hace Horacio en sus Sátiras de un poeta llamado Furio, y que el escoliasta Acrón identifica con el poeta neotérico, amigo de Catulo, Furio Bibáculo; seguramente, sin embargo, se trata de Furio de Ancio, no alineado en el neoterismo, sino, al revés, de gustos anticuados, pertene­ ciente sin duda a esa pléyade de poetas, como Volusio, que los neotéricos desdeñaban26. Otro texto traído a colación para desvirtuar las vinculaciones de Horacio con la poéti­ ca de los novi es el de Sat. I 10,9, en que se critica a un poeta llamándole «mono» porque no sabía otra cosa que Cal­ vum… et cantare Catullum; si se entiende el verbo cantare como simplemente «cantar» o «recitar», es fácil ver en el -4 Question: neoteríche, F loren cia, 1968, págs. 144-147. -5 Horace , París, 1959, págs. 55-65. 26 Sobre esta cuestión cfr. W. A. Heidel, «Catullus and Furius Bibaculus», The Classical Review 15 (1901), 2 15 -2 17 ; 11. Lucas, «Die Annalem des Furius Bibaculus», Philologus 92 (1937), 344-348; E. H. Green, «Furius Bibaculus», The Classical Journal (1940), 348-356; G. Brugnoli, «I tre Furi», Lanx Satura N. Ter&igbi oblata, Genova, 1963, págs. 9 5-100; y j. W. Loomis, «M. Furius Biba­ culus and Catullus», The (Classical World 63 (1969), 112 -114 .

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insulto de Horacio un enfrentamiento con Catulo y con Calvo («no sabía otra cosa que recitar a Calvo y a Catulo»), pero aquí probablemente cantare tiene el significado de «parodiar», «imitar» — como postulan Perret27 y Castori­ na2”— , y, por tanto, el reproche horaciano no va contra los poetae novi, sino más bien contra el burdo simio incapaz de hacer poesía por sí mismo. Para perfilar mejor el lirismo horaciano hay que tener, pues, en cuenta el enclave del autor en esta poética neotérica que oponía dos grandes conjuntos de obras en verso: el de la Musa gravis (epopeya y tragedia) y el de la Musa tenuis (epigrama, epilio, elegía, lírica)29, y que este último era el que alejandrinos y neotéricos propugnaban, enfrentando su estilo refinado y sus temas de ámbito más privado a la gruesa verbosidad de la epopeya homérica, a sus amplísi­ mas dimensiones, a sus personajes heroicos y sublimes como los de la tragedia. Esta tajante oposición entre su poesía lírica y los géneros mayores, ese constante y cons­ ciente enfrentamiento es algo ajeno a sus modelos iesbios: Alceo y Safo. Sus Odas son un espécimen singular del géne­ ro que, remontándose hasta aquellos modelos primeros, se hacen eco al mismo tiempo de la estilización y manieris­ mo de alejandrinos y neotéricos en feliz síntesis, más o me­ nos del mismo modo en que la Eneida es heredera de la epopeya homérica y del epilio alejandrino simultánea­ mente. La oda IV 2 consagrada en buena parte a celebrar a Pin­ daro como poeta contiene, en mi opinión, una jugosa lec­ ción y definición del quehacer poético horaciano frente al del antiguo vate de Tebas, una crítica a la poesía pindárica desde presupuestos neotéricos30. Aquél es cisne de Dirce, 27 Op. c i t pág. 59. Op. cit., pág. 145. (‘fr. A. Fontán, «Tenuis.., Musa? La teoría de los χ α ρ α κ τή ρ ες en las poe­ sía augústea», Emerita X X X II (1964), 193-208. 30 ( J r., entre otros estudios sobre la relación entre ambos poetas, P. Steinmetz, «¡ loraz und Pindar», Gymnasium 71 (1964), 1-17: J. II. Waszink, «Horaz und Pindar», Antike und Abendland 12 (1966), 11 1-12 4 ; y N. T. Kennedy, «Pindar and Horace», Acta Classica 18 (1975), 9-24.

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Horacio es abeja del monte Matino. Aquél se eleva a las re­ giones altísimas de las nubes, Horacio liba tomillos a ras de tierra. Aquél se precipita con su voz profunda como un río desbordado, profiere palabras nuevas y se deja llevar por ritmos libres de ley; Horacio, en cambio, sintiéndose pequeño, compone con cuidado e industria laboriosos ver­ sos: operosa parvus / carmina fingo (Carm. IV 2, 31-32)31. He aquí formulada con imágenes una contraposición de dos poéticas: la antigua y la nueva, la de los viejos vates y la de los secuaces de Calimaco y Euforión. Los poetas helenísti­ cos, sin embargo, nunca hicieron blanco de sus reproches a los líricos arcaicos, sino a la vieja epopeya; no oponen ta­ jantemente su manera de hacer a la de aquéllos; práctica­ mente la gran diferencia que entre ambos grupos mediaba era la mayor conciencia en los modernos de su propio ofi­ cio literario, el mayor ahínco por la perfección formal y el distanciamiento voluntario respecto de la épica de grandes dimensiones. Incluso recuérdese que, entre los novi, el pro­ pio Catulo había hecho adaptación en dos poemas, el 11 y el 51, de la estrofa sáfica, y en este último, además, había traducido literalmente a Safo. Pero Horacio, aun recono­ ciendo la grandeza e inimitabilidad de Píndaro — e im i­ tándolo incluso en ocasiones, a pesar de tal reconocimien­ to—·, caracteriza el estilo de aquél como de cierta vecin­ dad a la Musa gravis; precisamente una de las comparacio­ nes usadas por él para pintar la poética del tebano, la del río caudaloso y desbordado (vv. 5-6: monte decurrens velut amnis, imbres/ quem super notas aluere ripas), la había utilizado Calimaco en su Himno a Apolo (vv. 105-113) para definir el estilo opuesto al suyo, el de la magna epopeya: la Envidia Se decía a Apolo en ese himno que no le gustaban los poe­ tas cuyo canto no era grande como la mar, y el dios respon­ día que la corriente del río asirio era poderosa, pero que arrastraba mucho fango entre sus aguas. Calimaco a conti1,1 En otros lugares de sus Odas Horacio manifiesta este ideal de poesía humilde, por ejemplo, en (.’arm. I 6, 9 cuando traza la oposición tenues grandia, aludiendo a su incapacidad para cantar temas elevados; o como en Can w, IV 15, 2-3 cuando utiliza la metáfora parva… vela para referirse a su poesía.

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nuación hacía decir al dios también lo siguiente, utilizan­ do de nuevo un lenguaje icónico para retratar sus preferen­ cias en el arte de la poesía: «Las abejas no llevan a Deo agua de cualquier sitio, sino la gota pequeña que, limpia y cristalina, brota de la fuente sagrada, pureza suprema.» Y aquí reconocemos asimismo la imagen de la que el lírico latino se había adueñado para decir sus gustos y afiliación a la estética alejandrina: la de la abeja. Horacio asentía, pues, a la lección de Calimaco y repetía su manifiesto·12. Síntesis fecunda, repetimos, la que consigue nuestro poeta en sus Odas, abrazando en toda su amplitud la tradición lí­ rica de Grecia. Su poesía atiende por igual a los sucesos de gran alcance, a las gestas de los grandes hombres de su mo­ mento, a los hechos de ía vida nacional, como a las menu­ das acciones de la vida privada, acontecimientos de alco­ ba, banquete o jardín. Su poesía es grave y refinada; delga­ da y gruesa su Musa, según la ocasión33. Ese esfuerzo por acogerse, en forma y contenido, al pa­ sado modélico, incorporando a la par la circunstancia his­ tórica y la personal, le valió al poeta, gracias a su singular ingenio y capacidad, el puesto primero entre los líricos la­ tinos, a juicio de Quintiliano (Inst. Or. X, 1, 96): A t lyrico­ rum idem Horatiusfer e solus legi dignus: nam et insurgit aliquando et plenus est iucunditatis et gratiae et varius figuris et verbis felicissime audax («De los líricos, en cambio — la contraposición se hace con la poesía yámbica, en la que también destacaba Horacio— , el propio Horacio es casi el único digno de ser leído: pues se eleva de vez en cuando, está lleno de ingenio y de gracia, es variado en sus figuras y dotado de una felicí­ sima audacia en el uso de las palabras»). Y le valió muy es­ 32 Sobre esta cuestión, cfr. l ;. W herli, «Horaz und Kallimachos», Museum Helveticum 1 (1944), 69-76; y W. Wimmcl, «Kallimachos in Rom. Die Nachfolge seines apologetischen Dichtens in der Augusteerzeit», Hermes Einzelscbriften 16, Wiesbaden, I960; las consideraciones aquí expuestas son indepen­ dientes de dichos trabajos. 33 No nos parece sosteníble la tesis de P. Connor, H orace’s L yric Poetry; the Force o f Humour, Victoria, 1987, que supone en muchas de las odas una inten­ ción humorística. Cfr. nuestra reseña a dicho libro en Emerita LVII (1989), 375.

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pecialmente el ser modelo de lirismo para la literatura oc­ cidental, aunque actualmente, como resultado de la heren­ cia estética del Romanticismo y de su consiguiente exigen­ cia para la poesía de emoción y vibración sentimental, se estime como cualidad poco lírica esa contención horaciana, esa cierta frialdad arquitectónica de algunos de sus más conocidos poemas. C

u e s t io n e s t e m á t ic a s y f o r m a l e s

Hemos adelantado ya que la principal diferencia, aparte de la métrica, entre Odas y Epodos estriba en el tono: en aquéllas predomina el elogio y el panegírico; en éstos, la maldición y la injuria. Por lo demás, ambas obras se hacen eco igualmente, y en una equilibrada alternancia, de suce­ sos públicos y privados, de la historia del momento y de la autobiografía del propio Horacio — tal vez, en muchas ocasiones, teñida de ficción literaria. Ahora bien, el poeta escribió esas dos obras en distintos periodos, y los aconte­ cimientos que en ellas se reflejan son también distintos y sucesivos: en los Epodos surte a menudo la problemática, viva aún, de las guerras civiles, mientras que en las Odas se refleja y se acoge con aplauso la labor pacificadora y res­ tauradora de Octavio; en los Epodos se nos muestra un Ho­ racio más inquieto, más violento y enérgico, más joven, más «dionisiaco», mientras que las Odas ofrecen el retrato de un poeta en sosiego y en paz con el mundo y consigo mismo, más «apolíneo». En cada una de las introducciones particulares a los poemas analizamos y explicamos en concreto los conteni­ dos aludiendo, en su caso, a fuentes y textos paralelos. Aquí sólo delinearemos los principales ámbitos temáticos que son materia de su poesía. En primer lugar, ocupa una parte considerable el elogio de Augusto, su reconocimiento como salvador de Roma y el reflejo de su renovador programa político y de sus pro­ yectadas reformas morales y religiosas34. Más en concreto, 34 Cfr., entre otras obras que se ocupan del tema, A. La Penna, 0 razio e

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las seis primeras odas del libro III, conocidas como «Ro­ manas», están dedicadas a exponer las reformas morales proyectadas por Augusto. La vuelta a la sobriedad y auste­ ridad de los viejos tiempos republicanos late como consig­ na en muchos puntos de la obra y especialmente en esas seis composiciones. Como contrapartida, se critica el lujo contemporáneo, la molicie y el libertinaje. Brota asimismo un arrepentimiento y condena de las recién clausuradas guerras civiles; y como si ello fuera un remedio o expia­ ción, se persigue encaminar los odios y el espíritu bélico contra los pueblos orientales, especialmente contra los partos, habida cuenta de que no se había lavado aún la he­ rida que para los romanos constituyó la afrentosa derrota de Craso en Carras (año 53). Mas la expiación segura de los fraternos crímenes la encuentra Horacio, y Augusto (que en su testamento se jactaba de haber restaurado ochenta y dos santuarios), en la vuelta a la religiosidad na­ cional de antaño. Aparte de este hacerse eco de su progra­ ma, las odas abundan en panegíricos dedicados a la propia persona del príncipe, a su victoria, a su obra de paz, a su fa­ m ilia y a su descendencia divina. En el Canto Secular, por último, se refleja de manera conjunta y plena todo lo antedicho;i5. En segundo lugar, el tema de la amistad se nos muestra con no menor relevancia: muchos de los poemas nacen como consejo o confidencia a alguno de sus muchos ami­ gos, especialmente a Mecenas. Refleja así el poeta el am­ biente de entrañable camaradería en el que se movió aque­ lla pléyade de hombres cultos’6. A la par que la amistad, el tema erótico, con herencia de la antigua lírica y del epigrama alejandrino, cobra un papel I’ideología delprincipóte, Turin, 1963, V. Bejarano, «Poesía y política en Hora­ cio», Estudios Clásicos 20 (1976), 2 41-284, y M. Fernández-Galiano, «Ho­ racio medita sobre Roma», Homenaje a P. Sáinz Rodríguez II, Madrid, 1986, 175-194. 35 Cfr. M. Fernández-Galiano, «H1 canto de los siglos», Cultura y existencia humana. Homenaje a J . Uscatescu, Madrid, 1985, 145-153. 36 Cfr. H. Storch, «Freundschaft, I ‘reundlichkeit und Liebe in den Oden des Horaz», Der altsprachlicbe ünterricbt XIII, 5 (1970), 5-26.

relevante en su poesía. Difícil es distinguir a este propósito la aventura real de la ficticia. Destaca lo engañoso, efíme­ ro y perjudicial del amor, sus efectos pasivizantes, los celos, la traición, etc. No falta la presencia de tópicos altamente productivos entre los alejandrinos, como el del paraclausithyron o lamentos del amante ante la puerta cerrada de su amiga37. El tema del vino, herencia de Alceo y muy en especial de Anacreonte, anda asimismo disperso por todo el can­ cionero. Se habla de él como medicina de zozobras, como uno de esos placeres de que conviene disfrutar antes que llegue la muerte. Asociados al vino suelen aparecer dos elementos que son signo de la ocasión simposíaca: el per­ fume y la guirnalda de flores (así en Carm. I 19, 14-15; II 3, 13-16; II 7, 6-8 y 21-26; II 11, 14-20; 111 14, 17-20; y III 29, 1-3). Se multiplican los nombres de distintos caldos (Falerno, Oécubo, Másico, etc.), así como los epítetos del dios Baco, cuyo nombre sirve a menudo como metoni­ mia para designar al licor de las uvas (Líber, Evio, Basareo, etc.)w. La fiesta simposíaca y el encuentro amoroso se ambien­ tan a menudo en un paisaje natural, que con sus diversos elementos (prado, riachuelo, sombra arbórea, etc.), con­ forma el tópico del locus amoenus. Además, el paisaje en la poesía de Horacio suele ser contemplado en el momento pasajero de la estación, cuando cambia de aspecto, con la intuición de su constante mutabilidad; y las bellezas natu­ rales aparecen no tanto como complemento, adorno o es­ cenario de su poesía, sino que son para él — según hemos visto al hacer una caracterización general de su lirismo— resorte para la meditación intim ista39. ,7 (‘.fr. F. O. Copley, Exclusus amator. A study in Lati» love poetry, Nueva York, 1956, y más concretamente W. J. Henderson, «The paraklausithyron motif in Horace’s odes», A cta Classica 16 (1973), 51-67. 38 O r. A. P. Mckinlay, «The wine element in ( lorace», The ClassicalJournal ■12 (1946-47), 16 1-167 y 229-235, y A. Richter, «La vertu du vin dans les odes d’ Horace», Bulletin de la Faculté des lettres de Mulhouse III (1970), 3-10. V) Cfr. G. Schonbeck, Der locus amoenus von Homer bis lioraz, 1 leidelbcrg, 1962. [31]

Un bloque temático que impregna, colorea, e ilumina todos los demás contenidos poéticos de las Odas es la inspi­ ración filosófico-moral, mayormente epicúrea, aunque también con elementos traídos del estoicismo41′. Epicú­ reo es no sólo ese énfasis puesto en las relaciones de amis­ tad, sino también ese deseo de distanciarse de la vida pú­ blica, como si se tratara de una prisión, para mantenerse tranquilo en una existencia retirada en escenarios campes­ tres. A pesar, sin embargo, de esa impronta dominante, hay puntos de discrepancia con respecto al epicureismo, notoriamente la creencia confesada en la providencia de los dioses (por ejemplo, Carm. 1 3, 21-22). En cuanto a sus presupuestos morales, tan pronto nos incita al placer y al disfrute de lo efímero, como nos muestra el sendero de la virtud, y en esa virtud se comprenden objetivos morales tales como la templanza, mesura o medianía — la fa­ mosa mediocritas aurea-—·, la justicia y la fortaleza espiritual, y dentro de ella, la imperturbabilidad o ataraxia, que era concepto clave para Epicuro como camino hacia el supre­ mo bien del placer, pero que en un cierto momento pene­ tró también en la estoa como equivalente de la apatía o impasibilidad4’. Bajo el concepto de «apatía» se pueden si­ tuar las varias condenas horacianas a la pasión de riquezas, al lujo, a la molicie, así como su exaltación de la vida aus­ tera, y sus recriminaciones contra la ira, de la que él mis­ mo fue preso en su juventud, siendo arrastrado a cultivar un género literario — el yambo— demasiado violento. Sin embargo, su aspiración a la imperturbabilidad se ve frustrada por la angustia desazonada que le produce la idea de la muerte, concebida no como estado inconsciente de los bienes perdidos — al modo de los epicúreos— , sino como lóbrego tormento inevitable y fin de los placeres de la vida42. La reiterada mención y reflexión sobre el hecho 40 Para una visión sintética, cfr, O. Tescari, «La filosofía in Orazio», Con­ vivium 9 (1937), 193-206. 41 Cfr. M. Pohlenz, La stoa. Storia di un movimento spirituale, Florencia, 1967 (= Gótingcn, 1955), II, pág. 112, n. 42 Cfr. I. Parisella, «Quid de morte senserit Horatius», Latinitas 2 (1954),

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, Rolletino d i Studi ÍMtini 3 (1973), 304-315.

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sucede particularmente en los himnos donde se enumeran o desarrollan ciertos hechos del dios invocado: Mercurio (1 10), Baco (II 19), Apolo (IV 6), etc. La oda I 15 es toda ella, con la breve presentación de los cinco versos inicia­ les, que son palabras del poeta, una profecía cantada por el dios Nereo a Paris y Helena sobre las tristes consecuencias de su adulterio: la recurrencia al discurso en boca de algún personaje mítico lo encontramos también como excurso dentro de la narración en algunas otras odas (I 7, 25 y ss.: discurso de Teucro; III 3, 18 y ss.: de Juno; etc.). Muy fre­ cuente es que entre el mito y la materia propiamente deba­ tida en la oda el nexo sea la ejemplaridad, y que esa presen­ cia del mito se limite a simple alusión o cadena de mues­ tras sobre un determinado aspecto (por ejemplo, en II 4, 3 y ss. se citan los casos de Aquiles y Briseida, Ayax y Tecmesa, Agamenón y Casandra, como ejemplos del principio genera], según el cual no es avergonzante amar a una escla­ va). Predominan temas de la leyenda troyana, que desde la escuela conocía bien el poeta; colaboraba así en esa vincu­ lación, promovida por Augusto, de Roma con sus orígenes míticos, que en la Eneida tuvo su más perfecta plasmación. No distinta función que la del mito desempeña en algunas odas la historia romana antigua (por ejemplo, en III 5 la fi­ gura de Régulo). Por último, una considerable parte en el conjunto de las Odas está destinada a la reflexión sobre el hecho literario mismo. Es muy frecuente — y ya hemos aludido a ello en el capítulo precedente de esta introducción— que el poeta defienda su inspiración y su Musa lírica frente a la épica o la tragedia (por ejemplo, en I 6, 5 y ss. y en IV 15): es el tó­ pico de la recusatio, que tiene su fuente, al parecer, en el prólogo de o$Aitia de Calimaco (fr. 1 Pfeiffer)46. El recur­ so a tal tópico es un signo del afincamiento del poeta en una poética alejandrina y neotérica, de lo que ya hemos ha­ blado también en el capítulo anterior. En la misma línea están las reconvenciones hechas a la Musa por haberse ex­ lfi (‘.fr., sobre este tema y su presencia en la poesía augústea, W. Wimmel,

op. cit. [34]

cedido cantando asuntos paulo maiora, poco adecuados para el poema lírico (así en II 1, 37-40 y en III 3, 70-72). Varios lugares del libro IV (así en 8, 25-29 y 9, 25-28) ponen de relieve el peculiar poder inherente a la poesía de salvar del olvido e inmortalizar todo aquello y a aquellos que son materia del verso, motivo éste de clara herencia pindárica. Pero también la poesía es capaz de eternizar a su agente, el poeta: Horacio se refiere dos veces (en II 20 y III 30) a su futura inmortalidad gracias a la fama que le proporciona­ rían sus versos. Tales son, pues, los bloques temáticos más definidos de su poesía: la filosofía, el mito, la ficción, la historia y la au­ tobiografía se dan la mano como ingredientes, sabiamente dosificados, para elaborar el producto lírico de sus Odas y sus Epodos. Resta hablar de la forma, de su arte, de su estilo, y ahí es precisamente donde radica en buena parte la razón del éxi­ to de Horacio como poeta. Bn primer lugar, lo relativo a la métrica. Frente a la ver­ sificación mayoritariamente yámbica de los Epodos, las Odas son el resultado de la adaptación al ritmo latino de los versos eolios, que comportaban un número fijo de sílabas; los versos, a su vez, se agrupan en estrofas, siendo las más usuales la sáfica, la alcaica y las asclepiadeas A y B, todas ellas de composición tetrástica; y en realidad todas las odas horacianas, incluso las compuestas en estrofas dísticas o en versos en serie de un único tipo — menos la IV 8— tienen un número de versos divisible por cuatro o, lo que es lo mismo, pueden agruparse en estrofas tetrásticas: es lo que se conoce como ley de Meineke. La unidad superior es la estrofa, no el verso; son absolutamente regulares, por tan­ to, los encabalgamientos interversales; menos frecuentes, en cambio, los interestróficos, por tendencia a hacer coin­ cidir unidad métrica con unidad sintáctica47. En segundo lugar, abordamos cuestiones de arquitectu­ 47 Cfr. R. Pichón, «l.cs metres lynques d’Horace», Rev. de Phil. 17 (1893), 132-140, y G. B. Pighi, / ritm i i t m etri della poesía latina, conparticolare riguardo a ll’uso d i C.atullo e d ’Oravjo, Brescia, 1958.

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ra y composición. En la ordenación de las piezas dentro de un libro48 no se descubre ninguna norma rígida para todo el corpus, a no ser que todos los libros comienzan con un poema de especial solemnidad y concluyen con otro epifonemático, relativo al hecho literario mismo (esto se pue­ de sostener también para el I 38, conclusivo del primer libro, si es que su mensaje de austeridad implica también, como parece probable, una proclama de la propia estética poética). A veces se observa cómo el poeta vincula unas odas con otras mediante un motivo coincidente o contrastivo que coloca en la cláusula de una y en la obertura de la siguien­ te. Esta técnica que podemos llamar del «motivo vincu­ lante» se pone en juego, por ejemplo, entre I 34 y I 35: la primera concluye con el tema de la Fortuna, por el que empieza también la segunda. A su vez, entre 135 y 136 descu­ brimos una vinculación por contraste en sus extremos contiguos: César y la nueva generación marchan a la gue­ rra de Oriente (a finales de I 35), mientras que Númida re­ gresa de la guerra de España, llamada aquí «Hesperia», es decir, «tierra occidental» (a comienzos de I 36); a su vez, entre I 36 y I 37, de nuevo se hace claro un paralelismo te­ mático, que engarza el final de la primera con el comienzo de la siguiente, mediante los temas del banquete, del vino y del ejemplo de los salios; también el tema final de I 37, el «triunfo ostentoso» y el orgullo de Cleopatra, aparece re­ cogido en el «odio de la suntuosidad de los persas» con que empieza I 38, oda final del libro. La misma técnica de ata­ dura semántica entre odas vecinas la hallamos bien visible en el conjunto de las odas romanas: entre III 1 y III 2 hay vinculación por contraste, con críticas a la riqueza al final de aquélla, y elogios de la pobreza al comienzo de ésta; en­ tre III 2 y III 3, también juntura contrastiva, puesto que la primera acaba hablando del «ruin» y la segunda comienza refiriéndose al «justo»; termina la III 3 con una amonesta­ ción a la Musa por remontarse a alturas poco apropiadas al 48

Cfr. para este asunto la visión de N. E. Collinge, The structure o f Horace’s

Odes, Londres, 19 6 1, 35-36.

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género, y principia la III 4 con insistencia en la llamada a la Musa para que descienda del cielo; en la parte final de III 4 se cuenta el mito de la Titanomaquia, tras la cual Jú ­ piter obtuvo el imperio del cielo, y a ese imperio del dios supremo se alude, como conexión con la oda precedente, en III 5. Problemática es la composición del primer libro. Apar­ te de la oda 1, prólogo dirigido a Mecenas, y la 38, epílogo breve, el conjunto restante se enmarca con dos piezas diri­ gidas a Octavio, la 2 y la 37. A partir de la oda 31 hasta el final parece que Horacio ha querido construir un conjunto de poemas graves y serios que respondiesen a la misma so­ lemnidad de las odas iniciales. Pero es arriesgado aventu­ rar otros criterios de estructuración. Para la ordenación de las doce primeras composiciones del libro II, W. Ludwig49 pretende descubrir, conjugado al criterio de variación métrica — pues, por lo que se refiere a las once primeras, alternan las escritas en estrofas alcaicas con las escritas en sáficas— un criterio de agrupación temática, en bloques de dos, en torno al núcleo constitui­ do por 6 y 7: así 1 y 12 van dirigidas a sendos patrones y hombres de letras, Polión y Mecenas; 2-3 y 10-11 son de temática filosófica; 4-5 y 8-9 son amorosas; y el núcleo 6-7 va dirigido a sus amigos y versa sobre aventuras del pasa­ do. J. Perret, sin embargo, en su estudio sobre nuestro poe­ ta511, sostiene para el libro segundo una arquitectura dípti­ ca, basada también en simetrías temáticas, pero de diferen­ te índole a la propuesta por Ludwig para la primera parte del libro. Según su hipótesis, los dos bloques poéticos de este segundo libro se abren con sendas odas prológales (1 y 12) dedicadas a grandes personajes del momento: Polión (la 1) y Mecenas (la 12). A tal prólogo seguiría en ambos casos un conjunto, arquitectónicamente diseñado de for­ ma circular, según el siguiente esquema: para el primer bloque: 2-3: consejos morales; 4-5: amor; 6-7: amistad (ambas odas serían el núcleo de las correspondencias cir4« «Zu Horaz, C. II 1-12», H erm a 85 (1957), 336-345. 50 Horace, París, 1959, págs. 105-106.

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culares); 8-9: amor; 10-11: consejos, morales; y para el se­ gundo bloque: 13-14: muerte del poeta; 15: contra el lujo de los jardines; 16: el ocio; 17: la amistad (estas dos odas 16 y 17 serian, a su vez, el núcleo de este conjunto); 18: contra la avidez y el lujo; 19-20: el poeta se siente inmortal. Según criterios semejantes se ha buscado un orden ar­ mónico para la concatenación interna de los otros libros. En cuanto al libro III, el mismo Perret51 destaca cómo las seis odas iniciales, las llamadas «Romanas», forman una clara unidad, constituyendo casi un único poema en seis partes; las vinculaciones temáticas de las odas en sus extre­ mos contiguos, como ya hemos destacado, es un procedi­ miento más del que se ha valido el artista para poner de re­ lieve tal carácter unitario. Opina además el critico francés que no es casualidad el armónico y equilibrado reparto de número de versos entre tres conjuntos del libro 111: las odas 1-6 ocupan un total de 336 versos, como 336 ocupan las odas 7-19 y 336 las odas 20-30. Por lo que a la composición del libro IV se refiere, no se percibe con claridad ninguna disposición simétrica; carác­ ter prologal poco marcado tiene la oda 1 (aunque alude en sus versos iniciales a la actividad lírica abandonada hace tiempo y retomada otra vez), pero sí que funciona como epílogo, versando sobre el propio oficio literario, la oda última del libro, la 15; sobresalen en la secuencia de piezas dos cantos de victoria; la oda 4 (epinicio de Druso) y la 14 (de Tiberio), seguidas por sendos poemas dirigi­ dos al príncipe; se distingue también un grupo de odas li­ geras: 11 y 12 son invitaciones a un banquete, mientras que 10 y 13, enmarcando a las dos anteriores, se corres­ ponden a su vez entre sí por evocar los inconvenientes que, a causa de la edad, conciernen a las muchachas y a las mujeres maduras; el resto de las odas (2, 3, 6, 8 y 9) descu­ bren el poder inmortalizador de la poesía; y parece como si la 7, el famoso Diffugere nives, estuviera centrada en el con­ junto como fruto de un intencionado diseño, de modo que su mensaje sería el núcleo del libro. 51 Op. cit.} págs. 106-107.

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En cuanto a la composición de cada uno de los poemas, Horacio — tanto en Epodos como en Odas— pone en prác­ tica el lucidus ordo, del que teoriza en Ars Poetica, 40 y ss., como condición necesaria de la obra poética. La disposi­ ción de las diferentes unidades temáticas se realiza según dos posibles sistemas: 1) sistema jónico: mediante libres asociaciones de ideas, en las que el pensamiento se va abriendo progresivamente, terminando con frecuencia en fuga (I 8); 2) sistema dórico: mediante una arquitectura si­ métrica y equilibrada en sus partes y responsiones tem áti­ cas y verbales entre ellas (IV 4). Como posibilidades, den­ tro de estos dos sistemas, caben las estructuras bipartitas (19) y tripartitas (Epod. X); caben las «composiciones anula­ res», es decir, las responsiones y correspondencias tem áti­ cas entre principio y fin del poema con una ampliación central (I 28); caben las estructuras mesódicas, en las que las diferentes partes se disponen simétricamente, creando círculos, en torno a un centro (I 1); es posible que una oda se componga de un solo pensamiento o vivencia — eso ocurre especialmente con las más breves (I 30)— ; y posi­ ble también que en una misma oda haya superposición de dos estructuras distintas, cualesquiera de las anteriormente reseñadas (II 3)sz, Y descendamos a unidades menores y ocupémonos de cuestiones de microestructura y de estilo. Acaso Horacio deba a Alceo — como conjetura F. Cupaiuolo51— su ten­ dencia a ver el mayor lumen poeticum en la adecuada coloca­ ción de las palabras, de forma que se iluminen recíproca­ mente y potencien al máximo su fuerza expresiva, ya sea por contraste, ya por convergencia; en la práctica de dicho arte difiere extraordinariamente de Virgilio, para quien una palabra, ya en su autonomía y aislamiento, «represen­ ta una idea, una imagen, un matiz y es caracterizadora y ca­ 52 Sobre todo lo cual, además del libro de Collinge ya citado, cfr. F. Cu­ paiuolo, Lettura d i Orando lírico. Struttura deWode oraziana, Nápoles, 1967, págs. 39 y ss. Cfr. asimismo mi trabajo, «Estructura de Hor., Carm. II 3», A ctas d el I Congreso Andaluz de Estudios Clásicos, Jaén, 1982, págs. 164-167. 53 Op. cit., pág. 12.

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lificadora de un particular tipo o color poético». Esta téc­ nica suya, evidente en Epodos y Odas, la convierte, en la Epístola a los Pisones, en un principio de la creación poética: «También — dice el poeta— , obrando con elegancia y cautela al encadenar las palabras, te expresarás distingui­ damente, si una ingeniosa juntura convierte en nueva una palabra ya conocida» (vv. 46-48), y más adelante «tanto poder tiene el encadenamiento y la juntura, tanto honor se añade a lo que se toma de la expresión ordinaria» (vv. 242243). Aprovecha así Horacio una facilidad de asociación que sólo le brindaba la especial conformación de su len­ gua. En efecto, el latín 54, gracias a que expresa las relacio­ nes gramaticales entre las palabras mediante las desinen­ cias, se puede permitir una amplia libertad en el orden de las palabras, y ese orden libre posibilita, a su vez, toda una serie de efectos estilísticos, de junturas y entrelazamientos diversos, de modo que el mensaje contenido en una frase determinada se sitúe en dos planos: una significación pu­ ramente intelectual y otra armónica y afectiva, siendo más importante esta última cuando se trata de expresión poéti­ ca y oratoria. Quintiliano (Inst. Or. IX 4, 23-27) tiene lu­ minosas consideraciones en torno a este fenómeno de la creación poética, y compara las palabras con las piedras que se utilizan para una construcción: las irregularidades mismas de esas piedras facilitan su adaptación y acopla­ miento, no con todas las piedras, sino con otras bien deter­ minadas. Ése es, pues, el arte que practica Horacio y que se hace patente en una serie de figuras estilísticas, patrimonio de toda poesía, pero objeto aquí de una muy especial vo­ luntad artística, tales como el oxímoron, la aliteración, e incluso la rima. La búsqueda de ciertas junturas, creadoras de tales efectos, produce, a su vez, desuniones de adjetivos con respecto a los sustantivos a los que determinan, y es­ tructuras entrelazadas y quiásticas en cuanto al orden de palabras. Tenemos, por ejemplo, combinación de oxímo­ Como subraya P. Grimal para explicar el concepto de la callida iunctura ( Essai sur l’A rt Poétique d ’Horace, París, 1968, págs. 8 1-86 , y L e lyrisme a Rome, París, 1978, pág. 183).

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ron y aliteración en 17, 15: albus ut obscuro; en I 11, 6-7: spa­ tio brevi spem longam; en I 34, 2: insanientis dum sapientiae; oxí­ moron y homeoteleuton en I 16: neu vivax apium neu breve li­ lium; oxímoron simple en I 34, 9: bruta tellus et vaga flum ina; en II 8, 14: simplices Nymphae, feru s et Cupido; en I 6, 9: tenues grandia; aliteraciones onomatopéyicas, como la estupenda de I 1, 23-24, en que se reproduce el sonido de la trompeta guerrera de la que se está hablando — repetición cuádru­ ple de la sílaba tu— : multus castra iuvant et lituo tubae/perm ix­ tus sonitus…, o la de Epod. XVI 1: Altera iam teritur, en que, repitiéndose triplemente la secuencia tr, se reproduce el sonido de la trituración, que es la imagen usada para ha­ blar de las generaciones muertas en las guerras civiles; un oxímoron cuya consecución ha motivado asimismo un quiasmo con enmarcamiento del verbo en I 3, 10: fragilem truci commisit pelago ratem; un quiasmo múltiple con enm ar­ camiento de la preposición, lo que, de rechazo, ocasiona una anástrofe, aderezado además todo ello con la rima m e­ mento… mentem en II 3, 1-2: Aequam memento rebus in arduis/ servare mentem55. «Tanto honor se añade — decía Horacio, según antes ci­ tábamos— a lo que se toma de la expresión ordinaria», y efectivamente puede observarse también en su lírica cómo uno de los rasgos de estilo es precisamente el de utilizar pa­ labras no propias de la lengua poética tradicional, que sólo por su injerencia en un contexto determinado, es decir, sólo por efecto de la callida iunctura, adquieren rango poéti­ co, y que además infunden a su obra un tono de mayor so­ briedad expresiva, de mayor objetividad56. Vamos a ocuparnos finalmente de un frecuente proce­ 55 Como ejemplos de análisis del estilo horaciano y sus recursos llevados a cabo por nuestros filólogos, véase A. Fontán, «Análisis estructural de la poe­ sía: un comentario a Horacio, od. III 30», Estudios Clásicos 10 (1966), 123 -133 , y J. de Echave-Sustaeta, «El estilo de la oda I 1 de Horacio», Anuario de Filolo­ gía 3 (1977), 81-89. Cfr. sobre fonoestilística horaciana J. Marouzeau, «Horace, artiste de sons», Mnemosyne 4 (1936-37), 85-94. 56 Cfr. B. Axelson, Unpoetische Wórter, Lund, 1945, págs. 9 8 -113 . Véase también G. Bonfante, «Los elementos populares en la lengua de Horacio», Emérita 4 (1936), 8 6 -119 y 209-247 y 5 (1937), 17-88. [4 1 ]

dimiento estilístico horaciano en sus Odas y Epodos: el de la ocasional morosidad centrada en una determinada ima­ gen, que alterna con el proceso normal y ritmo expositivo de las ideas57; puede definirse tal técnica, si se quiere, como alternancia entre lo discursivo y lo descriptivo. El efecto que produce en el lector es, naturalmente, de sor­ presa, más todavía si se tiene en cuenta que esa inesperada morosidad y ralentización suele producirse al final de los poemas58. Él poeta se arma de una lupa y, sirviéndose de ella, fija su ojo en un elemento del discurso y no regresa ya a la argumentación; se pierde en lo subordinado y ahí co­ loca el punto final. Esto es especialmente permisible en la poesía lírica, puesto que dicho género no está sujeto a nor­ mas de argumentación, ni, puesto que carece de argu­ mento en su sentido propio, tiene por qué comportar una exposición, un nudo y un desenlace. Él poeta puede saltar con libertad de la imagen a la idea. Bien lo captó Boileau en su A rte Poética, refiriéndose a la oda, al decir (71-72): S o n style im p étu eu x so u ven t m arc h e au hasard: chez e lle un beau d éso rd re est un e ffe t de l ’art.

En el epinicio pindárico, e incluso en la epopeya homéri­ ca, Horacio encontró, sin duda, los precedentes para este uso. Ejemplos de ello tenemos en las odas I 4, II 5, III 12 y III 20, que concluyen con morosidad descriptiva, ponien­ do de relieve la figura del efebo: Lícidas, Giges, Hebro o Nearco. En varias ocasiones esa morosidad descriptiva comporta, además, el uso de una comparación (así en II 5, III 12 y III 20). Tales son algunos de los rasgos formales más sobresa­ lientes de la lírica horaciana. 57 Cfr. nuestro estudio «Morosidad descriptiva en la lírica horaciana», A c­

tas d el / Seminario de Retórica y Poética , en prensa. 58 Los varios procedimientos formales de concluir una oda — aunque sin hacer hincapié en el que aquí reseñamos— se exponen en el artículo de P. H. Schrijvers, «Comment terminer une ode?», Mnemosyne 26 (1973), 140-159.

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P

e r v iv e n c ia

de [73]H

o r a c io

Con sano orgullo y, a la vez, con cierta profética visión propia de los de su oficio proclamó Horacio la futura in­ mortalidad que le esperaba gracias a su obra lírica. Al fin de su segundo libro (II 20) aventuraba ya su perduración en la fama a través del entero mundo; «me aprenderá el docto íbero», llegaba incluso a decir, como si previera el arraigo de su poesía en nuestras letras peninsulares. Y su profecía, confundida con su íntimo deseo, se ha venido cumpliendo a lo largo de las edades de nuestro mundo oc­ cidental: Non… obibo (Carm. II 20, 6-7). Y la misma procla­ ma se escucha otra vez en III 30, 6: Non omnis moriar, des­ pués de haber calificado de «monumento más perenne que el bronce» (III 30, 1) al conjunto de sus tres primeros li­ bros de odas‘w. Horacio, en efecto, siguió vivo en sus ver­ sos más allá de la tumba. Bn la propia Antigüedad ya hemos visto la estima gran­ de en que lo tuvo Quintiliano, juez de escritores. Los poe­ tas lo tomaron como modelo. Ovidio, por ejemplo, con­ cluye sus Metamorfosis (XV 871-879) declarando, con pala­ bras que imitan la aludida oda III 30, la perduración de su poema contra el tiempo y sus inclemencias6″. Séneca el filósofo, en sus tragedias, recoge la herencia temática y for­ mal del protegido de Mecenas: los ideales de mesura, de vida retirada61 reaparecen, a menudo, no sólo como fruto ^ lin varias de las piezas del libro IV I Ioracio destaca además el poder in­ mortal izador de la poesía en general y de su poesía en particular, sobre todo en IV 8 y IV 9. Sobre la pervivencia de este tópico en la literatura castellana medieval, y sobre otras fuentes clásicas que lo difundieron, cfr. M.a R. Lida de Malkie), I m idea de la fama en la Edad Media castellana , México, 1983 (= 1952); sobre las muestras horacianas, véase págs. 45-49. 6,1 Para los ecos horacianos en la elegía de O vidio, cfr. nuestra introduc­ ción a las obras amatorias de dicho poeta (Madrid, 1989), págs. 85-86. 61 Una patente reminiscencia del Beatus ille puede leerse, por ejemplo, en Fedra (483-564), en un monólogo del cazador Hipólito. Cfr. al propósito nuestro artículo «lidad de oro, lugar ameno y vida feliz en Fedra 483-564»,

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de similares posturas filosóficas, sino como muestra de un empeño por repetir formulaciones ejemplares; los versos y esquemas métricos horacianos, aunque utilizados con ma­ yor libertad, son empleados frecuentemente por el cordo­ bés para los coros de su teatro. Persio y Juvenal cultivaron el género satírico, yendo en pos de sus huellas62. Marcial en los Epigramas repite algunos de sus tópicos: las censuras y burlas contra viejas amorosas, por ejemplo, tienen su precedente en el epodo VIII; el ideal de vida sobria y cam­ pestre, expuesto en el epigrama X 47, aparece formulado muy cercanamente al Beatus illeM. Y ya en época cristiana, Prudencio64 y demás himnógrafos se adueñan de su forma métrica, de su léxico y de su estilo, para encauzar el conte­ nido nuevo. Además Acrón y Porfirión habían escrito sendos comentarios a su obra. Unicamente en los siglos medievales su presencia, espe­ cialmente en lo que se refiere a su lírica, se oscurece un tanto frente al excelso prestigio de Virgilio y Ovidio. La razón es evidente, como bien apunta M.a Rosa Lida65, y es­ triba en que «el primer mérito de Horacio es su forma ex­ C.uad. Fil. Clás. XVI (1979-80), 155-176. Una reformulación del carpe diem, con imágenes y léxico horaciano, véase en /lércules enloquecido 174-185. (Jr. P. keseling, «Horaz in den Tragódien des Seneca», Philologische Wochemchrift 61 (1941), 190-192. Cfr. W. S. Anderson, «Venusina lucerna: The Horatian model for Juve­ nal», Transactions and Proceedings o f the American Philological Association 92 (1961), 1-12, y li. Paratore, «De Persio Horati interprete», Latinitas 17 (1969), 245-250. 63 (Jr. G. Donini, «Horatius in Martiale», Am. Journal o f Philol. 85 (1964), 56-60, y H. 1Ϊ. Huxley, «Martial and the epodes o f 1 lorace», Proc. o f the Pacific Northwest Confi on Foreing Lang. 23 (1972), 36-38. 64 Como ejemplo de seguimiento, citaré sólo la apropiación de la senten­ cia horaciana de Carm. III 2, 13 ( dulce et decorum est pro patria mori) — que, a su vez, era un eco de Calino (fr. 1, 6-8 G.-P.) y de Tirteo (fr. 6, 1-2 G.-P.)— , en estos versos de Peristephanon I 25: Hoc genus mortis decorum, hoc probis dignum viris y 1 51: dulce tunc iustis cremari, dulce ferrum perpeti. (Jr. A. Salvatore, «Qua ratio­ ne Prudentius, aliqua Cathemerinom libri carmina conscribens, Horatium Vergiliumque imitatus sit», Annali della Facolta d i Lettere e Filosofía dell’Universitd d i Napoli 6 (1956), 119-140. En su muy crítica reseña al libro conjunto Orazio nella letteratura mondiale (Roma, 1936), recogida en su libro postumo La tradición clásica en España, Bar­ celona, 1975, págs. 255-267, especialmente pág. 259.

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quisita, su pura forma» y «si se deja de percibir la forma de composiciones que huyen cuidadosamente de la anécdota y del argumento, si cesa la comprensión de su métrica, Ho­ racio, Romanae fidicen lyrae, se convierte en el “Orazio sáti­ ro” de la Divina commedia». Las Odas y Epodos gozaron, efec­ tivamente, de menor vigencia en el Medievo que las Sátiras. Hugo de Trimberg (de fines del siglo x i i i y principios del xiv) dice así, por ejemplo, en su Registrum auctorum acerca de sus dos obras líricas: nostris temporibus credo valere parum («en nuestra época creo que tienen poco valor»)66. Petrar­ ca, sin embargo, sí que llegó a captar la belleza de tales composiciones, e incorporó en sus poemas pensamientos e ideas de la lírica horaciana67. La resurrección de la lira del vate romano comienza en el Renacimiento, cuando humanistas italianos como Landino y Poliziano, y por herencia suya los poetas españoles modernos como Garcilaso y Fray Luis de León, lo im ita­ ron con devoción auténtica. Ahora, al contrario de lo que sucedía en la Edad Media, es su obra lírica la que goza de mayor consideración, puesto que es en esta época cuando se toma conciencia de la forma literaria como problema. Bernardo Tasso en Italia, Ronsard en Francia, Ben Jonson en Inglaterra, y muchos otros se inspiraron en las Odas del vate latino68, a la vez que por doquier surgían traducciones a las diversas lenguas. «La lírica de Horacio ha dominado con señorío absolu­ to mientras se desarrollaban los “siglos de oro” de las lite­ raturas europeas: siempre importante, ya que la tradición que ha creado no deja de cultivarse, en el siglo xvm lo es sin embargo menos que los Sermones. Porque el siglo xvm es el siglo de la razón, de la crítica, de la polémica, de la prosa: la Epístola a los Pisones interesa más que el Diffugere nives»69. Al 66 Cfr. A. Monteverdi, «Orazio nel medio evo», Studi M edievali 9 (1936), 162-180. 67 Cfr. R. Argenio, «Orazio cantato dal Petrarca e dal Poliziano», Rivista di Studi Classici 15 (1967), 331-344. Cfr. el panorama sintetizado por G. Highet, La tradición clásica, Méjico, 1978 (= Oxford, 1949), págs. 385-402. 69 M.a R. Lida, op. cit., pág. 261.

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mismo tiempo su preceptiva literaria, aliada con la de Aristóteles, había sentado las bases para la poética mo­ derna. En el siglo xix la influencia de Horacio, según reseña M.* Rosa Lida7″, pervive más arraigadamente en las litera­ turas «de ritmo retrasado», como la húngara y la rumana, o por motivos políticos, en las literaturas de las naciones americanas, que acababan de alcanzar su independencia (así los himnos de Quintana Roo en Méjico, de Olmedo en Perú y de Varela en Argentina son una muestra de tal vin­ culación), pues parece que «toda nacionalidad, al querer dar a su lengua rango literario dentro de la tradición cultu­ ral grecolatina, pasará por una etapa previa de aprendizaje horaciano»71. El romanticismo, por lo general, se aparta de la poesía de las Odas, poco emotiva y pasional para los gustos de los nuevos tiempos, y reniega de las normas lite­ rarias clasicistas, expuestas en la Epístola a los Pisones. La ins­ piración clasicista, en el terreno de la lírica, se orienta en esta época más bien hacia la figura de Píndaro, y la adm ira­ ción por el poeta tebano es sentida de un modo especial en Alemania, por figuras ilustres como Goethe, Schiller y Hólderlin72. Víctor Hugo, no obstante, manifiesta en su obra afición tanto por el de Tebas como por el de Ve­ nusia73. En el presente siglo, heredero cultural de tantos «ismos», Horacio, y el clasicismo en general, tiene vigencia esporádica como un elemento más de la tradición, pero conserva, no obstante, el halo de un prestigio singular. Tras esta breve y somera síntesis de lo que ha sido la presencia de Horacio en la literatura, y antes de apuntar su vestigio concreto en las letras hispanas, quisiera referirme, por afán ejemplificativo, a dos figuras especiales de litera­ 7(1 Op. cit., pág. 263. 71 M.a R. Lida, op. cit., pág. 260. 72 (Jr. G. Highet, op. cit., págs. 3 95 -40 1, y más en particular, O. See], «Zu Goethes Urteil über Horaz», D er altsprachlicbe Unterricht I, 5 (1953), 9 1-1 11; y E. Dónt, «Goethe über Horaz», Wiener Studien 79 (1966), 396-399. 73 Cfr. J. Marouzeau, «Horaee dans la littérature frangaise», Rev. Etudes La­ tines XIII (1935), 274-295.

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turas extranjeras: a Ornar Khayam, poeta persa del si­ glo xi, y al portugués Fernando Pessoa, hombre de nuestro siglo. En cuanto al primero, autor de una serie de composi­ ciones breves que se conocen con el nombre de Rubajatas, se trata, sin duda alguna, de un espíritu extraordinaria­ mente afín a nuestro poeta, y de él no podemos saber con certeza si conoció la obra del romano y, simpatizando con sus temas, lo imitó, o si, independientemente, coincidió con él por azar y expresó incluso con las mismas imágenes, con la misma argumentación y con el mismo tono una idéntica actitud vital. Poco aventura al respecto Christovam de Camargo en la introducción a su versión castellana de las Rubajatas realizada a partir del irano74. Tampoco ofrece mayores datos para decidirnos un artículo, específi­ co sobre el tema, de H. Edward M ierow75. Ni vamos a ser nosotros quienes en este caso solucionemos el dilema de la coincidencia o dependencia, desconocedores del alcance de la tradición clásica en ámbitos marginales de la cultura occidental y más aún de la literatura persa del siglo xi. Pero, sea como sea, nos quedaríamos con el pasmo y la sorpresa ante cualquiera de las dos soluciones al plantea­ miento: pues, en el caso de una dependencia, ¿cómo es que Horacio se proyecta tan lejos de su cuna y de su criadero, en unos tiempos en que, precisamente en tierras occiden­ tales, dormía su obra como en un letargo?; y en el caso de una feliz y fortuita poligénesis, ¿cómo es que no sólo se re­ piten las ideas y actitudes ante la existencia — lo cual es hasta cierto punto lógico— sino también las imágenes, la secuencia argumental, la forma, en suma? Coteje y consi74 Ornar Khaiame. Las Rubaiatas, Buenos Aires, 1967, pág. 13. 75 «Horace and Ornar Khayyam», The Classical Weekly 11 (19 17 ), 19-21. El autor, cuando más se acerca a la cuestión, dice sólo lo siguiente: «Nos parece que podemos encontrar en Omar Khayyam una reencarnación del espíritu de Horacio y en ambos poetas el alma eterna de la raza humana. La similitud es tan grande que invita a la comparación detallada. En algunos casos inclu­ so las palabras empleadas son casi las mismas.» No he podido consultar el ar­ tículo de A. Mamudu «Tempus fugax et edax: Horaee, Shakespeare and Khayyam», Museum Africum 3 (1974), 29-37.

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ilere el lector por sí mismo algunos pasajes de sendas bras. Casi infinitas son las muestras del carpe diem, formu­ ladas en cercanía de imágenes con las de Horacio. Así ésta: Contempla la caravana de la vejez, ve cómo galopa, ¡observa ese ritmo espantoso! ¡Compañero! ¡Aprovecha esos instantes fugaces para hundirte en las delicias de la vida, para desvanecerte en las delicias del amor! (núm. 6 de la ed. citada).

() estas otras: Sé feliz un instante, pues la vida, amigo, no es más que ese instante… (núm. 27).

Recordándonos los coriambos finales de la oda a Leuco­ noe (I 11), que aconsejaban la desconfianza en el día veni­ dero, proclama el persa: ¡Amigo! No tortures el corazón en la expectativa del día por nacer, no quieras vivir lo que todavía no sucedió (núm. 22).

El vino es casi siempre el placer más elogiado y su disIrute, como en Horacio II 3, 5-8 y 13-16, se ambienta en el lardín o locus amoenus: ¡Toma el cántaro de vino, empuña la copa y ve al jardín verdeante a esparcirte junto al río murmurante! (núm. 60). [49]

¡Calma, amigo! R eclín ate lán g uid am en te en el lozano césped, y v iv e feliz, aunque sea

por algunos cortos días (núm. 86).

En relación con tales pensamientos, el paisaje natural sirve como contraste, en su cíclico devenir, con la mortal condición de los humanos; Horacio lo expresaba en su fa­ mosa oda Diffugere nives (IV 7), aludiendo al ciclo lunar, que siempre se repite (cfr. también II 18, 16); y al mismo ciclo se refiere el lírico persa en este pasaje: ¡A p ro v e c h a el instance ú n ico! P or m u ch o que v iv a s, ningún in stante a éste se c o m p arará. ¡R egocíjate, am igo! Esta m ism a lu na b rilla rá , p o r los siglos de los siglos, sobre m i tum ba y sobre la tuya… (núm . 1Ü0). [87]La siguiente rubayata contiene la misma conseja que daba el romano en II 3, la de mantenerse sereno en las circuns­ tancias adversas y favorables, porque a fin de cuentas he­ mos de morir tanto en un caso como en otro: Sien d o la vid a un so lo in stante que en b reve se e xtin g u irá, m an teng o el c o razón im pasible en tre sus encan to s y am argura (núm . 30).

He aquí, pues, algunos de los más señalados paralelos entre ambos, ya sean resultado de la imitación, o de la coincidencia que brota de dos temperamentos semejantes. El otro poeta en que vamos a detenernos, éste clara­ mente deudor del de Venusia, es el portugués Fernando [jo]

Pessoa en su heterónimo de Ricardo Reis76. He aquí, para evidenciar esa deuda, este poema, en su traducción caste­ llana de M. A. Viqueira, que suena como eco del horacia­ no comienzo Tu ne quaesieris, scire nefas, quem mihi, quem tibi… de I 11, donde se contienen los razonamientos prelim ina­ res al carpe diem: No quiero recordar ni conocerme. Estamos de más si miramos quien somos. Ignorar que vivimos llena bastante la vida. Tanto cuanto vivimos, vive la hora en que vivimos, igualmente muerta cuando pasa con nosotros, que pasamos con ella. Si saberlo no sirve de saberlo (¿pues sin el poder, qué vale el conocimiento?), mejor es la vida que dura sin medirse.

H1 consejo de la ataraxia ante alegrías o penas que cons­ taba en la oda III 3 (Aequam memento rebus in arduis), volve­ mos a encontrarlo en estos versos breves de Ricardo Reis, según la traducción de Angel Crespo76his en esta oca­ sión: Que no hay tristezas ni alegrías en nuestra vida. Aquí, sepam os,1 sabios e incautos, vivirla no, sino pasarla, 76 Cfr. M. Helena da Rocha Pereira, «Reflexos horacianos nas odes de Co­ rreia Gargáo e Fernando Pessoa, Ricardo Reis», en Temas Classicos na Poesía Portuguesa, Lisboa, 1972; L de Sousa Rebelo, A traditio ciánica na literatura p or­ tuguesa, Lisboa, 1982, págs. 280-308; A. Pavao Júnior, «O classicismo de Ri­ cardo Reis», Euphrosyne V n.s. (1972), 529-545; S. Belkior, Horacio e Femando Pessoa: o amor, as mulheres e os poemas eróticos, Río de Janeiro, 1982 (agradezco a mi amigo y colega, E. del Río, entusiasta de Pessoa, la noticia bibliográfica en este punto). 76 bis pem ando Pessoa. E l poeta es un fingidor. Antología poética, Madrid, 1982, pág. 185.

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tranquilos, plácidos, siendo los niños nuestros maestros.

También en esta oda del poeta portugués la estampa in­ vernal es el prólogo para el aviso — dirigido a Neera, mu­ jer de nombre horaciano— de gozar el instante, como en la oda I 9 del venusino, que partía de la contemplación de la nieve en la cima del monte Soracte ( Vides ut alta stet nive candidum) para dar avisos semejantes. Seguimos también la traducción de Angel Crespo: Muestran su nieve, al sol, lejanos montes, pero es ya suave el sosegado frío que ablanda y agudiza los dardos del sol alto. Hoy, Neera, no quieras ocultarnos; nada nos falta porque nada somos. No esperamos ya nada y al sol sentimos frío. Mas, tal como es, gocemos del momento, solemnes levemente en la alegría y aguardando a la muerte como quien la conoce.

Basten estas evocaciones como prueba de la filiación horaciana de este poeta. Y a partir de ahora atenderemos a lo que más nos atañe: la influencia de Horacio en la literaturá española. El pano­ rama de dicha influencia ya fue trazado por Menéndez Pelayo77; y nosotros aquí, resumiendo y siguiendo el hilo de su exposición, sólo añadiremos unas pocas puntualizaciones y ejemplos. Además, en las introducciones particulares a cada oda señalamos, cuando es pertinente, alguna de las imitaciones a que la oda en cuestión ha dado lugar. Se tiene por la primera imitación de Horacio en nues­ tras letras la que se hace en las estancias 16-18 de la Come77 En su Horacio en España, Madrid, 1885 (recogido en su Bibliografía Hispano-lMtina Clásica, Santander, 19 5 1, VI).

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dieta de ¡’onza del Marqués de Santillana, trasunto parafrás­ tico del Beatus ille: ¡Benditos aquellos que con el azada sustentan sus vidas e viven contentos…!78.

En los siglos de oro la huella de Horacio se observa diá­ fana en el príncipe de nuestros líricos, Garcilaso, así como en Hurtado de Mendoza, Boscán, Fray Luis de León, f rancisco de la Torre, Juan de la Cueva, Herrera, Juan de Arguijo, Baltasar de Alcázar, Medrano, Jáuregui, Francis­ co de Rioja, la Epístola moral a Fabio, Vicente Espinel, Barahona de Soto, Carrillo y Sotomayor, Francisco de Aldana, Gil Polo, Cristóbal de Virués, los Argensola, Esteban Ma­ nuel de Villegas y Lope de Vega. Poco de horaciano, en cambio, encuentra Menéndez Pelayo en las obras de Gón­ gora y Quevedo. Siendo importante su influjo en el ámbito de la sátira, su mayor incidencia tiene lugar en la lírica y en la preceptiva literaria. Dentro de la obra de Garcilaso, una de las mejo­ res muestras de horacianismo se halla en la Canción a la flo r de Gnido, que retoma, a partir del v. 36, los reproches a Li­ dia, de la oda I 8, por su amor al joven Síbaris («Por ti, como solía…»), y que incluye seguidamente, a manera de ejemplo, como tantas veces en Horacio, el mito de Ifis y Anaxárate, sacado de las Metamorfosis. Otros varios lugares de su poesía se muestran tocados por temas, pensamientos y estilo del poeta romano, y muchos de ellos aparecen rese­ ñados en los comentarios del Brócense y Herrera79. 7H Cfr. G. Agrait, E l«beatus ille» en la poesía linca d el siglo de oro, Méjico, 1971, págs. 69-72. Esta es la única reminiscencia que Menéndez Pelayo señala en el siglo xv“, aunque el comienzo de las Coplas a la muerte de su padre de Jorge Man­ rique: Nuestras vidas son los ríos que van a dar en el mar que es el morir… ha llevado a la suposición (cfr. M.a Cruz García Fuentes, «Pervivencia horaciana enjorge Manrique», Cuadernos de Fil. Clásica IX (1975), 2 0 1 -2 11 ) de una influencia del comienzo de la oda II 14 E heufugaces, Postume, Postume/ labuntur

anni. 79 Cfr. Garcilaso de la Vegay sus comentaristas, ed. de A. Gallego Morel 1, Ma­ drid, 1972. [97]Hay, no obstante, un soneto de Garcilaso, el núm. 12 («Si para refrenar este deseo»), que contiene también, a nuestro juicio, una deuda con el de Venusia: el poeta se identifica con Faetón en un suceso erótico, ya que, como el hijo del Sol, aspira a un amor que está por encima de su rango. Horacio, en efecto, en su oda IV 11,21-31 aleccio­ naba con el ejemplo del mismo mito en un caso semejante, pues encomendaba a una muchacha no pretender al joven Télefo, de condición superior (Terret ambustus Phaeton avaras / spes…). Ejemplo negativo de esperanzas osadas en lo amoroso seguirá siendo Faetón en una larga serie de tex­ tos; la tradición parte, sin duda, del señalado pasaje horaciano80, así como varias composiciones de Herrera («Yo, que de mi sol herm oso/ presumí la pura lumbre…»), dos sonetos de Gutierre de Cetina, donde se produce igual equiparación entre la amada y el sol («un nuevo sol, más claro y más hermoso»), un soneto de Cristóbal de Mesa («La que sola es mi sol…»), etc. El coetáneo de Garcilaso, Diego Hurtado de Mendoza, aparte de cierta versión parafrástica del Solvitur acris hiems, no claramente debida a su pluma, fue un agudo imitador de la poesía epistolar horaciana. Por ejemplo, en su epísto­ la a Boscán refleja las ideas de aquella carta del latino que comienza N il admirari (Epist. I 6)al. Boscán, a su vez, imitó a Horacio en una epístola dirigi­ da a Hurtado de Mendoza82; «disertando largamente sobre el consabido tema de nil mirari, y encareciendo las ventajas de la medianía, vierte Boscán sentencias morales, que des­ pués adoptó, hasta en la expresión, con leves variantes, el capitán Fernández de Andrada para su célebre Epís­ tola»^. 80 A. Gallego Morell en su libro E l mito de Faetón en la literatura española (Ma­ drid, 1961) no señala la susodicha fuente para esa frecuentísima aplicación del mito. 81 Cfr. E. L. Rivers, «The Horatian epistle and its introduction into Spa­ nish Literature», Hispanic Review 22 (1954), 175-194. 82 Cfr. A. G. Reichenberger, «Boscán’s Epístola a Mendoza», Hispanic R e­ view 17 (1949), 1-17. Op. cit., pág. 298.

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Pero es Fray Luis de León quien llega a más alta cumbre por el camino horaciano en España. En palabras de Menéndez Pelayo84, «Fray Luis de León encarnó su vigoroso pensamiento en las formas de la poesía antigua, y en espe­ cial en las de Horacio, vertiendo en las antiguas tinajas vino nuevo, o trabajando con manos cristianas el mármol gentílico…». Al menos veintitrés de los poemas líricos del vate de Venusia fueron trasladados al castellano por el docto fraile agustino.,. El juicio de don M arcelino sobre Fray Luis como traductor de Horacio es extraordinaria­ mente encomiástico, pero aun así reconoce: «Cuando Fray Luis de León traía a Horacio de la mano para introducirle en nuestro Parnaso, no le consideraba como un poeta anti­ guo, sino como a alguien de su familia y de su casa. Le mo­ difica conforme a su índole; le da rusticidad y le quita ali­ ño. Leído en Fr. Luis de León, Horacio nos parece poeta más primitivo y menos culto que en su original»85. Pero no tanto en dichas traducciones sino más bien en las propias poesías de Fray Luis florece el mejor y más perfecto eco de Horacio. Así la oda I 15, el vaticinio de Nereo, aparece magistralmente adaptada en la Profecía del Tajo, haciendo equivalencias muy oportunas entre m i­ tología clásica y leyenda hispánica, aparte de im itar al lati­ no también en la técnica y en el estilo. El río divinizado, numen dotado de virtud profética como todos los dioses acuáticos del mundo clásico, anuncia al rey Rodrigo las fu­ nestas consecuencias de sus amores con la Caba, del mis­ mo modo que Nereo comunica a Paris las secuelas terri­ bles de su adulterio con Helena. Esa adaptación de la m i­ tología clásica a una nueva circunstancia cultural se realiza otras veces como sustitución de ésta por temas y anécdotas bíblicas: así, en la oda a la Magdalena, el pasaje evangélico sirve como ilustración y ejemplo a consideraciones ex­ puestas previamente, del mismo modo que en Horacio los mitos de las Danaides ( Carm. I ll 11) o de Europa (III 27) se incardinaban, como paradigma, en el discurso poético. 84 Menéndez Pelayo, op. cit., pág. 44. 85 Op. cit., pág. 52.

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Pero son múltiples las odas morales de Fray Luis de direc­ ta procedencia horaciana, y en las introducciones a cada poema señalamos alguna de las imitaciones. En fin, «él realizó la unión de la forma clásica y del espíritu nuevo, presentida mas no alcanzada por otros ingenios del Rena­ cimiento… Adornó a la Musa castellana con los más pre­ ciados despojos de las divinidades extrañas… El profesor de Salamanca entendió como nadie lo que debía ser la poe­ sía moderna. Espíritu cristiano y forma de Horacio, la más perfecta de las formas líricas»86. El poeta Francisco de la Torre fue también horaciano en sus odas, aunque, diversamente de Fray Luis, se acogió a los temas eróticos más que a los morales. En cuanto a la forma métrica, además de usar la lira de Garcilaso, com­ puso estrofas tetrásticas sin rima, acercándose más de esta forma al modelo clásico. En el ámbito de la escuela sevillana fue Juan de la Cueva el primero que tentó sus fuerzas en el seguimiento de Ho­ racio, pero sólo como epistológrafo y satírico. Su Ejemplar Poético es la más antigua imitación castellana de la Epistula ad Pisones, De él parte una larga serie de preceptistas litera­ rios que aunaron a un tiempo la sabiduría antigua y la práctica contemporánea. Otras varias epístolas suyas dan cabida muy a menudo a temas de crítica literaria. Herrera fue horaciano en alguna de sus poesías líricas, aunque con mayor frecuencia se acogió al modelo petrarquista y a la inspiración bíblica. Su oda A don Juan de Aus­ tria está amasada en ciertos pasajes con ecos del poeta lati­ no: en la descripción de la derrota de los moriscos hay pro­ yección de la oda a Druso por su victoria contra los vindélicos. Don Juan de Arguijo, aparte de sonetos mitológicos de cuño ovidiano, hace sonar la lira de Venusia en su soneto A la constancia, que trae recuerdos del Iustum et tenacem («No desfallece ni se ve oprimido / del varón justo el ánimo 86 Op. cit., págs. 301-305. Matizaciones al horacianismo de Fray Luis en C Rodríguez, «Fray Luis de León, ¿horaciano o virgiliano?», í^a Ciudad de Dios CLIV (1942), 5-21.

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constante, / que su mal como ajeno considera…»); tam­ bién el horaciano Eheu fugaces deja su impronta en el soneto que comienza «M ira con cuánta priesa se desvía…». Baltasar de Alcázar compuso una oda burlesca A l amor en estrofas sáficas. Medrano, aparte de insigne traductor, desarrolla en su lírica personal las ideas morales del autor de las Odas87. Juan de Jáuregui escribió una Canción al oro, de resonan­ cias horacianas, con recuerdo incluso del mito de Dánae que el poeta latino — interpretando la fábula de manera racionalista— traía como ejemplo para ilustrar la pasión por el metal precioso ( Carm. III 16). La reminiscencia es patente en estos versos: Ya con la argiva dama, servida del Tonante, fueron de Acrisio los recatos vanos, cuando apagó la llama del cauteloso amante tu espesa lluvia de lucientes granos…

Francisco de Rioja sembró asimismo de frases e imáge­ nes de nuestro lírico sus propias composiciones: sonetos, silvas y odas, entre las cuales, las dedicadas al verano, a la tranquilidad, a la constancia, a la riqueza, a la pobreza, re­ sucitan, ya en su título, inquietudes del poeta latino. La Epístola moral a Fabio, atribuida al capitán Fernández de And rada, es, en fin, a juicio de Menéndez Pelayo, «el summum de la Epístola horaciana, y uno de los más bellos monumentos de la escuela de Sevilla», a pesar de lo tópico y trillado de sus ideas. El reciente comentario de Dámaso Alonso apunta con todo detalle los ecos del vate latino y toda otra fuente clásica88. De entre los poetas de más relieve de la escuela granadi­ S7 Cfr. A. Ramírez de Verger, «Horacio (oda IV 7) y Francisco de Medrano (oda XIV)», Athlon. Satura grammatica in honorem F. R. Adrados, vol. II, Ma­ drid, 1987, 767-773. 88 Cfr. D. Alonso, La «Epístola m oral a Fabio», de Andrés Fernández de A ndrada. Edición y estudio, Madrid, 1978.

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na que denotan la influencia del amigo de Mecenas, se cuenta Vicente Espinel, no sólo por sus traducciones (es­ pecialmente de la Epístola a los Pisones), sino por su poesía lí­ rica original, señaladamente la epístola A l marqués de Peñafiel**· his. Barahona de Soto escribió, en la senda horaciana, cuatro sátiras. Menos vinculados a nuestro vate estuvieron Mirademescua y Soto de Rojas. De los cordobeses, Carrillo y Sotomayor escribió can­ ciones sobre el tema tópico de la llegada de la primave­ ra, teñidas de ecos de Carm. I 4 y IV 7. También Góngora compuso, en su primera época, piezas de raigambre clasicista y horaciana; el mismo soneto, tan conocido, que principia «Ilustre y hermosísima María» es un revesti­ miento del Carpe diem. A los escasos ejemplos de imitación horaciana citados por don Marcelino, M.·1 Rosa Lida8’1 añade la canción de la soledad I «¡Oh bienaventurado / al­ bergue a cualquier hora!», que es una variación más sobre el Beatus ille. Entre los más ilustres poetas valencianos del siglo xvi, Francisco de Aldana escribió tres epístolas-que están en la huella que aquí perseguimos, aparte de unas octavas en alabanza a la vida retirada, de espíritu afín al del epodo II. Gil Polo en su Diana insertó asimismo algunas piezas que contienen claras reminiscencias de nuestro vate. Cristóbal de Virués y su hermano Jerónimo son horacianos, aquél por una epístola y éste por unas liras A la libertad. Entre los ingenios aragoneses de esta época sobresalen los hermanos Argensola por su imitación de Florado en las sátiras y epístolas. Se insertan a menudo — siguiendo la práctica de aquél— fábulas ilustradoras de la teoría, y exis­ te una cierta proclividad hacia la crítica literaria. En esta cuestión, señala don Marcelino, la doctrina está tomada m bis en curso de publicación la tesis doctoral de mi amigo y colega (i. Garrote Berna!, La poesía d e Vicente Espinel. Estudio y edición crítica, leída en enero de 1990, donde se estudia en profundidad el horacianismo de Espinel. Sobre su traducción de la Epistula adPisones, cfr. F. J. Talavera Esteso, «Vicen­ te Espinel traductor de Horacio», Estudios sobre V. Espinel, Málaga, 1979, pági­ nas 69-101. K() Op. cit ., pág. 266.

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Aparte de ello, el espíritu y estilo de nuestro poeta late por doquier en sus Eróticas. Siguió también en la sátira y la epístola la huella de los Argensola9″. En cuanto a Lope de Vega, hay que contar con que «dejó… buen número de epístolas sobre asuntos morales y literarios… y algunas composiciones líricas en que se des­ cubre la huella del poeta romano»lJI, a pesar de que su fama no se ha debido a ello. Siguiendo con la tradición críticoliteraria, cuyos modelos eran Aristóteles y Horacio, escri­ bió su Arte nuevo de hacer comedias. Son horacianos algunos coros de la Dorotea, varias composiciones que rememoran el tema de la oda O navis, una canción A la libertad, que es imitación del Beatus Ule con la que concluye el libro I de la Arcadia, así como otra composición más, deudora del mis­ mo epodo II, inserta en los Pastores de Belén92. A lo largo del siglo xvm son infinidad los ingenios que se acogen a la Musa venusina. Entre la hojarasca de tantos autores de segunda y tercera fila, descuellan Nicolás Fer­ nández de Moratín, Cadalso, Iglesias de la Casa, Meléndez ‘,(l Cfr. V. Bochetta, Horacio en Villegas y en Fray Luis de León, Madrid, 1970. Pág. 349. Cfr. G. Agraic, op. cit., págs. 120-130.

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Valdés, Jovellanos, Quintana y Leandro Fernández de Moratín. De Fernández de Moratín, el padre, se cuentan en­ tre sus poesías horacianas la dedicada A l duque de M e­ dina Sidonia y las tituladas Vanidad de las riquezas, reproduc­ ción del Nullus argento, Q uietud del ánimo, que renueva el Otium divos y Madrid antigua y moderna, que es recreación del lar» pauca aratro iugera. Pero no sólo en el propio género lí­ rico lo imita; Menéndez Pelayo no reseña que al final del libro V de su poema didáctico Diana o A rte de la caza, con­ taminando las dos odas en que el romano se profetiza la inmortalidad (II 20 y III 30), aventura también Moratín lo siguiente acerca de sí mismo: Yo en blanco cisne, como aquel de Leda seré así por mis versos trasformado, sin que el tiempo o la envidia herirme pueda; un patrón a mi nombre he levantado más duradero con mi humilde estilo que el bronce y las pirámides del Nilo. Ni faltará jamás quien me leyere mientras que con doradas refulgencias la rueda de los siglos se volviere: el alma que hacen superior las ciencias a vista de tal precio, en nada estima cuanto se acuña en Méjico y en Lima. A la edad más distante y venidera seré inmortal llevado, y aunque espire, no seré tuyo, oh tierra, cuando muera…[105]De Cadalso son de recordar sus odas A Amor, A Venus y aquella otra A la nave en que se embarcó su amigo Orteliopara In ­ glaterra, escrita a imitación de Carm. I 3, dedicada a V irgi­ lio cuando se disponía a partir para Grecia. El padre Iglesias de la Casa, aparte de sus recreaciones de Virgilio y Marcial, compuso odas siguiendo la inspira­ ción y el arte de Horacio: así, por ejemplo, la dedicada A una fuente (cfr. III 1 3 :0 fon s Bandusiae) y la escrita En loor de los héroes españoles (cfr. 112: Quem divum aut heroa). [ 6 o]

Dos sátiras de Jovellanos, dirigidas a Arnesto, y varias epístolas siguen la pauta genérica marcada por el vate lati­ no, sin que falten en su producción odas sáficas de igual modelo. Las piezas líricas de Meléndez Valdés, mayoritariamenI e eróticas, combinan el sesgo anacreóntico y pastoril con la tradición horaciana. Destaca entre ellas su Diálogo de la reconciliación, que es un trasunto de Carm. III 9, oda dialoga­ da entre Lidia y el poeta. Una de las mejores odas de Me­ léndez, A las artes, que en su erudición estética emparenta con la obra de W inckelmann, debe en cambio a Horacio su majestuosa obertura: «Como el ave de Jove, que sabien­ do…» (Carm. IV 4, 1 y ss.). Menguada y fría penetra la Musa de Horacio en los es­ critos grandilocuentes de Quintana. «Si algún vestigio de lírica latina ofrece — dice don M arcelino93— , no es en sus célebres odas A la Imprenta o A la Vacuna ni en sus cantos patrióticos, sino en composiciones más modestas y olvida­ das, en la primorosa oda A la danz/t, en el Elogio de Meléndez o en las estrofas improvisadas en un convite.» Tiene tam­ bién epístolas en el mismo tono que las de Jovellanos y un ensayo didáctico titulado Las reglas del drama, más deudor de Boileau que de Horacio. Leandro Fernández de Moratín rayó alto no sólo en la epístola moral — en ella, a juicio de Menéndez Pelayo, incluso se acercó a Horacio más que Fernández de Andrada— , sino también en la sátira y en la oda. Destaca en este último género la dedicada A la Virgen de Lendinara, horaciana en la forma aunque de tema religioso, y la d iri­ gida A Ntsida, que recuerda las irónicas advertencias del hijo de liberto a las viejas amorosas a destiempo: ¿Ves cuán acelerados, Nísida, corren a su fin los días, y los tiempos pasados en que joven reías, ves que no vuelven, y en amar porfías? l;i Op. cit., pág. 379.

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Horaciana también en buena parte es la lírica del sevi­ llano Alberto Lista, especialmente cuando cultiva los te­ mas morales y filosóficos. Véase esta recreación del tópico del carpe diem: Ultimo invierno, Licio, el hado triste dará a tu vida acaso el que ora en tempestad sañuda embiste los piélagos de ocaso. Saber el fin que decretó el destino no es dado a los mortales. ¿Qué vale, Tirsi, con temor mezquino aumentar nuestros males? Reine en tu pecho el plácido alborozo, y el necio afán alanza, ni pierdas, caro amigo, el cierto gozo por dudosa esperanza…

o esta otra realización del mismo tópico, acudiendo a la imagen de la guirnalda de rosas y a la metáfora de la nieve para la vejez: Goza, Fileno: si el error austero templó en su nieve tus fogosos años, las raras canas que en tus sienes brillan cubre de rosas…

Ya en el siglo xix y antes que el Romanticismo ahogara la tradición clásica dieron fruto horaciano figuras como Martínez de la Rosa, que tradujo la Poética de Horacio, ade­ más de imitarla en la suya original, y que se hizo eco del vate latino en alguno de sus escasos poemas líricos; Bre­ tón, que en su obra satírica continuó la tradición del ro­ mano; y Ventura de la Vega, que, entre otras composicio­ nes de estro venusino, escribió un himno A Luperco inter­ calado en su tragedia César, que así comienza: ¡Sacro ministro del potente Jove, fuente de vida, animador del mundo: numen fecundo, tutelar de Roma, ¡divo Luperco!… [62]

Para terminar, y completando el panorama expuesto por don Marcelino, aludiremos a los esporádicos ecos que de nuestro poeta se han observado en A. Machado94 y co­ piaremos aquí, como muestra de la ocasional vigencia — al lado de otras muchas herencias culturales— del poe­ ta romano en las letras españolas del presente siglo, dos poemas: uno de Jorge Guillén, el más clasicista, sin duda, de los poetas del 2795, y otro de Luis Antonio de Villena, testigo del «culturalismo» de la reciente generación de los llamados «novísimos». El poema de Jorge Guillén, titulado «Al margen de Ho­ racio», pertenece al libro Homenaje, y se compone de cuatro estrofas irregulares, en las que — como en algunas odas del romano— se pasa de la contemplación de la naturaleza al personalismo, a la incitación y a la llamada, a la constata­ ción de la fugacidad del tiempo: Llueve torrencialmente. ¡Qué ganas de beber! No quiero vino. Dame un jugo de fruta. ¡Cómo tiemblan, se tuercen bajo el agua Con viento los ramajes! Es muy temprano. Ven. El sueño matutino es delicioso: Apenas ver la luz mientras se duerme, Casi se duerme, retrasando el día. ¿No duermes? Bien así. Más te acaricio, Más me abandono yo, más te abandonas, Muy felices o como si lo fuéramos, ¿Y no lo somos ya si lo creemos?

94 Cfr. I. Rodriguez Alfageme, «Horacio y M a c h a d o Apophoreta Philologica E. Fernández-Galiam a sodalibus oblata II (= Estudios Clásicos X X V I 2), 1984, 467472. Véase también G. Gutiérrez Andrés, «Leyendo a Horacio y a Machado», Humanidades 12 (1960), 339-353. 95 En su obra son muy frecuentes los títulos que remiten al mundo grecolatino: «Ariadna en Naxos», «Pervigilium Veneris», «Dafne a medias», «Acteón que se salva», «Al margen de. Safo», «Al margen de la Odisea»…

[63]

Cuando cese la lluvia, La tierra del jardín olerá a tierra. No habrá mejor fragancia. Y después vendrá el día con sus horas Fugaces, nunca sueltas, Nunca sin sus raíces, A pasado y futuro encadenadas. ¿Cómo aislar en el aire los momentos?

La muestra que tomamos de Luis Antonio de Villenaestá sacada del libro Sublime solarium y lleva este título: «El cardenal Bembo escribe a Lucrecia Borgia». Aparece enca­ bezada por la cita horaciana de Carm. 1 1 1 ,8 (carpe diem…), y otra de Lorenzo de Médici; no es sino un revestimiento icónico del rancio tópico' »1: Tormenta de rubí, cristal o seno, una diosa atraviesa el ancho espacio, y siente el labio aromas de topacio, cortinas luengas, dulce desenfreno. Combatir no es posible el viento pleno que el desierto trae raudo o despacio, la arena o rosas que con paso lacio el collar cumple al fin de tu veneno. Acepta, pues, y omite la costumbre, estatua juzga el resto de tus días y el jade de tus labios da a la lumbre. No pienses en más islas apacibles, la copa y los perfumes en que fías todo ya es. Lo demás son imposibles.

9Í> El mismo tópico, también con resonancia horaciana de Carm . 1 1 1 , 1 (Tu ne quaesieris…) aparece en otro poema del mismo autor, «Palabras de un lector del Fedro», perteneciente a Hymnica. Los versos significativos son los si­ guientes: No preguntes jamás qué significa aquello. Es incorrecto demandar al rey por su regalo. Incorrecto e inútil. Acéptalo nada más. Mira el don fugaz, y goza, hazlo tuyo si puedes. Desea. Porque pronto, ya sabes, se tornará ceniza, y la Belleza, tras el deseo, es tan sólo memoria.

[64]

Esperemos, en fin, que la profecía de Horacio en II 20, 19-20 («me aprenderá el docto íbero») siga cumpliéndose en los años y siglos venideros. N

ota so bre

el

presen te

lib r o

Este libro nace como fruto de una colaboración. Don Manuel Fernández-Galiano había ido traduciendo a lo lar­ go de mucho tiempo la poesía lírica horaciana, y lo había hecho de la manera que él creía más oportuna y más fiel a los textos poéticos antiguos, de acuerdo con una convic­ ción personal y con una autoimposición,J7: había vertido las Odas y los Epodos en versos castellanos, que trataban de ser un calco y remedo de los ritmos originales. El me pro­ puso la obra conjunta, a lo que yo de muy buena gana acce­ dí: a su cargo estaría, además de la traducción, una somera introducción general, y yo, a mi vez, debía ocuparme de las introducciones particulares a cada poema y del índice de nombres propios. Desgraciadamente don Manuel no pudo elaborar esa introducción general, que he tenido que escribir también yo. Y aquí están los resultados de ese tra­ bajo compartido. La introducción general trata de ofrecer una síntesis de la lírica horaciana, atendiendo a aspectos -—como el de la pervivencia— que pueden resultar más interesantes para un lector de hoy. En ella repito conceptos ya presentados en mi introducción a Horacio lírico (Madrid, 1985) — porque los datos con que contamos son inequívocos la mayoría de las veces, y porque en las escasas cuestiones discutibles no se cambia de opinión fácilmente en el trans­ curso de cinco años— , pero las adiciones son numerosas, y concretamente dos capítulos, el titulado «El lirismo horaciano» y el relativo a la pervivencia de su obra, así como 97 Decía así hace pocos años: «conforme a ese prurito a que últimamente nos hemos entregado y según el cual podemos jurar que, a no ser excepcio­ nalmente, nunca volverem os a verter en prosa a los versificadores» ( T ítiroy Melibeo. La poesía pastorilgrecolatina, Madrid, 1984, pág. 9).

[65]

la selección bibliográfica, son completamente nuevos. La traducción, como ya he adelantado, pretende ser fiel no sólo al contenido, sino también a la forma, con sujección en cada verso a igual número de sílabas y, en cada poema, a igual número de versos que en el original (un es­ quema de correspondencias entre versos latinos y versos castellanos usados por el traductor se hallará a continua­ ción de estas líneas). Puede imaginarse lo arduo de tal em­ presa, especialmente sí se tiene en cuenta la extrema conci­ sión del latín con respecto al castellano. Y, a pesar de ello, el traductor sale airoso y alcanza su meta; pocas son las ve­ ces en que la fidelidad métrica le obliga a prescindir en la traducción de alguna que otra noción accesoria. Por afán también de fidelidad fonética y prosódica al texto horacia­ no se transcriben ciertos nombres propios sin tener en cuenta su forma más difundida en castellano (Ayace, Bósporo, Danuvio, Diéspiter, Grayo, Hánibal, Hásdrubal, Hélena, Híber…), y en este punto -—quede avisado el lec­ tor— hay alguna leve discordancia entre traductor e in­ troductor. El texto latino que ha servido de base a la traducción, y que aquí se reproduce, ofrece las siguientes lecturas en los lugares más problemáticos, en los que andan divididas las ediciones usuales: 1 7, 27-28: auspice: Teucro I 12, 31: quod I 31, 9: Calena II 20, 13: ocior III 4, 10: limina PuIliae IV 2, 49: atque dum procedit En cuanto a la disposición estrófica de los jónicos a mi­ nore de la oda III 12 — en lo que también falta consenso entre los editores— , se ha optado por agruparlos en un te­ trámetro y dos trímetros. Las introducciones parciales a cada pieza cumplen una doble función: por una parte, constituyen un conciso aná­ lisis literario, en el que se abordan, por lo general, cuestio[ 66 ]

nes de contenido, de estilo, de fuentes, de métrica, de cro­ nología y, cuando era pertinente, de pervivencia; por otra, facilitan al lector el acceso al texto traducido, dándole una serie de referencias previas, útiles para la adecuada com­ prensión del mensaje, que pueden completarse acudiendo .il índice de nombres propios. Dicha información ha he­ cho innecesaria la inclusión de notas a pie de página. Por último, he aqui una lista de correspondencias entre versos usados por Horacio y versos castellanos usados por el traductor98: I. Adónico = pentasílabo Verso 4 de 1 2, 10, 12, 20, 22, 25, 30, 32, 38; II 2, 4, 6, 8 ,10 , 16; III 8, 11,14, 18, 20, 27; IV 2, 6, 11; Carmen Saeculare. II. Ferecrateo = heptasilabo Verso 3 de I 5, 14, 21, 23; III 7, 13; IV 13. III. Aristofaneo = heptasilabo Verso 1 de I 8. IV. Dimetro trocaico cataléctico = heptasilabo Verso 1 de II 18. V. Tripodia dactilica cataléctica = heptasilabo Verso 2 de IV 7. VI. Gliconeo = octosílabo Verso 1 de I 3, 13, 19, 36; III 9, 15, 19, 24-25, 28; IV 1, 3. Verso 4 de I 5-6, 14-15, 21, 23-24, 33; II 12; III 7, 10, 13, 16; IV 5, 12-13. VII. Dímetro yámbico = octosílabo Verso par de epodos I-IX y XIV-XV. VIII. Eneasílabo alcaico = eneasílabo ,)H Esta es la tabla de equivalencias que dejó escrita Don Manuel I’ernán«Icz-Galiano. Hay alguna pequeña divergencia entre la nomenclatura de los versos en esta tabla y la que manejamos en las introducciones particulares (por ejemplo: ferecrateo/ferecracio; aristofaneo/aristofánico; gliconeo/ j’Jiconio).

[67]

IX. X. XI. XII. XIII.

XIV. XV. XVI.

XVII. XVIII. XIX. XX. XXI.

Verso 3 de I 9, 16-17, 26-27, 29, 31, 34-35, 37; II 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13-15, 17, 19-20; III 1-6, 17, 21, 23, 26, 29; IV 4, 9, 14-15. Decasílabo alcaico = decasílabo Verso 4 de los poemas citados en VIII. Hendecasílabo sáfico = hendecasílabo Versos 1-3 de los poemas citados en I. Hendecasílabo alcaico = hendecasílabo Versos 1-2 de los poemas citados en VIII. Trímetro yámbico cataléctico = hendecasílabo Verso 2 de I 4, II 18. Asclepiadeo menor = dodecasílabo Todos los versos de I 1, III 30, IV 8. Versos 1-2 de I 5,14, 21, 23; III 7 ,13 ; IV 13. Versos 1-3 de I 6, 15,24, 33; II 12; III 10, 16; IV 5, 12. Verso 2 de I 3, 13, 19, 36; III 9, 15, 19, 24-25, 28; IV 1, 3. Trímetro yámbico = dodecasílabo Todos los versos de epodo XVII. Verso impar de epodos I-XI. Senario yámbico = dodecasílabo Verso par de epodo XVI. Cuatro estrofas de diez pies jónicos = cuatro series de un par de octosílabos y dos pares de hexasílabos III 12. Elegiambo = heptasílabo + octosílabo Verbo par de epodo XI. Yambélego = octosílabo + heptasílabo Verso par de epodo XIII. Decapentasílabo sáfico = octosílabo + heptasí­ labo Verso 2 de I 8. Asclepiadeo mayor = un par de octosílabos Todos los versos de I 11, 18; IV 10. Tetrapodia dactilica Verso 2 de I 7, 28. Verso par de epodo XII. [ 68 ]

XXII. Hexámetro dactilico Verso 1 de I 7, 28; IV 7. Verso impar de epodos XII-XVI. XXIII. Arquiloqueo = tetrapodia dactilica + hexasílabo Verso 1 de I 4.

[69]

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[ 82 ]

ODAS LIBRO PRIMERO

11 La oda que encabeza el cancionero horaciano contiene la dedicatoria a su protector y amigo, estrecho colaborador del príncipe, Gayo Cilnio Mecenas, descendiente de una noble familia etrusca de Arretio (hoy Arezzo), que había dado reyes o lucumones a su ciudad. Se hace enumeración en ella de varios tipos de vida elegidos por los humanos, a los que, como colo­ fón, opone Horacio su vocación lírica, según el esquema de la priamel, tradicional desde los líricos griegos (Safo, fr. 16 L.-P.; Pindaro, Nem. VIII 37 ss.). En cuanto a la diversidad de vidas, es tópico literario que arranca de Solón (I 43 ss.), está presente en Pindaro (fr. 221 Sn.-M ) y en Baquílides (X 38 ss.), y sirve también como objeto de especulación para la filosofía (Plat. Resp. 581 c; Arist. Eth. Nic. 1095 b 17 ss.), que se autocompara favorablemente con otro tipo de dedicacio­ nes. Pero Horacio amplía las listas de los textos citados, enMaecenas atavis edite regibus, o et praesidium et dulce decus meum: sunt quos curriculo pulverem Olympicum collegisse iuvat, metaque fervidis evitata rotis palmaque nobilis terrarum dominos evehit ad deos; hunc, si mobilium turba Quiritium certat tergeminis tollere honoribus; illum, si proprio condidit horreo quidquid de Libycis verritur areis. gaudentem patrios findere sarculo agros Attalicis condicionibus numquam dimoveas ut trabe Cypria Myrtoum pavidus nauta secet mare. luctantem Icariis fluctibus Africum mercator metuens otium et oppidi laudat rura sui; mox reficit ratis quassas, indocilis pauperiem pati. est qui nec veteris pocula Massici nec partem solido demere de die [84]

5,

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quinze

vingt

garzando los eslabones de su cadena, según intencionada téc­ nica de variación: el deportista (vv. 3-6), el político (7-8), el labrador (9-12), el mercader navegante (13-18), el ocioso y amante de placeres tranquilos (19-22), el soldado (23-25), el cazador (25-28), enfrentados todos al poeta lírico (29-36). La pieza es pródiga en asonancias entre los dos hemistiquios de cada verso (v. 2 praesidium… meum; v. 7 mobilium… Quiritium; v. 22 aquae… sacrae) y otros efectos homofónicos como la alitera­ ción (v. 2 dulce decus; v. 16 mercator metuens; v. 18 pauperiem pati) y la onomatopeya (v. 23 lituo tubae). Está escrita en asclepiadeos menores, haciendo eco responsivo con la III 30, colofón del conjunto de los tres primeros libros, también en el mismo tipo de verso. La reiteración de temas con respecto al resto de las odas de los tres primeros libros y el mismo carácter prologal y dedicatorio sugieren que fuera compuesta en el año 23 a. C , poco antes de la publicación de los tres libros.

Mecenas, nacido de reyes antiguos, mi dulce baluarte y honor: hay quien gusta de manchar su carro con el polvo olímpico y al cual en dios tornan la meta evitada por la ardiente rueda y el glorioso premio; ese hombre es dichoso si la móvil plebe de nuestros quirites se esfuerza en llevarle al tercero y último peldaño honorífico; y aquél, si en granero privado atesora la mies que en las eras líbicas se barre. A quien goza hendiendo con la azada el campo patrio, aunque le ofrezcas la fortuna atálica no le harás surcar el ponto mirtoo en un bajel ciprio cual tímido nauta; loa el mercader, con terror del Africo que encrespa las olas icarias, el ocio, su campo y ciudad, mas luego rehace el roto navio para no ser pobre. Hay quien no rechaza las copas del viejo Másico y cortar el día afanoso

[85]

5

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quinze

vingt

spernit, nunc viridi membra sub arbuto stratus, nunc ad aquae lene caput sacrae. multos castra iuvant et lituo tubae permixtus sonitus bellaque matribus detestata, manet sub Iove frigido venator tenerae coniugis immemor, seu visa est catulis cerva fidelibus, seu rupit teretes Marsus aper plagas. me doctarum hederae praemia frontium dis miscent superis, me gelidum nemus nympharumque leves cum Satyris chori secernunt populo, si neque tibias Euterpe cohibet nec Polyhymnia Ixsboum refugit tendere barbiton. quodsi me lyricis vatibus inseres, sublimi feriam sidera vertice.

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I2 Comienza la oda recordando los signos meteorológicos y las funestas guerras civiles que siguieron al asesinato de Cé­ sar. Se entrelazan con esta evocación imágenes míticas del di­ luvio de Pirra y Deucalión y de los amores de Ilia con el río Tiber. A partir del v. 25, con una fórmula interrogativa ini­ cial que tiene su paralelo en I 12 y que remonta al modelo pindárico de 01. II 1 ss., propone una serie de dioses, posibles auxiliadores de la calamidad romana: Apolo, Venus, Marte, para terminar con Mercurio, «el hijo de Maya», al que asimila sorprendentemente con Octavio. Acaba deseando larga vida al príncipe y victorias en Oriente. El final del primer libro de las Geórgicas es fuente próxima para la primera parte del poeIam satis terris nivis atque dirae grandinis misit Pater et rubente dextera sacras iaculatus arces terruit urbem,[86J[86J

no teme a la sombra del madroño verde o junto a la suave fuente consagrada; a muchos deleitan campamentos, tubas, clarines y guerras que odian las matronas; sufre el cazador los fríos de Jove y a la tierna cónyuge que olvide consiguen la leal jauría que avistó una cierva o el jabalí marso rompedor de redes. Pero a mí me asocia con los altos/dioses la yedra, guirnalda de las frentes doctas; el ameno bosque, los ágiles coros de Ninfas y Sátiros me apartan del mundo con tal de que Euterpe su flauta o la lira lesboa Polimnia no me nieguen. Pero si, en cambio, me cuentas como vate lírico, herirá los astros mi cabeza enhiesta.

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ma: también allí se constatan (466 ss.) los prodigios que suce­ dieron a la muerte de César, y existen entre ambos textos evi­ dentes ecos verbales (Virg. 501: satis iam = Hor. 1: iam satis; Virg. 472: vidimus undantem ruptis fornacibus Aetnam = Hor. 12: vidimusflavum Tiberim retortis). La misma deificación de Augus­ to, encarnación de Mercurio, que aquí se contempla, está pre­ sente en el señalado pasaje final de la primera Geórgica y en su comienzo. No es baladí, desde luego, que, tras la dedicatoria de sus Odas a Mecenas, se refiera Horacio en el segundo poe­ ma a la persona de Octavio, factor tan importante de su poe­ sía. Parece seguro que la oda hubo de componerse después de la victoria de Accio (31 a. C.), pero es difícil dar más precisio­ nes. Estrofas sáficas.

Bastante nieve ya el Padre a las tierras mandó y cruel granizo; y, asaeteando las sacras cimas con su roja diestra, a la urbe y pueblos

terruit gentis, grave ne rediret saeculum Pyrrhae nova monstra questae, omne cum Proteus pecus egit altos visere montis, piscium et summa genus haesit ulmo nota quae sedes fuerat columbis, et superiecto pavidae natarunt aequore dammae. vidimus flavum Tiberim retortis litore Etrusco violenter undis ire deiectum monumenta regis templaque Vestae, Iliae dum se nimium querenti iactat ultorem, vagus et sinistra labitur ripa love non probante uxorius amnis. audiet civis acuisse ferrum quo graves Persae melius perirent, audiet pugnas vitio parentum rara iuventus. quem vocet divum populus ruentis imperi rebus? prece qua fatigent virgines sanctae minus audientem carmina Vestam? cui dabit partis scelus expiandi Iuppiter? tandem venias precamur nube candentis umeros amictus, augur Apollo; sive tu mavis, Erycina ridens, quam locus circum volat et Cupido; sive neglectum genus et nepotes respicis auctor,

hizo temer un nuevo y duro siglo de Pirra y sus lamentos ante el raro portento cuando a todo su rebaño los altos montes a ver llevó Proteo; cuando peces vararon en las copas de los olmos que habían sido nidos de palomas y gamos tímidos nadaban por los desbordados mares. Vimos embravecido al rubio Tiber ir a destruir desde la orilla etrusca los monumentos del rey y de Vesta; y, por vengar su dócil esposo el llanto inmoderado de Ilia, sin órdenes de Jove hacia la izquierda quizo extenderse.

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La juventud, por nuestra culpa escasa, sabrá de lucha en que el conciudadano aguza el hierro que a terribles Persas matar debiera. ¿A qué dios llamaremos en auxilio del imperio caduco? ¿Qué oraciones dirigirán las vírgenes a Vesta que ya no escucha? ¿A quién hará expiar el crimen Júpiter? Ven por fin, te rogamos, con los hombros blanquísimos cubiertos de una nube, augur Apolo, o tú, riente Ericina, a quien rodean volando el Juego y el Deseo; o tú, nuestro autor, que a tu raza ves y nietos abandonados, [89]

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heu nimis longo satiate ludo, quem iuvat clamor galeaeque leves acer et Mauri peditis cruentum vultus in hostem;

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sive mutata iuvenem figura ales in terris imitaris almae filius Maiae patiens vocari Caesaris ultor: serus in caelum redeas diuque laetus intersis populo Quirini, neve te nostris vitiis iniquum ocior aura tollat; hic magnos potius triumphos, hic ames dici pater atque princeps, neu sinas Medos equitare inultos te duce, Caesar.

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I3 Escrita con ocasión de los preámbulos de un viaje de Virgi­ lio al Atica. Como no conocemos otro viaje del poeta que no sea el del año 19, que le acarreó la muerte, y siendo la publi­ cación de los tres primeros libros de Odas cuatro años ante­ rior a esa fecha, hay que pensar en que tal vez Virgilio, abri­ gando el proyecto desde varios años antes, estuviera dispues­ to para partir en algún momento — fecha en que Horacio es­ cribiría este poema— , pero abandonara luego su propósito en espera de mejor ocasión; o que verdaderamente Virgilio llevara a cabo tal viaje exitosamente, aunque de él no nos quede ninguna noticia más que ésta. Es significativo que, tras la dedicatoria al protector y el elogio del príncipe, el tercer poema vaya dedicado al amigo que le introdujo en el círculo de Mecenas y le abrió camino en las letras. La amistad entre ambos grandes poetas de época augústea, tan diferentes, por M

tú, el saciado de justas, cuyos gozos son el clamor y los pulidos cascos y el atroz contemplar al enemigo del mauro infante;

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o tú, el hijo de Maya bienhechora, si aceptas, dios alado, un mozo hacerte en la tierra y dejar que te pidamos que a César vengues y a los cielos volver tarde tras una grata estancia entre el pueblo de Quirino; no te arrastre, enojado ante estos vicios, el aura rápida. Complázcante los triunfos y tu nombre de príncipe y de padre y no permitas impune cabalgar al Medo siendo tú el jefe, César.

Quatre cinq

cinquante

otra parte, en obra y personalidad, se ilustra bien en Sat. I 5, donde Horacio cuenta el viaje a Brindis que Plocio, Vario, Virgilio y él hicieron en seguimiento de Mecenas, y donde re­ salta la camaradería que mediaba entre ellos. Aquí la expre­ sión «mitad de mi alma», que aparecía en Calimaco (epigr. 41 Pf.) y Meleagro (A. P. XII 52, 2) en el ámbito de lo erótico, con fundamento en Platón, Symp. 189 c-193 d, es trasladada a la esfera de lo amical, y a partir de Horacio tendrá larga des­ cendencia en poetas antiguos (así Ovidio, Trist. I 2, 44) y mo­ dernos (así Garcilaso, elegía I 41). La oda se divide en dos partes de extensión desigual. La primera (vv. 1-8), que com­ prende los buenos deseos y exhortación a la nave, es, en cuan­ to a su contenido, un propempticon, tipo poético del que halla­ mos varias muestras en la poesía helenística (Calimaco, epigr. fr. 400 Pf.; Teócrito, VII 52 ss.; Meleagro, A. P. XII 52, 1 ss.) que son precedente para Horacio en este y otros poemas ( Carm. III 27; Epod. X), y para los poetas latinos que lo culti[91]

varón (Cinna, fr. 1 M.; Propercio, 1 8; Ovidio, Am. I I 11; Estacio, Silv. III 2; Paulino de Nola, Carm. XVII). La segunda parte (vv. 9-40), mucho más larga y apartada un tanto de la que parece intención primordial de celebrar al amigo, contie­ ne los denuestos contra el inventor de la navegación, y se ex­ tiende en consideraciones y ejemplos míticos sobre la temeri­ dad y afán explorador de los humanos como origen de los males. Los viajes por mar eran concebidos negativamente ya en Hesíodo (Op. 236 ss.) en el contexto del mito de las eda­ des, y en toda la tradición dependiente de él (Arato, Phaen. 110 ss.; Virgilio, Eel. IV 31 ss.; Horacio, Epod. XVI 57; Pro­ percio, III 7; Tibulo, I 3, 35 ss.). Maldición contra el primero Sic te diva potens Cypri, sic fratres Helenae, lucida sidera, ventorumque regat pater obstrictis aliis praeter Iapyga, navis, quae tibi creditum debes Vergilium, finibus Atticis reddas incolumem precor, et serves animae dimidium meae. illi robur et aes triplex circa pectus erat, qui fragilem truci commisit pelago ratem primus, nec timuit praecipitem Africum decertantem Aquilonibus nec tristis Hyadas nec rabiem Noti, quo non arbiter Hadriae maior, tollere seu ponere vult freta. quem mortis timuit gradum, qui siccis oculis monstra natantia, qui vidit mare turbidum et infamis scopulos Acroceraunia? nequiquam deus abscidit prudens Oceano dissociabili terras, si tamen impiae non tangenda rates transiliunt vada. audax omnia perpeti b 2-]

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que surcó el mar también en Propercio, 117 ss., y en Séneca, Medea 301 ss., pasaje especialmente influido por el presente de Horacio. Cfr. asimismo nuestro Quevedo, poema núm. 134 Blecua: «¡Malhaya aquel humano que primero / halló en el ancho mar la fiera muerte, / y el que enseñó a su espalda on­ dosa y fuerte / a que sufriese el peso de un madero!…» Y re­ creando los vv. 9 ss. de la oda, éstos del mismo autor, núm. 145 Blecua: «De metal fue el primero/ que al mar hizo gua­ daña de la muerte: / con tres cercos de acero / el corazón hu­ mano desmentía…» Métrica: dísticos formados por gliconio y asclepiadeo menor.

Que la gran diosa de Chipre, que los astros lúcidos, los hermanos de Hélena, con el padre de los vientos te guíe y a todos ate salvo el Yápige. Nave que a Virgilio debes pues te lo confiamos, devuélvelo incólume, por favor, de tierras áticas y a la otra mitad de mi alma preserva. Roble y tres capas de bronce el pecho cubrían de quien frágil nave entregó el primero al piélago sin temer al Africo desencadenado que con Aquilones lucha ni a las tristes Híades ni al Noto rabioso, el mayor señor del Hadria que a su arbitrio el mar aplaca o subleva. ¿Temió alguna muerte el ojo que seco los monstruos nadadores viera, el ponto airado o las rocas de la Acroceraunia malditas de todos? En vano tierras y océano disoció un prudente dios si, a pesar de ello, siguen las naves impías cruzando las aguas que se les vetaron. Audaz el hombre osa todo [93]

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gens humana ruit per vetitum nefas. audax Iapeti genus ignem fraude mala gentibus intulit. post ignem aetheria domo subductum macies et nova febrium terris incubuit cohors, semotique prius tarda necessitas leti corripuit gradum, expertus vacuum Daedalus aera pennis non homini datis; perrupit Acheronta Herculeus labor. nil mortalibus ardui est; caelum ipsum petimus stultitia neque per nostrum patimur scelus iracunda Iovem ponere fulmina.

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I4 Se abre esta oda con imágenes naturalísticas y mitológicas de la llegada de la primavera (vv. 1-8). Tema este universal de la poesía, constaba ya en un poema de Alceo (fr. 286 L.-P.) del que nos quedan unos míseros fragmentos y en el que pare­ ce se inspiró Horacio para su obertura; un epigrama de Leó­ nidas de Tarento (A.P. X 1) fue muy imitado en otros varios del mismo libro de la Antología (2, 4, 5, 6, 14, 15, 16), muchos de los cuales, aunque posteriores a Horacio, dan muestra de la continuidad del tema tradicional. En la poesía latina, aparte de esta oda, la IV 7 y IV 12, los ejemplos más conspicuos son los de Catulo (XLVI), Lucrecio (proemio del libro primero en asociación con Venus; V 737 ss.), Virgilio ( Georg. I 43 ss.), Ovidio (Fast. I 151 y Trist. III 12) y, más adelante, el Pervigi­ lium Veneris. Alude después el poeta a la conveniencia de ha­ cer sacrificios a Fauno, cuya fiesta se celebraba en los idus de febrero, y pasa luego a constatar la universalidad de la muerte y el fin, con ella, de los placeres. La dedicatoria a L. Sestio [94]

e invade sacrilego cuanto está prohibido; audaz el hijo de Jápeto fuego fraudulento transmitió a las gentes; tras este robo a la etérea casa consuntivas fiebres invadieron las tierras en masa y Leto, antes necesario, pero más moroso, su paso apresuró. Dédalo exploró los aires vacíos con alas al mortal no concedidas; forzó el Aqueronte la hercúlea proeza. No hay cumbres para el humano; nuestra insensatez busca el cielo y nuestro crimen a Jove no deja que jamás deponga su iracundo rayo.

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aparece no al principio, como es frecuente, sino ya en la últi­ ma parte (v. 14). Este personaje, que había sido pompeyano, había servido en Macedonia a las órdenes de Bruto, proscrito luego y perdonado más tarde, llegó con el tiempo a ser amigo de Augusto y accedió al consulado en el año 23, el mismo en que fueron publicados los tres primeros libros; su dignidad fue seguramente condicionante para que esta oda a él dedica­ da figurara entre las primeras del primer libro. En los versos finales la lente del poeta se demora, más de lo que su secuen­ cia argumentativa parecía exigirle, en el mancebo Lícidas, fuego para jóvenes y doncellas; y este arte combinatorio de la esporádica morosidad descriptiva con el proceso ordinario de ideas e imágenes es de cierta frecuencia en la lírica horaciana, que muestra en ello parentesco no sólo con el relato épico, donde se produce igual irregular alternancia, sino muy espe­ cialmente con el epinicio pindárico (cfr. introducción gene­ ral). Está escrita en dísticos formados por un arquiloquio ma­ yor (compuesto por un tetrámetro dactilico y tres troqueos) y un senario yámbico cataléctico. [95]

Solvitur acris hiems grata vice veris et Favoni, trahuntque siccas machinae carinas, ac neque iam stabulis gaudet pecus aut arator igni, nec prata canis albicant pruinis, iam Cytherea choros ducit Venus imminente Luna, iunctaeque Nymphis Gratiae decentes alterno terram quatiunt pede, dum gravis Cyclopum Vulcanus ardens visit officinas, nunc decet aut viridi nitidum caput impedire myrto aut flore terrae quem ferunt solutae; nunc et in umbrosis Fauno decet immolare lucis, seu poscat agna sive malit haedo, pallida Mors aequo pulsat pede pauperum tabernas regumque turris, o beate Sesti, vitae summa brevis spem nos vetat incohare longam. iam te premet nox fabulaeque Manes et domus exilis Plutonia; quo simul mearis, nec regna vini sortiere talis, nec tenerum Lycidan mirabere, quo calet iuventus nunc omnis et mox virgines tepebunt.

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vingt[250]15 En esta su primera oda erótica del conjunto, el poeta se di­ rige a una antigua amante suya, Pirra, en demanda de infor­ mación sobre su actual compañero, al que, según la propia experiencia sobre la muchacha, predice una tormentosa rela­ ción. Sirve al propósito la metáfora náutica, prolongada has­ ta el final desde el v. 5. El nombre de Pirra, sin duda inventa­ do, se acuerda con el color rubio que se atribuye (v. 4) a la ca­ bellera de la muchacha. La ecuación entre la mujer y el mar borrascoso estaba ya en Semónides (VII 37 ss.) y en la come[96]

Ablandó el duro invierno la grata llegada vernal de[Favonio:lasmáquinaslasecaquillaarrastran;yanobuscalareselredilniellabriegolahoguera;Les[pradosnoseblanqueanconlacanaescarchaVabajolalunadirigesuscorosVenusCiterea5ylasNinfasyGraciasdeliciosaspercutenelsueloacompásyasuasiduafraguava[VulcanoelígneoavisitaralosCiclopesAhoracuadraceñirlaolorosacabezaconelverdemirtoyfloresdelatierraliberada;10ahorainmolarporlosbosquesumbrososenhonorde[FaunounacorderaosiélasíloquiereuncabritoLapálidamuertetanprontopisapobres[chozascomotorresrealesFelizSestiolavidatanbrevenoadmiteesperanzalargaAbrazaránte15prontolanocheyfabulososManesvlainanemoradaplutonia:yanuncalosreinosdelvinoalastabaspodrásjugarteenellaniaLícidasyaadmirarástiernomozoqueinflamaalos[jóvenesyporelquearderánprontolasvírgenesvingt[Favonio:lasmáquinaslasecaquillaarrastran;yanobuscalareselredilniellabriegolahoguera;los[pradosnoseblanqueanconlacanaescarchaVabajolalunadirigesuscorosVenusCiterea5ylasNinfasyGraciasdeliciosaspercutenelsueloacompásyasuasiduafraguava[VulcanoelígneoavisitaralosCiclopesAhoracuadraceñirlaolorosacabezaconelverdemirtoyfloresdelatierraliberada;10ahorainmolarporlosbosquesumbrososenhonorde[FaunounacorderaosiélasíloquiereuncabritoLapálidamuertetanprontopisapobres[chozascomotorresrealesFelizSestiolavidatanbrevenoadmiteesperanzalargaAbrazaránte15prontolanocheyfabulososManesvlainanemoradaplutonia:yanuncalosreinosdelvinoalastabaspodrásjugarteenellaniaLícidasyaadmirarástiernomozoqueinflamaalos[jóvenesyporelquearderánprontolasvírgenes20

día (Plaut. Asín. 134). El lecho de rosas, signo conspicuo de hedonismo, aparece en la literatura latina anterior y coetánea en pasajes como Cic. De fin. II 65, Tuse. V 73 y Eleg. in Maec. I ‘>3 ss. En cuanto a la estrofa final, está cercana por su temáti­ ca al epigrama votivo, del que ofrece gran copia de ejemplos el libro VI de la Antología Palatina, algunos de los cuales, a su vez, se refieren a la despedida del amor y testimonian cómo las cortesanas ofrecen los útiles personales de su oficio a la di­ vinidad. Curioso y destacable es el progresivo cambio expre­ sivo: de la interrogación a la exclamación, y de la exclama­

[53]

ción a la aseveración final, coincidiendo a la vez con un cam­ bio progresivo de personajes: de Pirra se traslada la atención al mancebo, y finalmente al poeta. Los versos finales de la oda perduran recreados en el segundo cuarteto del soneto VII Quis multa gracilis te puer in rosa perfusus liquidis urget odoribus grato, Pyrrha, sub antro? cui flavam religas comam, simplex munditiis? heu quotiens fidem mutatosque deos flebit et aspera nigris aequora ventis emirabitur insolens, qui nunc te fruitur credulus aurea, qui semper vacuam, semper amabilem sperat, nescius aurae fallacis! miseri, quibus intemptata nites! me tabula sacer votiva paries indicat uvida suspendisse potenti vestimenta maris deo.

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I6 La oda encierra una recusatio de ascendencia calimaquea (Aitia, fr. 1 Pf.), con paralelos en toda la poesía augústea (Verg. Eel. VI 3 ss.; Prop. II 1, 17 ss.; Ov. Am. I 1) y en la mis­ ma obra de Horacio (Sat. II 1, 12 ss.; Carm. II 12; Epist. II 1, 250 ss.): el poeta se niega a tratar temas propios de la epopeya (en este caso las hazañas militares de Agripa, más convenien­ tes para un poeta de más altos vuelos como Vario) y confiesa su vocación lírica. La contraposición de ambos géneros se materializa especialmente en la antítesis tenues grandia (v. 9). [98 ]

ili· Garcilaso: «Tu templo y sus paredes he vestido / de mis mojadas ropas y adornado, / como acontece a quien ya ha esI.ipado / libre de la tormenta en que se vido.» Estrofas ascleI>i;ideas B. Fecha incierta. ¿Qué grácil muchacho bañado en perfumes, oh, Pirra, te apremia por entre las rosas de la agradable gruta? ¿Para quién con estudiada sencillez tu pelo rubio peinas? ¡Cuánto llorará tu engaño y el mudar divino con inexperto asombro ante el mar que negros vientos agitan! Ahora toda de oro gózate el crédulo, siempre suya, siempre amable, y nada de esas auras engañosas sabe. ¡Pobres los que sólo ven tu brillo! En el sacro muro una tablilla votiva dice que mis ropas húmedas se ofrendaron al potente dios del mar.

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l. Vipsanio Agripa, el famoso colaborador y amigo de Octai io, más tarde su yerno, venció a Sexto Pompeyo en Náuloco, estuvo en Accio al mando de la flota, sometió a los cántabros posteriormente y fue cónsul por tres veces. L. Vario Rufo, poeta ilustre de la época, integrado en el círculo de Mecenas, i ra amigo de Virgilio y lo fue también de Horacio; cultivó la tragedia, siendo en la Antigüedad especialmente famoso su Uestes; escribió un panegírico a Augusto, y destacó (cfr. Hor. Sal. 1 10, 43 ss.) en el género épico, a lo que en esta oda se alu­ de. El poeta español Francisco de Medrano aprovecha como modelo el presente poema para escribir su oda VII dedicada a

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Juan de Arguijo, el famoso poeta sevillano, autor incansable de sonetos mitológicos; y traza una contraposición entre la obra de aquél y la suya, como Horacio hacía con respecto a Vario; así acaba el poema de Medrano: «Nosotros, si ayer algo conferimos / con amigos, si el tiempo nos provoca Scriberis Vario fortis et hostium victor Maeonii carminis alite, quam rem cumque ferox navibus aut equis miles te duce gesserit. nos, Agrippa, neque haec dicere nec gravem Pelidae stomachum cedere nescii nec cursus duplicis per mare Vlixei nec saevam Pelopis domum conamur, tenues grandia, dum pudor imbellisque lyrae Musa potens vetat laudes egregii Caesaris et tuas culpa deterere ingeni. quis Martem tunica tectum adamantina digne scripserit aut pulvere Troico nigrum Merionen aut ope Palladis Tydiden superis parem? nos convivia, nos proelia virginum sectis in iuvenes unguibus acrium cantamus vacui, sive quid urimur non praeter solitum leves.

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I7 Tres partes pueden distinguirse en este poema: una prime­ ra (1-14) en que el poeta, valiéndose del esquema alii… ego, va­ riante de la priamel, señala su preferencia por celebrar a Tí[ 10 0 ]

i on calores terribles, / onestamente ociosos, escrebimos / fái iles mesas, sombras apacibles; / y tal vez, si nos toca / urnano ardor, no torpes ni insensibles.» Escrita posiblemente en lecha inmediata a la victoria de Accio, del 30 al 29. En estrotas asclepiadeas A. Valiente y azote de tus enemigos te llamará Vario con cantos meonios sea ecuestre o naval el triunfo que el fiero milite logre a tus órdenes. Yo, débil en temas grandes, no oso, Agripa, cantar ni eso ni las iras tremendas del tenaz Pelida ni el viaje de Ulises el astuto por los mares ni la casa cruel de Pélope: vétanme Pudor y la Musa dueña de mi mansa lira marchitar por torpeza el loor tuyo y del egregio César. ¿Quién de modo digno celebrará a Marte con su férrea túnica ni a Meriones, negro de la polvareda troica, ni al Tidida a quien Palas deificó? Yo canto el banquete, las luchas de niñas y mozos con uñas cortadas, ya libre me encuentre, ya sea por fuego abrasado que no es insólito en mí.

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Imr frente a otras ciudades de Asia o de Grecia; una segunda ( 15-21) en que aconseja al destinatario, Planeo, poner fin con el vino a las tristezas; y una tercera (21-32), que contiene un

de este personaje a sus compañeros en la que insiste en los po­ deres del vino sobre las angustias (el mismo pensamiento ya en Teognis, I 883). Tíbur, patria de Planeo (cfr. Porph. ad v. 21: inde oriundus), a la que el poeta comenzaba por elogiar, es el nexo entre la primera y la segunda parte; y el consejo de usar el vino para remediar los males del ánimo (vv. 17-19 y v. 31) el nexo entre la segunda y la tercera. Una similar estructu­ ra encontramos en el epodo XIII, donde también Quirón se dirige a Aquiles, antes de partir hacia Troya, y le aconseja ha­ cer uso de la bebida. El elogio de la patria del vencedordestinatario era uno de los elementos fijos del epinicio pindárico; aunque en el caso concreto de Tíbur es notoria también la afición personal de Horacio por dicha ciudad (I 18, 2; II 6, Laudabunt alii claram Rhodon aut Mytilenen aut Epheson bimarisve Corinthi moenia vel Baccho Thebas vel Apolline Delphos insignis aut Thessala Tempe, sunt quibus unum opus est intactae Palladis urbem carmine perpetuo celebrare et undique decerptam fronti praeponere olivam; plurimus in lunonis honorem aptum dicet equis Argos ditisque Mycenas. me nec tam patiens Lacedaemon nec tam Larisae percussit campus opimae, quam domus Albuneae resonantis et praeceps Anio ac Tiburni lucus et uda mobilibus pomaria rivis, albus ut obscuro deterget nubila caelo saepe Notus neque parturit imbris perpetuo, sic tu sapiens finire memento tristitiam vitaeque labores

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2; etc.). El destinatario, L. Munacio Planeo, legado de César en la Galia en el 54 y durante la guerra civil, gobernador de la Galia Transalpina durante los años 44-43, fundador de Lyon (Lugdunum) y cónsul en el 42 a. C. junto con Lépido, militó en el partido de Marco Antonio y se pasó luego al de Octavio; a él se debe, en el año 27, la propuesta ante el senado de dar a Octavio el título de Augusto; su nombre queda para la histo­ ria como el de un gran oportunista en política, opinión ésta de sus contemporáneos que refleja Cicerón en una carta a él dirigida (10, 3, 3: nimis servire temporibus). La fecha es insegura, aunque las semejanzas con el epodo XIII sugieren a algunos una datación previa al 30 a. C. En cuanto a la métrica, son dísticos formados por hexámetro y cuaternario dactilico. Que otros de Rodas la clara o bien de Éfeso canten o [ensalcen Mitilene o Corinto, que a dos mares toca, y sus muros o Tebas y Delfos, insignes por obra de [Baco y Apolo, o la tésala Tempe. Hay quien sólo en poema se afana que todo él entone las laudes de [Palas 5 la intacta y de su urbe y coger le permita por doquier el follaje de olivo que luego se exhiba en su [frente; ni falta quien quiera dar honras a Juno con versos sobre Argos, la ecuestre ciudad, o la rica [Micenas. Pero a mí no me atraen ni Lacedemonia 10 la sufrida ni el campo feraz de Larisa: prefiero la casa resonante de Albúnea y a Anión, que en cascada se despeña, y el sacro vergel de Tiburno y los huertos [regados por los raudos arroyos. Lo mismo que a veces limpia el Noto y blanquea los cielos oscuros y no trae [lluvias 15 constantes, así también tú sabiamente [i°3]

molli, Plance, mero, seu te fulgentia signis castra tenent seu densa tenebit Tiburis umbra tui. Teucer Salamina patremque cum fugeret, tamen uda Lyaeo tempora populea fertur vinxisse corona, sic tristis adfatus amicos: ‘quo nos cumque feret melior fortuna parente, ibimus, o socii comitesque. nil desperamdum Teucro duce et auspice: Teucro certus enim promisit Apollo ambiguam tellure nova Salamina futuram. o fortes peioraque passi mecum saepe viri, nunc vino pellite curas; cras ingens iterabimus aequor.’

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I8 Otra oda de tema amoroso, en la línea de 1 5, dirigida esta vez a una tal Lidia, nombre sin duda ficticio. Inquiérele Ho­ racio sobre la causa de que su amado Síbaris haya abandona­ do las prácticas deportivas a raíz de su trato amoroso con ella. En cuanto a la expresión, lo original del poema estriba preci­ samente en su formulación mediante preguntas encadenadas, de cuyas posibles respuestas no se hace eco el autor; preguntas todas ellas encabezadas por cur, en cuádruple anáfora (vv. 2, 3, 5 y 8), menos la última, la más larga, introducida por quid, y conteniendo, como elemento base para la ampliación, la comparación con Aquiles escondido en el palacio del rey Licomedes en Esciros: un clímax in crescendo que culmina, como ya hemos visto en I 4, con enfoque y morosidad descriptiva [ 10 4 ]

recuerda que límites debes, ¡oh, Planeo!, poner a las[penasdelavidayfatigasconvinoagradablebienteretenganloscastrosrepletosdeinsigniasbri­llantesotalvezalgúndíalassombrasespesas20delTíburqueestuyoNoscuentanqueTeucroal[marchardesupatriaSalaminerehuyendoasupadrenoobstantesusienporLieobañadaciñóconlashojasdeunchopoyhablódeestemodoasustristesamigos:«Adondenosllevelasuertemejorquemipadreallí[iremos25¡ohcompañerosysocios!NocabeeldesánimosiesTeucroeljefeyquiendalosauspicios:[ApoloelverazprometióparaTeucrounanuevaSalaminecoloniaqueidénticonombrealaantigua[llevaraValientesguerrerosquetrancespeores30pasasteisconmigoqueelvinolascuitasexpulse:mañanaasurcarvolveremoselpiélagoinmenso»[penasdelavidayfatigasconvinoagradablebienteretenganloscastrosrepletosdeinsigniasbri­llantesotalvezalgúndíalassombrasespesas20delTíburqueestuyoNoscuentanqueTeucroal[marchardesupatriaSalaminerehuyendoasupadrenoobstantesusienporLieobañadaciñóconlashojasdeunchopoyhablódeestemodoasustristesamigos:«Adondenosllevelasuertemejorquemipadreallí[iremos25¡ohcompañerosysocios!NocabeeldesánimosiesTeucroeljefeyquiendalosauspicios:[ApoloelverazprometióparaTeucrounanuevaSalaminecoloniaqueidénticonombrealaantigua[llevaraValientesguerrerosquetrancespeores30pasasteisconmigoqueelvinolascuitasexpulse:mañanaasurcarvolveremoselpiélagoinmenso»

sobre un elemento o personaje subordinado al asunto clave. El mito, con el caso de Aquiles, interviene aquí como ejem­ plo; pero también el caso de Onfale, reina de Lidia, que con­ siguió ablandar la fortaleza de Hércules, parece actuar como sugerencia de fondo para el planteamiento de la anécdota: el nombre de Lidia obedecería a tal motivación. El nombre de Síbaris, también ficticio, está sin duda elegido para evocar la atmósfera de lujo y disipación propia de una ciudad como Sí­ baris, tan afamada en ese sentido, y de las obras eróticas que con el nombre de Sibaríticas (cfr. Ovidio Trist. II 417) circu­ laban por Roma en tiempos de Horacio. Motivo semejante en Rufino, A. P. V. 19, 1 ss. y Plauto, Baccb. 428 ss. y Most. 149 ss. Eco de esta oda en la garcilasiana Canción a la Flor de Gnido, vv. 36 ss.: «Por ti, como solía, / del áspero caballo no corrige

/ la furia y gallardía, / ni con freno le rige, / … yen el dudoso llano / huye la polvorosa / palestra como sierpe ponzoñosa.» Lydia, die, per omnis hoc deos vere, Sybarin cur properes amando perdere, cur apricum oderit campum, patiens pulveris atque solis, cur neque militaris inter aequalis equitet, Gallica nec lupatis temperet ora frenis? cur timet flavum Tiberim tangere? cur olivum sanguine viperino cautius vitat neque iam livida gestat armis bracchia, saepe disco, saepe trans finem iaculo nobilis expedito? quid latet, ut marinae filium dicunt Thetidis sub lacrimosa Troiae funera, ne virilis cultus in caedem et Lycias proriperet catervas?

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I9 Como en I 4, ante el espectáculo primaveral, Horacio me­ dita ahora, frente al invierno de la campiña romana, sobre la necesidad de aprovechar el día efímero y olvidar las angustias del mañana. Las estaciones, el tiempo en sus cíclicas imáge­ nes, traen siempre a la mente del poeta lo pasajero de la vida humana; y de ese pensamiento brota a su vez la invitación al disfrute, mientras aún la vejez no lo impide (cfr. I 4; I 7; IV 12; etc.): un ejemplo claro, en suma, del tema del carpe diem. La oda va dirigida a un tal Taliarco, nombre griego, proba­ blemente ficticio, que significa «rey de la fiesta». No falta el ingrediente del vino, esta vez en su variedad sabina, como uno de los placeres a que se nos reclama. Y sobre todo, no fal­ ta la exhortación al divertimento amoroso. El comienzo del poema tiene como fuente una oda de Alceo (fr. 338 L.-P.), [ i ° 6]

Fecha incierta. Métrica: dísticos formados por un aristofanio y un sáfico mayor. Lidia, dime, por todos los dioses sinceramente, ¿por qué en perder a Síbaris con ese amor te esfuerzas? ¿Por qué odia hoy el aire libre del Campo quien el polvo y sol no evitó nunca 5 y no monta con soldados de su edadni con freno dentado al corcel gálico templa? ¿Por qué huye del rojo Tiber, teme al aceite más que a sangre de víbora y no amoratan las armas consu peso losbrazos 10 de aquel que tantas veces se lució con buenos tiros del disco y jabalina? ¿Por qué se oculta como cuentan del hijo de Tetis la del mar por que a Troya la mísera su atuendo 15 viril y contra las tropas licias no le arrastrase?

pero Horacio ha romanizado el paisaje incluyendo la referen­ cia al monte Soracte, situado al norte de la Urbe, a poca dis­ tancia y visible desde el Janiculo. La nieve que corona el monte ha motivado seguramente el recuerdo de la futura ca­ nicie, opuesta en callida iunctura al verdor de la edad presente de su destinatario (v. 17: virenti canities). Y como contraste a la estampa inicial del invierno meteorológico, las imágenes úl­ timas de la primavera de la vida en sus más alegres afanes; la claridad de la nieve y la despejada vista del horizonte frente a la nocturna sombra de los gratos rincones. En esta descrip­ ción invernal se inspira Fray Luis, aunque con nuevas cir­ cunstancias, en la Oda a Juan de Grial: la invitación al placer es cambiada por una invitación al estudio: «El tiempo nos con­ vida / a los estudios nobles, y la fama, / Grial, a la subida / del sacro monte llama, / do no podrá subir la postrer llama» (vv. 16-20). La oda fue también libremente recreada por Me[ 10 7 ]

drano en otra que lleva por título «A Luys Ferri, entrando el hibierno»; entre otras libertades, por ejemplo, se añade a la fórmula de exhortación al disfrute esta otra que es calco del collige, virgo, rosas: «Y mientras no con rigurosas nieves / tu edad marchita el tiempo y tus verdores, / coge de tus amores, / coge las rosas breves»; y la escena, apenas dibujada en la úl­ tima estrofa horaciana, se convierte en el poeta español en un Vides ut alta stet nive candidum Soracte, nec iam sustineant onus silvae laborantes, geluque flumina constiterint acuto. dissolve frigus ligna super foco large reponens atque benignius deprome quadrimum Sabina, o Thaliarche, merum diota: permitte divis cetera, qui simul stravere ventos aequore fervido deproeliantis, nec cupressi nec veteres agitantur orni. quid sit futurum cras fuge quaerere et quem Fors dierum cumque dabit lucro appone, nec dulcis amores sperne puer neque tu choreas, donec virenti canities abest morosa, nunc et campus et areae lenesque sub noctem susurri composita repetantur hora, nunc et latentis proditor intimo gratus puellae risus ab angulo pignusque dereptum lacertis aut digito male pertinaci. [ 108 ]

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cuadro mucho más vivo: «Baja a la puerta (de su madre en vano / guardada) con pie sordo la donzella, / y por debajo de ella / te dexa asir la mano. / “Suelte”, risueña, “que esperar no puedo”, / dize, y turbada: “¡Suelte, no me ofenda!”: / qui­ tarle as tú la prenda/deel malrebelde dedo.» No hay indicios para fecharla. Estrofas alcaicas, en consonancia con el tema, también alcaico. Ya ves cómo blanquea la alta nieve en el Soracte; los cansados árboles bajo el peso sufren; el hielo áspero inmóviles tiene a los ríos. Aleja el frío echando generoso leña al fuego y un vino de cuatro años con largueza, Taliarco, escancia de sabina ánfora y el resto déjalo a los dioses, que en cuanto aplacar quieran la lucha de los vientos sobre el férvido piélago, los viejos cipreses y fresnos quietos quedarán ya. No te preguntes más por el futuro y apunta en tu haber, mozo, cada día que te dé Fortuna y las danzas y amores dulces aun no desprecies mientras en tu vigor no haya morosas canas. Ahora buscar debes el Campo y las plazas y la nocturna cita en que se oigan suaves susurros; ahora la grata risa que a la niña delate en su rincón, ahora la prenda robada a la muñeca o dedo que se defiendan con pocas ganas.[í°[í°

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I 10 Himno a Mercurio que tiene como precedente otro de Alceo a Hermes (fr. 308 2 (b) L.-P.). En él se recuerdan algunos de los más tradicionales atributos y episodios de su mitología: nieto de Atlas, creador del lenguaje humano, mensajero divi­ no, inventor de la lira, ladrón proverbial especialmente co­ nocido en su robo de las vacas a Apolo, acompañante de Pria­ mo en su penosa visita al campamento aqueo, y de las almas en su último viaje (psicopompo). La forma es asimismo la Mercuri, facunde nepos Atlantis, qui feros cultus hominum recentum voce formasti catus et decorae more palaestrae, te canam, magni Iovis et deorum nuntium curvaeque lyrae parentem, callidum quidquid placuit iocoso condere furto. te, boves olim nisi reddidisses per dolum amotas, puerum minaci voce dum terret, viduus pharetra risit Apollo. quin et Atridas duce te superbos Ilio dives Priamus relicto Thessalosque ignis et iniqua Troiae castra fefellit. tu pias laetis animas reponis sedibus virgaque levem coerces aurea turbam, superis deorum gratus et imis.

[no]

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tradicional de los himnos, con vocativo inicial y recuerdo, a continuación, de las glorias del invocado. En relación con el poema no hay que olvidar la especial vinculación con el dios que Horacio se atribuye, llamándose vir Mercurialis (II 17, 29) por haber nacido cuando Mercurio estaba en ascendente, e imaginando que fue Mercurio quien — como a los héroes ho­ méricos— lo sustrajo en Filipos del fragor de la batalla, en­ volviéndolo en una nube (II 7, 13). Escrito en estrofas sáficas, al igual que el himno correspondiente de Alceo.

¡Oh, Mercurio, locuaz nieto de Atlante, que el feroz temple de los priscos hombres endulzaste hábil con palabra y nobles juegos atléticos! A ti canto, del gran Jove y los dioses nuncio, creador de la encorvada lira y gracioso y astuto ocultador de aquello que hurtas. Siendo tú un niño, al verse sin aljaba cuando con voz terrible te exigía sus bueyes que con dolo le quitaras, rióse Apolo. Gracias a ti ante Ilion el rico Príamo pudo escapar a los Atridas proceres, las tésalas hogueras y el asedio hostil a Troya. Tú en feliz sede el alma pía pones y tu áurea vara arrea al pueblo inane y a los dioses de arriba eres tan grato como a los ínferos.

[III]

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I 11 Esta es la oda que contiene la famosísima fórmula del carpe diem, que da nombre al tópico correspondiente. Dirigida a una tal Leucónoe (algo así como «mente ingenua»), a la que se exhorta a no tener en cuenta la ciencia astrológica de los babilonios (según un principio de la filosofía epicúrea: cfr. Epic. fr. 395, 16 ss. U.), a despreocuparse del mañana y a «co­ sechar» (carpere) el día presente. Otra vez el invierno, como en I 9 — allí con visión de montaña nevada, aquí con estam­ pa de encrespado mar, pero anclando la imagen en ambos ca­ sos en un escenario real, romano: el Soracte, el Tirreno— . En la expresión del carpe diem podría existir cierta conforma­ ción con unas palabras de Epicuro en Ep. ad Men. 126: χρόνον ού τον μήκιστον, ά λλα τό ήδιστον καρπίζεται, pero aun así, el pensamiento corresponde sobre todo a un principio del Tu ne quaesieris, scire nefas, quem mihi, quem tibi finem di dederint, Leuconoe, nec Babylonios temptaris numeros, ut melius, quidquid erit, pati! seu pluris hiemes seu tribuit Iuppiter ultimam, quae nunc oppositis debilitat pumicibus mare Tyrrhenum, sapias, vina liques, et spatio brevi spem longam reseces, dum loquimur, fugerit invida aetas: carpe diem, quam minimum credula postero.

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I 12 La oda comienza con resonancias pindáricas de 01. II 1 ss. (cfr. I 2, 25 ss., donde ya había eco de ese pasaje): el poeta pre­ gunta a la musa Clío (en razón, sin duda, de la conexión eti­ mológica de su nombre con la idea de fama) sobre héroes, hombres o dioses dignos de ser celebrados; seguidamente ofrece una lista enumerativa que abarca desde dioses y héroes griegos venerados en Roma: Júpiter, Palas, Líber, Febo, Hér­ cules, Cástor y Pólux, «los nacidos de Leda», hasta personajes [ 112 ]

saber vulgar sin fronteras de tiempo ni lugar (cfr. refranes nuestros como «Más vale pájaro en mano que ciento volan­ do», «Hermano, bebe, que la vida es breve»). Antes y después de Horacio, la literatura, yí especialmente la poesía, se hace eco de esta postura vital. En el pseudovirgiliano poema De ro­ sis nascentibus, seguramente de fines de la Antigüedad, la mis­ ma exhortación se metaforiza en una fórmula: Collige, virgo, ro­ sas, que dará copioso fruto en las letras subsiguientes. Pero ya también el verbo carpo utilizado por Horacio (lit. «cosechar») apuntaba a una imagen vegetal, y en este sentido, así como en la muy frecuente asociación de las guirnaldas con la exhorta­ ción al aprovechamiento del día (cfr. Carm. II 3, 13-16; II 7, 5-8 y 24-25; II 11, 14-15; etc.), la lírica horaciana es prece­ dente señalado del Collige, virgo, rosas. Fecha insegura. Métrica: serie de asclepiadeos mayores.

No investigues, pues no es lícito, Leucónoe, el fin que [ni a mí ni a ti los dioses destinen; a cálculos babilonios no te entregues. ¡Vale más sufrir lo que haya de ser! Te otorgue Júpiter varios inviernos o solo el de hoy, que destroza al mar Tirreno contra las rocas, prudente 5 sé, filtra el vino y en nuestro breve vivir la esperanza contén. Mientras hablo, el tiempo celoso habrá ya escapado: goza del día y no jures que otro igual vendrá después. relevantes de la historia gloriosa de la Urbe: Rómulo, Numa, Tarquino el Soberbio, Catón de Ütica, Régulo, los Escauros, Paulo Emilio, Fabricio Luscino, Curio Dentato, Camilo, para terminar con Marcelo y Octavio, al que se relaciona con Júpiter, y se construye de ese modo, volviendo al principio, una Ringkomposition. Helenismo y romanismo bien conjugados en una enumeración que alterna irregularmente morosidad con rapidez. Es posible el influjo de este pasaje en Aeti. VI 860, donde se presenta una procesión de héroes que comien­ za también por los reyes y da una especial relevancia asimis[ii3 ]

mo a Marcelo y Augusto. Reminiscencias literales y estructu­ rales en la Oda a iodos los santos de Fray Luis de León, que así comienza: «¿Qué santo o qué gloriosa / virtud, qué deidad que el cielo admira, / oh Musa poderosa, / en la cristiana lira / diremos…», así como en la Oda en loor de los héroes españoles de Iglesias de la Casa: «¿Cuál héroe invicto, ¡oh sacra MelpomeQuem virum aut heroa lyra vel acri tibia sumis celebrare, Clio? quem deum? cuius recinet iocosa nomen imago aut in umbrosis Heliconis oris aut super Pindo gelidove in Haemo, unde vocalem temere insecutae Orphea silvae arte materna rapidos morantem fluminum lapsus celerisque ventos, blandum et auritas fidibus canoris ducere quercus? quid prius dicam solitis parentis laudibus, qui res hominum ac deorum, qui mare et terras variisque mundum temperat horis? unde nil maius generatur ipso, nec viget quicquam simile aut secundum: proximos illi tamen occupavit Pallas honores. proeliis audax, neque te silebo, Liber, et saevis inimica Virgo beluis, nec te, metuende certa Phoebe sagitta.

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ne!,/ ¿qué hazaña portentosa/ del íbero valor querrás piado­ sa / que en mi agitada cítara resuene…» En cuanto a su fecha, se compuso seguramente después del 25 a. C. en que Marcelo, hijo de Octavia, se prometió con Julia, hija de Octavio, y ne­ cesariamente antes del año 23, en que muere Marcelo. Escrita en estrofas sáficas. ¿A qué hombre, a qué héroe quieren y a qué dios cantar, Clío, tu lira o flauta aguda? ¿Qué nombre a repetir travieso el eco va en las umbrosas regiones de Helicón o sobre el Pindó o el gélido Hemo? Allí la selva a Orfeo siguió sin miedo al ver que con las artes maternas supo detener a los ríos en sus rápidos cursos y al veloz viento y con sus dulces cuerdas canoras arrastrar al roble que le escuchaba. ¿Qué antepondré a los sólitos elogios del padre que gobierna a hombres y dioses, la tierra con el mar, las estaciones varias del mundo? Nadie mayor que él nace, nadie tiene su fuerza ni a él se acerca: los más próximos honores a los suyos sólo Palas puede ocuparlos. Ni a ti te omito, Líber belicoso, ni a la enemiga virgen de las fieras ni a ti tampoco, Febo, al que sus dardos hacen temible.

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dicam et Alciden puerosque Ledae, hunc equis, illum superare pugnis nobilem; quorum simul alba nautis stella refulsit, defluit saxis agitatus umor, concidunt venti fugiuntque nubes, et minax, quod sic voluere, ponto unda recumbit. Romulum post hos prius an quietum Pompili regnum memorem an superbos Tarquini fascis, dubito, an Catonis nobile letum. Regulum et Scauros animaeque magnae prodigum Paulum superante Poeno gratus insigni referam Camena Fabriciumque.

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hunc et incomptis Curium capillis utilem bello tulit et Camillum saeva paupertas et avitus apto cum lare fundus. crescit occulto velut arbor aevo fama Marcelli; micat inter omnis lulium sidus velut inter ignis luna minores. gentis humanae pater atque custos, orte Saturno, tibi cura magni Caesaris fatis data: tu secundo Caesare regnes. ille seu Parthos Latio imminentis egerit iusto domitos triumpho, sive subiectos Orientis orae Seras et Indos, [π 6]

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Del Alcida diré y de los nacidos de Leda, el buen jinete y el experto en luchas, cuya blanca estrella luce sobre los nautas para que dejen los inquietos mares la costa, ceda el viento, huyan las nubes, la onda amenazadora desfallezca ante sus órdenes. ¿Citaré luego a Rómulo, a Pompilio y su reino feliz, los fieros haces de Tarquino o tal vez la noble muerte que Catón tuvo? A Régulo también y a Paulo, pródigo de su gran alma en las victorias penas, y a los Escauros cantará mi Musa agradecida

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y a Fabricio, Camilo y el intonso Curio, a los que cruel pobreza y lares y heredad ancestrales en la guerra hicieron útiles. Como un árbol acrece el tiempo oculto la fama de Marcelo; brilla el astro julio como la luna sobre todos. Padre y custodio de los humanos, hijo de Saturno, al buen César los hados te confiaron de modo que segundo tras tu reino venga el de César. Vencedor justamente de los Partos que al Lacio amenzaban o los Indos y Seres de los límites de Oriente, menor que tú

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te minor laetum reget aequus orbem; tu gravi curru quaties Olympum, tu parum castis inimica mittes fulmina lucis.

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1 13 Oda amorosa en la que aparecen los nombres de Lidia (también en I 8; I 25 y III 9) y Télefo (también en III 19 y IV 11), como los dos vértices de un triángulo amoroso comple­ tado por el propio poeta. Nos describe, en primer lugar, diri­ giéndose a la mujer, los efectos que en él producen los celos, con ecos de la sintomatología amorosa poetizada por Safo (fr. 31 L.-P.) y recreada por Catulo ( Carmen 51). La previene des­ pués sobre lo poco fiable de la conducta de Télefo, y culmina sus confidencias con una bienaventuranza generalizadora: ¡felices los amantes a quienes sólo la muerte es capaz de sepa­ rar! Abunda la oda en coloquialismos (3: vae, 4: bile tumet iecur. Cum tu, Lydia, Telephi cervicem roseam, cerea Telephi laudas bracchia, vae meum fervens difficili bile tumet iecur. tum nec mens mihi nec color certa sede manent, umor et in genas furtim labitur, arguens quam lentis penitus macerer ignibus. uror, seu tibi candidos turparunt umeros immodicae mero rixae, sive puer furens impressit memorem dente labris notam. non, si me satis audias, speres perpetuum dulcia barbare laedentem oscula quae Venus quinta parte sui nectaris imbuit, felices ter et amplius [355]5

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regirá equitativo el orbe alegre; temblará Olimpo al paso de tu carro; tú al mancillado bosque enviarás rayos hostiles.

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8: macerer, 13: si me satis audias), y no falta la tópica imagen del amor-fuego (8: lentis… ignibus, 9: uror). La oda horaciana actúa como modelo para la XVII de Medrano, aunque el poeta es­ pañol suprime «el cuello de rosa» y «los brazos de cera» como detalles de una hermosura poco viril para su gusto, y habla sólo de «el talle hermoso»: «Quando tú me encareces, / oh Amarili, de Iulio el talle hermoso, / y, mirando, enmudeces, / a Iulio con descuido malcurioso, / ¡ay, cómo arde en mi pe­ cho / infernal rabia!…» Fecha desconocida. Escrita en dísti­ cos de gliconio y asclepiadeo menor, que forman unidades de sentido de cuatro en cuatro versos, corroborando la ley de Meineke.

Cuando tú el rosado cuello de Télefo alabas, ¡oh, Lidia!, y los brazos céreos de Télefo, en mi hígado hierve dolorosa la bilis, mi mente se extravía, de color 5 cambio y unas gotas furtivas recorren mis mejillas demostrando qué hondamente un fuego lento está abrasándome. Y me enardecen tus blancos hombros lacerados por ebrias querellas 10 o en tu labio la señal visible del diente del furioso mozo. No esperes, si oírme quieres, que ha de ser constante quien bárbaro daña la dulce boca que Venus 15 con la quintaesencia bañó de su néctar. Felices una y mil veces [119]

quos irrupta tener copula nec malis divulsus querimoniis suprema citius solvet amor die.

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I 14

El poema, según ya explicaba Quintiliano (Inst. VIII 6, 44), es una alegoría, en la que, bajo la imagen de la nave, el poeta se refiere al estado. Es imitación de Alceo (frs. 6 y 326 L.-P.). La imagen de la nave del estado, sin embargo, se había hecho tradicional (estaba también en Teognis, en los trági­ cos, en Cicerón). Más tarde fue aplicada a la Iglesia. Ahora bien, es difícil fijar en qué momento histórico el poeta sentía tales temores por el estado: ¿antes de la batalla de Filipos (4342)? ¿antes de la batalla de Accio (31)? ¿en los años subsi­ guientes a la victoria de Accio, cuando se rumoreaba sobre el abandono del poder por parte de Octavio y la reinstauración O navis, referent in mare te novi fluctus! o quid agis? fortiter occupa portum! nonne vides ut nudum remigio latus, et malus celeri saucius Africo, antennaeque gemant, ac sine funibus vix durare carinae possint imperiosius aequor? non tibi sunt integra lintea, non di quos iterum pressa voces malo. quamvis Pontica pinus, silvae Filia nobilis, iactes et genus et nomen inutile, nil pictis timidus navita puppibus fidit, tu, nisi ventis debes ludibrium, cave. [120]

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los que siempre unidos sin viciosas pugnas están y a quienes amor hasta el postrer día no separará.

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de la República? Tales son algunas de las posibilidades de datación. Esta oda fue traducida en competencia por D. Juan de Almeida, D. Alonso de Espinosa y el Brócense, quienes con­ vinieron en someterse a la decisión de Fray Luis sobre cuál era la mejor traducción; pero Fray Luis, en lugar de juzgar el certamen que se le ofrecía, la tradujo a su vez: «Al fin, señores — decía— , el caso es que yo quiero ser marinero con tan bue­ nos patrones y no juez, y así yo también envío mi nave, y tan malparada como cosa hecha en una noche.» Nuestros clásicos imitaron con gusto esta oda; así Lope de Vega en aquella cé-x lebre composición que comienza: «Pobre barquilla mía, / en/ tre peñascos rota, / sin velas desvelada, / y entre las olas sola…» Estrofas asclepiadeas B. ¡Insólitas olas, nave, al mar te arrastran! ¿Qué haces? ¡Busca el puerto y ancla firmemente! ¿No ves que está tu banda sin remos y el veloz Africo averió tu mástil y los cables gimen y el casco sin cinchos no es fácil que pueda al piélago imperioso afrontar? No están enteras tus velas, te faltan efigies divinas a las que invocar si este mal no ceja. Aunque, ¡oh, póntico, pino, hijo de una noble selva!, el

de tu inútil raza te jactes y nombre, pávido nauta no cree en pintadas popas. ¡Cuida no seas juguete del huracán! [121]

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nuper sollicitum quae mihi taedium, nunc desiderium curaque non levis, interfusa nitentis vites aequora Cycladas.

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I 15 Profecía, puesta en boca del dios marino Nereo, acerca de las funestas consecuencias que traería consigo el rapto de He­ lena por Paris. Según Porfirión, esta oda es imitación de otra de Baquílides en que presentaba a Casandra profetizando so­ bre el mismo tema. Pero también Horacio seguía aquí una tradición mítica que hacia a los dioses del agua dotados de un especial poder de vaticinio: así aparecía, por ejemplo, Proteo en Odys. IV 351-570 y en Georg. IV 429-452; y ya después de Horacio, interviene también en Met. XI 224-265, cumplien­ do idéntica función; el mismo río Tiber alzará solemne su voz en Aen. VIII 30-65 para prevenir a Eneas. En consonancia con esa mayor frecuencia de aparición de Proteo como agen­ te de profecías, el escoliasta Porfirión, sin duda por confu­ sión, presenta la lectura Proteus en vez de Nereus (v. 5). En pos de tales ejemplos antiguos, los poetas modernos continuaron Pastor cum traheret per freta navibus Idaeis Helenen perfidus hospitam, ingrato celeris obruit otio ventos, ut caneret fera Nereus fata: mala ducis avi domum, quam multo repetet Graecia milite, coniurata tuas rumpere nuptias et regnum Priami vetus. heu heu, quantus equis, quantus adest viris sudor! quanta moves funera Dardanae genti! iam galeam Pallas et aegida currusque et rabiem parat. [122]

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Tú que mi inquietud y mi tedio fuiste y ahora eres mi amor y grave cuidado, huye del mar que baña las Cicladas refulgentes.

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la ficción de hacer hablar a los dioses acuáticos para pronosti­ car sucesos futuros. Garcilaso, por ejemplo, en su égloga II 1169-1827, refiere cómo el Tormes ilustró sobre el futuro al mago Severo. Las profecías o cantos de ríos (en deuda tam­ bién con la virgiliana intervención del Tiber en la Eneida) son abundantísimas entre nuestros poetas. La más conocida, sin duda, de todas, la profecía del Tajo de Fray Luis, es imitación puntual de la oda de Horacio que comentamos, no sólo en su marco, sino también en su contenido: el río avisa al rey don Rodrigo sobre la gran desgracia que acarrearían sus amores con la Caba, en una muy oportuna confrontación y equipara­ ción de sucesos legendarios de la historia de España con suce­ sos narrados por el mito clásico. Volviendo al poema horaciano, cabe considerar la posibilidad de una referencia alegó­ rica a los arriesgados amores de Marco Antonio y Cleopatra, lo cual nos apuntaría a que hubiera sido escrito poco antes de la batalla de Accio. Estrofas asclepiadeas A. Cuando el pastor pérfido por la mar llevaba en naves ideas a Hélena su huéspeda, Nereo los vientos a un inoportuno ocio redujo y cantó el feroz destino: «Raptas en mala hora a la que infinitos soldados de Grecia buscarán, acordes en romper tus nupcias y el viejo reino de Príamo. ¡Ay, cuánto sudor en caballos y hombres! ¡Cuántos funerales traes al pueblo dárdano! Palas casco y égida, carro y furia apresta. Vano es que, confiando en Venus, [123]

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nequiquam Veneris praesidio ferox pectes caesariem grataque feminis imbelli cithara carmina divides, nequiquam thalamo gravis hastas et calami spicula Gnosii vitabis strepitumque et celerem sequi Aiacem; tamen heu serus adulteros cultus pulvere collines.

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non Laertiaden, exitium tuae gentis, non Pylium Nestora respicis? urgent impavidi te Salaminius Teucer, te Sthenelus sciens pugnae, sive opus est imperitare equis, non auriga piger. Merionen quoque nosces, ecce furit te reperire atrox Tydides melior patre, quem tu, cervus uti vallis in altera visum parte lupum graminis immemor, sublimi fugies mollis anhelitu, non hoc pollicitus tuae. iracunda diem proferet Ilio matronisque Phrygum classis Achillei; post certas hiemes uret Achaicus ignis Iliacas domos.

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I 16 Desde antiguo se relaciona esta oda con la palinodia de Estesícoro a Helena. Horacio se dirige a una mujer innominada, matre pulchra filia pulchrior (lo cual conviene perfectamente a Helena), arrepentido de haber escrito yambos injuriosos (vv. 1-4) y deseoso de recobrar su amistad (vv. 25-28). En la parte [124]

]peines jactancioso tu melena y tañas en lira pacífica notas que sean gratas para las mujeres; vano es que en el tálamo evites las jabalinas pesadas, la punta de la flecha cnosia, el bélico estrépito y a Ayante el veloz; tu cabello adúltero demasiado tarde de polvo se manchará.

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¿No ves al Laertiada, ruina de tu gente, ni a Néstor el pilio? Te acosan impávidos Teucro el salaminio y Esténelo, experto en la lucha o, si se trata del manejo ecuestre, nada torpe auriga; también a Meriones vas a conocer. Mira, por hallarte loco está el Tidida atroz, mejor que su padre,

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del cual, como ciervo que allá en la otra parte del valle vio al lobo y olvida los pastos, 30 cobarde huirás jadeando, lo cual a ella jamás prometiste. Y, aunque el día aplace la armada iracunda de Aquiles a Ilion y las madres frigias, cierto está ya el año que arruine con fuego acaico la ciudad iliaca.»

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media del poema se ilustra míticamente el tema de la cólera desbordada, y justamente en la estrofa central se expone una leyenda etiológica: Prometeo, cuando hizo al hombre con ba­ rro, le fue añadiendo partículas de cada ser, y «en los pechos / puso la saña del león demente». Las estrofas marginales en­ cierran el tema personal. De modo que la estructura mesódica es aquí bien clara. El tema de la ira tiene, por otra parte, to ]

una dimensión filosófica, y fue en la antigüedad repetidas ve­ ces objeto de reflexión (recuérdese el De ira de Séneca). Desde una perspectiva estoica, se trata de una de las pasiones que es necesario limar y abolir para alcanzar la sabiduría. En cuanto a la destinataria, se ha pensado, sin fundamento, en la misma Canidia de Sai. 1 8 y Epod. V y XVII. Pero es más lógico ver O matre pulchra filia pulchrior, quem criminosis cumque voles modum pones iambis, sive flamma sive mari libet Hadriano. non Dindymene, non adytis quatit mentem sacerdotum incola Pythius, non Liber aeque, non acuta sic geminant Corybantes aera, tristes ut irae, quas neque Noricus deterret ensis nec mare naufragum nec saevus ignis nec tremendo luppiter ipse ruens tumultu. fertur Prometheus addere principi limo coactus particulam undique desectam et insani leonis vim stomacho apposuisse nostro. irae Thyesten exitio gravi stravere et altis urbibus ultimae stetere causae cur perirent funditus imprimeretque muris hostile aratrum exercitus insolens, compesce mentem: me quoque pectoris temptavit in dulci iuventa fervor et in celeris iambos

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aquí un planteamiento ficticio dirigido a Helena, la misma Tindáride de la oda siguiente o, tal vez, a una mujer de su tiempo asimilada con la legendaria. La conexión temática es así evidente también con la oda anterior, en cuyo v. 2 aparece otra vez el nombre de la heroína raptada por Paris. Estrofas alcaicas. ¡Hija más bella que tu bella madre, da el destino que quieras a mis yambos calumniosos, el fuego o bien, si así lo quieres, el mar hadriano! No infunden tal locura Dindimene ni el Pitio a sus ministros en el ádito ni Líber ni los incansables, agudos bronces del Coribante cual las funestas iras, que no temen ni la nórica espada ni el naufragio marino ni el fuego espantoso ni el grande estrépito del propio Júpiter.

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Nos cuentan que, obligado Prometeo a acumular de cada ser porciones al barro primevo, en los pechos puso la saña del león demente. Las iras con destino doloroso a Tiestes derribaron y son causa última de que grandes urbes destruidas queden con sus cimientos dejando a la hostil tropa arar sus muros. Ablanda tu alma: a mí también la dulce juventud y mi hirviente espíritu vivaces yambos llenos de cólera

[I27]

vingt

misit furentem: nunc ego mitibus mutare quaero tristia, dum mihi fias recantatis amica opprobriis animumque reddas. [413]25

I 17 Horacio ofrece a Tindáride el amable espectáculo y hospi­ talidad de su retiro campestre: sus cabras pastando seguras por valles y laderas al son de la zampoña. Allí siente el poeta la protección de los dioses. Es un lugar idóneo para huir del bochorno, gozar de la música y la poesía, saborear el vino flo­ jo de Lesbos y esquivar los arrebatos del celoso Ciro — así Horacio intenta atraerse a la mujer en cuestión. Como en I Velox amoenum saepe Lucretilem mutat Lycaeo Faunus et igneam defendit aestatem capellis usque meis pluviosque ventos. impune tutum per nemus arbutos quaerunt latentis et thyma deviae olentis uxores mariti, nec viridis metuunt colubras nec Martialis Haediliae lupos, utcumque dulci, Tyndari, fistula valles et Vsticae cubantis levia personuere saxa. si me tuentur, dis pietas mea et musa cordi est. hic tibi copia manabit ad plenum benigno ruris honorum opulenta cornu;

[128]

5

dix

quinze[418]me inspiraron, mas quiero lo iracundo por lo amable cambiar si tú mi amiga vuelves a ser y entregas tu ánimo a quien retira su ofensa ahora.[419]25

13, tenemos, pues, el triángulo amoroso del que participa el poeta; y su poema se nos muestra como un conato de hacerse valer ante el adversario. Los nombres geográficos Lucrétil, Ustica, precisan el escenario sabino en los alrededores de la casa de campo que poseyó Horacio como regalo de Mecenas; y dan colorido local, romano, a la composición. Ninguna de­ ducción cronológica, sino que debió escribirse con posterio­ ridad al año 30. Estrofas alcaicas, como la anterior.[bas en vano, repitiendo mis palabras [421]A menudo el Liceo cambia el ágil Fauno por el Lucrétil placentero y del ígneo estío a mis cabras o del lluvioso viento defiende. Tranquilos en el bosque los madroños y el tomillo buscar pueden la errante esposa del hediondo macho y sus cabritos ni a la culebra verde temiendo ya ni al marcial lobo cuando el dulce eco de su flauta, ¡oh, Tíndaris!, los valles repiten y Ustica con sus laderas lisas y pétreas. Los dioses me protegen; a los dioses placen mi Musa y mi piedad. Aquí ubérrimo fluirá para ti el propicio cuerno aportándote campestres honras;

[129]

5 [423]dix

quinze

hic in reducta valle Caniculae vitabis aestus et fide Teia dices laborantis in uno Penelopen vitreamque Circen;

vingt

hic innocentis pocula Lesbii duces sub umbra, nec Semeleius cum Marte confundet Thyoneus proelia, nec metues protervum suspecta Cyrum, ne male dispari incontinentis iniciat manus et scindat haerentem coronam crinibus immeritamque vestem.

25

I 18 Alabanzas de la vid y el vino. El liquido de Baco es medici­ na de angustias. Pero también en su bebida aconseja el poeta la moderación, el sujetarse al término medio, porque el exce­ so de vino lleva a pendencias e irreflexión. Ya Teognis había sentenciado en un compendioso dístico lo pernicioso del vino bebido en demasía, y su virtud cuando se toma con pre­ caución (I 211-212). Pero el modelo más directo es Alceo, fr. 342 L.-P., también escrito en asclepiadeos mayores («Ningún Nullam, Vare, sacra vite prius severis arborem circa mite solum Tiburis et moenia Catili. siccis omnia nam dura deus proposuit, neque mordaces aliter diffugiunt sollicitudines. quis post vina gravem militiam aut pauperiem crepat? 5 quis non te potius, Bacche pater, teque, decens Venus? ac ne quis modici transiliat munera Liberi, Centaurea monet cum Lapithis rixa super mero debellata, monet Sithoniis non levis Euhius, cum fas atque nefas exiguo fine libidinum 10

[130 ]

en la oculta cañada a la Canícula y sus rigores vencerás cantando a aquel a quien amó la vitrea Circe y Penélope con lira teya;

vingt

aquí a la sombra beberás inocuo vino lesbio sin miedo a que el Tioneo, el Semeleo, unido a Marte, nos traiga pugnas y el rudo Ciro, sospechando de ti, tan indefensa, ponga en tu cuerpo incontinentes manos y la cinta de tus cabellos y tu inocente vestido rompa.

25

otro árbol plantes antes que la vid»). Horacio, sin embargo, según es su costumbre, ha romanizado el contenido nom­ brando enseguida el lugar paradisíaco de Tíbur y dedicando la oda a su amigo Varo. Este puede ser Quintilio Varo, tam­ bién amigo de Virgilio, cuya muerte se glosa en I 24, o Alfeno Varo, patrón literario, al que Catulo dedicaba su poema 30, escrito en el mismo tipo de versos. Al dios del vino se le lla­ ma con varios de sus muchos nombres: Baco, Líber, Evio, Basareo. En versos asclepiadeos mayores, según hemos ade­ lantado. Nada en el clemente suelo de Tíbur o en torno al muro de Cátilo plantar debes, Varo, antes que la vid sacra; pues al que no bebe un duro vivir los dioses reservan y nada como ella aleja la preocupación constante. ¿Quién tras el vino del serio servicio habla o la pobreza? 5 ¿Quién no te prefiere a ti, padre Baco, o bien a ti, bella Venus? Mas que nadie del don de Líber abuse advierte, con la contienda centaurea en que beodos atacaron a los Lápitas, Evio, para los Sitonios severo si el sutil límite del bien y del mal desconocen. dix [I3i]

discernunt avidi, non ego te, candide Bassareu, invitum quatiam, nec variis obsita frondibus sub divum rapiam, saeva tene cum Berecyntio cornu tympana, quae subsequitur caecus Amor sui et tollens vacuum plus nimio Gloria verticem arcanique Fides prodiga, perlucidior vitro.

quinze

I 19 Horacio se siente llamado de nuevo, por obra de los dioses, al amor de Glicera, cuando ya parecía clausurada su pasión. Tan intensamente Venus se ha adueñado de él que no le deja cantar sobre temas bélicos, ajenos a su patronazgo. Acaba el poeta pidiendo a sus criados que preparen un sacrificio a la diosa, con el fin de que venga a él más sosegada. El tema amoroso se conjuga aquí con el motivo de la recusatio, o testiMater saeva Cupidinum Thebanaeque iubet me Semelae puer et lasciva Licentia finitis animum reddere amoribus. urit me Glycerae nitor splendentis Pario marmore purius. urit grata protervitas et vultus nimium lubricus aspici. in me tota ruens Venus Cyprum deseruit, nec patitur Scythas et versis animosum equis Parthum dicere,nec quae nihil attinent. hic vivum mihi caespitem, hic verbenas, pueri, ponite turaque bimi cum patera meri. mactata veniet lenior hostia.

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dix

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Nunca, blanco Basareo, te blandiré a tu pesar ni de día mostraré tus frondosos atributos. Contén tus bárbaros tímpanos con el cuerno berecintio: les sigue el ciego Amor propio con Vanidad, levantando en exceso su cabe2a vacía, y la Indiscreción, 15 más translúcida que el vidrio, pródiga de los secretos.

monio de renuncia a poetizar épicamente, manifestando en cambio la vocación por temas menos solemnes y más del ám­ bito individual. Dentro de lo erótico, el motivo del amor re­ novado contaba con precedentes en la lírica griega (Alemán, fr. 59 a P., Safo, fr. 130 L.-P.) y en el epigrama helenístico (Filodemo, A. P. XI 34; XI 41). Dísticos formados de gliconio más asclepiadeo menor, agrupándose en cuatro estrofas de cuatro versos cada una.

La cruel madre de Deseos y el hijo de Sémele la tebana mandan y la lasciva Licencia que al amor de antaño dé mi alma. Me queman Glícera, la más brillante que los parios mármoles, su grato impudor, su faz peligrosa para quien la mire. Venus toda dejó Chipre, cayó sobre mí y hablar me prohíbe de Escitas o del caballero parto que en montar se afana al revés o cosas que no le interesan. Traedme aquí yerba fresca, mozos, sacra fronda con incienso y vino de dos años en la pátera. Será más amable tras el sacrificio.

[133]

5

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I 20 La presente oda es una invitación a Mecenas para que, jun­ to con el poeta, el ilustre caballero celebre el aniversario del día en que fue aclamado en el teatro al aparecer después de largo tiempo, recuperado de una penosa enfermedad (el suce­ so data del año 30). Horacio le ofrece humildemente no los vinos caros que su rico amigo podía beber en cualquier mo­ mento, sino un modesto vino local embotellado por él misVile potabis modicis Sabinum cantharis, Graeca quod ego ipse testa conditum levi, datus in theatro cum tibi plausus, care Maecenas eques, ut paterni fluminis ripae simul et iocosa redderet laudes tibi Vaticani montis imago. Caecubum et prelo domitam Caleno tu bibes uvam: mea nec Falernae temperant vites neque Formiani pocula colles.

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dix

1 21 EI poeta incita a doncellas y muchachos a cantar respecti­ vamente a Diana y Apolo. Este último — asegura— alejará de la plebe y del César la guerra, el hambre y la enfermedad, enviándoselas a persas y britanos. El poema está formulado como si fuera la exhortación ritual de un corifeo a un coro! El Dianam tenerae dicite virgines, intonsum, pueri, dicite Cynthium Latonamque supremo dilectam penitus Iovi. [134]

mo. Quiere manifestar así, una vez más, que no es preciso el lujo ni la riqueza para sentir la satisfacción, del mismo modo que en el epodo II confesaba contentarse gastronómicamente con manjares no comprados y vino del año (vv. 47-48). For­ malmente, este poema-invitación tiene su posible fuente en un epigrama de Filodemo (A.P. XI 44) en que invita a cenar a su patrón, Calpurnio Pisón; y sus paralelos, dentro de la propia poesía horaciana, en Carm. 117; III 29; IV 11; IV 12 y Epist. I 5. Son estrofas sáficas. El barato Sabino en pobres tazas probarás que, guardado en griega arcilla, precinté yo mismo cuando en el teatro, ¡oh, caballero Mecenas queridísimo!, un aplauso tal recibiste que a la vez la orilla del rio de tus padres su eco daba y el Vaticano. Tú el Cécubo y el zumo de uvas bebe del caleño lagar; lo que yo mezclo vides falernas ni formianos montes nunca producen.

5

dix

doble coro de muchachos y muchachas aparecía ya en Catulo 34 — himno a Diana, que influye en la presente oda— , y en uno de sus epitalamios (62). Y en la lírica deHoracio, tam­ bién en el Carmen saeculare. No parece tener ningunarelación con el culto, ni con celebración concreta ninguna, sino haber sido escrita como simple ejercicio poético. Estrofas aesclepiadeas B. Cantad a Diana, jóvenes doncellas, celebrad, muchachos, al intonso Cintio y a Latona, a quien tanto quiso el soberano Jove; [135]

vos laetam fluviis et nemorum coma, quaecumque aut gelido prominet Algido nigris aut Erymanthi silvis aut viridis Cragi. vos Tempe totidem tollite laudibus natalemque, mares, Delon Apollinis, insignemque pharetra fraternaque umerum lyra. hic bellum lacrimosum, hic miseram famem pestemque a populo et principe Caesare in Persas atque Britannos vestra motus aget prece.

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I 22 Esta oda desarrolla un doble contenido: moral en la prime­ ra parte (vv. 1-8), y amoroso (vv. 17-24) en la segunda, vin­ culadas ambas en una anécdota personal que ocupa las dos es­ trofas centrales (vv. 9-16). El poeta comienza por predicar la innecesidad de armas para aquel que es íntegro en su conduc­ ta, tanto si marcha a comarcas cálidas como si viaja a las zo­ nas frías. Él mismo ha visto un tremendo lobo salir huyendo de él, cuando vagaba inerme por el bosque cantando a su amada Lálage. Y a partir de ahora, olvidado el poeta de su prédica y aprovechando la mención de Lálage, que era secunInteger vitae scelerisque purus non eget Mauris iaculis ñeque arcu nec venenatis gravida sagittis, Fusce, pharetra, sive per Syrtis iter aestuosas sive facturus per inhospitalem Caucasum vel quae loca fabulosus lambit Hydaspes.

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5

vosotras a aquella que goza con ríos y copudos bosques que en el gélido Algido o Erimanto y su negra selva se alcen o en el Crago; vosotros load con himnos parejos al Tempe y a Délos, donde nació Apolo, y el hombro con la aljaba ornado y lira fraterna.

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Harán vuestras preces que al pueblo y al príncipe César de la triste guerra y hambre él salve y con ellas azote 15 a los Persas y Britanos.

daria en relación con el pensamiento primero, nos habla de su amor inquebrantable por ella, tanto si marchara a las co­ marcas frías como si a las calurosas y desérticas, en técnica complementaria, ecoica y quiástica con respecto a la primera parte. El progreso expositivo del poema avanza también de lo general a lo individual subjetivo. Va dedicado a Aristio Fus­ co, escritor, crítico literario y amigo de Horacio, a quien tam­ bién se le nombra en Sat. 1 9, 61; I 10, 83; Epist. I 10, 3; etc. El nombre de la amada, Lálage, es, sin duda, ficticio y de acuer­ do con su caracterización por Horacio (dulce loquentem), signi­ fica «charlatana». Estrofas sáficas. El hombre entero y puro de pecado no necesita, Fusco, jabalinas mauras ni el arco ni el carcaj repleto de flechas tóxicas, bien vaya a caminar por las ardientes Sirtes o el Cáucaso inhospitalario o cuanto en su carrera el fabuloso Hidaspes lame.

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namque me silva lupus in Sabina, dum meam canto Lalagen et ultra terminum curis vagor expeditis, fugit inermem, quale portentum neque militaris Daunias latis alit aesculetis nec Iubae tellus generat, leonum arida nutrix. pone me pigris ubi nulla campis arbor aestiva recreatur aura, quod latus mundi nebulae malusque Iuppiter urget;

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pone sub curru nimium propinqui solis in terra domibus negata: dulce ridentem Lalagen amabo, dulce loquentem. I 23 Breve admonición a Cloe para que deje su temor pueril por los hombres, siendo ya madura para el amor. La oda está construida sobre el contraste entre dos comparaciones: la de Cloe con el cervatillo y la negativa del propio poeta con un ti­ gre o león. B1 modelo es en este caso Anacreonte (fr. 63 P.), que presenta el mismo símil del ciervo y alusión a la madre. Vitas inuleo me similis, Chloe, quaerenti pavidam montibus aviis matrem non sine vano aurarum et siluae metu. nam seu mobilibus veris inhorruit adventus foliis seu virides rubum dimovere lacertae, et corde et genibus tremit.

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5

A mí, cuando a mi Lálage cantaba, en los bosques sabinos adentrándome inerme y descuidado, me huyó el lobo, portento tal cual no produce el encinar inmenso de la bélica Daunia ni la tierra natal de Juba, la árida nodriza de los leones. Ponme en los perezosos campos donde no llega la estival aura a los árboles o en la región que acose más con nieblas contrario Júpiter;

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ponme en país inhabitable bajo el sol en carro demasiado próximo: aun allí a Lálage amaré y sus dulces risa y palabra. Horacio desarrolla la comparación con esa típica morosidad descriptiva de elementos secundarios, a saber: deteniéndose más de lo esperable en las circunstancias que pudieran ame­ drentar al animal. El empleo del nombre ficticio de Cloe (que reaparece en III 7, 10; III 9, 6; III 26, 12), «la verde», conec­ ta con la idea de juventud incipiente. La oda concluye casi epigramáticamente, con esa ironía final. Estrofas asclepiadeas B. Me andas, Cloe, evitando como el cervatillo que a su temerosa madre en extraviados montes busca con vano miedo al bosque y a las brisas. Si la primavera llega movedizas frondas agitando, si el verde lagarto se mueve entre las zarzas, tiemblan tus rodillas y ánimo.

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atqui non ego te tigris ut aspera Gaetulusve leo frangere persequor: tandem desine matrem tempestiva sequi viro.

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I 24 Consolación a Virgilio por la muerte del común amigo, Quintilio Varo ( a quien probablemente iba dirigida la oda I 18, como ya vimos), que tuvo lugar en el 24 a. C. Horacio en Ars Poet, 438 ss. nos lo presenta como muy estimable crítico literario, que sabía corregir con oportunidad; precisamente la referencia a la «desnuda Verdad» venga acaso en relación con esa cualidad de Quintilio. Aparece un tema propio del epiceQuis desiderio sit pudor aut modus tam cari capitis? praecipe lugubris cantus, Melpomene, cui liquidam pater vocem cum cithara dedit. ergo Quintilium perpetuus sopor urget! cui Pudor et Iustitiae soror, incorrupta Fides, nudaque Veritas quando ullum inveniet parem? multis ille bonis flebilis occidit, nulli flebilior quam tibi, Vergili. tu frustra pius heu non ita creditum poscis Quintilium deos. quid si Threicio blandius Orpheo auditam moderere arboribus fidem, num vanae redeat sanguis imagini, quam virga semel horrida,

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Mas ni fiero tigre ni gétulo león soy que te destroce: no sigas corriendo tras tu madre, que estás en sazón ya para el hombre.

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dion, como es el elogio del difunto, centrado sobre todo en la segunda estrofa. No deja de ser irónico que Horacio se dirija al paciente Virgilio aconsejándole paciencia ante la inevitabilidad de la muerte, él que precisamente no sabía controlar su melancolía cuando pensaba en el fin de la vida humana. Ha­ ciendo referencia a la muerte de Quintilio Varo, esta oda, es­ crita necesariamente poco después, ha de ser una de las más recientes en el conjunto de los tres primeros libros. Estrofas asclepiadeas A. ¿Caben la mesura y el recato cuando hombre tan querido falta? Cantos lúgubres díctame, Melpómene: voz límpida y cítara de tu padre recibiste. ¿Así que un perpetuo sueño ya a Quintilio oprime? ¿Hallarán otro igual Pudor y Fe, de Justicia la hermana incorrupta, y la desnuda Verdad? Por él muchos justos lloran; tú, piadoso Virgilio, a los dioses reclamas en vano la devolución de Quintilio, prenda que tan mal te conservaron.

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Pero aunque tañeras aun mejor que el trecio Orfeo la lira que oyeran los árboles, ¿podría volver la sangre a la inane 15 sombra empujada a la grey

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non lenis precibus fata recludere, nigro compulerit Mercurius gregi? durum: sed levius fit patientia quidquid corrigere est nefas.

vingt

1 25 EI poeta avisa a Lidia (¿la misma de I 8 y I 13?) sobre su edad madura y sobre las desventajas que ello trae consigo para su vida amorosa: ya no tiene tanta clientela como antes, ya cada vez menos suspiran por su amor los jóvenes; en breve tiempo será ella la que suspire y se queje por sentirse poster­ gada. En las dos primeras estrofas aparece el usual tópico amoroso del paradausithyron (cfr. Alceo, fr. 374 L.-P.; Aristó­ fanes, Eccl. 952 ss.; Calimaco, epigr. 63 Pf.; Plauto. Cure. 147 ss.; Asclep. A.P. V 167; Lucrecio, IV 1177 ss.; Propercio, I 16, 23 ss., etc.), pero como motivo subordinado a otro princi­ pal: el amante rechazado recuerda a su amada que su belleza Parcius iunctas quatiunt fenestras iactibus crebris iuvenes protervi, nec tibi somnos adimunt, amatque ianua limen, quae prius multum facilis movebat cardines; audis minus et minus iam ‘me tuo longas pereunte noctes, Lydia, dormis?’ invicem moechos anus arrogantis flebis in solo levis angiportu, Thracio bacchante magis sub inter­ lunia vento, cum tibi flagrans amor et libido, quae solet matres furiare equorum, saeviet circa iecur ulcerosum, non sine questu[i42J[i42J

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negra por la horrenda vara de Mercurio, nunca ante las preces blando? Es triste, pero más llevadero hace la paciencia aquello que corregir se nos veda.

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no durará mucho, y su arrogancia tampoco; en relación con esto último, un texto muy cercano al de Horacio, y acaso su­ geridor, es el de Catulo, 8, 14 ss., palabras dirigidas a Lesbia. Las dos primeras estrofas exponen la situación presente y pretérita: el éxito de la mujer entre los jóvenes; las tres últimas estrofas se refieren a un futuro próximo, en el que, contrastivamente, la iniciativa partirá de Lidia: suyo será el amor insa­ tisfecho y pedigüeño, mientras que la arrogancia y el despre­ cio serán de los jóvenes. Estas tres estrofas conforman un contenido unitario, estructurado en una progresiva subordi­ nación de frases. Metáforas vegetales en la cláusula para ilus­ trar la oposición juventud-vejez. Fecha incierta. Estrofas sáficas. Ya a menudo los mozos atrevidos tus cerradas ventanas no apedrean ni te desvelan y del quicio amiga se ha hecho la puerta antes tan complaciente con sus goznes. Cada vez oyes menos «Mientras muero por ti en la vela de estas largas noches, ¿tú, Lidia, duermes?» Serás, en cambio, pobre vieja que ante las arrogancias llore del rufián sola en el callejón cuando enloquezcan los vientos tracios

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laeta quod pubes hedera virenti gaudeat pulla magis atque myrto, aridas frondis hiemis sodali dedicet Euro.

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I 26 EI poeta siente el regocijo de su trato con las Musas y mani­ fiesta su desentendimiento de los asuntos públicos. Llama a la Musa, moradora de Pimpla, y le pide que trence una corona para su amigo Lamia, pues sin la ayuda de las nueve herma­ nas nada puede el arte del que escribe. La corona es imagen metafórica del elogio en la lírica griega (asi en Pindaro, 01. VI 86 ss.; XI 13 ss.; Nem. VII 77 ss.; etc.) y esa tradición la si­ gue Horacio. La oda va dirigida a uno de los hermanos de la Musis amicus tristitiam et metus tradam protervis in mare Creticum portare ventis, quis sub Arcto rex gelidae metuatur orae, quid Tiridaten terreat, unice securus, o quae fontibus integris gaudes, apricos necte flores, necte meo Lamiae coronam, Piplei dulcis! nil sine te mei prosunt honores: hunc fidibus novis, hunc Lesbio sacrare plectro teque tuasque decet sorores.

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I 27 Esta oda avanza de lo báquico a lo erótico. En las dos pri­ meras estrofas, el poeta, ambientado en una situación de ban­ quete, exhorta a los comensales que lo acompañan a comedir­ se en sus disputas y a no excederse en el vino. En las cuatro

porque la. alegre juventud prefiere el mirto oscuro y la verdeante yedra y al Euro, compañero del invierno, da la hojarasca.

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familia Lamia, Lucio o Quinto, hijos de un Lucio Elio La­ mia, del que habla elogiosamente Cicerón (De orat. II 262). Otro Lamia aparece mencionado en I 36 como compañero de infancia de Númida y otro más en III 17, y tampoco en ningún caso sabemos con certeza a cuál de ambos hermanos se refiere Horacio. Las tres estrofas van encabalgadas y no se constituyen en este caso individualmente como unidades de sentido. Mención de las Musas a principio y final (v. 1 Musís, primera palabra; v. 12 sorores, última palabra), y de Lamia en la estrofa central. Estrofas alcaicas. Amigo de las Musas, al mal viento dejaré que al mar Crético se lleve penas y miedos sin cuidarme de a qué rey temen las tierras gélidas bajo la Osa o qué agobia a Tiridates. Dulce Pipleide, amante de aguas puras, entreteje soleadas flores, una guirnalda para mi Lamia trenza. Nada sin ti valer podrían mis alabanzas: es a ti a quien cuadra y a tus hermanas consagrarle con nuevas cuerdas y plectro lesbio.

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estrofas restantes finge conversar con ellos, aunque sólo su propia voz, sus preguntas y comentarios, nos es dado oír: úni­ camente se aviene a beber con ellos —dice-— si el hermano de una tal Megila le confía el secreto de sus amores. Hemos de suponer un cuchicheo al oído, en el v. 18, en el que se le in­ forma de su pregunta. Y a continuación prorrumpe en excla­ [145]

maciones que ponderan lo temible —Caribdis, Quimera— de su pasión. Ya Porfirión señalaba la deuda con Anacreonte (356 b P.), al menos en lo que a las dos primeras estrofas se refiere; los últimos versos de la segunda reinciden asimismo en un consejo de Focílides (fr. 14 G.-P.): cuando se bebe en el banquete, hay que hacerlo sin levantarse de la mesa y charNatis in usum laetitiae scyphis pugnare Thracum est; tollite barbarum morem, verecundumque Bacchum sanguineis prohibete rixis. vino et lucernis Medus acinaces immane quantum discrepat! impium lenite clamorem, sodales, et cubito remanete presso! vultis severi me quoque sumere partem Falerni? dicat Opuntiae frater Megillae, quo beatus vulnere, qua pereat sagitta. cessat voluntas? non alia bibam mercede. quae te cumque domat Venus, non erubescendis adurit ignibus, ingenuoque semper amore peccas, quidquid habes, age depone tutis auribus, a! miser, quanta laborabas Charybdi, digne puer meliore flamma! quae saga, quis te solvere Thessalis magus venenis, quis poterit deus? vix illigatum te triformi Pegasus expediet Chimaera.

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lando amistosamente; más o menos en la misma línea, tam­ bién Teognis (1 493-494). Lo que viene a continuación es un cuadro que, por sus personajes y conflicto, tiene visos de esce­ na cómica: ambiente amical y joven prendido en los lazos de una cortesana. El tono inquisitivo de la segunda parte tiene estrecho paralelo con Catulo, 6. Estrofas alcaicas. El pelear entre copas para el goce creadas cosa es propia de los Traces; dejad tales bárbaros usos y el venerable Baco esté aparte de la cruel pugna. ¡Cómo desentona del vino y las antorchas el puñal medo! ¡Cese el clamor impío, amigos! ¡Quietos los codos queden! ¿Queréis que yo también pruebe ese fuerte Falerno? Que el hermano de Megila la opuntia nos diga qué dardos le hieren dándole bendita muerte. ¿Te niegas? Pues tampoco he de beber. Sea quien sea tu potente Venus, ni rubor su fuego prodúzcate ni tus deslices nobleza suelen restar a tu linaje. ¡Ea, confía a discretos oídos tu secreto! ¡Pobre, qué Caribdis la tuya, muchacho digno de mejor llama! ¿Qué bruja o mago con tesalios filtros, qué dios salvarte puede? Quizá Pégaso capaz fuera de liberarte de esa Quimera de triple cuerpo.

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1 28 Oda problemática en cuanto a su estructura y composi­ ción. No está claro si es un diálogo entre un marinero y el ca­ dáver de Arquitas o si se trata de la voz de un marinero muer­ to que se dirige primero a Arquitas y luego a otro marinero que pasa al lado de su propio cadáver. Es muy posible, ade­ más, que la persona del marinero se identifique con el mismo poeta. Si se tratara de un diálogo, la frontera entre las dos vo­ ces podría estar entre vv. 20 y 21, o bien entre vv. 22 y 23, aunque caben otras posibilidades. En ese caso, tendríamos un buen ejemplo de dramatización en el marco lírico, ya apunta­ da en la oda precedente y netamente desarrollada en III 9. Lo que sí parece evidente, a pesar de los problemas formales, es Te maris et terrae numeroque carentis harenae mensorem cohibent, Archyta, pulveris exigui prope litus parva Matinum munera, nec quicquam tibi prodest aerias temptasse domos animoque rotundum percurrisse polum morituro, occidit et Pelopis genitor, conviva deorum, Tithonusque remotus in auras, et Iovis arcanis Minos admissus, habentque Tartara Panthoiden iterum Orco demissum, quamvis clipeo Troiana refixo tempora testatus nihil ultra nervos atque cutem morti concesserat atrae, iudice te non sordidus auctor naturae verique. sed omnis una manet nox et calcanda semel via leti, dant alios Furiae torvo spectacula Marti; exitio est avidum mare nautis; mixta senum ac iuvenum densentur funera; nullum saeva caput Proserpina fugit. me quoque devexi rapidus comes Orionis Illyricis Notus obruit undis, at tu, nauta, vagae ne parce malignus harenae [148]

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que Horacio pretende ironizar sobre las ideas pitagóricas acerca del más allá y de la inmortalidad (aunque sea bajo la forma de la metempsícosis), insistiendo en la universalidad de la muerte, que atañe incluso al maestro de la secta, Pitágoras, de quien se decía ser reencarnación de Euforbo, soldado griego en la guerra de Troya. Arquitas de Tarento, contem­ poráneo y amigo de Platón, fue un famoso matemático y filó­ sofo pitagórico, que murió en un naufragio y fue enterrado bajo el monte Matino en la costa de Apulia. El contenido tie­ ne relación con el epigrama funerario y con la diatriba cínica. Con la mención a principio y final del puñado de tierra, el poema se estructura de modo anular. Fecha insegura. Escrito en dísticos formados por un hexámetro y un cuaternario dac­ tilicos. A ti, que los mares mediste y la tierra y la innúmera[arenatecubrenArquitaslosdoneshumildesdeunpuñadodepolvoenlafaldadelmonteMatino;[yfueinútilelhaberexploradolasaéreassalasyhaberrecorridoconalmaamorirdestinadaloscielos5redondosTambiénperecióelquecomíaconlosdiosesdePélopeelhijoyTitonoalosaires[alzado;yMinosqueaccesoalcanzóalosarcanosdeJove;yelTártarotienealPantoidaquealOrco[nopudodejardebajaraunquehabiendomostrado10alserdescolgadoelescudoquetiempostroyanoshabíavividoalanochesiniestraningunaotracosalegósinonerviosypiel;yquenoerapor[ciertosegúntúautoridadbaladíencuantoalmundoylaverdadPeroatodosaguardaunaidénticanoche15ypisarunavezlosletalescaminosAlosunoslasFuriasconviertenenfieroespectáculo[para[arenatecubrenArquitaslosdoneshumildesdeunpuñadodepolvoenlafaldadelmonteMatino;[yfueinútilelhaberexploradolasaéreassalasyhaberrecorridoconalmaamorirdestinadaloscielos5redondosTambiénperecióelquecomíaconlosdiosesdePélopeelhijoyTitonoalosaires[alzado;yMinosqueaccesoalcanzóalosarcanosdeJove;yelTártarotienealPantoidaquealOrco[nopudodejardebajaraunquehabiendomostrado10alserdescolgadoelescudoquetiempostroyanoshabíavividoalanochesiniestraningunaotracosalegósinonerviosypiel;yquenoerapor[ciertosegúntúautoridadbaladíencuantoalmundoylaverdadPeroatodosaguardaunaidénticanoche15ypisarunavezlosletalescaminosAlosunoslasFuriasconviertenenfieroespectáculo[para

ossibus et capiti inhumato particulam dare: sic, quodcumque minabitur Eurus fluctibus Hesperiis, Venusinae plectantur silvae te sospite, multaque merces unde potest tibi defluat aequo ab Iove Neptunoque sacri custode Tarenti. neglegis immeritis nocituram postmodo te natis fraudem committere? fors et debita iura vicesque superbae te maneant ipsum: precibus non linquar inultis, teque piacula nulla resolvent, quamquam festinas, non est mora longa; licebit iniecto ter pulvere curras.

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I 29 Horacio subraya ahora, con la misma ironía que en la oda precedente, las inconsecuencias en la conducta de un filósofo estoico declarado, un tal Iccio, el mismo sin duda a quien se dirige la epístola 112. Celoso de las riquezas de los árabes y del botín de guerra, este personaje se ha enrolado en una ex­ pedición guerrera y ha olvidado las doctrinas de Panecio y de

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Marte; el mar ávido pierde a los nautas; en montón síguense las expolias de viejos y mozos; nin[gunacabezalacrudaProsérpinaapartadesíAmítambiénmehaengullidobajoaguasilí[ricasNotocompañeroimpetuosodeOrionensuocasoMástúnavegantenonieguesmalignounosgranosde[arenavagabundaamishuesosycuerpoinsepultos¡OjalálosataquesqueelEuropreparaalosmares[hesperioselpaísvenusinoysusbosquesazotenyquedestúinmuneyteafluyanloslucrosdeaquellos[quepuedendarlosdeJoveyNeptunoelsagradoguardiándeTarento!¿Notemespecarcondelitoque[paguenmástardeinocentestushijosfuturos?Yquizárepresaliasdebidasconalternativasdeloaltovenidasteesténesperandoatimismo;simedejasmisprecesseránescuchadasdemodoque[luegonohabráexpiaciónquelibrarteconsigaTienesprisa;bienbrevecontodoeseltiempoque[pierdes;tresvecesechapolvoypodrásreemprendertucarrera[gunacabezalacrudaProsérpinaapartadesíAmítambiénmehaengullidobajoaguasilí[ricasNotocompañeroimpetuosodeOrionensuocasoMástúnavegantenonieguesmalignounosgranosde[arenavagabundaamishuesosycuerpoinsepultos¡OjalálosataquesqueelEuropreparaalosmares[hesperioselpaísvenusinoysusbosquesazotenyquedestúinmuneyteafluyanloslucrosdeaquellos[quepuedendarlosdeJoveyNeptunoelsagradoguardiándeTarento!¿Notemespecarcondelitoque[paguenmástardeinocentestushijosfuturos?Yquizárepresaliasdebidasconalternativasdeloaltovenidasteesténesperandoatimismo;simedejasmisprecesseránescuchadasdemodoque[luegonohabráexpiaciónquelibrarteconsigaTienesprisa;bienbrevecontodoeseltiempoque[pierdes;tresvecesechapolvoypodrásreemprendertucarrera

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Sócrates. Al poeta todo ya le parece posible ante tal cambio, incluso que la corriente del Tiber regrese a sus fuentes. La aludida expedición a Arabia es la que en 26-25 a. C. dirigió Elio Galo, prefecto de Egipto. Este es el hito cronológico para fechar la oda: necesariamente anterior, en poco tiempo, a la partida de las tropas. Es destacable la formulación inte­ rrogativa de principio a fin, con paralelo en I 8. Estrofas alcaicas.

Icci, beatis nunc Arabum invides gazis, et acrem militiam paras non ante devictis Sabaeae regibus, horribilique Medo nectis catenas? quae tibi virginum sponso necato barbara serviet? puer quis ex aula capillis ad cyathum statuetur unctis, doctus sagittas tendere Sericas arcu paterno? quis neget arduis pronos relabi posse rivos montibus et Tiberim reverti, cum tu coemptos undique nobilis libros Panaeti Socraticam et domum mutare loricis Hiberis, pollicitus meliora, tendis?

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I 30 Breve oración a Venus para que, en compañía de Gracias, Ninfas, Juventud y Mercurio, acuda en auxilio de Glícera, que la invoca. Hay paralelos con Alemán, fr. 55 P., y Safo, fr. 2 L.-P., así como con un epigrama de Posidipo (A.P. XII O Venus, regina Cnidi Paphique, sperne dilectam Cypron et vocantis ture te multo Glycerae decoram transfer in aedem. fervidus tecum puer et solutis Gratiae zonis properentque Nymphae et parum comis sine te Iuventas Mercuriusque.

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¿Los tesoros felices de los Árabes envidias, Iccio, y gran guerra preparas cadenas para el Medo horrible trenzando y reyes de la Sabea nunca vencidos? ¿Qué doncella bárbara será, muerto su novio, sierva tuya? ¿Qué mozo de la corte experto en lanzar séricos dardos del arco paterno escanciará con perfumados cabellos en tu copa? ¿Negaremos que pueda el arroyo a los montes subir o el Tiber refluir si cambia quien tanto prometía, la socrática casa y los libros de Panecio el noble que aquí y allá fuiste adquiriendo por la loriga de los Hiberos?

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131), el más seguro modelo, que, como el poema de Horacio, es un breve himno de llamada a la diosa. El nombre de Glícera, seguramente un pseudónimo, aparecía ya en I 19 (de ella estaba enamorado Horacio); aparecerá de nuevo en I 33 (de ella está enamorado Albio) y III 19 (amada nuevamente del poeta). Estrofas sáficas. Venus, de Pafo y Cnido soberana, deja tu amada Chipre y a la bella morada ven en que te invoca Glícera con mucho incienso. Sígante tu ardoroso hijo y las Gracias de flotante cintura y, con las Ninfas y Juventud, la que sin ti no es dulce, también Mercurio. [153]

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I 31 La ocasión que da pie al poeta para escribir es la dedicación de un templo en el Palatino al dios Apolo en el mes de octu­ bre del año 28, como muestra de agradecimiento por la ayuda prestada a las tropas octavianas en la batalla de Accio. Apolo fue, en efecto, el dios favorito del príncipe. Propercio escri­ bió también dos elegías con motivo de dicha dedicación (II 31 y IV 6). Pero Horacio adopta aquí una postura personal ante tan público acontecimiento. Se interroga sobre qué peQuid dedicatum poscit Apollinem vates? quid orat de patera novum fundens liquorem? non opimae Sardiniae segetes feraces, non aestuosae grata Calabriae armenta, non aurum aut ebur Indicum, non rura quae Liris quieta mordet aqua taciturnus amnis. premant Calena falce quibus dedit fortuna vitem, dives et aureis mercator exsiccet culullis vina Syra reparata merce, dis carus ipsis, quippe ter et quater anno revisens aequor Atlanticum impune, me pascunt olivae, me cichorea levesque malvae. frui paratis et valido mihi, Latoe, dones, at, precor, integra cum mente, nec turpem senectam degere nec cithara carentem.

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dirle al dios. Y se responde que no ambiciona riquezas ni tie­ rras — haciendo de nuevo profesión de mesura y contenta­ miento con lo poco, y aprovechando la ocasión para reseñar­ nos su digestiva dieta de verduras— , sino salud de cuerpo y espíritu, que le permita prolongar su oficio poético incluso hasta su vejez. Pasajes paralelos a este respecto hallamos en Pínd. Nem. VIII 37 ss.; Anacreonte 361 P., y en el propio Ho­ racio, Epod. II 25 ss. Tras la pregunta inicial, la oda adopta la forma de una priamel. Estrofas alcaicas.

¿Qué impetra el vate a Apolo en este día votivo? ¿Qué le pide, vino nuevo ofreciéndole con la pátera? No ricas mieses de la opulenta Cerdeña, no las reses florecientes de la ardiente Calabria, ni oro ni índico marfil ni campiñas que lama el taciturno, plácido Liris. El caleño podón las vides monde de quien feliz posee una viña; apure en copas áureas los vinos que siros géneros le costearon el rico mercader a quien los dioses aman, pues mira indemne el agua atlántica tres veces o cuatro cada año; la suave malva con la achicoria son mi alimento y la aceituna. Otórgame, Latoo, el gozar sano de lo que hay, pero también, por favor, ahórrame una vejez triste y sin cítaras.

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I 32 Invocación a la lira eolia para que entone ahora un poema latino, ella que en otro tiempo fue tañida por el lesbio Alceo, quien, a sus acordes y a pesar de sus ocupaciones bélicas, can­ tó a Líber, a las Musas, a Venus y al bello mancebo Lico. Pri­ mera y última estrofa desarrollan la llamada o saludo a la lira Poscimur, si quid vacui sub umbra lusimus tecum, quod et hunc in annum vivat et pluris, age dic Latinum, barbite, carmen, Lesbio primum modulate civi, qui ferox bello, tamen inter arma sive iactatam religarat udo litore navim, Liberum et Musas Veneremque et illi semper haerentem puerum canebat et Lycum nigris oculis nigroque crine decorum. o decus Phoebi et dapibus supremi grata testudo Iovis, o laborum dulce lenimen, mihi cumque salve rite vocanti!

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I 33 Horacio consuela al poeta elegiaco Albio Tibulo (su con­ temporáneo, cantor melancólico de sus afanes por Delia y Némesis) aconsejándole que no sufra en exceso por su mal correspondido amor a la cruel Glícera. Es ley de Venus ese desajuste en las pasiones: Licoris va tras de Ciro, Ciro tras de Fóloe, y Fóloe no hace caso a Ciro tampoco. El poeta termina [156]

(mencionada en intencionada variación primero con su nombre griego y luego con su nombre latino: barbite, v. 4; tes­ tudo, v. 14), mientras que las estrofas centrales se detienen re­ cordando la persona y los temas del poeta Alceo. Bien paten­ te se hace aquí el interés horaciano por romanizar los anti­ guos ritmos eolios. Curiosa y contrastivamente a pesar del contenido alcaico, está compuesta la oda en estrofas sá­ ficas Nos reclaman: si alguna vez contigo jugué ocioso a la sombra, entona, ¡oh, lira!, un son latino para muchos años, tú a quien tañía el procer lesbio, que, aun feroz soldado siendo, entre las contiendas o ya anclada en la húmeda ribera la maltrecha nave, a las Musas y a Líber loó y a Venus con el niño que la sigue y a Lico, el de los bellos ojos y pelo negro. ¡Oh, lira, ornato de Febo, grata a los banquetes del supremo Jove, bálsamo dulce sanador de penas, recibe este saludo que te invoca según el rito!

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la lista de ejemplos con su circunstancia personal: también él, enamorado, soporta los desdenes de la liberta Mírtale. Seme­ jantes constataciones en Safo, fr. 1, 21 ss. L.-P., en Mosco, fr. 6 G., y en Calimaco, epigr. 31 Pf. Más tarde Ovidio, en la misma línea, comparará al amante con el cazador (Am. II 9, 9): «sigue lo que le huye, deja lo que ha cazado». Las cuatro es­ trofas forman una simétrica estructura: el amor infeliz de Ti­ bulo por Glícera en la primera estrofa, paralelo al de Horacio[iJ7l[iJ7l

ca con la Glícera de I 19 y III 19, eso quiere decir que los dos poetas estuvieron enamorados de la misma mujer. Estrofas asclepiadeas A.

No padezcas, Albio, tanto recordando a la cruel Glícera ni prodigues tristes elegías porque contra lo jurado te eclipsa un mozo más joven. Licoris, de frente bellamente corta, por Ciro arde y Ciro se vuelve a la adusta Fóloe; pero antes se unirá la cabra al lobo ápulo que Fóloe peque con amante feo; tal lo ordena Venus, a quien place con yugo broncíneo en juego cruel enlazar los cuerpos y las almas diferentes. A mí, a quien mejor Venus pretendía, con gratas cadenas me ató la liberta Mírtale, más áspera que la onda del Hadria, escultor de golfos cálabros.

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negaban que pudiera nunca ocurrir tal prodigio, puesto que explicaban el rayo como choque de nubes; por eso la expe­ riencia del poeta ha podido tener un impacto más decisivo. En cuanto a la composición del poema, se avanza de lo estric­ tamente personal de la primera estrofa a lo gnómico y uni­ versal de la última, conteniéndose en las dos centrales la anécdota sobre el rayo, y deducida a partir de aquí, como vínculo con las sentencias finales, la constatación del amplio poder de Júpiter. Al final, la mención de la Fortuna enlaza con la oda siguiente. Estrofas alcaicas.

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II por Mírtale en la última; y en las dos centrales, ejemplos y ley general, respectivamente, sobre el mismo fenómeno. ¿Es esta Glicera alguna de las amadas cantadas por el elegiaco bajo los nombres de Delia o Némesis? Tal vez; y si además se identifiAlbi, ne doleas plus nimio memor immitis Glycerae neu miserabilis decantes elegos, cur tibi iunior laesa praeniteat fide, insignem tenui fronte Lycorida Cyri torret amor, Cyrus in asperam declinat Pholoen; sed prius Apulis iungentur capreae lupis, quam turpi Pholoe peccet adultero, sic visum Veneri, cui placet imparis formas atque animos sub iuga aenea saevo mittere cum ioco. ipsum me melior cum peteret Venus, grata detinuit compede Myrtale libertina, fretis acrior Hadriae curvantis Calabros sinus.

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I 34 Testimonio de un cambio en la conciencia religiosa dei poeta. Antes, cuando profesaba el credo epicúreo, no eran para él los dioses objeto de excesiva preocupación. Pero ahora un suceso portentoso ha torcido su rumbo: ha visto el rayo de Iúpiter en medio del cielo sereno y ha percibido su poder so­ bre el mundo. La divinidad es capaz de cambiarlo todo. Ho­ racio se ha percatado así de la providencia de los dioses. A propósito de la aparición de un rayo en cielo sin nubes, preci­ samente los epicúreos, y en concreto Lucrecio (VI 400 ss.),

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Parcus deorum cultor et infrequens insanientis dum sapientiae consultus erro, nunc retrorsum vela dare atque iterare cursus cogor relictos; namque Diespiter, igni corusco nubila dividens plerumque, per purum tonantis egit equos volucremque currum, quo bruta tellus et vaga flumina, quo Styx et invisi horrida Taenari sedes Atlanteusque finis concutitur, valet ima summis mutare et insignem attenuat deus, obscura promens; hinc apicem rapax fortuna cum stridore acuto sustulit, hic posuisse gaudet.

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I 35 Himno a la Fortuna, recordando sus poderes y su séquito, y pidiendo su favor para el príncipe, que emprendía a la sazón una expedición contra Britania. Empieza el poeta, tras invo­ car a la diosa, haciendo mención de su templo en Ancio, en el Lacio, a poca distancia de Roma, donde se la representaba con dos estatuas (Fortuna equestris, Fortuna felix), como protec­ tora de la guerra y como procuradora de fertilidad. Se la sigue definiendo con elogio — según es propio en la estructura de los himnos-?—a lo largo de las estrofas siguientes: capaz de in­ troducir cambios inesperados, solicitada por todos los pue­ blos, acompañada por Necesidad, Esperanza y por la insólita Fidelidad. Viene luego la petición por el César, y, en las dos estrofas finales, el dolor por las guerras civiles y el deseo de [160]

Yo, que, parco y no asiduo en los divinos cultos, iba al azar de una doctrina insensata, obligado véome a cambiar velas buscando el rumbo de antaño, porque Diéspiter, que hiende siempre las nubes con fulgente fuego, por un cielo azul sus tonantes potros y alado carro llevó con que la inerte tierra y vagos ríos sacude, el triste Ténaro con la Estige y el linde atlanteo. Lo bajo trocar en alto saben los númenes y al procer humillar sacando a luz lo oscuro: la rapaz Fortuna gózase con vuelo estridente en quitar de aquí coronas y allá ponerlas.

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que las armas tengan, como mejor fin, la guerra contra pue­ blos del Oriente. Como modelo literario, Horacio parte de los prolegómenos de la 01. XII de Píndaro, donde se explican las funciones y poderes de la misma divinidad. En el ámbito de la composición es indicativa la anáfora de te a comienzo de las estrofas segunda y tercera, por una parte, y quinta y sexta, por otra. En efecto, en estrofas 2-3, vinculadas por la anáfo­ ra, se enumeran los pueblos que dan culto a la Fortuna, con una prolongación subordinada en estrofa 4; del mismo modo, en estrofas 5-6, también unidas por la anáfora, se da cuenta del triple cortejo que sigue a la diosa, con otra amplia­ ción en estrofa 7, subordinada al contenido de la estrofa ante­ rior. Esa expedición a Britania de que aquí se habla se prepa­ raba en el verano del año 27, momento en que debió de com­ ponerse la oda. Escrita en estrofas alcaicas. [161]

O diva, gratum quae regis Antium, praesens vel imo tollere de gradu mortale corpus vel superbos vertere funeribus triumphos, te pauper ambit sollicita prece ruris colonus, te dominam aequoris quicumque Bithyna lacessit Carpathium pelagus carina. te Dacus asper, te profugi Scythae, urbesque gentesque et Latium ferox regumque matres barbarorum et purpurei metuunt tyranni, iniurioso ne pede proruas stantem columnam, neu populus frequens ad arma cessantis, ad arma concitet imperiumque frangat. te semper anteit serva Necessitas, clavos trabalis et cuneos manu gestans aena, nec severus uncus abest liquidumque plumbum. te Spes et albo rara Fides colit velata panno, nec comitem abnegat, utcumque mutata potentis veste domos inimica linquis. at vulgus infidum et meretrix retro periura cedit, diffugiunt cadis cum faece siccatis amici ferre iugum pariter dolosi. serves iturum Caesarem in ultimos orbis Britannos et iuvenum recens examen Eois timendum partibus Oceanoque rubro.

¡Oh, diosa del grato Ancio que a tu cargo tienes el levantar mortales cuerpos del ínfimo peldaño o luto en los soberbios triunfos poner! A ti invoca solícito el colono indigente del campo; a ti, la reina del mar, todo el que con bitina quilla el carpatio piélago afronta. A ti el arisco Daco y vago Escita, las ciudades y gentes y el altivo Lacio y las madres de los reyes bárbaros témente y aun los purpúreos tiranos, no derribe su columna tu hostil pie y llame el pueblo a los remisos y luchando su reino abata. Ante ti avanza Necesidad, tu sierva, con las cuñas y los clavos trabales, fuertes grapas, plomo líquido en esas sus broncíneas manos. Y tras de ti, con Esperanza,

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la Fidelidad insólita, cubierta de blancos paños, que te sigue incluso si con otras ropas hostil al poderoso dejas; en cambio el vulgo infiel, la meretriz perjura se echan atrás y los amigos vuelan al ver ya en la copa las heces, desleales cuando llevar el yugo todos juntos debieran. Guarda al César que va al confín britano de la tierra y al juvenil enjambre al cual la tierra Eoa y el rojo Océano [163]

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eheu, cicatricum et sceleris pudet fratrumque. quid nos dura refugimus aetas? quid intactum nefasti liquimus? unde manum iuventus metu deorum continuit? quibus pepercit aris? o utinam nova incude diffingas retusum in Massagetas Arabasque ferrum!

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I 36 Númida, a quien se dedica el poema, es un personaje para nosotros desconocido: lo suponemos amigo de Horacio; Porfirión lo llama Pomponio Númida y muchos manuscritos Númida Plocio. Se comienza incitando a la celebración, con incienso y lira, por el regreso de este individuo de las guerras cántabras (Hesperia… ab ultima); se alude luego a las muestras de alborozo entre sus amigos —entre ellos un Lamia, que tal vez hayamos de identificar, según decíamos, con el que apa­ rece en I 26— , a la fiesta, al banquete y al correr del vino; y en medio de rosas, lirios y apio, destaca, como estampa final, Et ture et fidibus iuvat placare et vituli sanguine debito custodes Numidae deos, qui nunc Hesperia sospes ab ultima caris multa sodalibus, nulli plura tamen dividit oscula quam dulci Lamiae, memor actae non alio rege puertiae mutataeque simul togae. Cressa ne careat pulchra dies nota, neu promptae modus amphorae, neu morem in Salium sit requies pedum, neu multi Damalis meri [164]

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temerán. ¡Vergonzosas cicatrices fraticidas! ¿A qué acto Se ha negado esta dura edad? ¿Qué impiedades no cometimos? ¿Detuvo el miedo a los dioses las manos de los jóvenes? ¿Qué altares respetaron? ¡Nuevos yunques agucen nuestra arma embotada contra los Árabes y los Maságetas!

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la figura de Dámalis, amada del recién llegado, que no se aparta de él y que es blanco de todas las ebrias miradas. Pue­ den distinguirse tres partes de casi igual extensión: en los pri­ meros versos el centro es el propio Númida; a partir del v. 7 el foco se traslada a Lamia; y a partir del v. 13 hasta el final, a Dámalis. Es costumbre romana, testimoniada especialmente en la comedia (Plauto, Bacch. 94, 186 ss.; Cure. 561 ss.; Epid. 7 ss.; etc.) la de ofrecer una cena por el regreso de un amigo. Como fecha de composición hay que suponer el 24, en que regresa la expedición de España, precedida por el propio Au­ gusto. Dísticos formados por gliconio y asclepiadeo menor.

Lira, incienso y ritual sangre de un ternero obtengan los dioses que a Númida custodian, quien sano y salvo del fondo de Hesperia volvió y muchos besos da a los caros compañeros, 5 pero a nadie más que a su dulce Lamia, pues se acuerda que de niños tuvieron el mismo maestro y la toga tomaron juntos los dos. No falte en el bello día la señal 10 cresa; que el ánfora nadie mida; al modo salió los pies no descansen; que la bebedora Dámalis [165]

Bassum Threicia vincat amystide, neu desint epulis rosae neu vivax apium neu breve lilium. omnes in Damalin putris deponent oculos, nec Damalis novo divelletur adultero lascivis hederis ambitiosior.

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I 37 Con toda justicia podemos dar a este poema el nombre de epinicio, puesto que está escrito con ocasión de la victoria ro­ mana en Accio sobre la flota de Cleopatra (2 de septiembre del año 31a. C·)· Comienza con un eco de Alceo, fr. 332 L.-P. — poema que celebra la muerte del tirano Mírsilo— procla­ mando la conveniencia de celebrar la ocasión con vino y danzas, y se centra enseguida en la figura de la reina egipcia, de cuya derrota, ilustrada con símiles, y suicidio se va dando cuenta progresivamente. El modelo alcaico ha determinado, Nunc est bibendum, nunc pede libero pulsanda tellus, nunc Saliaribus ornare pulvinar deorum tempus erat dapibus, sodales. antehac nefas depromere Caecubum cellis avitis, dum Capitolio regina dementis ruinas funus et imperio parabat contaminato cum grege turpium morbo virorum, quidlibet impotens sperare fortunaque dulci ebria, sed minuit furorem

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en los tragos trecios no derrote a Baso; ni falte al festín la rosa, los apios vivaces, los lirios efímeros. Todos sus lánguidos ojos fijarán en Dámalis, pero nadie a Dámalis, unida como lasciva yedra a un nuevo amante, podrá apartar de él.

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sin duda, que el motivo elegido sea el de la derrota y muerte de la reina. La colocación de la oda como penúltima de este libro primero está motivada por el propósito de una organi­ zación simétrica, haciendo eco responsivo con la segunda de ese mismo libro, que elogia a Octavio como salvador de Roma, oda escrita seguramente, como decíamos, también con ocasión de la victoria de Accio. Es destacable el encade­ namiento temático de las estrofas, a partir de la segunda, con­ seguido mediante encabalgamientos ininterrumpidos, contra la costumbre horaciana. Fechable a fines del año 31. Estrofas alcaicas. Ahora hay que beber y con pies libres golpear la tierra; ahora el divino estrado, amigos, preparar debiéramos para una fiesta saliar. Hasta hoy era un crimen que el Cécubo saliera de la ancestral bodega mientras una reina la ruina demencial del Capitolio buscó y exequias de nuestro imperio al frente de un rebaño de hombres contaminados por mal torpe, inmoderada en esperanzas y ebria de suerte. Pero aplacóla

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vix una sospes navis ab ignibus, mentemque lymphatam Mareotico redegit in veros timores Caesar ab Italia volantem remis adurgens, accipiter velut mollis columbas aut leporem citus venator in campis nivalis Haemoniae, daret ut catenis

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fatale monstrum, quae generosius perire quaerens nec muliebriter expavit ensem nec latentis classe cita reparavit oras; ausa et iacentem visere regiam vultu sereno, fortis et asperas tractare serpentis, ut atrum corpore combiberet venenum, deliberata morte ferocior, saevis Liburnis scilicet invidens privata deduci superbo non humilis mulier triumpho.

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I 38 Palabras dirigidas al esclavo servidor de un banquete, reco­ mendándole sencillez en su ornato. No es necesario afanarse demasiado por encontrar rosas a destiempo. El simple mirto es suficiente para una guirnalda — dice el poeta. ¿Hay que en­ tender el poema con la misma sencillez que en él se predica, o hay que leerlo como una alegoría referida al hecho literario? La posición clausular, en paralelismo con II 19, III 30 y IV 15, odas-broche de sendos libros, de contenido metaliterario, [168]

la única nave que del fuego apenas se le salvó y su mente que el Mareótico ofuscaba^ a un temor sensato devolvió César al perseguirla a remo en su escapada desde Italia, cual gavilán a pávida paloma o a la liebre en los niveos campos de Hemonia el ágil cazador, para

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encadenar a aquel funesto monstruo. Pero ella prefirió morir con más decoro y no buscó desiertas riberas para su rauda flota ni tuvo femenil miedo a las armas, mas serena afrontó su corte en ruinas y valerosa con el negro veneno de áspera sierpe impregnó su cuerpo en muerte voluntaria y brava porque un cruel Liburno no llevase, privada de su rango, al triunfo soberbio a aquella mujer no humilde.

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apoyaría la segunda hipótesis. Pero no es preciso recurrir a esta lectura subyacente, ni obligado que todos los libros de Horacio terminen con el mismo tema. El apostrofe al esclavo o copero era común ya en Anacreonte, fr. 356 a P.; 396 P., hallándose también en Catulo 27, y en la propia lírica horaciana (III 14, 17 ss.). A veces el epigrama helenístico (cfr. Filodemo, A.P. XI 34), sin dirigirse ya ál esclavo, ponderaba la sencillez en el banquete. De cualquier modo, el contenido en­ tra en el ámbito de la moderación, tantas veces predicada por nuestro autor. Fecha incierta. Estrofas sáficas.

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Persicos odi, puer, apparatus, displicent nexae philyra coronae; mitte sectari, rosa quo locorum sera moretur. simplici myrto nihil allabores sedulus curo; neque te ministrum dedecet myrtus neque me sub arta vite bibentem.

Detesto, mozo, el aparejo pérsico y las guirnarlas que la albura engarza; deja ya de buscar dónde tardías rosas aún queden. Nada añada tu celo al simple mirto no indigno ni de ti como copero ni de mí cuando bebo sombreado por densa parra.

ODAS LIBRO SEGUNDO

II 1 El segundo libro se abre con una pieza dedicada al polifa­ cético escritor y político Asinio Polión, que, habiendo sido amigo de Antonio, se negó a seguir a Octavio en la campaña de Accio, y a partir de entonces se dedicó plenamente a la ac­ tividad literaria. Nacido en el 76 a. C., había sido miembro en su juventud del circulo de los poetae novi y amigo de Catulo; fue cónsul en el año 40; en el 39 triunfó sobre las tribus dálmatas (cfr. vv. 15-16), que habían favorecido la causa de Bruto y Casio; amigo y protector de Virgilio, le fue dedicada por él la égloga VIII, aparece mencionado elogiosamente en la III, y en la IV se pronostica para el año de su consulado el nacirrfiento del misterioso niño que traería consigo la nueva edad de oro. Además de historiador, autor de una obra sobre las Motum ex Metello consule civicum bellique causas et vitia et modos ludumque Fortunae gravisque principum amicitias et arma nondum expiatis uncta cruoribus, periculosae plenum opus aleae, tractas, et incedis per ignis suppositos cineri doloso. paulum severae Musa tragoediae desit theatris; mox ubi publicas res ordinaris, grande munus Cecropio repetes cothurno, insigne maestis praesidium reis et consulenti, Pollio, curiae, cui laurus aeternos honores Delmatico peperit triumpho.

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guerras civiles — de la que aquí se hace cuestión Horacio— , fue también poeta trágico (cfr. vv. 9-12), y orador (cfr. vv. 13-16). Fundó además una biblioteca pública en Roma. Ho­ racio lo encomia en esta oda, pero le advierte al mismo tiem­ po de lo peligroso de su proyecto historiográfico sobre un tema todavía candente (vv. 6-8). No desaprovecha la ocasión nuestro poeta para recordar pesarosamente las trágicas conse­ cuencias de las discordias entre ciudadanos (vv. 29-36). Fi­ nalmente reclama a su musa para que se ocupe de temas más menudos (vv. 37-40). A lo largo de este libro II, Horacio se referirá con frecuencia a personajes como Polión, que no co­ mulgaban de manera plena con la nueva situación política o tenían dudosos antecedentes. Escrita, sin duda, con posterio­ ridad al año 29. Estrofas alcaicas.

Las discordias civiles desde el cónsul Metelo con sus causas, culpas, formas; los juegos de Fortuna, el pésimo confabularse de los magnates; las armas tintas en no expiada sangre describes, obra llena de aleatorios riesgos, pisando la falaz ceniza que ascuas bajo ella oculta. Deje los teatros por un breve tiempo la Musa del severo canto trágico; a tu ardua empresa volverás con el cecropio coturno cuando hayas puesto orden en los hechos cívicos, Polión, el gran baluarte de los tristes reos, la curia y sus debates al que el delmático triunfo laureles

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iam nunc minaci murmure cornuum perstringis auris, iam litui strepunt, iam fulgor armorum fugaces terret equos equitumque vultus. i audire magnos iam videor duces non indecoro pulvere sordidos, et cuncta terrarum subacta praeter atrocem animum Catonis. luno et deorum quisquis amicior Afris inulta cesserat impotens tellure victorum nepotes rettulit inferias Iugurthae. quis non Latino sanguine pinguior campus sepulcris impia proelia testatur auditumque Medis Hesperiae sonitum ruinae? qui gurges aut quae flumina lugubris ignara belli? quod mare Dauniae non decoloravere caedes? quae caret ora cruore nostro? sed ne relictis, Musa procax, iocis Ceae retractes munera neniae, mecum Dionaeo sub antro quaere modos leviore plectro.

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II 2 Dirigida a Salustio Crispo, sobrino-nieto dei famoso histo­ riador Salustio, de quien había heredado los horti Sallustiani; poseyó además una inmensa fortuna. Horacio airea la mode­ ración de este individuo en el uso de las riquezas. Un epigra­ ma de Crinágoras de Mitilene (A.P. XVI 40) elogiaba igual[176]

eternos dio. Ya atruenan nuestro oído clarín y cuerno amenazantes; miedo en los potros huidizos ponen las armas fúlgidas y en sus jinetes.

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Ya escuchar me parece a los insignes jefes, sucios de un polvo que no mancha; ver sometido al mundo entero salvos Catón y su alma intrépida. Juno y los dioses, que impotentes fueron para vengar a sus amigos afros, ante Yugurta han ofrendado al propio nieto del vencedor. ¿En qué campo abonado por la sangre latina y lleno de sepulcros faltan huellas de querellas impías y ecos, que escuchan también los Medos, de la ruina de Hesperia? ¿Qué vorágines, qué ríos no conocen los combates? ¿Qué mar no tiñó la matanza daunia? ¿Hay orillas sin sangre nuestra? Mas no dejes tus juegos, audaz Musa, para volver al treno ceo y busca conmigo en la gruta dionea ritmos más propios de un plectro leve.

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mente su generosidad. Por el buen uso de sus haberes cita además el poeta latino a Proculeyo, amigo de Octavio y her­ mano de la mujer de Mecenas, Terencia, que dividió su patri­ monio en tres partes para repartirlo con sus dos hermanos, arruinados por las guerras civiles. Seguidamente el poema se extiende en consideraciones sobre la auténtica riqueza, la del [177]

espíritu. Las seis estrofas van agrupadas por el sentido de dos en dos. Imitada por Fray Luis en su oda A la avaricia, y por Ni­ colás Fernández de Moratín en Vanidad de las riquezas. La Nullus argento color est avaris abdito terris, inimice lamnae Crispe Sallusti, nisi temperato splendeat usu. vivet extento Proculeius aevo, notus in fratres animi paterni; illum aget penna metuente solvi Fama superstes. latius regnes avidum domando spiritum, quam si Libyam remotis Gadibus iungas et uterque Poenus serviat uni. crescit indulgens sibi dirus hydrops, nec sitim pellit, nisi causa morbi fugerit venis et aquosus albo corpore languor. redditum Cyri solio Phraaten dissidens plebi numero beatorum eximit Virtus, populumque falsis dedocet uti vocibus, regnum et diadema tutum deferens uni propriamque laurum, quisquis ingentis oculo irretorto spectat acervos.

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mención de Fraates repuesto en el trono de los partos nos proporciona un término post quem para esta oda: el 27 a.C. Es­ crita en estrofas sáficas. La plata oculta en la avarienta tierra carece de color, Crispo Salustio, odiador del metal que un uso módico no ha abrillantado. Vivirá para siempre Proculeyo, padre de sus hermanos; llevarále perpetuamente Fama con sus alas indestructibles. Más rey serás si tu avidez reprimes que si unes Libia y la remota Gades como único señor de entrambos Peños. Engorda el pobre hidrópico que ceda ante sus males y libre de su sed no se ve mientras siga el morbo en sus venas y encharcado su cuerpo blanco y lánguido. Virtud no cree dichoso, como la plebe, a Fraates, el repuesto en el solio de Ciro, y a no usar mal las palabras nos enseña y el reino y la diadema segura y el laurel debido otorga a quien ni mirar sepa los tesoros amontonados.

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Con una exhortación a la templanza de espíritu en toda ocasión, justificada por la imperiosa necesidad de la muerte, comienza esta tercera oda del segundo libro, dedicada a Q. Delio. Era éste un personaje inestable y de ideas políticas cambiantes, amigo sucesivamente de Casio, Antonio y Octa­ vio, muy probablemente un oportunista: de modo que el con­ sejo de equilibrio mental que Horacio le ofrece resulta franca­ mente idóneo. Mésala lo calificaba como desultor bellorum civi­ lium (cfr. Séneca, Suas. I 7). Publicó una historia de la campa­ ña infructuosa de Antonio contra los partos (año 36 a. C.), en la que lo había acompañado. Seguramente Horacio lo había conocido cuando también él luchó al lado de los cesaricidas en Filipos. El pensamiento inicial tiene claro precedente en Teognis, quien dictaminaba: «No aflijas demasiado tu espíri­ tu en los momentos malos ni lo alegres repentinamente en los buenos, antes de conocer el fin último» (I 593-594), y «No Aequam memento rebus in arduis servare mentem, non secus in bonis ab insolenti temperatam laetitia, moriture Delii, seu maestus omni tempore vixeris, seu te in remoto gramine per dies festos reclinatum bearis interiore nota Falerni. quo pinus ingens albaque populus umbram hospitalem consociare amant ramis? quid obliquo laborat lympha fugax trepidare rivo? huc vina et unguenta et nimium brevis flores amoenae ferre iube rosae, dum res et aetas et sororum fila trium patiuntur atra. [ϊ8ο]

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aflijas en exceso tu espíritu en los momentos difíciles ni lo alegres excesivamente en los momentos buenos, pues es pro­ pio del hombre justo soportarlo todo» (I 657-658). El proceso de las ideas en el poema es cíclico y avanza desde los consejos preliminares (estrofas 1-2) a una estampa paisajística (estrofa 3), preámbulo para la formulación del carpe diem mediante las tópicas imágenes de vino, perfume y guirnaldas (estrofa 4); se vuelve en la estrofa 5 a los motivos paisajísticos, y a reincidir luego en la certeza de la muerte (con la imagen de la urna y de la barca de Caronte) sin que importen las condiciones de cada individuo (estrofas 6-7). La estrofa cuarta, centro del poema, es ejemplo de construcción simétrica y paralela en sus dos miembros (Hue… rosae; dum… atra), con polisíndeton y ampli­ ficación del término tercero de cada miembro mediante adje­ tivo y genitivo al mismo tiempo (nimium brevis flores amoenae… rosae; sororum fila trium… atra), así como intercalación en lugar penúltimo del sintagma verbal. Estrofas alcaicas.

Acuérdate de conservar ecuánime tu alma en los trances arduos y templada, sin insolentes alegrías, en las venturas, Delio que debes morir, ya triste estés siempre o ya goces en los días de fiesta, recostado sobre la yerba recoleta con un Falerno de vieja marca. ¿A qué otro fin el gran pino y el blanco álamo de asociar gustan sus ramas benignas? ¿Por qué en el sinuoso arroyo activas saltan las linfas?

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cedes coemptis saltibus et domo villaque flavus quam Tiberis lavit; cedes, et exstructis in altum divitiis potietur heres.

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divesne prisco natus ab Inacho nil interest an pauper et infima de gente sub divo moreris, victima nil miserantis Orci. omnes eodem cogimur, omnium versatur urna serius ocius sors exitura et nos in aeternum exsilium impositura cumbae.

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II 4 No hay que sentir vergüenza por amar a una esclava, le dice Horacio a Jantias, enamorado de Filis; héroes como Aquiles, Ayante y Agamenón no se avergonzaron de ello; además, las virtudes de la muchacha hacen pensar que no es de linaje plebeyo; y también su cuerpo es digno de elogio; pero el poeta no quiere con sus alabanzas dar celos a su ami­ go. Tal es el contenido de la oda, que tiene paralelos en Rufi­ no, A.P. V 18 y en Ovidio, Am. II 7, texto dependiente del horaciano. Los ejemplos míticos, todos ellos sacados del ciclo troyano, sirven como nexo entre el consejo primero y la suNe sit ancillae tibi amor pudori, Xanthia Phoceu, prius insolentem serva Briseis niveo colore movit Achillem; movit Aiacem Telamone natum forma captivae dominum Tecmessae; arsit Atrides medio in triumpho virgine rapta,

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negro de las tres Parcas. De los sotos que compraste te irás y de la casa y la villa que el rubio Tiber baña. Te irás: tus herederos

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se harán con la riqueza acumulada. Seas rico o retoño del viejo Inaco o pobre y de ínfima ralea, sólo consigues una demora, víctima de Orco el despiadado. Todos vamos allá: se agita en la urna el lote que pronto o tarde nos embarque con dirección al eterno exilio.

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posición final: Briseida, Tecmesa y Casandra («la virgen rap­ tada») fueron esclavas, pero habían sido hijas de reyes; a lo mejor la Filis del caso presente es también de linaje real. La serie triple de ejemplos, como es frecuente, termina con un desarrollo mayor del tercero. Es incierto quién sea este tal Jantias de Focea. En la última estrofa se nos proporciona un dato precioso para fechar la composición: Horacio nos testi­ monia que acaba de cumplir su octavo lustro, es decir, sus cuarenta años: habiendo nacido el 8 de diciembre del 65 a. C., esto quiere decir que fue escrita a fines del 25 o principios del 24. Estrofas sáficas. No te avergüence, ¡oh, Jantias el foceo!, ese amor por tu sierva: al arrogante Aquiles la blancura de una esclava prendó, Briseide; a Ayante enamoró, el de Telamón, la cautiva Tecmesa y su hermosura; por la virgen raptada ardió el Atrida cuando cayeron

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barbarae postquam cecidere turmae Thessalo victore et ademptus Hector tradidit fessis leviora tolli Pergama Grais. nescias an te generum beati Phyllidis flavae decorent parentes: regium certe genus et penatis maeret iniquos. crede non illam tibi de scelesta plebe delectam, neque sic fidelem, sic lucro aversam potuisse nasci matre pudenda.

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bracchia et vultum teretesque suras integer laudo; fuge suspicari cuius octavum trepidavit aetas claudere lustrum.

II 5 En la oda anterior animaba el poeta a uno de sus amigos a proseguir en su amor; ahora, contrastivamente, aconseja a otro, del que no menciona el nombre (¿o se trata acaso de un monólogo?), abandonar su interés por Lálage, aduciendo que no está todavía madura ni preparada para corresponderle. En las tres primeras estrofas el contenido se expone con el juego de dos metáforas: la de la ternera incapaz de soportar el yugo y la de las uvas verdes. Es en la cuarta cuando se nos desvela el plano real. Y en las dos últimas, tres comparaciones (FóNondum subacta ferre iugum valet cervice, nondum munia comparis aequare nec tauri ruentis in venerem tolerare pondus.

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ante el triunfante Tésalo las bárbaras tropas y, rescatado Héctor, más floja Pérgama fue la que afrontó a los Grayos ya fatigados. Quizá te ilustren como yerno ricos progenitores de una rubia Fílide que por su raza real y sus Penates traidores llora; no la sacaste, no, del pueblo mísero; mujer tan fiel y desinteresada no ha podido nacer de madre que haya de avergonzarte.

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Su cara y brazos, sus torneadas piernas alabo lealmente: a aquel no temas cuya edad a cerrar se ha apresurado el lustro octavo.

loe, Cloris y el mancebo Giges) ponderan el éxito y la hermo­ sura de la joven; también ahora el último miembro, relativo a Giges, es un ejemplo de esa esporádica morosidad descriptiva de Horacio en figuras o imágenes secundarias para el tema central. Un contraste más con la oda precedente se produce en el ámbito del tiempo para el amor: Horacio terminaba su­ giriendo que ya era tarde para él, y ahora pronostica que to­ davía es pronto para ella. Contrastes y variaciones que van te­ jiendo la unidad de los libros y del corpus lírico en su conjunto. Fecha incierta. Estrofas alcaicas.

Aún no sabe llevar el yugo al cuello ni acomodar sus pasos en la yunta ni soporta el peso del toro que cae sobre ella de amor movido.

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circa virentis est animus tuae campos iuvencae, nunc fluviis gravem solantis aestum, nunc in udo ludere cum vitulis salicto praegestientis, tolle cupidinem immitis uvae: iam tibi lividos distinguet Autumnus racemos purpureo varius colore. iam te sequetur; currit enim ferox aetas et illi quos tibi dempserit apponet annos: iam proterva fronte petit Lalage maritum, dilecta quantum non Pholoe fugax, non Chloris albo sic umero nitens ut pura nocturno renidet luna mari, Cnidiusve Gyges,

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quem si puellarum insereres choro, mire sagaces falleret hospites discrimen obscurum solutis crinibus ambiguoque vultu. II 6 A Septimio — tal vez el mismo que Horacio recomienda a Tiberio en Epist. I 9— va dedicado este poema, que canta las excelencias paradisíacas de Tíbur y Tarento. Este amigo suyo, compañero de milicia sin duda, le había prometido acompa­ ñarlo hasta lugares remotos como Gades o Libia, pero Hora­ cio prefiere el sitio ameno de Tíbur, o, en segundo lugar, TaSeptimi, Gadis aditure mecum et Cantabrum indoctum iuga ferre nostra et barbaras Syrtis, ubi Maura semper aestuat unda, [ϊ86]

No piensa en otra cosa tu ternera que en campos verdeantes donde alivian el rigor estivo los ríos y donde gusta con los novillos de jugar en las húmedas salcedas. Deja de la uva agraz ese apetito: pronto los lívidos racimos el vario otoño teñirá en púrpura. Verás cómo te sigue, ya acosada por el tiempo feroz que a ella ponga años y a ti los quite: pronto esposo con frente impúdica buscará Lálage, más requerida que la esquiva Fóloe o Cloris, cuyos blancos hombros brillan como en noches claras la luna sobre los mares, o el cnidio Giges,

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el cual, si a un corro le unes de doncellas, al huésped más sagaz hará difícil la decisión al presentársele con pelo suelto y ambiguo rostro. rento. Termina la oda poniendo de relieve, como al princi­ pio, el vínculo amical que mediaba entre Septimio y Horacio y la noción de mutua compañía (v. 1: mecum; v. 21: mecum), quedando encerrado en el centro la descripción de las dos ciudades, más desarrollada la de la segunda. Para los versos iniciales, cfr. el pasaje paralelo de Catulo 11: Furi et Aureli, comites Catulli, / sive in extremos penetrabit Indos… Estrofas sáficas. Septimio, dispuesto a ir conmigo a Gades y al país de los Cántabros rebeldes y a las bárbaras Sirtes en que la onda maura rebulle,

Tibur Argeo positum colono sit meae sedes utinam senectae, sit modus lasso maris et viarum militiaeque! unde si Parcae prohibent iniquae, dulce pellitis ovibus Galaesi flumen et regnata petam Laconi rura Phalantho. ille terrarum mihi praeter omnis angulus ridet, ubi non Hymetto mella decedunt viridique certat baca Venafro, ver ubi longum tepidasque praebet Iuppiter brumas, et amicus Aulon fertili Baccho minimum Falernis invidet uvis.

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ille te mecum locus et beatae postulant arces; ibi tu calentem debita sparges lacrima favillam vatis amici.

II 7 Oda amical, como la anterior,, dedicada a Pompeyo Varo —del que no tenemos ninguna otra indicación sino la que aquí nos ofrece Horacio— , compañero suyo en la batalla de Filipos (cfr. v. 9). El destino del personaje lo llevó a enrolarse de nuevo en los ejércitos después de la derrota de los cesaricidas; y a ese destino contrapone el suyo propio el poeta, salva­ do de las armas por obra de Mercurio, su dios protector. En las tres últimas estrofas invita a su amigo a gozar de la fiesta y del vino. Se alude a todo el aparato que acompañaba al ban­ quete romano: el perfume — en concreto, el malobatro—-, la [í88]

Tíbur, fundado por colono argeo, sea descanso en mi vejez y meta de mi fatiga del camino, el mar y las campañas. Y, si lo vetan las hostiles Parcas, iré al Galeso, amado por la oveja lanuda o tras los campos de Falanto, el rey lacón. Pero el rincón que me sonríe más es aquel cuya miel a la de Himeto no cede y cuya oliva a la del verde Venafro iguala, aquel al cual da largas primaveras y suave invierno Júpiter y cuyo Aulón, amigo del fecundo Baco, no envidia a la uva

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falerna. Ese lugar, esas felices alturas nos reclaman: riegue en ellas tu pío llanto la ceniza aún tibia del vate amigo.

guirnalda y la costumbre de nombrar a un «rey del festín», que ordenaba en qué medida debía mezclarse el vino. La anécdota base para el poema, celebración por el regreso de un amigo, es la misma que encontrábamos en I 36. Es en esta oda donde Horacio nos habla, con la célebre fórmula relicta non bene parmula, de su abandono del escudo en la derrota de Filipos, motivo que se hallaba ya en Arquíloco, fr. 5 W.; Alceo, fr. 428 L.-P. y Anacreonte, frs. 381 y 437 P.; pero el ca­ rácter tradicional de la expresión no ha de implicar forzosa­ mente falta de correspondencia con la realidad biográfica del poeta. Compuesta en estrofas alcaicas. [189]

O saepe mecum tempus in ultimum deducte Bruto militiae duce, quis te redonavit Quiritem dis patriis Italoque caelo, Pompei, meorum prime sodalium? cum quo morantem saepe diem mero fregi coronatus nitentis malobathro Syrio capillos. tecum Philippos et celerem fugam sensi relicta non bene parmula, cum fracta virtus, et minaces turpe solum tetigere mento. sed me per hostis Mercurius celer denso paventem sustulit aere; te rursus in bellum resorbens unda fretis tulit aestuosis. ergo obligatam redde Iovi dapem longaque fessum militia latus depone sub lauru mea, nec parce cadis tibi destinatis. oblivioso levia Massico ciboria exple; funde capacibus unguenta de conchis, quis udo deproperare apio coronas curatve myrto? quem Venus arbitrum dicet bibendi? non ego sanius bacchabor Edonis: recepto dulce mihi furere est amico.

¡Oh, tú al que tantas veces llevó Bruto conmigo hasta el mayor riesgo en la guerra! ¿Quién te hizo un quirite a los patrios dioses y al ítalo cielo devuelto, Pompeyo, camarada con quien muchos lentos días maté con vino y una guirnalda en el pelo que ungía el malobatro sirio? Filipos contigo conocí y la veloz fuga y el mal dejado escudo cuando roto quedó el valor y la barbilla tocó del bravo la indigna tierra. A mí, asustado, en densa nube el ágil Mercurio me salvó entre el enemigo; a ti la bélica marea volvió a arrastrarte con sus espumas. Ofrece a Jove, pues, el ritual ágape y apoya en mi laurel esas costillas tras tanta contienda y las jarras que a ti destino no me desdeñes. Llena el pulido vaso de este Másico que olvido trae; de las capaces conchas viértete ungüento. ¿Quién con apio húmedo o mirto rápidamente nos trenzará coronas? ¿A quién Venus proclamará rey del festín? Bacante edona seré: dulce insania del que al amigo recuperó.

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Los perjurios de amor, no castigados por los dioses, de Barine, cortesana al parecer muy concurrida, son el tema de esta composición. Sobre lo mismo, cfr. Tibulo, I 4, 21 ss. y Ovi­ dio Amores III 3 y Ars Am., I 633. Una primera parte (4 pri­ meras estrofas) desarrolla el motivo del perjurio, y la segunda (2 últimas estrofas; nexo entre las dos partes: adde quod, v. 17) Vila si iuris tibi peierati poena, Barine, nocuisset umquam, dente si nigro fieres vel uno turpior ungui, crederem, sed tu, simul obligasti perfidum votis caput, enitescis pulchrior multo iuvenumque prodis publica cura. expedit matris cineres opertos fallere et toto taciturna noctis signa cum caelo gelidaque divos morte carentis. ridet hoc, inquam, Venus ipsa, rident simplices Nymphae, ferus et Cupido, semper ardentis acuens sagittas cote cruenta. adde quod pubes tibi crescit omnis, servitus crescit nova, nec priores impiae tectum dominae relinquunt, saepe minati. te suis matres metuunt iuvencis, te senes parci, miseraeque nuper virgines nuptae, tua ne retardet aura maritos. [192]

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expone la múltiple y variopinta clientela de la mujer. A partir de la tercera todas las estrofas aparecen divididas en tres miembros, vinculados los dos primeros por repeticiones ver­ bales (ridet… rident, v. 13; crescit… crescit, vv. 17-18; te… te, vv. 21-22), y con variación en el tercero marcada por esta ausen­ cia de continuidad en la repetición y por un más amplio desa­ rrollo. Estrofas sáficas.

Si te hubieran, Barine, algún castigo traído tus perjurios, dientes negros o uñas feas, ahora te creería; pero al jurar por tu cabeza pérfida brillabas más hermosa que nunca y de los mozos eras público azote; y ningún daño te hizo el burlarte de las cenizas de tu madre muerta, los mudos signos del entero cielo nocturno y aun los dioses nunca expuestos a muerte gélida. Sí, Venus misma ríe y las sencillas Ninfas y el cruel Deseo que sin tregua sus saetas afila en la sangrienta aguzadera. Toda una mocedad para ti crece; nuevos esclavos surgen; los primeros a su ama impía nunca dejan ni ante las amenazas. Por su hijo tú haces que la madre tema; tú al viejo parco asustas y a la pobre recién casada, no cautive tu aura a su marido. [ 193 ]

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Dedicada a Valgio Rufo, a quien se le invita a cambiar el tema lúgubre y plañidero de su poesía — lamentación por la muerte de Mistes, sin duda un esclavo— , y cantar preferible­ mente los triunfos recientes de Augusto. Ejemplos negativos sacados del ámbito natural (estrofas 1 y 2 ) y ejemplos mitoló­ gicos, también negativos (estrofa 4), enmarcan la situación del destinatario (estrofa 3), premisa todo ello para el consejo Non semper imbres nubibus hispidos manant in agros aut mare Caspium vexant inaequales procellae usque, nec Armeniis in oris, amice Valgi, stat glacies iners mensis per omnis aut Aquilonibus querqueta Gargani laborant et foliis viduantur orni. tu semper urges flebilibus modis Mysten ademptum, nec tibi Vespero surgente decedunt amores nec rapidum fugiente solem. at non ter aevo functus amabilem ploravit omnis Antilochum senex annos, nec impubem parentes Troilon aut Phrygiae sorores flevere semper, desine mollium tandem querelarum, et potius nova cantemus Augusti tropaea Caesaris et rigidum Niphaten, Medumque flumen gentibus additum victis minores volvere vertices, intraque praescriptum Gelonos exiguis equitare campis.

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contenido en las dos últimas estrofas: desine… querellarum. C. Valgio Rufo fue muy amigo de Horacio; lo menciona el poeta entre sus buenos lectores en Sai. 110, 82; poeta elegiaco y épi­ co, gramático y traductor de la Retórica de Apolodoro; cónsul en el 12 a. C, Los triunfos recientes que aquí se mencionan de Octavio, ya con el título de Augusto (es decir, con posteriori­ dad al año 27), han de ser seguramente los de su campaña contra los cántabros (26-25 a.C.). La oda debe fecharse, en­ tonces, con posterioridad a esas victorias. Estrofas alcaicas. No siempre manan lluvias de las nubes sobre los campos híspidos ni el Caspio la voluble tormenta azota ni el hielo inmóvil meses enteros queda en su orilla armenia, amigo Valgio, ni ataca el Aquilón perpetuamente los encinares del Gargano dejando viudos de hojas los fresnos. Mas tú no dejas de quejarte en flébiles tonos por Mistes muerto y no mitiga tu amor el Véspero ni a su orto ni cuando al rápido sol va rehuyendo. No consagró el anciano su larguísima vida entera a llorar por el amable Antíloco ni eterno el llanto fue de los padres y hermanas frigias de Troilo. Deja esos lamentos mórbidos y los últimos triunfos del augusto César cantemos y al Nífates gélido y cómo ya el río medo con su nación aherrojado fluye más humilde y por llanos menos vastos los Gelonos cabalgan dentro de lo prescrito por nuevos amos.

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Otra vez y de una forma más rotunda — no en vano ésta se ha convertido en una de las más famosas odas de Horacio— se aconseja el término medio como norma de vida, la aurea mediocritas, que ya en la lírica griega habían aireado poetas como Focílides (fr. 12 G.-P.) y Teognis (I 219-220, 330-331, 335-336), insistiendo este último sin cesar en la consigna del μηδέν α γα ν («nada con exceso») que, según Aristóteles, Rbet. 1389 b, remontaba a Quilón, uno de los siete sabios. El poeta va alternando la expresión icónica con la conceptual simple y directa: metáforas marineras en la primera y última estrofa, aunadas a un lenguaje impresivo — en ellas se contie­ nen propiamente los consejos y la referencia a la segunda per­ sona— , construyen una estructura anular. El destinatario, Licinio, parece identificarse — siguiendo el título de algunos Rectius vives, Licini, ñeque altum semper urgendo ñeque, dum procellas cautus horrescis, nimium premendo litus iniquum. auream quisquis mediocritatem diligit, tutus caret obsoleti sordibus tecti, caret invidenda sobrius aula. saepius ventis agitatur ingens pinus et celsae graviore casu decidunt turres feriuntque summos fulgura montis. sperat infestis, metuit secundis alteram sortem bene praeparatum pectus, informis hiemes reducit Iuppiter, idem

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manuscritos— con Licinio Murena, hijo de L. Licinio Mure­ na, que había sido defendido por Cicerón en el 63 a. C. en un proceso por intrigas; fue adoptado por A. Terencio Varrón y llegó así a ser hermanastro de Terencia, la mujer de Mecenas, y de Proculeyo, el aludido en II 2 como prototipo de genero­ sidad por haber repartido sus bienes con sus hermanos; a raíz de su adopción recibió el nombre de A. Terencio Varrón Murena; como militar venció en el 25 a. C. a la tribu alpina de los salasios; pero acabó trágicamente sus días ya que cons­ piró contra Augusto en el año 22 y fue condenado a muerte por ello. Es evidente que la oda está escrita en momentos apurados para el destinatario (si male nunc, v. 15), tal vez en su crisis económica previa al reparto de bienes de Proculeyo (por tanto sería anterior a II 2, que fechábamos con posterio­ ridad al año 27) y naturalmente, antes de la conspiración. Es­ trofas sáficas. Mejor, Licinio, vivirás si a la alta mar no te arrojas siempre ni, por miedo a las tormentas, mucho a la insegura costa te ciñes. Quien la mediocridad áurea prefiera, abrigado, mas libre está del sórdido techo ruinoso y sobrio a la envidiable sala renuncia. Al pino ingente más el viento azota; con más estruendo cae la torre insigne; el rayo suele herir las altas cumbres de las montañas. El alma bien dispuesta en los desastres espera y teme un cambio de la suerte cuando todo va bien. Júpiter feos inviernos trae

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summovet. non, si male nunc, et olim sic erit: quondam cithara tacentem suscitat Musam neque semper arcum tendit Apollo.

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rebus angustis animosus atque fortis appare; sapienter idem contrahes vento nimium secundo turgida vela. II 11 Olvido de los asuntos públicos, búsqueda de una vida pri­ vada y sin complicaciones,, son los consejos que el venusino ofrece esta vez, insistiendo en su prédica epicúrea, al amigo Quinctio Hirpino, del que, por cierto, no sabemos nada más. Y tras la constancia de la fugaz juventud y de la vejez presuro­ sa, ilustradas con imágenes de la estación y la luna cambiante, le deja entrever la inutilidad de las profundas cavilaciones, y culmina — como los preámbulos, ya tópicos en la lírica horaciana, nos harían adivinar— con la sugerida incitación al disfrute del momento presente, dum licet: paisaje ameno con Quid bellicosus Cantaber et Scythes, Hirpine Quincti, cogitet Hadria divisus obiecto, remittas quaerere, nec trepides in usum poscentis aevi pauca, fugit retro levis iuventas et decor, arida pellente lascivos amores canitie facilemque somnum. non semper idem floribus est honor vernis, neque uno Luna rubens nitet vultu: quid aeternis minorem consiliis animum fatigas?

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y se lleva. Lo malo no es eterno. No siempre el arco tiende Apolo: a veces empuñando su cítara a la tácita Musa despierta.

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Sé valiente en lo adverso y animoso, pero recoger velas sabiamente debes si demasiado favorable soplare el viento. tosas, perfume y vino; porque, como ya sabemos por boca del poeta (cfr., p. ej., I 18, 4), el vino mata las penas; y con el vino vengan el copero y la cortesana que alegren la fiesta. Tapiz horaciano, pues, tejido con los hilos de costumbre. Véase cómo se pasa de la admonición inicial (estrofa 1) a las aseveIliciones (estrofas 2-3), y de ahí a las interrogaciones (final de estrofa 3-4-5-principios de la 6), que formulan el carpe Ítem, para terminar de nuevo con la exhortación, variando así arIistícamente el modo de expresión. Por la alusión a las gue­ rras cántabras en ciernes (Quid bellicosus Cantaber… cogitet) hay

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cur non sub alta vel platano vel hac pinu iacentes sic temere et rosa canos odorati capillos, dum licet, Assyriaque nardo potamus uncti? dissipat Euhius curas edaces, quis puer ocius restinguet ardentis Falerni pocula praetereunte lympha?

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quis devium scortum eliciet domo Lyden? eburna dic age cum lyra maturet in comptum Lacaenae more comas religata nodum.

II 12 Se desarrolla aquí, como ya en I 6 (Scriberis Variofortis et hos­ tium) el tópico de la recusatio. Dirigiéndose a Mecenas, el poeta le anuncia que no debe esperar de él que cante los grandes te­ mas propios de la épica (guerra de Numancia y demás episo­ dios de la lucha contra Cartago, Lápitas y Centauros, Gigantomaquia) o los combates librados por el César, en el ritmo muelle de la lira; este último tema —dice— , mejor lo desa­ rrollará el propio Mecenas en una obra historiográfica; Hora­ cio prefiere asuntos menos solemnes, tales como las virtudes de Licimnia; y la oda termina así, desviando su enfoque a la persona de esta atractiva mujer, según la ya vista técnica horaciana de esporádica morosidad descriptiva con que se clauNolis longa ferae bella Numantiae nec durum Hannibalem nec Siculum mare Poeno purpureum sanguine mollibus aptari citharae modis,

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¿Por qué, mientras podamos, no tendernos sin más bajo este plátano copudo o este pino y beber, ungidos nuestros cabellos canos con nardo asirio o rosas? Evio los cuidados voraces borra. ¿Qué mozo en seguida templará con estas corrientes linfas las copas de ígneo Falerno?

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¿Quién sacará de su alejada casa a la meretriz Lide? ¡Vamos, traiga su lira ebúrnea y el pelo cogido al modo de las Lacenas!

suran varios de sus poemas. Lal misma oposición, que veía­ mos en la oda precedente, de vida pública y vida privada se mantiene ahora, pero llevada al terreno de lo literario y transformada en una oposición entre épica y lírica; y la op­ ción del poeta es también la misma. Es posible que hayamos de ver en esta Licimnia a Terencia, la esposa de Mecenas, lla­ mada así fingidamente, como era práctica común entre los elegiacos con un nombre que es equivalente métrico del suyo propio; aunque puede ser también que no sea sino una corte­ sana, amada del poeta y conocida al mismo tiempo por su amigo. Si en los vv. 11-12 vemos una alusión al triple triunfo de Octavio en el año 29, la oda habría que fecharla con algu­ na posterioridad a ese triunfo. Estrofas asclepiadeas A.

La fiera Numancia con sus largas guerras, Hánibal el duro, los sículos mares teñidos de sangre pena al muelle ritmo de la lira unir no intentes [zoi]

nec saevos Lapithas et nimium mero Hylaeum domitosque Herculea manu Telluris iuvenes, unde periculum fulgens contremuit domus Saturni veteris; tuque pedestribus dices historiis proelia Caesaris, Maecenas, melius ductaque per vias regum colla minacium. me dulces dominae Musa Licymniae cantus, me voluit dicere lucidum fulgentis oculos et bene mutuis fidum pectus amoribus, quam nec ferre pedem dedecuit choris nec certare ioco nec dare bracchia ludentem nitidis virginibus sacro Dianae celebris die.

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num tu quae tenuit dives Achaemenes aut pinguis Phrygiae Mygdonias opes permutare velis crine Licymniae, plenas aut Arabum domos, cum flagrantia detorquet ad oscula cervicem aut facili saevitia negat, quae poscente magis gaudeat eripi, interdum rapere occupet?

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II 13 Denuestos contra el árbol que, en su finca sabina, estuvo a punto de matarlo con su caída, o más bien, contra aquél que lo plantó. La oda tiene así un comienzo maldiciente que re­ cuerda el tono de los epodos. De la maldición propiamente dicha se pasa, en la estrofa cuarta, a consideraciones genera­ les, extraídas del suceso particular, sobre lo imprevisible de la

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ni a los crueles Lápitas ni a Hileo, vencido 5 del vino, o los hijos de Tierra, domados por la mano hercúlea, que el palacio fúlgido de Saturno amedrentaron. Tu historia, Mecenas, en prosa cantara mejor las contiendas de César y cómo recorren las calles los reales cuellos que amenaza eran antaño. Yo quiere la Musa que los dulces cantos celebre de mi ama Licimnia, sus ojos brillantes, su pecho tan fiel a recíprocos amores; la que con gracia movía sus pies en festivas danzas, enlazando alegre con las bien vestidas vírgenes sus brazos en el sacro día de la festejada Diana.

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¿Querrías cambiar el oro de Aquémenes, los bienes migdonios de la pingüe Frigia o las opulentas casas de los Árabes por un pelo de Licimnia cuando a ardientes besos la cabeza tiende o, con esquivez complaciente, niega algo que le gusta más que al que lo pide o es ella tal vez quien besa?

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muerte. A partir de la estrofa sexta se nos ofrece una visión del mundo infernal en el que se hallan Safo y Alceo, ocupan­ do lugar de honor y gozando de gran éxito entre las sombras: su voz — como la de Orfeo— atrae la atención de Cérbero («la centícipe bestia»), de las Euménides, de Prometeo, Tán­ talo y Orion. Esta corriente secuencial de lo real y concreto a lo sentencioso abstracto, o viceversa, sazonada a menudo con lo mitológico, es usual en el proceso de creación poética ho[203J[203J

raciana, así como la habilidad para engarzar motivos bien di­ versos entre sí (como en el caso presente: el encomio de sus modelos griegos favoritos, derivado de las maldiciones al ár­ bol funesto). Para fechar la oda contamos con un dato signifi­ cativo: la alusión que se hace en III 8, 6 a dicho accidente nos lile et nefasto te posuit die quicumque primum, et sacrilega manu produxit, arbos, in nepotum perniciem opprobriumque pagi; illum et parentis crediderim sui fregisse cervicem et penetralia sparsisse nocturno cruore hospitis; ille venena Colcha et quidquid usquam concipitur nefas tractavit, agro qui statuit meo te triste lignum, te caducum in domini caput immerentis. quid quisque vitet numquam homini satis cautum est in horas; navita Bosphorum Poenus perhorrescit neque ultra caeca timet aliunde fata; miles sagittas et celerem fugam Parthi, catenas Parthus et Italum robur; sed improvisa leti vis rapuit rapietque gentis. quam paene furvae regna Proserpinae et iudicantem vidimus Aeacum sedesque discriptas piorum et Aeoliis fidibus querentem

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lleva a fijar la fecha del mismo en las calendas de marzo del año 30; el poema, que nace al calor de la experiencia reciente, debió de escribirse en ese mismo año, poco después del suce­ so. Estrofas alcaicas.

Nefasto fue aquel día en que quien fuere te plantó y te crió con mano impía, ¡oh, árbol!, cual ruina de los suyos y oprobio para la aldea. Créole capaz de desnucar al propio padre, manchar su santuario con la sangre de un huésped nocturno o venenos coicos emplear u osar delitos inconcebibles, pues te puso, triste leño, en mis campos por que la cabeza hirieras de amo que mejor trato merece. Nunca bastante cauto el hombre será ante los peligros; por más que afronte el nauta peno ciegos azares de otra índole, el Bósporo le arredra; a nuestras tropas espanta el Parto que huye asaeteando; al Parto el ítalo vigor y las cadenas; mas Muerte siempre en golpes súbitos se llevó al hombre y ha de llevárselo. ¡Qué cerca vi los reinos de Prosérpina la negra, el juicio de Éaco, las sedes asignadas al justo, a Safo en sus eolias cuerdas quejándose

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Sappho puellis de popularibus, et te sonantem plenius aureo, Alcaee, plectro dura navis, dura fugae mala, dura belli! utrumque sacro digna silentio mirantur umbrae dicere; sed magis pugnas et exactos tyrannos densum umeris bibit aure vulgus. quid mirum, ubi illis carminibus stupens demittit atras belua centiceps auris et intorti capillis Eumenidum recreantur angues? quin et Prometheus et Pelopis parens dulci laborem decipitur sono, nec curat Orion leones aut timidos agitare lyncas.

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II 14 No sabemos quién es este Postumo, cuyo nombre repite Horacio enfáticamente en el primer verso; tal vez un perso­ naje real (¿el mismo a quien Propercio dedica su elegía III 12?), pero muy posiblemente no otro sino un fingido destina­ tario para el que, en conexión con la semántica del poema, se ha elegido ese nombre, sugeridor de postrimerías. A este Pos­ tumo le recuerda el poeta la rapidez de los años, lo inútil de la piedad para frenar el correr del tiempo, lo inevitable y uni­ versal de la muerte, cómo habrá de contemplar las míticas fi­ guras del más allá y abandonar los amores del más acá y cómo de sus bienes se hará cargo el heredero. En cuanto al tema expuesto, hay continuidad y reincidencia en el de la oda ante­ rior; y repetición de ideas — entre otras la igualdad ante la [206]

de las niñas paisanas y a ti, Alceo, cantando a plena voz con áureo plectro los duros males del destierro, la guerra, el piélago! Los himnos de ambos en silencio sagrado admira el denso, apiñado concurso de las sombras bebiéndose por los oídos las expulsiones de los tiranos y las batallas. ¿Qué hay de raro en ello si el dulce son aquieta a las serpientes del cabello de las Euménides y aun la centícipe bestia su negra oreja abate y el suplicio al padre de Pélope se alivia y Prometeo y en paz deja Orion a los leones y de los tímidos linces se olvida?

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muerte de ricos y pobres— que ya estaban en I 4, 13-14 y II 3, 21-24. Pero es ésta, sin duda, la composición horaciana que más bellamente refleja la melancolía del sentirse efímero; y por eso justamente una de las más célebres. La idea inicial fue reproducida por el poeta Francisco de Rioja en el comienzo de su soneto XLVII: «Como se van las aguas deste río / para nunca bolver, assí los años, / ¡sólo dejan infalibles daños / que reparar no puede el voto pío…», que suena también como eco de Jorge Manrique («Nuestras vidas son los ríos…»). Más cercano al original, Medrano recrea el poema en su oda XXXIV, a Hernando de Soria: «¡Ay, Sorino, Sorino, cómo el día / huyendo se desliza!; / y unos atropellando y otros años, / a la muerte corremos a porfía.» Fecha incierta. Estrolas alcaicas. [207]

Eheu fugaces, Postume, Postume, labuntur anni nec pietas moram rugis et instanti senectae adferet indomitaeque morti; non si trecenis quotquot eunt dies, amice, places illacrimabilem Plutona tauris, qui ter amplum Geryonen Tityonque tristi compescit unda, scilicet omnibus, quicumque terrae munere vescimur enaviganda, sive reges sive inopes erimus coloni. frustra cruento Marte carebimus fractisque rauci fluctibus Hadriae, frustra per autumnos nocentem corporibus metuemus Austrum: visendus ater flumine languido Cocytos errans et Danai genus infame damnatusque longi Sisyphus Aeolides laboris: linquenda tellus et domus et placens uxor, neque harum quas colis arborum te praeter invisas cupressos ulla brevem dominum sequetur: absumet heres Caecuba dignior servata centum clavibus et mero tinget pavimentum superbo, pontificum potiore cenis.

Corren fugaces, ¡ay, Postumo, Postumo!, los años y demora a las arrugas ni a la ancianidad inminente la piedad, amigo, trae ni a la muerte indomable aunque ofrezcas cada día trescientos toros al inexorable Plutón, que al triforme Geriones ciñe y a Titio con su agua triste que hemos de atravesar cuantos comemos el fruto de la tierra, seamos reyes o sólo indigentes colonos. En vano al cruento Marte evitar intentaremos o el oleaje inquieto del Hadria ronco; es vano que temamos cada otoño al Austro que tanto daño a los cuerpos hace: veremos el lánguido Cocito de ondas negras, la infame estirpe del antiguo Dánao y al eólida Sísifo, a eterna pena sujeto. Tierra y hogar

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dejar debemos y agradable esposa y ningún árbol de cuantos cultivas te seguirá, señor efímero, salvo el odioso ciprés. El Cécubo que hoy guardas con cien clavos beberá un más digno heredero que los suelos bañe con buen vino, mejor que el de las cenas de los pontífices.

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II 15

Alza su voz el poeta para denunciar el progresivo lujo en la construcción de edificios y jardines, que irá en perjuicio de los cultivos tradicionales y la ganadería y que es una muestra de la degeneración de los tiempos. No así en época de Rómulo y Catón, cuando la sobriedad era todavía una virtud roma­ na. Se inserta, pues, este mensaje en la tantas veces alabada por Horacio moderación y frugalidad de vida frente a los ex­ cesos de la ambición. Simultáneamente, en el ideario augústeo de regreso a las virtudes ancestrales, descubriendo mode­ los en el pasado de Roma. Las cinco estrofas desarrollan esta oposición entre el derroche actual (estrofas 1, 2 y principio Iam pauca aratro iugera regiae moles relinquent, undique latius extenta visentur Lucrino stagna lacu, platanusque caelebs evincet ulmos; tum violaria et myrtus et omnis copia narium spargent olivetis odorem fertilibus domino priori; tum spissa ramis laurea fervidos excludet ictus, non ita Romuli praescriptum et intonsi Catonis auspiciis veterumque norma. privatus illis census erat brevis, commune magnum, nulla decempedis metata privatis opacam porticus excipiebat Arcton, nec fortuitum spernere caespitem leges sinebant, oppida publico sumptu iubentes et deorum templa novo decorare saxo.

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ilc la 3) y la austeridad de antaño (desde v. 10 hasta el final), Inpartiéndose la oda simétricamente entre los dos extremos; los tiempos verbales — futuros de la parte primera, frente a ¡usados de la segunda— materializan dicha oposición. Nues­ tro poeta Francisco de Medrano imitó tal composición en su oda XXIII, dedicada a don Juan de la Sal, y al llegar a los ejemplos de la antigua Roma los españoliza del siguiente modo: «No deel inculto Wamba la severa / disciplina, o deel ( id, en nuestra curia, / con assí grave injuria / de la nación, ‘.ufriera / tan profana luxuria…» Parece también imitación de esta oda un poema de Nicolás Fernández de Moratín titulado Madrid antigua y moderna. Estrofas alcaicas.

Pocas yugadas ya al arado dejan las regias moles; por doquier veránse estanques mayores que el lago Lucrino y célibe vencerá el plátano al olmo; los arriates de violas, mirtos y todo el lujo del olfato con su aroma los olivares que eran sustento del viejo dueño llenarán y el laurel los rayos férvidos rechazará. Mas no fue ésta la norma de los priscos tiempos de Rómulo o del hirsuto Catón: exiguo era el caudal privado, el común rico. Ningún particular pórtico a la Osa opaca orientado la pértiga de diez pies nunca midió; y la ley despreciar no dejaba el espontáneo bálago y limitaba al sector público el hacer nuevo uso de piedra en construcción sacra y privada.

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El ocio a que se refiere aquí Horacio es aquella misma ησυχία o σχολή que Epicuro predicaba como ideal de vida (fr. 426 U.), el estado de calma, libre de afanes, que en medio de sus inquietudes busca todo hombre aun sin percatarse. El hilo de la reflexión prosigue por conocidos tópicos epicúreos, de los que Horacio fue pregonero incansable: riquezas y car­ gos públicos son fuente de miedo y ambiciones, obstáculos para ser feliz: vivitur parvo bene (v. 13); los viajes no ayudan nada; hay que contentarse con el aquí y con el presente, y conformarse con una felicidad que siempre será incompleta. Recae de nuevo la exposición en el ámbito del destinatario, Grosfo, al que nombraba en v. 7; y a las riquezas de este lati­ fundista opone el poeta sus parva rura, su inspiración poética y su desprecio del vulgo. Pompeyo Grosfo fue administrador Otium divos rogat in patenti prensus Aegaeo, simul atra nubes condidit lunam neque certa fulgent sidera nautis; otium bello furiosa Thrace, otium Medi pharetra decori, Grosphe, non gemmis neque purpura ve­ nale neque auro. non enim gazae neque consularis summovet lictor miseros tumultus mentis et curas laqueata circum tecta volantis. vivitur parvo bene, cui paternum splendet in mensa tenui salinum nec levis somnos timor aut cupido sordidus aufert.

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en Sicilia de las tierras de Agripa; en la epístola 112 Horacio s e lo recomienda a Iccio como hombre bueno, amante de la verdad y la justicia. En el poema hay una evidente evocación de Catulo 51, el famoso poema lile mi par…, escrito también m estrofas sáficas, que traducía a Safo, pero que en la cláusu­ la, apartándose del modelo griego, hablaba de lo nefasto que ι-l ocio había sido para él; este último contenido se formulaba con anáfora triple de otium, como en la presente oda de Hora­ c i o , y ahí reside la marca de la reminiscencia; pero Horacio polemiza con su modelo y da un valor positivo al concepto, i raducción aquí, como decíamos, de una noción epicúrea. In­ teresante para la datación del poema es la mención de la gue­ rra tracia (v. 5), que nos situaría en un tiempo anterior al i riunfo en el año 27 celebrado por M. Licinio Craso sobre los i racios. Escrito en estrofas sáficas.

Ocio a los dioses pide el sorprendido en pleno Egeo cuando nubarrones la luna ocultan y seguros astros ya no ve el nauta; ocio la Trae aun en su furia bélica; ocio que ni las gemas ni la púrpura ni el oro compran, Grosfo, pide el Medo de hermosa aljaba. Pues no hay tesoro ni lictor que al cónsul ahorre en su alma agitada las mil cuitas que tristes bajo el techo artesonado revolotean. Se vive bien con poco si el paterno salero brilla en la modesta mesa sin que el miedo o la baja ambición quiten el sueño plácido.

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quid brevi fortes iaculamur aevo multa? quid terras alio calentis sole mutamus? Patriae quis exsul se quoque fugit? scandit aeratas vitiosa navis Cura nec turmas equitum relinquit, ocior cervis et agente nimbos ocior Euro. laetus in praesens animus quod ultra est oderit curare et amara lento temperet risu; nihil est ab omni parte beatum. anstulit clarum cita mors Achillem, longa Tithonum minuit senectus, et mihi forsan, tibi quod negarit, porriget hora. Te greges centum Siculaeque circum mugiunt vaccae, tibi tollit hinnitum apta quadrigis equa, te bis Afro murice tinctae vestiunt lanae; mihi parva rura et spiritum Graiae tenuem Camenae Parca non mendax dedit et malignum spernere vulgus.

¿A qué tirar tan alto si es tan breve la vida? ¿A qué buscar tierras que un nuevo sol caliente? ¿Qué exilio de sí mismo huir permite?

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En las broncíneas naves el penoso Cuidado embarca y al escuadrón sigue, veloz cual ciervo y Euro que las nubes del cielo arrastra. Contenta el alma con lo actual deteste el temor del futuro y la amargura temple tenaz sonrisa: no hay fortuna completa en todo. Llevóse precoz muerte al alto Aquiles; consumió senectud larga a Titono; a mí quizá me ofrecerán las horas lo que te niegan. En torno a ti cien greyes balan; mugen tus sículas vacadas y relincha la yegua destinada a la cuadriga; te viste la afra púrpura; a mí la veraz Parca otorga un parvo predio, el delicado aliento de la Camena graya y el desprecio del ruin vulgo.

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La salud quebrantada de Mecenas le obligaba a quejarse continuamente y a no perder nunca de vista la realidad de la muerte. Horacio hace confesión de su amistad hacia él, tan estrecha que no soportará su ausencia; y deja sueltas en el aire unas palabras que serían proféticas: «me iré, me iré tan pron­ to me precedas, / compañeros los dos al último / viaje dis­ puestos» (vv. 10-12). Porque efectivamente, como se sabe, a los pocos meses de morir Mecenas, en el año 8, moriría tam­ bién Horacio. Tal paridad en sus vidas la justifica el poeta con Cur me querelis exanimas tuis? nec dis amicum est nec mihi te prius obire, Maecenas, mearum grande decus columenque rerum. a! te meae si partem animae rapit maturior vis, quid moror altera, nec carus aeque nec superstes integer? ille dies utramque ducet ruinam, non ego perfidum dixi sacramentum: ibimus, ibimus, utcumque praecedes, supremum carpere iter comites parati. me nec Chimaerae spiritus igneae nec, si resurgat, centimanus Gyas divellet umquam: sic potenti Iustitiae placitumque Parcis. seu Libra seu me Scorpios aspicit formidulosus, pars violentior natalis horae, seu tyrannus Hesperiae Capricornus undae,

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razones astrológicas: el horóscopo de ambos amigos ofrece grandes similitudes y correspondencias; y ya los dos, en dis­ tintas ocasiones, escaparon al peligro de la muerte por volun­ tad de los dioses; de modo que sería oportuno ofrecer un sa­ crificio. Las cuatro primeras estrofas contienen las confiden­ cias a Mecenas propiamente dichas; las cuatro últimas, el pa­ ralelismo de sus signos astrales y de su biografía. Cronológi­ camente sólo puede apuntarse una precisión,que ha de ser posterior a II 13, escrita en el año 30, por referirse, con más distante perspectiva, al accidente del árbol caído. Estrofas alcaicas. ¿Por qué me matas con tus quejas? Grato ni a los dioses ni a mí será que partas tú antes, Mecenas, gran adorno, soporte insigne de mi fortuna. ¡Ah! Si arrastra una fuerza prematura a la mitad de mi alma, ¿qué hace el resto aquí, menos valioso y trunco? Tal día de ambos será la ruina. No, no es éste engañoso juramento: me iré, me iré tan pronto me precedas, compañeros los dos al último viaje dispuestos. Ni aunque se alzaran contra mí el ígneo aliento de Quimera ni el centimano Giante han de arrancarme a ti: así lo quieren las Parcas, asi Justicia la poderosa. Me mire Libra o bien el formidable Escorpión como signo dominante de mi hora natal o el tirano de la onda hesperia que es Capricorno,

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utrumque nostrum incredibili modo consentit astrum: te Iovis impio tutela Saturno refulgens eripuit volucrisque Fati tardavit alas, cum populus frequens laetum theatris ter crepuit sonum: me truncus illapsus cerebro sustulerat, nisi Faunus ictum dextra levasset, Mercurialium custos virorum, reddere victimas aedemque votivam memento: nos humilem feriemus agnam.

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II 18 Una vez más el de Venusia poetiza sobre la mediocritas. No necesita riquezas, le basta con su inspiración y con su fortuna moderada; también al rico le espera la muerte, que iguala to­ das las fortunas. El comienzo es imitación de un pasaje de Baquílides (fr. 21 M.). La oda está dirigida a un tú indetermina­ do, y precisamente se estructura como oposición de las cir­ cunstancias subjetivas del poeta (vv. 1-14) frente a las de ese personaje indeterminado (vv. 17-32, con una transición en Non ebur neque aureum mea renidet in domo lacunar, non trabes Hymettiae premunt columnas ultima recisas Africa, neque Attali ignotus heres regiam occupavi, nec Laconicas mihi trahunt honestae purpuras clientae: at fides et ingeni benigna vena est, pauperemque dives

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nuestros astros conciértanse de modo increíble: a ti Jove el refulgente te tuteló contra Saturno el cruel y tardas hizo las alas de Hado cuando el teatro llenó el pueblo tres veces con su aplauso crepitante; mi cabeza era ya abatida por aquel árbol, mas Fauno el golpe detuvo con su diestra, el que custodia a la grey mercurial. Piensa en las víctimas que lleves al templo votivo: yo inmolaré una cordera humilde.

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vv. 15-16), culminando el enfrentamiento con la tantas veces aireada igualdad ante la muerte (vv. 33-40): esta triple divi­ sión tiene trazas del esquema triple (estrofa, antístrofa y epo­ do) de la lírica coral. El metro utilizado, dístico formado por un cuaternario trocaico cataléctico y un senario yámbico cataléctico, que recuerda la métrica de los Epodos, sugiere que fuera esta una composición bastante temprana, posterior en todo caso al año 30, por la alusión que se hace (v. 14) a la fin­ ca sabina que le fue regalada por Mecenas ese año.

Ni el marfil resplandece ni áureos artesones en mi casa; columnas africanas arquitrabes himetios no sostienen ni Atalo de sus salas me ha hecho heredero por que en ellas viva ni en púrpura lacónica tejen nobles dientas para mí. Pero tengo lealtad y un ingenio fecundo y, siendo pobre, [219]

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me petit, nihil supra deos lacesso nec potentem amicum largiora flagito, satis beatus unicis Sabinis. truditur dies die, novaeque pergunt interire lunae: tu secanda marmora locas sub ipsum funus et sepulcri immemor struis domos marisque Bais obstrepentis urges summovere litora, parum locuples continente ripa. quid quod usque proximos revellis agri terminos et ultra limites clientium salis avarus? pellitur paternos in sinu ferens deos et uxor et vir sordidosque natos. nulla certior tamen rapacis Orci fine destinata aula divitem manet erum, quid ultra tendis? aequa tellus pauperi recluditur regumque pueris, nec satelles Orci callidum Promethea revexit auro captus, hic superbum Tantalum atque Tantali genus coercet, hic levare functum pauperem laboribus vocatus atque non vocatus audit.

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II 19 Himno a Baco, precedido de dos estrofas iniciales en las que el poeta manifiesta su experiencia del dios. Se cuentan en él con elogio los atributos y hazañas del mismo: su rela­ ción con las Bacantes y los poderes atribuidos a éstas, la coro­ na de Ariadna («entre los astros la honra / de tu esposa fe[220]

me llama el rico y nada pido a los dioses ni a mi poderoso amigo, que bastante dicha me otorga mi sabino predio. El día sigue al día y sin cesar perecen lunas nuevas; tú, aun cerca de la tumba, mandas tallar mil mármoles y olvidas la sepultura haciéndote casas y echando atrás el mar que atruena a Bayas, pues parécete poca riqueza la que en tierra gozas. ¿Pero qué, si hasta arrancas los mojones y avaro saltas sobre fincas de tus clientes y a hombre y mujer obligas y a los sórdidos hijos a irse llevando en el regazo los paternos dioses? Mas nada hay tan seguro como el palacio que al pudiente dueño aguarda en la frontera del rapaz Orco. ¿A qué, pues, más? La misma tierra cubre a los míseros y a los hijos de reyes y el satélite de Orco ni a cambio de oro soltó al astuto Prometeo. Preso Orco al soberbio Tántalo retiene y a su prole, pero al pobre le alivia en sus trabajos haya sido por él llamado o no.

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liz»), la ruina de Penteo y Licurgo, su participación en la Gigantomaquia, su bajada al infierno. Marca formal propia de los himnos es la anáfora de tu (vv. 16, 17, 20; cfr. I 10, a Mer­ curio, vv. 5, 9, 17; I 35, a la Fortuna, vv. 5, 6, 9, 17, 21). No hay indicios seguros para fechar la oda. Escrita en estrofas alcaicas. [221]

Bacchum in remotis carmina rupibus vidi docentem — credite posteri—Nymphasque discentis et auris capripedum Satyrorum acutas. Euhoe, recenti mens trepidat metu plenoque Bacchi pectore turbidum laetatur: Euhoe, parce Liber, parce gravi metuende thyrso! fas pervicaces est mihi Thyiadas vinique fontem lactis et uberes cantare rivos atque truncis lapsa cavis iterare mella; fas et beatae coniugis additum stellis honorem tectaque Penthei disiecta non leni ruina Thracis et exitium Lycurgi. tu flectis amnis, tu mare barbarum, tu separatis uvidus in iugis nodo coerces viperino Bistonidum sine fraude crinis; tu, cum parentis regna per arduum cohors Gigantum scanderet impia, Rhoetum retorsisti leonis unguibus horribilique mala; quamquam choreis aptior et iocis ludoque dictus non sat idoneus pugnae ferebaris, sed idem pacis eras mediusque belli. te vidit insons Cerberus aureo cornu decorum leniter atterens caudam et recedentis trilingui ore pedes tetigitque crura.

Yo he visto a Baco — creedme, venideros— en solitaria roca enseñando himnos a las Ninfas y las orejas que ante él aguzan caprinos Sátiros. ¡Evohé! Mi alma aún tiembla de un reciente pavor llena de Baco y de gozosa turbación. ¡Evohé! ¡Líber, perdóname, dios del temible tirso! Me es lícito a las Tiades cantar infatigables y la fuente de vino y los arroyos pingües de leche y miel fluyente desde los cóncavos troncos; me es lícito conmemorar entre los astros la honra de tu esposa feliz, la dura ruina de los palacios de Penteo y el fin del trace Licurgo. Tú sabes parar los ríos y el mar bárbaro; tú, inmune en tu embriaguez, hacer un nudo de víboras en la montaña con las melenas de las Bistónides; tú, cuando el arduo reino de tu padre la impía cohorte escaló de los Gigantes, rechazaste a Reto con uñas de león y horrible quijada; y, aunque te juzgaban más apto para el juego, la broma y danza que para las pugnas, eras siempre el mismo, en la paz o en las contiendas. Pues ningún daño Cérbero te hizo, mas, al ver tus bellos cuernos áureos, el rabo dulcemente contra ti frotó y pies y piernas te lamió al irte su triple lengua.

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En esta oda clausular del libro II Horacio asegura su in­ mortalidad por la fama, al tiempo que prevé, visionariamen­ te, su metamorfosis en un ser híbrido (biformis, v. 2) de hom­ bre y ave (no necesariamente un cisne como suele decirse). Gracias a su vuelo — le dice a Mecenas— escaparía de la tie­ rra y del agua estigia (estrofas 1-2); siente ya cómo su cuerpo se va transformando y le brotan plumas (estrofa 3); más co­ nocido que Icaro, su prestigio llegará a todos los pueblos, in­ cluso los más apartados (estrofas 4-5); por tanto, insiste a su amigo en que abandone la idea de sus honras fúnebres (estro­ fa 6). El mismo mensaje, concisamente expresado en la bre­ vedad de un dístico, constaba ya en el epitafio de Ennio: Nemo me dacrumis decoret neque funera fletu / faxit. Curi volito vivus per ora virum (Epigr. I Vahlen), que, a buen seguro, ha actuado Non usitata nec tenui ferar penna biformis per liquidum aethera vates, neque in terris morabor longius, invidiaque maior urbis relinquam, non ego pauperum sanguis parentum, non ego quem vocas, dilecte Maecenas, obibo nec Stygia cohibebor unda. iam iam residunt cruribus asperae pelles, et album mutor in alitem superne, nascunturque leves per digitos umerosque plumae. iam Daedaleo ocior Icaro visam gementis litora Bosphori Syrtisque Gaetulas canorus ales Hyperboreosque campos.

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como modelo para nuestro poeta. Fundamento también para esta pronosticada metamorfosis son las asiduas metáforas del ave con que se hace referencia a los poetas: a Vario lo llamaba Horacio (I 6, 2) Maeonii carminis ales, y al propio Píndaro lo presentará (IV 2, 25) como Dircaeus cycnus. Sobre la imagen del cisne referida a los poetas, cfr. Leónidas de Tarento A.P. VII 19, 2; Antipatro Sidonio VII 30,1; Eugenes A PI. 308, 2; Cristodoro A.P. II 382 y II 414; referida a un filósofo, cfr. Posidipo yL/ V 134, 3. No deja de ser curioso que, tras la in­ sistencia del presente libro y en general de toda su lírica en la inevitable realidad de la muerte, el poeta sueñe con su escapa­ toria, con su pervivencia gracias a la celebridad de su poesía. En la oda clausular del libro III —que lo es también del corpus formado por los tres libros primeros— hará una profecía se­ mejante. Estrofas alcaicas.

Me hará cruzar el líquido éter, vate y pájaro a la vez, mi ala potente e insólita. Mucho en la tierra ya no he de estar: nuestras ciudades dejaré superior a toda envidia. Pero, amado Mecenas que convidas al vástago de pobres padres, no moriré ni la onda estigia me retendrá: se encoge ya la piel rugosa de mis piernas: en mis miembros superiores soy blanco cisne con leves plumas por dedos y hombros. Ya pronto, ave canora, más veloz que Icaro el dedaleo, al ronco Bósporo llegaré, hiperbóreos llanos y Sirtes gétulas. Me verá el Coico

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me Colchus et qui dissimulat metum Marsae cohortis Dacus et ultimi noscent Geloni, me peritus discet Hiber Rhodanique potor. absint inani funere neniae luctusque turpes et querimoniae; compesce clamorem ac sepulcri mitte supervacuos honores.

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y el Daco, que su miedo a las cohortes marsas oculta, y el Gelono extremo; y mis versos el Híber mismo se sabrá y quien beba en el Ródano. No haya, pues, feos llantos ni lamentos en tan inmotivado funeral: acalla el clamor y el superfluo honor omite de mi sepulcro.

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ODAS LIBRO TERCERO

Ill 1 El libro tercero se abre con el conjunto de las seis odas lla­ madas «Romanas», que forman unidad por su contenido y por su forma métrica, de modo que se han entendido incluso como un solo poema (así, ya desde la Antigüedad, el escolias­ ta Porfirión). Todas ellas, aunque con lógicas variaciones, versan sobre temas de ética ciudadana y obedecen a los dicta­ dos del príncipe en su programa de restauración de los mores maiorum, a la par que coinciden con las orientaciones éticas de estoicismo y epicureismo. Esta primera del conjunto es una prédica contra la sed de riqueza imperante en Roma, contra el afán de lujo y de la adquisición incontrolada de tierras; el poeta pone de relieve las angustias y cuidados que trae consi­ go la opulencia, y termina en una referencia personal mani­ festando satisfacción con su parvo predio sabino, porque la Odi profanum vulgus et arceo; favete linguis; carmina non prius audita Musarum sacerdos virginibus puerisque canto. regum timendorum in proprios greges, reges in ipsos imperium est Iovis, clari Giganteo triumpho, cuncta supercilio moventis. est ut viro vir latius ordinet arbusta sulcis, hic generosior descendat in Campum petitor, moribus hic meliorque fama contendat, illi turba clientium sit maior, aequa lege Necessitas sortitur insignis et imos; omne capax movet urna nomen.

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felicidad no está sujeta a la posesión. Eso mismo aproximada­ mente ya lo decía en odas como II 2, II 15, II 18, pero aquí el tono más general, sin un concreto destinatario, y más pródi­ go en sentencias que en aquellas otras composiciones redun­ da en una mayor solemnidad y grandeza, acordes con los pro­ pósitos de un poeta que pretende ser pregonero de consignas oficiales. Esa solemnidad se manifiesta desde la primera es­ trofa con tintes religiosos, cuando el poeta se autodeclara «sa­ cerdote de las Musas», impone silencio a su auditorio y califi­ ca a su mensaje como «himnos nunca oídos». La estructura es, tras la obertura de la primera estrofa, una priamel: lista de los diferentes modos de vida en clímax descendente, de los reyes a los sobrios labriegos, pasando por ricos latifundistas, abun­ dando a lo largo de las últimas estrofas en las inconveniencias de los tipos de vida no recomendados. Estrofas alcaicas, for­ ma métrica que se mantendrá en todas las odas romanas. ¡Fuera el profano vulgo que me estorba! Tened las lenguas; himnos nunca oídos canto cual vate de las Musas para las vírgenes y los mancebos. Jove, al que gloria dio la gigantea victoria, con sus cejas poderosas rige incluso a aquellos monarcas que a sus rebaños aterrorizan. Hay quien más lejos lleva que el vecino los arbustos del huerto; otro más noble como candidato va al Campo; aquel en fama vence y costumbres y a un cuarto ingente turba de clientes sigue. Necesidad en su sorteo a altos y bajos igual trata; en la urna caben todos los nombres.

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destrictus ensis cui super impia cervice pendet, non Siculae dapes dulcem elaborabunt saporem, non avium citharaeque cantus somnum reducent: somnus agrestium lenis virorum non humilis domos fastidit umbrosamque ripam, non Zephyris agitata Tempe. desiderantem quod satis est neque tumultuosum sollicitat mare nec saevus Arcturi cadentis impetus aut orientis Haedi, non verberatae grandine vineae fundusque mendax, arbore nunc aquas culpante, nunc torrentia agros sidera, nunc hiemes iniquas. contracta pisces aequora sentiunt iactis in altum molibus; huc frequens caementa demittit redemptor cum famulis dominusque terrae fastidiosus: sed Timor et Minae scandunt eodem quo dominus, neque decedit aerata triremi et post equitem sedet atra Cura. quodsi dolentem nec Phrygius lapis nec purpurarum sidere clarior delenit usus nec Falerna vitis Achaemeniumque costum, cur invidendis postibus et novo sublime ritu moliar atrium? cur valle permutem Sabina divitias operosiores?

Para el que ve sobre su cuello impío una espada pendiente los sabrosos festines sículos ya dulces no son y al sueño no hay ave o cítara

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que le pueda inducir, el suave sueño que no huye de la humilde casa agreste, la umbrosa ribera ni el Tempe que orea el zéfiro. Quien sólo aspire a poseer lo suficiente nada se inquietará ante el mar tumultuoso ni el rigor de Arturo en su ocaso ni el nacimiento de los Cabritos ni la viña azotada del granizo ni la finca falaz cuyo árbol culpa a las lluvias o a las estrellas que el campo queman o al cruel invierno. Los peces hallan constreñido el mar por moles que echa al agua el constructor rodeado de obreros a instancias de un dueño al cual ya sus terrenos no bastan; pero Miedo y Amenaza al amo siguen siempre y el siniestro Cuidado del bajel broncíneo nunca se apea ni del caballo.

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Mas, si mis males ni la piedra frigia alivia ni las púrpuras que brillan más que el sol ni la vid falerna ni el aquemenio costo, ¿por qué debo alzar más las jambas envidiadas de mi portal cediendo al nuevo estilo o cambiar mi valle sabino por las riquezas que el alma inquieten?

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Enlazando con el fin del poema anterior comienza esta se­ gunda oda. Terminaba Horacio aludiendo a la sinrazón de unas riquezas, preñadas de fatigas, y comienza ahora con elo­ gios de la pobreza como virtud recomendable para las nuevas generaciones de romanos, aunada a la austeridad de la mili­ cia. El poeta, como ya declaraba en los versos iniciales de la oda anterior (v. 4 «para las vírgenes y los mancebos»), deja entrever sus propósitos pedagógicos hacia la juventud. Con­ tra la molicie y relajación de costumbres que progresivamen­ te triunfaban, será el campamento una buena escuela. Pero esa belicosidad había de tener como objeto no las luchas civi­ les, sino la guerra exterior, preferentemente contra pueblos del este como los partos. Hace gala así Horacio de un antio­ rientalismo muy de su tiempo, vigorizado por el recuerdo re­ ciente de las pretensiones orientalizantes de Antonio. Y nos conduce al hipotético campo de batalla, dejándonos oír las presuntas palabras medrosas de la novia del enemigo, para sumergirse luego en una sentenciosidad que prolonga hasta el final de la pieza. Entre las varias máximas, una que goza de extraordinaria celebridad: Dulce et decorum est pro patria mori (v. 13), adaptación compendiada de un pensamiento que se ha­ llaba en Calino (fr. 1, 6-8 G.-P.): «Pues es honroso y bello Angustam amice pauperiem pati robustus acri militia puer condiscat et Parthos feroces vexet eques metuendus hasta vitamque sub divo et trepidis agat in rebus, illum ex moenibus hosticis matrona bellantis tyranni prospiciens et adulta virgo suspiret, eheu, ne rudis agminum sponsus lacessat regius asperum tactu leonem, quem cruenta per medias rapit ira caedis. [234]

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para un hombre combatir con los enemigos defendiendo su tierra, sus hijos y su legítima esposa», y en Tirteo (fr. 6, 1-2 G.-P.): «Pues hermoso es que un hombre valiente muera ca­ yendo en la vanguardia mientras lucha por su patria.» Los versos que siguen, a su vez, están modelados sobre Simónides (fr. 524 P.), de cuya poesía volvemos a sentir los ecos en vv. 25-28 a propósito del silencio debido a los misterios sagrados, conectados con fr. 582 P. Sentenciosidad moral derivada, pues, en este caso, de la antigua poesía griega. El tema de la educación militar abre paso al elogio del valor guerrero, que afortunadamente se confunde aquí con el más amplio y gene­ ral concepto estoico de la «virtud». Ese elogio, enfatizado por la anáfora del término virtus en vv. 17 y 21, culmina, a su vez, con la vuelta a los mismos temas con que comenzaba la oda III 1, el apartamiento del vulgo (v. 23) y el silencio sagrado (v. 25 ss.), construyendo así una composición anular que uni­ fica en un todo estructural a las dos primeras odas romanas. Se discute sobre si en la alusión final al silencio sacro había referencia implícita a la indiscreción de Cornelio Galo, indis­ creción que, por las mismas fechas (26 a. C.), fue causa de su muerte, según testimonia Ovidio en Trist. II 446 (linguam… non tenuisse). Y acaba su cadena de sentencias con la que asegu­ ra la victoria del castigo y la pena sobre el criminal. A sobrellevar bien la ardua pobreza aprenda el mozo al que un duro servicio curtió y, temible con su lanza, a los feroces Partos acose y su arriesgada vida a la intemperie pase. Veránle desde el muro adverso la esposa del rey enemigo y su hija núbil y suspirando temerán que el real novio, inexperto en el arte marcial, afrontar ose al áspero león que airado se lanza en plena carnicería. [ 235]

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dulce et decorum est pro patria mori; mors et fugacem persequitur virum, nec parcit imbellis iuventae poplitibus timidove tergo. Virtus repulsae nescia sordidae intaminatis fulget honoribus, nec sumit aut ponit securis arbitrio popularis aurae.

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Virtus, recludens immeritis mori caelum, negata temptat iter via, coetusque vulgaris et udam spernit humum fugiente penna. est et fideli tuta silentio merces; vetabo, qui Cereris sacrum vulgarit arcanae, sub isdem sit trabibus fragilemque mecum solvat phaselon: saepe Diespiter neglectus incesto addidit integrum. raro antecedentem scelestum deseruit pede Poena claudo.

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III 3 De nuevo al comienzo de la oda revela un vínculo temáti­ co con el fin de la anterior, por contraste: en los últimos ver­ sos de aquélla se hablaba de «ruin» (scelestum, v. 31), mientras que en los primeros versos de la presente se habla del «justo» ( iustum, v. 1). El varón justo y constante atravesará inmutable todos los obstáculos y adversidades. Esta virtud de la constantía, alabada más tarde por Séneca en su tratado De constantia sa­ pientis, ha de ser, según la doctrina estoica, uno de los atribu­ tos distintivos del sabio. Ejemplos de ella los encuentra Hora­ cio — desde una perspectiva estoica en la exégesis moral de [ 236]

Dulce es morir y bello por la patria; también corre la muerte tras quien huye y no respeta las cobardes piernas o espaldas del mal soldado. Virtud no sabe de fracasos sórdidos, brilla con honras no contaminadas y ni toma ni deja el hacha según el aura popular dicte.

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Virtud abre el cielo a quien morir no deba y tantea la senda intransitable con ala que a la vulgar plebe y el pantanoso suelo desdeñe. Seguro premio obtiene el fiel silencio. Me niego a que mi techo o mi barquilla frágil comparta quien divulgue el culto arcano de Ceres: suele Diéspiter ofendido al inocente unir con el inicuo. Pero es raro que al ruin, por delante que vaya, Sanción no alcance con su pie cojo.

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los mitos— en Pólux, Hércules, Baco y Quirino; no en vano también, en esa serie de ejemplos míticos, coloca Horacio en el lugar central de la lista al propio Augusto (nombrado aquí como tal, lo cual supone que la oda es posterior al año 27 en que se le dio oficialmente dicho titulo), como ejemplo de cos­ tumbres para los romanos; y no en vano el poeta coloca al fi­ nal de su lista al héroe patrio Quirino, sobrenombre de Rómulo, para arrancar, a propósito de su apoteosis mítica, un discurso a la diosa Juno que se prolongará hasta el final de la oda, y cuyo contenido es vario: denuestos contra Paris y He­ lena («la Lacena adúltera») — con implícita reprensión para el adulterio, que posteriores leyes de Augusto condenarían

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con dureza— , testimonio de que abandona su odio contra la estirpe troyana afincada en Roma, permiso concedido para que Rómulo («hijo de troica sacerdotisa», es decir de Rea Sil­ via) sea deificado, y finalmente promesa a los romanos de un poder extenso y dilatado con una sola condición: que no tras­ laden a la vieja Troya la capital de su imperio. En esto último parece que el poeta tenía en mente los proyectos de César, se­ gún Suetonio (Caes. 79), de trasladar la capital a Alejandría o a Troya, proyectos de los que su sobrino Octavio renegó por completo, alimentando a cambio, en obligada postura de en­ frentamiento con Antonio, una marcada fobia hacia lo orien­ tal, de la que Horacio participa y se hace eco en más de una ocasión. Es curioso pensar en el tardío cumplimiento de esta profecía: cuando, con el tiempo, la capital del imperio se tras­ lada a Constantinopla, parece que Juno encuentra razón para cumplir sus amenazas. Entre las varias imitaciones que se Iustum et tenacem propositi virum non civium ardor prava iubentium, non vultus instantis tyranni mente quatit solida neque Auster, dux inquieti turbidus Hadriae, nec fulminantis magna manus Iovis: si fractus illabatur orbis, impavidum ferient ruinae. hac arte Pollux et vagus Hercules enisus arces attigit igneas, quos inter Augustus recumbens purpureo bibit ore nectar. hac te merentem, Bacche pater, tuae vexere tigres indocili iugum collo trahentes; hac Quirinus Martis equis Acheronta fugit,

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han hecho de esta oda en la poesía española, destacamos la canción de Herrera que así comienza: «Al varón firme y justo, / no el culpado govierno y la fiereza, / no el tirano robusto / y toda su dureza, / muda de la segura fortaleza», donde opor­ tunamente substituye a los héroes paganos, ejemplos de cons­ tancia, por héroes hispanos como don Pelayo y el Cid: «De esta suerte el ardiente / pecho del gran Pelayo abrió camino / a su vencida gente, / y de llanto contino / bañó la faz del vencedor indigno.» También el soneto de Juan de Arguijo ti­ tulado La constancia, uno de los pocos suyos de tema no mito­ lógico, cuyos versos finales así dicen: «No desfallece ni se ve oprimido / del varón justo el ánimo constante, / que su mal como ajeno considera; / y en la mayor adversidad sufrido, / la airada suerte con igual semblante / mira seguro y alen­ tado espera.» Hscrita, como decíamos, con posterioridad al año 27. Del varón justo y de tenaz carácter ni el ardor de las gentes malhechoras ni la amenaza del tirano conmueve el alma fuerte ni el Austro, turbulento señor del Hadria inquieto, ni la alta mano del tonante Jove: si el orbe se cayera roto le cubriría la ruina impávido. Tal fue el tesón que a Pólux o al viajero Hércules elevó a las ígneas sedes, junto a quienes sentado Augusto beberá el néctar con labios rojos. Así tú mereciste, padre Baco, uncir al yugo los rebeldes tigres o tú, Quirino, el Aqueronte rehuir, llevado por los corceles

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gratum elocuta consiliantibus Iunone divis: ‘Ilion, Ilion fatalis incestusque iudex et mulier peregrina vertit

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in pulverem, ex quo destituit deos mercede pacta Laomedon, mihi castaeque damnatum Minervae cum populo et duce fraudulento. iam nec Lacaenae splendet adulterae famosus hospes nec Priami domus periura pugnacés Achivos Hectoreis opibus refringit, nostrisque ductum seditionibus bellum resedit, protinus et gravis iras et invisum nepotem, Troica quem peperit sacerdos, Marti redonabo; illum ego lucidas inire sedes, ducere nectaris sucos et adscribí quietis ordinibus patiar deorum. dum longus inter saeviat Ilion Romamque pontus, qualibet exsules in parte regnanto beati; dum Priami Paridisque busto

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insultet armentum et catulos ferae celent inultae, stet Capitolium fulgens triumphatisque possit Roma ferox dare iura Medis. horrenda late nomen in ultimas extendat oras, qua medius liquor secernit Europen ab Afro, qua tumidus rigat arva Nilus, [2 4 0 ]

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de Marte cuando Juno en la asamblea divina gratamente dijo: «¡A Ilion, a Ilion el juez fatal y lúbrico y la viajera mujer en polvo tornaron, condenada en sus perjuros jefe del pueblo por mí y la virginal Minerva desde que a los dioses robó el salario Laomedonte! Ya no deslumbra a la Lacena adúltera su infame huésped; la perjura casa de Príamo al pugnaz Aquivo ya no rechaza con fuerza hectórea; y terminó la guerra prolongada por nuestras disensiones. Hoy mis cóleras graves y el odio hacia mi nieto, hijo de troica sacerdotisa, ante Marte depongo y le permito que ascienda a sedes lúcidas, conozca el nectareo zumo y al plácido gremio celeste se adscriba. Reinen felices por doquier los exiliados con tal de que separe a Ilion y Roma un vasto mar; siempre que puedan hollar ganados las sepulturas de Príamo y de Paris y allí inmunes criar las bestias feroces, esplendente álcese el Capitolio y leyes a los vencidos Medos la fiera Roma a imponer alcance y a extender por las riberas últimas su nombre terrible, desde donde a Europa y a lo afro apartan las aguas hasta

aurum irrepertum et sic melius situm, cum terra celat, spernere fortior quam cogere humanos in usus omne sacrum rapiente dextra. quicumque mundo terminus obstitit, hunc tanget armis, visere gestiens, qua parte debacchentur ignes, qua nebulae pluviique rores. sed bellicosis fata Quiritibus hac lege dico, ne nimium pii rebusque fidentes avitae tecta velint reparare Troiae.

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Troiae renascens alite lugubri fortuna tristi clade iterabitur, ducente victrices catervas coniuge me Iovis et sorore. ter si resurgat murus aeneus auctore Phoebo, ter pereat meis excisus Argivis, ter uxor capta virum puerosque ploret.’ non hoc iocosae conveniet lyrae, quo, Musa, tendis? desine pervicax referre sermones deorum et magna modis tenuare parvis.

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III 4 Terminaba la oda III 3 con una reconvención a la Musa por remontarse más de lo conveniente («¿Adonde, Musa, vas? Deja atrevida / de contar divinos discursos…») hasta las alturas de los dioses, y ésta que la sigue principia — de modo encadenado— insistiendo en la llamada a la Musa para que desande el camino que hasta el cielo la llevó. Dichos eslabo[242]

donde irriga la gleba el Nilo túmido, y a respetar se avenga el oro oculto bajo tierra, escondrijo propio para él, y su ávida mano no ponga en nada sacro para humanos usos, y que armado investigue el mundo entero, dónde es mayor la solar furia, dónde entre nieblas fluye la lluvia. Mas su hado a los Quirites belicosos formulo así: «No rehagan, confiados en exceso y píos, los techos de la ancestral Troya. Si Troya

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renaciere en mala hora, su fortuna un renovado y triste descalabro sufrirá ante tropas mandadas por esta hermana de Jove y cónyuge. ¡Tres veces que resurjan los broncíneos muros de Febo, tres veces derríbenlos mis Argivos y prisionera a esposo y prole llore la esposa!» Pero esto a lira frívola no cuadra. ¿Dónde vas, Musa? Deje tu osadía los divinos dichos y a humildes ritmos lo grande no me reduzcas.

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nes entre cláusula de un poema y obertura del otro refuerzan la unidad mayor que las seis odas iniciales de este libro com­ ponen. Esta es, por cierto, la más larga composición lírica de Horacio; no en vano el poeta había solicitado a Calíope en los vv. iniciales que le inspirara un longum… melos. Bajo la aparen­ te diversidad abigarrada de contenidos subyace, como clave de toda esa diversidad, una idea simple, explícita en las sen­ tencias de los vv. 65-68, especialmente en la primera: «La [243]

fuerza sin cordura abajo viénese.» Tras la invocación, narra el poeta, haciendo uso de la fantasía que suele ser propia de los de su gremio, una anécdota de su infancia en que ya los dioses le mostraron su especial protección y en la que, coronado de laurel y mirto por palomas divinas, se le aparecía manifiesto su destino de poeta (vv. 5-20); se declara a continuación bajo la protección y amparo de las Musas (vv. 21-36); así como a él lo inspiran — dice— , también inspiran al César saludables consejos (vv. 37-42); a continuación, como centro de la oda e ilustración ejemplar de la idea básica, luego explícita, se in­ serta el mito de la Titanomaquia y Gigantomaquia, más o menos confundidas (vv. 42-64), que se cierra con las varias sentencias encadenadas (vv. 65-68), antes aludidas como sede del pensamiento unitario del poema; el eco verbal de consilium (en v. 40 y v. 65) conforma el marco conceptual del excurso mítico; y la oda termina con varios ejemplos más de «fuerza sin cordura» (vis consilio expers): Giges, Orion, los Gigantes, Titio, Pirítoo (vv. 69-80). La técnica sociativa de experiencia personal, mitos, sentencias y elogios de un tercero es típicaDescende cáelo et die age tibia regina longum Calliope melos, seu voce nunc mavis acuta, seu fidibus citharave Phoebi. auditis an me ludit amabilis insania? audire et videor pios errare per lucos, amoenae quos et aquae subeunt et aurae. me fabulosae Vulture in Apulo nutricis extra limina Pulliae ludo fatigatumque somno fronde nova puerum palumbes texere, mirum quod foret omnibus, quicumque celsae nidum Acherontiae saltusque Bantinos et arvum pingue tenent humilis Forenti: t244 ]

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mente pindárica. La unidad de todos los elementos integraníes radica, como decimos, en el pensamiento de que la fuerza bruta no basta y es preciso su ayuntamiento con la razón: ra­ zón que, gracias a las Musas, asiste al propio poeta y al César, pero que no asistió a los turbulentos enemigos de Júpiter. I .éanse estos versos de Fray Luis (A don Pedro Portocarrero: «No siempre es poderosa»), reflejo de los de Horacio: «y la fuerza sin ley que más se empina / al fin la frente inclina; / que quien se opone al cielo, / cuando más alto sube, viene al sue­ lo. / Testigo es manifiesto/ el parto de la tierra mal osado…». También la canción herreriana En alabanz# de D.Juan de Aus­ tria por la reducción de los moriscos — que comienza cantando, por boca de Apolo, la victoria de Júpiter sobre los Gigantes, y sólo a mitad de la canción por vía comparativa pasa a referir­ se al tema que la titula— contiene reminiscencias claras de esta oda de Horacio en lo que a la exposición y al tema mismo concierne; por otra parte, el mito de la Gigantomaquia es fre­ cuentemente aludido en la poesía del sevillano, y se dice que compuso sobre ese asunto un poema que se perdió. ¡Baja, reina Calíope, del cielo y entona un largo canto a los acordes de la flauta o lira de Febo o con tu sola y aguda voz! ¿La escucháis? ¿O locura amable sufro? Yo sí que oírlo creo y por los bosques sacros vagar que amenas linfas cruzan y brisas. Siendo yo niño que, fatigado de jugar, al sueño en el ápulo Vóltur, más allá de lo permitido por Pulia, mi ama, me daba, palomas míticas con rara fronda me cubrieron, pasmo de los que el alto nido de Aceruntia habitan, la hoz bantina, el pingüe Forento humilde con sus campiñas: [245]

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ut tuto ab atris corpore viperis dormirem et ursis, ut premerer sacra lauroque collataque myrto, non sine dis animosus infans.

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vester, Camenae, vester in arduos tollor Sabinos, seu mihi frigidum Praeneste seu Tibur supinum seu liquidae placuere Baiae. vestris amicum fontibus et choris non me Philippis versa acies retro, devota non exstinxit arbos, nec Sicula Palinurus unda. utcumque mecum vos eritis, libens insanientem navita Bosphorum temptabo et urentis harenas litoris Assyrii viator, visam Britannos hospitibus feros et laetum equino sanguine Concanum, visam pharetratos Gelonos et Scythicum inviolatus amnem. vos Caesarem altum, militia simul fessas cohortis abdidit oppidis, finire quaerentem labores Pierio recreatis antro.

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vos lene consilium et datis et dato gaudetis almae, scimus ut impios Titanas immanemque turbam fulmine sustulerit caduco, qui terram inertem, qui mare temperat ventosum, et urbes regnaque tristia divosque mortalisque turmas imperio regit unus aequo.[246J[246J

Quatre cinq

¡cómo dormía aquel valiente infante, divinamente inmune hacia las víboras y los osos, cubierto el cuerpo por sacrosantos lauros y mirtos! Vuestro, Camenas, soy ya me apetezcan las sabinas montañas o Preneste el frío, la empinada Tíbur o tal vez Bayas las luminosas; con el que vuestras fuentes ama y coros no pudo la derrota de Filipos ni el árbol maldito ni el sículo mar que es azote del Palinuro. Con tal que me sigáis, de buena gana cual nauta afrontaré el insano Bósporo y caminando las candentes playas asirías; veré sin riesgo a los Britanos inhospitalarios, al Cóncano que sangre equina bebe, a los Gelonos con su aljaba y el río escítico. También al César supremo, deseoso de que acaben sus fatigas, recluidas las exhaustas cohortes en sus fortalezas, desde el pierio antro recreáis. Dulces consejos dais amables y de haberle aconsejado os alegráis. Sabemos cómo dejó caer su rayo sobre la cruel, impía turba de los Titanes el que solo rige con justo imperio la tranquila tierra, el mar ventoso, las ciudades y con los dioses a la mortal

magnum illa terrorem intulerat Iovi fidens iuventus horrida bracchiis fratresque tendentes opaco Pelion imposuisse Olympo. sed quid Typhoeus et validus Mimas, aut quid minaci Porphyrion statu, quid Rhoetus evulsisque truncis Enceladus iaculator audax contra sonantem Palladis aegida possent ruentes? hinc avidus stetit Vulcanus, hinc matrona luno et numquam umeris positurus arcum, qui rore puro Castaliae lavit crinis solutos, qui Lyciae tenet dumeta natalemque silvam, Delius et Patareus Apollo. vis consili expers mole ruit sua; vim temperatam di quoque provehunt in maius; idem odere viris omne nefas animo moventis. testis mearum centimanus Gyas sententiarum, notus et integrae temptator Orion Dianae, virginea domitus sagitta. iniecta monstris Terra dolet suis maeretque partus fulmine luridum missos ad Orcum; nec peredit impositam celer ignis Aetnen, incontinentis nec Tityi iecur reliquit ales, nequitiae additus custos; amatorem trecentae Perithoum cohibent catenae.

tropa. Grandes peligros para Jove fueron la juventud de los cien brazos y los hermanos que el Pelión poner querían sobre el Olimpo. Mas ¿qué pudo Tifeo, qué Mimante el fuerte o Porfirión con su amenaza, qué Reto, qué Encélado, audaz lanzador de árboles desarraigados en su pugna con Palas y con su égida resonante? Vulcano allí luchaba animoso y la madre Juno y quien de su hombro jamás el arco separará, el que lava su melena suelta en Castalia con pura agua y rige las breñas de Licia y el bosque nativo, Apolo delio y patáreo. La fuerza sin cordura abajo viénese, pero de la templada en gran manera usan los dioses detestando, la violencia de quien al crimen da su ánimo: el centimano Giante lo atestigua y Orion, el atacante de la intacta Diana al que ella con su virgíneo dardo abatió. Siente la Tierra que bajo sí yazgan sus monstruosos hijos que el divino rayo al lóbrego Orco arrojó; por mucho que ardan roer no pueden a Etna que les oprime; ni perdona al salaz Titio el ave vengadora de su crimen y grillos múltiples son del amante Pirítoo cárcel.

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La lucha contra Titanes y Gigantes, expuesta en la oda an­ terior, fue el obstáculo que hubo de superar Júpiter para ha­ cerse con el dominio del cielo al que se alude en los versos iniciales de la presente: éste es el vínculo que la liga a la cade­ na precedente. La secuencia de ideas transcurre de esta mane­ ra: Júpiter es rey en el cielo, y en la tierra lo será Augusto (otra vez nombrado en v. 3 con este título que data del año 27), de una manera plena, cuando haya vencido a los partos; es vergonzosa la deserción y traición a la patria de los solda­ dos de Craso que fueron a luchar contra los partos; como ejemplo de actitud contraria — intransigencia para con el enemigo, aun a riesgo de la propia muerte— es presentada la figura de Régulo, el romano prisionero de los cartagineses Caelo tonantem credidimus Iovem regnare: praesens divus habebitur Augustus adiectis Britannis imperio gravibusque Persis. milesne Crassi coniuge barbara turpis maritus vixit et hostium— pro curia inversique mores!— consenuit socerorum in armis sub rege Medo Marsus et Apulus, anciliorum et nominis et togae oblitus aeternaeque Vestae, incolumi Iove et urbe Roma? hoc caverat mens provida Reguli dissentientis condicionibus foedis et exemplo trahentis perniciem veniens in aevum,

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que, enviado por ellos a Roma para negociar la paz y el resca­ te de los cautivos bajo promesa de volver a Cartago si no cua­ jaba la negociación, disuadió a sus compatriotas de firmar ningún acuerdo y volvió heroicamente a su prisión cartagine­ sa donde murió en medio de tormentos (cfr. Cicerón, De offi­ ciis, III 100); se inserta en el curso del poema a lo largo de 6 estrofas (vv. 18-40) su discurso disuasor, criticando la cobar­ día de los cautivos y oponiéndose a su rescate; y termina el poeta pintando su áspera despedida y su marcha impertérrita al suplicio que bien conocía. Este episodio históricolegendario cumple la misma función ejemplar que en otras composiciones desempeñan los mitos. Ha de fecharse en el año 27, cuando el príncipe preparaba su expedición contra britanos y partos, a lo que se alude en los versos iniciales.

En el cielo sabíamos que Jove el tonante reinaba: un dios terreno Augusto será si el imperio une a Britanos y fieros Persas. ¿Un soldado de Craso pudo esposo degenerado ser de mujer bárbara y, oh, senado y monstruosos usos, conmilitón el Marso y Apulo de hostiles suegros bajo algún rey medo sin respetar anciles, nombre, toga ni a la eterna Vesta y todo ello mientras subsiste con Roma Jove? Por eso la sagaz mente de Régulo se opuso a aquella condición de paz que iba a ser ejemplo nocivo para cualquiera tiempo futuro

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si non periret immiserabilis captiva pubes, ‘signa ego Punicis adfixa delubris et arma militibus sine caede’ dixit ‘derepta vidi; vidi ego civium retorta tergo bracchia libero portasque non clausas et arva Marte coli populata nostro. auro repensus scilicet acrior miles redibit, flagitio additis damnum: neque amissos colores lana refert medicata fuco, nec vera virtus, cum semel excidit, curat reponi deterioribus, si pugnat extricata densis cerva plagis, erit ille fortis qui perfidis se credidit hostibus, et Marte Poenos proteret altero, qui lora restrictis lacertis sensit iners timuitque mortem. hic, unde vitam sumeret inscius, pacem duello miscuit, o pudor! o magna Carthago, probrosis altior Italiae ruinis!’ fertur pudicae coniugis osculum parvosque natos ut capitis minor ab se removisse et virilem torvus humi posuisse vultum, donec labantis consilio patres firmaret auctor numquam alias dato, interque maerentis amicos egregius properaret exsul.

si salvaba la vida una aherrojada juventud despreciable: «Vi estandartes clavados» dijo «en templos púnicos y armas ganadas sin lucha alguna; vi brazos ciudadanos a la espalda libre atados y no cerradas puertas y cómo cultivo los campos que asoló nuestro Marte reciben. ¿Más valiente el guerrero rescatado con oro volverá? Al ultraje el gasto se añade. La lana teñida ya no recobra su color prístino ni el genuino valor que se ha perdido volver suele a las almas viles. Cuando pelee la cierva implicada en densas redes, bravo será el que se entregó al pérfido enemigo o afrontará a los Peños en segunda lid de Marte quien, no queriendo morir, inerte dejó que ataran sus brazos e, ignorando qué es la vida, mezcló guerra con paz. ¡Oh, qué vergüenza! ¡Gran Cartago, aún mayor, pues te alzan las oprobiosas ruinas de Italia!» Dicen que, por proscrito ya teniéndose, rehuyó de su esposa el púdico ósculo y a sus hijos y fieramente fijó en la tierra viriles ojos hasta lograr que su consejo insólito afirmara a los padres vacilantes y correr al egregio exilio entre los llantos de sus amigos.

atqui sciebat quae sibi barbarus tortor pararet; non aliter tamen dimovit obstantis propinquos et populum reditus morantem quam si clientum longa negotia diiudicata lite relinqueret, tendens Venafranos in agros aut Lacedaemonium Tarentum.

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III 6 Con esta pieza de tintes sombríos y pesimistas concluye el conjunto de las odas romanas. Aborda en ella Horacio dos de los aspectos más importantes del programa politico de Au­ gusto: la restauración religiosa y la moral. Podemos distin­ guir tres partes de idéntica extensión: sobre la religiosidad (vv. 1-16), sobre la moral (vv. 17-32), sobre el modelo ético de los antiguos (vv. 33-48). Se dirige a los romanos en gene­ ral (v. 2), ofreciéndoles como solución expiatoria de los pasa­ dos crímenes la vuelta a la piedad de antaño, porque es a los dioses a quienes Roma debe su imperio: es preciso reconstruir los templos derruidos por la guerra; muchas de las derrotas bélicas sufridas por los romanos son castigo de los dioses por negligencias en el culto; también la degeneración moral es culpable de los desastres que se han abatido sobre Roma; pro­ pone, pues, como ejemplo, las austeras costumbres de los ma­ yores, la genuina sobriedad romana de los primeros tiempos. Delicta maiorum immeritus lues, Romane, donec templa refeceris aedesque labentis deorum et foeda nigro simulacra fumo. dis te minorem quod geris, imperas: hinc omne principium, huc refer exitum, di multa neglecti dederunt Hesperiae mala luctuosae. [254]

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Y, aun sabedor del bárbaro tormento que le aguardaba, entre sus familiares y el pueblo, que impedir su vuelta quería, abrióse paso a manera de quien, resueltos los tediosos pleitos de sus clientes, la ciudad abandona hacia los campos venafranos o la Tarento lacedemonia.

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El acuerdo del poeta con las directrices de Augusto es com­ pleta. En lo referente a la reconstrucción de los templos (vv. 2-4), el príncipe se afanó especialmente en dicha empre­ sa, reconstruyendo sólo en la Urbe, ochenta, según consta en Res Gestae, XX 4. Y por lo tocante a la restauración moral, sus proyectos — una vez asumida la nueva magistratura del magis­ terium morum en el año 28— cuajarían con el tiempo en leyes a favor de la institución familiar y en contra del amor libre. Bien podría decirlo la lengua escarmentada del poeta Ovidio, víctima por su Arte de amar de las nuevas consignas éticas. El propio Horacio en Carm. Saec. 17-20 cantará solemnemente a la recién promulgada (lo fue en el 18 a. C.) Lex Iulia de mari­ tandis ordinibus, fruto de esas nuevas consignas. Sin embargo, según se deja traslucir en los versos finales de la presente oda, son escasas las esperanzas de Horacio en el futuro del progra­ ma augústeo, y fuerte, por el contrario, su convicción en el progresivo empeoramiento de las generaciones. Expiarás inocente los delitos de tus padres, Romano, si no arreglas templos y santuarios ruinosos y las efigies que el humo afea. Mandarás si a tus dioses obedeces; a ellos principio y fin referir debes. Olvidados, muchos desastres llenos de lágrimas dieron a Hesperia.

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iam bis Monaeses et Pacori manus non auspicatos contudit impetus nostros et adiecisse praedam torquibus exiguis renidet. paene occupatam seditionibus delevit urbem Dacus et Aethiops, hic classe formidatus, ille missilibus melior sagittis. fecunda culpae saecula nuptias primum inquinavere et genus et domos; hoc fonte derivata clades in patriam populumque fluxit. motus doceri gaudet Ionicos matura virgo et fingitur artibus iam nunc et incestos amores de tenero meditatur ungui; mox iuniores quaerit adulteros inter mariti vina, neque eligit cui donet impermissa raptim gaudia luminibus remotis, sed iussa coram non sine conscio surgit marito, seu vocat institor seu navis Hispanae magister, dedecorum pretiosus emptor. non his iuventus orta parentibus infecit aequor sanguine Punico, Pyrrhumque et ingentem cecidit Antiochum Hannibalemque dirum, sed rusticorum mascula militum proles, Sabellis docta ligonibus versare glebas et severae matris ad arbitrium recisos

Ya dos veces Moneses y la banda de Pácoro rompieron nuestro ataque malhadado y uniendo exultan nuestros despojos a su oropel. A poco logran el Etiope y Daco la ruina de nuestra urbe dividida, aquél temible por su flota, mejor el otro con sus saetas. Siglos ricos en culpas ensuciaron nupcias, familias, casas: de esta fuente fluyó mortandad que ha inundado la patria y pueblo. Las danzas jónicas

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de aprender la precoz doncella gusta y, experta en artificios, pronto empieza, ya desde la misma niñez, a proyectar torpes amores y luego amantes jóvenes se busca mientras bebe el marido y ni aun elige ilícito galán que a oscuras y a toda prisa disfrute de ella, mas se levanta ante su esposo cómplice si la llama el viajante o capitán de nave hispana que más alto el precio ponga de su deshonra. No eran tales los padres de los mozos que supieron el mar de sangre púnica teñir y abatieron a Pirro, al grande Antioco y al funesto Hánibal, sino una viril raza de hombres rústicos que el terruño movía con sábelo legón y aportaba la leña a sus severas madres en la hora [257]

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portare fustis, sol ubi montium mutaret umbras et iuga demeret bobus fatigatis, amicum tempus agens abeunte curru. damnosa quid non imminuit dies? aetas parentum peior avis tulit nos nequiores, mox daturos progeniem vitiosiorem.

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III 7 En contraste con la solemnidad de las Odas Romanas y con la cívica moralidad que destilan, se nos ofrece esta pieza de ambiente griego y personajes de nombre griego. Horacio inquiere a una tal Asterie sobre el porqué de su llanto; su amado Giges, que ha partido de viaje y se demora en la ciudad epirota de Orico, la añora y gime por ella a su vez, mante­ niéndose fiel y tenaz ante el acoso de Cloe, cuyo mensajero lo incita al amor contándole el caso de Belerofonte y el de Pe­ leo; pero el poeta se vuelve a la joven para advertirle, a la visQuid fles, Asterie, quem tibi candidi primo restituent vere Favonii Thyna merce beatum, constantis iuvenem fide Gygen? ille Notis actus ad Oricum post insana Caprae sidera frigidas noctes non sine multis insomnis lacrimis agit. atqui sollicitae nuntius hospitae, suspirare Chloen et miseram tuis dicens ignibus uri, temptat mille vafer modis. [ 258]

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en que, avanzado el sol, traen ocio grato las sombras de los montes y liberan del yugo al fatigado buey que olvida el carro. ¿Por qué no cambian estos penosos tiempos? Los paternos, peores ya que los de nuestro abuelo, malos nos parieron y autores de descendientes aún más viciosos.

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ta de la fidelidad de Giges, que no sea ella la que se complazca ahora más de la cuenta en el atleta Enipeo; que le cierre las puertas y se le muestre dura. En cuanto a la estructura hay saltos sucesivos en el modo de expresión: de lo inquisitivo del comienzo (estrofa 1), a la narración central sobre Giges (es­ trofas 2-6) — que a su vez encierra alusión a la narración so­ bre Belerofonte y Peleo— , y de ahí a las exhortaciones finales (estrofas 6-8); y un cambio cíclico en cuanto a los personajes: de Asterie a Giges, y de nuevo a Asterie. No hay indicios cro­ nológicos. Estrofas asclepiadeas B.

¿Por qué, Asterie, lloras al que te traerán los blancos Favonios con la primavera enriquecido en tinos lucros, al joven constante que es Giges? Ahora, por el Noto hasta Orico llevado y los malos astros de la Cabra, pasa las frías noches con insomnio y muchas lágrimas mientras un enviado de su amante huéspeda, diciendo que Cloe suspira y la pobre arde en tu mismo fuego, astuto de mil maneras [ 259]

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ut Proetum mulier perfida credulum falsis impulerit criminibus nimis casto Bellerophontae maturare necem refert; narrat paene datum Pelea Tartaro, Magnessam Hippolyten dum fugit abstinens; et peccare docentis fallax historias monet.

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frustra: nam scopulis surdior Icari voces audit adhuc integer, at tibi ne vicinus Enipeus plus iusto placeat cave; quamvis non alius flectere equum sciens aeque conspicitur gramine Martio, nec quisquam citus aeque Tusco denatat alveo. prima nocte domum claude neque in vias sub cantu querulae despice tibiae, et te saepe vocanti duram difficilis mane.

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III 8 Horacio celebra en las calendas de marzo el haber escapado en esa fecha del peligro de la caída de un árbol que estuvo a punto de alcanzarlo (cfr. II 13), e invita a su amigo Mecenas a la celebración; le explica la razón de su invitación y le disipa el misterio de por qué él, que además de ser varón era soltero, conmemoraba un dia cuyo festejo pertenecía más bien a las mujeres casadas: las Matronalia, celebradas en honor de Juno Lucina, que también recibían el nombre de Kalendae femineae.

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le tienta contándole de la mujer pérfida que al crédulo Preto con falsas denuncias llevó a conspirar contra el casto Belerofonte, de cómo a Peleo, que no tocó a Hipólita la magnesa, casi lo devora el Tártaro, en fin, cuentos falaces que al adulterio le inciten.

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Pero todo en vano, que íntegro se muestra por ahora y más sordo que las rocas de Icaros. No vaya a ti a gustarte demasiado ese Enipeo tu vecino; aunque él se exhiba en los prados marcios como gran jinete; aunque nadie con su rapidez nade por el tusco río abajo, cierra en cuanto se haga de noche; a la calle no mires cuando oigas flautas plañideras y, si él te llama dura, tú sigue siendo difícil.

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Esto se dice en las tres primeras estrofas; las cuatro últimas incitan a la bebida y al olvido de las públicas ocupaciones, terminando en una nueva formulación del carpe diem. Las alu­ siones al gobierno de Roma cedido a Mecenas por Octavio, que se había ausentado, a la derrota de Cotisón, a las discor­ dias entre Fraates y Tiridates y al fin-de la guerra cántabra (es­ trofas 5-6), nos llevan a fechar la oda en el primero de marzo (cfr. v. 1) del año 29, un año después del acontecimiento cele­ brado. Estrofas sáficas. [261]

Martiis caelebs quid agam Kalendis, quid velint flores et acerra turis plena miraris positusque carbo in caespite vivo, docte sermones utriusque linguae? voveram dulcis epulas et album Libero caprum prope funeratus arboris ictu. hic dies anno redeunte festus corticem adstrictum pice dimovebit amphorae fumum bibere institutae consule Tullo. sume, Maecenas, cyathos amici sospitis centum et vigiles lucernas perfer in lucem; procul omnis esto clamor et ira. mitte civilis super urbe curas: occidit Daci Cotisonis agmen, Medus infestus sibi luctuosis dissidet armis, servit Hispanae vetus hostis orae Cantaber sera domitus catena, iam Scythae laxo meditantur arcu cedere campis. neglegens ne qua populus laboret parce privatus nimium cavere et dona praesentis cape laetus horae ac linque severa.

Qué hace un soltero en las calendas marcias, qué pintan estas flores y la caja con incienso y las brasas sobre el césped verde pregúntaste, perito en textos de una y otra lengua. Yo había a Líber consignado un dulce festín y un blanco macho cuando casi me mata un árbol. Esta es la fiesta que, pasado un año, la pez y el corcho quitará de un ánfora que aprendió a tragar humo siendo Tulo cónsul. Mecenas, bebe cien cazos por tu amigo ileso y velen hasta el alba las antorchas; lejos quede de aquí todo alboroto, toda iracundia. Deja ya los cuidados por nuestra urbe. Cayó la grey de Cotisón el daco; consigo mismo el peligroso Medo en armas lucha;

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tardía servidumbre abate al Cántabro, viejo enemigo de la tierra hispana; con arco laxo piensan los Escitas en retirarse. No te atormentes más por el confiado pueblo, sé ciudadano simple, toma alegre el don de esta hora y los asuntos serios olvida.

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Si no se admite la estructura dialógica de la oda I 28, ésta sería la única muestra en Horacio de un tipo que tiene sus precedentes en Safo (fr. 121 L.-P.), y en ciertos epigramas de la Antología, p. ej. Filodemo, A.P. V 46. El poeta y Lidia, anti­ guos amantes, conversan contrastando su pasada situación con sus amores presentes, Cloe y Cálais respectivamente; y descubren que la vieja pasión es más fuerte que la actual, de modo que deciden volver a anudar sus lazos rotos. No en Donec gratus eram tibi nec quisquam potior bracchia candidae cervici iuvenis dabat, Persarum vigui rege beatior. ‘donec non alia magis arsisti neque erat Lydia post Chloen, multi Lydia nominis Romana vigui clarior Ilia.’ me nunc Thraessa Chloe regit, dulcis docta modos et citharae sciens, pro qua non metuam mori, si parcent animae fata superstiti. ‘me torret face mutua Thurini Calais filius Ornyti, pro quo bis patiar mori, si parcent puero fata superstiti.’ quid si prisca redit Venus diductosque iugo cogit aeneo, si flava excutitur Chloe reiectaeque patet ianua Lydiae? ‘quamquam sidere pulchrior ille est, tu levior cortice et improbo iracundior Hadria, tecum vivere amem, tecum obeam libens.’

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vano se ha destacado la relación del poema con el carmen amoebeum, que aparece a menudo en la poesía bucólica, pues tam­ bién aquí los dialogantes se acomodan en su respuesta al tema de la intervención anterior, y la retoman con ecos verbales y de construcción. Meléndez Valdés hizo una buena imitación de esta oda en su Diálogo de la reconciliación, aunque dándole un carácter pastoril ajeno al modelo. Ningún indicio para fechar la oda. Dísticos formados por un gliconio y un asclepiadeo menor.

«Mientras yo te gusté y alguien más afortunado sus brazos no echaba en torno a tu blanco cuello, al rey de los Persas vencí en ser dichoso.» «Mientras no te consumió otro fuego ni quedaba Lidia tras de Cloe, Lidia la tan celebrada, yo fui más ilustre que Ilia la romana.» «Me rige hoy la tresa Cloe, experta en los dulces ritmos de la cítara: no temo morir por ella si a mi alma los hados con vida respetan.» «Yo ardo en la llama recíproca de Cálais, el hijo de Ornito el turino: por él muriera dos veces si al mozo los hados con vida respetan.» «¿Y si volviera la antigua Venus a reunimos con yugo broncíneo? ¿Y si echo a la rubia Cloe y a la rechazada Lidia abro la puerta?» «Aunque es más bello que un astro y tú más ligero que el corcho y al ímprobo Hadria en tus iras superas, prefiero contigo la vida y la muerte.»

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Ejemplo típico de paraclausithyron, que ya aparecía como motivo subsidiario en I 25, con una larga y numerosa tradi­ ción en la literatura precedente y coetánea (cfr. intr. a I 25). El poeta, tendido ante las puertas de Lice, mujer casada, hace lo posible por ser admitido esgrimiendo razones varias: que el viento y la nieve invernal son duros de soportar, que su mari­ do es detestable, que él no aguantará tal situación por mucho más tiempo. La imagen del amante arrojado ante las puertas compone el marco que abre y cierra la oda (v. 3: porrectum ante foris; v. 19: liminis). Una imitación muy conseguida, abreviada Extremum Tanain si biberes, Lyce, saevo nupta viro, me tamen asperas porrectum ante foris obicere incolis plorares Aquilonibus. audis quo strepitu ianua, quo nemus inter pulchra satum tecta remugiat ventis, et positas ut glaciet nives puro numine Iuppiter? ingratam Veneri pone superbiam, ne cúrrente retro funis eat rota. non te Penelopen difficilem procis Tyrrhenus genuit parens. o quamvis neque te munera nec preces nec tinctus viola pallor amantium nec vir Pieria paelice saucius curvat, supplicibus tuis parcas, nec rigida mollior aesculo nec Mauris animum mitior anguibus, non hoc semper erit liminis aut aquae caelestis patiens latus. ‘ [266]

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y encerrada en los límites del soneto, tenemos en éste de Francisco de Rioja: «Aunque pisaras, Fili, la sedienta / arena qu’en la Libia Apolo enciende, / sintieras, ¡ai!, que el Aqui­ lón me ofende, / i del yelo i rigor la pluvia lenta. / Oye con qué rüido la violenta/furia del viento en el jardín s’estiende, / i que apena aun la puerta se defiende / del soplo que en mi daño se acrecienta. / Pon la soberbia, o Fili, i blandos ojos / muestra, pues ves en lágrimas bañado / el umbral que adorné de blanda rosa; / que no siempre tu ceño i tus enojos / podré sufrir, ni el mustio ivierno elado,/ ni de Bóreas la saña impe­ tuosa.» Estrofas asclepiadeas A.

Aunque del lejano Tanais, con marido huraño casada, bebieras, ¡oh, Lice!, llorarías viéndome tendido ante tu áspera puerta y juguete de aquellos Aquilones. ¿Oyes gemir a sus hojas y al bosque entre bellas paredes plantado cuando viento y hielos con sereno espíritu trae Júpiter? Tu soberbia poco grata a Venus depon: que no corra hacia atrás la cabria; tu padre tirreno no te crió Penélope que a los pretendientes pudiera mostrar desdén.

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Tú en quien nada influyen regalos ni preces ni el tinte violáceo del pálido amante ni el esposo enfermo por manceba pieria, 15 no seas para quien te implora dura como encina, de ánimo más fiero que las sierpes mauras; no será perpetua la paciencia de este cuerpo en tus umbrales y bajo el agua del cielo. [267]

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La presente oda es un ejemplo de cómo el poeta sabe conju­ gar sus motivos de siempre, engarzándolos según las más inesperadas asociaciones. Comenzando aquí por la invoca­ ción a Mercurio y a la lira -—tortuga antaño— , introducien­ do a Lide como oyente de su música y haciendo descripción de su persona, se llega a ponderar los mágicos efectos que consigue el instrumento musical, deteniendo incluso en su trabajo a los condenados del infierno, entre ellos las Danai­ des; entonces aprovecha el poeta la mención para narrar el mito y terminar su oda con palabras puestas en boca de HiMercuri — nam te docilis magistro movit Amphion lapides canendo— tuque testudo resonare septem callida nervis, nec loquax olim neque grata, nunc et divitum mensis et amica templis, dic modos, Lyde quibus obstinatas applicet auris, quae velut latis equa trima campis ludit exsultim metuitque tangi, nuptiarum expers et adhuc protervo cruda marito. tu potes tigris comitesque silvas ducere et rivos celeris morari; cessit immanis tibi blandienti ianitor aulae, Cerberus, quamvis furiale centum muniant angues caput eius atque spiritus taeter saniesque manet ore trilingui. [268]

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permestra, la menor de las hermanas. Las seis estrofas prime­ ras giran en torno a las virtudes de la lira, y a la persona de Lide; la estrofa séptima (Audiat Lyde scelus atque notas / virginum poenas…) constituye la transición; y las seis estrofas últimas van consagradas al mito. Puede sugerirse el año 28 como po­ sible fecha de composición, ya que ése fue el año en que se de­ dicó el templo de Apolo en cuyo pórtico se colocaron las es­ tatuas de las hijas de Dánao, circunstancia que como en otros pasajes de la literatura del momento (Propercio, II 31, 1-4; Ovidio, Am. II 2, 3; Her. XIV), podía haber actuado como re­ sorte para la recreación literaria de la leyenda; pero es una mera posibilidad. En estrofas sáficas. ¡Oh, Mercurio, maestro del que Anfión aprendió a mover piedras con sus cantos, y tú, tortuga ni locuaz ni grata antaño, cuyo arte para sonar con siete cuerdas las mesas de los ricos y los templos aman, dictadme un son que la obstinada Lide me escuche, quien, como potra de primer bocado, trisca en el prado y teme que la toquen, inexperta en amor y aún verde para audaz marido! Tú llevarte detrás tigres y selvas puedes y detener rápidos ríos; a tus caricias Cérbero, el portero del cruel palacio, cede, aunque las cien sierpes de las Furias rodeen su cabeza y su trilingüe boca un fétido aliento y baba exhale. Y aún más, el propio [269]

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quin et Ixion Tityosque vultu risit invito, stetit urna paulum sicca, dum grato Danai puellas carmine mulces. audiat Lyde scelus atque notas virginum poenas et inane lymphae dolium fundo pereuntis imo, seraque fata, quae manent culpas etiam sub Orco, impiae -—nam quid potuere maius?— impiae sponsos potuere duro perdere ferro. una de multis face nuptiali digna periurum fuit in parentem splendide mendax et in omne virgo nobilis aevum, ‘surge’, quae dixit iuveni marito, ‘surge, ne longus tibi somnus, unde non times, detur; socerum et scelestas falle sorores, quae velut nactae vitulos leaenae singulos eheu lacerant: ego illis mollior nec te feriam neque intra claustra tenebo. me pater saevis oneret catenis, quod viro clemens misero peperci: me vel extremos Numidarum in agros classe releget. i pedes quo te rapiunt et aurae, dum favet nox et Venus, i secundo omine et nostri memorem sepulcro scalpe querelam’.

Ixión y Titio sin querer rieron y seca quedó la urna de las hijas de Dánao, extasiadas por el grato son de tus ritmos. Conozca Lide el crimen y el suplicio famoso de estas mozas con el vacuo fondo de la tinaja y el destino, si bien tardío, que a las culpas alcanza aun en el Orco. ¡Impías! ¿Qué pecado habrá más grave? ¡Impías matadoras con dura arma de sus esposos! Digna una sola de la nupcial tea fue, noble virgen para siempre, espléndida embustera ante el padre traidor. Dijo al joven novio: «¡Levántate, levántate, no nazca un largo sueño donde no lo esperes! ¡Engaña ahora a tu suegro y mis malvadas hermanas que, ay, cada cual a su víctima laceran como leona a ternero! Yo, más blanda que ellas, ni herirte ni guardarte bajo cerrojos quiero. ¡Aunque mi padre imponga atroz cadena a la que se apiadó de un pobre esposo, aunque en barco me lleve hasta los últimos Númidas, marcha en buena hora arrastrado por las brisas y tus pies! ¡Noche y Venus te protejan! ¡Graba en mi tumba lastimeros versos que me recuerden!

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¿Palabras del poeta a Neobule o fingido monólogo de la misma Neobule? Más bien parece lo segundo. Imitando a Alceo (fr. 10 B L.-P.) en cuanto al metro — versos jónicos a mi­ nore— , y acaso en cuanto a la situación de la protagonista, con ecos probables también de Safo (fr. 102 L.-P.), y reto­ mando de Arquíloco el nombre de Neobule, ha sido cons­ truida esta pieza amorosa que nos presenta a una mujer cauti­ vada por los destellos de un deportista, Hebro, en cuya caracMiserarum est neque amori dare ludum neque dulci mala vino lavere, aut exanimari metuentis patruae verbera linguae. tibi qualum Cythereae puer ales, tibi telas operosaeque Minervae studium aufert, Neobule, Liparaei nitor Hebri,

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simul unctos Tiberinis umeros lavit in undis, eques ipso melior Bellerophonte, neque pugno neque segni pede victus; catus idem per apertum fugientis agitato grege cervos iaculari et celer arto latitantem fruticeto excipere aprum.

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III 13 No siempre en sus Odas se dirige Horacio a personas. Hay casos, como éste, en que el destinatario es un ser inanimado, y sólo en virtud de la prosopopeya el poeta lo hace receptor de sus versos: así en I 32, dirigida a la lira, y más tarde en III 21, a un ánfora. Pero aquí no se trata sólo de personificación, sino incluso de divinización, puesto que el poeta se dirige a una fuente con la misma reverencia que si de una divinidad

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terización revive la figura de Sibaris en I 8, o de Enipeo en III 7, nadadores los tres en las aguas del Tiber. Precisamente con la mención del río añade el poeta una marca de romanismo a su producto, elaborado con ingredientes helénicos. La oda termina abiertamente, con aquella morosidad descriptiva que tantas veces hemos visto en el cancionero de Horacio y preci­ samente, con mayor frecuencia que en ningún otro lugar, en la cláusula de los poemas. Los jónicos a minore pueden agru­ parse aquí en estrofas compuestas de un tetrámetro y dos trí­ metros, aunque se han propuesto otras divisiones. De cuitadas es no amar con libertad ni los males aliviar con dulce vino y tener miedo a que las fustigue la lengua del tío. El niño de Citerea voló a quitarte, Neobule, tu cesto; el fulgor de Hebro el lipareo te robó las telas, labor de la activa

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Minerva cuando en las ondas tiberinas sus ungidos hombros él lavaba. Cabalga mejor que Belerofonte; sus puños y piernas vencen siempre y como nadie sabe matar por los llanos 10 al tropel de ciervos que huyen o enfrentarse con el jabalí tras los matorrales.

se tratara, prometiéndole ofrendas; y la oda semeja un breve himno, con invocación inicial, suma de las virtudes de la fuente y, formalmente, la misma anáfora de tu (vv- 9, 10 y 13) que veíamos en otros himnos de la colección (cfr. introd. a II 19). Claro que dicha personificación podría también expli­ carse desde el ámbito de la religión, aireando el consabido animismo de la naturaleza que perdura en la conciencia reli; giosa romana. Precisamente existía una fiesta, las Fontinalia (Varrón, De ling, lat VI, 22 y Paul. pág. 85), que se celebraba el [273]

13 de octubre, y en la que se arrojaban guirnaldas a las fuen­ tes, ocasión muy apropiada para que hubiera sido escrita esta oda. Esta fuente de Bandusia será posiblemente la misma que el poeta alaba en Epist. I 16, 12 como existente en su finca de Sabina, aunque una tradición medieval (testimoniada para nosotros en una bula pontifical del papa Pascual II, de 1103) conoce una fuente con ese nombre en los alrededores de Ve­ nusia, nombre que acaso naciera tardíamente en dependencia del texto horaciano; aunque también se apunta la hipótesis O fons Bandusiae splendidior vitro dulci digne mero non sine floribus, cras donaberis haedo, cui frons turgida cornibus primis et venerem et proelia destinat. frustra: nam gelidos inficiet tibi rubro sanguine rivos lascivi suboles gregis. te flagrantis atrox hora Caniculae nescit tangere, tu frigus amabile fessis vomere tauris praebes et pecori vago. fies nobilium tu quoque fontium, me dicente cavis impositam ilicem saxis, unde loquaces lymphae desiliunt tuae.

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III 14 El regreso de Augusto a Roma de las guerras cántabras proporciona el punto de arranque para esta composición. El poeta, dirigiéndose a la plebe, muestra su regocijo y determi­ na celebrar la efeméride. El esquema composicional es seme­ jante al de I 36 que celebraba la llegada de Númida, también de las guerras cántabras: exposición del acontecimiento, en [274]

contraria: que existiendo verdaderamente en Venusia una fuente Bandusia ya en tiempos de Horacio, éste, en recuerdo de su patria, pusiera dicho nombre a la fuente de su finca sa­ bina. Sea cual sea la identificación, lo cierto es que, gracias a estos versos, la fuente en cuestión se ha hecho célebre, res­ pondiendo a la promesa de nuestro poeta (vv. 13 ss.), tam­ bién en esto profeta: fies nobilium tu quoque fontium. Fecha in­ cierta. Estrofas asclepiadeas B. Fuente cristalina de Bandusia, digna del más puro vino con flores, mañana te ofrendaré un cabrito cuya frente hinchan noveles cuernos que prometen Venus y combates. En vano: tus gélidas aguas sangre roja teñirá del nacido en un lascivo rebaño. La ardiente Canícula ni en sus peores horas tocarte osa; amable frescura tú al buey cansado de arar brindas y a las reses errabundas. También tú una célebre fuente serás cuando yo cante la encina puesta sobre rocas huecas desde la cual saltan locuaces tus linfas.

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primer lugar, y en segundo lugar, como consecuencia, ban­ quete festivo; como allí se hablaba del recibimiento por sus camaradas, aquí se alude a la esposa (v. 5) y hermana (v. 7) del príncipe, que acuden a encontrarse con él. Ambas odas, teniendo su fundamento en la misma fecha histórica, habrán de ser casi forzosamente contemporáneas. La presente ofrece una más nítida y simétrica división en dos partes: la primera se refiere al público suceso del regreso del príncipe (tres pri­ [275]

meras estrofas); tras una estrofa que marca la transición de lo público a lo privado, la segunda parte (tres últimas estrofas) incide plenamente en el ámbito personal: el poeta llama al es­ clavo y a la cortesana como preámbulo para la fiesta (como en II 11, 18-24) y termina aludiendo a su edad ya madura bajo la imagen del cabello que comienza a blanquear. El recuerdo Herculis ritu modo dictus, o plebs, morte venalem petiisse laurum Cesar Hispana repetit penatis victor ab ora. unico gaudens mulier marito prodeat iustis operata divis, et soror clari ducis et decorae supplice vitta virginum matres iuvenumque nuper sospitum, vos, o pueri et puellae iam virum expertae, male ominatis parcite verbis. hic dies vere mihi festus atras eximet curas; ego nec tumultum nec mori per vim metuam tenente Caesare terras. i pete unguentum, puer, et coronas et cadum Marsi memorem duelli, Spartacum si qua potuit vagantem fallere testa. dic et argutae properet Neaerae murreum nodo cohibere crinem; si per invisum mora ianitorem fiet, abito.

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de los años jóvenes perdidos — cuando el poeta tenía el em­ puje y la constancia suficientes para salvar el obstáculo de una puerta cerrada o de un portero odioso— pone una nota de melancolía al final de la oda, que contrasta con el inicial al­ borozo. Escrita a principios del año 24. Estrofas sáficas.

El César, del que dicen que, como Hércules, compra laureles con la muerte, vuelve de tierra hispana victorioso, ¡oh, plebe!, a sus Penates. Su esposa, que de él solo se gloría, avance, honrados ya los justos dioses, y la hermana del gran jefe y, ornadas con sacras ínfulas, las madres de las mozas y los mozos salvados hoy. ¡Muchachos y muchachas solteras, no digáis palabra alguna de mal agüero! Día festivo que mis negras cuitas disipa: no habrá guerra ni violenta muerte ya que me asuste mientras César domine el mundo. Busca, niño, perfumes y coronas y un jarro que recuerde pugnas marsas si es que alguno escapar a los saqueos pudo de Espártaco. Di a la canora Neera que en seguida recoja en moño su castaño pelo; mas, si un portero odioso te detiene, vete. Las canas

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lenit albescens animos capillus litium et rixae cupidos protervae; non ego hoc ferrem calidus iuventa consule Planco.

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III 15 Consejos a la anciana Cloris, esposa de Ibico, para que se comporte como corresponde a su edad y deje ya de asediar a los jóvenes, de mezclarse con las muchachas. Eso es propio de su hija Fóloe, pero no de ella, que debía más bien ocuparse de sus labores caseras y no de las fiestas. El tema de la vejez no idónea para el amor enlaza esta oda con los últimos versos de Vxor pauperis Ibyci, tandem nequitiae fige modum tuae famosisque laboribus: maturo propior desine funeri inter ludere virgines et stellis nebulam spargere candidis. non, si quid Pholoen satis, et te, Chlori, decet, filia rectius expugnat iuvenum domos, pulso Thyias uti concita tympano. illam cogit amor Nothi lascivae similem ludere capreae: te lanae prope nobilem tonsae Luceriam, non citharae decent nec flos purpureus rosae nec poti vetulam faece tenus cadi.

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mi ánimo calman deseoso antaño de iracundas querellas; no sufriera tal mi caliente juventud el año del cónsul Planeo.

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la anterior. El asunto ofrece relación con el de IV 13 y con el de los epodos VIII y XII. Pero aquí el poeta no se ve implica­ do directamente como en IV 13, ni el tono es invectivo e in­ sultante como en los epodos, sino meramente admonitorio. El tipo de la vieja que persiste en sus afanes amorosos es blan­ co para la sátira también en muchos epigramas de la Antología Palatina (cfr. XI 66-74). Fecha desconocida. Dísticos forma­ dos por un gliconio y un asclepiadeo menor. Esposa de Ibico el pobre, de una vez termina con tu vicio y célebres manejos; deja ya, estando cercana la tumba, de retozar entre las vírgenes y enturbiar las estrellas cándidas. Lo que cuadra a Fóloe no te corresponde, Cloris. Normal es que asalte tu hija las moradas de los mozos como tíade tras el son del tímpano, pues a ella el amor de Noto a triscar la incita cual lasciva cabra; pero a ti, ya vieja, te corresponden las lanas que junto a la noble Luceria esquilaron, no cítaras ni purpúreas rosas ni las jarras hasta la hez bebidas.

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I l l 16

Un tema muy del gusto de la vena moralista de Horacio re­ cibe de nuevo en esta oda el revestimiento poético: el oro es poderoso — el oro rompió la prisión de Dánae, arruinó la casa de Anfiarao y abrió las puertas de las ciudades ante Filipo de Macedonia— , pero no tanto como para dar la felici­ dad; el poeta está contento con sus bienes moderados: «Quien mucho desea, de mucho anda escaso.» Dedicada a Mecenas, suele interpretarse como respuesta del poeta a la oferta de su poderoso amigo de convertirlo en secretario imperial. Las Inclusam Danaen turris aenea robustaeque fores et vigilum canum tristes excubiae munierant satis nocturnis ab adulteris, si non Acrisium virginis abditae custodem pavidum Iuppiter et Venus risissent: fore enim tutum iter et patens converso in pretium deo. aurum per medios ire satellites et perrumpere amat saxa potentius ictu fulmineo, concidit auguris Argivi domus ob lucrum demersa exitio; diffidit urbium portas vir Macedo et subruit aemulos reges muneribus; munera navium saevos illaqueant duces. crescentem sequitur cura pecuniam maiorumque fames, iure perhorrui late conspicuum tollere verticem, Maecenas, equitum decus.

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cuatro estrofas primeras exponen un hecho universal, ilustra­ do con ejemplos míticos e históricos; las siete siguientes lle­ van el enfoque a lo personal subjetivo. Sentencias esporádicas (vv. 17-18, 21-22) salpican el discurso y lo concluyen (w . 42-44). La leyenda de Dánae y la lluvia de oro ha tenido que ser interpretada racionalísticamente (no hubo tal lluvia, sino dinero que repartió el adúltero) para ser incluida en la lista de ejemplos. En la canción A l oro de Juan de Jáuregui, hay evi­ dente recuerdo del Inclusam Danaen en estos versos: «Ya con la argiva dama / servida del tonante, / fueron de Acrisio los re­ catos vanos…» Fecha incierta. Estrofas asclepiadeas A. A Dánae, en torre broncínea presa, las puertas robustas y fiera presencia de canes habrían bastado a guardar de los nocturnos amantes si Venus y Júpiter no hubieran burlado a Acrisio, aterrado custodio de oculta doncella: seguro paso se abrió al dios transformado en un tesoro. Al oro engañar le gusta a las guardas y horadar la roca más fuerte que el rayo fulmíneo. La casa sucumbió del vate argivo al lucro fatal; hendió el Macedón puertas de ciudades y minó a sus émulos reales con mercedes; la red del regalo capta a los feroces comandantes de las naves. Pero a la opulencia mayor apetito sigue y más cuidados. Con razón conspicua alzar mi cabeza no quiero, Mecenas, espejo de caballeros.

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quanto quisque sibi plura negaverit, ab dis plura feret; nil cupientium nudus castra peto et transfuga divitum partis linquere gestio, contemptae dominus splendidior rei quam si quidquid arat impiger Apulus occultare meis dicerer horreis, magnas inter opes inops. purae rivus aquae silvaque iugerum paucorum et segetis certa fides meae fulgentem imperio fertilis Africae fallit sorte beatior. quamquam nec Calabrae mella ferunt apes nec Laestrygonia Bacchus in amphora languescit mihi nec pinguia Gallicis crescunt vellera pascuis, importuna tamen pauperies abest nec, si plura velim, tu dare deneges, contracto melius parva cupidine vectigalia porrigam, quam si Mygdoniis regnum regnum Alyattei campis continuem, multa petentibus desunt multa; bene est, cui deus obtulit parca quod satis est manu.

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A quien más renuncie, más darán los dioses; desnudo a los reales me acojo de quienes no aspiran a nada y allá acudo tránsfuga de la facción de los ricos, amo más dichoso de un bien desdeñado que si se dijera que escondo en mis hórreos, indigente en medio de grandes riquezas, cuanto ara el Apulo activo. Agua pura, un bosque de pocas yugadas y la confianza ciega en mi cosecha: quien la fértil Africa rija no comprende que esto a la suya aventaja.

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Aunque abejas cálabras su miel no me aporten ni a Baco envejezca mi lestrigonia ánfora ni me crezcan pingües vellones en pastos 35 gálicos, de mí anda lejos la pobreza incómoda; pero, si quisiera más, me lo darás. Mi ambición restrinjo y así mis modestas rentas más acrezco que si redondear buscara el reino de Aliates con campos migdonios. Quien mucho desea de mucho anda escaso; feliz el que obtiene de una parca mano divina lo suficiente.

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quanto quisque sibi plura negaverit, ab dis plura feret; nil cupientium nudus castra peto et transfuga divitum partis linquere gestio, contemptae dominus splendidior rei quam si quidquid arat impiger Apulus occultare meis dicerer horreis, magnas inter opes inops. purae rivus aquae silvaque iugerum paucorum et segetis certa fides meae fulgentem imperio fertilis Africae fallit sorte beatior. quamquam nec Calabrae mella ferunt apes nec Laestrygonia Bacchus in amphora languescit mihi nec pinguia Gallicis crescunt vellera pascuis, importuna tamen pauperies abest nec, si plura velim, tu dare deneges, contracto melius parva cupidine vectigalia porrigam, quam si Mygdoniis regnum regnum Alyattei campis continuem, multa petentibus desunt multa; bene est, cui deus obtulit parca quod satis est manu.

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A quien más renuncie, más darán los dioses; desnudo a los reales me acojo de quienes no aspiran a nada y allá acudo tránsfuga de la facción de los ricos, amo más dichoso de un bien desdeñado que si se dijera que escondo en mis hórreos, indigente en medio de grandes riquezas, cuanto ara el Apulo activo. Agua pura, un bosque de pocas yugadas y la confianza ciega en mi cosecha: quien la fértil Africa rija no comprende que esto a la suya aventaja.

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Aunque abejas cálabras su miel no me aporten ni a Baco envejezca mi lestrigonia ánfora ni me crezcan pingües vellones en pastos 35 gálicos, de mí anda lejos la pobreza incómoda; pero, si quisiera más, me lo darás. Mi ambición restrinjo y así mis modestas rentas más acrezco que si redondear buscara el reino de Aliates con campos migdonios. Quien mucho desea de mucho anda escaso; feliz el que obtiene de una parca mano divina lo suficiente.

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Il l 17

Breve pieza dedicada a Elio Lamia, cuyo linaje se glorifica a lo largo de las dos primeras estrofas en un prolongado pa­ réntesis; en las dos últimas el poeta le indica, ante la prevista Aeli vetusto nobilis ab Lamo,— quando et priores hinc Lamias ferunt denominatos et nepotum per memores genus omne fastus, auctore ab illo ducis originem, qui Formiarum moenia dicitur princeps et innantem Maricae litoribus tenuisse Lirim late tyrannus: — cras foliis nemus multis et alga litus inutili demissa tempestas ab Euro sternet, aquae nisi fallit augur annosa cornix, dum potes, aridum compone lignum: cras Genium mero curabis et porco bimestri cum famulis operum solutis.

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III 18 La presente oda tiene unidad de tono y asunto con la ante­ rior: sacrificio a un dios en ambos casos, imágenes de co­ mienzos del invierno y alusión al ocio de los campesinos. En cuanto a la estructura, hay una clara bipartición; la primera parte (dos primeras estrofas) constituye una plegaria con los elementos de rigor: invocación al dios seguida de una deter­ minación (v. 1), petición propiamente dicha (vv. 2-4), y justi­ ficación de la misma en razón del culto que se le ofrece

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tormenta del día siguiente (estrofa 3), la conveniencia de ha­ cer un sacrificio al Genio (estrofa 4). El destinatario es uno de los dos hermanos, Lucio o Quinto, a que nos referimos en la introd. a I 26. Fecha incierta. Estrofas alcaicas.

Elio, ya noble desde el viejo Lamo —pues cuentan que él su nombre dio a los prístinos Lamias y a su estirpe según autorizados fastos y elévase tu linaje a ese ancestro, rey potente, primer poseedor del Liris, ávido siempre de las riberas que ama Marica, y Formias con sus murallas— ,

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la tormenta del Euro el bosque de hojas la costa mañana de alga inútil sembrará si acierta el añoso augur de lluvias que es la corneja.

Mientras puedas acopia leña seca: a tu genio mañana ofrendar debes vino y un lechón de dos meses entre tus siervos desocupados.

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(vv. 5-8); y la segunda parte (dos últimas estrofas), ya no impresiva sino narrativa, muestra una estampa del campo en fiesta y en paz, una paz que parece ser resultado del favor del dios, que ha concedido lo que le pedían: efectivamente, si en vv. 3-4 solicitaba el poeta que se mostrara propicio con sus «criaturas tiernas», ahora ve ya realizado ese deseo en v. 13: «entre osados corderos vaga el lobo». Pero ¿cómo es que el poeta sitúa la fiesta de Fauno en las nonas de diciembre, si la que nosotros conocemos (cfr. Ovidio, Fast. II 193, aludida por el mismo Horacio en I 4, 11) se celebraba en los idus de [*8j]

febrero? Tal vez sea una celebración local de Mandela, pue­ blo cercano a la finca sabina de Horacio (cfr. Epist. I 18, 105). El interés por la recreación poética de fiestas religiosas en ge­ neral, y campestres, en particular, arranca de la literatura heFaune, Nympharum fugientum amator, per meos finis et aprica rura lenis incedas abeasque parvis aequus alumnis, si tener pleno cadit haedus anno, larga nec desunt Veneris sodali vina craterae, vetus ara multo fumat odore. ludit herboso pecus omne campo, cum tibi Nonae redeunt Decembres; festus in pratis vacat otioso cum bove pagus; inter audaces lupus errat agnos; spargit agrestis tibi silva frondis; gaudet invisam pepulisse fossor ter pede terram.

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III 19 Cadena de motivos típicos caprichosamente enlazados, como respondiendo al insanire iuvat del v. 48. Oposición, en primer lugar, de temas propios de la épica, con temas más li­ vianos, propios de la lírica, asuntos públicos frente a asuntos privados; propuesta de brindis por Murena, el augur, incita­ ción a la fiesta, con alusión a la música y las flores; y cuadro amoroso como colofón. Dirigida siempre, como es usual en la lírica horaciana, a una segunda persona, que en este caso parece ser un destinatario cambiante: el poeta anónimo en­ frascado en los temas míticos, el puer al que Horacio pide que [286]

Icnística y arraiga en la literatura romana augústea (cfr. Vir­ gilio, Eel. V 65 ss.; Tibulo, II 1; Ovidio, Fast. IV 735 ss.). Ningún indicio para fijar la cronología. Estrofas sáficas. Fauno, amante de Ninfas fugitivas, propicio mis terrenos soleados visita y deja y a estas criaturas tiernas ayuda, que para ti a Fin de año cae el cabrito y nunca falto anda de vino el cráter, compañero de Venus, ni de aromas el ara antigua. Todo el ganado en la campiña herbosa retoza por las nonas decembrinas; festejan los aldeanos en el prado y el buey descansa. Entre osados corderos vaga el lobo; para ti el bosque agreste se deshoja; alegre el cavador tres veces bate la odiada tierra.

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le sirva vino, y finalmente Télefo, cuyo amor comenta el poela. Una cierta semejanza de tema y planteamiento vincula esta oda con I 27. Este Murena es tal vez el mismo destinatario de 11 10, el Licinio a quien Horacio proponía la mediocritas aurea, hermanastro de Terencia y Proculeyo. La oda comenzaba con una oposición de temas literarios concerniente a la persona del poeta, y finaliza con una oposición de circunstancias amorosas que también atañen al propio Horacio: a Télefo, jo­ ven y de cabellera deslumbrante, lo busca Rodé; Horacio, en cambio, está interesado en Glícera: un buscado frente a un buscador. Dísticos formados por gliconio y asclepiadeo me­ nor.

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Quantum distet ab Inacho Codrus pro patria non timidus mori, narras et genus Aeaci et pugnata sacro bella sub Ilio. quo Chium pretio cadum mercemur, quis aquam temperet ignibus quo praebente domum et quota Paelignis caream frigoribus, taces. da lunae propere novae, da noctis mediae, da, puer, auguris Murenae, tribus aut novem miscentur cyathis pocula commodis? qui Musas amat imparis, ternos ter cyathos attonitus petet vates, tris prohibet supra rixarum metuens tangere Gratia nudis iuncta sororibus, insanire iuvat. cur Berecyntiae cessant flamina tibiae? cur pendet tacita fistula cum lyra? parcentis ego dexteras odi: sparge rosas, audiat invidus dementem strepitum Lycus et vicina seni non habilis Lyco. spissa te nitidum coma, puro te similem, Telephe, Vespero, tempestiva petit Rhode; me lentus Glycerae torret amor meae.

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III 20 Oda amorosa que expone la disputa entre Pirro y una mu­ jer no nombrada (tal vez se trate de la propia madre) por el mancebo Nearco. Las dos primeras estrofas plasman propia­ mente la disputa, con una alusión final al objeto de ella (insig­ nem… Nearchum, v. 5); y las dos últimas se detienen en la des[288]

De cuánto ínaco distaba de Codro, que osó morir por la patria, hablas y del pueblo de Eaco y la guerra que hubo bajo Ilion la sacra. Pero a cómo el jarro quío pagamos y quién lo mezcla o la casa pone o qué hora va a guardarnos de un frío peligno, de eso nada dices. Escancia, niño, en seguida por la luna nueva, por la media noche y el augur Murena. ¿Viértense tres cazos o nueve? Quien ame a las Musas impares reclame, vate ebrio, tres por tres, pero nos prohíbe más de tres, temiendo luchas, la Gracia con sus desnudas hermanas. Quiero enloquecer. ¿Por qué enmudece el soplo de la berecintia flauta? ¿Por qué penden tácitas la siringa y lira? Yo odio al ahorrador: esparce rosas. Envidien nuestro loco estruendo Lico y la vecina tan poco propia del viejo Lico. En cambio a ti, Télefo, ese límpido Véspero, el del pelo nítido y espeso, te busca Rode, que muy bien te cuadra; y yo a fuego lento tostándome estoy de amor por mi Glícera.

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cripción del muchacho en su displicencia, con una breve reincidencia introductoria (vv. iniciales de estrofa 3) en los dos contrincantes. Es digno de señalar el juego estilístico de alternancia entre plano metafórico (cazador, leona y cacho­ rro: vv. 1-4, 9-10) y plano real (Pirro, la mujer y Nearco: vv. S-8, 11-12). Dos ejemplos míticos, Nireo y Ganimedes, pon­ deran la calidad de la presa (vv. 15-16). Estrofas sáficas.

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Non vides quanto moveas periclo, Pyrrhe, Gaetulae catulos leaenae? dura post paulo fugies inaudax proelia raptor, cum per obstantis iuvenum catervas ibit insignem repetens Nearchum, grande certamen, tibi praeda cedat maior an illi. interim, dum tu celeris sagittas promis, haec dentis acuit timendos, arbiter pugnae posuisse nudo sub pede palmam fertur et leni recreare vento sparsum odoratis umerum capillis: qualis aut Nireus fuit aut aquosa raptus ab Ida.

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111 21 Con una invocación al ánfora (O nata mecum consule Manlio) — seguramente parodiando el ciceroniano verso Ofortunatam natam me consule Romam— se abre esta oda, que desarrolla, con el tono y el esquema formal propio de los himnos, el tema bá­ quico tan grato al venusino. Para la anáfora de tu en vv. 13, 14, 17, 19 y 21, cfr. introd. a 11 19 y III 13. El ánfora personi­ ficada ocupa aquí, como en I 32 y 111 13, el lugar del destina­ tario. Se hace mención indirecta, sin embargo, de Corvino (v. O nata mecum consule Manlio, seu tu querelas sive geris iocos seu rixam et insanos amores seu facilem, pia testa, somnum; [290]

¿No ves, Pirro, el gran riesgo con que quieres robar cachorros de leona gétula? Pronto el combate rehuirás, raptor ya amedrentado, cuando, abriéndose paso entre la turba de mozos, reclame ella al gran Nearco con ingente certamen en que ceda o te derrote. Y, mientras sacas tus veloces dardos y aguza sus temibles dientes ella, dicen que bajo el pie desnudo pone la palma el árbitro de la lid y refresca suave brisa sus hombros y cabellos perfumados: tal fue Nireo y el arrebatado del Ida acuoso.

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7), que no parece ser otro sino M. Valerio Mésala Corvino, compañero de estudios de Horacio en Atenas, y de milicia en Tilipos, que se pasó al partido de Antonio y luego al de Octa­ vio; fue vencedor de los aquitanos en el año 28, y terminó por abandonar la carrera militar y política para consagrarse a la literatura, fundando el círculo que llevó su nombre y cuya fi­ gura más señalada fue el poeta Tibulo; gozaba además de re­ nombre como apasionado por el vino (cfr. Servio ad Aen. VIII 310). Estrofas alcaicas.

Ánfora pía, como yo nacida en el año del cónsul Manlio, traigas quejas o disputas o juegos o amores locos o sueño fácil;

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quocumque lectum nomine Massicum servas, moveri digna bono die, descende, Corvino iubente promere languidiora vina. non ille, quamquam Socraticis madet sermonibus, te negleget horridus; narratur et prisci Catonis saepe mero caluisse virtus. tu lene tormentum ingenio admoves plerumque duro; tu sapientium curas et arcanum iocoso consilium retegis Lyaeo; tu spem reducis mentibus anxiis, virisque et addis cornua pauperi post te neque iratos trementi regum apices neque militum arma.

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te Liber et, si laeta aderit, Venus segnesque nodum solvere Gratiae vivaeque producent lucernae, dum rediens fugat astra Phoebus. III 22 Dedicación de un pino a Diana en la casa de campo dei poeta, con promesa de sacrificio anual. Por el tema y por la Montium custos nemorumque virgo, quae laborantis utero puellas ter vocata audis adimisque leto, diva triformis, imminens villae tua pinus esto, quam per exactos ego laetus annos verris obliquum meditantis ictum sanguine donem.

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cualquiera que sea el fin que nos reserve tu Másico selecto, ser abierta en un dia feliz mereces. Baja, Corvino vinos ligeros quiere; no te ha de rechazar severo aunque le empapen pláticas socráticas; dicen que su virtud a menudo con vino puro Catón el prisco calentaba. Tú dulce fuerza ejerces aun sobre áridos ánimos; tú cuitas y secretos del sabio espíritu con el jocoso Lieo revelas. Tú aportas esperanza al angustiado, fuerza y cuernos al pobre, que contigo no tiembla ante el rey y su airada tiara o las armas de los soldados.

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Líber te seguirá con la gozosa Venus y las tres Gracias siempre unidas y las teas hasta que Febo a las estrellas volviendo expulse. brevedad, esta oda está cerca del género epigramático. Sólo por estar escrita en un metro lírico —estrofas sáficas— difie­ re del epigrama. Paralelos numerosos de epigramas votivos en el libro VI de la Antología Palatina. Fecha incierta. Virgen custodia de mi bosque y monte que, invocada tres veces, a la muerte arrancas a las mozas en sus partos, diosa triforme, tuyo sea el pino que en mi villa se alza: feliz cada año le daré la sangre de un jabalí que esté ya preparando su oblicuo ataque.

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Ill 23

La moderación en la que insiste Horacio ha de ponerse en práctica también en el culto a los dioses. No le son precisas al ciudadano común víctimas costosas ni en gran número. Una mano inocente — viene a concluir— no necesita sacrificios para agradar a los númenes. El eco verbal manus en el mismo Cáelo supinas si tuleris manus nascente Luna, rustica Phidyle, si ture placaris et horna fruge Lares avidaque porca, nec pestilentem sentiet Africum fecunda vitis nec sterilem seges robiginem aut dulces alumni pomifero grave tempus anno. nam quae nivali pascitur Algido devota quercus inter et ilices aut crescit Albanis in herbis victima pontificum securis cervice tinget, te nihil attinet temptare multa caede bidentium parvos coronantem marino rore deos fragilique myrto. immunis aram si tetigit manus, non sumptuosa blandior hostia mollivit aversos Penatis farre pio et saliente mica.

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lugar del verso (v. 1, v. 17), la mención de Lares y Penates, dioses familiares (Lares en v. 4; Penates en v. 19), y de la salsa mola (v. 4, v. 20) son lazos entre las dos estrofas extremas e indicios de una composición anular; la estrofa central se re­ fiere, por contraste, a los sacrificios públicos suntuosos que no atañen al privado. Dedicada a Fídile, personaje ficticio se­ guramente. Estrofas alcaicas. Si hacia la luna renaciente, rústica Fídile, alzas tus palmas y a los Lares aplacas con incienso, el grano de hogaño y una puerca voraz, no sufrirá tu vid fecunda el Africo pestífero o las mieses el añublo que las seque o tus dulces crías el mes malsano que trae la fruta. Ya el cuello de la víctima sagrada que en el encinar nace del nivoso Álgido o los prados albanos de sangre el hacha de los pontífices teñirá, pero a ti en nada te incumbe el matar muchas reses de dos dientes cuando a humildes dioses con frágil mirto y romero coronas. Farro y crepitante sal no peor ablandan a Penates adversos que la ofrenda suntuosa si una inocente y pía mano se acerca al ara.

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Ill 24

Esta oda no tiene un destinatario concreto, sino que va di­ rigida a un «tú» generalizado, al lector mismo. Hay en ella una dimensión política semejante a la de las seis Odas Roma­ nas que encabezaban el libro. El poeta habla aquí como maes­ tro de la Urbe y consejero del príncipe. En resumen, su conte­ nido es el siguiente: las riquezas no libran del miedo ni de la muerte; los escitas y los getas llevan una existencia ejemplar porque no atesoran, viven al día, y además son virtuosos; el que quiera salvar a Roma deberá librarla del vicio, deberá im­ poner unas leyes punitivas que transformen las costumbres; el afán de riquezas es el origen de todo mal; pero no bastan las leyes: hay que educar a la juventud en estos principios; el rico siempre se siente falto de algo. Aunque en el interior de la oda los diversos motivos van enlazándose caprichosamente, Intactis opulentior thesauris Arabum et divitis Indiae caementis licet occupes Tyrrhenum omne tuis et mare Apulicum, si figit adamantinos summis verticibus dira Necessitas clavos, non animum metu, non mortis laqueis expedies caput. campestres melius Scythae, quorum plaustra vagas rite trahunt domos, vivunt et rigidi Getae, immetata quibus iugera liberas fruges et Cererem ferunt, nec cultura placet longior annua, defunctumque laboribus aequali recreat sorte vicarius. illic matre carentibus privignis mulier temperat innocens, nec dotata regit virum coniunx nec nitido fidit adultero. [296]

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cabe postular una construcción cíclica, puesto que el tema inicial y final es el de las riquezas y sus deficiencias; y cabe se­ ñalar tres grandes bloques semánticos: vv. 1-24 (postulado inicial e ilustración con escitas y getas como ejemplo a se­ guir); vv. 25-44 (consejos al gobernante y panorama desola­ dor de la moral cívica); vv. 45-64 (propuesta de reforma y educación). El pensamiento de los versos iniciales lo desarro­ lla y amplifica Fray Luis en su poema Contra un ju ez avaro: «Aunque en ricos montones / levantes el cautivo inútil oro; / y aunque tus posesiones / mejores con ajeno daño y lloro / … no por tanto / no nacerán abrojos / agudos en tu alma; ni el espanto / no velará en tu lecho…» Fecha probable: el 29 o 28, como las Odas Romanas, cuando Octavio se disponía, li­ bre ya de enemigos, a llevar a cabo su programa de política interna. Dísticos formados por gliconio y asclepiadeo me­ nor. Aunque, más rico que todos los tesoros vírgenes de la India opulenta y los Árabes, invadas la tierra y el público mar con esas moles, como Necesidad llega a las cumbres mismas con clavos de acero, no arrancarás tu alma al miedo ni a la mortal red tu cabeza. Viven mejor el campestre Escita, con su casa nómada que transportar suele el carro, y el Geta austero al que libres mieses y Ceres aportan yugadas jamás medidas y nunca labradas por él más que un año, sino que sucesor tiene que el relevo tome cuando él deja el campo. Allí con bondad y dulzura trata a sus hijastros la esposa; al marido no oprime la bien dotada ni en hermoso amante las mujeres fían; [297]

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dos est magna parentium virtus et metuens alterius viri certo foedere castitas; et peccare nefas aut pretium est mori. o quisquis volet impias caedis et rabiem tollere civicam, si quaeret ‘Pater urbium’ suscribí statuis,indomitam audeat refrenare licentiam, clarus postgenitis! quatenus — heu nefas! virtutem incolumem odimus, sublatam ex oculis quaerimus invidi. quid tristes querimoniae, si non supplicio culpa reciditur? quid leges sine moribus vanae proficiunt, si neque fervidis pars inclusa caloribus mundi nec Boreae finitimum latus durataeque solo nives mercatorem abigunt, horrida callidi vincunt aequora navitae, magnum pauperies opprobrium iubet quidvis et facere et pati virtutisque viam deserit arduae? vel nos in Capitolium, quo clamor vocat et turba faventium, vel nos in mare proximum gemmas et lapides, aurum et inutile, summi materiem mali, mittamus, scelerum si bene paenitet. eradenda cupidinis pravi sunt elementa et tenerae nimis mentes asperioribus formandae studiis, nescit equo rudis haerere ingenuus puer venarique timet, ludere doctior seu Oraeco iubeas trocho seu malis vetita legibus alea,

dote única es la virtud paterna y los castos lazos que un amor segundo rechazan, crimen ilícito cuyo castigo es la muerte. ¡Oh, quien quiera poner fin a impías matanzas y furores cívicos y que en su estatua se lea «Padre de ciudades», ose la licencia indómita refrenar y honras tendrá siempre! Porque hoy envidiosos, ¡qué impiedad!, la virtud incólume odiamos, mas luego la buscamos cuando se fue. ¿A qué las tristes quejas si el delito no es reprimido? ¿A qué la ley vana sin costumbres si ni las regiones donde el calor hierve ni los confines del Bóreas con sus nieves puras sobre el suelo asustan al mercader, si a los híspidos mares vencer saben los sagaces nautas? El gran oprobio en que yace la pobreza a hacerlo todo y a sufrirlo fuerza y a abandonar la ardua senda por la cual se va a la virtud. Llevemos al Capitolio, adonde nos llaman clamores y aplausos, o tiremos al más próximo mar gemas y piedras y el inútil oro, alimento del peor mal, si arrepentimiento sincero sentimos. La abominable ambición hay en sus principios que extirpar; las almas blandas deben ser formadas con esfuerzos ásperos. Ya no sabe el niño libre montar a caballo ni cazar y entiende más, si le preguntas, de jugar al aro griego o a ilegales dados, mientras con perjurio

cum periura patris fides consortem socium fallat et hospites, indignoque pecuniam heredi properet, scilicet improbae crescunt divitiae; tamen curtae nescio quid semper abest rei.

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III 25 Oda ditirámbica. EI poeta se siente transportado por Baco a lugares desconocidos, mientras se dispone a cantar la gloria del César, tema intacto hasta el momento (vv. 7-8 adhuc indic­ tum ore alio); compara su éxtasis poético con el de las Ménades, y termina con la invocación al dios y con su propósito de Quo me, Bacche, rapis tui plenum? quae nemora aut quos agor in specus velox mente nova? quibus antris egregii Caesaris audiar aeternum meditans decus stellis inserere et consilio Iovis? dicam insigne recens adhuc indictum ore alio, non secus in iugis exsomnis stupet Euhias Hebrum prospiciens et nive candidam Thracen ac pede barbaro lustratam Rhodopen, ut mihi devio ripas et vacuum nemus mirari libet, o Naiadum potens Baccharumque valentium proceras manibus vertere fraxinos, nil parvum aut humili modo, nil mortale loquar! dulce periculum est, o Lenaee, sequi deum cingentem viridi tempora pampino! [300]

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engaña su padre al huésped y al socio en empeño de acopiar caudales para su heredero indigno. Sí, crecen sin tasa sus riquezas, pero algo siempre, un no sé qué, falta a esos peculios para ser completos.

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cantar algo grande. Los veinte versos que componen el poe­ ma se dividen en tres bloques temáticos de similar extensión: inquisición al dios y propósito de canto (vv. 1-8), compara­ ción con la Ménade (vv. 8-14), invocación al dios y propósito de canto (vv. 14-20). Dístico formado por gliconio y asclepiadeo menor, como la anterior.

¿Adonde, Baco, me llevas lleno de ti? ¿A qué selva, a qué caverna marcha veloz mi alma nueva? ¿En qué antro me oirán alzando a los astros y hasta el consejo de Jove la gloria inmortal del egregio César? ¡Cantaré algo grande, insólito, que nadie ha entonado! Como cuando admira la Eviade insomne en las cumbres el Hebro y la Trace nevada y la Ródope pisada por gentes bárbaras, así yo contemplo lejos de las rutas los ríos y el solitario bosque. ¡Oh, rey de Náyades y de las Bacantes que con la mano altos fresnos desarraigar saben, yo nada pequeño, nada terreno o mortal, cantaré! ¡Es un dulce peligro, Leneo, el de quien va tras el dios que sus sienes ciñe de pámpanos verdes! [3d ]

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En esta oda votiva, cuyo tema inicial sería más apropiado para el género epigramático (cfr. introd. a III 22), el poeta ofrece a Venus y deja colgados en su templo los útiles que le han servido en su ocupación erótica. Pero pide también a la Vixi puellis nuper idoneus et militavi non sine gloria; nunc arma defunctumque bello barbiton hic paries habebit, laevum marinae qui Veneris latus custodit, hic, hic ponite lucida funalia et vectis et arcus oppositis foribus minaces. o quae beatam diva tenes Cyprum et Memphin carentem Sithonia nive, regina, sublimi flagello tange Chloen semel arrogantem.

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III 27 Se trata, como 1 3, de unpropempticon, o poema que expone los buenos deseos de cara a un viaje. En este caso, la viajera es Galatea, amada o conocida de nuestro poeta. Con un proe­ mio de tres estrofas (petición de malos augurios para los via­ jeros impíos, pero favorables para los amigos del poeta), se pasa a saludar a la destinataria y a desearle felicidad en su via­ je (estrofa 4); pero el mar está encrespado (estrofas 5-6); y a este propósito se introduce el mito del rapto de Europa, que ocupara las trece estrofas restantes, centro temático de la oda Impios parrae recinentis omen ducat et praegnas canis aut ab agro rava decurrens lupa Lanuvino fetaque vulpes: [302]

diosa que castigue la soberbia de Cloe, su amada enemiga sin duda. Del tono confidencial de w . 1-6 se pasa a la exhorta­ ción de w . 6-12, primero a sus compañeros de ronda, y luego a Venus. El tópico de la militia amoris queda patente en el v. 2. Estrofas alcaicas. Hasta hoy viví al servicio de las niñas y no sin gloria milité; mis armas tenga y mi lira jubilada esta pared que el lado izquierdo protege de la Venus de los mares. Aquí, aquí colocad las teas lúcidas, las palancas y arco que fueron peligro para cerradas puertas. ¡Oh, diosa que posees la feliz Chipre, reina de Menfis, de sitonias nieves ignorante, una vez tu excelsa fusta a la altiva Cloe castigue!

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derivado del pretexto introductor: ese mar encrespado fue el mismo que contempló Europa al ser raptada; discurso de la heroína al llegar a Creta: se siente culpable ante su padre de haberse dejado seducir; pero Venus, que estaba a su lado, cal­ ma su enfado, le descubre el misterio del toro y le consuela con la profecía de que su nombre perdurará en el de una parte del mundo. La estructura, con desarrollo amplio del mito y discurso de la heroína, terminando así, sin redondees ni colo­ fón que enlace con el principio, es análoga a la que veíamos en III 11 (mito de las Danaides y discurso de Hipermestra de­ sarrollado a partir de un nimio pretexto). Estrofas sáficas. Al impío conduzcan los presagios del búho que ululó, la perra o zorra preñadas o la loba lanuvina que baja al llano; [3 0 3 ]

rumpat et serpens iter institutum si per obliquum similis sagittae terruit mannos; ego cui timebo providus auspex, antequam stantis repetat paludes imbrium divina avis imminentum, oscinem corvum prece suscitabo solis ab ortu. sis licet felix ubicumque mavis, et memor nostri, Galatea, vivas, teque nec laevus vetet ire picus nec vaga cornix. sed vides quanto trepidet tumultu pronus Orion? ego quid sit ater Hadriae novi sinus et quid albus peccet Iapyx. hostium uxores puerique caecos sentiant motus orientis Austri et aequoris nigri fremitum et trementis verbere ripas. sic et Europe niveum doloso credidit tauro lutus et scatentem beluis pontum mediasque fraudes palluit audax. nuper in pratis studiosa florum et debitae Nymphis opifex coronae, nocte sublustri nihil astra praeter vidit et undas. quae simul centum tetigit potentem oppidis Creten, ‘pater, o relictum filiae nomen, pietasque’ dixit ‘victa furore!

interrumpa su viaje la serpiente, espanto de las jacas, como oblicua flecha; yo, augur propicio a mis amigos, con oraciones suscitaré, por donde se alza el sol, el agüero de un cuervo antes que el ave de la lluvia inminente haya alcanzado la inmóvil ciénaga. Sé feliz, Galatea, donde quieras y acuérdate de mi sin que tus viajes vete el pico siniestro ni la errante corneja. Pero ¿ves con qué tempestades Orion cae? Yo sé bien cómo son los golfos tétricos de Hadria y el albo Yápige y sus mañas. Que las esposas

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conozcan e hijos de quienes nos odian el Austro con sus ciegas convulsiones y el negro mar rugiente cuya orilla tiembla azotada. Así Europa confió su niveo cuerpo al toro seductor palideciendo audaz ante las fieras y peligros que el ponto infestan. Quien con flores trenzaba en la pradera para las Ninfas la ritual guirnalda no vio en la media luz de aquella noche sino astros y olas. Y en Creta ya, la de las cien ciudades, dijo: «¡Padre de una hija que no es tal! ¡Pasión que a la piedad ha derrotado! ¿De dónde adonde [3 0 5 ]

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unde quo veni? levis una mors est virginum culpae, vigilansne ploro turpe commissum, an vitiis carentem ludit imago

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vana, quae porta fugiens eburna somnium ducit? meliusne fluctus ire per longos fuit, an recentis carpere flores? si quis infamem mihi nunc iuvencum dedat iratae, lacerare ferro et frangere enitar modo multum amati cornua monstri! impudens liqui patrios Penatis, impudens Orcum moror! o deorum si’quis haec audis, utinam inter errem nuda leones! antequam turpis macies decentis occupet malas teneraeque sucus defluat praedae, speciosa quaero pascere tigris. vilis Europe, pater urget absens; quid mori cessas? potes hac ab orno pendulum zona bene te secuta laedere collum.

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sive te rupes et acuta leto saxa delectant, age te procellae crede veloci, nisi erile mavis carpere pensum regius sanguis, dominaeque tradi barbarae paelex.’ aderat querenti perfidum ridens Venus et remisso filius arcu.

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voy? Una sola muerte leve pena es para el extravío de las vírgenes. ¿Lloraré en vela por mi torpe acción? ¿O en nada peco

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y me alucina imagen engañosa que por la puerta ebúrnea un sueño trajo? ¿Pude al prado y las flores preferir los vastos mares? ¡Si al infamante toro me entregasen, airada intentaría con el hierro romper los cuernos de este monstruo amado por mí hace poco! ¡Impudor fue dejar los paternales Penates!: ¡Impudor huir del Orco! ¡Oh, dios que acaso me oigas, indefensa entre leones vague yo y bella presa de los tigres sea antes de que escuálidas y feas jugo no tengan mis mejillas hoy tiernas y hermosas! ¡Tu padre ausente, vil Europa, aprémiate! ¡Muere ya! El cuello que de un fresno penda te romperá la faja que por suerte aún conservas;

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y, si tu muerte elige agudas rocas, deja ese encargo a la veloz borrasca. ¿O un oficio servil tu sangre regia prefiere y ser barragana sumisa ante ama bárbara?» Sonriente escuchábale la pérfida Venus y al lado su hijo con el arco laxo en la mano; [3 0 7 ]

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mox, ubi lusit satis: ‘abstineto’ dixit ‘irarum calidaeque rixae, cum tibi invisus laceranda reddet cornua taurus. uxor invicti Iovis esse nescis: mitte singultus, bene ferre magnam disce fortunam; tua sectus orbis nomina ducet.’

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Ill 28 Con motivo de las Neptunalia (fiestas en honor del dios del mar que tenían lugar el 23 de julio), celebradas por el poeta en compañía de Lide, incita aquél a la algazara y a la bebida; Festo quid potius die Neptuni faciam? prome reconditum, Lyde, strenua Caecubum munitaeque adhibe vim sapientiae. inclinare meridiem sentis ac, veluti stet volucris dies, parcis deripere horreo cessantem Bibuli consulis amphoram. nos cantabimus invicem Neptunum et viridis Nereidum comas; tu curva recines lyra Latonam et celeris spicula Cynthiae, summo carmine, quae Cnidon fulgentisque tenet Cycladas et Paphum iunctis visit oloribus; dicetur merita Nox quoque nenia.

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y aquélla, en serio ya, dijo: «En tus iras y vehementes quejas cesarás cuando el odiado toro te permita romper sus cuernos. Ignoras que tu esposo es el gran Jove; no llores y a llevar tu suerte aprende; la mitad de la tierra con tu nombre será llamada.»

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habrá cantos — dice— en honor de Neptuno, las Nereidas, I.atona, Diana, Venus y la Noche. Dos bloques semánticos de 8 versos cada uno: primero, exhortación a la bebida (vv. 1-8); segundo, programa de cánticos a los diversos dioses (vv. 9-16). Dísticos de gliconio y asclepiadeo menor. ¿Qué es lo mejor que en la fiesta de Neptuno hacer podemos? El Cécubo recóndito saca al punto, Lide, y sitio enérgico pon a tu prudencia. ¿El sol que baja estás viendo y, como si inmóvil quedara el alado día, no traes la indolente ánfora del cónsul Bibulo? A Neptuno cantaré y a las Nereides de verdes cabellos y tu corva lira loará en respuesta a Latona y los dardos rápidos de la Cintia. El último canto, para la que reina en Cnido y las Cicladas brillantes y Pafo visita en carro de cisnes; y habrá cantilenas que honren a la Noche.

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Ill 29

Horacio dedica esta oda al gran Mecenas invitándole a un banquete, le pide que abandone el fasto de Roma y acuda a disfrutar de una humilde cena; ya comienza el verano, ya el pastor busca la sombra; deje él también — dice el poeta— los cuidados y temores por la cosa pública; lo que tenga que ocu­ rrir, ocurrirá por designio de la divinidad; hay que preocu­ parse de lo inmediato; lo demás es incontrolable, como el agua de un río, a veces calmoso, a veces crecido y arrollador; Tyrrhena regum progenies, tibi non ante verso lene merum cado cum flore, Maecenas, rosarum et pressa tuis balanus capillis iamdudum apud me est. eripe te morae, nec semper udum Tibur et Aefulae declive contempleris arvum et Telegoni iuga parricidae. fastidiosam desere copiam et molem propinquam nubibus arduis; omitte mirari beatae fumum et opes strepitumque Romae. plerumque gratae divitibus vices mundaeque parvo sub lare pauperum cenae sine aulaeis et ostro sollicitam explicuere frontem. iam clarus occultum Andromedae pater ostendit ignem, iam Procyon furit et stella vesani Leonis, sole dies referente siccos;

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feliz puede llamarse aquel que aprovecha el presente; la For­ tuna incierta es la que lleva el rumbo de los acontecimientos; conviene estar preparado para la tempestad. El contraste ri­ co-pobre se desarrolla en las cuatro primeras estrofas, así como en las cuatro últimas, constituyendo ambos grupos el marco para las ocho centrales, que insisten en el olvido de cuidados y temores futuros, y en el disfrute de lo cotidiano; en el centro mismo de la oda se coloca el consejo-resumen de loda la prédica: quod adest memento componere aequus (vv. 32-33). Estrofas alcaicas. Mecenas, hijo de tirrenos reyes, para ti un dulce vino en jarra intacta y la flor de las rosas hace tiempo que guardo con mirobálano que unja tu pelo. No te nos demores ni mires más de lejos el umbroso Tíbur ni Éfula la escarpada ni las montañas del parricida Telégono. Abandona la opulencia que incomoda, las moles que hasta el cielo se alzan: no admires la dichosa Roma, su lujo, su humo, su estrépito. Al poderoso a veces gusta el cambio: la limpia mesa de un hogar humilde sin tapices servida o púrpuras preocupadas frentes desfrunce. Ya la luz que ocultaba el padre fúlgido de Andrómeda nos muestra; ya trae el sol los días secos del ardiente Proción y el astro del León loco:

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iam pastor umbras cum grege languido rivumque fessus quaerit et horridi dumeta Silvani, caretque ripa vagis taciturna ventis. tu civitatem quis deceat status curas et Vrbi sollicitus times quid Seres et regnata Cyro Bactra parent Tanaisque discors. prudens futuri temporis exitum caliginosa nocte premit deus, ridetque si mortalis ultra fas trepidat, quod adest memento componere aequus; cetera fluminis ritu feruntur, nunc medio alveo cum pace delabentis Etruscum in mare, nunc lapides adesos stirpesque raptas et pecus et domos volventis una non sine montium clamore vicinaeque silvae, cum fera diluvies quietos

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irritat amnis, ille potens sui laetusque deget, cui licet in diem dixisse ‘vixi: cras vel atra nube polum Pater occupato vel sole puro; non tamen irritum, quodcumque retro est, efficiet neque diffinget infectumque reddet, quod fugiens semel hora vexit.’ Fortuna saevo laeta negotio et ludum insolentem ludere pertinax transmutat incertos honores, nunc mihi, nunc alii benigna. [312]

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ya el pastor fatigado y su rebaño lánguidamente arroyo y sombras buscan y los matorrales del híspido Silvano; el viento calla en la orilla. A ti, en cambio, te inquieta el buen estado de la ciudad y temes lo que apresten los Seres o Bactra, que Ciro rigió, y el Tanais con sus discordias. Mas la divinidad prudente cubre el futuro de niebla y ríe si alguien se angustia más, un mortal siendo, de lo debido. Piensa tan sólo en moderar sereno cuanto ocurra; lo demás fluye como río que ora va al mar etrusco con tranquilo curso, ora arrastra piedras roídas, árboles descuajados, reses, casas, todo revuelto entre el clamor del monte y del bosque vecino cuando fiero diluvio las aguas quietas

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irrita. Gran dominio de sí mismo y placidez la del que al fin del día dice: «He vivido. Y aunque cubra el padre mañana el cielo con nubes negras o un sol limpio, no puede dejar írrito lo que ya atrás quedó ni transformar ni lograr que no haya ocurrido cuanto las Horas en su carrera trajeron.» Con su cruel trajín Fortuna goza y su juego pertinaz que muda los inciertos honores siéndome a mí hoy benigna, mañana al otro.

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laudo manentem; si celeris quatit pennas, resigno quae dedit et mea virtute me involvo probamque pauperiem sine dote quaero. non est meum, si mugiat Africis malus procellis, ad miseras preces decurrere et votis pacisci ne Cypriae Tyriaeque merces

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addant avaro divitias mari, tunc me biremis praesidio scaphae tutum per Aegaeos tumultus aura feret geminusque Pollux.

III 30 Colofón de los tres primeros libros que versa sobre la obra lírica del propio Horacio, sentida por él como meritoria y perdurable; gracias a esta obra se librará de una muerte com­ pleta y todos sabrán que fue el primero en acomodar ritmos eolios a versos latinos; con justicia merece, pues, la corona de laurel. Semejante en su propósito, tema y función clausular a II 20, pero aquí el mensaje está expresado con mayor solem­ nidad y rotundidad; y si II 20 era conclusiva de un único li­ bro, la presente oda cierra la unidad de los tres libros que fue­ ron publicados conjuntamente en el año 23: el uso de áselepiadeos menores en serie obedece a la intención de responder Exegi monumentum aere perennius regalique situ pyramidum altius, quod non imber edax, non Aquilo impotens possit diruere aut innumerabilis annorum series et fuga temporum. non omnis moriar, multaque pars mei vitabit Libitinam: usque ego postera [314]

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Sus dones le agradezco, mas, si mueve sus alas raudas, todo restitúyole, me envuelvo en mi virtud y la honesta pobreza acepto sin dote alguna. No son míos los votos y las preces míseras que, si el mástil en las áfricas tempestades cruje, negocien el que el avaro ponto los géneros

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ciprios o tirios no se trague: el aura y Pólux el gemelo a mí seguro me harán cruzar en mi barquilla las tumultuosas olas egeas.

al mismo metro de la oda primera del corpus. Dos modelos griegos le sirven de apoyo especialmente para los versos ini­ ciales: Simónides, fr. 531 P. y Pindaro, Pyth. VI 10 ss., donde estaba ya la imagen de la obra literaria como monumento de piedra, inquebrantable ante lluvias y vientos. Ló más curioso es que al hacer coincidir la duración de su fama con la pervivencia del estado romano («mientras el pontífice / suba al Capitolio con la virgen tácita») se quedó muy corto el poeta, y esta declaración suya, impregnada de sano orgullo, que en el fondo sólo era una esperanza, sobrepasa la meta imaginada y adquiere realidad a través del tiempo. Escrita seguramente en el año 23, poco antes de la publicación.

He hecho una obra más perenne que el bronce, más alta que el túmulo real de las pirámides; no la destruirán ni la voraz lluvia ni el fuerte Aquilón ni la innumerable serie de los años en que escapa el tiempo. No moriré entero: gran parte de mí rehuirá a Libitina; creceré sin pausa, [315]

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crescam laude recens, dum Capitolium scandet cum tacita virgine pontifex, dicar, qua violens obstrepit Aufidus et qua pauper aquae Daunus agrestium regnavit populorum, ex humili potens princeps Aeolium carmen ad Italos deduxisse modos, sume superbiam quaesitam meritis et mihi Delphica lauro cinge volens, Melpomene, comam.

con prez siempre nueva, mientras el pontífice suba al Capitolio con la virgen tácita. Se dirá allí donde resuena el violento Aufido y reinó Dauno, pobre en agua, sobre agrestes pueblos que yo, siendo humilde, me torné en maestro y el primero fui que unió a ritmos ítalos los cantos eolios. Mis sienes, Melpómene, con el laurel délfico ciña de buen grado tu orgullo legítimo.

ODAS LIBRO CUARTO

IV 1

El poeta siente el despertar de un amor tardío y pide cle­ mencia a Venus; le recomienda, como más idóneo que él para las lides eróticas, al joven Paulo Máximo, quien, si se ofrece la ocasión, construirá a la diosa un templo en su finca, y organi­ zará el culto debido; vuelve el autor a sí mismo: ya pasó su tiempo para el amor, pero aun así el desdeñoso Ligurino es motivo para él, en la madurez avanzada, de lágrimas, silen­ cios imprevistos y sueños tormentosos. En suma, el artista declinante enamorado de la belleza y juventud encarnadas en un efebo. Puede pensarse paralelamente en Muerte en Venecia. Intermissa, Venus, diu rursus bella moves? parce precor, precor. non sum qualis eram bonae sub regno Cinarae, desine, dulcium mater saeva Cupidinum, circa lustra decem flectere mollibus iam durum imperiis: abi quo blandae iuvenum te revocant preces. tempestivius in domum Pauli purpureis ales oloribus comissabere Maximi, si torrere iecur quaeris idoneum: namque et nobilis et decens et pro sollicitis non tacitus reis et centum puer artium late signa feret militiae tuae, et, quandoque potentior largi muneribus riserit aemuli, Albanos prope te lacus ponet marmoream sub trabe citrea. illic plurima naribus duces tura, lyraeque et Berecyntiae delectabere tibiae mixtis carminibus non sine fistula; [320]

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1is muy clara la Ringkomposition: al principio y al final el poeta expone su situación, crueldad de Venus frente a crueldad de I .igurino, nombre de Cinara (v. 4) frente al del mancebo; y en el centro, versos sobre el joven Paulo Máximo. Este era ami­ go de Ovidio (Pont. 12, 118 y II 3, 35), emparentado con Au­ gusto por su mujer, Marcia, y cónsul más adelante en el año 11. En cuanto al Ligurino de la oda, nombre que encontrare­ mos de nuevo en IV 10, tal vez se trate de un esclavo denomi­ nado así en razón de su procedencia. En el v. 6 Horacio nos ;ipunta que su edad merodea en torno a los cincuenta años: la oda está escrita, por tanto, en torno al año 15. Dísticos de gliconio y asclepiadeo menor. ¿De nuevo, Venus, las guerras pasadas suscitas? ¡No, por favor, no! Ya no soy quien subyugado por la buena Cinara fui. Deja ya, dura madre de dulces Deseos, de domar con muelles mandatos a aquel al que endurecieron casi diez lustros. Ve adonde te llaman las suaves oraciones de los mozos. Más vale que acudas a casa de Paulo Máximo en alas de cisnes purpúreos, si quieres un alma a ti adicta quemar; él, noble, decente, elocuente en pro de reos inquietos, joven de mil artes, lejos sabrá las insignias llevar de tu ejército. Y, si alguna vez se burla de un émulo rico que haya derrotado, junto a los lagos Albanos te erigirá en mármol bajo cítreas vigas. Allí incienso en abundancia hasta tu nariz se elevará y liras, siringas y berecintias flautas tu deleite mezcladas serán; [321]

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illic bis pueri die numen cum teneris virginibus tuum laudantes pede candido in morem Salium ter quatient humum. me nec femina nec puer iam nec spes animi credula mutui nec certare iuvat mero nec vincire novis tempora floribus. sed cur heu, Ligurine, cur manat rara meas lacrima per genas? cur facunda parum decoro inter verba cadit lingua silentio? nocturnis ego somniis iam captum teneo, iam volucrem sequor te per gramina Martii campi, te per aquas, dure, volubilis.

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IV 2 En este libro, el más pindárico de los cuatro, ha querido Horacio incluir, casi en los preámbulos, un encomio del gran lírico de Tebas, «cisne Dirceo» como él lo llama (v. 25). El poeta contrasta los altos vuelos poéticos de Píndaro con su más humilde revoloteo de abeja, no por las nubes, sino cerca de la ribera; y opone también su vocación lírica con la predis­ posición a la épica de Julo Antonio, destinatario de la oda; éste podrá cantar los triunfos de César y su obra de paz en un poema solemne; Horacio también, ante el paso del cortejo triunfal, alzará su voz para cantar victoria (se refiere aquí se­ guramente, bajo el velo de la imagen, a sus epinicios); pero a la hora del sacrificio, el poeta épico ofrecerá diez toros y diez vacas, y el lírico sólo un ternero (imágenes también acaso de su distinto género literario). En cuanto a la estructura del poema, las quince estrofas van repartidas armónica y equili­ bradamente en relación con los contenidos: siete estrofas de­ dicadas a comentar la obra de Píndaro, una estrofa — la octa­ va, la central del poema— que ilustra con la imagen de la

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allí dos veces al día mancebos y tiernas vírgenes, tu numen loando, tres golpes en tierra darán con sus blancos pies al modo salió. Yo ya no busco mujeres ni mozos ni crédula fe en un mutuo amor ni el pelear por el vino o ceñir mi sien con flores recientes. Pero, ¡ay! ¿Por qué, Ligurino, una a una las lágrimas corren por mi rostro? ¿Por qué mi lengua, hace poco locuaz, en silencio de pronto se queda? Tan pronto en sueños nocturnos cautivo te tengo como por los prados del Campo marcio, ¡oh, cruel!, y entre aguas corrientes tu vuelo persigo.

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abeja la técnica del propio autor, y otras siete consagradas a comentar la obra de Julo Antonio, en contraste con la de Ho­ racio. Al mismo tiempo y además de esta división 7 + 1 + 7 , el bloque final, responsivo de algún modo con respecto al ini­ cial, forma una estructura en fuga: 3 + 2 + 2: en las tres pri­ meras estrofas, que exponen el posible argumento de una epopeya escrita por Julo Antonio sobre Augusto, hay una breve Ringkomposition, cuyo centro lo ocupa el elogio del prín­ cipe (vv. 37-40) y cuyo marco (cfr. responsión de concines, v. 33, y concines, v. 41, ambos a comienzo de estrofa) lo constru­ yen las estrofas novena y undécima; las dos estrofas siguientes reinciden en el tema de la procesión triunfal, que había sido adelantado en vv. 34-36; y las dos últimas acaban hablando de los sacrificios, con descripción detenida — final típica­ mente horaciano— del ternero que Horacio inmolaría. Este Julo Antonio era hijo de Marco Antonio y de su primera mu­ jer, Fulvia, y criado por Octavia, su madrastra; se casó con Marcela, hija de Octavia; fue pretor en el 13 y cónsul en el 10, pero cayó en desgracia en el 2 a causa de sus amoríos con Ju­ lia, hija de Octavio, y se suicidó; en los momentos en que Ho­ [323]

racio escribió esta oda, antes del retorno del príncipe en el año 13 de su expedición a la Galia, debía gozar de gran consi­ deración y autoridad como miembro de la familia imperial; en cuanto a su dedicación a la épica, aireada por Horacio en Pindarum quisquis studet aemulari, Iule, ceratis ope Daedalea nititur pennis vitreo daturus nomina ponto. monte decurrens velut amnis, imbres quem super notas aluere ripas, fervet immensusque ruit profundo Pindarus ore, laurea donandus Apollinari, seu per audaces nova dithyrambos verba devolvit numerisque fertur lege solutis, seu deos regesque canit, deorum sanguinem, per quos cecidere iusta morte Centauri, cecidit tremendae flamma Chimaerae, sive quos Elea domum reducit palma caelestis pugilemve equumve dicit et centum potiore signis munere donat,

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flebili sponsae iuvenemve raptum plorat et viris animumque moresque aureos educit in astra nigroque invidet Orco. multa Dircaeum levat aura cycnum, tendit, Antoni, quotiens in altos nubium tractus; ego apis Matinae more modoque [ 324 ]

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estos versos, el escoliasta le atribuye una Diomedea en doce li­ bros. La oda debió de escribirse a finales del año 14 o princi­ pios del 13, poco antes del regreso de Augusto. En estrofas sáficas. Quien intente emular, ¡oh, Julo!, a Pindaro con arte dedalea alza sus alas enceradas y al ponto cristalino dará su nombre. Como rio que, henchido por las lluvias su cauce usual, de las montañas baja, tal corre hirviente Pindaro el inmenso de honda palabra, merecedor de apolinar laurel cuando nuevos vocablos en audaces ditirambos arrastra o fluye en ritmos sueltos o canta a los dioses y reyes de divina estirpe a cuyas manos los Centauros hallaron justa muerte y la Quimera de horribles llamas; o al caballo y al púgil que a su casa vuelve divinizado con la palma elea y honras que en verdad aventajan a cien efigies; –

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o llora al joven de su triste esposa separado y, al negro Orco robando su ánimo y fuerza y áureas costumbres, al cielo llévalos. Aura potente, Antonio, es la que al cisne dirceo eleva hasta las altas nubes; pero yo, al modo de matina abeja que laboriosa

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grata carpentis thyma per laborem plurimum circa nemus uvidique Tiburis ripas operosa parvus carmina fingo. concines maiore poeta plectro Caesarem, quandoque trahet feroces per sacrum clivum merita decorus fronde Sygambros, quo nihil maius meliusve terris fata donavere bonique divi nec dabunt, quamvis redeant in aurum tempora priscum. concines laetosque dies et Vrbis publicum ludum super impetrato fortis Augusti reditu forumque litibus orbum. tum meae, si quid loquar audiendum, vocis accedet bona pars, et, ‘o Sol pulcher! o laudande!’ canam, recepto Caesare felix. atque, dum procedit, ‘io Triumphe!’, non semel dicemus, ‘io Triumphe!’, civitas omnis, dabimusque divis tura benignis. te decem tauri totidemque vaccae, me tener solvet vitulus, relicta matre qui largis iuvenescit herbis in mea vota, fronte curvatos imitatus ignis tertium lunae referentis ortum, qua notam duxit, niveus videri, cetera fulvus.

liba el dulce tomillo en los espesos bosques del fresco Tíbur, con trabajo compongo humildes versos. Tú, poeta de mayor plectro, a César cantarás cuando, adornado de merecida fronda, por el sacro repecho arrastre a los Sigambros fieros; don el más rico que a la tierra el destino y los propicios dioses hayan jamás traído y cuya pareja nunca habrá aunque al oro antiguo vuelva este siglo.

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Cantarás la alegría de estos días y el regocijo público de la urbe por el valiente Augusto que regresa y el foro ocioso. Entonces, si soy digno de que me oigan, en alta voz «¡Hermoso sol, magnífico!» exclamaré feliz, pues recobramos a nuestro César. Y, siguiendo sus pasos, «¡lo triunfo!» dirán los ciudadanos, «¡lo triunfo!», y a los dioses benignos el incienso ofreceremos. Tú aportarás toros y diez vacas; a mí un joven novillo bastará que destetado entre la yerba crezca para mi ofrenda y cuya frente la encendida curva imite de la luna al tercer orto, nivea señal que bien resalte sobre la piel barcina. [327]

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IV 3

Agradecimiento a la Musa porque lo ha llevado al éxito como poeta. Horacio deja entender aquí, de modo indirecto, cómo el Carmen Saeculare lo había consagrado definitivamen­ te, haciéndole saltar a la fama: los transeúntes de Roma lo se­ ñalaban ya con el dedo, susurrando su nombre. Pocos de sus poemas reflejan tanta satisfacción como éste. La fama del poeta en concreto, y en general el poder de la poesía para haQuem tu, Melpomene, semel nascentem placido lumine videris, illum non labor Isthmius clarabit pugilem, non equus impiger curru ducet Achaico victorem, neque res bellica Deliis ornatum foliis ducem, quod regum tumidas contuderit minas, ostendet Capitolio: sed quae Tibur aquae fertile praefluunt et spissae nemorum comae fingent Aeolio carmine nobilem. Romae principis urbium dignatur suboles inter amabilis vatum ponere me choros, et iam dente minus mordeor invido. o, testudinis aureae dulcem quae strepitum, Pieri, temperas, o mutis quoque piscibus donatura cycni, si libeat, sonum, totum muneris hoc tui est, quod monstror digito praetereuntium Romanae fidicen lyrae; quod spiro et placeo, si placeo, tuum est.

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cer famosos, es el asunto desarrollado. Con la invocación a la Musa al principio y final se conforma la oda circularmente acudiendo en la primera parte al nombre de una de las nueve, Melpómene — por la que Horacio siente especial inclina­ ción, quizá no fundada en otra cosa sino en la escansión coriámbica de su nombre— , y designándola en la segunda parte (v. 18) como «Piéride». Fecha insegura, pero no muy poste­ rior a la ejecución pública del Carmen Saeculare en el año 17. Dísticos de gliconio y asclepiadeo menor. A aquel a quien al nacer tus benignos ojos contemplen, Melpómene, no le harán púgil famoso sus labores istmias ni un ágil caballo vencedor le llevará en acaico carro ni, jefe adornado con delia fronda, las guerras en el Capitolio le mostrarán como quien la amenaza soberbia frenó de los reyes; mas el fértil Tíbur y la selva espesa vate ilustre le harán del eolio canto. Los hijos de Roma, excelsa entre las ciudades, pénenme en los coros amables de los poetas y menos mordido soy ya por la envidia. Piéride que el dulce estrépito mesuras de la áurea tortuga y darías incluso a los mudos peces el canto del cisne si quisieras, sólo por ti el dedo del viandante como tañedor de romana lira me señala; tuyos son mi aliento y mis éxitos, si es que tales fueren.

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IV 4

Epinicio que canta el triunfo de Druso en el año 15 sobre el pueblo alpino de los vindélicos. Afloran por doquier en él los recuerdos de la técnica de Píndaro y los tópicos inherentes a este subgénero lírico. Típicamente pindárico era, por ejem­ plo, ese avanzar del discurso poético a la manera de un río desbordado, como había dicho el propio Horacio en un símil perfecto (IV 2, 5-8), es decir, con abundancia de excursos y detenimiento en elementos secundarios, no ateniéndose a un cauce, a una línea prefijada y haciendo uso de imágenes fre­ cuentes engrosadoras de la expresión. Y de esa manera em­ pieza esta oda, con una larguísima comparación de Druso con el águila, servidora de Júpiter (léase la implícita compa­ ración de Augusto con el dios supremo), a la que se suma otra con un león, que retrasan hasta el v. 18 la mención del desti­ natario. Pero, una vez nombrado y en lugar de pasar ya de in­ mediato a su elogio, el poeta se divierte con una nueva demo­ ra y nos dice — como si sus lectores estuvieran interesadísi­ mos en ese pormenor y tuviera que pedirles perdón por no haber satisfecho tan legítima curiosidad— que no ha tenido tiempo para investigar el porqué estos pueblos de los Alpes se arman con el hacha amazónica, ya que al fin y al cabo «saber­ lo todo no es lícito» (recordando el non omnia possumus omnes de Virgilio, Eel. VIII 63, y subordinando así la sentencia al pa­ réntesis en un alejamiento cada vez mayor del objeto princi­ pal). Y cuando ya el poeta regresa a la victoria de Druso (v. 22), se detiene en ella por poco tiempo, y se sirve a continua­ ción de un tópico que era ineludible en el epinicio de Pínda­ ro, el elogio de la familia del destinatario, elogio que aquí ha Qualem ministrum fulminis alitem, cui rex deorum regnum in avis vagas permisit expertus fidelem luppiter in Ganymede flavo,

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de ser doble: por una parte, la familia adoptiva, la de Augusto (vv. 27-28); por otra parte, la familia de sangre, la de los Ne­ rones (vv. 37 ss.). Y la transición de uno a otro elogio la ocu­ pa un bloque de sentencias (vv. 29-36). Hasta aquí la mitad de la oda; la segunda mitad se ocupará de recordar la gesta de los Nerones en la guerra púnica, subordinándose a lo cual se inserta un discurso de Aníbal (o Hánibal, como aquí transcri­ be el traductor), elogioso del pueblo romano y pródigo — co­ mo la primera parte de la oda— en comparaciones (ciervos y lobos, encina, hidra de Lerna, dragón de Cadmo), sin que fal­ te el recuerdo de la leyenda de Eneas (vv. 53-56); con este dis­ curso termina la oda, bien abruptamente, si se entiende (se­ gún varios editores) que la última estrofa forma parte del dis­ curso de Aníbal, o bien con un breve epílogo del poeta -—re­ tornando al elogio de los Claudios Nerones— , opción esta última seguida en la presente traducción. Es decir, simplifi­ cando la cadena argumental: Druso, los Nerones, gesta de los Nerones en la guerra púnica, y discurso de Aníbal, en un des­ censo de lo principal a lo secundario. El recurso a la historia gloriosa del pasado es equivalente en este poema al sólito re­ curso al mito en los Epinicios. El destinatario, Nerón Claudio Druso, era hijo de Tiberio Claudio Nerón y de Livia, y había nacido en casa de Augusto, cuando su madre estaba ya casada con el príncipe; hermano menor de Tiberio, el futuro empe­ rador, hizo cuatro campañas contra los germanos, y murió en el año 9 a. C. a resultas de una caída de su caballo; fue padre de Claudio, el que sería emperador, y de Germánico, y abuelo de Caligula; se había casado con Antonia, hija de Marco An­ tonio. Fue compuesta la oda seguramente a fines del 14 o principios del 13. Estrofas alcaicas. Como el ministro alado del relámpago a quien pagó su fiel ayuda Júpiter respecto al rubio Ganimedes rey de las vagas aves haciéndole

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olim iuventas et patrius vigor nido laborum protulit inscium, vernique iam nimbis remotis insolitos docuere nisus venti paventem, mox in ovilia demisit hostem vividus impetus, nunc in reluctantis dracones egit amor dapis atque pugnae, qualemve laetis caprea pascuis intenta fulvae matris ab ubere iam lacte depulsum leonem dente novo peritura vidit, videre Raeti bella sub Alpibus Drusum gerentem Vindelici —quibus mos unde deductus per omne tempus Amazonia securi dextras obarmet, quaerere distuli, nec scire fas est omnia— sed diu lateque victrices catervae consiliis iuvenis revictae sensere, quid mens rite, quid indoles nutrita faustis sub penetralibus posset, quid Augusti paternus in pueros animus Nerones. fortes creantur fortibus et bonis; est in iuvencis, est in equis patrum virtus, neque imbellem feroces progenerant aquilae columbam; doctrina sed vim promovet insitam, rectique cultus pectora roborant; utcumque defecere mores, indecorant bene nata culpae.

y al cual su juventud y vigor patrio inexperto sacaron de su nido por que el viento vernal, barridos los nimbos, fuera maestro en insólitas gestas de su pavor y luego su ímpetu vivaz a los rediles le llevara y, en busca de alimento y lucha, contra las sierpes sus enemigas; como el león apenas destetado por su rojiza madre a quien la cabra ve en los pingües pastos a punto de caer entre sus dientes nuevos, tal se mostraba Druso a los Vindélicos al pie guerreando de los Alpes retos — no he investigado, pues saberlo todo no es lícito, de dónde viene

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su uso continuo de llevar el hacha amazonia en las diestras— cuando a aquellas catervas que tanto triunfaran venció el designio de un hombre joven. Y así aprendieron lo que pueden la índole y el ánimo educado píamente en un bendito santuario, lo que en la infancia dio a los Nerones Augusto con su espíritu paterno. El bravo al bravo engendra, el toro o potro bueno otro bueno y la fiera águila palomas tímidas nunca procrea; mas lo innato educado cobra fuerza y el alma afirman las correctas prácticas y, si falla el hábito, incluso al bien nacido su vicio afea. [333]

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quid debeas, o Roma, Neronibus, testis Metaurum flumen et Hasdrubal devictus et pulcher fugatis ille dies Latio tenebris, qui primus alma risit adorea, dirus per urbis Afer ut Italas ceu flamma per taedas vel Eurus per Siculas equitavit undas. post hoc secundis usque laboribus Romana pubes crevit, et impio vastata Poenorum tumultu fana deos habuere rectos, dixitque tandem perfidus Hannibal ‘cervi, luporum praeda rapacium, sectamur ultro, quos opimus fallere et effugere est triumphus. gens, quae cremato fortis ab Ilio iactata Tuscis aequoribus sacra natosque maturosque patres pertulit Ausonias ad urbis, duris ut ilex tonsa bipennibus nigrae feraci frondis in Algido, per damna, per caedis, ab ipso ducit opes animumque ferro. non hydra secto corpore firmior vinci dolentem crevit in Herculem, monstrumve submisere Colchi maius Echioniaeve Thebae. merses profundo: pulchrior evenit; luctere: multa proruet integrum cum laude victorem geretque proelia coniugibus loquenda.

De cuánto debas, Roma, a los Nerones testigo es el Metauro y el vencido Hásdrubal y el hermoso día que, dando al Lacio luz, almo triunfo sobre el Afro funesto nos brindó que cabalgaba por las urbes ítalas como la llama entre los pinos o Euro en las ondas sículas. Luego creció ya en labor grata la romana juventud y en los templos se erigieron las efigies que derribaran las incursiones de los impíos Peños. Y así decía el pérfido Hánibal: «Siendo ante el lobo ciervos, perseguimos a aquellos de quienes gran triunfo el ocultarnos resultaría. La valerosa gente que del fuego de Ilion salió y, rodando por los mares túseos, llevó objetos sagrados y al hijo y viejo padre, a las urbes ausonias, sacará del hierro mismo vigor y ánimo incluso en tales riesgos como encina que podó dura hacha en las frondas negras del Álgido. No más potente ante Hércules, dolido de su derrota, la Hidra mutilada retoñó; no mayor fue el monstruo que domeñaron la equionia Tebas o los Coicos. Sumérgele y flamante resurgirá; combátele y glorioso abatirá al rival invicto en lid que alaben después sus cónyuges.

Carthagini iam non ego nuntios mittam superbos; occidit, occidit spes omnis et fortuna nostri nominis Hasdrubale interempto.’ nil Claudiae non perficiunt manus, quas et benigno numine Iuppiter defendit et curae sagaces expediunt per acuta belli.

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IV 5 También en esta oda, como en la anterior, Horacio cumple como poeta cortesano. Dedicada a Augusto, cuyo regreso de la múltiple expedición por España, Galia y Germania (años 16-13) se invoca aquí, está compuesta a la manera de un himDivis orte bonis, optime Romulae custos gentis, abes iam nimium diu; maturum reditum pollicitus patrum sancto concilio, redi. lucem redde tuae, dux bone, patriae: instar veris enim vultus ubi tuus adfulsit populo, gratior it dies et soles melius nitent. ut mater iuvenem, quem Notus invido flatu Carpathii trans maris aequora cunctantem spatio longius annuo dulci distinet a domo, votis ominibusque et precibus vocat, curvo nec faciem litore dimovet: sic desideriis icta fidelibus quaerit patria Caesarem. [336]

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Ya a Cartago no envío mis soberbios mensajes; muerta, muerta ya con Hásdrubal está toda nuestra esperanza y la fortuna de nuestro nombre.»

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Nada hay, pues, que no puedan manos Claudias: Júpiter el benigno las protege y resuelve su agudo ingenio 75 los más difíciles trances guerreros.

no de llamada a la divinidad. Se elogia su labor pacificadora y de restauración moral. La petición de vuelta al principio y la invocación final en demanda de paz duradera enmarcan di­ cho elogio. Fecha probable: principios del año 13. Estrofas asclepiadeas A.

Hijo de excelentes dioses, guardián óptimo de la gente rómula, mucho tiempo faltas. Regresa: al consejo sacro de los Padres – pronta vuelta prometiste. Tu luz a la patria, buen jefe, devuelve; si el brillo vernal ante el pueblo luce de tu faz, el día más ríe y mejor es el resplandor del sol. Cual madre que a su hijo llama, al cual separan de su dulce casa desde hace ya un año y más allá aún del carpatio mar Noto y sus celosos soplos, con votos y agüeros y ruegos y el rostro no aparta jamás de la curva orilla, así busca al César la patria de fiel nostalgia herida. Por ti [337]

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tutus bos etenim rura perambulat, nutrit rura Ceres almaque Faustitas, pacatum volitant per mare navitae, culpari metuit fides,

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nullis polluitur casta domus stupris, mos et lex maculosum edomuit nefas, laudantur simili prole puerperae, culpam poena premit comes. quis Parthum paveat, quis gelidum Scythen, quis Germania quos horrida parturit fetus, incolumi Caesare? quis ferae bellum curet Hiberiae? condit quisque diem collibus in suis, et vitem viduas ducit ad arbores; hinc ad vina redit laetus et alteris te mensis adhibet deum; te multa prece, te prosequitur mero defuso pateris et Laribus tuum miscet numen, uti Graecia Castoris et magni memor Herculis. ‘longas o utinam, dux bone, ferias praestes Hesperiae!’ dicimus integro sicci mane die, dicimus uvidi, cum sol Oceano subest.

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IV 6 La primera parte (hasta el v. 28) es un himno al dios Apolo (dios preferido del príncipe, como ya hemos recordado, a cuyo socorro atribuía la victoria de Accio). El poeta, tras la invocación, recuerda una actuación suya en el sitio de Troya que fue decisiva para salvar a los antepasados de Roma: la muerte de Aquiles; el centro, pues, de este himno está ocupa[ 338 ]

va seguro el buey en los prados, Ceres y Prosperidad la alma las campiñas nutren, sobre el mar quieto vuela el nauta, en mala fe nadie piensa,

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no mancha los castos lares el estupro, uso y leyes doman el sucio pecado, las puérperas paren hijos parecidos y no hay culpa sin su pena. ¿Quién al Parto teme y al gélido Escita, quién a los engendros de la atroz Germania si el César incólume sigue? ¿Quién la guerra con la fiera Hiberia? Pasa el día en sus cerros cada cual casando árboles viudos con vides y vuelve contento a beber y a invocarte como dios en la segunda mesa y a honrarte con muchas preces, cuando el vino se sirve en las páteras, mezclando tu numen con los Lares como Grecia, que no olvida a Castor y al ingente Hércules. «¡A Hesperia, buen jefe, larga paz otorga!» Decírnoslo ayunos con el día aún íntegro; decírnoslo al ver bebidos que el sol está ya bajo el Océano.

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do por la leyenda del hijo de Tetis; y con la invocación final en la estrofa 7 se cierra circularmente el canto al dios. La se­ gunda parte, que comprende las cuatro últimas estrofas, vie­ ne enlazada a la anterior por la alusión que se hace en estrofas 7 y 8 al patronazgo del dios sobre la poesía, y se estructura asi­ mismo en otra composición anular: Horacio se refiere a su renombre de poeta en las estrofas marginales y en las centra­ les exhorta al coro destinado a cantar a Febo y Diana. Es de­

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cir, la estructura total de la oda podemos esquematizarla en la siguiente fórmula: A (a b a) B (c d c). El comienzo contiene reminiscencias del peán VI de Pindaro, dedicado a los de Delfos. El coro a quien el poeta se dirige (cfr. v. 42) es el que Dive, quem proles Niobea magnae vindicem linguae Tityosque raptor sensit et Troiae prope victor altae Phthius Achilles, ceteris maior, tibi miles impar, filius quamvis Thetidis marinae Dardanas turris quateret tremenda cuspide pugnax. ille, mordaci velut icta ferro pinus aut impulsa cupressus Euro, procidit late posuitque collum in pulvere Teucro. ille non inclusus equo Minervae sacra mentito male feriatos Troas et laetam Priami choreis falleret aulam; sed palam captis gravis, heu nefas! heu! nescios fari pueros Achivis ureret flammis, etiam latentem matris in alvo,

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ni tuis victus Venerisque gratae vocibus divum pater adnuisset rebus Aeneae potiore ductos alite muros. doctor argutae fidicen Thaliae, Phoebe, qui Xantho lavis amne crines, Dauniae defende decus Camenae, levis Agyieu.

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iba a cantar el Carmen Saeculare, y esta oda es como una prepa­ ración a la ejecución pública del gran canto. Fechable, por tanto, en el 17 a. C., seguramente en mayo (cfr. introd. al Car­ men Saeculare). Estrofas sáficas, como el Carmen Saeculare. ¡Oh, dios que castigaste en la niobea prole a la locuaz madre, al raptor Titio y al casi vencedor de la alta Troya, el ftío Aquiles, hijo de la marina Tetis, milite como ninguno, pero a ti inferior aunque su horrible lanza sacudiera las torres dárdanas! También él, como pino por el hierro herido o cual ciprés que el Euro abate, dio en tierra con su cuerpo y manchó el cuello de teucro polvo. Él jamás se ocultara en el caballo, falso don de Minerva, sorprendiendo a Priamo y los Troes en alegres y malhadadas fiestas, mas, cruel de cara a los vencidos, con fuego aquivo — ¡horror nefasto!— a niños balbucientes habría achicharrado y aun a nonatos

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si el padre de los dioses, complaciéndoos a ti y a Venus la jocunda, muros no hubiera dado a Eneas con mejor sino trazados. ¡Febo, que con tu cítara a Talía la armoniosa amaestras y en el Janto lavas tu pelo, a la honra de la daunia Camena acorre,

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spiritum Phoebus mihi, Phoebus artem carminis nomenque dedit poetae. virginum primae puerique claris patribus orti, Deliae tutela deae fugaces lyncas et cervos cohibentis arcu, Lesbium servate pedem meique pollicis ictum, rite Latonae puerum canentes, rite crescentem face Noctilucam, prosperam frugum celeremque pronos volvere mensis.

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nupta iam dices ‘ego dis amicum, saeculo festas referente luces, reddidi carmen, docilis modorum vatis Horati.’

IV 7 Primavera otra vez y metamorfosis del paisaje. El invierno se aleja pero volverá, del mismo modo que las lunas se apagan pero otra vez se encienden al cabo de los días. En cambio el hombre carece de esa virtud del resurgimiento: inmortalia ne speres (v. 7). La muerte es segura y no hay retorno, dice el poe­ ta. Esta es una de las más logradas composiciones líricas de Horacio, retractatio de la I 4, a la que hace eco en su comienzo: la huida de las nieves aquí responde perfectamente a la diso­ lución del invierno allí; y con «huida» (diffugere) se habla ya de la marcha del invierno, y con «disolución» (solvitur) se ha­ bla ya del licuarse de las nieves, sendas sinestesias evocadoras de más de lo que propiamente dicen. Hay además entre am­ bas odas analogías en cuanto a la métrica — pues se sirve el poeta en ambos casos de dísticos arquiloqueos— , comunidad de imágenes (p. ej. la danza de las Ninfas y Gracias, en I 4, 5-6

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imberbe Agieo! Febo es quien me inspira, Febo me da arte y nombre de poeta. ¡Vírgenes y mancebos que de ilustres padres nacisteis, pupilos de la Delia, que con su arco del lince y ciervo la evasión impide, ceñios al pie lesbio y las cadencias de mi pulgar en el rito que al hijo de Latona celebra y Noctiluca, cuya tea creciente el veloz mes rige y aporta prósperas mieses!

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Y dirás ya casada: «Entoné un canto agradable a los dioses, cuando el siglo su fiesta trajo, obedeciendo al ritmo del vate Horacio.»

y IV 7, 5-6), de tema, de secuencia de motivos y de tono cam­ biante. Tono cambiante, decimos, porque es elemento clave en la composición de este poema ese giro de la alegría prima­ veral a la tristeza de la muerte, de lo natural a lo humano, de lo exterior a lo interior, del blanco de la nieve a la negrura del infierno, del baile de las desnudas Gracias a los juicios impla­ cables de Minos. Y es hábito muy horaciano — ya lo hemos visto— el de reflexionar sobre el paisaje y sobre el paso del tiempo, para acabar siempre con una deducción de índole moral: la incitación al aprovechamiento del día presente (car­ pe diem), que aquí sólo está implícitamente sugerida en w . 1920. Un eco de Catulo 5, 4-5 (contraposición de soles, capaces de occidere y redire, con nos) es dado ver, aunque con el cambio de soles por lunae, en los vv. 13-14. El Torcuato a quien se diri­ ge el poeta en v. 23 podría identificarse con el destinatario de Epist. I 5, miembro de la familia de los Manlios Torcuatos, o bien C. Nonio Asprenas, al que, según Suetonio (Aug. 43), [343]

Augusto concedió el derecho de usar el cognomen de Torquatus, abogado famoso en todo caso, según Porfirión. No podemos precisar la fecha, y sus semejanzas con I 4 no tienen por qué obligarnos a suponer una contemporaneidad. Eco de los pri­ meros versos de la oda en éstos, también iniciales, de la can­ ción I de don Luis Carrillo y Sotomayor: «Huyen las nieves, viste yerba el prado, / enriza su copete el olmo bello; / humi­ lla el verde cuello / el río, de sus aguas olvidado; / para sufrir la puente, / murmura de sus ojos la corriente». El gran filólo­ go y crítico Alfred Edward Housman, que hacía profesión de racionalismo historicista a ultranza, estimaba que esta oda era la más bella muestra poética de la literatura clásica; cuéntase, Diffugere nives, redeunt iam gramina campis arboribusque comae; mutat terra vices, et decrescentia ripas flumina praetereunt; Gratia cum Nymphis geminisque sororibus audet ducere nuda choros, immortalia ne speres, monet annus et almum quae rapit hora diem: frigora mitescunt Zephyris, ver proterit aestas interitura simul pomifer Autumnus fruges effuderit, et mox bruma recurrit iners, damna tamen celeres reparant caelestia lunae; nos ubi decidimus quo pater Aeneas, quo Tullus dives et Ancus, pulvis et umbra sumus, quis scit an adiciant hodiernae crastina summae tempora di superi?

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( I en efecto, que en mayo de 1914, cuando florecían los árboles de Cambridge, tras analizar el poema con su ordinario des­ pliegue de ingenio y sarcasmo, sorprendió a sus alumnos con una manifestación de sensibilidad, absolutamente inusual en él. «Éste — dijo apresuradamente, casi como un hombre que traicionara un secreto— es para mí el poema más hermoso de la literatura antigua», y salió rápidamente del aula (la anéc­ dota está en G. Highet, La tradición clásica, Méjico, 1978, II, págs. 299-300). Dísticos formados por hexámetro dactilico y trímetro dactilico cataléctico, combinación ya usada por Arquíloco.

Se fueron las nieves, ya vuelve la yerba a los campos[yalárbolsucabellera;cambiademodoslatierraylosríosdecrecencorriendode[nuevoporloscaucesdesiempre;laGraciaylasNinfashermanasgemelasdesnudasse[atreven5adirigirsuscoros«Noesperesnadainmortal»aconsejanelañoylashorasquealnuevodíaraptanExpulsanelfríolosZéfiros;laprimaveraalveranocedequeporsuparte10moriráaltraersufrutoelpomíferootoño;yalpuntola[inertebrumavendráPeroágilreparalalunaenelcielosusmenguas;nosotrosen[cambioallíunavezcaídosdondeEneaselpadreseencuentraconTuloeldichoso[yconAnco15polvoysombrayasomos¿Quiénsabesivanaagregarunmañanaalaedadtrans­curridalosdiosesdealláarriba?[yalárbolsucabellera;cambiademodoslatierraylosríosdecrecencorriendode[nuevoporloscaucesdesiempre;laGraciaylasNinfashermanasgemelasdesnudasse[atreven5adirigirsuscoros«Noesperesnadainmortal»aconsejanelañoylashorasquealnuevodíaraptanExpulsanelfríolosZéfiros;laprimaveraalveranocedequeporsuparte10moriráaltraersufrutoelpomíferootoño;yalpuntola[inertebrumavendráPeroágilreparalalunaenelcielosusmenguas;nosotrosen[cambioallíunavezcaídosdondeEneaselpadreseencuentraconTuloeldichoso[yconAnco15polvoysombrayasomos¿Quiénsabesivanaagregarunmañanaalaedadtrans­curridalosdiosesdealláarriba?

cuneta manus avidas fugient heredis, amico quae dederis animo. cum semel occideris et de te splendida Minos fecerit arbitria, non, Torquate, genus, non te facundia, non te restituet pietas; infernis neque enim tenebris Diana pudicum liberat Hippolytum, nec Lethaea valet Theseus abrumpere caro vincula Perithoo.

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IV 8 Discurre esta pieza sobre el poder inmortalizador de la poesía, en voluntario contraste y vinculación con el tema fú­ nebre y con la afirmación incontestable de la muerte que se hacía en la oda anterior. El tema es pindárico (cfr. 01. XI 4-6; Nem. VI 30-31; y especialmente, Nem. VII 11 ss.). De nada sirven los méritos y las altas hazañas — venía a decir Píndaro y repite Horacio— , si no hay poeta y versos que los reflejen. Donarem pateras grataque commodus, Censorine, meis aera sodalibus, donarem tripodas, praemia fortium Graiorum, neque tu pessima munerum ferres, divite me scilicet artium quas aut Parrhasius protulit aut Scopas, hic saxo, liquidis ille coloribus sollers nunc hominem ponere, nunc deum. sed non haec mihi vis, non tibi talium res est aut animus deliciarum egens. gaudes carminibus; carmina possumus [ 346 ]

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El regalo amistoso que a tu alma hayas dado, a las ávi[dasmanosescaparádequienes20aheredarteseaprestenEncuantoestésmuertoy[dictadohayaMinossusonorasentenciasobretualmayanuncaTorcuatotraeránteaestemun­idotuestirpeofacundiaopiedadAsíaHipólitoelcastonopudoDianalibrardela[noche25infernalnicapazderomperlasleteascadenasquealcaroPirítooligabanfueelpoderdeTeseo[dasmanosescaparádequienes20aheredarteseaprestenEncuantoestésmuertoy[dictadohayaMinossusonorasentenciasobretualmayanuncaTorcuatotraeránteaestemun­idotuestirpeofacundiaopiedadAsíaHipólitoelcastonopudoDianalibrardela[noche25infernalnicapazderomperlasleteascadenasquealcaroPirítooligabanfueelpoderdeTeseo

El pensamiento se ilustra con gran copia de ejemplos míticos: Rómulo, Eaco, Hércules, Cástor, Pólux y Baco, famosos to­ dos ellos gracias a la poesía. Va dedicada la oda a C. Marcio Censorino, un hombre, según Veleyo Patérculo (II 102, 1), digno del amor de todos; fue cónsul el año 8 a. C., el mismo en el que Horacio murió. Suele creerse, sin demasiado funda­ mento, que en esta oda hay alguna que otra interpolación. Fe­ cha indeterminada. Asclepiadeos menores en serie.

De buen grado diera, Censorino, páteras y adorables bronces a mis camaradas y trípodes, premios para bravos Grayos, y no te llevaras tú los peores dones si yo rico en obras fuera producidas por Parrasio o bien Escopas, peritos en representar, con piedra éste y líquidos colores aquél, a humanos o a dioses. Pero así no ocurre ni tan carente anda tu ánimo o peculio de tales delicias. Lo que a ti te gusta son versos; yo versos

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donare et pretium dicere muneri. non incisa notis marmora publicis, per quae spiritus et vita redit bonis post mortem ducibus, non celeres fugae reiectaeque retrorsum Hannibalis minae, non incendia Carthaginis impiae eius, qui domita nomen ab Africa lucratus rediit, clarius indicant laudes quam Calabrae Pierides: neque, si chartae sileant quod bene feceris, mercedem tuleris, quid foret Iliae Mavortisque puer, si taciturnitas obstaret meritis invida Romuli? ereptum Stygiis fluctibus Aeacum virtus et favor et lingua potentium vatum divitibus consecrat insulis. dignum laude virum Musa vetat mori: caelo Musa beat, sic Iovis interest optatis epulis impiger Hercules, clarum Tyndaridae sidus ab infimis quassas eripiunt aequoribus ratis, ornatus viridi tempora pampino Liber vota bonos ducit ad exitus.

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IV 9 Insistencia en el mensaje de la oda anterior, con algún aña­ dido. La voz de los poetas es inmortal, e inmortales serán los versos del propio Horacio; no sólo Homero goza de este pri­ vilegio, sino también los líricos: Pindaro, Simonides, Alceo, Estesícoro, Anacreonte y Safo, modelos todos ellos para el que escribe; y no sólo figuras antiguas como Helena, Teucro, Idomeneo, Héctor o Agamenón vivirán en la fama que da la poesía; el poeta se propone salvar del olvido también a Lolio y elogiar sus virtudes, especialmente su desinterés por las ri­ quezas; porque no es feliz el rico, sino el que sabe vivir con mesura y generosidad. Del postulado general y de los ejem[348]

darte puedo y precio poner al regalo. Ni el mármol inciso con escritos públicos que espíritu y vida tras la muerte aprontan a los buenos jefes ni la fuga rápida o las amenazas contraproducentes de Hánibal o el fuego de la impía Cartago mejor que las cálabras Piérides ensalzan a aquel a quien Africa vencida dio nombre; mas, si el pergamino no habla de las cosas que hayas hecho bien, no te llevarás recompensa alguna. ¿Qué fuera del hijo de Ilia y de Mavorte si el mérito a Rómulo hubiese un celoso silencio ocultado? A Eaco, salvado del estigio mar, virtud y favor y lengua de grandes vates en las ricas islas le consagran. Al digno de laudes inmortal le torna la Musa, beato la Musa a los cielos llévale; tal Hércules, el infatigable comensal de Jove; tales los Tindáridas, claro astro que salva los rotos navios; tal Líber, de sienes ornadas con verdes pámpanos, que a buen fin los votos lleva.

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píos míticos se desciende al caso concreto y a la persona del destinatario. El esquema compositivo de la oda puede resu­ mirse en un quiasmo de este modo: perduración de Horacio como poeta (A: estrofa 1), perduración de otros poetas (B: es­ trofas 2-3), perduración de las figuras cantadas por esos otros poetas (B: estrofas 4-7), perduración de Lolio, cantado por Horacio (A: estrofas 8-13); pero con una progresiva mayor extensión de cada miembro, según puede verse. El elogio de Lolio, por otra parte, va enmarcado por sentencias (a co­ mienzos de estrofa 8, y en las estrofas 12 y 13). Es el caso, sin embargo, que el destinatario de la oda, M. Lolio, no parece ser merecedor, según otras fuentes, de los elogios que aquí le tributa Horacio: cónsul en el año 21, sufrió como general una [349]

derrota contra los sigambros en el año 16; no perdió por eso la confianza de Augusto, que lo envió en compañía de su nie­ to, Gayo César, a la expedición que éste hizo a Oriente en el año 4 a. C.; fue acusado de corrupción por haber aceptado re­ galos de los partos y fue empujado al suicidio en el 2 a. C.; su muerte produjo una general satisfacción; Veleyo Patérculo (II 97) nos lo presenta como ambicioso e hipócrita, y Plinio el Viejo (N.H. IX 117) cuenta cómo, merced a robos escondiNe forte credas interitura, quae longe sonantem natus ad Aufidum non ante vulgatas per artis verba loquor socianda chordis: non, si priores Maeonius tenet sedes Homerus, Pindaricae latent Ceaeque et Alcaei minaces Stesichorive graves Camenae; nec, si quid olim lusit Anacreon, delevit aetas; spirat adhuc amor vivuntque commissi calores Aeoliae fidibus puellae, non sola comptos arsit adulteri crinis et aurum vestibus illitum mirata regalisque cultus et comites Helene Lacaena, primusve Teucer tela Cydonio direxit arcu; non semel Ilios vexata; non pugnavit ingens Idomeneus Sthenelusve solus dicenda Musis proelia; non ferox Hector vel acer Deiphobus gravis excepit ictus pro pudicis coniugibus puerisque primus.

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dos, consiguió amasar una cuantiosa fortuna; pero todos es­ tos aspectos negativos parece que empezaron a revelarse sólo años más adelante de haberle dedicado Horacio este poema; en todo caso, el poeta se habría dejado engañar por un hipó­ crita, como le ocurrió al propio Augusto. Posiblemente la oda esté escrita antes de la derrota de Lolio por los sigambros en el 16, a la que no hay ni sombra de referencia. Estrofas alcaicas. No creas que morirán estas palabras que pronuncio, nacido junto al Áufido sonoro, y asocio a mis cuerdas con arte hasta ahora desconocida; no se oscurecen, aunque a todos venza el meonio Homero, las Camenas ceas o pindáricas o del bravo Alceo; viven las de Estesícoro el grave y no borró la edad los juegos de Anacreonte; y aun amor respira y vive el ardor que la joven eolia a su lira confió. No fue Hélena única la lacena en inflamarse ante el cuidado pelo del adúltero, sus vestes bordadas en oro, su real aspecto, sus compañeros; ni fue el primero Teucro en lanzar dardos con el arco cidonio; sufrió Ilion más de una vez; no sólo el grande Idomeneo, no sólo Esténelo en lid entraron digna de las Musas; ni el feroz Héctor ni el pugnaz Deífobo inventaron las rudas luchas por pudorosas cónyuges o hijos.

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vixere fortes ante Agamemnona multi; sed omnes illacrimabiles urgentur ignotique longa nocte, carent quia vate sacro. paulum sepultae distat inertiae celata virtus, non ego te meis chartis inornatum sileri, totve tuos patiar labores impune, Lolli, carpere lividas obliviones, est animus tibi rerumque prudens et secundis temporibus dubiisque rectus, vindex avarae fraudis et abstinens ducentis ad se cuncta pecuniae, consulque non unius anni, sed quotiens bonus atque fidus iudex honestum praetulit utili, reiecit alto dona nocentium vultu, per obstantis catervas explicuit sua victor arma. non possidentem multa vocaveris recte beatum: rectius occupat nomen beati, qui deorum muneribus sapienter uti duramque callet pauperiem pati peiusque leto flagitium timet, non ille pro caris amicis aut patria timidus perire.

Mil bravos antes de Agamenón hubo, pero anónimos cúbreles, por nadie llorados, una larga noche, pues no tuvieron un sacro vate. Poco de la escondida cobardía dista el valor oculto. Pero yo no callaré en estos poemas tus laudes, Lolio, ni a dejar voy que tus muchas fatigas en el lívido olvido caigan. Tu ánimo conoce las cosas y recto camina en tiempos malos o favorables, castiga el fraude avaro, no acumula para sí los tesoros; un espíritu cuyo consulado no expira al año, sino que, buen juez siempre

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y leal, lo honesto a lo útil antepone, rehúsa airado el don del que hace daño y vencedor sus armas lleva por entre turbas que a ellas se opongan. No llamarás dichoso con justicia al que mucho posee, mas a aquel que usar de los dones divinos sensatamente sabe, la dura pobreza sobrelleva, el deshonor peor estima que la muerte misma y no teme entregar la vida por sus amigos o por su patria.

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Ligurino, el mismo mancebo que en IV 1 hacía sufrir al poeta con sus desdenes, es avisado ahora de lo rápido que pasa la edad y de que tal vez mañana, cuando ya sea tarde, se arrepentirá ante el espejo de la presunción y orgullo de hoy. Subyace, por tanto, la exhortación al disfrute de lo inmedia­ to. Por su contenido, ofrece cierta analogía con I 25, siendo O crudelis adhuc et Veneris muneribus potens, insperata tuae cum veniet pluma superbiae, et, quae nunc umeris involitant, deciderint comae, nunc et qui color est puniceae flore prior rosae, mutatus Ligurinum in faciem verterit hispidam, dices ‘heu’ quotiens te speculo videris alterum, ‘quae mens est hodie, cur eadem non puero fuit, vel cur his animis incolumes non redeunt genae?’

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IV 11 Invitación a Filis para que acuda a la celebración, en casa de Horacio, del cumpleaños de Mecenas (13 de abril). No fal­ ta nada de lo indispensable en una fiesta: ni vino añejo, ni apio, ni yedra para guirnaldas; la mansión bulle — dice el poeta— con el ir y venir de los criados, que atienden a los preparativos; relumbra la vajilla de plata, guardada segura­ mente para grandes ocasiones —un detalle muy de agradecer en el parco Horacio, siempre gustoso de airear su pobreza, de predicar mesura y criticar el lujo— y el humo de la co­ cina anuncia banquete: pronto olerá a cordero asado (cfr. vv. 6-8). Esto en una primera parte de la oda, que abarca cin­ co estrofas (vv. 1-20). La segunda parte ocupa las cuatro res­ tantes (vv. 21-36), y en ella Horacio pasa de la invitación al consejo confidencial sobre materia amorosa: Filis anda ena[354]

allí Lidia la que recibía avisos similares. Es éste un motivo común en el epigrama helenístico (cfr. A.P. XI 326; XII 35; 186). Quevedo recuerda el monólogo de Ligurino en estos versos de su advertencia a una tal Casilina (núm. 384 Blecua): «Y vendrá la triste hora / en que, mustio el semblante idolairado, / que invidiaba la aurora, / dirás: ¿Por qué en mi tiem­ po celebrado / no tuve este deseo agradecido, / o ya no tengo el rostro que he tenido?» Escrita en asclepiadeos mayores. ¡( )h, tú, cruel hasta hoy, que fiaste tanto en los[donesdeVenus![donesdeVenus!

morada de un joven rico, Télefo, que está ya emparejado feliz­ mente con una de su clase; mejor será que Filis no aspire a un nmor que no está a su altura, no le vaya a ocurrir como a Fae­ tón o a Belerofonte por intentar sobrepasar la propia medida; y cariñosamente exhorta a la muchacha, colofón de su vida amorosa, para que cante y se olvide de las penas. Hemos ha­ blado de una bipartición en la oda, pero además la mención inicial y final de la muchacha conforma una estructura cícli­ ca. «Fin de mis amores» la llama Horacio, y esa nota de en­ frentamiento amor-vejez es permanente en las odas amorosas del libro IV (1, 1-8; 10, passim, aunque aquí propiamente no se trata de vejez sino de fin de la efebía; 13, passim), escrito como vamos viendo cuando el poeta andaba en torno a los cincuenta años. Por cierto que el nombre de Filis aparecía (ambién en II 4 como el de una esclava amada, aunque con vergüenza, por Jantias; Horacio (cfr. introd. a II 4) animaba a [π 8 ]

su amigo a desdeñar los prejuicios de clase, y elogiaba la her­ mosura de la joven, pero dejándole bien claro que no tenía ningún interés por ella porque con sus cuarenta años ya su fervor erótico declinaba. Además añadía ejemplos mitológi­ cos, precedentes ilustres que justificaban sobradamente el acortamiento de distancias entre dueño y esclava. Y ahora, al enfrentar con aquélla la presente oda, podemos reírnos con razón de muchas contradicciones: de que Horacio aconseje a Filis no buscar amores fuera de su clase; de que justifique tal consejo en ejemplos míticos; de que diez años más tarde de haber proclamado su decadencia erótica, se haya enamorado de la que decía no enamorarse. Si todo este argumento resEst mihi nonum superantis annum plenus Albani cadus; est in horto, Phylli, nectendis apium coronis; est hederae vis multa, qua crinis religata fulges; ridet argento domus; ara castis vincta verbenis avet immolato spargier agno; cuncta festinat manus, huc et illuc cursitant mixtae pueris puellae; sordidum flammae trepidant rotantes vertice fumum. ut tamen noris quibus advoceris gaudiis, Idus tibi sunt agendae, qui dies mensem Veneris marinae findit Aprilem, iure sollemnis mihi sanctiorque paene natali proprio, quod ex hac luce Maecenas meus adfluentis ordinat annos.

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ponde a la realidad biográfica del poeta, si se nos habla de la misma muchacha —como la coincidencia de nombre y de condición social sugiere— , se trata verdaderamente de una irónica jugada del destino. Y si todo es ficción literaria y bus­ cado contraste retórico, elogiamos entonces el ingenio de Horacio. A propósito de la caída de Faetón como escarmien­ to para amores desproporcionados, el presente pasaje subyace como fuente primera para toda una larga tradición en la lite­ ratura española, que tiene una primera y brillante muestra en el soneto XII de Garcilaso. No sabemos en qué año fue escri­ ta ¿17, 16, 15 a. C.P, pero sí que fue un 13 de abril o la víspera de ese día. Estrofas sáficas. Tengo en mi huerto, Filis, una jarra del Albano que nueve años cumplió, apio para trenzar con él guirnaldas y mucha yedra que haga lucir tu recogido pelo; ríe en casa la plata; el ara, ornada con sacra fronda, ansia que un cordero pronto la riegue; no hay quien no se apresure; acá y allá mozos y mozas corren; tiembla el fuego y el humo gira en negros torbellinos. Para que sepas a qué goces has sido convocada, tienes que celebrar los idus, tiempo que escinde el mes de abril, de la marina Venus votivo, día solemne para mí y más santo que el natal, porque el flujo de los años corre en la hodierna luz para Mecenas. Dueña de Télefo [357]

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Telephum, quem tu petis, occupavit non tuae sortis iuvenem puella dives et lasciva tenetque grata compede vinctum. terret ambustus Phaethon avaras spes, et exemplum grave praebet ales Pegasus terrenum equitem gravatus Bellerophontem, semper ut te digna sequare et ultra quam licet sperare nefas putando disparem vites, age iam, meorum finis amorum— non enim posthac alia calebo femina— condisce modos, amanda voce quos reddas: minuentur atrae carmine curae.

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IV 12 Cuadro primaveral en las estrofas iniciales que prologa la invitación hecha a Virgilio para que acuda a un banquete en casa del poeta. Pero le pide que traiga a cambio, como presen­ te, un frasco de esencia de nardo. El lo regalará con un buen vino. Finalmente le aconseja: acuérdate de la muerte y mezcla cordura con divertimento. Estructura claramente bipartita: 1-12 y 13-28. Hemos visto otras veces el mismo esquema, la misma secuencia: captación del tiempo en su retorno cíclico, ya sea primavera (I 4, IV 7) ya invierno (I 9; Epod. XIII), se­ guida de exhortación al goce del instante. Aquí además se in­ troduce el motivo de la invitación a la fiesta que, sin ir más lejos, constaba en la oda precedente. En este punto hay un eco evidente del poema 13 de Catulo, en que se dirige a su amigo Fabulo en parecidos términos. Una observación de de­ talle: el momento primaveral que aquí se nos pinta no es, [ 358]

se hizo, a quien amas y que no es mancebo de tu clase, una joven atractiva y rica que le tiene encadenado con dulces lazos. El quemado Faetón al ambicioso aterroriza y el alado Pegaso, al que agobia la carga del humano Belerofonte, te enseña a querer sólo lo apropiado y a reputar nefasto el ir en busca de lo dispar. ¡Oh, fin de mis amores — pues no habrá ya otra

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mujer que me enardezca— , el son apréndete que pueda repetir tu voz amable y los cantos alejen nuestras negras 35 preocupaciones!

como en 1 4 y IV 7, el de los albores de la estación, el momen­ to en que se funden las nieves (cfr. vv. 4-5), sino el de una primavera avanzada, cercana ya al verano, cuando el calor comienza a ser más fuerte (cfr. vv. 13-14). Respecto al Virgi­ lio destinatario de la oda se discute si se trata o no del famoso poeta. Obra como razón en contra el hecho de que Virgilio había muerto en el 19, años antes de que Horacio hubiera puesto manos a la obra para escribir el libro IV. Pero caben dos explicaciones: que Horacio cuando escribía el libro IV hubiera rescatado esta oda de un tiempo anterior, en que aún vivía Virgilio; o que por una caprichosa o nostálgica ficción lo presentara vivo cuando ya no lo estaba. La hipótesis de que sea el poeta se ve reforzada además por el uso de una imagen que puede entenderse como alusiva a las Bucólicas del mantuano: la de los pastores tocando la zampoña y cantando sobre el césped (vv. 9-12). Fecha insegura. Estrofas asclepiadeas A. [359]

Iam veris comites, quae mare temperant, impellunt animae lintea Thraciae; iam nec prata rigent nec fluvii strepunt hiberna nive turgidi. nidum ponit Ityn flebiliter gemens infelix avis et Cecropiae domus aeternum opprobrium, quod male barbaras regum est ulta libidines. dicunt in tenero gramine pinguium custodes ovium carmina fistula delectantque deum cui pecus et nigri colles Arcadiae placent. adduxere sitim tempora, Vergili; sed pressum Calibus ducere Liberum si gestis, iuvenum nobilium cliens, nardo vina merebere. nardi parvus onyx eliciet cadum, qui nunc Sulpiciis accubat horreis, spes donare novas largus amaraque curarum eluere efficax.

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ad quae si properas gaudia, cum tua velox merce veni; non ego te meis immunem meditor tingere poculis, plena dives ut in domo. verum pone moras et studium lucri, nigrorumque memor, dum licet, ignium misce stultitiam consiliis brevem: dulce est desipere in loco.

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Ya el soplo vernal de Tracia, que el ponto calma, hinche la vela; ya en los prados no hay hielo, ya no suenan los ríos crecidos por las nieves invernales. Ya el nido hace el ave mísera que triste por Itis se queja, deshonor perenne del cecropio hogar, que atroz castigó la pasión de aquel rey bárbaro. Al son de la flauta cantan en la fresca yerba los guardianes de pingües ovejas deleitando al dios que en la grey y los negros cerros de Arcadia se goza. Trajo sed, Virgilio, la estación, mas nardo a cambio del vino darás si deseas probar, ¡oh, cliente de jóvenes nobles!, a Líber pisado en Cales. De nardo un solo ónice comprará una jarra que hoy en la bodega de Sulpicio yace, de esperanzas nuevas dadora y capaz de diluir amargas cuitas.

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Mas, si quieres gozos, trae tu mercancía al punto; no pienso gratis con mis copas bañarte, a manera de quien opulento vive en casa abastecida. Deja las demoras y el afán de lucro; piensa, ahora que puedes, en las negras llamas y un poco en tu espíritu de locura mete; dulce es delirar a tiempo.

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25

IV 13

Oda esta que presupone la III 10. Allí Horacio se dirigía a Lice tratando de seducirla y previniéndola no fuera a ser que, cuando se hiciera vieja, añorara el tiempo y las alegrías perdi­ das. Ahora el poeta constata la verdad de sus previsiones: Lice es ya una anciana, pero no se resigna a serlo, busca amoAudivere, Lyce, di mea vota, di audivere, Lyce: fis anus, et tamen vis formosa videri ludisque et bibis impudens et cantu tremulo pota Cupidinem lentum sollicitas, ille virentis et doctae psallere Chiae pulchris excubat in genis. importunus enim transvolat aridas quercus et refugit te, quia luridi dentes te, quia rugae turpant et capitis nives. nec Coae referunt iam tibi purpurae nec cari lapides tempora quae semel notis condita fastis inclusit volucris dies. quo fugit Venus, heu, quove color? decens quo motus? quid habes illius, illius, quae spirabat amores, quae me surpuerat mihi, felix post Cinaram notaque et artium gratarum facies? sed Cinarae brevis annos fata dederunt, servatura diu parem [362]

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ríos y trata de aparentar juventud sin conseguirlo; lejos están los atributos que seducían al poeta en otro tiempo, cuando se enamoró de ella después de haberlo estado de Cinara. Temá­ tica semejante en 1 25, III 15 y en los epodos VIH y XII. El poema es pródigo en repeticiones verbales (señaladamente al comienzo), anáforas y aliteraciones. Estrofas asclepiadeas B. Oyeron los dioses mis imprecaciones, Lice, las oyeron: te haces vieja, Lice; quieres parecer bella, juegas, bebes sin medida y beoda en cantos trémulos provocas al indiferente Deseo, posado en las pulcras mejillas de Quia, experta en tañer, que insensible vuela dejando tras sí las secas encinas, tus amarillentos dientes, feas arrugas y la nieve en tu cabello. Y ni coa púrpura ni las caras piedras el tiempo devuélveme que los días ágiles archivaron en fastos bien conocidos. ¿Adonde voló Venus? ¿Dónde tu color, la gracia está de tus gestos? ¿Qué guardas de aquello que respiraba amor, que me enajenaba? ¡Tú, que fuiste tras Cinara feliz y famosa faz de gratas artes! Pero a Cinara años breves le dio el destino y a ti te conserva, Lice,

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cornicis vetulae temporibus Lycen, possent ut iuvenes visere fervidi multo non sine risu dilapsam in cineres facem.

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IV 14 Canto de victoria dedicado a Tiberio (el futuro emperador, hijastro de Augusto, hijo de Livia y Tiberio Claudio Nerón) por su triunfo sobre los retos. Tanto esta oda como la conme­ morativa del triunfo de Druso, hermano de Tiberio, sobre los vindélicos (IV 4), le fueron encargadas a Horacio personal­ mente por el príncipe, tras el éxito de su Carmen Saeculare, se­ gún Suetonio nos cuenta en la biografía del poeta. En cuanto a la composición, se observa una notable diferencia entre am­ bos epinicios: la 1 4 comenzaba elogiando a Druso y terminaQuae cura patrum quaeve Quiritium plenis honorum muneribus tuas, Auguste, virtutes in aevum per titulos memoresque fastus aeternet, o, qua sol habitabilis illustrat oras, maxime principum? quem legis expertes Latinae Vindelici didicere nuper, quid Marte posses, milite nam tuo Drusus Genaunos, implacidum genus, Breunosque veloces et arces Alpibus impositas tremendis deiecit acer plus vice simplici; maior Neronum mox grave proelium commisit immanisque Raetos auspiciis pepulit secundis, [ 364]

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igual que a corneja de vetusta edad para que los jóvenes inflamados puedan ver riendo la antorcha que se disuelve en cenizas.

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ba abiertamente con un discurso de Aníbal, y en ella el elogio de Augusto era comedido (vv. 27-32) y estaba subordinado al del destinatario; aquí, inversamente, el elogio de Tiberio apa­ rece subordinado y enmarcado en una estructura anular por el elogio de Augusto, mucho más desarrollado (vv. 1-9: elo­ gio de Augusto; vv. 9-32: de Tiberio; vv. 33-52: nuevamente de Augusto). El ensalzamiento se lleva a cabo por vía de com­ parationes, también aquí acumuladas (vv. 21-28: con el Aus­ tro, con el río Aufido; cfr. I 4, 1-16). Escrita en la misma épo­ ca que IV 4, a fines del 14 o principios del 13. También en es­ trofas alcaicas. ¿Qué celo de los Padres o Quirites perpetuaría, Augusto, tus virtudes dándote el honor que mereces en i’nscripciones o cuidadosos fastos, oh, el mayor príncipe de cuantos alumbra el sol en tierras habitables? Cuyo potente Marte ahora ya los Vindélicos, tan ignorantes de la latina ley, conocen desde que con tus huestes Druso a los Genaunos, inquieto pueblo, y a los ágiles Breunos, que acampan en los tremendos Alpes, causó más daño del que hicieran. Luego el mayor de los Nerones bajo tu feliz auspicio en ingente lid a los crueles Retos venció [ 365]

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quinze

spectandus in certamine Martio, devota morti pectora liberae quantis fatigaret ruinis, indomitas prope qualis undas exercet Auster, Pleiadum choro scindente nubes, impiger hostium vexare turmas et frementem mittere equum medios per ignis. sic tauriformis volvitur Aufidus, qui regna Dauni praefluit Apuli, cum saevit horrendamque cultis diluviem meditatur agris, ut barbarorum Claudius agmina ferrata vasto diruit impetu primosque et extremos metendo stravit humum sine clade victor, te copias, te consilium et tuos praebente divos, nam tibi, quo die portus Alexandrea supplex et vacuam patefecit aulam, fortuna lustro prospera tertio belli secundos reddidit exitus, laudemque et optatum peractis imperiis decus arrogavit. te Cantaber non ante domabilis Medusque et Indus, te profugus Scythi miratur, o tutela praesens Italiae dominaeque Romae. te, fontium qui celat origines, Nilusque et Hister, te rapidus Tigris, te beluosus qui remotis obstrepit Oceanus Britannis,

y era de ver en el certamen marcio con qué terribles golpes abatía pechos prestos a morir libres como la indómita mar turba el Austro

vingt

al abrirse las nubes ante el coro de las Pléyades, dando a los contrarios batalla y en la hoguera bélica su embravecido corcel metiendo. Tal cual el taurino Aufido, el que tierras riega de Dauno el ápulo, revuélvese con saña aprestando riadas contra los campos, así las filas férreas de los bárbaros con ímpetu inmenso rompió Claudio y, victorioso sin pérdidas, sególos todos y sembró el suelo con sus cadáveres; mas tuyos eran tropas y designios y dioses. Pues el día en que sus puertos y su palacio solitario Alejandría te abrió contrita, la próspera Fortuna al tercer lustro éxito militar te daba y gloria y el ansiado ornato acabadas esas campañas que tú ordenaste.

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Hoy te respeta el Cántabro al que nadie domó y el Medo, el Indo y el errante Escita, ¡oh, tutela viviente de Italia y Roma la soberana! A ti el Nilo y su oculta fuente admira, Híster y el veloz Tigris y el Océano plagado de monstruos que aturde a los Britanos con sus fragores [367]

Quatre cinq

te non paventis funera Galliae duraeque tellus audit Hiberiae, te caede gaudentes Sygambri compositis venerantur armis.

cinquante

IV 15 Se abre esta última oda del cuarto libro con una breve recu­ satio (cfr. introd. a I 6): queriendo el poeta cantar asuntos épi­ cos, Febo le hace desistir de su intento; y esto lo dice recu­ rriendo parcialmente a una metáfora náutica: la poesía lírica es un barco con velas pequeñas, poco idóneo para enfrentarse a las tempestades del mar Tirreno, es decir, a las guerras y combates, asuntos propios de la epopeya. Ya lo había dicho de otro modo en I 6, 5 ss.: no era su intento, siendo «débil para grandes temas», cantar la ira de Aquiles o el viaje de Ulises. A partir del v. 4 cambia bruscamente de tema y se adentra en los elogios a la obra pacificadora de Augusto, tanto en la misma Urbe y en Italia, como en los extremos del Imperio. Y en el v. 25 vuelve al tema de la poesía: lo que sí se aviene con su Musa es la canción, al son de las flautas de Lidia, dedicada Phoebus volentem proelia me loqui victas et urbis increpuit lyra, ne parva Tyrrhenum per aequor vela darem, tua, Caesar, aetas fruges et agris rettulit uberes, et signa nostro restituit Iovi derepta Parthorum superbis postibus et vacuum duellis Ianum Quirini clausit et ordinem rectum evaganti frena licentiae iniecit emovitque culpas et veteres revocavit artis, [368]

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dix

y los suelos de Galla, valerosa ante la muerte, y de la dura Hiberia; y aun los mortíferos Sigambros te honran e inclinan ante ti el arma.

cinquante

a los dioses, a los caudillos valerosos y a los héroes descen­ dientes de Venus. En otras palabras, Horacio explica cómo el marco lírico es receptivo para el elogio de los grandes, y cómo no sólo la epopeya puede hacer brillar las hazañas. No era otro el mensaje principal de IV 2, invocando para ello el ilustre precedente de Pindaro: también el gran tebano había cantado héroes y victorias en sus poemas líricos. Ya lo ha mostrado él en este pindárico libro IV elogiando los triunfos de los hijos del príncipe y la obra del propio Octavio, el últi­ mo de «los retoños de la alma Venus». Y por si no quedaba claro, esta misma oda es un ejemplo de canto a los jefes. En cuanto a la estructura, los motivos metaliterarios a comienzo y final enmarcando las glorias de Octavio crean una compo­ sición cíclica. Debió de escribirse en el año 13, poco antes de la publicación del libro. Estrofas alcaicas.

Cuando yo quise hablar de las batallas y ciudades vencidas, con su lira me advirtió Febo que mi parva vela al tirreno mar no confiase. César, opima mies trajo tu edad y, a las soberbias puertas de los Partos arrebatadas, las enseñas a nuestro Jove devolvió y libre de guerras cerró el templo del Quirino Jano y en la licencia puso freno y orden y, proscritos los vicios, reimpuso el viejo modo de vida [369]

5

dix

per quas Latinum nomen et Italae crevere vires, famaque et imperi porrecta maiestas ad ortus solis ab Hesperio cubili. custode rerum Caesare non furor civilis aut vis exiget otium, non ira, quae procudit ensis et miseras inimicat urbis. non qui profundum Danuvium bibunt edicta rumpent Iulia, non Getae, non Seres infidive Persae, non Tanain prope flumen orti. nosque et profestis lucibus et sacris inter iocosi munera Liberi cum prole matronisque nostris, rite deos prius apprecati, virtute functos more patrum duces Lydis remixto carmine tibiis Troiamque et Anchisen et almae progeniem Veneris canemus.

dando al nombre latino y al poder ítalo fuerza y fama, y así el brillo del imperio al orto del sol desde su hesperio cubil llegó. Mientras el César nos custodie, el ocio no turbará violencia o furor cívico ni las iras, que espadas forjan y que enemistan las pobres urbes.

quinze

vingt

No romperán edictos julios Getas ni Seres ni el que bebe del profundo Danuvio ni el Persa traidor ni los nacidos cerca del Tanais; y nosotros, sea o no festivo el día, entre los dones del alegre Líber y tras la plegaria ritual, con nuestros hijos y las matronas al son de flautas lidas cantaremos igual que nuestros padres a los jefes valientes y a Troya y a Anquises y a los retoños de la alma Venus.

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CANTO SECULAR

El «Canto Secular», largo himno a los dioses tutelares de Roma, fue escrito por Horacio, a petición del propio prínci­ pe, para ser cantado públicamente en la solemne ceremonia de los Juegos Seculares del año 17 a. C. Después de la publica­ ción en el 23 a. C. de sus tres libros de Odas y a resultas de la no muy cálida acogida que obtuvieron entre el público roma­ no, el poeta había decidido colgar su lira definitivamente (así consta en Epist. I 1, 10 y en Ars Poet. 306). Pero Augusto — según Suetonio cuenta en la biografía del poeta— , estaba convencido de que los versos de Horacio pasarían a la poste­ ridad, y queriendo darle ánimos y una nueva oportunidad para alcanzar el éxito confió a nuestro poeta el glorioso en­ cargo de componer este Canto, destinado a ocasión tan solem­ ne. Sobre el origen de los Ludi Saeculares, el historiador bizan­ tino Zósimo (II, 1 ss.) nos transmite una singular leyenda. Un sabino que había sufrido la desgracia de ver arrasada su casa por un rayo y a sus hijos enfermos de grave dolencia, tras ha­ ber acudido infructuosamente a los adivinos, escuchó una voz misteriosa que le ordenaba dirigirse a Tarento con sus hi­ jos, calentar allí agua del Tiber sobre un altar dedicado a los dioses infernales y dársela a beber a los enfermos. Obecedió el buen hombre y emprendió el viaje hasta el sur de Italia, per­ plejo ante la orden, pues el Tiber, en efecto, discurría muy le­ jos de Tarento. Cuando hizo un alto en su camino en un lugar que más tarde se integraría en el Campo de Marte, cerca del Tiber, se enteró de que aquel sitio se llamaba Tarento y allí mismo realizó lo que se le había mandado sobre un altar que descubrió bajo tierra; sus hijos recuperaron la salud y él, en memoria de lo sucedido, cambió su nombre y se llamó desde entonces Manio Valesio Tarentino (en recuerdo de los Ma­ nes, de la salud recobrada y del lugar donde ocurrió el mila­ gro). Al cabo del tiempo, el cónsul P. Valerio Publicola, con ocasión de una epidemia que se abatió sobre Roma durante el primer año de la República, celebró un sacrificio en el mismo altar, y para commemorar el fin de la plaga instituyó unos juegos en honor de Plutón y Prosérpina. Éstos son los legen­ darios precedentes. Más tarde, durante la primera guerra pú­ nica, en el 249 a. C., los decénviros sacrisjaciundis consultaron los Libros Sibilinos y encontraron en ellos el precepto de que

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cada 100 años se celebrara, durante tres noches seguidas, en el mismo Campo de Marte donde estaba el mencionado altar, sacrificios a los dioses infernales; y así se hizo, y se repitió, aun con retraso, en el año 146; dejaron de celebrarse, sin em­ bargo, en el 46, en plenas guerras civiles. Augusto, una vez aquietada la situación política, quiso reanudar la tradición de aquellos juegos, pensando que las circunstancias eran oportu­ nas. La consulta de los Libros Sibilinos por parte de los decénviros dio como resultado una regulación precisa de las ce­ remonias. Se establecía que la duración del saeculum que me­ diaba entre cada celebración debía ser de 110 años (cfr. v. 21 del poema), y que, tras un arreglo de fechas (inventándose una sucesión de juegos que se remontaban hasta el siglo v a. C ), la próxima celebración de dichos Ludí debía efectuarse en el 17 a. C. El Carmen Saeculare se cantó el 3 de junio de ese año, último día de las fiestas religiosas que habían comenzado la noche del 31 de mayo. Una larga inscripción encontrada en Roma en 1890 y que actualmente se conserva en el Museo de las Termas, nos informa puntualmente del desarrollo de las ceremonias, y — lo más importante para nosotros— se alude al autor del Carmen con estas palabras: Carmen composuitQ. Ho­ ratius Flaccus. El himno fue cantado por 27 jóvenes y 27 mu­ chachas, de familia noble todos ellos y teniendo el padre y la madre vivos. No sabemos, en cambio, los pormenores de su ejecución: si alternadamente por los dos semicoros o al uníso­ no, si estáticamente o en procesión, si en el Capitolio — co­ mo dicen los escoliastas— o ante el templo de Apolo Palati­ no. El Canto Secular, considerado ya en sí mismo, responde perfectamente a las intenciones de Augusto de restauración de los viejos cultos y las viejas costumbres. Glorifica e invoca no particularmente a los dioses infernales, que eran los que en exclusiva estaban relacionados con los primitivos Ludi Ta­ rentini, sino más en especial a los dioses de la luz, sobre todo Apolo, dios que gozaba de las preferencias del príncipe. Y con Apolo, su hermana Diana, Ilitía, las Parcas y Ceres. Re­ cae también en la leyenda etiológica de Roma, que lo era tam­ bién de la familia Julia: la saga de Eneas (vv. 37-44), que des­ de hacía dos años se había difundido extraordinariamente gracias al verso de Virgilio. Y se hace eco, muy en especial, de [375]

la gran obra política de Octavio, en su vertiente legislativa (vv. 17-20), pacificadora (vv. 53-56) y restauradora de las an­ tiguas virtudes (vv. 57-60). De modo que el poema entero, bajo la forma aparente de un himno a los dioses, pretende consagrar ante los ojos de todos la figura de Augusto como la Phoebe silvarumque potens Diana, lucidum caeli decus, o colendi semper et culti, date quae precamur tempore sacro, quo Sibyllini monuere versus virgines lectas puerosque castos dis, quibus septem placuere colles, dicere carmen. alme Sol, curru nitido diem qui promis et celas aliusque et idem nasceris, possis nihil urbe Roma visere maius. rite maturos aperire partus lenis, Ilithyia, tuere matres, sive tu Lucina probas vocari seu Genitalis: diva, producas subolem, patrumque prosperes decreta super iugandis feminis prolisque novae feraci lege marita, certus undenos decies per annos orbis ut cantus referatque ludos ter die claro totiensque grata nocte frequentis.

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del artífice de un tiempo nuevo. En cuanto a la composición, las estrofas se van agrupando en tríadas, de modo que tene­ mos seis tríadas estróficas, con unidad temática, y el colofón o estrambote de una última estrofa. Son sáficas. Fecha de composición: año 17 a.C., antes de mayo. ¡Oh, Febo y Diana que los bosques rige, luces del cielo, siempre venerables y venerados, dadnos lo pedido en esta sacra fecha en que, según versos sibilinos, selectas mozas y muchachos puros cantan para los dioses que en los siete montes se gozan!

5

Almo Sol, siempre nuevo y siempre el mismo, cuyo nítido carro el día cela 10 y trae, nada mejor que la romana urbe visites. Y tú, Ilitía, la del parto suave, a las madres protege ya prefieras que Genital te llamen o Lucina; haz que germinen en hijos los decretos de los padres y la ley sobre el yugo marital que a la mujer aporte feraz prole por que, pasados once veces diez años, nuevo ciclo tres veces traiga en el brillante día, con otras tantas en la calma noche, cantos y juegos.

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vosque veraces cecinisse, Parcae, quod semel dictum est stabilisque rerum terminus servet, bona iam peractis iungite fata. fertilis frugum pecorisque Tellus spicea donet Cererem corona; nutriant fetus et aquae salubres et lovis aurae. condito mitis placidusque telo supplices audi pueros, Apollo; siderum regina bicornis, audi, Luna, puellas: Roma si vestrum est opus, Iliaeque litus Etruscum tenuere turmae, iussa pars mutare Lares et urbem sospite cursu,

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cui per ardentem sine fraude Troiam castus Aeneas patriae superstes liberum munivit iter, daturus plura relictis: di, probos mores docili iuventae, di, senectuti placidae quietem, Romulae genti date remque prolemque et decus omne. quaeque vos bubus veneratur albis clarus Anchisae Venerisque sanguis, impetret, bellante prior, iacentem lenis in hostem. iam mari terraque manus potentis Medus Albanasque timet securis, iam Scythae responsa petunt superbi nuper et Indi. [378]

Quatre cinq

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Con los bienes pasados los futuros unid, ¡oh, Parcas que cantáis veraces! Lo dicho para siempre un hado estable nunca desmienta. La Tierra, en mieses fértil y en ganado, con corona de espigas orne a Ceres; aire y agua salubres Jove envíe a lo nacido. Tu dardo guarda, escucha dulce y plácido, Apolo, a los mancebos suplicantes; Luna, reina bicorne de los astros, oye a las vírgenes. Si Roma es obra vuestra y por vosotros costa etrusca ocupó, con el mandato de trasladar los Lares y ciudad, la ilia mesnada

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a la que el casto Eneas, expatriado tras inmune cruzar la ardiente Troya, abrió camino libre y mejor sino que el que dejaban, dad virtud, dioses, a los mozos dóciles y plácido reposo a los ancianos y a las rómulas gentes descendencia, riqueza y gloria. Que de Anquises y Venus el ilustre nieto y sus blancos bueyes todo obtengan; del enemigo triunfe y no se ensañe con el caído. Por mar y tierra el Medo su potente brazo y el hacha albana teme; Escitas e Indos, soberbios antes, sus dictámenes piden ahora. [379]

Quatre cinq

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iam Fides et Pax et Honos Pudorque priscus et neglecta redire Virtus audet, apparetque beata pleno Copia cornu.

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augur et fulgente decorus arcu Phoebus acceptusque novem Camenis, qui salutari levat arte fessos corporis artus, si Palatinas videt aequus aras, remque Romanam Latiumque felix alterum in lustrum meliusque semper prorogat aevum. quaeque Aventinum tenet Algidumque, quindecim Diana preces virorum curat et votis puerorum amicas applicat auris. haec Iovem sentire deosque cunctos spem bonam certamque domum reporto, doctus et Phoebi chorus et Dianae dicere laudes.

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Fe, Paz, Honor y aquel pudor de antaño y la Virtud olvidada osan volver y la beata Abundancia con su cuerno lleno aparece.

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Si el augur Febo, el del bello arco, amado por las nueve Camenas y cuyo arte saludable los miembros fatigados del cuerpo alivia, propicio ve las cumbres palatinas y al Lacio y al país romano otorga la dicha en siglos cada vez mejores y si Diana, la soberana de Aventino y Álgido, atiende al ruego de los quindecínviros y su oído benigno al voto de estos jóvenes presta, yo, coro experto en laudes de Diana y Febo, la esperanza a casa llévome de que lo mismo sienta Jove y todos los demás dioses.

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6 ·«Λα, cu/m. Nym_pki.s m^oUv

EPODOS

I

El epodo primero, al igual que la primera de sus Odas, va consagrada a Mecenas, como muestra de una amistad agrade­ cida y fiel. Cuando ya era definitiva la ruptura entre Marco Antonio y Octavio, en los prolegómenos de la batalla de Ac­ cio (2 de septiembre del 31 a. C.), fueron convocados en Brindis todos los senadores y caballeros del partido de Octa­ vio. Y allí acudió también Mecenas, en la convicción de que sería requerido para participar en la expedición. Es en este momento cuando Horacio escribe su poema, inquiriéndose sobre si debía acompañar a su amigo en una ocasión tan peliIbis Liburnis inter alta navium, amice, propugnacula, paratus omne Caesaris periculum subire, Maecenas, tuo. quid nos, quibus te vita si superstite iucunda, si contra, gravis? utrumne iussi persequemur otium, non dulce, ni tecum simul, an hunc laborem, mente laturi decet qua ferre non mollis viros? feremus et te vel per Alpium iuga inhospitalem et Caucasum vel Occidentis usque ad ultimum sinum forti sequemur pectore, roges, tuum labore quid iuvem meo, imbellis ac firmus parum? comes minore sum futurus in metu, qui maior absentis habet; ut adsidens implumibus pullis avis serpentium allapsus timet magis relictis, non, ut adsit, auxili latura plus praesentibus, libenter hoc et omne militabitur bellum in tuae spem gratiae, non ut iuvencis illigata pluribus [384]

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grosa y respondiendo afirmativamente; no hay en ello — se autojustifica el poeta— ninguna razón oscura, ningún propó­ sito de comprar dádivas, porque está ya satisfecho suficiente­ mente con lo que Mecenas le ha regalado (su finca sabina). Sin embargo, ninguno de ambos amigos participará en la contienda, porque Mecenas regresó de Brindis con el encargo expreso de quedarse en Roma y administrar los negocios pú­ blicos durante la ausencia del príncipe. El poema es una suce­ sión de interrogaciones y respuestas retóricas. Dístico forma­ do por trímetro y dímetro yámbico. Escrito seguramente en la primavera del 31 a. C.

Irás en Liburnas, amigo, entre grandes barcos de guerra, dispuesto a afrontar, Mecenas, con peligro tuyo todos los riesgos del César. ¿Qué haré yo, a quien grata, si vives, la vida será y triste en otro caso? ¿Gozaré, según me ordenas, de un ocio que sin ti no es dulce? ¿Aplicóme a esas tus labores con alma que a todo hombre no débil conviene? Lo haré y a través de los altos Alpes y del inhóspito Cáucaso o hasta el más recóndito golfo de Occidente seguiré con fuerte pecho. ¿Preguntas qué ayuda daré a tus tareas, ni guerrero ni robusto? Si te sigo, menos sentiré el temor que crece estando tú ausente, cual ave que a pollos implumes atiende y que a las sierpes más teme cuando solos se hallan, pero no porque útil pueda resultar su auxilio. Con gusto iré, pues, a esta guerra y todas esperando complacerte, no para que arados tirados por muchos [385]

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aratra nitantur mea, pecusve Calabris ante sidus fervidum Lucana mutet pascuis, neque ut superni villa candens Tusculi Circaea tangat moenia. satis superque me benignitas tua ditavit: haud paravero, quod aut avarus ut Chremes terra premam, discinctus aut perdam nepos.

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II Sin duda ésta es la composición poética más famosa de su autor. Es un elogio de la vida campestre, en cuanto que apar­ tada de los inconvenientes y molestias de la ciudad y sus ser­ vidumbres. El poeta expone, seguramente respondiendo a la sinceridad de sus sentimientos, una larga lista de las felices ocupaciones que hacen deseable la existencia campesina, de los goces que la naturaleza ofrece a los sentidos: sombra para el descanso, amable ruido de pájaros y manantiales que con­ vida al sueño, diversión de la caza, curación, en suma, para la angustia de espíritu; y si a eso se añade la compañía de una es­ posa a la vieja usanza, casta, trabajadora y buena cocinera, en­ tonces ya no se puede pedir más, y no habrá rico glotón que merezca ser envidiado. La sinceridad que atribuimos al poeta al hacer esta declaración queda, sin embargo, encerrada en el marco de una ironía crítica, muy propia del género epódico a que pertenece el poema: es, a saber, que por los cuatro versos finales nos enteramos de que todo el anterior macarismós de los campesinos está puesto en boca del usurero Alfio, quien, a pesar de sus alabanzas de una vida distinta, prefiere seguir con la rutinaria de siempre, más cerca de las monedas que de los árboles, los surcos y los pájaros. Y es seguro que Horacio quiere reflejar aquí una constante en la psicología del hom­ bre, a la que hace referencia en varios otros pasajes de sus obras: que nadie está conforme con lo que tiene, a pesar de que por inercia siga aferrado a ello. Sobre este tema precisa­ mente versa en gran medida la sátira I de su libro I, que en el [386]

novillos mi campo labren ni mi grey por pastos lucanos los cálabros cambie antes del astro ardiente ni mi blanca villa del abrupto Túsculo toque los muros circeos. Bastantes riquezas tu benignidad me dio: no quiero tesoros que deba enterrar como avaro Cremes o libertino derroche.

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comienzo nos presenta a varios tipos sociales deseosos de la vida del otro. El mismo Horacio en Epist. 1 8, 12 confía a su amigo Albinovano Celso que su insatisfacción le conduce a sentir nostalgia de Tíbur cuando se encuentra en Roma, y nostalgia de Roma cuando se encuentra en Tíbur. De modo que el conflicto expuesto en el Beatus ille se integra en un tema de mayores dimensiones dentro de la poesía horaciana. De otro lado, la bienaventuranza lanzada en pro del labrador que vive en el campo, arando las tierras que heredó de sus mayo­ res, está en la línea misma del Ofortunatos nimium sua si bona norint / agricolas! de Virgilio en Georg. II 458-459, que, al escri­ birlo, tuvo presente con seguridad el encabezamiento horaciano; y en general se aviene con el espíritu de buena parte de la poesía augústea, ensalzadora del campo. Parece ser que Alfio fue un personaje real contemporáneo, que desempeñaba el oficio atribuido por Horacio (cfr. Columela, I 7). El eco de faenare (y. 4) con faetierator (y. 67, es decir, cuatro versos antes de terminar el poema) invita a pensar en una intencionada, aunque débilmente marcada, composición anular. Una co­ rriente ininterrumpida de menosprecio de corte y alabanza de aldea ha combinado el propio sentir de los poetas con la evo­ cación de las célebres palabras de Alfio a lo largo de toda la li­ teratura española. Así la loa de los oficios serviles que se hace en La comedieta de Pon?# del Marqués de Santillana («Benditos aquellos que con el azada / sustentan su vida e viven conten­ tos…»); así la canción del pastor Salicio en la segunda égloga de Garcilaso («¡Cuán bienaventurado / aquel puede llamarse / que con la dulce soledad s’abraza…!»); así Fray Luis, además [387]

de traducir magníficamente el epodo en cuestión, lo adaptó y recreó — haciendo caso omiso de los versos finales— en su Canción a la vida solitaria («¡Qué descansada vida / la del que huye el mundanal ruido…»); así, entre otras varias recreacio­ nes del autor, una canción de Lope en Los pastores de Belén («¡Cuán bienaventurado / aquel puede llamarse justamente, / ‘Beatus ille, qui procul negotiis, ut prisca gens mortalium, paterna rura bubus exercet suis, solutus omni faenore, neque excitatur classico miles truci, neque horret iratum mare, forumque vitat et superba civium potentiorum limina, ergo aut adulta vitium propagine altas maritat populos, aut in reducta valle mugientium prospectat errantis greges, inutilisque falce ramos amputans feliciores inserit, aut pressa puris mella condit amphoris, aut tondet infirmas ovis; vel cum decorum mitibus pomis caput Autumnus agris extulit, ut gaudet insitiva decerpens pira certantem et uvam purpurae, qua muneretur te, Priape, et te, pater Silvane, tutor finium! libet iacere modo sub antiqua ilice, modo in tenaci gramine: labuntur altis interim rivis aquae, queruntur in silvis aves, fontesque lymphis obstrepunt manantibus, somnos quod invitet levis, at cum tonantis annus hibernus Iovis imbris nivesque comparat, aut trudit acris hinc et hinc multa cane

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que sin tener cuidado / de la malicia y lengua de la gente, / a la virtud contraria, / la suya pasa en vida solitaria!»); así tam­ bién la cervantina canción de Lauso en la Galatea («¡O una, y tres, y cuatro, / cinco y seys y más veces venturoso / el sim­ ple ganadero…»); y éstos sólo son los ejemplos de más brillo de una larguísima cadena. Fecha incierta. Dísticos de tríme­ tro y dímetro yámbico. «Feliz aquel que, sin negocio alguno, como los hombres de antaño los campos paternos con su yunta labra libre de usura, al que nunca despierta en las filas clarín truculento, quien no teme al mar airado y el foro rehuye y umbrales soberbios de los ciudadanos ricos, mas los altos álamos con crecidos vástagos de la vid casa o contempla en el valle oculto las errantes greyes mugidoras o los brotes secos con podón monda a los que injertos suplanten o en limpias ánforas guarda la exprimida miel o a las ovejas dóciles esquila; y, cuando Otoño en los campos alza la cabeza ornada de suaves frutos, ¡qué bueno es coger inseridas peras y roja uva que te obsequie a ti, Priapo, o bien al padre Silvano, el protector de las lindes! Al pie de la encina vieja o por la yerba mullida gusta de echarse mientras entre orillas altas mana el agua, se queja el ave en el bosque y el eco en las frondas del arroyo invita a dormitar dulcemente. Y, al mandar el año del tonante Jove invierno y lluvias y nieves, al jabalí acosa con grande jauría

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apros in obstantis plagas, aut amite levi rara tendit retia, turdis edacibus dolos, pavidumque leporem et advenam laqueo gruem lucunda captat praemia, quis non malarum, quas amor curas habet, haec inter obliviscitur? quodsi pudica mulier in partem iuvet domum atque dulcis liberos, Sabina qualis aut perusta solibus pernicis uxor Apuli, sacrum vetustis exstruat lignis focum lassi sub adventum viri, claudensque textis cratibus laetum pecus distenta siccet ubera, et horna dulci vina promens dolio dapes inemptas apparet; non me Lucrina iuverint conchylia magisve rhombus aut scari, si quos Eois intonata fluctibus hiems ad hoc vertat mare, non Afra avis descendat in ventrem meum, non attagen Ionicus iucundior, quam lecta de pinguissimis oliva ramis arborum aut herba lapathi prata amantis et gravi malvae salubres corpori, vel agna festis caesa Terminalibus vel haedus ereptus lupo. has inter epulas ut iuvat pastas ovis videre properantis domum, videre fessos vomerem inversum boves collo trahentis languido, positosque vernas, ditis examen domus, circum renidentis Lares!’ haec ubi locutus faenerator Alfius, iam iam futurus rusticus, omnem redegit Idibus pecuniam, quaerit Kalendis ponere. [ 390]

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hacia las redes o planta en lisa pértiga trampas de ancha malla para el voraz tordo o caza con lazo a la tímida liebre o peregrina grulla, botín placentero. ¿Quién no olvida en ello las preocupaciones que el amor consigo lleva? Mas, si es casta esposa quien morada y caros hijos a cuidar ayuda, cual Sabina o cónyuge del Apulo activo tostada por muchos soles, dando al hogar sacro leña vieja porque él cansado va a llegar, encerrando al pingüe ganado y las ubres retesas dejando exhaustas, sirviendo con dulce jarra en no comprado festín el vino de hogaño, nada ya el marisco lucrino me agrada ni el rodaballo y escaro al que haya desviado desde aguas eoas hacia acá el trueno invernal; y con más placer bajara a mi vientre que el ave afra o francolín jónico la oliva de la mejor rama del árbol o la romaza del prado o las malvas, que al enfermo curan, o la cordera inmolada en las Terminales o el cabrito acaso con el que el lobo no pudo. ¡Qué gozo, entre tantos manjares, da ver que acuden hartas las reses y el buey arrastrando lánguido la reja invertida y, rodeando los lúcidos Lares, el servil enjambre nacido en la rica casa.» Y Alfio el prestamista, queriendo labriego ser, pensaba en el dinero, cómo a colocar iba en las calendas lo recogido en los idus.

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Ill

Con un énfasis desmedido, pretendiendo así acentuar la comicidad de la anécdota, lanza el poeta su maldición, no contra persona ninguna, sino contra el ajo. Se deja insinuar en los versos finales que el episodio arranca de un banquete Parentis olim si quis impia manu senile guttur fregerit, edit cicutis alium nocentius. o dura messorum ilia! quid hoc veneni saevit in praecordiis? num viperinus his eruor incoctus herbis me fefellit, an malas Canidia tractavit dapes? ut Argonautas praeter omnis candidum Medea mirata est ducem, ignota tauris illigaturum iuga perunxit hoc Iasonem; hoc delibutis ulta donis paelicem serpente fugit alite, nec tantus umquam siderum inseditvapor siticulosae Apuliae, nec munus umeris efficacis Herculis inarsit aestuosius, at si quid umquam tale concupiveris, iocose Maecenas, precor manum puella savio opponat tuo, extrema et in sponda cubet.

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ofrecido por Mecenas y de una posible broma amistosa. Los ejemplos míticos centrales de Medea y de Hércules contribu­ yen al desproporcionado engrandecimiento de un suceso y objeto tan irrelevante. Escrito en el mismo tipo de dísticos que los dos epodos anteriores.

Si alguien con impía mano la garganta senil cortó de su padre, coma ajo, nocivo más que la cicuta. ¡Duras tripas del que siega! ¿Qué veneno rabia por mis entretelas? ¿Sangre de víbora acaso coció en estas yerbas sin saberlo yo? ¿Me dio un mal festín Canidia? Con esto a Jasón, de los Argonautas brillante jefe, Medea ungió cuando a insólito yugo iba los toros a uncir; con esto los dones que de su rival la vengaron antes de huir en serpiente alada. Jamás tan ardiente calor de los astros sufrió la sedienta Apulia; no quemara más las espaldas de Hércules el potente su regalo. Pero si, jocoso Mecenas, alguna vez tal te apetece, oponga la niña a tus besos su mano y en la otra punta de la cama acuéstese.

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IV

Suelta el poeta esta vez el látigo de su mala lengua contra un liberto enriquecido y presuntuoso, que ha llegado a ser ca­ ballero y tribuno militar. Muy poco edificantes, en cualquier caso, parecen estos prejuicios clasistas en Horacio, sobre todo teniendo en cuenta que también él era hijo de un liberto y que también llegó a ser tribuno militar; y no le salva de este re­ proche ni siquiera el hecho de que él siempre se contentara con la medianía y no aspirara a riquezas innecesarias. En Lupis et agnis quanta sortito obtigit, tecum mihi discordia est, Hibericis peruste funibus latus et crura dura compede, licet superbus ambules pecunia, fortuna non mutat genus, videsne, Sacram metiente te viam cum bis trium ulnarum toga, ut ora vertat huc et huc euntium liberrima indignatio? ‘sectus flagellis hic triumviralibus praeconis ad fastidium arat Falerni mille fundi iugera et Appiam mannis terit, sedilibusque magnus in primis eques Othone contempto sedet, quid attinet tot ora navium gravi rostrata duci pondere contra latrones atque servilem manum hoc, hoc tribuno militum?’

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cuanto a las posibles identificaciones del personaje, se duda entre Sexto Menas, liberto de Sexto Pompeyo (según los esco­ liastas), y Vedio Rufo, del que habla Cicerón (según algunos manuscritos). Por la alusión a la guerra contra Sexto Pompe­ yo (vv. 17 ss.), que habia reclutado su flota entre piratas y es­ clavos y que fue derrotado por Agripa en el 36 a. C., el epodo debió de escribirse con escasa anterioridad a esta fecha. Dísti­ cos de trímetro y dímetro yámbico, como en los anteriores epodos.

La enemistad eterna del lobo y cordero tengo contigo, ¡oh, quemado por cuerdas hibéricas en tu cuerpo y duros grillos en tus pantorrillas! Aunque te pasees fiando en tus riquezas, el oro no cambia la índole. ¿No ves cómo, cuando mides la vía sacra con tu toga de seis codos, franca indignación hace que te vuelvan la cara los transeúntes? «Quien conoció látigos triunvirales y era fatiga del pregonero ara mil yugadas de tierra falerna, desgasta la Apia con jacas y en primera fila, como un gran jinete, se sienta a pesar de Qtón. ¿A qué tantas fuertes naves despachadas con sus mascarones contra piratas y esclavos si éste, éste ha llegado a tribuno militar?»

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V

Escena de magia negra en la que unas brujas atormentan a un niño con el fin de hacerlo morir lentamente y poder asi elaborar con sus visceras secas un filtro amoroso. El poeta cede su voz a los personajes, construyendo un pequeño drama de tintes lúgubres. Se divide en cuatro partes: primera, pala­ bras de miedo y súplica del niño a las brujas (vv. 1-10); segun­ da, exposición por boca del poeta del macabro ritual (vv. 1146); tercera, palabras de Canidia, la bruja principal, conjuran­ do a los dioses de la magia para atraerse el amor de un tal Varo (vv. 47-82); y por último, otra vez habla el niño, no ya suplicando como al principio, sino amenazando con atorAt, o deorum quidquid in caelo regit terras et humanum genus! quid iste fert tumultus? aut quid omnium vultus in unum me truces? per liberos te, si vocata partubus Lucina veris adfuit, per hoc inane purpurae decus precor, per improbaturum haec lovem, quid ut noverca me intueris aut uti petita ferro belua?’ ut haec trementi questus ore constitit insignibus raptis puer, impube corpus, quale posset impia mollire Thracum pectora, Canidia, brevibus illigata viperis crinis et incomptum caput, iubet sepulcris caprificos erutas, iubet cupressos funebris et uncta turpis ova ranae sanguine plumamque nocturnae strigis herbasque, quas Iolcos atque Hiberia mittit venenorum ferax, et ossa ab ore rapta ieiunae canis flammis aduri Colchicis. [3 9 6 ]

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mentar a las brujas después de muerto (w . 83-102). La figura de Canidia (que aparece también en Epod. Ill 8; XVII 6; Sat. I 8, 24 y 48; II 1, 48; 8, 95), si hemos de creer a los escoliastas, responde a la realidad, tratándose del pseudónimo poético de una tal Gratidia, perfumista de Nápoles, contra la que el poe­ ta alimentó una discordia, cuyas causas para nosotros no es­ tán en absoluto claras. El poema es válido como testimonio de una realidad, la brujería, que tuvo amplia vigencia en el mundo antiguo y de la que la literatura se hizo eco frecuente­ mente (Teócrito, Virgilio, los elegiacos, Petronio, Apuleyo). Fecha incierta. Escrito asimismo en dísticos de trímetro y dimetro yámbicos.

«Pero, ¡oh, cuantos dioses regís desde el cielo la tierra y género humano!, ¿qué es este tumulto? ¿Por qué las atroces caras de todas me miran? ¡Por tus hijos, si es que a Lucina alguna vez imploraste en un parto, por el ornamento vano de mi púrpura, por Jove que esto no aprueba! ¿Por qué cual madrastra contémplasme o fiera herida del hierro?» Cuando tras quejarse así con trémula boca, inmóvil quedó y desnudo aquel cuerpo impúber que aun el pecho impío de los Traces ablandara, Canidia, adornada con pequeñas víboras en su despeinado pelo, manda que cabrahigos sacados de tumbas y cipreses funerarios y huevos y plumas de un nocturno búho embadurnadas con sangre de un feo sapo y yerbas que producen Yolco y la Hiberia rica en pócimas y huesos quitados a perra en ayunas consuma una llama cólquica. [397]

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at expedita Sagana per totam domum spargens Avernalis aquas horret capillis ut marinus asperis echinus aut currens aper, abacta nulla Veia conscientia ligonibus duris humum exhauriebat ingemens laboribus, quo posset infossus puer longo die bis terque mutatae dapis inemori spectaculo, cum promineret ore, quantum exstant aqua suspensa mento corpora; exsecta uti medulla et aridum iecur amoris esset poculum, interminato cum semel fixae cibo intabuissent pupulae. non defuisse masculae libidinis Ariminensem Foliam et otiosa credidit Neapolis et omne vicinum oppidum, quae sidera excantata voce Thessala lunamque caelo deripit, hic irresectum saeva dente livido Canidia rodens pollicem quid dixit aut quid tacuit? ‘o rebus meis non infideles arbitrae, Nox et Diana, quae silentium regis arcana cum fiunt sacra, nunc, nunc adeste, nunc in hostilis domos iram atque numen vertite! formidulosis cum latent silvis ferae dulci sopore languidae, senem, quod omnes rideant, adulterum latrent Suburanae canes nardo perunctum, quale non perfectius meae laborarint manus. quid accidit? cur dira barbarae minus venena Medeae valent, quibus superbam fugit ulta paelicem, [398]

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Y Ságana toda la casa asperjaba con agua avernal llevando sayas remangadas y el cabello tieso como un jabalí laurente o erizo marino mientras sin piedad Veya con duro legón cavaba jadeante por que el enterrado niño muriese tras ver cómo le cambiaban la comida al día dos veces o tres, sacando la cabeza al modo de quien flota en agua hasta la barbilla; y luego, extraído el hígado seco y la medula, hechizo de amor serían cuando sus pupilas se apagasen fijas en el vetado alimento. Y creen la ociosa Neápolis y todas las ciudades de su entorno que la ariminense Folia no faltó, la de viriles instintos, quien con cantos tésalos del cielo a los astros y a la luna hace bajar. Y después ¿qué dijo Canidia o no dijo mordiendo feroz con diente lívido el pulgar cuyas uñas nunca se cortaron? «¡Protectoras mías fieles, Diana, Noche, que el silencio riges y ritos arcanos, mostraos ahora, volved las divinas iras contra hostiles casas! Cuando languidecen con dulce sopor en la temerosa selva las fieras, que todos se rían del viejo galán, ungido del nardo mejor que mis manos hayan hecho, al cual ladren suburanas perras. ¿Qué pasa? ¿No valen los crueles venenos con que al huir se vengó Medea de la hija del grande Creonte,

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magni Creontis filiam, cum palla, tabo munus imbutum, novam incendio nuptam abstulit? atqui nec herba nec latens in asperis radix fefellit me locis, indormit unctis omnium cubilibus oblivione paelicum. a! a! solutus ambulat veneficae scientioris carmine! non usitatis, Vare, potionibus, o multa fleturum caput, ad me recurres, nec vocata mens tua Marsis redibit vocibus! maius parabo, maius infundam tibi fastidienti poculum, priusque caelum sidet inferius mari, tellure porrecta super, quam non amore sic meo flagres uti bitumen atris ignibus!’ sub haec puer iam non ut ante mollibus lenire verbis impias, sed dubius unde rumperet silentium misit Thyesteas preces: ‘venena magnum fas nefasque, non valent convertere humanam vicem; diris agam vos; dira detestatio nulla expiatur victima: quin, ubi perire iussus exspiravero, nocturnus occurram Furor petamque vultus umbra curvis unguibus, quae vis deorum est manium, et inquietis adsidens praecordiis pavore somnos auferam: vos turba vicatim hinc et hinc saxis petens contundet obscenas anus; post insepulta membra different lupi et Esquilinae alites; neque hoc parentes heu mihi superstites effugerit spectaculum.’

su altiva rival, la novia victima del don, la túnica ardiente 65 en sanie empapada? ¡Pero si no existe yerba ni raíz que en ásperas breñas se me haya escapado! Ya duerme en su lecho que el olvido impregna de todas mis contrincantes. 70 ¡Ahora está andando, le libera el cántico de alguna maga más sabia! ¡Pues no, no serán usuales pociones las que a mí te traigan, Varo que has de llorar tanto, ni fórmulas marsas 75 te harán entrar en razón! ¡Mayor, mayor filtro daré a tus desdenes! ¡Antes debajo del mar se pondrán los cielos y encima la tierra que dejes tú de incendiarte 80 en mi amor lo mismo que el betún cuando arde con negras llamas!» Entonces ya no hablaba el niño dulcemente para ablandar a las impías; tras dudar un poco, lanzó imprecaciones 85 tiesteas: «No, las ponzoñas no pueden cambiar los grandes mandatos de los dioses que nos rigen. Esta maldición os perseguirá: no hay victima que la expíe. 90 Y apareceré, muerto a vuestras manos, como Furor el nocturno, sombra que os arañe con sus corvas uñas, porque tal pueden los Manes; me sentaré sobre vuestro inquieto pecho 95 y os traeré insomne pavor. La turba en las calles os lapidará, viejas obscenas, y lobos y aves esquilinas dispersarán vuestro cuerpo insepulto, espectáculo 100 que mis padres gocen, quienes por desgracia tendrán que sobrevivirme.»

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VI

Denuestos y advertencias contra un cobarde injuriador anónimo, al que los escoliastas y comentaristas modernos tra­ tan de dar nombre con varias suposiciones: ¿el poetastro Mevio? ¿el orador Casio Severo? ¿el poeta Furio Bibáculo? A lo largo de todo el poema se sirve Horacio de expresiones meta­ fóricas y comparaciones: el perro que ladra a los viandantes Quid immerentis hospites vexas canis ignavus adversum lupos? quin huc inanis, si potes, vertis minas, et me remorsurum petis? nam qualis aut Molossus aut fulvus Lacon, amica vis pastoribus, agam per altas aure sublata nives, quaecumque praecedet fera: tu cum timenda voce complesti nemus, proiectum odoraris cibum. cave, cave! namque in malos asperrimus parata tollo cornua, qualis Lycambae spretus infido gener, aut acer hostis Bupalo, an si quis atro dente me petiverit, inultus ut flebo puer?

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pero enmudece frente al lobo, la jauría del pastor, el toro que embiste. Y airea el precedente de Arquiloco (v. 13) e Hiponacte (v. 14), sus modelos en el género yámbico, quienes de su verso hicieron arma contra Licambes y Búpalo respectiva­ mente. Por cierto que la comparación del individuo denosta­ do con un perro cobarde constaba ya en Hiponacte (fr. 176 W.). Igual métrica que en los precedentes. Ningún indicio cronológico. ¿Por qué al inocente viandante molestas, can cobarde ante los lobos? ¿Por qué no amenazas vacuamente a aquel que como yo va a morderte? Cual Moloso o fulvo Lacón, fuerte ayuda para el pastor, con enhiesta oreja a las fieras por las altas nieves seguiré mientras, después de llenar el bosque de enormes ladridos, husmeas el pan que te echan. ¡Cuidado, mis cuernos prontos frente al malo tengo como el desairado yerno del falaz Licambes o el áspero rival de Búpalo: ¿Crees que como impotente niño he de llorar si fieros dientes me atacan?

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V II

El poeta muestra su indignación ante un nuevo brote de la discordia entre ciudadanos. Finge dirigirse a una asamblea, a la que interroga en son de reproche por su hostilidad injusti­ ficada, y recibe el silencio como respuesta; el asesinato de Remo por su hermano es un precedente — dice Horacio— Quo, quo scelesti ruitis? aut cur dexteris aptantur enses conditi? parumne campis atque Neptuno super fusum est Latini sanguinis, non, ut superbas invidae Carthaginis Romanus arces ureret, intactus aut Britannus ut descenderet Sacra catenatus via, sed ut secundum vota Parthorum sua urbs haec periret dextera? neque hic lupis mos nec fuit leonibus umquam nisi in dispar feris, furorne caecus, an rapit vis acrior, an culpa? responsum date! tacent et albus ora pallor inficit mentesque perculsae stupent, sic est: acerba fata Romanos agunt scelusque fraternae necis, ut immerentis fluxit in terram Remi sacer nepotibus eruor.

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para las guerras civiles, algo que acompaña al destino de Roma desde sus orígenes. Esta reanudación de hostilidades puede referirse al enfrentamiento entre Sexto Pompeyo y los triunviros (comienzo del año 38) o, menos probablemente, a la guerra de Perugia (41-40 a. C.) entre Octavio y L. Antonio. La datación del epodo se subordina a esta incógnita. De nue­ vo dísticos de trímetro y dímetro yámbico. «¿Adonde, malvados, corréis? ¿Por qué empuña vuestra diestra el arma apenas envainada ¿Es poca la sangre latina que manchó tierra y Neptuno no por que a la altiva Cartago el Romano incendiara o con grilletes por la vía Sacra bajase el Britano siempre libre, mas, cumpliendo votos de los Partos, la ciudad muriera por mano propia? No ha sido uso de los lobos ni leones nunca el luchar con los congéneres. ¿Qué os arrastra? ¿Ciego furor, invencible fuerza, crimen? ¡Responded!» Callan; palidece su rostro; las mentes turbación y estupor muestran. Es cierto: un amargo sino y fraticida sigue a los Romanos desde que fluyó inocente la sangre de Remo, maldición para sus nietos.

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V III

Una vieja tenaz, a pesar de la edad, en sus afanes eróticos (el mismo tipo que aparece en Odas I 25; 111 15 y IV 13, y que constaba ya en el epigrama helenístico) recibe aquí un alu­ vión de insultos, crueles y desproporcionados, que más bien parecen hijos del desparpajo de Marcial que del comedimien­ to de Horacio. Pero el epodo era el genuino vehículo literario del insulto, y tal libertad verbal estaba en Arquíloco, quien había hecho ya blanco de sus dardos a una vieja enamorada a destiempo (frs. 188 y 205 W.) y fue probablemente modelo de Horacio para este poema. Cuando en los pasajes citados de las Odas vuelva a tratar el tema, lo hará con más mesura. Se Rogare longo putidam te saeculo viris quid enervet meas, cum sit tibi dens ater et rugis vetus frontem senectus exaret, hietque turpis inter aridas natis podex velut crudae bovis? sed incitat me pectus et mammae putres, equina quales ubera, venterque mollis et femur tumentibus exile suris additum. esto beata, funus atque imagines ducant triumphales tuum, nec sit marita, quae rotundioribus onusta bacis ambulet! quid quod libelli Stoici inter sericos iacere pulvillos amant? illiterati num minus nervi rigent, minusve languet fascinum? quod ut superbo provoces ab inguine, ore allaborandum est tibi.

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trata, sin duda, de la misma destinataria que la del Epod. XII. El tipo de la vieja buscona es, como adelantábamos, objeto fa­ vorito también de las pullas de Marcial, que recoge y desarro­ lla así la herencia horaciana: la Vetustila de Ep. III 93, a la que sólo quedaban tres pelos y cuatro dientes y aún buscaba novio para sus cenizas, es sin duda descendiente de la vieja de este epodo. A su vez los poetas satíricos españoles siguen di­ cha huella: así Quevedo en su soneto «Vieja vuelta a la edad de las niñas» (núm. 569 Blecua), y así Cadalso en su epigrama «De una vieja que murió de amores» («Una vieja ha fallecido / de amor, y aquí se enterró; / considere el advertido / si ena­ morada murió / qué tal habría vivido»). Fecha incierta. Otra vez dísticos de trímetro y dímetro yámbicos. ¡Qué preguntes tú, podrida hace un siglo, por qué se enervan mis fuerzas, con tus dientes negros y tu frente arada por la edad y tus secas nalgas entre las que el ano deforme bosteza de una vaca indigestada! ¡Ah, quizá me inciten tu pecho, tus tetas fofas como ubres de burra, tu vientre blandengue, tus muslos canijos sobre hinchadas pantorrillas! ¡Bien, bien, sé feliz, efigies triunfales te acompañen en tu entierro! ¡Ninguna matrona pasee luciendo perlas más redondas! ¿Qué? ¿Los libros estoicos entre tus cojines séricos calentarán acaso mis miembros incultos y menos flojo harán que esté mi miembro? Si quieres que en mi ingle desdeñosa se alce, trabájame con la boca.

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IX

Este poema está escrito con motivo de la victoria de Accio, y estrechamente relacionado con la oda I 37, no sólo por la circunstancia idéntica de la que nacen sino porque parecen hacerse eco uno a otro: a la pregunta inicial del epodo «¿Cuándo en tu alta casa, Mecenas feliz, beberé… el Cécubo de las fiestas?» responden los versos iniciales de la oda: «Aho­ ra hay que beber y con pies libres golpear la tierra.» Su conteQuando repostum Caecubum ad festas dapes victore laetus Caesare tecum sub alta —sic Iovi gratum— domo, beate Maecenas, bibam sonante mixtum tibiis carmen lyra, hac Dorium, illis barbarum, ut nuper, actus cum freto Neptunius dux fugit ustis navibus, minatus Vrbi vincla, quae detraxerat servis amicus perfidis? Romanus, eheu, — posteri negabitis— emancipatus feminae fert vallum et arma miles et spadonibus servire rugosis potest, interque signa turpe militaria sol aspicit conopium, ad hunc frementes verterunt bis mille equos Galli canentes Caesarem, hostiliumque navium portu latent puppes sinistrorsum citae. io Triumphe! tu moraris aureos currus et intactas boves? io Triumphe! nec Iugurthino parem bello reportasti ducem, neque Africanum, cui super Carthaginem virtus sepulcrum condidit, terra marique victus hostis Punico lugubre mutavit sagum.

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nido, contra lo que suele ser norma en la lírica epódica, no es maldiciente ni virulento —a no ser en vv. 11-16 contra An­ tonio y los suyos— , sino jubiloso y triunfante como el de una oda epinicial. La incitación a la fiesta y al vino del comienzo y del colofón enmarcan una narración comentada del suceso de la victoria. Puede fecharse con mucha seguridad a fines de septiembre del año 31 a. C. Se repite el esquema métrico de epodos anteriores.

¿Cuándo en tu alta casa, Mecenas feliz -—y ello a Jove será grato— , beberé, ante el triunfo de César contento, el Cécubo de las fiestas a los sones mixtos de la lira doria y flautas bárbaras como hace poco, cuando con la flota ardiendo el neptunio comandante escapó que grillos a la urbe mostraba quitados a esclavos pérfidos? ¡A una mujer, ay, sirve — negaréislo, venideros— un Romano! ¡Las estacas y armas le acarrea! ¡Siervo un soldado es de rugosos eunucos y un vil mosquitero el sol ve entre las insignias bélicas! Pero dos mil briosos corceles los Galos nos han traído aclamando al César y el puerto las popas ya oculta de hostiles naves que huyeron. ¡lo, triunfo! ¿Los áureos carros nos demoras y aun no domadas terneras? ¡lo, triunfo! No trajo tales generales la contienda yugurtina; ni aun el Africano lo fue, a cuyo mérito alzó Cartago un sepulcro. Ya no viste púnico, mas lúgubre sayo el por tierra y mar vencido;

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aut ille centum nobilem Cretam urbibus ventis iturus non suis, exercitatas aut petit Syrtis Noto, aut fertur incerto mari. capaciores adfer huc, puer, scyphos et Chia vina aut Lesbia: vel quod fluentem nauseam coerceat metire nobis Caecubum: curam metumque Caesaris rerum iuvat dulci Lyaeo solvere.

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X Propempticon, al igual que las odas I 3 y III 27, pero aquí, en lugar de los deseos de buen viaje, encontramos petición de borrasca a los vientos y de tormentosa travesía: así también en un fragmento de problemática atribución a Arquíloco (fr. 79 a D.) o a Hiponacte (fr. 115 W.), que es seguramente el modelo de Horacio. El destinatario es el malfamado poeta Mala soluta navis exit alite, ferens olentem Maevium, ut horridis utrumque verberes latus, Auster, memento fluctibus, niger rudentis Eurus inverso mari fractosque remos differat; insurgat Aquilo, quantus altis montibus frangit trementis ilices; nec sidus atra nocte amicum appareat, qua tristis Orion cadit; quietiore nec feratur aequore quam Graia victorum manus, cum Pallas usto vertit iram ab Ilio in impiam Aiacis ratem! o quantus instat navitis sudor tuis tibique pallor luteus

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a Creta, la insigne por sus cien ciudades, le llevará el viento adverso o a las Sirtes, siempre juguetes del Noto, o a vagar sin rumbo. Trae copas más capaces, niño, y vino quío o lesbio; escanciado el Cécubo contenga las náuseas que a la boca acuden. La preocupación que el César nos causa y temor es bueno que el dulce Lieo nos los disipe.

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Mevio, al que también Virgilio se refiere injuriosamente en Eel. III 90. El mantuano, al decir de los escoliastas, tenía ra­ zones justificadas para su ataque, ya que Mevio criticaba su poesía. Tal vez el motivo que da pie a Horacio para escribir su poema no sea otro que el de hacer causa común con su amigo. Fecha desconocida y misma métrica que en epodos anterio­ res.

Con malos auspicios la embarcación zarpa que lleva al fétido Mevio; de fustigar ambos bordos con tus híspidas olas, Austro, no te olvides; el negro Euro turbe la mar y los cables y rotos remos disperse; el Aquilón álcese que en el monte trémulas encinas rompe; propicias estrellas la noche no iluminen donde Orion se pone; no encuentren un mar más tranquilo que los victoriosos Grayos cuando el barco impío de Ayace sus iras Palas dirigió desde la incendiada Ilion. ¡Oh, cuánto sudor espera a tus nautas, cuánta palidez a ti Un]

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et illa non virilis eiulatio, preces et aversum ad Iovem, Ionius udo cum remugiens sinus Noto carinam ruperit! opima quodsi praeda curvo litore porrecta mergos iuverit, libidinosus immolabitur caper et agna Tempestatibus.

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XI Confidencias de Horacio a su amigo Petio: el amor no le permite escribir versos como antes; han pasado tres años des­ de que se calmó su locura por Inaquia; recuerda los pesares que le deparaban sus fogosos sentimientos y las conversacio­ nes y consejos que mediaron entre Petio y él; y tras esta evo­ cación del pasado, que constituye el núcleo enmarcado del poema, vuelve de nuevo al presente para confesar su reciente Petti, nihil me sicut antea iuvat scribere versiculos amore percussum gravi, amore, qui me praeter omnis expetit mollibus in pueris aut in puellis urere, hic tertius December, ex quo destiti Inachia furere, silvis honorem decutit, heu me, per Vrbem —-nam pudet tanti mali— fabula quanta fui! conviviorum et paenitet, in quis amantem languor et silentium arguit et latere petitus imo spiritus. ‘contrane lucrum nil valere candidum pauperis ingenium?’ querebar applorans tibi, simul calentis inverecundus deus fervidiore mero arcana promorat loco. ‘quodsi meis inaestuet praecordiis libera bilis, ut haec ingrata ventis dividat fomenta vulnus nil malum levantia, [412]

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[ynadavirileslamentosyprecesaladversoJoveencuantomugiendolosjónicossenosbajoelhúmedoNotolaquilladestrocen!SiopimobotíndelossomormujosfueresenlacorvaorillaalasTempestadesunlascivomachoycorderainmolaré[ynadavirileslamentosyprecesaladversoJoveencuantomugiendolosjónicossenosbajoelhúmedoNotolaquilladestrocen!SiopimobotíndelossomormujosfueresenlacorvaorillaalasTempestadesunlascivomachoycorderainmolaré

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amor por el muelle Licisco, de quien no podrán apartarle — dice— consejos amistosos, sino pasiones nuevas. Ignora­ mos la identidad de este Petio. No hay asomo de injuria ni maledicencia, contra lo que suele ser habitual en los epodos. Hay imitación segura de Arquíloco (frs. 196 y 215 W.) en los primeros versos. Fecha indeterminada. Dísticos compuestos de un trímetro yámbico y un elegiambo (verso asinarteto for­ mado por un hemíepes dactilico y un dímetro yámbico).

Ya, Petio, escribir como antes versillos no me gusta, que herido por un grande amor estoy, Amor, que me inflama más que a ningún otro o por muelles mancebos o por niñas. Este es ya el tercer diciembre que desnuda el bosque 5 desde que por Inaquia dejé de volverme loco. ¡Ay de mí, vergüenza siento ante ello, cuánto di en la ciudad que hablar! Me arrepiento de las fiestas en que delator el silencio lánguido era de aquel amante que tan hondo suspiraba. 10 «¡Que el sentir sincero del pobre no pueda con el afán de lucro!» Quejábame así llorando frente a ti: el impúdico dios y el vino fuerte con su valor hacíanme los secretos revelar. «¡Ah! ¡Si en mis entrañas pudiese la bilis 15 libre hervir y a los vientos echar los pobres remedios que a mí mal me ayudan, sin pudor dejara

desinet imparibus certare summotus pudor.’ ubi haec severus te palam laudaveram, iussus abire domum ferebar incerto pede ad non amicos heu mihi postis et heu limina dura, quibus lumbos et infregi latus, nunc gloriantis quamlibet mulierculam vincere mollitie amor Lycisci me tenet, unde expedire non amicorum queant libera consilia nec contumeliae graves, sed alius ardor aut puellae candidae aut teretis pueri longam renodantis comam.

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XII Volvemos al tema y tono dei epodo VIII, aunque aquí no hay indicación de la vejez de la destinataria. El poeta increpa, echándole en cara sus defectos físicos, a una mujer que lo bus­ ca con asiduidad: esto en una primera parte, que ocupa los trece primeros versos; una segunda parte que, con idéntica extensión, abarca los trece siguientes, son las palabras que Quid tibi vis, mulier nigris dignissima barris? munera quid mihi quidve tabellas mittis nec firmo iuveni neque naris obesae? namque sagacius unus odoror, polypus an gravis hirsutis cubet hircus in alis, quam canis acer ubi lateat sus. qui sudor vietis et quam malus undique membris crescit odor, cum pene soluto indomitam properat rabiem sedare; neque illi iam manet umida creta colorque stercore fucatus crocodili, iamque subando

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de luchar con rivales a cuya altura no estoy!» Y cuando, tras estas serias reflexiones, iba a casa, por ti despedido, mi inseguro pie contra una hostil puerta y duro umbral tropezó y me rompí los lomos y las costillas. Ahora enamorado me tiene Licisco que en encantos a toda mujer de vencer se jacta; de ahí los amigos no podrán librarme con sus buenos consejos ni las más graves ofensas, sino un nuevo fuego de muchacha espléndida o de bien torneado mozo que su pelo anude.

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pronuncia la destinataria y que el poeta reproduce con ironía: ella se queja del escaso vigor de aquél, de que escape de ella a pesar de sus atenciones. Contribuyen a crear el tono sarcásti­ co y caricaturesco la abundancia de imágenes animales: ele­ fantes (v. 1), macho cabrío (v. 5), perro, jabalí (v. 6), cocodri­ lo (v. 1 1 ), toro (v. 17), cordera, lobos, cabra y leones (v. 26). Dístico formado por un hexámetro y tetrámetro dactilicos.

¿Qué quieres, mujer la más digna de un negro ele­ fante? ¿A qué vienen regalos y cartas si soy un muchacho de no muchas fuerzas y cuya nariz no se embota? Al [contrario, soy el único para rastrear, con olfato sagaz como ante el puerco el de un can, cualquier pólipo [o fétido buco escondido en sobacos hirsutos. ¡Qué horrible olor y sudores por todo su flácido cuerpo al lanzarse a calmar su furor indomable aunque flojo mi pene se quede! Mojada la greda disuélvese y cae todo el afeite amasado con mierda de cocodrilo y en tanto ella está tan cachonda que [rompe [415]

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tenta cubilia tectaque rumpit! vel mea cum saevis agitat fastidia verbis: ‘Inachia langues minus ac me; Inachiam ter nocte potes, mihi semper ad unum mollis opus, pereat male, quae te Lesbia quaerenti taurum monstravit inertem, cum mihi Cous adesset Amyntas, cuius in indomito constantior inguine nervus quam nova collibus arbor inhaeret. muricibus Tyriis iteratae vellera lanae cui properabantur? tibi nempe, ne foret aequalis inter conviva, magis quem diligeret mulier sua quam te. o ego non felix, quam tu fugis ut pavet acris agna lupos capreaeque leones!’

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XIII Cuando con más fuerza se hace sentir el invierno, el poeta exhorta a sus amigos a aprovechar la ocasión para alegrarse con vino. Al mal tiempo, buena cara; o lo que es lo mismo: del mal tiempo al carpe diem, como en la oda I 9. El consejo se justifica acudiendo a la mitología: también el centauro Quirón aconsejaba a su pupilo, el ilustre Aquiles, matar con vino Horrida tempestas caelum contraxit et imbres nivesque deducunt Iovem; nunc mare, nunc siluae Threicio Aquilone sonant: rapiamus, amici,

el dosel de la cama y tirantes y afean mi desdén sus violentas palabras: «No estás con Ina[quiatanblandocomoconmigo:tresvecespornocheconInaquiateatrevesyamíteponesyalánguidopara15laprimera¡MalditaesaLesbiaquecuandoyountorobuscabaaestesertaninertemetrajo!¡Ya[Amintaselcooteníaamiladoindomableéltambiénconunmiembromásfirmeensusingles[queunárbolplantadohacepocoenelmonte!¿Porquémeafanaba20enteñirlosvellonesdelanadosvecesconpúrpuratiria?Puessíparatiporquenohubiesenadiedetuedadqueentremiscomensalespudierajactarse[dequeeramásamadoquetú¡Desgraciadarealmentesoyyopueshuyéndomeestáscomosueleescaparla[cordera25dellobocruelydelleónelcabrito!»[quiatanblandocomoconmigo:tresvecespornocheconInaquiateatrevesyamíteponesyalánguidopara15laprimera¡MalditaesaLesbiaquecuandoyountorobuscabaaestesertaninertemetrajo!¡Ya[Amintaselcooteníaamiladoindomableéltambiénconunmiembromásfirmeensusingles[queunárbolplantadohacepocoenelmonte!¿Porquémeafanaba20enteñirlosvellonesdelanadosvecesconpúrpuratiria?Puessíparatiporquenohubiesenadiedetuedadqueentremiscomensalespudierajactarse[dequeeramásamadoquetú¡Desgraciadarealmentesoyyopueshuyéndomeestáscomosueleescaparla[cordera25dellobocruelydelleónelcabrito!»

las angustias; y el poema termina con las supuestas palabras del centauro, en un final abierto semejante al de odas como III 11, que culmina con el monólogo de Hipermestra, y muy especialmente — ya que coincide también en el tema y no sólo en la forma— , como I 7, cuya cláusula la constituye el discurso de Teucro a sus compañeros, asimismo aconsejando vino contra la tristeza. Dísticos formados por un hexámetro y un elegiambo. La horrible tormenta ha estrechado los cielos y lluvias[ynievesnostraenaJove;losbosquesylosmaresre­suenanconeltrecioAquilón:laocasiónmisamigosaldia[robemos[ynievesnostraenaJove;losbosquesylosmaresre­suenanconeltrecioAquilón:laocasiónmisamigosaldia[robemos

occasionem de die, dumque virent genua et decet, obducta solvatur fronte senectus. tu vina Torquato move consule pressa meo: cetera mitte loqui: deus haec fortasse benigna reducet in sedem vice, nunc et Achaemenio perfundi nardo iuvat et fide Cyllenea levare diris pectora sollicitudinibus; nobilis ut grandi cecinit Centaurus alumno: ‘invicte, mortalis dea nate puer Thetide, te manet Assaraci tellus, quam frigida parvi findunt Scamandri flumina lubricus et Simois; unde tibi reditum certo subtemine Parcae rupere, nec mater domum caerula te revehet, illic omne malum vino cantuque levato, deformis aegrimoniae dulcibus alloquiis.’

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XIV Una frecuente pregunta de Mecenas — a quien se dirige el poema— resuena al principio: ¿por qué la inactividad del poeta? ¿por qué no progresa su libro de yambos? Y la respues­ ta sólo la percibimos clara en los últimos versos: Horacio está enamorado de Frine, y el amor no le permite escribir. Entre

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y, mientras ello nos cuadre y estén nuestras ro[dillasfuerteslasfrentessenilesdesfrúnzanseEscanciaese[vino5pisadoenmiañodelcónsulTorcuatoYde[otracosanohablemos:losdiosesuncambiobenignotalveza[estosmalesaportaránHoytañerlaliracileneaquedelpechonosquitelostristescuidadosesgratoy[ungirseconnardoaquemenioAsicantóantañoelCen[tauro10asuexcelsopupilo:«Invenciblemortaldescendiente[deTetisladiosaelpaísdeAsáracoteestáaguardando[hendidoporlasfrígidasaguasdelparvoEscamandroySimun[tededondehandecretadolasParcasdemodoinexorablequenovuelvasjamás;nuncaacasatumadrecerúlea[llevarte15podráDemodoqueentantoqueenellaper[manezcaslossinsaboresaliviaayudadodelvinoydelcantoquelosmásdulcesconsuelossondelafeapena»[dillasfuerteslasfrentessenilesdesfrúnzanseEscanciaese[vino5pisadoenmiañodelcónsulTorcuatoYde[otracosanohablemos:losdiosesuncambiobenignotalveza[estosmalesaportaránHoytañerlaliracileneaquedelpechonosquitelostristescuidadosesgratoy[ungirseconnardoaquemenioAsicantóantañoelCen[tauro10asuexcelsopupilo:«Invenciblemortaldescendiente[deTetisladiosaelpaísdeAsáracoteestáaguardando[hendidoporlasfrígidasaguasdelparvoEscamandroySimun[tededondehandecretadolasParcasdemodoinexorablequenovuelvasjamás;nuncaacasatumadrecerúlea[llevarte15podráDemodoqueentantoqueenellaper[manezcaslossinsaboresaliviaayudadodelvinoydelcantoquelosmásdulcesconsuelossondelafeapena»

pregunta y respuesta se intercalan dos ejemplo justificadores de su actitud: también Anacreonte, que era poeta, se enamo­ ró; y también el propio Mecenas está enamorado. El tema es el mismo, como puede verse, que el del epodo XI, dirigido a Petio. Dísticos formados por hexámetro dactilico y dímetro yámbico.

Mollis inertia cur tantam diffuderit imis oblivionem sensibus, pocula Lethaeos ut si ducentia somnos árente fauce traxerim, candide Maecenas, occidis saepe rogando: deus, deus nam me vetat inceptos, olim promissum carmen, iambos ad umbilicum adducere, non aliter Samio dicunt arsisse Bathyllo Anacreonta Teium, qui persaepe cava testudine flevit amorem non elaboratum ad pedem, ureris ipse miser; quodsi non pulchrior ignis accendit obsessam Ilion, gaude sorte tua; me libertina neque uno contenta Phryne macerat.

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XV Recuerda tristemente el poeta la noche de una promesa, y los términos precisos del juramento de Neera. Pero aquella que juró fidelidad lo ha traicionado. Horacio le manifiesta su resentimiento y su propósito de desquite. Y al anónimo vérti­ ce tercero de este triángulo amoroso — un rico adinerado, seNox erat et caelo fulgebat luna sereno inter minora sidera, cum tu magnorum numen laesura deorum in verba iurabas mea,

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¿Por qué a mis sentidos olvido profundo ha inspirado[unamuelleperezacomosicopashubieraapuradoconfaucessedientasquesueñosleteosmetrajeran?AmatarmevasfrancoMecenasconestaincesantepreguntaque[mehaces:5undiossíundiosmeprohíbealcanzarelombligodelrolloconestepoemaestos[yambosqueempecéyteheprometidoNodeotromodosecuentaqueardióporelsamio[BatiloAnacreonteelteyo:aveces10elmetroenquellorasuamorconlahuecatortugano[muestralaelaboracióndebidaTúpobretequemastambiénycelebratusuertepues[noeramásbelloelfuegoqueaUiónasediadaincendió;encambioamíunalibertamepier­dequeesFrine15aquiennobastoyosolo[unamuelleperezacomosicopashubieraapuradoconfaucessedientasquesueñosleteosmetrajeran?AmatarmevasfrancoMecenasconestaincesantepreguntaque[mehaces:5undiossíundiosmeprohíbealcanzarelombligodelrolloconestepoemaestos[yambosqueempecéyteheprometidoNodeotromodosecuentaqueardióporelsamio[BatiloAnacreonteelteyo:aveces10elmetroenquellorasuamorconlahuecatortugano[muestralaelaboracióndebidaTúpobretequemastambiénycelebratusuertepues[noeramásbelloelfuegoqueaUiónasediadaincendió;encambioamíunalibertamepier­dequeesFrine15aquiennobastoyosolo

gún parece, conocedor de las doctrinas pitagóricas y dotado de buena figura— le augura un mal porvenir: habrá de ver a su vez cómo el amor se le escapa. De semejantes traiciones se quejaban los elegiacos. Los perjurios de amor aparecen tam­ bién en la oda II 8 . Dísticos formados por un hexámetro dac­ tilico y un dímetro yámbico, como en el epodo anterior. Era de noche y brillaba la luna en el cielo sereno entre los astros menores cuando, presta a ofender a los más grandes dioses, jura[basenvanorepitiendomispalabras

artius atque hedera procera adstringitur ilex, lentis adhaerens bracchiis, dum pecori lupus et nautis infestus Orion turbaret hibernum mare, intonsosque agitaret Apollinis aura capillos, fore hunc amorem mutuum. o dolitura mea multum virtute Neaera! nam si quid in Flacco viri est, non feret adsiduas potiori te dare noctes, et quaeret iratus parem, nec semel offensae cedet constantia formae, si certus intrarit dolor, et tu, quicumque es felicior atque meo nunc superbus incedis malo, sis pecore et multa dives tellure licebit, tibique Pactolus fluat, nec te Pythagorae fallant arcana renati, formaque vincas Nirea, heu heu translatos alio maerebis amores; ast ego vicissim risero.

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XVI Dentro de la colección de sus Epodos es ésta una de las pie­ zas más conseguidas y más célebres de Horacio. El poeta muestra una vez más su enardecido disgusto ante el espec­ táculo de las guerras civiles. El sentimiento inicialmente plasmado es el mismo que afloraba en Epod. VII. Pero como allí, no tenemos seguridad a propósito de los acontecimientos [422]

y estrechando mi cuerpo con brazos flexibles igual que[layedra5trepadoraalasencinasqueibaadurarnuestroamormientrastrameasechan­zaselloboalagreyyOrionalnautaturbandolamarinvernalylasauraslaintonsamelenadeApoloagitandosigan10¡OhmiNeeraquehabrásdesufrirelqueyounhom[bresea!PuessialgotalhayenFlaconovaatolerarqueaunrivalpreferidotusnoches[asiduadesyairadoamorrecíprocopedirásincederunavezqueseguroyaestédetu[oprobio15atubellezayaodiosaYtúquequienquieraquefuerespaseassoberbioy[dichosodelantedemisdesgraciasaunquetengasriquezaenganadoyentierraabundante[ytefluyaelPactoloylosmisterios20conozcasdeaquelresurrectoPitágorasyenhermosuraaunaNireosuperes¡ayay!llorarásviendoqueaotrosparajestuamorse[trasladayyoreiréentretanto[layedra5trepadoraalasencinasqueibaadurarnuestroamormientrastrameasechan­zaselloboalagreyyOrionalnautaturbandolamarinvernalylasauraslaintonsamelenadeApoloagitandosigan10¡OhmiNeeraquehabrásdesufrirelqueyounhom[bresea!PuessialgotalhayenFlaconovaatolerarqueaunrivalpreferidotusnoches[asiduadesyairadoamorrecíprocopedirásincederunavezqueseguroyaestédetu[oprobio15atubellezayaodiosaYtúquequienquieraquefuerespaseassoberbioy[dichosodelantedemisdesgraciasaunquetengasriquezaenganadoyentierraabundante[ytefluyaelPactoloylosmisterios20conozcasdeaquelresurrectoPitágorasyenhermosuraaunaNireosuperes¡ayay!llorarásviendoqueaotrosparajestuamorse[trasladayyoreiréentretanto

históricos que fundamentan el poema: ese nuevo brotar de las discordias civiles puede referirse a la guerra de Perugia (41-40 a. C.), o, más probablemente, al enfrentamiento posteriora la paz de Brindis entre Sexto Pompeyo y Octavio, que se resol­ vería en el 36 a. C. a favor de Octavio en Náuloco. Apoya esta última hipótesis una constatación de índole literaria. Por su argumento y sus motivos este epodo presenta una gran si­ militud con la égloga IV de Virgilio, similitud que ha dado

pie a una aguda controversia en torno a la prioridad cronoló­ gica entre las dos piezas; las opiniones andan divididas, pero es más lógico pensar, ya a priori, en una influencia de Virgilio sobre Horacio, siendo aquél mayor en edad y en dignidad dentro del círculo de Mecenas y quien precisamente introdu­ jo al de Venusia en dicho círculo; pero esta consideración previa no prueba nada. Lo que sí me parece tener fuerza pro­ bativa es el siguiente argumento: dado que en Eel. IV Virgilio recrea una serie de motivos teocriteos (como el del regreso es­ pontáneo de las cabras en v. 21, tomado de idilio XI 12), al­ guno de los cuales constan asimismo en este epodo (ese mis­ mo está en vv. 49-50), y siendo Teócrito el modelo por anto­ nomasia para las Eglogas virgilianas, y en cambio autor poco frecuentado por Horacio, parece lo más evidente que la de­ pendencia sea de Teócrito a Virgilio, y de Virgilio a Horacio. Y esta constatación literaria encajaría bien en el marco históAltera iam teritur bellis civilibus aetas, suis et ipsa Roma viribus ruit, quam neque finitimi valuerunt perdere Marsi minacis aut Etrusca Porsenae manus, aemula nec virtus Capuae nec Spartacus acer novisque rebus infidelis Allobrox, nec fera caerulea domuit Germania pube parentibusque abominatus Hannibal, impia perdemus devoti sanguinis aetas, ferisque rursus occupabitur solum. barbarus heu cineres insistet victor et Vrbem eques sonante verberabit ungula, quaeque carent ventis et solibus ossa Quirini, nefas videre! dissipabit insolens, forte quid expediat communiter aut melior pars

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rico, si se entiende que Eel. IV nace como fruto optimista de la paz de Brindis (año 40), y en cambio el epodo, haciendo eco a la égloga y respondiendo con amargura al tono triun­ fante de aquélla, pudo haber sido escrito a la vista de la rena­ ciente hostilidad entre Sexto Pompeyo y Octavio (año 38). Horacio se nos presenta dirigiéndose ficticiamente a una asamblea de ciudadanos; y tras ponerles ante los ojos el espec­ táculo de la autodestrucción de Roma, propone una medida drástica, a imitación de los foceos de antaño: escapar de la Urbe por mar rumbo a las Islas Afortunadas para nunca más volver; en aquellos lugares la naturaleza sonríe, y en ellos rei­ na una paz milagrosa; aquel bienestar lejano es reliquia últi­ ma de la edad de oro, reservada a los hombres piadosos que quieran huir de los siglos de hierro en pos del poeta. Dísticos formados por hexámetro dactilico y trímetro yámbico. En Roma la guerra civil consumiendo ya está a la [segunda generación: sola la ciudad derrúmbase. A ella, a la cual destruir no fue dado a los Marsos ve[cinos ni a la amenazante tropa del etrusco Pórsena o Capua, que su émulafuera, ni aEspártaco [el bravo 5 ni a aquellos Alóbroges que fueron traidores para la rebelión; a la cual no venció la Germania y [sus mozos de cerúleos ojos, ni Hánibal, odiado por nuestros abuelos, perdérnosla ahora los hijos impíos de sangremaldita. Lasfieras su suelo 10 poseerán otra vez. Sus cenizas, ¡ay, ay!, la herradura [sonora pisará del bárbaro por la urbe. Los huesos de Quirino, guardados bien hoy contra el viento y el [sol — ¡insolente, penosa visión!— , dispersará. ¿Acaso queréis todos juntos o bien los mejores pensar en un [modo 15 [ 425]

malis carere quaeritis laboribus, nulla sit hac potior sententia, Phocaeorum velut profugit exsecrata civitas agros atque Lares patrios, habitandaque fana apris reliquit et rapacibus lupis, ire pedes quocumque ferent, quocumque per undas Notus vocabit aut protervus Africus, sic placet? an melius quis habet suadere? secunda ratem occupare quid moramur alite? sed iuremus in haec: simul imis saxa renarint vadis levata, ne redire sit nefas; neu conversa domum pigeat dare lintea, quando Padus Matina laverit cacumina, in mare seu celsus procurrerit Appenninus, novaque monstra iunxerit libidine mirus amor, iuvet ut tigris subsidere cervis, adulteretur et columba miluo, credula nec ravos timeant armenta leones, ametque salsa levis hircus aequora, haec et quae poterunt reditus abscindere dulcis eamus omnis exsecrata civitas, aut pars indocili melior grege; mollis et exspes inominata perprimat cubilia! vos quibus est virtus, muliebrem tollite luctum, Etrusca praeter et volate litora. nos manet Oceanus circumvagus: arva, beata petamus arva, divites et insulas, reddit ubi Cererem tellus inarata quotannis et imputata floret usque vinea, germinat et numquam fallentis termes olivae, suamque pulla ficus ornat arborem, mella cava manant ex ilice, montibus altis

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de rehuir tales cuitas? El recurso preferible sería que, como las gente foceas, que huyeron, previa execración mutua, de los campos y lares paternos cediendo los templos que fuesen gua[ridas de los jabalíes y rapaces lobos, 20 marcháramos donde nos lleven los pies o los mares a [impulsos del Africo cruel tal vez o del Noto. ¿Os parece? ¿Hay consejo más sabio? ¿Por qué demorar [el embarque ya en nuestros navios con propicio augurio? Pero antes juremos así: «Cuando suban, perdido su peso, 25 las piedras del fondo del mar, sin pecado volvamos; al punto la vela hacia casa tendamos si el Pado lava las marinas cimas y en el ponto irrumpe el excelso Apenino o con raro apetito en [amores insólitos se unen las fieras y así 30 el ciervo y la tigre copulan e infiel al milano persigue la paloma y no temen las tranquilas reses al pardo león y lampiños los machos cabríos gustan del salado piélago.» Y, tras estas execraciones con otras que corten el dulce camino 35 del regreso, váyase la ciudad entera o su parte mejor; y el rebaño insensato no salga, sin [fuerzas ni esperanza alguna, del redil maldito. Mas vosotros, las almas viriles, dejaos de llantos femí­ neos y volad allende las etruscas costas. 40 Tras ellas espera el Océano que todo lo abraza: bus­ quemos las campiñas fértiles, las dichosas islas en que las tierras no aradas producen a Ceres cada año, florece la viña sin que se la pode, germinan las ramas de olivo jamás engañoso, los higos 45 morenos adornan un árbol que es suyo, mana miel de la cóncava encina y sonora la rápida linfa [427]

levis crepante lympha desilit pede, illic iniussae veniunt ad mulctra capellae, refertque tenta grex amicus ubera; nec vespertinus circumgemit ursus ovile, neque intumescit alta viperis humus: nulla nocent pecori contagia, nullius astri gregem aestuosa torret impotentia. pluraque felices mirabimur; ut neque largis aquosus Eurus arva radat imbribus, pinguia nec siccis urantur semina glaebis, utrumque rege temperante caelitum, non huc Argoo contendit remige pinus, neque impudica Colchis intulit pedem; non huc Sidonii torserunt cornua nautae laboriosa nec cohors Vlixei: Iuppiter illa piae secrevit litora genti, ut inquinavit aere tempus aureum; aere, dehinc ferro duravit saecula, quorum piis secunda vate me datur fuga.

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XVII Horacio culmina su libro de Epodos con esta palinodia diri­ gida a la hechicera Canidia. El poema comprende dos partes: en la primera (vv. 1-52) el poeta se retracta ante la bruja de sus insultos y difamaciones, puesto que se ha visto afectado por el poder de sus ensalmos; en la segunda (vv. 53-81), la bruja responde negándose al perdón y augurándole penas sin cuento, fruto de su venganza. La pieza tiene evidente relación Iam iam efficaci do manus scientiae, supplex et oro regna per Proserpinae, per et Dianae non movenda numina, per atque libros carminum valentium

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desde el alto monte se despeña. Allí no llevadas por nadie al ordeño las cabras acuden y [viene de grado la oveja con retesas ubres; 50 no andan los osos gruñendo al ocaso en redor del aprisco ni se cubre el suelo de víboras todo. 52 No hay contagios que causen dolencia al ganado ni [ardor de astro alguno 61 que exhausta la grey a achicharrar vaya. 62 Y aun más maravillas felices veremos: el Euro lluvioso 53 no roe los campos con torrencial agua; la pingue semilla no muere agostada en los secos te[rrones, 55 porque el rey celeste lo uno y lo otro impide. Aquí no ha llegado la nave de pino que remos argoos movieron ni en ella la impúdica Cólquide; hacia acá no torcieron sus vergas jamás los marinos [sidonios ni la compañía paciente de Ulises. 60 Júpiter este lugar reservado dejó a las personas piadosas 63 al hacer del siglo de oro, adulterándolo con hierro y con bronce, edad triste a la cual yo soy vate [que auguro 65 que podrán los hombres píos escapar. con el epodo V, protagonizado por la misma Canidia. El caso de la palinodia a Helena de Estesícoro (quien, habiéndola di­ famado en un poema, quedó ciego y, retractándose de sus in­ fundios, recobró la vista) es mencionado en vv. 42-44 como un ejemplo más, pero sin duda tal obra ha operado aquí como modélica en su género, al igual que en Carrn. 116. No tene­ mos datos para fechar el poema. Escrito en trímetros yámbi­ cos en serie. «Rindo ya mis manos a tu eficaz ciencia y a ti por los reinos ruego de Prosérpina, por el intocable numen de Diana y los libros cuyos cantos sirven para [429]

refixa caelo devocare sidera, Canidia, parce vocibus tandem sacris, citumque retro solve, solve turbinem, movit nepotem Telephus Nereium, in quem superbus ordinarat agmina Mysorum et in quem tela acuta torserat: unxere matres Iliae addictum feris altibus atque canibus homicidam Hectorem, postquam relictis moenibus rex procidit heu pervicacis ad pedes Achillei; saetosa duris exuere pellibus laboriosi remiges Vlixei volente Circa membra; tunc mens et sonus relapsus atque notus in vultus honor, dedi satis superque poenarum tibi, amata nautis multum et institoribus: fugit iuventas et verecundus color reliquit ossa pelle amicta lurida; tuis capillus albus est odoribus; nullum ab labore me reclinat otium; urget diem nox et dies noctem, neque est levare tenta spiritu praecordia, ergo negatum vincor ut credam miser, Sabella pectus increpare carmina caputque Marsa dissilire nenia, quid amplius vis? o mare et terra, ardeo quantum neque atro delibutus Hercules Nessi cruore nec Sicana fervida virens in Aetna flamma: tu, donec cinis iniuriosis aridus ventis ferar, cales venenis officina Colchicis, quae finis aut quod me manet stipendium? effare: iussas cum fide poenas luam, paratus expiare, seu poposceris centum iuvencos, sive mendaci lyra voles sonari, tu pudica, tu proba perambulabis astra sidus aureum, infamis Helenae Castor offensus vice fraterque magni Castoris, victi prece,

traer a la tierra los celestes astros, que acalles, Canidia, de una vez tus magias y en sentido inverso dé vueltas tu rombo. Al nieto nereo Télefo ablandó, que contra él soberbio tropas de los Misos enviara a asaetearle con dardos agudos; al homicida Héctor, que iba pasto a ser de salvajes pájaros y canes, ungieron las matronas ilias después de que el rey a los pies se echó del tenaz Aquiles; de cerdas y duras pieles los remeros del sufrido Ulises se libraron cuando Circe a ello accedió y a que recobrasen mente y voz y rostros dignos. Expiación ha sido la mía más que suficiente, ¡oh, amiga de nautas y de buhoneros! Mi juventud huyó con la tez rosada; piel amarillenta mis huesos recubre; blanco tus ungüentos mi pelo han dejado. Nada me distrae de mis sufrimientos; sucédense días y noches y nunca sé desahogarme con hondos suspiros. ¿Debo creer, mísero, lo que negué siempre? ¿El corazón hieren los cantos sábelos, cantilenas marsas las cabezas hienden? ¿Qué más quieres? Ardo, mar y tierra, como ni Hércules siquiera, de la sangre negra de Neso impregnado, como ni las sícanas llamas que alza el Etna férvido, y tú sigues siendo cálido horno de venenos cólquicos hasta que yo seca ceniza arrastrada por el viento hostil me torne. ¿Qué fin, qué tributo aguárdanme? Dime, pagaré lo que tú me pidas, quizá cien novillos o que mi mendaz lira cante: «¡Oh, casta, virtuosa mujer que pasearás entre las estrellas como un astro de oro!» Castor y el hermano del gran Castor vieron la ofensa contra Hélena con enojo, pero

adempta vati reddidere lumina: et tu, potes nam, solve me dementia, o nec paternis obsoleta sordibus, neque in sepulcris pauperum prudens anus novendialis dissipare pulveres, tibi hospitale pectus et purae manus, tuusque venter Pactumeius, et tuo cruore rubros obstetrix pannos lavit, utcumque fortis exsilis puerpera. ‘quid obseratis auribus fundis preces? non saxa nudis surdiora navitis Neptunus alto tundit hibernus salo, inultus ut tu riseris Cotyttia vulgata, sacrum liberi Cupidinis, et Esquilini pontifex venefici impune ut Vrbem nomine impleris meo? quid proderit ditasse Paelignas anus, velociusve miscuisse toxicum? sed tardiora fata te votis manent: ingrata misero vita ducenda est in hoc, novis ut usque suppetas laboribus, optat quietem Pelopis infidi pater, egens benignae Tantalus semper dapis, optat Prometheus obligatus aliti, optat supremo collocare Sisyphus in monte saxum; sed vetant leges Iovis. voles modo altis desilire turribus, modo ense pectus Norico recludere, frustraque vincla gutturi nectes tuo, fastidiosa tristis aegrimonia, vectabor umeris tunc ego inimicis eques, meaeque terra cedet insolentiae, an quae movere cereas imagines, ut ipse nosti curiosus, et polo deripere lunam vocibus possim meis, possim crematos excitare mortuos desiderique temperare pocula, plorem artis in te nil agentis exitus?’

las preces lograron que sanara el vate ciego. Mi demencia cura, pues lo puedes. No sufres paternos oprobios ni anciana ducha en dispersar eres las cenizas de las tumbas pobres a los nueve días. Puras tu alma y manos son; a Pactumeyo pariste; en los paños por la comadrona lavados hay sangre tuya cuando, brava parturienta, dejas animosa el lecho.» «¿Por qué ante cerrados oídos imploras, sordos como, para los desnudos nautas, la roca batida por el proceloso Neptuno? ¿Reirás inulto ante el rito cotitio que ya divulgaste y que honra al libre Deseo? ¿Pontífice y juez impune serás de las esquilinas magias que me infame? ¿Fue vano el hacer ricas a las viejas pelignas en busca de eficaces tósigos? Más lento tu sino de lo que quisieras será: vida ingrata te aguarda, infeliz, y más infortunios. Descansar el padre del desleal Pélope desearía, Tántalo, privado del dulce yantar; desearíalo Prometeo, víctima del ave; querría Sísifo llevar su peña a la cima, mas Jove lo veta. Tú desearás saltar de altas torres o tu pecho abrir con espada nórica; en vano atarás cuerdas a tu cuello que tristes pesares abatido tienen. Jinete yo entonces seré de tus lomos y la tierra misma cederá a mi orgullo. Yo, que mover puedo céreas figuras, según sabes bien, y hacer con mis fórmulas que baje la luna del cielo y los muertos quemados poner en pie y llenar copas que inspiren amor, ¿lloraré el fracaso de un arte que nada valga contra ti?» [433]

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INDICE ONOMASTICO

(Los números entre paréntesis indican el verso de la traducción, en caso de que difiera con el texto original.)

Abundancia.— Abstracción deificada: C.S. 60 (59). Acaico.— De Acaya: I 15, 35 (36); IV 3, 5 (6 ). Aceruntia.— Aldea cercana a Venusia: III 4, 14. Acrisio.— Padre de Dánae; abuelo de Perseo: III 16, 5 ( 6). Acroceraunia.— Acantilados de la costa epirota: I 3, 20. África.— II 18, 5 (4); III 16, 31; IV 8 , 18 (19). Africano.—Ep. IX 25. Áfrico.— Viento del Sur: I 1, 15; I 3, 12; I 14, 5 (4); III 23, 5; III 29, 57 (58); Ep. XVI 22. Afro.— Africano: II 1, 26; II 16, 35 (36); III 3, 47 (48); IV 4, 42 (41); Ep. II 53 (54). Agamenón.— General de las tropas griegas ante Troya: IV 9, 25. Agieo.— Epíteto de Apolo que significa «de las calles»: IV 6 , 28 (29). Agripa.— Lugarteniente y yerno de Octavio: I 6 , 5. Albano.— De Alba Longa, ciudad del Lacio: III 23, 11; IV 11, 2; C.S. 54. Albio.— Albio Tibulo, el poeta elegiaco contemporáneo de Horacio: I 33, 1. Albúnea.— Sibila legendaria que dio nombre a una gruta y fuente en el Lacio: 17, 12. Alceo.— El famoso lírico griego, modelo de Horacio: II 13, 27 (25); IV 9, 7 ( 8). [435]

Alcida.— Descendiente del mítico Alceo. Por antonomasia, Hércules: I 12, 25. Alejandría.— Ciudad de Egipto: IV 14, 35 (36). Alfio.— Nombre de un usurero: Ep. II 67. Álgido.— Monte del Lacio: I 21, 6 ; III 23, 9 (11); IV 4, 58 (60); C.S. 69. Aliates.— Rey de los lidios, padre de Creso: III 16, 41. Alóbroge.— Miembro de una tribu de la Galia Narbonense: Ep. XVI 6 . Alpes,—IV 4, 17 (18); IV 14, 12 (13); Ep. I 11. Amazonio.— De las amazonas: IV 4, 20 (22). Amenaza.— III 1, 37. Amintas.— Nombre de varón: Ep. XII 18 (17). Anacreonte.— El famoso lírico griego: IV 9, 9 (10); Ep. XIV 10. Ancio.— Ciudad del Lacio: I 35, 1. Anco (Marcio).— Rey de Roma: IV 7, 15. Andrómeda.— Princesa etíope, liberada por Perseo: III 29, 17 (18). Anfión.— Hijo de Antíope y Júpiter, gemelo de Zeto: 111 11, 2.

Anión.— Afluente del Tiber: I 7, 13 (12). Anquises.— Padre de Eneas: IV 15, 31; C.S. 50 (49). Antíloco.— Hijo de Néstor, muerto en el sitio de Troya: II 9, 14 (15). Antioco.— Rey de Siria que acogió a Aníbal y fue luego de­ rrotado por Roma: III 6 , 36. Antonio (cfr. Julo): IV 2, 26 (25). Apia.— Nombre de la famosa vía romana: Ep. IV 4. Apolo.— I 2, 32; I 7, 3 (4); I 7, 28 (27); I 10,12; I 21, 10; I 31, 10; II 10, 20 (18); III 4, 64; C.S. 34. Apulia.— Región del sureste de Italia, costera del Adriático: Ep. III 16. Ápulo.— Habitante de Apulia: III 4, 9 (10); III 16, 26 (28); IV 14, 26; Ep. II 42 (41). Aquémenes.— Fundador de la dinastía persa de los Aqueménidas: II 12, 21. Aquemenio.— Persa: III 1, 44; Ep. XIII 8 (11). Aqueronte.— Río del infierno: I 3, 36; III 3, 16 (15). [436]

Aquiles.— Famoso guerrero griego, héroe de la guerra de Troya: 1 15, 34; II 4, 4 (3); II 16, 29; IV 6 , 4; Ep. XVII 14. Aquilón.-—Viento del Norte: 13, 13; II 9, 6 ; III 3, 30; Ep. X 7; Ep. XIII 3. Aquivos.— Aqueos: III 3, 27; IV 6 , 18. Arabe,— I 29, 1; I 35, 40; II 12, 24 (23); III 24, 2 (3). Arcadia.— Región griega del Peloponeso: IV 12, 12. Argeo.— De Argos: II 6 , 5. Argivo.-—De Argos: III 3, 67; III 16, 12. Argonautas.—Tripulantes de la nave Argo: Ep. III 9. Argoo.— De la nave Argo: Ep. XVI 57. Argos.-—La famosa ciudad griega: I 7, 9. Ariminense.— De Arimini, hoy Rimini,enltalia:£¡&. V42(43). Armenio.— II 9, 4 (5). Arquitas.— Filósofo pitagórico: I 28, 2. Arturo.— Constelación boreal cercana a la Osa Mayor: III 1, 27. Asáraco.— Héroe troyano, hijo de Tros; hermano de lio y Ganimedes; bisabuelo de Eneas: Ep. XIII 13 (12). Asirio,— II 11, 16 (17); III 4, 32. Asterie.— Nombre de mujer: III 7, 1. Atálico.— De Átalo: I 1, 12. Átalo.— Rey de Pérgamo, instaurador de una famosa dinas­ tía: II 18, 5 (7). Ático.-—Del Ática, región de Grecia cuya capital era Atenas: I 3, 6 (7). Atlante.— Hijo del Titán Jápeto, que sujetaba la bóveda del cielo sobre sus hombros, convertido luego en la cade­ na montañosa del mismo nombre en el norte de Africa: I 10, 1.

Atlanteo.-—De Atlas: I 34, 11. Atlántico.— El océano: I 31, 14. Atrida.— Hijo de Atreo: 1.°) Agamenón: II 4, 7. 2.°) Agame­ nón y Menelao: I 10, 13 (14). Áufido.— Río de los alrededores de Venusia: III 30, 10 (11); IV 9, 2; IV 14, 25. Augusto.— Sobrenombre dado a Octavio a partir del 27 a.C.: II, 9, 19 (18); III 3, 11; III 5, 3; IV 2, 43; IV 4, 27 (29); IV 14, 3 (2). [437]

Aulón.— Monte cercano a Tarento: II 6 , 18 (19). Ausonio,— De Ausonia, nombre antiguo de Italia: IV 4, 56 (57). Austro.— Viento del Sur: II 14, 16 (15); III 3, 4; III 27, 22; IV 14, 21 (20); Ep. X 4. Aventino.— Una de las siete colinas de Roma: C.S. 69. Avernal.— Del Averno, lago de Campania, junto al que ha­ bía una de las entradas al mundo infernal: Ep. V 26. Ayace o Ayante.— 1.°) Guerrero griego en Troya, hijo de Oi­ leo: I 15, 19 (18); Ep. X 14 (13). 2.°) Guerrero griego en Troya, hijo de Telamón: II 4, 5. Babilonio.—-I 11, 2. Bacantes.— Seguidoras de Baco: III 25, 15 (14). Baco,— I 7, 3; I 18, 6 ; I 27, 3(4); II 6 , 19; II 19, 1; II 19, 6 ; III 3, 13; III 16, 34. Bactra.— Provincia del antiguo Imperio persa: III 29, 28 (27). Bandusia.— Fuente situada en la finca de Horacio: III 13, 1. Bantino.— De Bantia, aldea cercana a Venusia: III 4, 15. Barine.— Nombre de mujer: II 8 , 2 (1). Basareo.— Epíteto de Baco, relacionado con la palabra griega bassára o piel de zorro con que se cubrían las Bacantes: I 18, 11. Baso.— Nombre de varón, I 36, 14. Batilo.—Mancebo al que cantó Anacreonte: Ep. XIV 9. Bayas.— Localidad costera, cercana a Nápoles, famosa por sus baños; II 18, 20 (21); III 4, 24. Belerofonte.— Héroe corintio, jinete de Pegaso, matador de la Quimera: III 7, 15 (16); III 12, 8 (9); IV 11, 28. Berecintio.— Relativo a Cibeles, que recibía culto en el mon­ te Berecinto, en Frigia: 1 18, 13; III 19,18; IV 1, 22 (23). Bibulo.— M. Calpurnio Bibulo, cónsul en el 59 a.C., colega de César en el cargo: III 28, 8 . Bistónides.— Bacantes: II 19, 20. Bitino.— De Bitinia: I 35, 7. Bóreas.— Viento del Norte: III 24, 38 (37). Bósporo.— Estrecho marítimo, actualmente los Dardanelos: II 13, 14 (15); II 20, 14; III 4, 30. [438]

Breunos.— Pueblo alpino derrotado por Druso: IV 14,

11 ( 12).

Briseide,— Cautiva de Aquiles, que le fue quitada por Aga­ menón: II 4, 3 (4). Britano,— I 21, 15 (16); I, 35, 30; III 4, 33; III 5, 3 (4); IV 14, 48; Ep. I 7. Bruto.— El asesino de César: II 7, 2 (1). Búpalo.—-Escultor que fue objeto de las invectivas del poeta Hiponacte: Ep. VI 14. Cabra.— Constelación boreal: III 7, 6 . Cabritos.— Constelación boreal: III 1, 28. Calabria.— I 31, 5 (6 ). Cálabro.— De Calabria: I 33, ¡ 6 ; III 16, 33; IV 8 , 20 (18); Ep. I 27. Calais.— Nombre de varón; no se trata del mítico hijo de Bó­ reas: III 9, 14. Caleno,— De Cales: I 20, 9 (10); I 31, 9. Cales.— Localidad de Campania, famosa por su vino: IV 12, 14 (16). Calíope.— Una de las Musas: III 4, 2 (1). Camena.— Nombre romano de la Musa: 112, 39; II 16, 38 (39); III 4, 21; IV 9, 9 ( 6); C.S. 62. Camilo.— M. Furio Camilo, conquistador de Veyos: I 12, 42 (41). Campo.— Campo Marcio, lugar del foro romano reservado para ejercicios deportivos: I 8 , 4; 1 9, 18; III 1, 11; IV 1, 40 (39). Canícula.— Constelación cuyo orto coincide con la época más calurosa del verano: I 17, 17; III 13, 9. Canidia.— Nombre de una bruja: Ep. III 8 ; Ep. V 15; Ep. V 48 (47); Ep. XVII 6 . Cántabro.— II 6 , 2; II 11, 1 (2); III 8 , 22 (21); IV 14, 41. Capitolio.— Monte sagrado de Roma donde se hallaba el templo de Júpiter: I 37, 6 ( 8 ); III 3, 42 (43); III 24, 45; III 30, 8 (9); IV 3, 9 (8 ). Capricorno o Capricornio.— Constelación zodiacal por la que pasa el sol en diciembre: II 17, 20. Capua.—-Ciudad italiana de la Campania: Ep. XVI 5. [439]

Caribdis.— Monstruo marino que habitaba en el estrecho de Mesina: I 27, 19. Carpatio.— Mar entre Rodas y Creta: I 35, 8 ; IV 5, 10 (11). Cartago,— III 5, 39; IV 4, 69; IV 8 , 17; Ep. VII 5; Ep. IX 25. Caspio.— II 9, 2. Castalia.— Fuente famosa del monte Parnaso, consagrada a Apolo: 111 4, 61 (62). Castor.— Uno de los Dióscuros, hijos de Júpiter y Leda: IV 5, 35 (36); Ep. XVII 42; Ep. XVII 43 (42). Cátilo.— Fundador de Tíbur, junto con sus hermanos Tibur­ no y Coras: I 18, 2. Catón.— 1.°) El censor: II 15, 11 (12); III 21, 11 (12). 2.°) El de Útica: I 12, 35 (36); II 1, 24. Cáucaso.— I 22, 7 ( 6); Ep. I 12. Cecropio.— Relativo a Cécrope, mítico rey ateniense. Sinó­ nimo de ateniense: II 1, 12; IV 12, 6 (7). Cécubo.— Variedad de vino, procedente de una ciudad del Lacio: I 20, 9; I 37, 5; II 14, 25 (24); III 28, 3 (2); Ep. IX 1 (4); Ep. IX 36 (34). Censorino.— C. Marcio Censorino, cónsul en el 8 a.C.: IV 8 , , 2 ( 1).

Centaureo.— Relativo a los Centauros: I 18, 8 . Centauro (s).— Monstruo mítico, híbrido de caballo y hom­ bre: IV 2, 15 (14); Ep. XIII 11 (10). Ceo.— De Ceos, isla del Egeo: II 1, 38; IV 9, 7. Cérbero.— Perro monstruoso, guardián del infierno: II 19, 29; III 11, 17 (15). Cerdeña.— I 31, 4 (5). Ceres,— III 2, 26 (28); III 24, 13 (12); IV 5, 18 (17); C.S. 30; Ep. XVI 43. César.— 1.°) Julio César: I 2, 44. 2.°) Augusto: I 2, 52; I 6 , 11 (12); I 12, 52 (50); I 21, 14; I 37, 16; II 9, 20 (19); II 12, 10; III 4, 37 (36); III 14, 3 (1); III 25, 4 (6); IV 2, 34 (33); IV 2, 48; IV 5, 16 (15); IV 5, 27; IV 15, 4 (5); IV 15, 17; Ep. I 3 (4); Ep. IX 2 (3); Ep. IX 18 (19); Ep. IX 37 (36). Cicladas.— Archipiélago del Egeo: I 14, 20; III 28, 14. Cíclopes.— Hermanos de los Titanes, ayudantes de Vulcano en sus tareas de fragua: I 4, 7 ( 8 ). Cidonio.— De Cidón, ciudad cretense: IV 9, 17 (18).

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Cileneo.— Epíteto de Mercurio, por haber nacido en el mon­ te Cilene, en Arcadia: Ep. XIII 9 ( 8 ). Cinara.— Nombre de mujer, amada de Horacio: IV 1, 4; IV 13, 21. Cintia.— Epíteto de Diana, por haber nacido en el monte Cinto, en Délos, junto con su hermano Apolo: III 28, 12. Cintio.— Epíteto de Apolo, cfr. anterior: I 21, 2. Ciprio.— De Chipre: I 1, 13 (14); III 29, 60 (61). Circeo.— De Circe, la bruja que retuvo a Ulises: Ep. I, 30. Ciro.— 1.°) Rey de Persia: II 2, 17 (19); III 29, 27. 2.°) Joven: I 17, 25; I 33, 6 . Citerea.— Epíteto de Venus, por tener un santuario en la isla de Citera: III 12, 4; I 4, 5. Claudio.— 1.°) Tiberio Nerón: IV 14, 29 (30). 2°) Adj.: IV 4, 73. Clio.— Una de las Musas: 1 12, 2. Cloe.— Nombre de muchacha: I 23, 1; III 7, 10; III 9, 6 ; III 9, 19. Cloris.— Nombre de mujer, esposa de Ibico: III 15, 8 (7). Cnido.— Ciudad de Caria, colonia lacedemonia: 1 30, 1; III 28, 13 (14). Cnosio.— De Cnosos, en Creta: I 15, 17. Cocito.-*-Uno de los ríos del infierno: II 14, 18 (17). Codro.— Mítico rey de Atenas: III 19, 2. Coico.— De la Cólquide: II 13, 8 ; II 20, 17 (16); IV 4, 63 (65). Cólquico.— De la Cólquide, patria de Medea: Ep. V 24; Ep. XVII 35 (34). Cólquide.— Epíteto de Medea, natural de la Cólquide: Ep. XVI 58. Cóncano,— Los cóncanos, tribu cántabra: III 4, 34. Coo.— De la isla de Cos, una de las Espóradas, en el Egeo: IV 13, 13. Coribantes.— Sacerdotes de Cibeles: 1 16, 8 . Corinto.— I 7, 2. Corvino.— M. Valerio Mésala Corvino, amigo de Horacio, colega suyo de estudios en Atenas y de milicia en Filipos, creador de un famoso círculo literario: III 21, 7 (8 ). Cotisón.— Rey de los getas, pueblo tracio: III 8 , 18.

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Cotitio.— De Cotito, diosa de origen tracio en cuyo honor se celebraba un culto obsceno y vergonzoso: Ep. XVII 56 (57)· Craso.— M. Licinio Craso, el triúmviro, colega de César y Pompeyo: III 5, 5. Cremes.— Nombre de avaro en la comedia: Ep. I 33. Creonte.— Rey de Corinto, padre de Creúsa, la que casó con Jasón: Ep. V 64 (63). Cresa.— De Creta (hecho con greda, supuestamente origina­ ria de Creta): I 36, 10 (11). Creta,— III 27, 34 (33); Ep. IX 29. Crético.— I 26, 2. Crispo.— Crispo Salustio, resobrino e hijo adoptivo del fa­ moso historiador homónimo: II 2, 3 (2). Cuidado.— Ill 1, 40 (39). Curio.— M. Curio Dentato, héroe de la guerra contra los samnitas: I 12, 41 (42). ,

Chipre.— I 3, 1; I 19, 10 ( 8 ); I 30, 2; III 26, 9. Daco,— De Dacia: I 35, 9; II 20, 18; III 6 , 14. Dámalis.— Nombre de mujer: I 36, 13; I 36, 17 (18); I 36, 18. Dánae.— Hija de Acrisio, amada por Júpiter bajo forma de lluvia de oro; madre de Perseo: III 16, 1. Dánao.—Rey de Argos, padre de las cincuenta hijas que ma­ taron a sus maridos en la noche de bodas: II 14, 18; III 11, 23. Danuvio.— IV 15, 21 (23). Dárdano.—Adj. que equivale a troyano. Los troyanos fueron llamados así por su mítico rey Dárdano: 115, 10; IV 6 , 7 (8 ). Daunia.— Otro nombre de Apulia. Llamada así por el mítico rey Dauno: I 22, 14. Daunio.— De Daunia: IV 6 , 27. Dauno.— Mítico rey de Apulia: III 30, 11; IV 14, 26. Decembrino.— III 18, 10. Dedaleo.—De Dédalo: II 20, 13 (14); IV 2, 2. Dédalo.— Famoso arquitecto e ingeniero mítico, desterrado [4 4 2 ]

de su patria, Atenas, y colaborador de Minos en Creta: I 3, 34 (33). Deifobo.— Hijo de Priamo y Hécuba: IV 9, 22. Delfos.—-Sede del oráculo de Apolo: I 7, 3. Delio.— 1.°) De Delos: III 4, 64; IV 3, 6 ; IV 6 , 33. 2.°) Nom­ bre propio: II 3, 4. Delmático.— De Delmacia o Dalmacia: II 1, 16. Délos.— Isla del Egeo: I 21, 10. Deseo (s).— Abstracción deificada: I 2, 34; I 19, 1; II 8 , 14; IV 1, 5; IV 13, 5 ( 6 ); Ep. XVII 57 (58). Diana,— I 21, 1; II 12, 20; III 4, 71; IV 7, 25; C.S 1; C.S. 70 (68 ); C.S. 75 (73); Ep. V 51; Ep. XVII 3. Diciembre.—Ep. XI 5. Diéspiter.—Júpiter: I 34, 5; III 2, 29. Dindimene.—Cibeles, llamada así por tener un templo en el monte Díndime, en Frigia: I 16, 5. Dioneo.— De Dione, madre de Venus y sobrenombre de la misma Venus: II 1, 39. Dorio.—Ep. IX 6 . Druso.— Hijastro de Octavio, hijo de Livia, hermano de Ti­ berio: IV 4, 18 (17); IV 14, 10. Éaco.— Hijo de Júpiter y Egina, juez de los muertos: II 13, 22; III 19, 3; IV 8 , 25. Edón.— Miembro de una tribu tracia, los edones, desmedi­ dos en la bebida: II 7, 27. Éfeso.—-Ciudad de Asia Menor: I 7, 2 (1). Éfula.— Ciudad del Lacio, vecina a Preneste y Tibur: III 29, 6 (70). Egeo.— Mar: II 16, 2; III 29, 63 (64). Eleo.— De la Élide, región del Peloponeso: IV 2, 17 (19). Elio.— Elio Lamia (cfr. intr. III 17): III, 17, 1. Encelado.— Uno de los Gigantes que lucharon contra los dioses olímpicos: III 4, 56 (55). Eneas.—-Héroe troyano que escapó de la destrucción de su ciudad y llegó a Italia: IV 6 , 23; IV 7, 15; C.S. 42 (41). Enipeo.— Nombre de muchacho: III 7, 23 (24). Eólida.— Descendiente de Eolo: II 14, 20 (19). [443]

Eolio.— De Eolia: II 13, 24; III 30, 13 (14); IV 3, 12; IV 9, 12. Eoo,— Oriental: I 35, 31 (32); Ep. II 51. Equionio.— De Equión, uno de los espartos, guerreros naci­ dos de los dientes del dragón que mató a Cadmo: IV 4, 64. Ericina.— Epíteto de Venus por su templo en el monte Erix, en Sicilia: I 2, 33. Erimanto.— Monte de Arcadia: I 21, 7. Escamandro.— Río de Troya: Ep. XIII 14 (13). Escauros.— Familia romana. El hijo, que sufrió la derrota en guerra contra los cimbrios, no pudo soportar la afrenta de verse rechazado por su padre y se suicidó: I 12, 37 (39). Escitas.— Pueblo que habitaba en las estepas del Sureste de Europa: I 19, 10; I 35, 9; II 11, 1 (2); III 8 , 23; III 24, 9; IV 5, 25; IV 14, 42 (43); C.S. 55 (54). Escítico.— De los escitas: III 4, 36. Escopas.— Famoso escultor griego: IV 8 , 6 . Escorpión.·—Constelación zodiacal: II 17, 17 (18). Espártaco.— El famoso esclavo que promovió una rebelión de los de su clase (73-71 a.C): III 14, 19 (20); Ep. XVI 5. Esperanza.— I 35, 21 (20). Esquilino.— Barrio de Roma: Ep. V 9; Ep. XVII 58. Esténelo.— Guerrero griego, amigo de Diomedes: I 15, 24 (23); IV 9, 20. Estesícoro.— El famoso poeta griego del vii-vi a.C.: IV 9, 8 . Estige.— Laguna del infierno: I 34, 10. Estigio.— De la Éstige: II 20, 8 ; IV 8 , 25. Estoico.—Ep. VIII 15. Etíope.— III 6 , 14 (13). Etna.— Volcán: III 4, 76 (77); Ep. XVII 33. Etrusco,— 1 2, 14 (15); III 29, 35; C.S. 38; Ep. XVI 4. Euménides.— Las Erinias o Furias, diosas de los remordi­ mientos: II 13, 36 (35). Euro.— Viento del Este: I 25, 20 (19); 1 28, 25; II 16, 24 (23); III 17, 11 (9); IV 4, 43 (44); IV 6 , 10; Ep. X 5; Ep. XVI 54 (53). Europa.— 1.°) Hija de Agenor: III 27, 25; III 27, 57. 2.°) Continente: III 3, 47. Euterpe.— Una de las Musas: I 1, 33. |4 4 4 ]

Eviade.-—Bacante: III 25, 9. Evio.— Epíteto de Baco, por el grito «evoé» de sus seguido­ res: I 18, 9; II 11, 17. Fabricio.— C. Fabricio Luscino, cónsul en el 282 y 278 a.C., célebre por su actuación en la guerra contra Pirro: I 12, 40 (41)· Faetón.-—Hijo del Sol y de Clímene; quiso conducir el carro de su padre para demostrar su filiación, pero causó un de­ sastre cósmico y Júpiter lo fulminó: IV 11, 25. Falanto.— Un lacedemonio fundador de Tarento: II 16, 12 ( Π )· Falerno.— Variedad de vino. Falerno es localidad de Campa­ nia: I 20, 10 (11); I 27, 10; II 3, 8 ; II 6 , 19 (21); II 11, 19 (20); III 1, 43; Ep. IV 13. Fama.— II 2, 8 . Fauno.— Dios protector de los rebaños: I 4, 11; I 17, 2; II 17, 28; III 18, 1. Favonio.— Viento del Oeste: I 4, 1. Fe.— I 24, 7; I 35, 21; C.S. 57. Febo,— 1 12, 24 (23); I 32, 13 (12); III 3, 66 ; III 4, 4 (3); III 21, 24 (23); IV 6 , 26 (25); IV 6 , 29 (30); C.S. 1; C.S. 62 (61); C.S. 75 (74). Fídile.— Nombre de mujer: III 23, 2. Fílide o Filis.— Nombre de mujer: II 4, 14; IV 11, 3. Filipos.— Ciudad de Macedonia, donde tuvo lugar la derrota de los asesinos de César: II 7, 9 ( 8 ); III 4, 26. Flaco.— Q. Horacio Flaco, el autor: Ep. XV 12. Cfr. Hora­ cio. Foceo.-—1. ») De Focea, ciudad de Jonia: Ep. XVI 17. 2.°) Jantias Foceo: II 4, 2 (1). Folia.— Nombre de una bruja: Ep. V 42 (43). Fóloe.— Nombre de mujer: I 33, 7; 1 33, 9 (8 ); II 5, 17; II 15, 7. Forento.— Aldea cercana a Venusia: III 4, 16. Formiano.— De Formias: I 20, 11. Formias.— Localidad italiana de la Campania, famosa por sus vinos: III 17, 6 (8 ). Fortuna,— I 31, 10; I 34, 15 (14); II 1, 3; III 29, 49. [445]

Fraates.— Rey de los partos, destronado por Tiridates, al que más tarde él destronó a su vez: II 2, 17 (18). Frigia.— Región de Asia Menor donde se hallaba Troya: II 12, 22.

Frigio.— De Frigia: I 9, 16; I 15, 34; III 1, 41. Frine.— Nombre de cortesana: Ep. XIV 16 (15). Ftío.— De la Ftia, ciudad de Tesalia: IV 6 , 4. Furias.— Euménides o Erinias, diosas de los remordimien­ tos: I 28, 17. Fusco.— Aristio Fusco, escritor amigo de Horacio (cfr. intr. 1 22): I 22, 4 (2). Gades.— Nombre antiguo de Cádiz: II 2, 11 (10); II 6 , 1. Galatea.— Nombre de mujer. No es la famosa Nereida: III 27, 14 (13). Galeso.— Río del sur de Italia, con desembocadura en el gol­ fo de Tarento: 11 6 , 10. Galia,— IV 14, 49. Gálico.— I 8 , 6 (7); III 16, 35 (36). Ganimedes.— Mancebo troyano raptado por Júpiter en for­ ma de águila: IV 4, 4 (3). Gargano.— Monte de Apulia: II 9, 7. Gelonos.— Pueblo escita que habitaba al este del río Tánais (el Don actual): II 9, 23; II 20, 19 (18); III 4, 35. Genaunos.— Pueblo alpino derrotado por Druso: IV 14, 10. Genio.— Dios tutelar de cada persona: III 17, 14. Genital.— Epíteto de la diosa Ilitía: C.S. 16 (15). Geriones.— Monstruo de cuerpo triple vencido por Hércu­ les: II 14, 8 (7). Germania.— IV 5, 26; Ep. XVI 7. Getas.— Pueblo tracio: III 24, 11; IV 15, 22. Gétulo.— De una comarca del norte de África: I 23, 10 (9); II 20, 15 (16); III 20, 2. Giante.— Uno de los Centimanos, hijos de la Tierra y Urano: II 17, 14; III 4, 69. Giganteo.— De los Gigantes: III 1 ,7 (5). Gigantes.— Hijos de la Tierra, que lucharon contra los Olím­ picos: II 19, 22. Giges.— Nombre de un joven: II 5, 20; III 7, 5. [ 446]

Glícera.—-Nombre de mujer, amada por Horacio: I 19, 5; I 30, 3; 1 33, 2; III 19, 28. Gracia.— Las Gracias (Aglaya, Eufrósina, Talla), diosas del cortejo de Venus, hijas de Júpiter y Eurínome: I 4, 6 ; I 30, 6 (5); III 19, 16; III 21, 22; IV 7, 5. Grayo.— Griego: 11 4, 12; 11 16, 38 (39); IV 8 , 4 (3); Ep. X 12. Grecia.— 1 15, 6 ; IV 5, 35. Griego.— I 20, 2; III 24, 57. Grosfo.— Pompeyo Grosfo, caballero romano que tenía grandes riquezas en Sicilia: II 16, 7. Hadria.— El mar Adriático: I 3, 15; I 33, 15; II 11, 2; II 14, 14; III 3, 5; III 9, 23; III 27, 19. Hadriano,— Del mar Adriático: I 16, 4. Hánibal.— El famoso general cartaginés que cruzó los Alpes y atacó Italia: II 12, 2; III 6 , 36; IV 4, 49; IV 8 , 16 (17); Ep. XVI 8 . Hásdrubal.— General cartaginés: IV 4, 38 (39); IV 4, 72 (70). Hebro.— 1.°) Rio asiático: III 25, 10. 2.°) Joven: III 12, 6 (5). Héctor.— Héroe troyano, hijo de Príamo, muerto por Aquiles: II 4, 10; IV 9, 22; Ep. XVII 12 (11). Hectoreo,— III 3, 28. Hélena.— Esposa de Menelao, raptada por Paris: I 3, 2; I 15, 2; IV 9, 16 (12); Ep. XVII 42 (43). Helicón.— Monte de Beocia, residencia de las Musas: I 12, 5. Hemo.— Monte de Tracia: I 12, 6 . Hemonia.— Otro nombre de Tesalia: I 37, 20. Hercúleo.— I 3, 36; II 12, 6 (7). Hércules.— 111 3, 9 (10); 111 14, 1; IV 4, 62 (61); IV 8 , 30; Ep. III 17; Ep. XVII 31. Hesperia.-—1.°) Italia: II 1, 32 (33); III 6 , 8 ; IV 5, 38 (37). 2.°) España: I 36, 4. Hesperio.— 1.°) Itálico: I 28, 26 (25). 2.u) Occidental: II 17, 20; IV 15, 16. Híades.— Conjunto de estrellas que formaba parte de la cons­ telación del Toro, cuyo orto y ocaso coincide con lluvias: I 3, 14. Híber.— Río de Hispania, el actual Ebro: II 20, 20 (19). [4 4 7 ]

Hiberia.— 1.°) España: IV 15, 28; IV 14, 50. 2.°) Comarca asiática: Ep. V 21 (22). Hibérico.—Ep. IV 3. Hibero.— Habitante de España: I 29, 15 (16). Hidaspes.— Río de la India, afluente del Indo: I 22, 8 . Hidra.— La hidra de Lerna, muerta por Hércules: IV 4, 61. Hileo.— Uno de los Centauros: II 12, 6 (5). Himetio.— Del Himeto: II 18, 3 (4). Himeto.— Montaña del Atica, célebre por su miel y su már­ mol: II 6 , 14. Hiperbóreos.— Pueblo del remoto norte: II 20, 6 . Hipólita.—También llamada Astidamía, mujer de Acasto, que intentó seducir a Peleo y, al no conseguirlo, le acusó falsamente ante su marido: III 7, 18 (17). Hipólito.— Hijo de Teseo, del que se enamoró vanamente su madrastra Fedra: IV, 7, 26 (25). Hirpino.— Hirpino Quinctio, amigo de Horacio: II 11,2(1). Híster.— El actual Danubio: IV 14, 46. Homero.— IV 9, 6 . Honor.— C.S. 57. Horacio.— IV 6 , 44. íbico.— Nombre de varón: III 15, 1. Icario.— Mar que rodea a la isla Icaria o Icaros, donde murió ícaro: I 1, 15. ícaro.— Hijo de Dédalo, que murió al derretírsele las alas de cera con que volaba: II 20, 13 (14). Icaros.— O Icaria, una de las islas Espóradas, en el Egeo: III 7, 21 (22). Iccio.— Nombre de varón, a quien se dirige Horacio: I 29,

1 ( 2).

Ida.— Nombre de sendos montes en Creta y en Frigia. En el pasaje horaciano, la referencia es al de Frigia: III 20, 16. Ideo.—-Del monte Ida, en Frigia: I 15, 2. Ilia.— Otro nombre de Rea Silvia, la vestal madre de Rómulo y Remo: I 2, 17 (18); III 9, 8 ; IV 8 , 22 (23). Iliaco.—-Troyano: I 15, 36. llio.— Troyano: Ep. XVII 11 (13). Ilion.— La fortaleza de Troya: I 10, 14 (13); I 15, 33 (34); III [448]

3, 18 (17); Ill 3, 37 (38); III 19, 4; IV 4, 53 (54); IV 9, 18; Ep. X 13 (14); Ep. XIV 14. Ilirico.— El mar Adriático: I 28, 22 (21). Ilitía.— Diosa de los alumbramientos, también llamada Luci­ na: C.S. 14 (13). Inaco.— Río mítico de Grecia, fundador de la más antigua genealogía heroica, la argiva: II 3, 21 (22); III 19, 1. Inaquia.—-Nombre de mujer: Ep. XI 6 ; Ep. XII 14 (13); Ep. XII 15. India.— III 24, 2. índico.— 1 31, 6 . Indo.— Habitante de la India: I 12, 56 (54); IV 14, 42; C.S. 56 (55). Istmio.— Del Istmo de Corinto, donde se celebraban los jue­ gos ístmicos: IV 3, 3, (4). Italia,— I 37, 16 (17); III 5, 40; IV 14, 44. ítalo.— II 7, 4; II 13, 18; III 30, 13 (14); IV 4, 42; IV 15, 13 (14). Itis.— Hijo de Proene, muerto por su madre y servido como alimento a su padre en venganza por el adulterio criminal de éste con su cuñada Filomela: IV 12, 5 ( 6). Ixión.— Padre de los Centauros, condenado eternamente en el infierno a estar atado a una rueda y rodar con ella por haber pretendido seducir a la diosa Juno: III 11, 21. Jano.— Dios de los comienzos. Su templo se abría en época de guerra y se cerraba en época de paz: IV 15, 9 (10). Jantias.— Amigo de Horacio: II 4, 2 (1). Janto.— Río de Troya: IV 6 , 26. Jápeto.— Titán, padre de Prometeo: 1 3, 27. Jasón.— Caudillo de los argonautas: Ep. III 12 (9). Jónico.— 111 6 , 21 (20); Ep. II 54; Ep. X 19. Juba.— Rev de Numidia: I 22, 15. Juego.— I 2, 34. Julio.— De la familia Julia, a la que pertenecían César y Octa­ vio: I 12, 47; IV 15, 22 (21). Julo.—Julo Antonio, poeta, hijo de Marco Antonio y Fulvia; cónsul en el año 10 a.C. 1, cayó en desgracia de Augusto más tarde y pagó con la vida sus ofensas (cfr. intr. IV 2): IV2,2 (1). [4 4 9 ]

Juno.— I 7, 8 ; II 1, 25; III 3, 18 (17); III 4, 59. Júpiter ojove.— I 1, 25; I 2, 19; I 2, 30 (29); I 3, 40 (39); 1 10, 5; I 11, 4; I 16, 12; I 21, 4; I 22, 20; I 28, 9; I 32, 14 (13); II 6 , 18; II 7, 17; II 10, 16 (15); II 17, 22; III 1, 6 (5); III 3, 6 : III 3, 64; III 4, 49; III 5, 1; III 5, 12; IV 4, 4 (2); IV 4, 74; IV 8 , 29 (31); IV 15, 6 ( 8 ); C.S. 32 (31); C.S. 73 (75); Ep. II 29; Ep. V 8 ; Ep. IX 3 (2); Ep. X 18; Ep. XIII 2; Ep. XVI 63; Ep. XVII 69. Justicia.-—I 24, 6 (7); II 17, 16. Juventud.— I 30, 7. Lacedemonia.— Esparta: I 7, 10. Lacedemonio.—III 5, 56. Lacena.— De Lacedemonia: II 11, 23 (24); III 3, 25; IV 9, 16 (13). Lacio,— I 12, 53 (54); I 35, 10 (11); IV 4, 40; C.S. 66 . Lacón.— Lacedemonio: II 6 , 11 (12); Ep. VI 5. Lacónico.— Lacedemonio: II 18, 7. Laertiada.— Ulises, hijo de Laertes: 1 15, 21. Lálage.— Nombre de mujer, amada por el poeta: I 22, 10 (9); I 22, 23; II 5, 16. Lamia.— Q. Elio Lamia, amigo de Horacio (cfr. intr. III 17): I 26, 8 ; I 36, 7 (6 ); III 17, 2 (3). Lamo.— Mítico rey de los Lestrígones: III 17, 1 (3). Lanuvino.— De Lanuvio, ciudad del Lacio: III 27, 3. Laomedonte.— Antiguo rey de Troya, padre de Priamo: III 3, 22 (24). Lápitas.— Pueblo mítico que habitaba en Tesalia y que com­ batió contra los Centauros: I 18, 8 (9); II 12, 5. Lares.— Dioses del hogar: III 23, 4 (2); IV 5, 34 (35); Ep. II 66 (65); Ep. XVI 19. Larisa.— Ciudad tesalia: I 7, 11. Latino.— 1 32, 3; 11 1, 29 (30); IV 14, 7 (9); IV 15, 13; Ep. VII 4 (3). Latona,— Madre por Júpiter de Apolo y Diana:I 21, 3; I 28, 12; IV 6 , 37. Latoo.— De Latona; epíteto de Apolo: I 31, 18. Leda.— Madre de Hélena; amada por Júpiter bajo la forma de cisne: I 12, 25 (26).

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Leneo.— Epíteto de Baco: III 25, 19 (18). León.— Constelación zodiacal: III 29, 19 (20). Lesbia.— Nombre de mujer: Ep. XII 17 (16). Lesbio,— De Lesbos: I 17, 21 (22); I 26, 11 (12); I 32, 5; IV 6 , 35; Ep. IX 34. Lesboo.— De Lesbos: I 1, 34. Lestrigonio.— De los lestrigones, pueblo mítico que aparece en la Odisea, uno de cuyos reyes, Lamo, dícese, fundó For­ mias. Lestrigonio aquí significa «procedente de Formias»: III 16, 34. Leteo.— Río del infierno cuyas aguas, al ser bebidas, produ­ cían el olvido: IV 7, 27; Ep. XIV 3. Leto.— La Muerte: I 3, 31. Leucónoe.— Nombre de mujer, a quien se dirige el poeta: I 11 , 2 ( 1).

Líber.— Epíteto del dios Baco: I 12, 22 (21); I 16, 7; I 18, 7; I 32, 9; II 19, 7; III 21, 21; IV 8 , 34 (33); IV 12, 14 (16); IV 15, 26. Libia.— II 2, 10. Líbico.— I 1, 10. Libitina.— Diosa de los funerales: III 30, 7. Libra.— Constelación zodiacal: II 17, 17. Liburno.— De los liburnos, piratas de Iliria: I 37, 30; Ep. I

1.

Licambes.— Padre de Neobule, la amada del poeta griego Arquíloco; no quiso ceder su hija al poeta y éste lo insultó en sus versos: Ep. VI, 13. Lice.— Nombre de mujer: III 10, 1 (2); IV 13, 1 (2); IV 13, 2; IV 13, 25 (24). Liceo.— Montaña de Arcadia: I 17, 2 (1). Licia.— Región de Asia Menor: III 4, 62 (63). Lícidas.— Nombre de mancebo: 14, 19. Licimnia.— Amada de Mecenas; tal vez pseudónimo literario de su esposa Terencia: II 12, 13 (14); II 12, 23 (24). Licinio.— Licinio Murena, hijo de Murena, el cliente de Ci­ cerón; tomó parte en el 22 a.C. en una conspiración contra Augusto que le costó la muerte: II 10, 1. Licio.— I 8 , 16. Licisco.— Mancebo, amado por Horacio: Ep. XI 24 (23). [451]

Lico.— 1.°) Un ¡oven cantado por Alceo: I 32, 11 (10). 2.°) Un viejo: III 19, 23 (22); III 19, 24. Licoris.— Nombre de mujer: I 33, 5. Licurgo.—Rey tracio que, por su hostilidad a Baco, fue casti­ gado por el dios con la locura: II 19, 16. Lide.— Nombre de mujer: II 11, 22; III 11,7 (8 ); III 11, 25; III 28, 3 (4). Lidia.— Nombre de mujer: I 8 , 1; I 13, 1 (2); I 25, 8 ; III 9, 6 ; III 9, 7; III 9, 20. Lido.— De Lidia, región de Asia Menor: IV 15, 30 (29). Lieo.— Epíteto de Baco; significa «el relajador»: I 7, 22 (23); III 21, 16; Ep. IX 38. Ligurino.— Mancebo amado por el poeta: IV 1, 33; IV 10, 5. Lipareo.— De Lípara, isla eolia: III 12, 6 (5). Liris.— Río fronterizo entre el Lacio y Campania: 1 3 1,7 (8 ); III 17, 8 (6 ). Lolio.— Marco Lolio, cónsul en el 21 a.C., colaborador de Augusto; acusado finalmente de corrupción y empujado al suicidio (cfr. intr. a la oda): IV 9, 33 (32). Lucano.— De Lucania, región de Italia: Ep. I 28 (27). Lucina.— Diosa de los alumbramientos, también llamada Ili­ tía: C.S. 15; Ep. V 6. Lucrétil.— Montaña sabina, cercana a la finca de Horacio: I 17, 1 (2 ). Lucrino.— Lago; en realidad, la parte más profunda del golfo de Cumas: II 15, 3 (4); Ep. II 49. Luna.— C.S. 36 (35). Macedón.— III 16, 14 (13). Magnesa.— De Magnesia, zona de Tesalia: III 7, 18. Manes.— Espíritus de los difuntos: 14, 16; Ep. V 94. Manlio.— Lucio Manlio Torcuato, cónsul en el 65, año del nacimiento de Horacio: III 21, 1 (2). Marcelo.— Seguramente el sobrino de Octavio, hijo de su hermana, muerto prematuramente. O acaso su antepasa­ do, el conquistador de Siracusa: 112, 46. Marcial.— De Marte: I 17, 9. Marcio,— De Marte: III 7, 26; IV 1, 39; IV 14, 17. [452]

Mareotico.— De Marea, ciudad egipcia próxima a Alejan­ dría: I 37, 14. Marica.— Diosa esposa de Fauno y madre del rey Latino: III 17, 7 (8 ). Marso.— De los marsos, pueblo antiguo del Lacio, afamado por sus prácticas mágicas: I 1, 28; II 20, 18; III 5, 9 ( 8); III 14, 18; Ep. V 76 (75); Ep. XVI 3; Ep. XVII 29. Marte,— I 6 , 13; I 17, 23; I 28, 17 (18); II 14, 13 (12); 11 3, 16 (17); III 3, 33; III 5, 24 y 34 (35); IV 14, 9 (7). Masagetas.— Pueblo de los alrededores del mar Caspio: I 35, 40. Másico.— Monte de Campania, abundante en vides produc­ toras de un afamado vino: I 1, 19 (20); II 7, 21; 111 21, 5 ( 6). Matina,— Del Matino: IV 2, 27; Ep. XVI, 28. Matino.—Monte cercano a las costas de Apulia: I 28, 3. Mauro,— Moro, africano: I 2, 39 (40); I 22, 2 (3); II 6 , 3 (4); III 10, 18. Mavorte.— Marte: IV 8 , 23. Maya.— Atlántide madre de Mercurio: I 2, 43 (41). Mecenas.— I 1, 1; II 12, 11; II 17, 3; 11 20, 7 ( 6 ); III 8 , 13 (12); III 16, 20 (19); III 29, 3 (1); IV 11, 19; Ep. I 4 (3); Ep. III 20 (19); Ep. IX 4 (1); Ep. XIV 5. Medea.— Bruja hija de Eetes, rey de la Cólquide, amada y abandonada por Jasón: Ep. III 10; Ep. V 62 (63). Medo,— Persa, parto: I 2, 51; I 29, 4 (3); II 1, 31 (32); II 16, 6 (7); III 3, 43; 111 8 , 19; IV 14, 42; C.S. 54 (53). Megila.— Nombre de mujer: I 27, 11 (10). Melpómene.— Una de las Musas: I 24, 3; III 30, 16 (15); IV 3, 1 (2). Menfis.·—Ciudad de Egipto: III 26, 10. Meonio.—De Meonia, antiguo nombre de Lidia, en Asia Menor, donde estaba la ciudad de Esmirna, presunta pa­ tria de Homero. Meonio puede llegar a significar, como en estos casos, «homérico»: I 6 , 2; IV 9, 5 ( 6). Mercurial.— De Mercurio: II 17, 29 (30). Mercurio,— I 10, 1; I 24, 18 (17); II 7, 13 (14); III 11, 1. Meriones.— Auriga del rey cretense Idomeneo en el sitio de Troya: I 6 , 15 (14); I 15, 26. [453]

Metauro,-—Río de la Umbría, en cuya ribera se produjo la victoria sobre Asdrúbal en el año 207 a.C. por parte de los cónsules de ese año, que eran antepasados de Druso: IV 4, 38. Metelo.— Q. Cecilio Metelo Céler, cónsul en el año 60 a.C.: II 1, 1 (2). Mevio.— Poetastro, enemigo de Horacio: Ep. X 2. Micenas.— Ciudad antigua de Grecia, patria del legendario rey Agamenón: I 7, 9. Miedo.— Ill 1, 37. Migdonio.— De Migdón, hermano de Amico, rey de los bébrices, al que dio muerte Hércules en el curso de su noveno trabajo: II 12, 22; III 16, 41. Minerva,— III 3, 23; 111 12, 5 (7); IV 6 , 13 (14). Minos.— Rey de Creta, hijo de Júpiter y Europa. En el más allá, juez de los difuntos: I 28, 9 (8 ); IV 7, 21. Mírtale.— Nombre de mujer: I 33, 14 (15). Mirtoo.— De Mirtos, isla del Egeo: I 1, 14 (13). Misos.— Pueblo de Asia Menor: Ep. XVII 10 (9). Mistes.— Esclavo de C. Valgio Rufo: II 9, 10. Mitilene.— Capital de la isla de Lesbos: I, 7, 1 (2). Moloso.— Del Epiro, región del norte de Grecia: Ep. VI 5. Moneses.— Caudillo de los partos, vencedor de los romanos: III 6 , 9. Murena.—Tal vez Licinio Murena (cfr. intr. II 10): III 19, 11. Musa (s).— I 6 , 10; I 17, 14; I 26, 1; I 32, 9 ( 8 ); II 1, 9; II 1, 37; II 10, 19; II 12, 13; III 1, 3; III 3, 70; III 19, 13 (12); IV 8 , 28 (29); IV 9, 21. Náyades.— Ninfas de las aguas: III 25, 14. Neápolis.— La actual ciudad de Nápoles: Ep. V 43 (41). Necesidad.— I 35, 17 (16); III 1, 14; III 24, 6 (5). Neera.— Nombre de mujer: III 14, 21; Ep. XV 11. Neptunio.—Ep. IX 7 ( 8 ). Neptuno,— I 28, 29 (28); III 28, 2; III 28, 10 (8 ); Ep. VII 3 (4); Ep. XVII 55 (56). Nereides.— Diosas del mar, hijas de Nereo: III 28, 10 (9). [454]

Nereo.—-1.° Relativo a Nereo: Ep. XVII 8 . 2.°) Viejo dios dei mar: I 15, 5 (3). Nerones.— IV 4, 28; IV 4, 37; IV 14, 14. Neso.— Centauro que se enamoró de Deyanira, esposa de Hércules, y fue muerto por éste: Ep. XVII 32. Néstor.— El anciano caudillo de los pilios en la guerra de Troya: I 15, 22. Nifates.— Río o monte de Armenia: II 9, 20 (19). Nilo,— III 3, 48 (49); IV 14, 46 (45). Ninfa (s).— I 1, 31 (32); 1 4, 6 ; I 30, 6 ; II 8,14; 11 19, 3; III 18, 1; III 27, 30; IV 7, 5. Niobeo.— De Níobe, la que se jactó de ser más fecunda que Latona y fue castigada por ello con la muerte de sus hijos y con su propia metamorfosis en piedra: IV 6 , 1. Nireo.— El más bello guerrero, después de Aquiles, que pe­ leó contra Troya: III 20, 15; Ep. XV 22. Noctiluca.— Epíteto de la Luna: IV 6 , 38. Nórico.— Del Nórico, comarca situada entre el Danubio y los Alpes: I 16, 9 (10); Ep. XVII 71. Numancia.— II 12, 1. Númida.— Nombre de varón: I 36, 3 (2). Númidas.— Pueblo del norte de África: III 11, 47 (48). Océano.— I 3, 22; 1 35, 32; IV 5, 40; IV 14, 48 (46); Ep. XVI 41. Olímpico.— I 1, 3. Olimpo.— I 12, 58; III 4, 52. Opuntio.— De Opunte, ciudad griega de la Lócride: I 27, 10 (11).

Orco.— Dios del infierno y nombre del infierno mismo: I 28, 10 (9); II 3, 24 (25); II 18, 30 (32); II 18, 34 (35); III 4, 75; III 11, 29; III 27, 50; IV 2, 24 (22). Orfeo.—-Hijo de Calíope y Apolo, cuya música era conocida por sus mágicos efectos sobre la naturaleza: I 12, 8 ( 6 ); I 24, 13 (14). Órico.— Ciudad del Epiro: III 7, 5. Orion.— Constelación con cuyo ocaso, en noviembre, sobre­ vienen tempestades: 1 28, 21 (22); II 13, 39; III 4, 71 (70); III 27, 18 (17); Ep. X 10; Ep. XV 7 ( 8 ). [455]

Ornito.— Nombre de varón: III 9, 14. Osa.— Constelación boreal: la Osa Mayor: I 26, 3 (5); II 15, 16 (14). Otón.— L. Roscio Otón, tribuno que propuso una ley según la cual se reservaban los primeros asientos del anfiteatro a los caballeros: Ep. IV 16. Otoño.— Ep. II 18 (17). Pácoro.— Caudillo parto que derrotó a los romanos: III 6, 9 (10). Pactolo.— Río de Lidia, cuyas aguas arrastraban oro: Ep. XV 20. Pactumeyo.— Miembro de una familia romana de añeja al­ curnia: Ep. XVII 50 (49). Pado.— Río del norte de Italia, el actual Po: Ep. XVI 28 (27). Padre.— Epíteto de Júpiter: I 2, 2 (1); I 24, 3; III 29, 44. Pafos.— Ciudad de Chipre donde había un templo de Venus: I 30, 1; III 28, 14. Palas.— Epíteto de Minerva: 16, 15 (16); I 7, 5; I 12, 20 (19); I 15, 11; III 4, 57; Ep. X 13. Palatino.— Uno de los montes de Roma: C.S. 65. Palinuro.— Piloto de Eneas: 111 4, 28. Panecio.— Filósofo estoico: I 29, 14. Pantoida.— Hijo de Pántoo; dícese de Euforbo, soldado grie­ go en Troya, del que Pitágoras pretendía ser reencarna­ ción: I 28, 10 (9). Parca,— II 6, 9; II 16, 39 (37); II 17, 16 (15); C.S. 25 (26); Ep. XIII 15 (14). Parió.— De Paros, isla del Egeo: I 19, 6. Paris.— Príncipe troyano, hijo de Príamo y raptor de Hélena: III 3, 40 (41). Parrasio.— Ilustre pintor griego de época clásica: IV 8, 6. Partos.— Pueblo asiático que derrotó a los romanos: 112, 53; 1 19, 12(11); III 2, 3 (4); IV 5, 25; IV 15, 7 (6); Ep. V II9. Patareo.— Epíteto de Apolo, por recibir culto en Pátara (Li­ cia): III 4, 64. Paulo.— 1.°) Paulo-Emilio, cónsul que se suicidó después de la victoria cartaginesa en Cannas: I 12, 38 (37). 2°) Fabio [456]

Máximo, pariente de Augusto y amigo de Ovidio, cónsul en el año 11 a.C.: IV 1, 10-11. Paz.— C.S. 57. Pégaso.— Caballo alado sobre el que cabalgó Belerofonte: I 27, 24 (22); IV 11, 27 (26). Peleo.— Hijo de Eaco y padre de Aquiles: III 7, 17. Pelida.— Aquiles, el hijo de Peleo: I 6, 6 (7). Pelignos.— Pueblo del centro de Italia, al norte del Samnio: III 19, 8; Ep. XVII 60 (61). Pelión.— Monte de Tesalia: III 4, 52 (51). Pélope.— Hijo de Tántalo, casado con Hipodamía; padre de Atreo y Tiestes; su familia fue tristemente célebre por los crímenes que en ella se cometieron: I 6, 8 (9); I 28, 7; II 13, 37 (38); Ep. XVIII 65. Penates.— Dioses patrones de la casa: III 23, 19 (18). Penélope.— Esposa de Ulises: I 17, 20; II 10, 11. Peno.— Cartaginés: I 12, 38; II 2, 11; II 12, 3; II 13, 15 (14); IV 4, 47 (49). Penteo.— Nieto de Cadmo e hijo de Agave. Por no creer en la divinidad de Baco, fue duramente castigado: su propia ma­ dre lo devoró en el transcurso de una bacanal: II 19, 14 (15). Pérgama.— Alcázar de Troya: II 4, 12 (11). Persa (s).— I 2, 22 (23); I 21, 15 (16); III 5, 4; III 9, 4; IV 15, 23. Pérsico.— 1 38, 1. Petio.— Amigo del poeta: Ep. XI 1. Piéride.— Sobrenombre de la Musa: IV 3,18 (17); IV 8, 20. Pierio.— Monte consagrado a las Musas en los confines de Tesalia y Macedonia: III 4, 40; III 10, 15. Pilio.— De Pilos: I 15, 22. Pindárico.— IV 9, 6 (7). Pindaro.— IV 2, 1; IV 2, 8 (7). Pindó.— Montaña situada entre Tesalia y el Epiro: I 12, 6 (5). Pipleide.— Musa. Pimpla era nombre de una ciudad y fuente consagrada a las Musas en Macedonia: I 26, 9 (6). Pirítoo.— Hijo de Ixión; rey de los Lápitas y amigo de Teseo: III 4, 80; IV, 7, 28 (27). [457]

Pirra.— 1.°) Esposa de Deucalión, salvada con él del diluvio y repobladora con él de la tierra: I, 2, 6. 2.°) Nombre de una mujer, ficticia o real, distinta de la anterior: 15,3 (2). Pirro.— 1.°) Caudillo epirota que invadió Roma y fue derro­ tado en el 275 a.C.: III 6, 35. 2.°) Nombre de varón, ficti­ cio o real, distinto del anterior: III 20, 2 (1). Pitágoras.—Ep. XV 21. Pitio.— De Pito, nombre con el que se llamaba también a Delfos. Epíteto de Apolo por su oráculo en dicho lugar: 1 16, 6 .

Planeo.— L. Munacio Planeo, personaje importante en época de las guerras civiles, que cambió varias veces de bando: I 7, 19 (17); III 14, 28. Pléyades.— Constelación boreal: IV 14, 21 (22). Plutón.— II 14, 7. Plutonio.— I 4, 17. Polimnia.— Una de las Musas: I 1, 33 (34). Pollón.— C. Asinio Pollón, historiador, poeta y político, que había sido amigo de Antonio: II 1, 14. Pólux.— Uno de los Dióscuros, hijos de Júpiter y Leda: III 3, 9; III 29, 64. Pompeyo.— Pompeyo Varo, amigo de Horacio y colega suyo de milicia: II 7, 5. Póntico.— Del Ponto: I 14, 11. Porfirión.— Uno de los Gigantes que combatieron contra los Olímpicos: III 4, 54. Pórsena.— Rey etrusco que luchó contra Roma para reestablecer en el trono a Tarquino el Soberbio: Ep. XVI 4 (5). Postumo.— Amigo de Horacio: II 14, 1. Preneste.— Ciudad del Lacio: III 4, 23 (22). Príamo.— Rey de Troya, padre de Héctor y Paris: 1 10, 14 (13); I 15, 8; III 3, 26 (27); III 3, 40 (41); IV 6, 15. Priapo.— Dios protector de huertos y jardines: Ep. II 21. Proción.— También llamado Canícula; constelación cuyo orto coincide con la época más calurosa del verano: III 29, 18 (20). Proculeyo.— Personaje que repartió su fortuna con sus her­ manos arruinados por las guerras civiles: II, 2, 5. Prometeo.— 116,13;II 13,37(38);II18,35(36);£/>.XVII 67. [458]

Prosérpina.— I, 28, 20; II 13, 21; Ep. XVII 2. Prosperidad.— IV 5, 18. Proteo.— Dios del mar, con capacidades adivinatorias y metamórficas: I 2, 7 (9). Pudor,— I 24, 6; C.S. 57. Púnico.— De los cartagineses: 111 5, 18 (19); III 6, 34; Ep. IX 27. Quía.— Nombre de mujer: IV 13, 7 (8). Quío.— De Quíos: III 19, 5; Ep. IX 34 (33). Quimera.— Monstruo híbrido de cabra y león: I 27, 24; II 17, 13; IV 2, 16 (15). Quinctio (cfr. Hirpino).— II 11, 2 (1). Quintilio.— Quintilio Varo, crítico literario famoso, amigo de Virgilio: I 24, 5; I 24, 12 (11). Quirino.— Nombre que se daba a Rómulo, ya divinizado: I 2, 46; III 3, 15; IV 15, 9; Ep. XVI 13. Quirite.— Ciudadano romano: I 1, 7; II 7, 3; III 3, 57; IV 14, 1. Régulo.— Romano prisionero de los cartagineses, que tuvo una honrada y heroica actuación durante la guerra (cfr. intr. III 5); I 12, 37; III 5, 13. Remo,— Ep. VII 19. Reto.— 1.°) De Retía, región alpina: IV 4, 17 (18); IV 14, 15 (16). 2.°) Uno de los Gigantes que lucharon contra los Olímpicos: 11 19, 23; III 4, 55. Ródano.— II 20, 20. Rodas.— I 7, 1 Ródope.— Monte de Tracia: III 25, 12 (10). Roma,— III 3, 38; III 3, 44 (45); III 5, 12; III 29, 12; IV 3, 13; IV 14, 44; C.S. 11; C.S. 37; Ep. XVI 2 (1). Romano,— III 6, 2; III 9, 8; IV 3, 23 (22); IV 4, 46 (45); C.S. 66; Ep. VII 6 (5); Ep. VII 17; Ep. IX 11. Rómulo.— I 12, 33; II 15, 10 (11); IV 5, 1 (2); IV 8, 24 (23); C.S. 47. Sabea.— Comarca sudoccidental de la Arabia feliz, con capi­ tal en Saba: 1 29, 3 (4). [459]

Sábelo.— Sabino: III 6, 38; Ep. XVII 28. Sabino.— Pueblo que antiguamente habitaba en los alrededo­ res de Roma y que se fundió con los romanos: 1 9, 7; I 20, 1; I 22, 9 (10); III 1, 47; III 4, 21; Ep. II 41. Safo.— II 13, 25 (23). Sagana.— Nombre de una bruja: Ep. V 25. Salamine.— Isla próxima al Peloponeso: I 7, 21 (22); I 7, 29. Salaminio.— De Salamine: I 15, 23. Saliar.— De los salios: I 37, 2 (4). Salios.— Sacerdotes de Marte: I 36, 12; IV 1, 28 (27). Salustio (cfr. Crispo.)— II 2, 3 (2). Samio.—-De Samos, isla del Egeo: Ep. XIV 9. Sanción.— III 2, 32. Sátiros.— I 1, 31 (32); II 19, 4. Saturno,— I 12, 50 (49); II 12, 9 (8); II 17, 23. Sémele.— Hija de Cadmo, madre por Júpiter de Baco: I 19, 2. Semeleo.— De Sémele. Epíteto de Baco: I 17, 22 (23). Septimio.—Amigo de Horacio: II 6, 1. Seres.— Pueblo del lejano oriente: I 12, 56 (55); 111 29, 27; IV 15, 23 (22). Sérico.— De los Seres: I 29, 9 (8). Sestio.— L. Sestio, partidario de Pompeyo y posteriormente amigo de Augusto; fue cónsul en el año 23: I 4, 14. Síbaris.—-Nombre de muchacho: I 8, 2. Sibilino.— Relativo a la Sibila, mujer que conocía el porve­ nir: C.S. 5. Sicano.— De Sicilia: Ep. XVII 32. Sículo.— De Sicilia: II 12, 2; II 16, 33 (34); III 1, 18 (19); III 4, 28 (27); IV 4, 44. Sidonio.— De Sidón, ciudad fenicia: Ep. XVI 59. Sigambros.— Pueblo germánico que se sometió a Roma en tiempos de Augusto: IV 2, 36 (35); IV 14, 51. Silvano.— Semidiós campestre, a veces asimilado a Fauno: III 29, 23; Ep. II 22 (21). Simún te.— Río de Troya: Ep. XIII 14. Sirio.— II 7, 8. Siró.— De Siria: I 31, 12. Sirtes.— Bajíos peligrosos para los barcos. Había dos: los ma-

[460]

yores, próximos a Libia, y los menores, frente a Túnez: I 22, 5 (6); II 6, 3; II 20, 15 (16); Ep. IX 31. Sisifo.— Condenado en el infierno por haber engañado a la Muerte. Su castigo era subir hasta una cima una gran pie­ dra, que volvía a caer, y debía empujarla de nuevo incesan­ temente: II 14, 20 (19); Ep. XVII 68. Sitonio.— De Sitón, rey de Tracia. «Sitonios» viene a signifi­ car «tracios»: I 18, 9; III 26, 10. Socrático.— I 29, 14 (13); III 21, 9 (10). Soracte,— Monte del país falisco, al norte de Roma: I 9, 2. Suburano.— De la Subura o Suburra, barrio plebeyo de Roma, al noroeste del foro: Ep. V 58 (60). Sulpicio.— Sulpicio Galba, orador y propietario de grandes bodegas: IV 12, 18. Talía.— Una de las Musas: IV 6, 25. Taliarco.—Nombre de varón: I 9, 8 (7). Tánais.— Río de la región escita, hoy el Don: III 10, 1; III 29, 28; IV 15, 24. Tántalo.— Condenado al infierno por haber difundido los secretos de los dioses. Su castigo era estar sumergido en un lago sin poder saciar su sed y cerca de un manzano sin po­ der saciar su hambre: II 18, 37 (bis: 36 y 38); Ep. XVII 66. Tarento,— Ciudad de la Magna Grecia, patria del filósofo Arquitas: I 28, 29; II 5, 56. Tarquinio.— Último rey de Roma, llamado «El Soberbio»: I 12, 35. Tártaro.— Región subinfernal destinada a los condenados eternos: I 28, 10 (9); III 7, 17 (18). Tebano.— I 19, 2. Tebas.— Capital de Beocia, en Grecia: I 7, 3; IV 4, 64. Tecmesa.— Cautiva de Ayace, el de Telamón: II 4, 6. Télefo.— 1.°) Nombre de varón: I 13, 1 (2); I 13, 2 (3); III 19, 26 (24); IV 11, 21 (20) 2.°) Hijo de Hércules, caudillo de los misios, herido por Aquiles y más tarde curado por él con herrumbre de su lanza: Ep. XVII 8. Telégono.— Hijo de Ulises y Circe, mítico fundador de Túsculo: III 29, 8 (9). [461]

Tempe.— Valle de Tesalia por donde corría el río Peneo: I 7, 4; I 21, 9 (10); III 1, 24 (23). Tempestades.— Diosas: Ep. X 24 (23). Ténaro.— Lugar del Peloponeso, donde, según decían, había una entrada al mundo infernal: 1 34, 10. Terminales.— Fiestas en honor del dios Término que se cele­ braban el 23 de febrero: Ep. II 59. Tésalo.— De Tesalia: I 7, 4; I 10, 15; I 27, 21; II 4, 10 (9);Ep. V 45. Teseo.— Héroe ateniense matador del Minotauro; amigo de Pirítoo: IV 7, 27 (28). Tetis.— Nereida, madre de Aquiles: I 8, 14; IV 6, 6 (5); Ep. XIII 12 (11). Teucro,— 1.°) Hermano de Ayace: I 7, 21; I 7, 27 (28); I 15, 24 (23); IV 9, 17. 2y ) Adj., de Troya: IV 6, 12. Teyo.— De la isla de Teos, en el mar Jónico: 1 17,18 (20 );Ep. XIV 10. Tíade.— Bacante o Ménade: II 19, 9; III 15, 10 (9). Tiber.— Río de Roma: I 2, 13 (14); I 8, 8; I 29, 12; II 3, 18 (19). Tiberino.— Del Tiber: III 12, 7. Tíbur.— Ciudad del Lacio, cercana a Roma. Lugar de retiro y vacación: I 7, 21; I 18, 2 (1); II 6, 5; III 4, 23; III 29, 6 (7); IV 2, 31 (30). Tiburno.— Uno de los míticos fundadores de Tíbur: 17, 13. Tidida.— Hijo de Tideo. Se refiere a Diomedes, guerrero griego en Troya: I 6, 16 (15); I 15, 28 (27). Tierra.— II 12, 7 (6); III 4, 73; C.S. 29. Tiesteo.— De Tiestes: Ep. V 86. Tiestes.— Hermano de Atreo y objeto de su cólera. Atreo le preparó un macabro banquete, cocinándole a sus propios hijos: I 16, 17 (18). Tifeo.— Ser horrendo y gigantesco que la Tierra engendró contra los Olímpicos: ΠΙ 4, 53. Tigris.— Río asiático: IV 14, 46. Tindáridas.— Hijos de Tindáreo. Se refiere a los Dióscuros, propiamente hijos de Júpiter, pero siendo Tindáreo su pa­ dre putativo: IV 8, 31. Tíndaris.— Nombre de mujer: I 17, 10. [462]

Tino.— De Tinia, comarca de Asia Menor: III 7, 3. Tioneo.— Hijo de Tione, otro nombre de Sémele. Epíteto de Baco: I 17, 23 (22). Tiridates.-—Rey de los partos (cfr. Fraates): I 26, 5. Tirio.— De Tiro, ciudad fenicia: III 29, 60 (61 );Ep. XII. 21. Tirreno.— Mar que baña las costas occidentales de Italia: I 11,6 (5); III 10,12 (10); III 24, 4; III 29,1; IV 15, 3 (4). Titanes.— Generación de dioses anterior a la de los Olímpi­ cos: III 4, 43 (45). Titio.— Gigante condenado en el infierno a sufrir el acoso de unos buitres que le devoraban el hígado. Su culpa fue ha­ ber querido violar a Latona: II 14, 8; III 4, 77 (78); III 11, 21; IV 6, 2. Titono.— Esposo de la Aurora, hermano de Priamo: I 28, 8 (7); II 16, 30. Torcuato.— 1.°) L. Manlio Torcuato: Ep. XIII 6. 2.°) Amigo de Horacio: IV 7, 23. Trace.— La región de Tracia, al norte de Grecia: II 16, 5; III 25, 11 (10). Trace (s).— Habitante de Tracia: I 27, 2; II 19, 16; Ep. V 14. Tracio,— I 25, 11 (12); IV 12, 2 (1). Trecio.—Tracio: 1 24, 13; I 36, 14; Ep. XIII 3. Treso.— De Tracia: III 9, 9. Troes.— Troyanos: IV 6, 15. Troico.— Troyano: III 3, 32. Troilo.— Hijo de Príamo, muerto a manos de Aquiles: II 9, 16 (17). Troya.— I 8, 14; I 10, 15 (16); III 3, 60; III 3, 61 (60); IV 6, 3; IV 15, 31; C.S. 41 (42). Troyano.—1 28, 11. Tulo.— 1.°) El rey romano Tulo Hostilio: IV 7, 15. 2.°) L. Volcacio Tulo, cónsul en el 66 a.C.: III 8, 12 (11). Tusco,— Etrusco: III 7, 28; IV 4, 54 (55). Túsculo.—Localidad del Lacio, a poca distancia de Roma: Ep. I 29. Ulises.—I 6, 7; Ep. XVI 60; Ep. XVII 16. Ustica.— Monte próximo a la finca Sabina de Horacio: I 17, 11. [463]

Valgio.— C. Valgio Rufo, escritor contemporáneo de Hora­ cio: II 9, 5. Vario.— L. Vario Rufo, poeta amigo de Virgilio, conocido especialmente por su tragedia Tiestes: I 6, 1 (2). Varo.— 1.°) Cfr. Quintilio: I 18, 1 (2). 2°) Nombre de varón, amado de la bruja Canidia: Ep. V 73. Vaticano.— Colina de Roma: 1 20, 7. Venafrano.-—De Venafro: III 5, 55. Venafro.— Ciudad de Campania, célebre por su aceite: II 6 , 16.

Venus,— I 4, 5; I 13, 15; I 15, 13 (12); I 18, 6 (7); I 19, 9 (8); I 27, 14; I 30, 1; I 32, 9; I 33, 10; 1 33, 13; II7, 25;II 8, 13; III 10, 9; III 11, 50; III 16, 6 (5); III 18, 6 (7);III 21, 21 (22); III 26, 5; III 27, 67; IV 1, 1; IV 6, 21 (22); IV 10, 1; IV 11, 15 (16); IV 15, 32; C.S. 50 (49). Véspero.— La estrella de la tarde: III 9, 10; III 19, 26 (25). Vesta,— I 2, 16 (17); I 2, 28 (27); III 5, 11. Veya.— Nombre de bruja: Ep. V 29 (30). Vindélicos.— Pueblo alpino derrotado por Druso: IV 4, 18 (17); IV 14, 8. Virgilio.— I 3, 6 (5); I 24, 10; IV 12, 13. Virtud.— Ill 2, 17; III 2, 21; C.S. 58. Vóltur.-—Monte cercano a Venusia: 111 4, 9 (10). Vulcano,— I 4, 8 (7); III 4, 59 (58). Yápige.— Viento del Noroeste: I 3, 4; IV 27, 20 (19). Yolcos.— Puerto tesalio de donde partió la nave Argo: Ep. V 21. Yugurta.—Caudillo númida, vencido por Mario: II 1, 28 (27). Yugurtino.— Relativo a Yugurta: Ep. IX 23 (24). Zéfiros.— Vientos del Oeste: III 1, 24; IV 7, 9.

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ÍN DICE

I

n t r o d u c c ió n

Biografía ……………………………………………………………… El lirismo horaciano …………………………………………… Cuestiones temáticas y formales ………………………… Pervivenda de Horacio ………………………………………. Nota sobre el presente libro ………………………………. B lBI .IOCi RAI Τ Λ

…………………………………………………………………………………………………….

9 18 29 44 65 71

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Libro Libro Libro Libro C

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primero ……………………………………………………. segundo ……………………………………………………. tercero ………………………………………………………. cuarto ………………………………………………………… ií c u i .a r

83 173 229 319

………………………………………………………………………………………………

373

………………………………………………………………………………………………………………………

383

d ic i; o n o m á s t ic o

…………………………….. ………………………………………………….

435

Quinto Horacio Flaco es, junto con Virgilio, el segundo gran poeta de Roma, modelo y punto de referencia de las generaciones siguientes. Su obra nos revela en igual medida un testimonio histórico concreto y un paradigma artístico de alcance universal.

τ Las Odas y los Epodos de Horacio pueden integrarse, desde el punto de vista de la teoría moderna, en el ámbito de la poesía lírica. Sin embargo, mientras las Odas siguen el modelo de Alceo, Safo, Anacreonte y Píndaro, los Epodos pueden considerarse como una poetización del insulto, aunque éste quede a veces en un segundo plano.

ISBN 84 -376-0886-4

978843760886000140

9 I 004 J I ouooou LETRAS UNIVERSALES

0120140





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