Texte intégral de « Les deux traités du Pape, I de la messe »


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OEUVRES ANCIENNES



DES



ESPAGNOL RÉFORMÉ.

JE PRENDS '



une [FERDINANDO DE TEXEDA] Carrascon. 1633.

2 JUAN PÉREZ: Lettre de consolation. 1560.

3 JUAN PÉREZ? Image de l'Antéchrist et de la lettre

à Felipe II. 155. ^.

4 JUAN DE VALDES. Deux dialogues: Mercure

je Charon. Lactantio i l'archidiacre. 1528?

5 RAIMUNDO GONZÁLEZ DE MONTES: Arts

de l'Inquisition espagnole. 1567.

6 CIPRIANO D VALERA: les deux traités

du Pape, je de la messe. 1599.



LES DEUX TRAITÉS

DU PAPE, I DE LA WSA.

ÉCRITS

PAR CIPRIANO D. et alera;

I POUR LUI PURLIGADOS

EN BAS SUR A. 1588, PUIS SUR A. 1599:

une

MAINTENANT RÉIMPRESSION FLELBi £ NTE.



«Toüus ioJusUtle nalla caplu-
liorest, quam eorum, quicum
surtout fallunt, id agunt, ut Tiri
boni esse videantur. n

Gic, dt O / fic, Lib. Moi, eap. xiii.



Année MDCCGLI.






Vil



.OU..



Onze-



v..r: S8! TV ^> 






uÁfOftÜ. , Félix. Non
la vie des rois, ni des empereurs,
Soyez ChristianoB, païens, juifs, Tun-
cos, ou Szitas, ou dont- <| uiera autre
nations si confuses, si diverses
écrit, comme la vie des papes.
Moi ce qui est plus de marabíHar, écrit,
imprimés et approuvés par eux-mêmes
Papistes. Il semble que le Saint-Esprit
a délibérément jeté cette confusion dans
profiter de leur vie. Parce qu'être le
Papes, rois et seigneurs de Rome et de Rome
ma (comme Saint Jérôme, Petrarca,
Laurerizk) Valla, je vous entends beaucoup de di-
zen) est Babylone, et Babylone veut
dis Confusion, Uxlo quand je tousse Pa-



IPÍSI0L4

pas fait, Hazen je le ferai, est-ce que je serai
confusioo: i so niDgan order peut être
dois le dire. Moi avec quoi d'autre
nommez celui de Babylone, ou Confusion,
vous pouvez appeler cette Eglise "dans le
qui de cette manière est prié et chante
langue confuse je pèlerin, celle-là
ne comprend pas un autre: même ce qui est pire,
c'est souvent le même qui prie »ou
chanter, ne comprends pas ce qui est dit. Hey,
Cher ami lecteur, notifiez ce
Fusion, de sorte que si vous lisez un auteur:
Le pape Jean XXIV a été déposé à la Con-
zilio Gonstanziense pour les grandes beautés *
tu voulais, et les hérésies qu'en sa présence, je
ils ont été testés sur son visage, et d'autres disent
Cela est arrivé au pape Jean XXIU,
autre que le Pape Jean XXII, ne vous étonnez pas:
parce que ces trois Juanes XXll, XXni, XXIV
ce sont les mêmes John Pope. Quant à la con
currenzias que j'ai mis des rois de
L'Espagne avec les papes, j'ai suivi Don
Alonso de Carthajena, évêque de Burgos,
dans son histoire latine des Beyes de
L'Espagne, qui a appelé AnacephalsBosis, quie »
re dezir, Récapitulazion «La tentative i
raison qui m'a incité à écrire ces
deux traités du Pape et de la messe »non



AL CHRISniHO LBCTOft.

"est allé un autre aucun, mais un grand de"
Je sais ce que j'ai que ceux de moi nazion
profiter des mêmes miséricordes, que
le Seigneur a fait dans ces derniers temps <»
après de nombreuses nations d'Europe, donnez *
leur donner la liberté de conscience (i ceci, non
pour libre cours servir les concupts<- 
aenzias de la carne: sino para en espíritu 
i en verdad servir al Dios vivienle, al cual 
servir es reinar). Duéleme mui mucho, 
que mi nazion, á la cual el Sefior Dios ha 
dado tanto injenio , habilidad i entendi«» 
miento para las cosas del mundo (lo cual 
las otras nazi(Hies no lo pueden neg^r), en 
las cosas de Dios, en las cosas , que le va 
la salud de sus ánimas , ó ir al zielo , ó ir 
al infierno , sea tan tonta i tan ziega , que 
se deje llevar por la nariz, que se deje go- 
bernar, atrepellar i tiranizar del Papa, 
del hombre de pecado, del hijo de 
perdizion, del Antechristo, que está sen-** 
tado en el templo de Dios como Dios, ha«> 
ressemblant à Dieu: et le reste que saint
Pablo, 11 ans, Thes., Ii, dis: Tout est mauvais
les Espagnols l'ont fait venir d'un faux
persuasion qu'ils ont conçue de soi *
rité du Pape. Ils croient que le Pape est un successeur
de Saint-Pierre, être vicaire de Ghristo, être



IPISTOLA

Dieu sur terre. Ils croient que tout
le pape fait sur terre, Dieu le fait sur
el zielo: i que tout ce que le Pape des-
Brume sur la terre, Dieu le défait sur le
zielo. Ce premier traité servira de
les tromper: il se montrera très palpable et
le pape ne sera pas juge de saint
Pedro, mais Judas, ne soyez pas vicaire de
Christ, mais Satan (que l'Écriture
ture santa appelle Prinzipe de ce monde je
Dieu de ce siècle), et ne devrait donc pas
Nous obéirons au Pape, nous ne ferons pas plus attention
ni de ce que j'enverrai, de ce que nous faisons
que nos ennemis mortels
envoyer. La volonté de mon cœur, je suis mon
La prière à Dieu est pour ma nation afin que
être sauvé: pour que Sa Majesté vous libère
du pouvoir des ténèbres et du trans-
passez dans le royaume de votre Fils bien-aimé.
Je le ferais, si je pouvais, d'une certaine manière
appelle ma nation; Je voudrais qu'ils aient
une sainte envie des autres nations.
Pourquoi devraient-ils, et non les Espagnols,
lire et entendre le mot dans leur propre langue
de Dieu, comme il est écrit dans le saint Bi-
blia? Pourquoi ont-ils, et pas les Espagnols,
de rezebir les saints sacrements avec le
simplicité, que Jesu Christo insti-



AL CHRISniNO LBCTOl.

le vôtre, je zelebró, avec lequel il a envoyé à sa
L'Église pour les administrer, sans aucun
inventions humaines, superstizions, ni
idolâtries? Ce témoignage de ma nation,
qui ont zelo de Dieu: j'ai tellement po-
Espagnol parce que vous verrez, qu'ils sont athées,
Laissez-les être sans aucune religion. Mais c'est son
zek) n'est pas selon szienzia: parce que ce n'est pas
gouverné par la parole de Dieu: mais par quoi
commandé par l'Antéchrist de Rome: le
que l'on leur a enlevé et interdit le lezion
de la Sainte Écriture. Parce qu'il en sait beaucoup
bien l'Antechristo, que si l'espagnol
lire, alors ils se rendraient compte,
Je connaîtrais la vie abominable du
Papas, je leur impie dotrina: je les laisserais comme ça
je détesterais ça. I si l'Espagne est partie une fois
au Pape, le Pape se dirait (comme on dit)
avec les vagues; avec les expulsés &,
dont il n'y a aucun espoir de
vivre. Oh qui, si seulement Dieu voulait
voir ce jour. Si le pape est tombé, alors
aller au moment où la messe tomberait, et tout
autre idolâtrie, que le Pape a
vendu. C'est la raison pour laquelle notre
vous vous opposez qu'ils se battent tellement pour divertir
je maintiens l'autorité du Pape. Pour-
qu'ils savent très bien que le pape est tombé,



ÉPÎTRE

toute la religion papiste de Nezesity a
tomber au sol. J'ai bien compris
Pedro de la Fuente (ou Fontidonio, comme
d'autres l'appellent), théologien de Séville, le
ce qu'il a fait dans un sermon dans le Conzi ^
Mess tridentin, dernier jour de septembre,
fait une grande invective contre les manifestants.
tantes, les appelant hérétiques, disant que
Ils voulaient renverser les deux colonnes de la
Église: il convient de savoir, au sacrifice de la
Messe, je au Pape. Dezia plus ce Theolo-
allez, que le Conseil devrait utiliser tous
leurs forces pour les soutenir et les avoir fermes
mois je debout. Dezia que la coluna du
siège papal, étant démoli, que l'ensemble
L'Église tomberait par terre. La raison pour laquelle vous donnez
ba, c'était parce que les funérailles et les cadeaux
de l'Église vont ensemble et accompagnent
da avec ceux du Pape. Dezia, il n'y a pas
chose que les adversaires essaient plus que
intention délibérée de faire, de ruiner
au Pape 9 etc. Gaido nous a contre *
rivières dans le compte. Je c'est la cause pourquoi
garder et adorer (et beaucoup d'entre eux
faire contre leur conscience) le Pape,
pour plus abominable, impie et athée que
être. Je prie Votre Majesté, j'ai envoyé sur ver-
étant donné Samson, qui est Christo, lequel des



AL CREISnAllO LICTOB *

sur rempQJon vous assomme complètement
deux quelanas, si la maison de Dagon tombe
tous par terre, juges, xvi, 29. Ziertoque
si le Pape et sa messe étaient des colonnes, construisez * »
jours sur le rocher, sur la pierre de fondation- *
mentalement, Chrísto, que même les portes de
l'enfer, ni tout ce que les hommes peuvent
serait immajinar, ils ne l'emporteraient jamais
tra les. Mais en n'étant pas construit sur
cette base solide, mais d'abord sur
inventions humaines, facilement
veulent quelque chose, qui porte une raison, le
haze bambanear. La chose, que totalement
Il les jette à terre, c'est la parole de Dieu:
comme avec l'aide du Seigneur, on le verra dans
ces deux traités. J'espère que Votre Majesté
tad, dont nous tenons la cause ici, attirera
un fruit de mon travail. Lui en
position. Parce que, comme le dit son apôtre,
I, Corinthios, III, 7. Celui qui plante n'est pas non plus
quelque chose, ni celui qui arrose: mais Dieu, qui donne le
croissance. Sa cause est: il est appelé
Regardez. Et en attendant, Christia-
pas de lecteur, je vous en prie, pour ce que vous devez à
Dieu, qui t'a créé, à cause de ce que tu dois à
la santé de votre âme (qui si je perdais
lieux, que feriez-vous, si vous aviez



ÉPISTE À (XRISTIANO READER.

gagné partout dans le monde), que vous lisez,
deréis et peser les raisons que dans ces deux
Traités que nous donnons pour confirmer ce
dezimos: et voyez lequel est le plus conforme à
la parole de Dieu, avec laquelle les savants
res i les anciens conseils, même avec les ra-
zone naturelle: ce que nous disons, ou quoi
que disent nos adversaires. Le saint je
vrai, qui a la clé de David, qui
ouvert, je ne ferme pas: qui ferme, je nin-
Guno ouvre, ouvre la porte pour qu'on puisse
considérez-vous que j'adore votre saint Lei. Il
toujours être avec toi. Amen. 45 de Ju-
enfant de 1588.

Votre très heureux

frère dans le Seigneur.

C. D. V.



PREMIER TRAITÉ

DU PAPE

T DE VOTRE AUTORITÉ.



liA idolâtrie (qui consiste à rendre honneur, culte et service.
Je crois que Dieu seul est dû à la créature,
bon ou mauvais, sacré ou profane), c'est le plus énorme
péché de combien il y en a et de combien peuvent
ímajinar. Parce que l'idolâtre, juste et manifeste
esprit, comme un traître à son Dieu, 'qui l'a ressuscité,
commet un crime de lèse majesté contre son Dieu.
L'idolâtre cherche, en tant qu'il est, à chasser Dieu
de son trône, je place en lui ce qu'il adore,
même si c'est l'œuvre de ses mains. Pour être cela, donc
grave péché. Dieu l'a puni très rigoureusement
rose: comme nous voyons qu'Israël a puni les dégâts - Exode, xxm,
Litas quand ils ont fait le veau. Pour lesquels le * • »» i> $ ut., Ix,
Seigneur voulait tous les détruire, si ce n'était pour '^'
Moisen, qui était un très bon tiers. Mais avec tout-
de cela, ils sont morts par le couteau ce jour-là
trois mille hommes. Je dois noter que ni Aaron,
ni les Israélites n'étaient-ils aussi stupides, ni aussi fous
laissez le veau penser, ce qu'ils avaient fait,
être leur Dieu. Ce qu'ils pensaient, c'est que ça l'honore
ce qu'ils ont fait au taureau, ils l'ont fait à Dieu. Je si
Quand Aaron a vu le veau, il a construit un autel
dehmte del, j'ai sifflé en disant: Demain sera



2 DU PAPE

tiesta à lehova. Cela a été dit par le représentant
de Dieu, que lui et les autres pensaient
zia dans le mollet. Cette manière d'idolâtrie, le
le peuple d'Israël avait vu en Egypte. Parce que
La cause des Ejipzios, en plus d'autres choses infinies,
que les Israélites adoraient la figure d'Apis, qui est aussi appelée
ré. 'ba Serapis, qui était le nom d'un bœuf. Appliquer

pour les Israélites dans leur commandement la manière de cultiver
ce qu'ils avaient vu en Egypte. Vouloir l'Is-
Raelites d'avoir des choses visibles qu'ils adoraient, qui
représentent Dieu pour eux, ils l'ont fait exprès
délibérer un veau de coulée; comment lire
Exode. xxxn. , 4. 1 (Aaron) l'a formé avec un burin, je
l'a fait [un] veau de fonderie, j'ai dit:
Israël, ces [son] tes dieux, qui t'ont enlevé
tierra de Ejipto , etc. Lo mismo dize Dios , que- 
jándose del pueblo, á Moisen verso, 8. I David 
Psal. CvL, 19. Hizieron, dize, el bezerro en 
Horeb: i encorváronse á un vaziadizo: I troca- 
ron su gloria por la imájen de un buei que come 
I, Reyet, xii, yerba. I leroboan renovando esta idolatría hizo 
'•• dos bczerros de oro , al uno puso en Bethcl, i al 

otro en Dan. I dijo, como sus antepasados lo 
habían dicho en el desierto : Esios son tus dioses, 
que te sacaron, ect. I no es de creer (como ya di- 
Exod.f XXXII, jimos), que Aaron, ni los Israelitas, ni leroboan 
*' después , ni su pueblo , hayan sido tan insensatos, 

que pensasen el bezerro ó bezerros , que ellos 
mismos habían poco antes hecho con sus manos, 
ser Dios, cuyo ser es ab eterno. Lo que pensaban 
era , que Dios, que los habia sacado de Ejipto re- 
presentándose en aquel bezerro , le infundía una 
cierta divinidad, i que por esto quería ser ado- 
rado en él: como io adoraban. Haziendo elfos 



t DE SÜ AUTORIDAD. 3 

esto totalmente quitaban el culto, que á solo 
Dios debían, í lo daban á la criatura. Por eso 
dizc David, que los Israelitas trocaron la gloria P«a/f».Gvi,st. 
de Dios por la ímájen de un bueí , etc. Lo mis- 
mo dezímos ahora á nuestros contrarios. Ellos 
dirán que no creen que la imájen de nuestra 
Señora de Guadalupe, ni la de Monsarrate sea 
la misma virjen Maria que está en los cielos. Di- 
zen, que no creen que el cruzifijo de Burgos, 
que es de palo , sea el mismo Ghristo , que está 
sentado á la diestra del Padre. Lo que creen es, 
que Dios ha infundido en estas , ó en otras tales 
imájines una zíerta divinidad, por representar 
ó á la virjen Maria, ó á Ghristo cruzificado, ctc.« 
i de aqui dizen que hazen milagros : i por eso 
las reverenzian, i adoran. I de tal manera fijan 
sus ojos, i ponen todo su entendimiento en hon* 
rar i adorar estas visibles Imájines, que quitan 
la honra que á solo Dios se debe , -i la dan á una 
imájen de palo, hecha por mano de hombres. je
asi , en estando en alguna aflizion , en lugar de 
demandar socorro á Dios por medio de su Hijo 
Jesu Ghristo, unos gritan t Señora mia de Gua- 
dalupe : otros , Señora mia de Monsarrate : otros. 
Señor Santelmo, Señor San Blas, Señora Santa 
Lucia, etc. De Dios, ni de su Hijo Jesu Ghristo, no 
hal quien se acuerde , sino alguno en algún rin- 
cón. I si los otros lo oyen , Uámanlo de Hereje 
Lutherano que invocó á solo Dios , á solo Jesu 
Ghristo, i no á los santos. Pero Dios nos man- Ptatm.i^n. 
da que en el dia de la tribulazion á Él invoque- ^ 
daba, sujetos á naziones estrañas, i no como 
quiera, sino como esclavos , no hai palabra en la 
Escritura cuántos años haya ^de durar esta cati- 
vidad. Mas al contrario el Anjel dize á Daniel 
eap. IX, 27, que Jerusalen será destruida, 1 que 
nunca mas el culto Mosaico i Templo volverá. 



n DEL PAPA 

Esta terzera catividad es peor que las 9, por tres 
respetos. 1, ppr el tiempo : aquella duró 70 años? 
esta ha durado 1500 i mas años. 2, en la segunda 
los Judíos tuvieron Prophetas i milagros : Jere- 
mías , Ezechiel , Daniel , etc. , los tres manzebos 
fueron librados del fuego, i Daniel de los leo- 
nes : en esta no han tenido Propheta ni milagro. 
Terzero respeto : en la segunda tuvieron grandes 
dignidades , i riquezas : como el Reí Joachin. 
ler. último. Daniel i sus tres compañeros. Mar- 
docheo, Zorobabel: pero en esta están muí abati- 
dos. Es verdad , que tienen esta jeneral promesa, 
que Dios les ha hecho , que todas las vezes 
que se arrepentieren del mal que han hecho , i 
se convertieren á Dios, que ellos perdonará, i 
los recojerá^ de todas las partes del mundo don< 
de estuvieren derramados i aflijidos. I pues 
que Dios no los recoje , ni los libra de una ca- 
tividad tan larga i tan penosa , como es la que 
padezen , sigúese que ellos se están todavía obs- 
tinados en su pecado, i que de veras no se con- 
vierten á Dios. Porque si se convertiesen , Dios 
siendo verdadero en sus promesas , los recojeria. 
Pero vemos lo contrario , que se están derrama- 
dos i en su cativerio .* luego no están arrepenti- 
dos. I así Dios toma contento en castigarlos, 
Deut. xxTuí, como díze Moisen. I será (dize hablando con 
6J, 64. j^g Judíos) , que de la manera que lehova se gozó 

sobre vosotros, para haceros bien , i para mul- 
tiplicaros, así se gozará lehova sobre vosotros, 
* para echaros á perder, i para destruiros: i seréis 

arrancados de sobre la tierra , á la cual entráis 
para poseerla. I esparzirte ha lehova por todos 
los pueblos desde el un cabo de k tierra hasta el 



I DE SU AUTORIDAD. 7 

Otro cabo de la tierra. I allí senrirás á dioses aje- • 
nos que no conoziste ni tus padres , al palo i á 
la piedra, etc. Su obstinazíon i incredulidad, no Diot hsMa ri 
conoziendo el dia de su visitazion, i menospre- J'jJ^^^JjJ *^"**^*«» 
ziando i matando á su Mesías , es la causa desta su increduaJad'! 
tan miserable catividad : en la cual estarán hasta 
tanto , que dejando de permanezer en su incredu- 
lidad , conoscan á Dios , i al Ghristo , ó Mesías, 
que él envió ; y asi serán salvos. 

Demás de lo que habernos dicho , el libro de los 
Juezes está lleno de los castigos que Dios hizo 
sobre los Israelitas por la idolatría , los cuales en- 
tregaba en las manos de sus enemigos. Pero como juezet u 19 
buen Dios i Padre misericordioso los tornaba, ao. * « * 
en arrepentiéndose, á rehazer, i luego tornaban á 
idolatrar, i Dios otra vez á castigar. Así leemos 
que los Israelitas se tornaban i se corrom- 
pían mas que sus padres siguiendo dioses aje- 
nos , sirviéndoles i encorvándose delante dellos, 
i nada disminuían de sus obras i de su duro 
camino, i la ira de lehova se encendió contra 
Israel, etc. I Débora en su Cántico dize dellos: JueMet^ v, 8. 
En cscojiendo nuevos dioses, la guerra estaba 
á las puertas. Tanto aborreze Dios la idolatría, 
que de diez mandamientos que dio , los dos pri- 
meros son contra la idolatría. Primero : No ten- 
drás, dize, dioses ajenos delante de mí. Segundo: 
No te harás imájen, ni ninguna semejanza de co- 
sa que esté arriba en el zielo , etc. ; i luego : No
te inclinarás á ellas, ni las honrarás. Porque yo 
soi lehova, etc. En el primer mandamiento se dos maneras 
prohibe la idolatría interna i mental , i en el se- ^^ idolatría, 
gundo, la esterna i visible. 
Es tan horrendo y enorme pecado la idola- 



8 DEL PAPA 

' tria, que Dios, elcaal es justo juez, la castiga 
con el mas severo castigo de cuantos en este mun- 
do hai. Entrega Dios los idólatras en réptobo 
sentido , de manera que dejados de la mano de 
Dios, i por su justo juizío entregados á Satanás, 
i hechos sus esclavos , hazen lo que no conviene. 
Gomo lo cuenta S. Pablo. Rom., i, 25 , dize de 
los idólatras, que mudaron la verdad de Dios en 
mentira, honrando i sirviendo á las criaturas 
antes (ó mas) que á Dios. I en el verso 28 pone 
el castigo: dize, que los entregó [Dios] á 
perverso entendimiento (lo cual llamamos re- 
probo sentido) para que hagan lo que no con- 
viene. £s á saber, las abominaciones que luego 
cuenta. La respuesta que los Romanistas dan en 
defensa de sus imájines , es frivola. Dizen que no 
adoran ni honran las imájines , sino aquello que 
ellas representan. A lo cual les respondo , que 
tampoco los paganos adoraban las imájines, 
sino aquello que las imájines representaban. 
Porque no creian la imájen de Júpiter ser Jú- 
piter, sino representar á Júpiter. Cuanto mas 
que los Romanistas no solamente mandan que se 
hagan imájines , que se reverenzien , mas aun, 
que se adoren. I asi en la aczion 2 del conzUio 
Ñizeno (no de aquel santo i buen conzilio Ptizeno 
primero, sino del segundo, que convocó la 
cruel Emperatriz Irene), se dize: Adoramos 
las pinturas de las imájines, i en la aczion 3: 
La invisible naturaleza divina no se permite 
pintar ni figurar. Porque nadie jamás vido á 
Dios: mas adoramos la imájen de su huma- 
nidad pintándola con colores. Reverenziamos 
también, i adoramos la Imájen de la ma- 



I DE SU AUTORIDAD. 9 

dre de Dios nuestra Señora , etc. Veis aqai có- 
mo los Romanistas se contradizen. Por una parte 
dizen que no adoran las imájines, i por otra 
mandan en su Gonzilio jeneral que las adoren. 
Conforme á esta dotrina del conziüo cantan en 
8u himno: O crux ave^ spes única, hoc passionis 
tempore: auge piis iustitiam, reisque dona 
veniam , q. d. O Cruz, única esperanza, en estt 
tiempo de la pasión , augmenta á los pios la jus- 
tizia, i á los delincuentes conzede perdón. Iten, 
mostrando la Cruz dizen : Ecce lignum Crucis, 
venüe adoremus: q. d. Veis aquí el madero de la 
Cruz : venid , adorémoslo. Iten , Crucem tuam 
adaramus^ Domine: q. d. A tu Cruz adoramos, ó 
Señor. Thomás de Aquino en sus Summas , ó par- 
tes, hablando de la adorazion , dize , que la Cruz 
le debe adorar con la misma adorazion latría, qu« 
el mismo Dios. I ellos asi lo hazen : i prínzipal* 
mente el viernes santo prostados por tierra adoran 
la Cruz i le ofrezen dones : la cual adorazion dizen 
que San Gregorio la ordenó. Pero cómo puede ser 
esto que dizen de San Gregorio verdad , pues que 
el mismo Gregorio , escribiendo á Sereno , Obispo 
de Marsella , que liabia hecho derribar las imáji- 
nes, quebrarlas i quemarlas, usa dcstas palabras: 
Hubiéramos loado eso , si hubieras defendido el 
adorar las imájines. I un poco mas abajo: Las ^ s. Gregorio ye- 
cuales hablan sido puestas en el templo , no para imdjiDM. 
adorarlas , sino solamente para inslrüzion de los 
simples. ¿Veis aquí cómo no es verdad lo que 
dizen, que San Gregorio haya instituido la ado- 
razion de la Cruz? £s verdad que dize, las imá- 
jines ser libros de los idiotas, i jente simple. 
Pero perdónenos, si en esto no convenimos 



10 D£L PiíPA 

con él, por convenir con lo que la palabra de 
^¿(ir.if, 19,49. Dios nos enseña. Abacuc dize: ¿De qué sirve 
la escultura que esculpió el que la hizo? i 
el vaziadlzo , que enseña mentira ? ó que confie 
elhazedor en su obra, baziendo muchas imájines? 
í Ai del que dize al palo , Despiértate, y á la pie- 
dra muda. Recuerda! ¿El ha de enseñar? Hé 
aquí que él está cubierto de oro y de plata, 
1 no hai espíritu dentro del. Iten, Jeremías: 
/er^m. X, 8, is El palo es instruzion de vanidad. Iten, Todo 
*^- hombre se embruteze á esta szíenzia. Avergüén- 

zese de su vaziadizo todo fundidor. Porque 
mentira es su obra de fundizion , ni hai espíritu 
en ellos : Vanidad son , obra de escarnio , etc. 
Por esta causa dezia, i muí bien, Athanasio: 
AtbaDMio. Guando un hombre vivo no te mueve para que 
conozcas á Dios, ¿cómo te lo hará conozer un 
Epiphenio epis- hombre hecho de palo? Epipfaanio, Obispo de 
inoers?*^'*°*"Cipro, como entrando en una Iglesia viese un 
velo que tenia pintada la imájen de Ghristo , ó 
de otro santo, mandó que lo quitasen de alU, 
i que se sirviesen de aquel velo , de mortaja para 
enterrar algún pobre, díziendo estas palabras: 
Horrible abominazion es ver en los templos de 
los Ghristianos , la ¡majen de Ghristo , ó de al- 
gún santo, pintada. Demás desto escribió á 
Juan, Obispo de Jerusalen, so cuya jurisdizion 
estaba aquel pueblo de Anablatha , donde estaba 
el velo , que tuviese cuenta , que de ahí en ade- 
lante no hubiese en la Iglesia de Ghristo tales 
velos, que son contra lo que permite la relijion. 
Esta epístola plugo tanto á San Jerónimo , que 
la trasladó de griego en latín. El mismo Epipha- 
oio dize ; Acordaos , amados hijos , que no pongáis 



I DE SU AUTORIDAD. 11 

imájines en la Iglesia, ni en los zementerios. 
Has siempre traed á Dios en vuestros corazo- 
nes: i aun mas digo, que ni en vuestras casas 
las permitáis. Porque no es lízito , el cristiano 
estar suspenso por los ojos, sino por la ocupazion 
del entendimiento, etc. El antiquísimo conzilio 
Eliberino , que se zelebró en nuestra España 
(como luego diremos) , i otros muchos antiguos 
conzilios, condenaron las imájines, i muchos 
Ghristianos Emperadores las prohibieron. je
así Valente i Theodosio escribieron al Prefecto Petras Criniius 
del Pretorio diziéndole : Como tengamos gran {J^iS^ipíiní!*** 
cuidado de mantener en todo i por todo , la 
relijion del supremo Dios , á nadie permiti- 
mos, delinear, esculpir, jii pintar en colores, 
piedra, ni en otra cualquier materia , la imájen 
de nuestro Salvador : mas mandamos , que don- 
de quiera que se hallare (la tal imájen) , se quite, 
castigando Con gravísima pena á todos aquellos 
que intentaren algo contra nuestros Decretos 
i mandamientos. No sean obstinados nuestros 
contrarios, pues veen Emperadores Ghristia- 
nos, dotores i conzilios antiguos, i lo que es 
el todo , la misma Escritura , prohibir las imá- 
jines. No se piensen ser aun el tiempo pasado, 
cuando el ziego guiaba á otro ziego, i ambos 
caian en el hoyo. Ya, bendito Dios, vemos. je
asi no habernos menester que ellos nos guien , i 
mas siendo ellos ziegos. 

Preguntóles yo ahora, ¿dónde ó cuándo Dios 
haya mandado hazer lo que ellos hazen? Denme 
an solo ejemi^o del Viejo ó del Nuevo testamento, 
que alguno de los Patríarchas , Prophetas , Após- 
toles, ó Mártires de Jesu Ghristo haya hecho 



12 DEL PAPA 

lo que ellos hazen? haya adorado, ó honrado á 
Dios, ó á sus santos en sus imájines? No me lo 
darán, r^o sean pues mas sabios que ellos. Guár- 

£sui. 1, is. dense no les diga Dios, ¿Quién os demandó esto 
de vuestras manos? Ño es culto este, que Dios 
haya instituido : invenzion es humana i diabó- 
lica : así Dios los castigará , como castigó á 
TCadab i á Abiu , Lev. , x , 1 , que ofreszieron 
fuego estraño que él nunca les mandó. Tengá- 
monos firmes á lo que Dios nos manda : No te 

£xod, XX, 4. harás imájen , etc. I así no erraremos. La iglesia 

Deut. T, 8. Romana ha quitado este segundo mandamien- 
to, 1 no tiene sino nueve mandamientos. Mais
para hazer diez , del dézimo mandamiento , que 
prohibe la concupiszenzia enjeneral, i después 

Verdadera di- pone SUS prinzipales espezics, ó partes, hahe- 
Tiaiondeioadiez cho dos. Mas los Hebreos no lo hazen asi, ni 
uao ameatoc. jqj ¿Qj^j-gg antiguos así Griegos , como Latinos: 

los cuales ponen por 2.^ mandamiento, el manda- 
OríjeDet. miento de las ímájines. Oríjines hom. viii in £xo- 
dum, dize: Algunos piensan que todo esto jun- 
tamente (entiende el primer mandamiento i el 
segundo) es un mandamiento. Lo cual, si asi se 
tuviese , no se cumpliría el número de diez man- 
damientos, ¿ i dónde estaría la verdad del Decálo- 
go (de diez mandamientos)? Pero, si lo dividi- 
mos , como nosotros lo habemos distinguido en 
lo ya dicho , verse ha entero el número de diez 
mandamientos. Así que el primer mandamiento 
es, No tendrás dioses ajenos fuera de mí. je
el segundo , No te harás imájen , etc. : hasta qui 
Cüriéóitomo. Oríjenes. Ghrisóstomo hom. xlix sobre S. Matheo, 
AUiaoaaio. esposízion 2. Athanasio, in Sinopsi scripturarum; 
Ambrosio. S. Ambrosio sobre el capítulo vi de la epístola á 



I DE Sü AUTORIDAD. 13 

losEphesios, i S. leronimo sobre el mismo lu- leronimo. 
gar, todos estos Padres poncQ por segundo man- 
damiento el mismo que nosotros ponemos contra 
las imájenes: i por 3, Pto tomarás el nombre 
del Señor, etc.: por 4, Acuérdate de santifi- 
car , etc. : por 5, Honra á tu padre i á tu madre, 
etc. : i por dézimo , que no deseemos coMa nin-
guna del prójimo , etc. losepho , lib. in de las An- io«epho. 
tígüedades , cap. vi. , i Philon en el libro, que hizo Pbiion. 
de los diez Mandamientos, los divide déla mis- 
ma manera que nosotros. Si esta división del 
Decálogo es la verdadera (como lo es, i como 
lo habemos probado por la espresa palabra de 
Dios , No te harás imájen , i por los dolores He- 
breos, Griegos i Latinos), sigúese de aqui , la Igle- 
sia Romana ser maldita de Dios : pues se ha atre- u igiesin bo- 
vido á quitar i á añadir algo á la sacrosanta, éter- ™¡o¡!qS¿^*^*'*' 
na, i inviolable lei de Dios, á la cual (pues es 
perfecta, cumplida i entera) ninguno le ha de 
añidir , ni quitar : conforme á lo que el mismo 
Dios dize: r^o añidireís á la palabra que yo os d^^, ,y ^, 
mando, ni diminureis della, para que guardéis Deut.,ií.z%^ 
los Mandamientos de lehova vuestro Dios que '*'"<»*'•» ^^*» *• 
yo os mando. Si aqui en cosa tan clara, tan no- 
table , 1 de tanta importanzia , tan á ojos vistas, 
i tan sin vergüenza, la Iglesia Romana se ha atre- 
vido á quitar , i aponer , ¿en qué no se atreverá? 
Mirémosla bien á las manos. El vientre, co- 
mo dizen , no tiene orejas. Los Romanistas no 
quieren oir estas cosas. Las imájines en la pa- 
pistería , hinchen los vientres i las arcas. Gran 
tesoro es el que se da á las imájines, azeile, ce- 
ra, perfumes, seda, plata, oro, brocado, pie- 
dras preciosas. Ladrones i malas mujeres son mui 



14 DEL PAPA 

liberales en esta parte. Clérigos i Frailes, vis^ 
ten i componen sus imájines con lo que las 

/)0u/., xxiii, 18. rameras les han presentado. En lo cual hazen 
contra el Mandamiento de Dios, que manda, 
que ninguno traiga salario de ramera, á la casa 
de lehova , etc. : la causa es , porque Dios , que 
justo i limpio, abomina la rapiña , detesta lo mal 
ganado, con pecado i suziedad. I la Glosa ín 
Deere, dist. xc , cap. Oblationis, determina» que 
ninguna cosa que ramera haya ganado, se ofrezca 
en la Iglesia. I para que el vulgo superstizioso 
dé mas, házenle en creyente que las imájines lloran, 
rien , sudan , i que hazen otros muchos milagros. 
Deui.,iir,ii. Cuenta Moisen, que cuando Dios habló con 
su pueblo, que el pueblo oyó la voz de sus palabras: 
mas que figura ninguna vido, sino la voz. Qué 
haya Dios querido dará entender por esto , el mis- 
mo Moisen luego lo dize : Guardad pues mucho 
vuestras ánimas. Porque ninguna figura vistes, 
etc. , i luego : Que no corrompáis , i hagáis para
vosotros escultura, imájen de alguna semejanza, 
figura de macho ó de hembra. La vulgata edi- 
zion, que es la que la Iglesia Romana aprueba, 
dize : Ne forte decepíi faciatisvobis sculptam si- 
militudinem^ aut imaginemmasculivelfoBmincB. 
Q. d. Que acaso engañados, no os hagáis seme^ 
janza esculpida, ó imájen de macho, ó hem- 
bra. Miren nuestros contrarios, si hazen imá- 
jines de santos i de santas , que son de machos 
i de hembras. I puesto caso que el hazer imá- 
jines no fuesse contra el espreso mandamien- 
oñzio de buen to de Dios , sino que fuese cosa indiferente 

I!1.«Í.VkÍ.*^?- JL hazerlas, ó no : con todo esto, debria el buen ma- 

probibir la ido* .. . , ' , . , ' ... • . j , 

latria. jistrado cuando viese la superstizion i idola* 



t DE SÜ AUTORIDAD. 15 

iría que comete el vulgo ignorante , prohibir las 
imájines i quebrarlas : imitando en esto al san- 
tísimo Reí Ezechias que quebró la serpiente Nüm., xxi, s. 
de metal , que habia hecho Noisen , viendo que 
los Israelitas le quemaban perfumes, como se 
cuenta II, Reyes, xviii, 4. Leed el capítulo. Véase 
si nuestros contrarios adornan sus imájines con 
flores, con guirnaldas, con coronas, tócanlas, 
vístenlas , cíñenlas , pónenles sus bolsas , enzíén- 
denles zirios , candelas , lámparas , perfúmanlas, 
enziénsanlas, llévanlas sobre los hombros en pro- 
zesion, híncanse de rodillas delante dellas, adó- 
ranlas demándanles ayuda i socorro en sus neze- 
sidades. Leed á este propósito la Epístola de Barue, vi. 
leremías , que rezita Raruc , cap. vi. I veréis al pie 
déla letra, lo que hoi día se haze en España. Si 
esto no es idolatría 1 superstizion, ¿qué lo será? Si 
hoi día viviera el buen Rei Ezechias, ¿qué les 
híziera á estas imájines? Lo que hizo á la ser- 
piente de metal: quebráralas, desmenuzáralas. 
Nuestros contrarios dan sus escusas. Las mis- 
mas pudieran dar los Israelitas. I aun podrá 
ser que las dieron. Pero con todas sus escusas el 
buen Rei la quebró. I no penséis que esta ser- 
piente puesta en alto , que Ezechias quebró , era 
de poca sinificazion. Sabed que fué figura del ''■ *frP!*?*® ^* 
mismo Ghristo, que había de ser levantado, i pues- yOguradeChrii- 
to por bandera , á quien siguiesen todos los ^^' 
que en él creyesen , para que creyendo en él tu- 
viesen vida eterna. Gomo los que miraban á la 
serpiente de metal sanaban de su enfermedad 
corporal, así ni mas ni menos, los que miran á 
Ghristo , en él creen , i á él siguen , sanan de sus 
enfermedades espirituales. Esta interpretazion iaan,ii,ik. 



16 DEL PAPA 

no es mía : S. luán la haze. Cuyas palabras son 
estas : I como Moisen levantó ia serpiente en el 
desierto , ansí es necesario que el Hijo del hom- 
bre sea levantado: para que todo aquel, que en 
él creyere, etc. Con ser esta serpiente hecha por 
flioísen, i por mandado de Dios^ i con la sini- 
ficazion tan alta, que le da S. luán, haziéndola 
imajen i figura de Christo, i con haber durado 
en el pueblo de Dios tantos años, desde que los 
Israelitas estuvieron en el desierto, hasta que 
Ezechias reinó, con todo esto, este buen Rei, 
viendo la superstizíon del pueblo, que le quemaba 
perfumes , la echó por tierra i la quebró. Este 
su buen zelo , es alabado en la Escritura. I asi , II, 
Reyes, xvni, 3 , se dizen del estas palabras. Este 
hizo lo recto en ojos de lehova , conforme á todas 
las cosas que habia hecho David su Padre. Este 
quitó los Altos, i quebró las imájines, i taló 
ios bosques , i quebró la serpiente de metal que 
habia hecho Moisen : porque hasta entonzes le 
quemaban perfumes los Hijos de Israel , i llamóle 
por nombre INehustan (quiere dezir, cosa de 
metal). Pluguiese á Dios , que los Reyes Chris- 
tianos i Cathólicos, imitasen el santo zelo deste 
buen Rei. Pluguiese á Dios, que de veras se qui- 
siesen informar, i veyr con sus ojos, qué cosa 
sean las reliquias, i imájines que tienen en sus 
Reinos , i sus milagros , si son verdaderos , ó fal- 
sos. Pero i ai dolor ! que en nuestros tiempos se 
séiwe n^í^o Teriíica el refrán viejo , Séase milagro , i hágalo 
y^gaoe ^" el Diablo. ¡Pluguiese áDios, que demandasen 

cuenta de tanta riqueza como se ofreze á las imá- 
jines ! ¡ O qué se hallaría ! 
Los Romanos se escusan con una distinzion 



I DE SU AUTOBIDAD. 17 

que hazen : dizen que una cosa es ídolo , i otra 
cosa es imájen. Dizen que la Leí de Dios veda 
los ídolos , i permite las imájines , dizen que el 
ídolo es abominazion , pero no la imájen. Dizen 
que ellos detestan los ídolos, i honran las imá- 
jines. Probemos ahora esta su distinzion de ído- 
lo i imájen ser vana. Dios Exod. xx, 4, i Deut. 
r, 8, dize: Pío te harás Pesel. Toda la dificultad 
está en saber qué cosa sea Pesel. Pesel es palabra Pe^^ei, qué sig- 
hebrea, derívase del verbo Pasal, que quiere de- n^flqoe- 
zir, esculpir, entallar, ó dolar. I porque no pen- 
sásemos (como los Griegos aun lo piensan) que 
solamente Pesel, que es escultura, estatua ó imá- 
jen de bulto , es prohibida , luego añide Dios 
Temuna: que quiere dezir, cualquiera figura, 
forma efijie, ó imájen pintada. Veda pues las 
imájines esculpidas, entalladas, doladas, ó pin- 
tadas : manda que no las adoremos ni ias reve- 
renzíemos. Llamaldas vos como quisierdes : ídolos 
ó imájines. Ídolo es vocablo Griego , que es lo 
mismo que en Latín Simulachrum , imago : Si- 
mulachrum, ó imago , es lo que en Español llaroa- 
' mos imájen. Estas cuatro palabras , Pesel , Eído- 
lon , Simulachrum i imájen, una misma cosa son, 
una misma cosa significan : sino que la primera 
es Hebraica, la 2 Griega , la 3 Latina^ la 4 Es- 
pañola. I así San Ambrosio (como lo nota Ambrosio. 
Erasmo, Annotatione in cap. vm, i. Cor.) por Brasmo. 
ídolo siempre lee Simulachro. Simulachrum Lac- lactancio^insi. 
tanzio lo deriva á simulando : Eidolon se deriva "**' "» *^"*'* **• 
de Eidos, 'que quiere dezir aparenzia, 6 mues- 
tra. Pareze que es persona , i no lo es : tiene 
ojos , i no vee : tiene orejas, i no oye : tiene pies, i 
no anda. David , Psal. cxv , los pinta mui al vivo. 



18 D£L PAPA 

Miren nuestros contrarios si sus imájines ten- 
gan ojos, i no vean: orejas, i no oigan, etc. 
San Augustin, lib. iv, de Gi¥it. Dei, cap. 9 i 31. 
Orijenes, lib. vin, cont. Zelso San Zipriano tract. 
cont. Demetriano , i San Epipanio, i San Ambro- 
sio ninguna diferenzia hazen entre ídolo i imájen. 
Aquinas. Thomás de Aquino, aquel gran capitán de los 
Dominicos, pone esta diferenzia (como lo nota 
Erasmo en el paso poco há alegado) entre ido- 
lum y simulachrum. Dizeque Simulachrum , es 
una cosa hecha á la semejanza de alguna cosa 
natural. Pero que idolum es : si corpori humano 
addatur caput equinum. Q. d. : si á un cuerpo hu- 
mano se le pusiese una cabeza de caballo. Zierto, 
bien ridicula distinzion. Concluyamos esta ma- 
teria con lo que se ordenó en nuestra España 
en el conzilio Eliberino , el cual se zelebró zerca 
del año del Señor de 335. Cuyo canon 36 fué 
(como aun Carranza en su Summa conciliorum 
lo nota) Placuit Picturas in Ecclesia esse non 
deberé : ne quod colitur aut adoratur , in parie- 
tibus depingatur. Q. d. : Plugo que las pinturas 
no deben estar en la Iglesia. Porque lo que se re- 
verenzia, ó adora, no se pinte en las paredes. 

Eiibera, donde se zelebró este tan antiguo 

conzilio , fué una ziudad zerca de donde está 

Elibera, cía- ahora Granada. Eiibera fué destruida, i de sus 

Sldff'^^ '^"ruinas fué Granada edificada, ó augmentada. I 

hasta hoí en dia hai una puerta en Granada que 
se llama la puerta Delvira , corrompiendo el vo- 
cablo por dezir de Eiibera. Llamábanlo asi á la 
puerta, porque por alli iban á Eiibera. Si este 
canon, que se hizo en nuestra España ya ha 
1563 años se hubiera guardado en nuestra Espa- 



i DB SU AUTORIDAD. 19 

ña, no hubiera en nuestra España la Idolatría^ 
que ha!. Lerántate, Señor, mira por tu honra. 
Conviértete, ó confunde (sí no son de tus elejidos) 
á todos los que adoran Pesel , las esculturas , ó 
entalladuras : ó Temuna , las pinturas, ó debujos. 
Todo cuanto habernos dicho contra las imáji- 
nes se entiende de aquellas que se hazen para 
relijion , servizio i culto , y para honrarlas , ser- 
virlas , i adorarlas. Las tales imájines son prohl^ 
bidas por la leí de Dios. I asi el arte de entallar, taulr'ctc^esM- 
esculpir, pintar, i debujar, cuando no es para siu, { cátodo, 
este fin , no es prohibida , sino hzita. Quitada 
la superstizion i idolatría , el arte es buena. Si 
hai pueblo ó nazion que haya cometido i cometa 
idolatría interna i esterna, es la Iglesia papis- 
tica. Porque qué otra cosa vemos en sus tem- 
plos , en sus casas , calles , i encruzijadas sino 
ídolos y imájines hechas, i adoradas contra el 
espreso mandamiento de Dios : INo te harás imá- 
jen? No ha habido nazion tan bárbara que pensase 
ser Dios aquello que vía esteriormente con sus 
ojos. Su Júpiter, su Juno, su Maríe i su Ve- 
nus , etc., en el zielo (como ya habernos dicho) 
pensaban, que estaban , á los cuales en sus imá- 
jines, que los representaban , adoraban, 
t Muchos de los Moros , Turcos, i Judíos se con- 
vertirían á Ghristo , si no fuese por la ofensa i 
escándalo de las imájines que^stan en los tem- 
plos. Por eso Paulo Prizio doctísimo hebreo, 
que se hizo Ghristiano en Pavía, dezia, que con- 
venia muí mucho que las imájines se quitasen de 
los templos: porque ellas eran causa que muchos 
Judíos no 80 hiziesen Ghristianos. Lo» papistas 

La iglesia papistica no solamente comete la *o° idólatras. 



20 DEL PAPA 

idolatría que los Jentíles cometian, pero aun 
pasa mas adelante. Comete una idolatría que 
ningún pagano ni jentil jamás cometió. Cree 
el pan i el vino de su Misa (á la cual llama sacri- 
fizío) zelebrada por su Papa, ó por el sazerdote 
hecho por autoridad del Papa , ser, no la repre- 
sentazjon, ni la comemorazion de la muerte del 
Señor , sino su verdadero cuerpo i sangre , s^r el 
mismo Jesu Ghristo , tamaño i tan grande como 
estuvo en la Cruz : i así , como á verdadero Dios 
Argumento de lo adora. Probaremos, pues, aquí en este primer 

arabos tratados. Tratado con la ayuda del Señor, cuya causa aquí 

mantenemos , el Papa ser falso sazerdote , i ver- 
dadero Antechristo, qué tal idolatría, i otras 
muchas mas , ha inventado en la Iglesia.. Iten , en 
el segundo Tratado con la misma ayuda , proba- 
remos, la Misa ser falso sacrifízío y gran idolatría. 
I por cuanto que nuestro prinzipal intento no es 
tanto derribar la mentira, cuanto edificar la 
verdad , después de haber mostrado el Papa ser 
falso sazerdote, i la Misa ser falso sacrifizio, mos- 
traremos (lo cual es el argumento que el Apóstol 
Argumento de trata en la epístola que escribió á los Hebreos) 

I? K?l«?'* * '"' Jesu Christo ser el verdadero i único sazerdote. 

Hebreos. . /i i. • '

1 SU santísimo cuerpo y sangre, que ^1 ofrezio 
al Padre en la cruz , ser el verdadero i ünicd 
sacrifizio con que .el Padre eterno se aplaca 
i nos rezíbe en m grazia i amistad , justificán- 
donos por Fe , i dándonos su Espíritu de adop- 
zíon mediante el cual le llamemos Abba (que 
quiere dezir Padre) i vivamos en santidad , i jus- 
tizia todos los dias de nuestra vida , i asi sea- 
mos del glorificados para reinar con él para siem- 
pre jamás. 



I DE SU AUTORIDiLD. Si 

Muí muchos se marabillarán de que nosotros 
con tan gran constanzía , ó (como ellos llaman) 
pertinazia, desechemos, condenemos, i abomi- 
nemos al Papa , y á su Misa: i nos calumnian por 
esta infamándonos no solamente entre el vulgo, 
mas aun entre nobles i grandes Señores , i aun 
con los Reyes i Monarcas, de que somos fan- 
tásticos, cabezudos, arrogantes , sedizíosos , re- 
beldes , parziales , i do otros muí muchos falsos 
testimonios , que nos levantan : con los cuales 
hicheo i rompen las orejas de los ignorantes , i de 
todos aquellos que toman plazer en oírlos. Para 
pues les mostrar que no es una loca opinión 
ni fantasía , lo que nos lleva , ni tampoco una 
zíerta ambizion i vana gloría, ni otra ninguna 
pasión , que altere, mueva , i transporte nuestros 
entendimientos , sino antes , un buen* zelo de 
la gloria de Dios , i un gran deseo de ¡a saliid 
de nuestras ánimas , daremos en este nuestro 
primer tratado , razón de lo que creettios i te- 
nemos cuanto al Papa, i cuanto á su autoridad, 
•á todo hombre que la quisiere oír, i entender. je
prínzipalmente sí nos la demanda. Porque (co- 
mo dize S. Pedro) debemos estar aparejados para i, PeU. ni, is. 
responder con dulzor i reverenzia á cada uno, 
que nos demanda razón de la esperanza que 
tenemos. La razón pues que damos de des- 
echar, condenar, i abominar al Papa, i huir del 
como de pestilenzia , es su n^a vida , i impía do- 
trina. Iten , lo que los Dotores i Gonzilios anti- 
guos, dizen del, i lo que la sagrada Escritura , i 
prínzipalmente en tres pasos admirables para 
este propósito , nota. En el segundo tratado^ dire- 
mos lo que de la misa, 1 de su síantidad sentimos. 



22 DEL PAPA 

Papa i Misa son las dos colunas que sustentan 
la Iglesia papístíca: son bien antiguas. Porque 
ja há sus mil años que se comenzaron á edifi- 
car. Sus prínzípios fueron bien pequeños : mas 
de dia en dia , han ido creziendo , puliendo , i 
adornándose , hasta venir al estado en que hoi dia 
las yernos. Porque asi el Papa , como la Misa, 
son tenidos i llamados Dios. Hanlas hecho mui 
hermosas , cubriéndolas con seda , oro , plata, 
brocado i rica pedrería : pero de dentro, son 
superstizion, hipocresía 1 idolatría. Muchas ye» 
zes me he parado á considerar cuál destas dos 
colunas, Papa i Misa, sea mas fuerte, i mas 
estimada. Quién contará las virtudes, ecszelenzia, 
santidad, i divinidad, que dizen, la Misa te- 
ner? Guán provechosa sea para todas las cosas 
animadal, i inanimadas, vivas i muertas? Con- 
siderando esto , la Misa me parezia la mas 
prinzipal , i que por tanto debria yo comenzar 
della. Mas después habiéndolo yo mejor conside- 
rado , me pareze que el Papa , con todo esto, es 

aazones qaeía prinzipal coluna. Las causas que me han* 
prueban el Papa . j . i * i 

ser de mas auto- movido a creerlo asi, son estas, que la causa es 

ridadqne la Misa primero que su efeto en dignidad, el criador 

que la criatura, el amo, que el criado, el sazer- 

dote, que el sacrifizio que ofreze. El Papa es , el 

que ha hecho i criado la Misa : como después 

plaziendo á Dios lo probaremos. Luego el Papa 

es de mayor dignidad , que la Misa. I que el Papa 

sea el amo, i el sacramento su criado, pruébase 

Leed el libro por esto. Porque el Papa cuando va de un pue- 

rSeS' ^ca"^5* ^^^ ^ ^^^^^ ®"^** delante de sí, i aun algunas 

uenaect.xiil'c.io vezes una jornada, ó jornadas, su sacramento 

etc. cap. 4. enzima de un caballo,(que lleva unacampanilla a)



I DB Sü AUTORIDAD. 2S 

coeUo, acompañado de la chusma i bagaje de 
la corte Romana : allí van los platos i asadores, 
zapatos TíejoSf calderas i calderones, 1 toda la 
escorla de la corte Romana, putas i gaiteros. 
Llegado con esta tan honrada compañía el Sa- 
cramento, al lugar á do ha de Teñir el Papa , lo 
espera allí: i cuando sabe que su amo el Papa 
f iene zerca del pueblo , lo sale á rezebir. Abre 
tus ojos, España: ó por mejor dezir, ábratelos 
Dios , i mira en qué estima el Papa tenga al Sa- 
cramento , al cual , él mismo te vende por tu di- 
nero, diziendo que es tu Dios. Frai Juan de Pi- 
neda en su Monarchia eclesiást. , parte III , lib. S3, 
§. 2 , dize, que el primer Papa que hizo lleyar el 
sacramento delante de si , ñié Renedicto XIII ( Es- 
pañol) , cuando, temiendo, se fué de Francia en 
Aragón : i dende este, quedó en costumbre que el 
Papa UcTe delante de si para su guarda el santí- 
simo sacramento. En esto de llerar los Papas el 
sacramento delante de si, imitan á los reyes de 
Persia, delante de los cuales iba un caballo que 
llcTaba sobre si un altar pequeño: en el cual re- 
kizia entre una poca de zeniza una llamita del 
fuego sagrado, que llamaban Crismada. Los Per- 
sas reyerenziaban , i adoraban á este fuego, como 
á una zierta divinidad. Asi que el Rei, para pa- 
rezer ser mas que hombre , i para ser adorado 
juntamente con la divinidad que lo acompañaba, 
salía en público con esta pompa. A este propósito 
leed el Emblema de Alziato, Non tibisedReh 
%íofif, plana 17, donde trata del asnillo que 
iba cargado de misterios. Iten, el que sacri- 
fica es de mas dignidad i estima que el sacrifi- 
zio que ofreze: porque no mira tanto Dios al 



S4 DBL PAPA 

aacrífiziOf ó don que se le ofresze i preseiUa^ 
^fi. iT. 4. cuanto al que se lo ofresze. Miró lehoTa (dizc 
la Escritura) á Abel, i á su presente: i á Gain i 
á su presente no miró. El Apóstol da la razón 
iTtó.xi, 4. dizicndo: Porfé Abel ofreszió á Dios mayor sa- 
crifizío que Gain. £1 Papa es el sazerdote , la 
Misa es el sacrifizio que ofresze : ergo, el Papa es 
de mayor dignidad que la Misa. Por estas razo- 
nes, i otras que podria traer, concluyo, el Papa 
ser la principal coluna que sustenta á la Iglesia 
papistica. Della pues nos comenzemos á asir: no 
para sustentarla , sino para derribarla : i luego 
daremos tras la Misa. I esto con la ayuda del 
todopoderoso Dios Padre i Hijo i Espíritu Santo, 
cuya causa aquí defendemos. 
Papa. A este nombre Papa le ha acontezido lo que 

Huchas pala- á algunos otros vocablos : los cuales antigua- 
teU'iSnSban MI ^^^ se tomaban en buena parte, i eran títulos 
buena parte, las honrosos , pero después con el tiempo se han 

tomM eímalaf* ^^^^^^ en mala parte , ejemplo desto. Tiranno, 
antiguamente, quería dezir Rei, i así el Reí La- 
tino (como cuenta Virjilio ^neid. 7). Llama á 
Eneas , cuya amistad deseaba, Tirano. Saphista, 
quería dezir Sabio : ahora quiere dezir engaña- 
dor, ó embaidor. Hostis, significaba Estranjero, 
ahora significa Enemigo. Asi ni mas ni menos 

-.«.í£íil?í5fPíf® Papa, antiguamente, se lomaba en buena parte, 

cualquier Obispo : "^j » ° *i» i ^ i u* ^ m- • ^ j 

6 Ministro se lía- ^ 86 daba por título á los obispos, ó Ministros de 

«taba Papa. la palabra de Dios: porque en la primitiya igle- 
isia Obispo, Ministro, Pastor, era toda uno. le
riquezas hizieron después la diferenzia que hoi 
vemos : leed á este propósito la epístola de S. Je- 
rónimo á Evagrio, tom. II. Que Papa quisiese 
dezir lo que he dicho , se prueba por las epístolas 



I DB SU AÜTOEIDAO. 25 

délos dolores antiguos, como son S. Zipriana, 
Dionisio Alejandrino t Jerónimo , Ambrosio, Au- 
guslino, Sidonio, Apolinar, i Gregorio, i por 
ios Act09 de los Gonzilios. Los Griegos hasta d 
día de hoi llaman á sus sazerdotes Papaous, los 
Alemanes los llaman PfafTen , los Flamencos los 
llaman Papen : los cuales nombres son derif ados 
del nombre Papa. Que según Suidas, sinifíca 
Padre en lengua Siziliana. De todos estos auto- 
res no alegaré aqui sino dos. Jerónimo escribien^ Tomo ir. 
do á Augustino dize, Rnégote que afizionadisi- 
mámente me encomiendes al santo i venerable 
hermano nuestro el Papa Alipio. I escribiendo 
á Pamachlo, le dize: Tienes al Papa Epiphanio: 
i escribiendo á Augustino lo llama Papa: i 
en otro lugar dize: Ecszeptoel Papa Athanasio 
i Paulino. If i Alipio , ni Pamachio , ni Epiphanio, 
ni Augustino, ni Athanasio, ni Paulino jamás 
fueron Obispos de Roma. Entre las Epístolas de 
8. Zipriano hai una cuyo título es este: Los .^P^toU lu, 
presbíteros 1 diáconos residentes en Roma (dizen) 
salud á Zipriano Papa. I lo que es de notar, que 
la Iglesia de Roma da este titulo á S. Zipriano, 
el cual era Obispo de Garthago, i nunca lo (ué 
de Roma. Pero después que la avarizia i ambi- 
zion del Obispo de Roma , ha crezido tanto que 
se ha hecho prinzipe i universal Obispo , i por el 
mismocaso Antechristo , como lo llama S. Grego- j^^j^*^ no tSutcre 
rio, ha quitado también el titulo de Papa á los otros que otro niof a- 
Obispos, ¡ reser^rádoselopara sí solo : de manera ^Í^^ ^' ** 
que no hai otro Papa sino el Obispo de Roma: i ™^ '^*' 
siendo el Obispo de Roma Antechristo, de aqui 
▼lene, que el jiombre de Papa sea tan horrendo i 
nefando á todos los pios: pues que solamente seda 



26 DEL PAPA 

al Antechristo. Lo que pues diremos , no será 
contra la antigua i primera azepzion del nombre 
de Papa , sino contra la Segunda. El cual nombre 
le conviene mu! bien : porque el Papa todo se lo 
papa : quiere dezir : todo se lo traga i engulle: 
como él mismo lo dize : Dada me es toda potes- 
tad en el zielo i en la tierra. I asi los autores mo* 
dernos toman este nombre Papa pro ingluvie: 
que quiere dezir Tragazón : como lo nota Anto- 
nio deLebrija en su Diczionario. 

Jesu Ghrísto nuestro maestro, cuya toz man- 
da el Padre que oigamos , i que por ella nos ri- 
jamos , nos da un aviso zierto , i una señal infali- 
ble para díferenziar el buen árbol del malo , el 
verdadero Ghristiano del falso , el buen pastor, 

JUat. vil, 17. del merzenario. £1 buen árbol , dize , haze buen 
fruto: dize, que conozerémos los hipócritas por 
sus frutos , ó obras : asi dize , hablando de si 
mismo : Las obras que yo hago , ellas dan testi- 

Jitan, V, 36. monio de mi. £1 mismo Señor dize , que el buen 
pastor pone su vida por sus ovejas : pero no el 

/iMín, X, II. merzenario, antes huye. Los hombres no pue- 
den juzgar, sino lo que veen: el corazón solo 
Dios lo conoze. Siguiendo pues este aviso, que el 
Señor nos ha dado , veamos cuál haya sido hasta 
el dia de hoi la vida i dotrina de los Papas : i asi 
los tendremos ó por buenos, ó por malos : por 
verdaderos ministros de Ghristo, ó del diaMo. 
I para dar mayor claridad á lo que tratamos, 
dividamos todos cuantos pontifízes ha habido en 

DivUioDdeíos Roma en tres partes, ó clases : la primera con- 

S'ÍSS d?8er" ^"^^^ ^^^^^ '^8 que han sido pontffizes desde 
el primero hasta San Silvestre. La segunda to- 
dos los que han sido desde San Silvestre hasta 



I DB SU AUTORIDAD. 27 

fionifazio III. La terzera , todos los que han gido 
desde Bonífazio IH hasta á Clemente VIII, quehoi 
año del Señor 1599 tiraniza en la iglesia. 

Vengamos pues á la primera clase. La común '** ^^""<^- 
opinión ha sido que S. Pedro fué el primer Obis- 
po de Roma: lo cual por la Escritura surada ^^iJ^^j^^^JJ^»^" 
en ninguna manera se puede probar, roas antes ma. 
lo contrario. Muchos han tratado este argu- 
mento : á ellos remito los que lo quisieren 
saber. Cuanto á mi, parézeme ser imposible lo 
que nuestros contrarios dizen, tocante á esta 
materia. Primeramente dizen , que San Pedro 
▼ivió después de la pasión de Christo 38 años, 
los cuales computan desta manera , que estuvo 
algún tiempo en Judea , que después se fué á 
Antiochia, donde fué Obispo 7 años , i qu; de allí 
se fué á Roma , donde fué Obispo 25 años. Asi lo 
dize Bartolomé Cai*ranza en su Summaconci- 
üorum. Pero la epístola de S. Pablo escrita á los 
Calatas, muestra esto no ser posible, si es ver- 
dad lo que dizen , que San Pedro no vivió mas 
que 38 años después de Christo. San Pablo 
cap. I de la dicha epístola, cuenta que después de su 
conversión, no se fué á Jerusalen , sino á Arabia, 
de donde se volvió á Damasco, i que tres años* 
después, vino á Jerusalen , donde halló á Pedro: 
con quien estuvo 15 dias , no para aprender del, 
sino para conferir con él : como lo dize en el 
siguiente capítulo. 14 años después desto, vino 
otra vez á Jerusalen : donde los que eran colunas 
de la iglesia, Jacobo, Cephas, que es. Pedro, 
i Juan, le dieron las manos de compañía. Estos 
años por lo menos son 18 , tres, dize, i después, 
14, i el tiempo que pasó desde la pasión de 



28 HEt» PAPA 

Ghristo, basta que S. Pablo fué á Arabía. Des- 
pués desto ambos se hallaron en Antiochia: 
Gai.it, i i. donde S. Pablo reprehendió á S. Pedro por su 
disimulazion. Si aquí estuvo 7 años , i después 
S5 en Roma i con ellos se juntan los 18 de antes, 
serán por lo menos 50 años , entonzes no será 
Terdad lo que dízen , que S. Pedro yítíó 38 años, 
después de Ghristo, como lo dize Carranza en su 
Summa coociliorum, í mucho menos será ter- 
dad lo que dize Onufrio Panvino , que San Pedro 
fué martirizado 34 años 3 meses i 4 dias des- 
pués de la pasión de Ghristo: esto dize én la 
coróniea de los pontífízes romanos, i en la 
nota que haze sobre Platina en la vida de San 
Pedro. Gomputu los años que vivió Ss^n Pedro 
después de Ghristo desta manera. Desde la 
muerte de Ghristo hasta el segundo año de la 
. muerte de Glaudio pasaron diez años : todo este 
tiempo estuvo San Pedro en Judea sin salir della, 
pasado este tiempo vino á Roma, donde estuvo 
4 años de la cual se partió por el edicto de 
Glaudio contra los Judíos, i se volvió á Jerusalen, 
de Jerusalen se fué á Antiochia , donde estuvo 7 
años : en el cual tiempo murió Glaudio , i Nerón 
• le suzedió en el imperio. En. el prinzipio de 
Nerón se tornó San Pedro á Roma: de donde 
pasado algún tiempo se partió , i peregríhó casi 
por toda Europa : al cabo de la cual peregrina- 
zíon se volvió á Roma la terzera vez. Desde 
la primera entrada de San Pedro en Roma 
hasta m muerte pasaron 24 años , 5 meses , i 18 
dias : los cuales juntados con los diez años , que 
antes estuvo en Judea, hazen los 34 años , 3 me- 
ses i 4 dias. Todo esto dize Panvino. En esto 



I DB Sü AUTORIDAD. S9 

él hize contra sus propios aatores , que dizen 
San Pedro haber estado 7 años en Antiochia , i 
después ^5 en Roma , i asi Grazíano en un De- 
creto dize, que S. Pedro, por revelazion, pasó (ó 
trasladó) su silla, de Antiochia á Roma. I asi frai 
Juan de Pineda, parte ni, líb. SO, cap. 5, §. 1, 
siguiendo esta opinión dize : En Antiochia tuvo 
S. Pedro la silla papal primero que en Roma. 
Estacuentahaze Carranza en su Summa concilio- 
rum hablando de San Pedro. Estuvo, dize, sentado 
en la Cátedra obispal de Antiochia 7 Años : par- 
tido de aqui, vinoá Roma siendo Emperador Clau- 
dio , donde estuvo sentado en la Cátedra obis- 
pal 15 años , S meses i 3 dias. Ya vemos la cuenta 
de Carranza i de Panvino ser falsa : en esto con- 
vienen, que S. Pedro fué cruzificado en Roma. 
Entre la muerte del Señor, i la de Nerón, pasaron 
37 añps. El mismo Pakivino dize , que San Pedro 
fué cruzificado en el último año de Nerón , luego 
serán 37 años después de la muerte de Christo, 
i no 34 , como él dize. La Legenda i el Ca- 
non, dizen: que San Pedro i San Pablo fueron 
degollados en Roma en un mismo año , dia i 
hora. $an Jerónimo dize: Pablo fué muerto á 
cuchillo, i Pedro cruzificado. Ensebio dize, que 
el uno fué degollado , i el otro cruzificado. Pre- 
guntemos pues ahora, i prlnzipalmente á nues- 
tros Españoles , qué tanto creen estas cosas. En esio prueba s. 
qué tiempo vino San Pedro á Roma, cuánto ^«í''? no haber 

/. '^ . j. , „ . j .^ j * estado en Roma. 

tiempo residió en ella, cuándo manó, de que 
jénero de muerte i dónde murió ; quién fué 
susuzesor (porque unos dizen Lino , otros Cle- 
mente): .hallaremos entre ellos gran confusión, 
i discordia: como ya habemos visto. ¿I cómo? 



da Í>fiL (APA 

¿Asi han de tratar á los Ghristianos, cuya fé ha 
de ser fundada sobre la palabra de Dios? Yen^ 
den por articulo de fé, el primado del Papa por 
ser suzesor de S. Pedro , tanto que Bonifazio Vni 
dize ser de necessitate salutis , que no se puede 
salvar el hombre , que no lo cree: i mirad sobre 
qué Escritura santa es fundado! Sobre una 
legenda i dichos de hombres, entre si bien con- 
trarios. Quitada la causa, se quita el efecto* 
Si San Pedro no fué Obispo de Roma, sigúese, 
que todo cuanto se dize de la suzesion i pri- 
mado del Papa, es mentira i falsedad. Iten, 
la comisión de San Pedro era ser Apóstol de la 
zircunzision entre los Judíos , i la de S. Pablo 
del prepuzio, entre los Jentiles Gal., u, 7. 
Bom. XV, 50. xien^ g^ Pablo dize á los mismos Romanos : que 
predicó el Evanjelio, donde nadie lo habia nom-* 
brado : i da la razón t Por no edificar , dize, sobre 
ajeno fundamento : sigúese de aquí que S. Pe-^ 
dro no estuvo en Roma. Iten, en las epístolas 
que escribió estando preso en Roma , envía las 
encomiendas de los fieles que entonzes estaban 
en Romaf i jamás haze menzion de S. Pe- 
dro. I es de creer que lo nombrara si estuviera 
en Roma. Leed la epistola á los Golosenses, 
cap. iv , desde el verso 10 hasta el 14, donde dize.* 
Salúdaos Aristarco , i Marcos , i Jesús , llamado 
Justo, los cuales son de la zircunzision. Estos 
solos son los que me ayudan en el Reino de Dios: 
han me sido consuelo. De lo cual se sigue que 
S. Pedro no estaba en Roma , pues no le ayu- 
daba, ni le era consuelo. Esta Epistola fué escrita 
de Roma. I en la 2 á Timotiieo, cap. iv, SI , la 



I BB SÜ AUTORIDAD. 31 

ctial escribió la segunda vez que estuvo preso en 
Roma y poco antes de su martirio : i en la epístola 
á Philemon ^ verso 23 i 24 , iten en la epístola 
que escribió á los Romanos , ninguna menzion 
haze de S. Pedro : al cual sin duda ninguna en- 
viara sus encomiendas , si estuviera en R oma : i 
mas, siendo S. Pedro (como ellos dizen) Obispo 
de Roma 25 años. Leed el último capitulo desta 
fistola y i veréis el catálogo que S. Pablo haze. 
Desde el verso 5 hasta el 15 no haze sino dezir: 
saludad á fulano, saludad á fulano, etc. I lio 
nombra á S. Pedro. Porque ni era Obispo de 
Roma , ni estaba en Roma. Iten , los Judíos que 
habitaban en Roma (como cuenta S. Lúeas) di- ^^'J^^» ^^vm, 
jeron á S. Pablo, cuando vino preso á Roma , que ' 
no habían oído ni enlendido nada del : i le roga- 
ron, que les dijese su opinión desta Secta , á la 
cual en todos lugares se contradize, i se habla mal 
della. Por Secta entendían el Evanjelio que San 
Pablo predicaba. ¿Quién creerá que S. Pedro, 
que había (como ellos dizen) venido antes á 
Roma i era ministro de la zircunzísion, no les ha- 
bía ensefíado ni hablado palabra ninguna del 
Evanjelio? Estas razones tomadas de la sagrada 
Escritura, me parezen (como lo son) asaz sufi- 
zíentes para probar ser falsa la opinión, que co- 
munmente se tiene, que S. Pedro fué Obispo de 
Roma , i esto 25 años. De aquí se vee claramente 
ser pura ignoranzia (ó lo que peores) , grande 
malízla , la de los papistas , cuando llaman al Papa 
su suzesor de San Pedro , vicario de Jesu Ghristo, 
como lo fué San Pedro, i por tanto universal 
Obispo. Contra el primado del Papa hablaremos 
al fin deste tratado. 



32 DEL PAPA 

Pues qae S. Pedro no fué Obispo de Roma, 
Lino. pongamos á Lino por primero. Todos los pontí- 

lizes de Roma, que hubo desde Lino hasta Silves- 
tre, que fué en tiempo del gran GonstantinOt 
los cuales ponemos en la primera clase , fueron 
«n jeneral verdaderamente Obispos, varones 
santísimos, que con su buena doctrina i santa 
vida, hizieron gran fruto en la iglesia de Dios: 
fueron sal de la tierra, luz del mundo, zíudad 
edificada sobre el monte, candela enzendida i 
puesta sobre el candelero. Estos son los títulos 
con que Jesu Ghristo adorna á ,sus Apóstoles i 
ministros , Mat. y. Estos fueron Anjeles de Dios, 
conforme á lo que dize Malachías hablando de 
Levi, i por consiguiente de los buenos Ministros: 
la lei de verdad (dize) estuvo en su boca, i 
iniquidad nunca fué hallada en sus labios: en 
Maiac. II, c, 7. paz i en justizia anduvo conmigo , i de la iniqui- 
dad hizo apartar á muchos. Porque los labios 
del Sazerdote guardarán sabiduría, i de su 
boca buscarán la lei : porque Ángel es de Jehova 
de los ejérzitos. I los demás títulos con que 
los verdaderos Ministros son adornados i com- 
puestos en la sagrada Escritura : los cuales no 
pongo por no ser prolijo. Al ñn , estos buenos 
Obispos de Roma, con su propia sangre, sella- 
ron el Evanjelio, que habían predicado: i así 
fueron Mártires de Jesu Ghristo. Fueron hom- 
bres pobres en espíritu , i simples de corazón, 
ajenos de avarizia i de ambízion : fueron verda- 
deros Obispos porespazio de casi 300 años: i 
asi la iglesia del Señor, teniendo tales Minis- 
tros, fué entonzes bienaventurada, bien rica 
-en los ojos de Dios : aunque en los ojos de los 



I DB SU AÜTOBIDAD. 3t 

hombres contentible í bien miserable , tal cual 
la pinta el Apóstol en el cap. xi de la epistola á 
los Hebreos desde el verso 36 hasta el. 38. Otros 
(dize) esperimentaron yituperios i azotes: i 
aliende desto prisiones i cárzeles: 37 « otros fue- 
ron apedreados : otros cortados en piezas , otros 
tentados, otros muertos á cuchillo : otros andu- 
vieron perdidos, cubiertos de pieles de otejas i 
de cabras, pobres, angustiados, maltratados: 38, 
De los cuales el mundo no era digno , perdidos 
por los desiertos , por los montes, por las cuevas, 
i por las cavernas de la tierra, etc. Estos bue- 
nos Obispos llevaban en sus cabezas, no mitras, 
sino corozas : no honra , sino deshonra : no ri- 
queza , sino pobreza: imitando en esto á su maes- 
tro ^ tal cual lo pinta al vivo el propheta Esaias, 
cap. Lni, 3. Despreziado, i desechado entre los 
hombres: varón de dolores, esperimentado en 
flaqueza , i como que escondimos del el rostro: 
menospreciado, i no lo estimamos, etc. Esta era 
la aparenzia esterior de la iglesia primitiva : i 
tal ha sido la de nuestros tiempos desde que se 
comenzó la reformazion de la iglesia. De setenta, 
6 ochenta años á esta parte cuántos han sido 
qaemados, ahogados, desollados, ahorcados, 
desterrados, afrentados i muertos de hambre? 
Zierto no hai número. I lo que es mas de ma- 
rabillar, mientras mas queman, i matan, mas 
crezen, i mas se multiplican. Porque la sangre 
de los Mártires , como dize Tertuliano , es la TertoUaoo. 
simiente del Evanjelio. Desde la pasión del 
Señor hasta S. Silvestre, que es el tiempo desta 
primera clase, pasaron casi 300 años: en los 
cuales los Emperadores de Roma fueron señores 



34 DBL PAPA 

de España. Los Romanos en dozientos i tantos 
años que conquistaron la España , nunca ha'sta 
Augusto Zésar fueron absolutos señores della. 
Augusto fué el primero , que venzidos los Monta- 
ñeses i Viscainos , se hizo absoluto señor de toda 
España. 

Los Romanistas, como aquellos (que como 
dizen), han tenido el mando i el palo mui mu- 
chos años ha , para dar antigüedad i autoridad á 
sus zeremonias i tradiziones humanas, falsa- 
mente han dicho que las ordenaron muchos des- 
tos buenos Obispos de Roma , que ponemos en 
la primera clase. Así dizen , que Clemente, Obis- 
po IV de Roma , ordenó la confirmazion de los 
mochachos , las Misas i vestimentos sagrados de 
que se habían de vestir los sazerdotes. No con- 
sideran que fué un hombre pobre , i que por la 
predícazion del Evanjelio fué desterrado á las 
canterías , donde cortaba mármoles , í al fin li- 
gándolo á un áncora , lo echaron en la mar. £1 
D. lilescas en su hist. pontifical , hablando del Papa 
Gayo, dize: Ordenó que ningún lego pudiese 
llevar al Clérigo á juizio : ni ningún pagano , ó 
hereje pueda formar acusazion contra hombre 
Ghristiano , etc. ¿ Cómo puade ser esto verdad, 
pues que Cayo vivió, i murió en tiempo de la 
dézima persecuzion: la cual (como el mismo 
Ulescas dize) fué la mas cruel de todas, i duró 
muchos años? Avergüénzense, i acaben los Ro- 
manistas de confirmar su reiijion con mentiras. 
Ya no es el tiempo que solía, cuando el ciego 
guiaba al: ciego, etc. También dizen que Evaristo, 
Alejandre i Sísto V , VI i VII , Obispos de Roma^ 
hizíeron decretos papísticos : como son la ordena- 



I DE SU AUTORIDAD. 35 

zion de la clerezia, el agua bendita, los vestí- 
mentos sagrados. Dizen , que Telesphoro , que fué 
octavo Obispo de Roma , ordenó que se dijesen 
tres Misas el dia de P^avidad. Otros cuidados 
tenian entonzes los buenos. Obispos, no se em- 
barazaban con tales niñerías i superstíziones. La
hartara i el ózio las parieron. O cuánto mal hi- 
zieron las riquezas á la Iglesia de Dios ! Por esto 
el Emperador Fríderico, como hombre sabio, 
dezia: Detrahamus iUis nocentes divUias: hoc 
enim faceré opus esí charitatis, Q. d. Quitémos- 
les (habla del Papa i de los eclesiásticos) las ri- 
quezas que tanto mal les hazen. Porque bazet 
esto, es obra de Caridad. 

Es aquí de notar que treinta zismas ha liabído, 
las cuales cuenta Panvino en su Gofónica.I la 
que acontezió en el año de S5!2 entre Gornelio I 
Novato la cuenta por la primera sisma. Esta sola zuiúa t*. 
zisma acontezió en la primera clase : en la cual 
todos los obispos de Roma fueron buenos , si no es 
Marzelinb , que ofrcszió enzienso á los ídolos: pero 
tocándole Dios, se arrepintió en gran manera, 
i asi se presentó en el Gonzilio que se tuvo en Sesa 
en el reino de Ñapóles , .donde se hallaron (como 
dize'el D. lUescas) 300 Obispos i 30 presbíteros, 
ó como díze Platina, 180 Obispos: donde con 
lágrimas pidió á Dios i á ellos perdón del gravísi- 
mo delicto qcie había cometido : de Sesa se fué á 
Roma i riñó con Díocleziano porque lo había com- 
pdído sacrificar á }os ídolos : por lo cual Díocle- 
ziano lo mandó matar. Muerto Marzelino vacó la 
silla 7 años i medio , i 25 días, como díze lUescas 
en la vida de Marzelo , ó como díze Platina,i S5 días . 

La segunda clase contiene los pontifizes de ^'* ^^'^^^^ 



36 DEL PAPA 

Roma desde Silvestre I, hasta Bonifazío III. Es- 
tos no tienen que ver, ni con mucho, con los 
Pontifizes de la primera clase , ni en Tida , ni en 
dotrina. Porque habiendo ya zesado la persecu- 
zion , se comenzaron á dar al ózio i buen tiempo, 
i asi hizieron Cánones i Decretos, con que 
aparejaron la silla al grande Antechristo: los 

Arzobispos, desta segunda clase se llamaron Arzobispos por 
espazio de 200 años : conviene á saber, desde el 
año de 320 hasta el de 520: después del año 
de 520 hasta el de 605 se llamaron Patriar- 

patnarc as. ^^^ ^^^^ ^pues^ San Silvestre el primer Arzo- 
bispo, al cual suzedierott Marco, Julio I, Li- 
berio. 

Liberio Arria- Libcrio al prinzlpio de su pontificado sintió 
no. mui bien de la divinidad del Hijo de Dios: i 

nunca, por mas que hizo el Emperador Gons- 
tanzio , que era Arriano , le pudo hazer que con- 
denase á Athanasio : por lo cual fué desterrado 
de Roma. Theodoreto , lib n, cap. 16 de su his- 
toria, cuenta el razonamiento que hubo entre 
Gonstanzio i Liberio cuando fué desterrado : en 
d cual, Liberio se mostró mui constante. Estuvo 
Liberio (como díze Platina) tres años dester- 
rado. Otros dizen menos. En este tiempo los 
Romanos tuvieron un Gonzilio , en el cual eli- 

Feíix 11. jíeron por Obispo á Félix II. Este Félix (como 
dize Platina) era bonisimo hombre: i asi por 
su parezer i por consentimiento de 48 Obispos, 
fueron depuestos Ursazio, i Yalente, que tenían 
la parte del Emperador Gonstanzio Arriano. 
Estos dos se fueron á Gonstanzio , i se quejaron 
de Feli](, rogando al Emperador que restituyese 
á Liberio , el cual estaba cansado de los traba- 



I DE SU AUTORIDAD. 37 

jo8 de 8u destierro , i asi estaba ya trocado en 
opinión por sa ambizion , i por el consejo de 
Fortunato, Obispo de Aquilea. Alzado, pues, el 
destierro, i restituido Liberio en su Obispado, 
en todo i por todo (como dlze Platina) sintió 
con los herejes. Esta restituzion de Liberio, i 
deposizion de Félix causó gran alboroto en Ro- 
ma , tanto que el negozio riño á las manos , i 
muchos sazerdotesi eclesiásticos fueron muer- 
tos en las mismas Iglesias. Esta fué la 8.* zisma. zuma s.* 
En lo que he dicho de Liberio, i de Félix, he se- • 

guido á Platina : el cual en la vida de Felii dize, 
que en ninguna cosa faltando de lo que debe 
hazer un Orthodoxo(un buen Ghristiano ) , fué 
cojido de ios adversarios, juntamente con otros 
muchos buenos Ghristianos, i asi fué muerto. 
Athanasio, en una epístola que escribió á los que 
Tivian Tida solitaria, dize claramente que Li- 
berio, después de pasados dos años de su destier- 
ro, siendo amenazado con la muerte, mudó de 
parezer: i asi firmó contra Athanasio. Jeróni- 
mo en su Ghrónicon dize, que Liberio Tenzido 
del fastidio del destierro suscribió á la herética 
pravedad. Tomo I. Concil. se dize, que entrado 
Liberio en Roma se conformó con Gonstanzio he- 
reje.- lo mismo dize Dámaso en su libro dePon- 
títízes , i Platina , i Alonso Venero en su Enchi- 
rídion de los tiempos, i Juan Stella, i otros. 
Baleo dize que por ambizion: Oigas dize que 
Ubmo movido con el martirio de Félix, de 
miedo que no lo martirizasen, se conformó 
con los Arríanos, i firmó su doctrina. Que Li- 
berio después desto se haya arrepentido , no se 
haze menzion ninguna: i por eso es contado 



38 DEL PAPA 

entre los Papas Arríanos. Esta es la causa por 
qué Dámaso su suzésor condenó á Liberio , i á 
todo cuanto habia hecho. Pero con todo esto 
Gregorio TU, el abominable Papa , como despueí$ 
en su vida veremos , canonizó á este Liberio Ar- 
Un Papa haze ríano , .¡ mandó (como dize el Cardenal Be- 

haie"^ ^^^"^^ ^*''' °®") ^^^ su fiesta se zelebrase. Pan vino, gran 
Adulador de los Papas en su Gorónica de los pon- 
tífices, lo llama San Liberio. Mirad sí es verdad 
lo que se dize , que muchos son tenidos poi* san- 
El Papa yerra tos, cuyas ánimas arden en el infierno. Mirad 

en la fé. g| gj pjp^^ puede errar en la Fó. Escrebir la vi- 

da deste Liberio me ha costado algún trabajo. 
La causa ha sido la diversidad de opiniones. Les
unos lo tienen por Gathólico , los otros por 
Arriano. I los unos i los otros dizen verdad. 
Porque al prinzipio de su pontificado fué Ga- 
thólico (como habemos dicho) , mas después, sin 
arrepentimiento ninguno fué Arriano. P^otemos 
aquí cuan mala bestia sea la ambizion. £1 que 
está en pié , mire no caiga. INo basta, bien co- 
menzar, menester es bien acabar. £1 que perse- 
verare (dize el Señor) hasta la fin, será ssflvo. 
Dios nos haga la grazia de domar nuestra am- 
bizion: que bien lo habemos todos menester. 
Porque no hai ninguno que no se tenga por un 
medio Dios. £1 nos fortifique en' Us afliziones, . 
que por su nombre padezemos. Acordémonos 
de Liberio. I qué digo de Liberio? Acordémo- 
nos de Salomón, que también comenzó, pero 
cómo se gobernó después ? El Señor nos gebier« 
ne hasta la fin. En tiempo deste Liberio naszió en 
la ziudad de Tagasta en África el gran doctor i 
lumbre de la Iglesia San Agustín. I en el m&^ 



04 mito. 



I DE SU AUTORIDAD. 39 

mo dia , dizen , que naszió en la gran Bretaña 
Pelajio hereje. Gran misericordia de Dios , que 
proTeyó de Antidoto contra la ponzoña de Pela- 
jio. 

Dámaso, Portugués, condenó (como habernos 
dicho) á Uberio. Fué Dámaso muí deroto i ze- 
remonioso. Panvino en su corónica, nota que 
todos los Pontifizes de Roma hasta Dámaso 
fueron elejidos i consagrados en un mismo dia: 
Piro dize que después acá no se ha guardado 
esto. A la consagrazion llaman ahora Gorona- 
zion, en el. cual dia se hazesolene triumpho en 
Roma : tanto han crezido las riquezas , poten- 
zia , ambizion , i soberbia de los que se llaman 
suzesores del Pescador; San Jerónimo florezió 
en este tiempo , i fué mui intimo amigo de Dá- 
maso: comopareze por su3 escritos. Entre Dá- 
maso i Ursino fué la 3.* zisma: pero año de 367 
Ursino renunzió, i fué hecho Obispo de Ndpoles. 
Murió Dámaso año de 384: á Dámaso suzedió 
Sirizio. 

Sirizio(como dize Graziano dist. lxxxii) fue e 1 
primerb que vedó el matrimonio á los sazerdotes 
del oczidente : de la cual ordeaazion muchas '*®°. ^*/ m^tn- 

. ... * • • 1 . monto leea m§%

naziones no hizieron caso, i pnnzipalmente abajo en Gregu- 
nuestra España. Por lo cual Himerio , Obispo ^*^* 
que entonzes era de Tarragona , escribió á Si- 
rizio , que los sazerdotes de España no quedan 
sujetarse á la lei que les mandaba dejar sus 
mujeres. Lo cual oyendo Sirizio se enojó dizieu- 
do, que los que están en la carne, no pueden 
agradar á Dios : El mismo Sirizio alega esta au- 
toridad, en la Epistola 4.* que escribió á los Obis- 
pos de África. Sirizio entendiendo este lugar, de los 



Zisma 3.* 



384. 



Sirizio. 

De la prohibí- 



Rom. Tni, 8- 



40 DEL PAPA 

casados , tuerze i arrastra la Escritura. Así 
también torzió este lugar Inozenzio primo. Por- 
que San Pablo por, Estar en carne: no entiende 
ser casado. Porque désa manera condenaría el 
estado del matrimonio, que Dios instituyó en 

Jen, lu, 94. el paraíso , i su Hijo Jesu Ghristo santificó con 

/naii, u, ii. su presenzia, haziendo en él su prímer milagro. 

jiM.xni, 4. Muí bien sabia el Apóstol ser Tenerable en todos 
el matrimonio, i la cama sin mancha. Mui 
bien sabia, que Dios castigará á los fornica- 
rios i adúlteros: por lo cual manda, que los 

/, cor.^ TU, 3, que no tienen don de continenzia , se cáseo. 
V 1 el mismo defiende la libertad que él i Bar- 

nabas tenían de, siendo Apóstoles, retener sus 
mujeres i llevarlas consigo. O no tenemos po- 
testad (dize 1.^ Cor. ix, 5) de traer con nos una 
mujer Hermana (quiere dezir fiel) como los 
otros Apóstoles , i los hermanos del Señor, etc. 
San Pablo, pues, con Perdón de Sirizio i de Ino- 
zenzio I, por, Estar en carne: no entiende los 
casados, sino los hombres carnales i no re- 
jenerados por el Espíritu de Dios: Estos tales 
(séanse solteros, casados, ó viudos) dlze, que 
no pueden agradar á Dios. I que sea esto asi 
veese por lo que luego dize el mismo Após- 

Rom. VIII. 9. tol, hablando con los Romanos , de los cuales 
muchos eran casados : Mas vosotros no estáis 
en la carne sino en el Espíritu: por cuanto 
el Espíritu de Dios mora en vosotros, etc. 

£1 Papa yerra Por esta interpretazion del lugar de San Pablo, 

aLÍ dTuéscr'i- ^'^^ ^^^^ ^^ ^*^P* Sirizio ¡ Inozenzio I, verán 
tura. 'nuestros contrarios (por mas que lo nieguen) 

el Papa poder errar, i errar en la interpre- 
tazion de la Escritura. Murió Sirizio , habíen- 



I DB SU AUTORIDAD. 41 

do sido Papa casi 16 años según Platina. Suze- 
diéronle Anastasio I, Inozenzio I, Zózimol i 
Bonífazio I. 

Entre Bonífazio i Eulalio fué la 4.^^ zisma año Booirasioi. 
de 420. Eulalio renunzió, mucho contra su vo- f|5"* *' 
luntad: mas con todo esto fué hecho Obispo en 
Gampanía. A Bonifazio suzedió Zelestino : á 
Zelestino suzedió Sisto III, el cual siendo 
falsamente acusado , respondió por sí en un 
sínodo. Baso, su adversario, fué condenado. Les
Gonzilios entonzes eran sobre los Papas. A 
Sisto suzedió León I, Hilario, Simplizio, Félix III, 
Gelasío I. A este Gelasio atribuyen aquel no- Geitsio i. 
table dicho de comulgar en ambas espezies , que 
alegaremos en el tratado de la Misa : á Gelasio I. 
suzedió Anastasio II. 

Anastasio II. tomó la parte de los Euthíchia- Anastasio ii, 
nos i de otros herejes, comunicó con ellos. *^*^®* 
Para confirmazion desto, leed á Graziano en 
el Decreto, dist. xix, cap. Secumdum Eccletíce 
CathúUecB : et cap. Anastasius , i tomo n. Gonci- 
lloram, ¡Platina. I^o creáis á los aduladores de 
los Papas: como son el D. Illescas, i los dos 
autores modernos que alega, que son Alberto 
Pighio , i Diego de GoTarruvias. Anastasio ha- 
ziendo sus nezesidades echó (como dizen Vo> 
laterrano i Platina) las tripas en la nezesaria. 
Ya en este tiempo reinaban los Godos en núes- Afio de4i7 ios 
tra España: los cuales comenzaron á reinar <^o<*o| comenia- 

eneUa,año del Señor de 417, echando della España! ° 
á los Romanos, i á otras naziones: reinaron 
en ella 300 años : á Anastasio suzedió Sima- 

Cbo. Slmacho 

Entre Simacho i Laurenzio fué la 5.* Zisma. zisma s/ 



42 



DEL PAPA 



49S. 



mer 



sso 



Emperador. 



Sí3. 

Juan I. 
Embajador. 



Pero Laurenzío renunzió, i fué hecho Obispo 
Nuzesino, año de 498, como dize PanWno. A 
Simacho suzedió Horsmida. 

M^^Ruiarca.'*' Horsmi'da , Campano , fué el primero que de 
Arzobispo fué hecho Patriarca (como diz£ San 
Isidro), por medio del Emperador Justino año 
de 520. Poco á poco van allá. Presto serán 
Papas: quiero dezir, absolutamente Antechristos. 

Descomulgó al Este descomulgó al Emperador Anastasio , por- 
que dezia : Del Emperador ser imperar, i del 
Pontifize obedezer. Ya el Antechristo comenzaba 
á mostrar sus cuernos. Murió Horsmida año de 
523. Reinando en España Jenselarlco :. á Horsmi- 
da suzedió Juan I. 

Juan I , Toscano , hecho Patriarca , fué enviado 
juntamente con otros , por Embajador de Theo- 
dorico Rei de Italia al Emperador Justino. 
Aun no tenian los Obispos de Roma la abso- 
luta, O, por mejor dezir, la disoluta potestad, 
que ahora tienen. Murió Mártir año de 527. 
Ño puedo dejar aquí de coptar una ridicula histo- 
ria que frai Juan de Pineda hablando deste Juan I 
cuenta por milagro. Dize, que para ir al Empe- 
rador tomó un caballo prestado , el cual después 
que Juan Papa subió sobre él, no consintió que 
la mujer de su amo subiese sobre él. A Juan suzedió 
Félix III, dicho IV, á Félix suzedió BonifazioU. 
Entre Bonífazio II i Dióscoro fué la Zisma 6.*, 
año de 530: á Bonifazio suzedieron Juan 11,* Aga- 
peto , Silverio , Vijilio. 

Vijilio, Romano^ astuto acusador de su prede- 
zesor Silverio , con engaño aspiraba al Pontifi- 
cado: al cual alcanzó por medio de Theodora 
Augusta, i de Antonina mujer de Belisario. 



527. 



Bonifazio II. 

590. 

Zlsma 6/ 
VIjillo. 



I DE SU AUTORIDAD. 43 

Pero Dios^ que. es justo, á ambos dio el pago. Il
Vijilio habia por astuzia 'alcanzado el Pontifi- 
cado, i el Silverio (que era hijo del Papa Hors- 
mida), por fuerza. Está fué la 7.* zismá. En este ^isma 7.- 
tiempo reinó en España Theudiselo , ó Theodisco. 

Pelagio , Romano , fué el primero que afirmó, Pei»J*o. 
el primado de la iglesia Romana, no depender ^*"*^® ^® *°* 
ni de los Gonzilios , ni de los hombres , sino del 
mismo Ghristo, díst. xxi. Pero los Canonistas le 
son contrarios diziendo, que omnis majoritas et Los canonistas 
tninoritas , etiam papatus est de jure positivo, ^^ el PapV*^"^" 
Q. d; que toda mayoría i menoría , i aun el pa- ^*^° 
pado ,' es de jure positivo. Este ordenó que los 
eclesiásticos rezasen (ó murmurasen) las siete 
horas canónicas, que son. Maitines, Prima , Ter- nig,/*^*'** ^'*°^' 
zia, Sesta, Nona , Visperas i Completas. Ins- 
tituyó (dize el D. Illescas) Pelagio, que los 
clérigos cada dia rezasen las siete horas, que 
llamamos canónicas, i el mismo Illescas en la 
Tida de Sabiniano dize , Sabinlano fué el primero 
que pjuso orden en el rezar , partiendo el ofizio 
en las siete horas, que llamamos canónicas. ¿Cómo 
puede ser Sabiniano el primero que instituyó las 
siete horas canónicas , si Pelagio las habia antes 
instituido? Esta instituzion fué ocasión que los 
eclesiásticos no leyesen la Riblia. I asi vemos en 
España que muy pocos eclesiásticos tienen la 
Biblia en su casa: Pero ninguno hai dellos que 
no tenga su Breviario : al cual todos tienen por 
mui Gathólico libro: Pero á la Biblia en jeneral 
la llaman libro de Herejes. Algún dia Dios casti- 
gará esta blasfemia. En tiempo deste Pelagio, 
reinó «n España Agila. Juan III suzedió á Pelagio 
ano de 561. 



44 DEL PAPA 

Jaao 111, coa- Juan III hizo contrarío Decreto al que su pre- 
í¡íí?^* »upre- dezesor Pelajio había hecho: i así mandó que 
ninguno se llamase sumo sazerdote , ni universal 
Obispo , dist. xax : Un Papa haze , lo que otro 
deshaze: uno manda lo que otro desmanda. Dans
tiempo deste, los Armenios se hizieron Ghrístia- 
nos: Athanajildo reinó en este tiempo en En- 
paña : á Juan III. suzedieron Benedito , i Pela- 
jio II. 

Peiajio II. Pelajio II, Romano, estando la ciudad zercada, 

fué hecho Pontifíze sin el mandamiento dtl 
Emperador, contra la costumbre que se tenia. 

satisraze al E - ^^^ ®*^ causa euTíó á Gregorio , que después del 
perador. ' Alé Pontífize , á Gonstantinopla, para satisfazer 

i aplacar la ira del Emperador. Murió Pelajio 
sao. año de 590. Leonojíldo reinó en este tiempo en 

España. 

Gregorio I. Romano, fué de mejor vida, i 

el mas doto de todos los Patriarcas sus prede- 

zesores: pero muí zeremoníoso. Gomo se vee 

por tantas superstiziones que introdujo en la 

iglesia. Él fué el primero que conzedió indul- 

jenzias á los que en ziertos días entrasen en 

Primeros per-los templos: conzedió perdones: pero no los 

dooes liQduijen- vendió por dinero, como sus suzesores. Del 

El ánima d ^'^^ Damaszeno , que sacó del infierno el ánima 

Tna«no sale del de Trajano Emperador infiel ( terrible menti- 

inflerno. f^y ^^^o Mcjfa, en la vida de Trajano, dize ser 

fábula i trufa lo que se dize del ánima de Tra- 
jano: Ulescas, en la vida de Gregorio I, lo tiene 
por gran verdad , i condena á Pero Mejia : en 
Gregorio I. el siguiente tratado de la Misa hablaremos mas 
Enemiziaimodei désta materia. Lo bueno que tuvo Gregorio fué, 
primado. qu^ ^011 díchos í hechos fué enemizisimo del 



I DB 8Ü AUTOBIDAD. 45 

Primado: i asi escribió contra el nombre de 
Obispo nnlTcrsal (como diremos después), en 
eontra del cual, se llamó: Sier?o de los siervos de i**®"^^ ^*, ^^* 
Dios. El cual título han retenido todos sus su- ^^ 
zesores. Pero hipócritamente : pues que llamán- 
dose Sierros, se han hecho señores del mundo, 
á quien los Reyes, Emperadores, i Monarcas 
besan los pies, i se tienen por dichosos, si el Papa 
les quiere hazer tanto favor i merzed. Dolíase 
muí mucho Gregorio, de que en el mundo hu- 
biese tantos sazerdotes, i tan pocos predicado- 
res del Evanjelio, etc. Deste S. Gregorio cuenta 
Holdrico Obispo de Augusta en una Epístola, que 
envió al Papa Nicolao I. una notable historia. 
La suma de la cual es esta : que S. Gregorio man- 
dó que los sazerdotes no se casasen. Pero que 
después, entendiendo que secretamente se come- 
tían grandes suziedades, i que por esta causa 
mataban muchas criaturas; mandó que este De- ¿Jíd^T'iiiego 
ereto se abrogase , diziendo que mej^r era ca- permitido á los 
«arse que no dar causa de matar. Porque como «"•^o^- 
una vez enviase á pescar, se hallaron en una „,ii!*5¡^!Í* 

• . -* . «„«„ I j •-. niños en un cs- 

piszma , ó estanque 6000 cabezas de nmos que en tanque, 
ella habían sido ahogados. Lo cual viendo que 
provenia del violento zelíbado , doliéndose Grego- 
rio de todo su corazón i jimiendo , luego al mo- 
mento revocó aquel su edicto. Porque no sola- 
mente, como el mismo Huldrico dize, no se 
habían abstenido de las donzellas i casadas, mas 
aun se habían reborujado con parientas, con ma- 
chos, i aun con brutos animales. Estos son los Frutos del seii- 
frutos del zehbado papf stico , i de su vida anjé- *»do piputico. 
lica. Estas cosas considerando el Papa Pío II. di- 
jo, que con gran razón se les había prohibido el 



46 DEL PAPA 

Dichos de Pío matrimonio a los sazerdotes. Pero que con mui 

II contra el leii- tnayor se les debía restituir. Iten, en otro lugar: 

Por ventura, no seria peor la mayor parte de los 

1» • . iw » sazerdotes casarse. Porque muchos de ellos se 

Kotn 8f rioa en , . , . * , . ,

Sirizio i después Salvarían en sazerdozío conyugal, que son conde- 
en Pauhí II. nados en su estéril sazerdozio. El mismo Pió II. 
(como lo rectifica Zelío 11) deshizo ziertos mo- 
nasterios de monjas de S. Bríjida, i de S. Clara, 
mandándoles que se fuesen dellos, para que mas 
tiempo no se abrasasen , i á fin que debajo de 
un hábito relijioso no encubriesen una ramera. 
Murió S. Gregorio año 604. En este tiempo reinó 
en España Leonijildo arriano,.que martirizó á su 
hijo Herminijildo. 
sabiinano. Sabiniano, suzesor de Gregorio I, fué él últi- 

mo Patriarca de Roma, hombre de muí para 
poco, i que en gran manera odió á su predeze- 
sor Gregorio, tanto que procuró hazerle que- 
mar sus libros. Solamente pondré ahora aquí 
una fábulji, que el Bergomeso cuenta por mui 
verdadera, déla muerte deste Sabiniano. Dize, que 
S. Gregorio después de muerto, aparezió á Sabi- 
niano tres vezes , i lo reprendió mui agrámente 
porque lo habia procurado infamar : Tero que el 
dicho Sabiniano, no quiso por todo esto enmen- 
ün p o darse: lo cual visto por S. Gregorio dio tal golpe 

to mata á otro vi- sobre la cabezá al Sabiniano, que lo hizo morir 
^°- miserablemente. Mon. ecles., part. iii , lib. 17, cap. 

10. § I, se* haze menzion desto. Si esto es ver- 
dad, un Papa mató á otro. Murió Sabiniano año 
605. Este Sabiniano (dize lUescas) fué el primero 
que puso orden en el rezar, partiendo el ofizio en 
las siete horas canónicas : lo mismo dijo de Pela- 
jio I. En este tiempo reinó en España Recaredo Reí 



I DE StJ AUTORIDAD. 47 

de los Godos , que destruyó la herejía de los Ar- 
ríanos ,' la cual los Godos por la raayor parte ha- 
bían tenido. 

La 3.* i última clase , contiene los Pontífizes, j.'ciif^. 
qae propiamente ahora llamamos Papas, que 
son los verdaderos Antechristos. Comenzó esta 
dase en Bonifazio III , continúase hasta el Papa 
Clemente VIH, que hoi tiraniza : acabarse ha en el 
último Papa : al cual Ghristo matará con el espí- 
ritu dé su boca, como va matando á sus predeze- 
sores. I así vendrá la fin. Los Pontífizes de ^^» ^*'- " '• 
la prímera clase fueron Angeles de Dios, san- 
tos en vida i dotrina: Los de la 9.* fueron hom- 
bres, sujetos á caer: mas est|fi de la 3.* son ver- 
daderamente diablos encarnados. I no digo 
esto por hipérbole, ó exajerazion, mas sin figu- 
ra ninguna, y (como dizen) al pié de la letra lo 
siento así: como probaremos por sus vi- 
das. 

Bonifazio III, que es el primero en este cata- RonUazín iii. 
logo, fué un diablo, ambiziosísimo. Este, siendo p^*'"*'^ ^■^'■' 
Patriarca de Boma, fué hecho Papa por medio 
del Emperador Phocas. Este Phocas fué adúlte- 
ro, parrizida i tirano. Llamólo parrizida, por- 
que mató á su Señor, Maurizio, Emperador 
Ghristía.no , para hazerse Emperador : como se 
hizo. Este Bonifazio III. por muchos ruegos, i 
dádivas, que quebrantan peñas, cuanto mas á 
Phocas, alcanzó de Phocas quelá sede Bomana Phoca» conz*?^ 
se llamase, cabeza de todas las iglesias. Tres caui^r^ÜLÍ*""»! 
miserables cosas áconteszieron por este tiempo: igiosias. 
el' nobilísimo imperio comenzó á caer, el pa- El imperio cae. 
pismo comenzó á levantarse : i el Mahometis- 
mo se levantó. De las ruinas del Imperio se le- 



48 DEL PAPA 

•eíeTanlI?^"* vanlaron estas dos bestias, que tanto daño han 
hecho á la iglesia de Ghrísto: i cuanto mas ha 
ido de caida el imperio , tanto mas estas bestias 
han crezido. Ya ha mil años que la luz del Evan- 
jelio se comenzó á escurezer con falsas dotrínas 
i superstiziones. Este miserable primer Papa aun 
antes de cumplido el año de su papazgo, se fué 
á visitar al padre de la ambizion el diablo , i allá 
se quedó con él. Con ser este primer Papa, tan 
ambízioso, i morir obstinado en su ambizion, 
con todo esto Panvino lo llama S. Boniíazio. Dans
este tiempo reinó en España el mui Gathólico Re- 
caredo primero. 
Bonifiíio IV. Á Bonifazio m.^uzedió Bonifazio IV , el cual 
(como dize Platina) alcanzó del Emperador 
Phocas el templo, que llamaban Pantheon 
(que quiere dezir , de todos los dioses) , por ser 
dedicado á Gibele , i á todos los demás dioses. 
Este templo dedicó Bonifazio á la bienaventurada 
Virjen , i á todos los Mártires : el cual se lla- 
ma ahora Santa Maria la redonda. Hasta aquí 
Platina. Don Alonso de Garthajena, Obispo de 
Burgos, dize en la vida del Rei Recaredo estas 
palabras: Phocas conzedíó al beato Bonifazio IV, 
Pontiíize Romano, el templo que se llamaba 
Pantheon , para que fuese consagrado en hon- 
ra de la bienaventurada María , i de todos los 
santos : como mas largamente se contiene en la 
legenda de aquella fiesta : la cual se zelebra el 
primer día de fíoviembre. Hasta qui este Obis- 
po. Es aquí de notar, lo que dize el Obispo, Pla- 
tina i otros muchos : que el Papa demandó este 
templo al Emperador , i que el Emperador se lo 
conzedió. El D. Ulescas en su hist. pontif. , como 



1 DE Sü AUTORIDAD. 49 

adulador del Papa , dize que Bonifazio consagró 
d templo t etc. lo cual dize que pareszió muí 
bien al Emperador Phocas« i no dize que lo 
demandó al Emperador , por no parezer que me- 
noscababa la autoridad de} Papa. De lo que liabe- 
mos dicho se sigue , que el Papa no era entonzes 
señor de Roma. Porque si lo fuera , no pidiera 
este templo al Emperador. Esta sola razón « aun- 
que no hubiese otra ninguna , basta para.probar 
ser falsa la dooazion , que llaman de Constantino, paist dooaifon 
el cual fué casi 300 años antes: en la cual (como de ConstanUno. 
ellos dizen) hizo al Papa absoluto señor de Ro- 
ma, i de otras muchas tierras, que llaman el 
patrimonio de San Pedro. El Papa ó como ladrón 
lo ha hurtado al £n^)erador , ó como tirano se 
ha por fuerza alzado con ello. Murió Bonifazio 
año de 613. En este tiempo reinó en España el 
mui Gathólico Recaredo I. 

Theodato , ó Deus dedit , ordenó que hubiese Deus dedu. 
padrinos en el Baptismo , i que el compadre no Padrinos, 
se casase con su comadre, ni la ahijada con el ge casa' con su 
hijo de su padrino. Murió este Papa año de 616. comadre. 
Huiterico reinó en este tiempo en España. ^'^' 

Bonifazio V ordenó que loa ladrones i horai- Bonifazio v. 
cidas, que se acojíesen á las iglesias , ó á los ze- . iglesias refuj lo 
mcnterios, no pudiesen ser sacados dellos: Lo '"■'«"««'«o'^e'- 
cual ha sido causa que muchos hagan grandes 
▼ellaquerias , i acojiéndose á una iglesia se es- 
capan sin castigo ninguno , á estos llaman Re- 
traídos. Murió año 622. En este tiempo reinó 
en España Sisebuto , ¿ Bonifazio V sucedió Ho- 
norio I.: fué hereje Monpthelita , i portal con- 
denado (como lo dize frai Juan de Pineda part. 
m,lib. 17, cap. 34, §1) en elconzilio vi Gons- 



50 DBL PAPA 

tantinopolitanOf act. 13, 16 i 17. Lo cual se con- 
firma por una carta del Emperador i por otra 
de León I al Emperador. El D. Illescas , como 
aquel que no puede creer que haya Papa que pue- 
da errar, llama á Honorio Santo i loable pontífi- 
ze. Panvino , para escusar á Honorio , dize los 
ejemplares del Gonzilio vi Gonstantinopolitano 
estar corruptos: donosa escusa. A Honorio suze- 
dió Severino, Juan IV, Theodoro, i Martino. 

Mirtino.. Martino I. ordenó que los sazerdotes truje - 

sen coronas : quiere dezir, la cabeza rapada , de- 

Coronas. jándole un zerco , que llaman Corona. En man- 
dar esto el Papa no imitó á Ghristo , ni á sus 
Apóstoles: los cuales nunca fueron de Corona. 
Mas imitó á los sazerdotes de los ídolos, los cua- 

Baruc^ vi, io. Jes (como dize Baruc) traían la cabeza i la bar- 
ba rapada , i estaban sentados en las casas de sus 
dioses , las cabezas descubiertas. Miren nuestros 
contrarios si sus sazerdotes lo hagan así. En lo 
cual , no hai que dudar, sino que imitan á los sa- 
zerdotes de los ídolos. Mandó que los* Obispos 

Ghrisma. Cada año consagrasen la Chrísma , i la enviasen 

Voto de casu- por sus díózeses : impuso el voto de castidad á 
<^»^- los clérigos , duro yugo i de -mui pocos bien lle- 

vado, como en Gregorio L habemos notado. 
Murió Martino L año 653. En tiempo deste reinó 
en España Sisenando : á Martino suzedió Euje- 
nio , i Víteliano. 

Vitenano. Viteliano ordenó el canto i los órganos en la 

iglesia : mandó que las horas , canziones , zere- 

oflzio divino monias i Misas, se zelebrasen en lengua Latí- 

cniatiu. na, contra lo que dize el Apóstol: el uso délas 

lenguas no entendidas, ser Inútil, i por tanto no 

se deber usar, sino hubiere interpretazion de 



I DB SU AUTORIDAD. 51 

loqaese dize« I Cor. xir. Murió Yiteliano año 

de 672. En cuyo tiempo Tulga reinó en España. •^'^ 

A Yiteliano suzedió, Adeodato, Dono, Agathon. 

Agathon I mandó que las constituziones de Aftihon. 
los Pontifizes fuesen tenidas por Apostólicas, coDstttazioaet 
como pronunziadas por la boca de Dios. Blas- AposVóUcas.'^" 
phemia grande. En tiempo déste se zelebró el 
?i concillo jeneral en Gonstantinopla , en el 
cual se permitió á los sazerdotes Griegos el ma- . •Jftrimonio i 
trímonio , i á los Latinos se ?edó. Este Agathon muido.^^ ^^ 
envió al conzilio vi una epístola, en la cual con- 
dena á Honorio I por Monothelita. Murió Aga- 
thon año de 682. 

A Agathon suzedió León II, Benedito II, Juan 
V. Muerto Juan Y, fué la zisma 8.^ i fueron zisma s.* 
elejidos dos Papas, Pedro, i Theodoreto; los 
coales depuestos, fué elejido Gunon año de 686. 
Muerto Gunon año de 687, fué la cisma 9.^ i fue* zisma 9.* 
ron elejijdos dos Papas, Theodoro, i Pascual; 
los cuales depuestos , fué elejido Sergio que Pa- 
pó 13 años, 8 meses i 13 dias: á Sergio sucedió 
Jaan YI, Juan YII, Sisinio, Constantino I. 

Constantino I fué llamado del Emperador Constantino l 
Jastiano para que fuese á Gonstantinopla : él fué £1 primer Papi 
el primero que dio á besar los pies á su señor ?05®pf¿^^ * ***"■' 
el Emperador. Este Constantino , contra el man- 
damiento de Dios, No te harás imájen , etc., imajinc». 
mandó que las imájines fuesen puestas en los 
templos i veneradas. Murió año 716. En tiempo 
deste fué la miserable disipazion de España, que Dfsipazion de 
los Moros de África con la ayuda del conde ^*P**** 
don Julián hízieron, siendo Rei don Rodrigo: 
el último de los Godos, i el primero desdi- 
chado. 



52 DEL PAPA 

Gregorio II. Gregorio 11 i Gregorio III, persisten en el 
Gregorio III. mandamiento de las Imájines contra el manda- 
dor tocomuiS- ™'®"^^ ^® ^^^®' ^^ Emperador León es desco- 
do^ mulgado por no admitirlas. El Gtegorio 11 murió 

731. 741. año de 731 , i el Gregorio III año 74 1 . En tiempo 
de Gregorio II , reinó en España don Pelayo : i en 
tiempo de Gregorio III reinó don Fasila. 
Zacarías. Zacarías fué el primero que inventó , que los 

eclnfáU^cos^con ^^slimentos eclesiásticos so adornasen con oro 
oro, etc. i con piedras preziosas. Fué también el primero, 

que atribuyéndose una zierta divina potestad, 
Hazer i desba- se tomó contumazmente la autoridad de hazer 
zer reyes. | deshazer Reyes : él fué el primero, que absolvió 

los vasallos del juramento hecho á sus Señores: 
lo cual esperimentó Ghilderico Rei de Franzia: 
al cual el dicho Zacarías depuso, & petizion de 
Pipino, Pequeño hijo bastardo de Garlos Mar- 
tel, vasallo de Ghilderico. En este Zacarías i 
Pipino se verificó el refrán, ün mulo rasca á otro, 
i Hazme la barba, i hazerté he el copete. El 
Papa había menester la ayuda de Pipino para 
esentarse de la sujezíon del Emperador de Gre- 
zía, que era su Señor. S. Gregorio escribiendo al 
Emperador lo llamaba Señor. El Pipino i los 
Reyes de Franzia sus suzesores acordándose 
deste benefízio hizieron grandes servizios á la sede 
Apostólica, i por tan leales servidores se les 
Rei de Franzia dió el nombre de Ghrístianíslmos. Todo lo que 

Reyes de Franzia ( porque lo que dizen de la do- 

Donuzton de ^^^^^^ ^® Constantino , es burlería i mentira, 

Constantino. como Laurenzio Valla i otros dolos hombres lo 

han probado) : podrá ser, i aun es de creer, que 

Dios levantará algún Rei de Francia que se lo 



I DE Sü AUTORIDAD. 53 

quiie: pues tan mal usa dello. Murió Zacarías 

año 752. En tiempo deste reinó en España don '"- 

Alonso I , llamado Cathólico. ca^uóuSof ***'*' 

Esthéphano II (ó como otros lo llaman III, á «.,x„k.L n 
causa que le prezedió Estephano II , que no fué 
Papa sino tres ó cuatro dias), siendo apretado 
de Aistulpho, Rei de Lombardia, en?¡ó con 
jgran instanzia á demandar socorro á Pipino : el 
cual fué bien dilijente en servirle , dio al Papa el 
Exarcado quitándolo al Emperador. Esta es la 
negra donazion que falsamente llaman de Cons- coJJlSJÍÍno. ** 
tantino. El Pipino se echó por tierra delante del pipmobeió ios 
Papa« besóle los pies, túvole d estribo con una pies ai Papa, etc. 
mano , i con la otra el freno. Desta manera el 
Rei de Franzia hizo al Papa rico , y el Papa, vién- 
dose cico , se hizo poderoso , altivo, presuntuoso, 
tirano i Dios en la tierra, sobre todos los Prínzípes 
Ghristianos , haziéndolos sus vasallos i feudata- 
rios. Murió JSstéphano año 757. En tiempo deste ^^^' 
reinó en España Froíla I. 

Paulo I descomulgó al Emperador Constan- ^*"*° '• 
tino V , el cual , no se curando de las locas des- 
comuniones, perseveró en prohibir lo que Dios 
en su santa Lei prohibe. No te harás imájen, Bxod.:L. 
etc. Este Paulo (como dize Wizelio, notable 
adulador del Papa) revérenzió mui mucho el 
cuerpo de S. Petronilla, hija de S. Pedro: en 
cuyo monumento de mármol (como dize Gar- 
sulano ) halló este epitaphio escrito de la propia 
mano de S. Pedro (mentira calificada con supers- Mentira nota- 
tizíon). A Petronilla hecha de oro, dulzísima ^^^* 
hija. Illurió Paulo, año 767, en cuyo tiempo 76?. 
reinó Aurelio en España. Hubo gran zisma en la 
iglesia Romana, que fué 10, en la cual fueron zismaio. 



54 DBL PAPA 

elejidos Theophilato, que renunzió, i Constantino, 
que fué depuesto. 
Gonstaniino II Constantino 11 fué hecho Papa por medio de 
0MVdeQes°?é ^" hermano Desiderio « Rei de Lombardia: aun- 
hizo Papa. que había muchos competidores. Acaezió en este 
Papa una cosa bien rara , que siendo laico ó se- 
glar, fué inmediatamente hecho Papa. I por esto, 
muchos no lo cuentan entre los Papas. Hizo 
su ofízío de Papa un año , mui pontificalmente. 
EiGoniiiiode- En SU tiempo se tuvo uñ Conzilio, en el cual fué 
i>oneaiPapa. depuesto, i se mandó, que todo cuanto habia 
hecho i ordenado Constantino ü fuese de ningún 
yalor i anulado , «exzepto el Baptismo i Chrisma. 
Pregunto yo ahora á nuestros contrarios, qué 
opinión tengan de los Obispos i sazerdotes que 
en tiempo deste Papa, i con su autoridad se 
hizieron?¿Qué dizen de las Misas que zelebraron; 
consagraron, ó no? Si no consagraron, pues 
que el Papa, que los habia ordenado, no era 
Papa , tampoco ellos eran sazerdotes. I así , el 
Papa i ellos todos, fueron degradados : i por el 
mismo caso todos los que oyeron sus Misas , ido- 
latraron , conforme á sus propios Cánones , que 
dizen , que no consagra , el que no es sazerdote, 
i demás de ser sazerdote, es menester que tenga 
intenzion de consagrar, la cual si falta, nohai 
consagrazíon ninguna. Siendo Constantino pri- 
vado , fué puesto en un Monesterio , i le sacáron- 
los ojos. Pero su hermano el Rei Desiderio vengó 
esta injuria sacando los ojos á los que los habían 
sacado á su hermano. Silo reinó en este tiempo 
zisma H. en España. Zisma 11 , en la cual fué elejido 
Philipo : el cual á cabo de cinco días fué depuesto» 
i Estéphano elejido. 



7ra. 



Adriano I. 



I DE Sü AUTQBIDAD. 55 

Estéphano III (ó como otros, IV) demandó EttépbtDo iii. 
socorro á Garlo Magno contra Desiderio , Rei de 
Lombardia. Este Estéphano condenó los hechos 
de su predezesor Constantino, condenó el Gon- 
zilio Yu de Gonstantinopla contra las imájines. 
Mandó que se adorasen, i que fuesen «nzenzia- |.jJJfi*JJJ^*Jj®¡ 
das (á la manera de los dioses de los Jentiles). das. 
Murió año 772. Silo reinó en este tiempo en 
España. 

Adriano I insistió en el negozio de las imá- 
jines : escribió un libro de la adorazion dellas: 
condenó á Félix i á todos los enemigos de las imiijiDes. 
im^ines. Garlo Magno, hijo de Pipino, por el 
benefizio que habia rezebido del Papa Adriano, 
que habia tomado la parte de Garlo Magno con- 
tra los hijos de Garlo Manno, su hermano, los 
cuales eran los herederos del Reino, i lo hizo 
Rei, libró al Papa de toda molestia. Este Adriano 
llamó á Garlo Magno Ghrístianísimo , i le dio Christianisimo. 
poder de elejir al Papa. Murió Adriano año 795, ^as. 
habiendo papado casi 24 años. Maugareto en 
este tiempo reinó en España. En tiempo deste 
Adriano se tuvo el Gonzilio ISizeno u , al cual 
llaman vn general , imperando Gonstantino i 
Irene su madre : en el cua^ se determinó las 
imájínes deber ser adoradas , etc. I las reliquias imtfjines ado- 
de los Santos reverenziadas. Este Gonstantino ''^"* 
(como dize Rodrigo Sánchez, Obispo de Pa- 
lenzia, en su historia de España, parte m) fué 
Emperador en nombre, diez años, con su madre 
Irene (que lo rejia todo), pasados los diez años, 
él solo imperó sin su madre. En lo cual, 
dize, que imitó á Niño, que privó del rei- 
no de Babilonia á su madre Semiramis. Mais



56 DEL PAPA 

Groeidad de la Irene quitó el imperio á su hijo Constantino, 
'"•^'^- i instigada de un rancor infernal , le sacó los 

ojos : i así lo privó de la vida i del imperio. Les
Griegos por esto, i porque queria casarse con 
Garlo Magno , la mjetieron en un monesterio , i 
hizíeron Emperador á INizéphoro. Hasta aquí 
Rodrigo Sánchez. Grueldad fué esta terrible. 
Guando se oyó que una madre, por imperar, sa- 
case los ojos al hijo, i le quitase la vida? I ma- 
yormente habiendo el hijo venido en edad para 
heredar i administrar el hnperio de su padre^ 
ya defunlo? Frai Juan de Pineda , lib. xvm, cap. 
13 de su Monar. Eclesiástica, habla asaz, contra 
la maldad, crueldad, i ambizion desta Irene. 
León III, en una orazion que hizo para hazer 
Emperador en el Gezidente á Garlo Magno , entre 
otras causas para hazerlo da esta : Atento , dize, 
que por la renunziazion de Augüstulo , á lo me- 
nos en el Gezidente, vacaba el imperio : i aun po- 
niendo el negozio en rigor, se podía también 
dezir, que estaba vacante el imperio de Greziay 
pues le tenia casi tiranizado una mujer. Estas 
mismas palabras rezita el.D, Illescas en la vida 
de León III , i con todo esto tiene á Irene por san- 
tísima : i así en IsT vida de Adriano I dize della 
estas palabras: Era (Irene) hermosísima , i una 
de las mas exzelentes i señaladas mujeres en 
todo jénero de virtudes i de Ghristiandad , de 
todas cuantas la fama zelebra. I un poco mas 
abajo: Irene, como mujer santa i Gathólicaf 
cual ella lo era, i siempre lo habia sido, etc. 
Veis aquí quién fué Irene la gran patrona i de- 
fensora de las imájines. En hazer adorar las 
imájines, pecó contra el segundo mandamiento 



I DE SU AUTORIDAD. 57 

(le la primera tabla , que dize : No te harás imá- 
jen: i en matar á su hijo , pecó contra la segunda 
tabla , que dize : No matarás. Esta es la santa 
Irene, tan celebrada de los Papistas. 

León III, reconoziendo los benefizios que ha- ^^^^ '"• 
bia rezebido de Cario Magno, le dio el título de ^J^¿^* í^^ m 
Emperador, i lo coronó. Pero con esta condi- oriente i otro en 
zion, que el Emperador le prometiese i con ju- ociidentc. 
ramento obedienzia. Este León mandó que los pa^Sf d?*mtjor 
Decretos de los Papas fuesen de mayor autoridad autoridad que los 
que los escritos de todos los dolores. Habia en f^J dmonS.*^^* 
este tiempo en Mantua, ziudad de Italia, un cruiifljode 
Gruzifijo de madera, el cual'dezian , que sudaba Mantua, 
sangre. Oidas estas nuevas , el Papa León III vino 
á Mantua : donde visto (como él dize) el milagro, 
mandó que esta sangre fuese tenida por verda- 
dera sangre de Ghristo. Este Gruzifijo hasta hoi 
dia se vee , i adora en Mantua. Desta sangre haze 
menzion Baptlsta Mantuano , diziendo : 

Et quoB purpureus sanguis faciebat in horas , 
Mira opera intuitus , credi deberé putavit 
Effusum nostra pro libértate crúor em, 

que sinifican la idolatría, que habemos dicho. Astuiia astuti- 

¿Qué diablo mas inventara i levantara para auto- ñiwía "m^ifjinw 

rizar las imájínes , que en Grezia #iabian caído 

por tierra? Murió León III año 816, habiendo «is- 

Papado mas de SO años. Don Bermudo reinó en 

este tiempo en España. 

Estéphano IV (ó quinto), suzesor de León, Bitéphano iv. 
fué elejido sin consentimiento del Emperador. 
Por esta causa , pasados tres meses, se fué á Fran- 
zia á desculparse con el Emperador Luis Pió. 



58 DEL PAPA 

Disculpa del Pa- El Luis le respondió : que lo pasado fuese pasado: 

Sperado°eUon- P®^^ ^"® ®" ^^ porvenir se guardasen bien de 
sentimiento del hazerlo asi. Veis aquí cómo los Papas guardan 
Emperador. gQg Decretos. Adriano i León, inmediatos prc- 
dezesores de Estéphano, hizieron el Decreto.* 
Estéphano no tiene cuenta con él. Vuelto el 
Papa de Franzia á Roma, considerando que 
este Decreto que tal autoridad daba á los Em- 
peradores, podria causar mucho mal á la sede 
Apostólica , i viendo que el Emperador era jentíl 
i no riguroso , atrevióse á anularlo , diziendo que 
al Clero, Senado i pueblo Romano pertenezia 
elejir Pontífize : i para no irritar al Emperador, 
doró esta abrogazion diziendo, que los susodi- 
chos podían elejir al Pontífize sin lizenzia del 
Emperador: pero que no lo podían consagrar 
(ó como ellos llaman coronar) sin la presenzia, 
ó del Emperador, ó de su vicario. Murió Esté- 
f^n. phano año 817. Don Alonso ü, que llaman el 

Gasto , reinó en España. 
Pascual I fué Pascual I, siguiendo las pisadas de Estéphano, 

Smiento dei°Em- ^"^ ®*®j*^^ ^^'^ ^^"^®"^*^^ del Emperador: i 
parador. como el Emperador se quejase desta elezion, 

el Pascual astutamente se purgó. Murió Pas- 
8>4. cual año 824. Don Alonso segundo reinó en 

España. 
Eujenio. Eujenío n^uzedió á Pascual; en cuyo tiempo 

zfsmaia. hubo la 12 Zísma. Que fué entre Eujenío i Zin- 

zino. A Eujenío suzedió Valentino , i á Valentino 

Gregorio IV. 
Gregorio IV. Gregorio IV no quiso ser Papa hasta tanto 
Gonflrmazion que el Emperador confirmase la elezion. Mu- 

del Emperador, ^.j^ ^g^ ¿^ g34 ^^^ j^^^^.j,^ j ^^^^^ ^^ g^^ 

'"" paña. 



I DE SU AUTORIDAD. 59 

Serjio II fué el primer Papa que se mudó el *®''J*^ "• 
nombre: antes de ser Papa se llamaba Boca de ^^ «««ló »u nom- 
puerco. Para confirmar la elezion deste Papa, 
el Emperador Lotario envió á Roma á su hijo 
Luis. Esta manera de confirmazion esperaban 
los Papas , hasta tanto que Adriano III ordenó, 
que no se tuviese cuenta con ella. Murió Ser- 
jio n año 847. Don Ordoño reinó en Es- •^^* 
paña. 

León IV fué el primero que prometió el paraíso '*®**° *^- 
á los que en defensa de la sede apostólica pelea- ^,5© "*** ^* ^'" 
sen contra los infieles. Este hizo un Decreto , que 
el Obispo no fuese condenado si no hubiese 72 79 testigos pt- 
testigos. Él fué el que contra el Canon del Con- " condenar, 
zilio Aquisgrancnse, adornó su Cruz papal con crüz papal, 
piedras preziosas , i la hizo llevar delante de» si. 
Este dio á besar sus Pies al pueblo ; dispensó con 
Etbeleulpho, para, de monje, hazerse Rei de In- Monje Rei. 
glaterra, año 847. Por este henefízio el Rei 
mandó que cada casa de Inglaterra pagase un 
dinero cada ano al Papa : á este dinero llamaron d s n 

dinero de S. Pedro : seis dineros hazen un real Pedro?' 
de España. Murió año 855. Don Alonso III reinó 
en España. 

Juan VIII, Inglesa , ó por mejor dezir, Juana, juan viii, rs- 
línica deste nombre, llamada antes Jilberta, su* i°ei*>- 
2edió á León IV. En esta se cumplió al pie de la 
letra sin ninguna figura ni alegoría , lo que dize 
S.Xuan en su Apocalipse, cap. xvii, de la Ramera 
de Babilonia. Porque fué mujer i Ramera. Los que 
quisieren saber su vida , lean á Platina eil la vida 
de Juan VIII. Sabel. En 8, lib. i. Volat. lib. xxu. 
Berg. lib. xi. Rocazio de los mujeres ilustres. Fas- 
cíe, tempor. Mant. in Alphonso, lib. iii. Enchiri- 



60 DEL PAPA 

díon de los tiempos. Don Rodrigo Sánchez en 
Bon Alonso III , i á Pero Mejía, en las Vidas de 
los Emperadores , i en su Sil?a de varia lezion, 
donde haze un capitulo della. Este Pero Mejia 
fué un hombre mui superstizioso , i todo papís- 
tico , que procuró cuanto pudo , apagar la luz 
del Evanjelio, que en su tiempo se alumbró, en 
Sevilla: Perseguid mui mucho al buen dotor 
^íerca del «fioEjidio: ó por mejor dezir, áChristo, en Ejidio» 
i á otros sus miembros. Con ser tan gran papista 
no pudo dejar de dezir i notar una tan gran in- 
famia i bofetada para la iglesia Romana. Zita por 
autores de lo que dize desta mujer Papa á 
Martino, á Platina, á Sabelico, á San Antonino 
en sus historias. Dize, pues, Pero Mejía desta 
maicera en el cap. ix de su silva. Casi ninguno 
hai que no sepa, ó por haberlo leido, ó oido, 
que hubo una mujer que fué Papa andando en 
hábito de hombre: pero porque no saben todos, 
cómo esto pasó, i sea uno de los admirables 
casos que han pasado en el mundo , quíselo es- 
crebir aquí, según lo hallo escrito por autores 
verdaderos. Fué, pues, una mujer, natural de 
Inglaterra, la cual en su mozedad tuvo desho- 
nesta conversazion con un mui grande hombre 
en letras , del cual siendo mui amada, i él della, 
tomando hábitos de hombre llamándose Juan, 
dejó su patria i naturaleza, i fué con él á la 
ziudad de Athenas , en Grezia , en la cual habia 
en aquel tiempo grandes academias i general 
estudio. Donde con su buen injenio i mucho 
estudio , aprendió i supo tanto , que venida- 
desde algunos años en la ziudad de Roma , toda- 
vía en hábitos de hombre, tuvo cátedra , i en- 



I DB SU AUTORIDAD. 61 

señó públicamente. En lo cual, i en las públicas 
disputas llegó á tanta estímazion , que fué teni- 
da por el mas doto hombre de su tiempo , i al- 
canzó tanto favbr i autoridad entre todos , que 
Tacando después la silla apostólica por muerte 
de León IVdesle nombre, en el año del Señor de e,áfda^y*pípí 
852 , fué elejida , creyendo ser hombre, por su- jaaoa. 
mo Pontifize de Roma , i Papa universal en la 
iglesia de Dios: i asi presidió en aquella silla 
dos años i treinta i tantos dias. I como aun 
en aquel trono puesta, no guardase castidad , tu- 
To ayuntamiento con un esclavo suyo mui pri- 
vado , en quien mucho se liaba , del cual se hizo 
preñada : i lo encubrió con gran dilijenzia , que 
otra persona, sino aquel, no lo sabia. I como 
Dios no quisiese permitir que tan gran mal du- 
rase mas tiempo .* acaeszió así, que un día yendo 
ella con la solenidad que solian, á visitar á San 
Itian de Letran , i fuese el tiempo , que había de 
parir, llegado, del peoado secreto plugo á Dios 
de hazer público castigo. Llegando á zíerto lu. 
gar entre la iglesia de San Clemente i el teatro, 
que impropriamente llaman Coliseo , con gra- 
ves dolores parió una criatura con espanto des- 
igual* de los que allí estaban, i juntamente mu- 
rió allí súbitamente: i fué enterrada sin honra 
ni pompa alguna. Por este caso tan estraño, 
que en aquel lugar pasó , es común opinión, que, 
cuando los sumos Pontifizes después acá van al ^^ p,^ ^^^^g 
Lateranepse templo , en alegando zerca de allí, tu ctmino i por 
taerzen su camino , i no pasan por aquel lugar 4^^* 
en detestazion de tan horrible caso. I tam- 
bién porque otra mujer tal como la dicha, por 
ventura no pudiese hazer semejante engaño, 



(8 DBL PAPA 

Silla i para hai hoi CQ dia una silla en el palazio sacro abierta 
por lo bajo, para que se pueda ?er encubiertamen- 
te, si es hombre el que He elije. (já esta siUa 
llaman ios Romanistas ahora stefcoraria^ afrefh 
tados delazeremoniapara que se inventó, iapU- 
candóla á otro propósito. Otra silla como esta 
hai, ó habia, si no la han quitado, en el moneste- 
rio de Monte Casino, donde se han elejido anti^ 
guamente muchos Papas : Prosigue el mismo 

Estatua en Eo- autor.) Dízese también que hai en aquel camino 
Sian?.* ** ^*^' una estatua de piedra, que representa el parto i 
muerte desta atrevida mujer. Hasta aquí Pero Me- 
jia. Lo que dize de la Estatua i por qué esté allí, es 
mui gran verdad. Pero es de saber que la zeremo- 
nia de la silla para ver si es hombre ó mujer, no se 

La zeremonia usa ya: la causa es, porque los que son elejidos por 
de la «Illa no se Papas , se han habido tan honestamente, auc 

usa ya. I por *^. . j i .,*• i ^

qué. no teniendo mujeres lejítimas, se han mos- 

trado ser hombres en las manzebas, rameras 
i putas que tienen , de las cuales ellos han habi- 
do bastardos i bastardas. Serjío tuvo un hi- 
». . • 1 jo de una gran puta llamada Marozia: como

Baro ejemplo: { . x -.u j •. .• i-u 

padre, bijü i nie- lo cuenta Luithprando, escritor antiguo, lib. ii, 

no ni bone^tu"^ también Papa llamado Juan XII , este Juan XII 
tuvo un bastardo , que también fué Papa llamado 
Juan XIV. Inozenzío VIU tuvo ocho hijos i otras 
tantas hijas. Pero dejados los Papas antiguos, 
vengamos á los modernos. Cuantos bastardos 
i bastardas tuvo nuestfo español Alejandro VI; 
de León X dizen que tuvo bastardos, i que Cle- 
mente VII era su hijo. I las demás abominaziones 
que del cuenta el obispo Paulo Jovio. Paulo III tu- 
bo bastardos , entre los cuales turo uno el mas 



I DE SU AUTORIDAD. 63 

abominable sodomita de cuantos hubo en sutiem* 
po, i por tal fué muerto. Pero Luis era su nom- 
bre. £1 Papa Gregorio XIII , que poco há muríó« 
también tuvo bastardos antes de ser Papa, i aun 
siendo Papa. Juan Pannonio da la misma razon« 
que habemos dado , en estos versos. 

Non poterat guisquam reserantes mthera claves. 

Non exploratis sumere testiculis. 
Cwr igitur nostro mos hic jam tempore cessat? 

Ante probat sese quüibet esse marem. 

Teniendo , pues , tan ziertas pruebas la iglesia 
Romana , no ha menester ya la silla. Frai Alonso 
Venero , hablando en su Enchiridion de los tiem- 
pos, de la infelizidad de aquellos tiempos , dize 
dcsta manera : ¿Qué mayor mal queréis , que 
una mujer por sus astuzias i letras mundanas, 
disimulando su sexo .i naturaleza , usurpase la 
silla pontifical de Ghristo ? Frai Juan de Pineda, 
part. m, lib. 18 , cap. 23, § VI, dize : Hecho fué 
este que pone admirazion , haberse atrevido una 
mujer á ser vicaria de Dios , que la vírjen santa 
Haría es habida ^or irregular, por ser hembra, 
para cualquiera acto Hierárchico eclesiástico, etc. 
He sido tan largo en contar esta historia de la 
Papa Juana , i he la confirmado con tantos auto- 
res, que son por lo menos doze, para confundir 
algunos papistas de nuestros tiempos , los cuales 
viéndose tan confusos con esta Papa (digo Esta), p^p^ ^^ ¿^j j¿_ 
porque Papa es de) jénero común , para esca- ñero común de 
parse, niegan con gran malizia haber habido tal g^^ieol-"****^* ^^ 
Papa : i para que su mentira sea mas calificada, 
no se contentan de dezirlo de palabra, mas aun lo 
e^riben i imprimen. Entre ellos hai un Onu- 



64 DEL PAPA 

phrio Panvino, de la orden, que llaman, de San 
Agustín : este entre otras muchas notas que 
hizo sobre Platina, de Vitis Pontificum, hizo una 
bien prolija hablando desta Papa Juana: nie- 
ga absolutamente, ó por mejor dczir disolutamen- 
te, haber habido tal Papa. Suprinzipal argumento 
para confirmar su opinión , que trae , es que un 
tal , i un tal , i un tal , etc. , escribiendo las vidas 
de los Pontífizes, no hizicron menzion ninguna 
deste Papa Juan VIII: sigúese pues de aqui, como 
él concluye , que no lo hubo. A esto respondo, que 
los autores, que él alega, ó por olvido, ó ignoran- 
zia, ó lo que es mas de creer, por malizia, ó por 
lo menos de vergüenza no hizieron menzion 
desto. Iten le respondo como á Dialéctico , que 
el argumento ab autoritate, negando, no vale. 
Ejemplo : Zizeron no usó desta palabra , ergo no 
es Latina: será Latina aunque Zizeron no la haya 
usado , si algún otro autor Latino , como Zesar, 
Livio, Salustio, etc. la usó. Asi, ahora, de la mis- 
ma manera respondo , que ya que los autores que 
él alega, no hizieron menzion deste Juan VÍQ, 
otros i mui muchos la han heclx) : que son, como 
Pero Mejia los llama, autores verdaderos. Il
argumento ab autoritate , affirmando, vale , pero 
no negando. Desta Papa dize Mantuano in Alfon- 
so lib. m, haziendo menzion de los infiernos, á 
donde dize que deszendió Juan VIII: 

Hic pendebat adhuc sexum mentita virilem 
Fmmina cui triplici Phrigiam diademate mitram 
ExtoUebat apex , et Pontificalis aduUer. 

Aqui haremos á los papistas, i con mui mayor 
razón, las mismas preguntas, que hezimos ha- 



1 DE Sü AUTOtlDAÜ. 65 

blando de Constantino II. ¿Qaé dirán délos Obis- 
pos i Arzobispos i otros eclesiásticos que ella 
ordenó, ó por su autoridad se ordenaron? Qui- 
tada la causa, el efeto zesa. Gomo eUa, según 
sus Cánones, no era Papa, así todos estos que 
ordenó, no fueron sazerdotes: no zelebraron, 
00 consagraron : todo el pueblo idolatró oyendo 
sas misas. ¿Quién era entonzes cabeza.de la 
iglesia, i uniTersal obispo? ¿Quién suzesor de 
S. Pedro? ¿Quién Vicario de Ghrísto? Una mujer, 
i aun esa, puta antes de ser Papa, i siendo Papa. 
PeroMejía, considerando esto, responde, que 
paesto que esta ni otra mujer alguna no son 
capazes de rezebir carácter alguno de orden, 
ni de hecho ordenar á nadie, ni absolver, i 
los que asi fueron ordenados , debrían tornarse 
i ordenar, pero que la grazia de los sacra- 
mentos alcanzaba á los que con buena fé los 
rezibian por invinzible ignoranzia. Respondo, que 
86 engaña: porque no son sacramentos los 
qoe no son administrados por aquellos que Dios 
)ia ordenado, aunque los tales tengan muchas 
ÁRperfizíones , i aunque sean hipócr¡tas> como 
lo vemos en las sazerdotes que vivieron en 
tiempo de lesu Ghristo : los cuales , aunque ma- 
los, pero por ser del tribu de Leví , i llamados 
«steriormente, sus sacrifízios eran ^Bacrifizios, 
i sus sacramentos eran sacramentos. I asi el 
Señor i sus Apóstoles los tuvieron por tales 
hallándose presentes en el templo cuando los 
Bacríficaban i zelebraban. Por el contrario, 
los sacrifízios que ofrezian i los sacramentos 
que administraban los sazerdotes de Jeroboao, 
no eran sacrifízios, ni sacramentos, por no 



66 DEL PAPÁ 

ner administrados por los que Dios habia orde- 
nado del tribu de Leví. Digo , pues , que Juana 
siendo mujer no era sazerdote, no siendo sazer- 
dote, ni ordenó ni consagró : i por tanto los sa- 
zerdotes que por su autoridad fueron ordenados, 
no eran sazerdotes de Dios , sino de Jeroboan, 
ó de Baal : i los que rezíbian sus sacramentos, 
digo aue no tenian buena fé. Porque la fé es 
fundaaa sobre la palabra de Dios : La fé , dize 

Rom. X, 17. ^j Apóstol , es por el oir , i el oir por la palabra 
de Christo. Otra consolazíon i quietud de cons- 
zienzia tienen aquellos, que creen Jesu Christo 
siempre haber sido , ser , i que será , cabeza i 
fundamento de su iglesia , i que no hai otra ca- 
beza ni fundamento sino él solo : como lo dize 
S. Pablo I, Cor. , iii, 11. P^adie, dize, puede po- 
ner otro fundamento del que está puesto , el cual 
es Jesu Christo , él solo es el fundamento , él solo 
es )a cabeza de su igle;sia , cuyo vicario general 

/tf 3JI, XIV, 9s. es su Espíritu: como él lo dize. Aquel consola- 
dor, el Espíritu santo, al cual el Padre enviará 
en mi nombre, aquel os enseñará todas las cosas, 
i os traerá á la memoria todo lo que os he dicho. 
Pero Mejia por buena fé entiende la fé, que 

Fédei c«rbo- llaman del Carbonero. Este Carbonero, estando 
^^^^' para morir, dizen que el diablo le vino á 

tentar, preguntándole, qué era lo que creía, 
otros dizen, que un hombre doto se lo preguntó. 
El cual le respondió : creo lo que cree la santa 
Madre iglesia: replicando el demonio, qué 
cree la iglesia? el Carbonero respondió , lo que 
yo creo: i todas las vezes que el demonio 
preguntaba, el Carbonero respondía lo mis- 
mo : porque el pobre hombre ni sabia lo que 



I DB SU AUTORIDAD. 67 

ereia, ni tampoco lo qae creía la iglesia. Era 
de aquellos, que, ño sabiendo lo que creen «•di- 
ztn que creen en Dios *á pies juntiHós. Hosio, 
obispo Varmiense, lib. iii, tratando de la , ó con- 
tra la autoridad de la Escritura , tiene por mui 
segura cosa seguir el ejemplo deste Carbone- 
ro. O, ígnoranzia terrible, que no escüsarás ei 
pecado : manda Dios que lean I escudriñen las 
Escrituras , i ellos' ni quieren leerlas ni escu- 
driñarlas. ¿Qué escusa tendrán con su ígnoran- 
zia? San Pedro exorta á todo fiel Ghrístiano ^i '«<<' "«i «»• 
qae eBté*aparejado á dar cuenta de su Espe- 
ranza. I ¿qué cuenta dará de su Esperanza, 
ó Fé , el que nf lee , ni oye palabra de Dios? 
Porque aahed, que como la mecha no arde en Lti^é lecom- 
d candil, ó lámpara, mas de cuanto tiene Sf.'*Í''Jf?P^ 

7 - 1 Vi * . 1 Tñ: i por ene. 

azeite, asi tampoco la Fe vive, mas de cuanto 
tiene palabra Se Dios. £1 que no lee , no oye, 
no medita la palabfa de Dios, ¿qué Fé puede 
tener?la que llaman, de creer en Dios á pies 
juntillosi la' que llaman del Carbonero, que ni 
sábelo que cree la iglesia , ni lo que él mismo se 
cree. Pero volvamos á nuestra Papa Juana. En . 
tiempo de esta Juana vino el Emperador Luis II, 
hijo de Lothario , á Roma , i tomó de su mano 
el zetro i corona impetíal, i la bendíziqn, como 
ellos llaman, de San Pedro. En tiempo desta 
reinó en España Don Alonso III, como el obis- 
po de Palenzia Don Rodrigo Sánchez contando 
la vida de Don Alonso III lo dize. En su tiempo 
(dize) se sentó en Roma León IV , Juan VIH , Be- 
nedito III, Nicholaol i don Alonso de Cár- 
thajena,- hablando deste Don Alonso m en sus 
concurrientes nombra á León IV i á Juan Inglés. 



68 BSL PAPA 

Benedito III. Beoedito m, muerta Juana de la manera que 
habernos dicho, filé eleJidOt i él fué el primero 
que se sentó en la silla horadada , etc. , para qué, 
ya lo habernos dicho en Juana. El Emperador 
Luis envió para confirmar esta elezíon sus Tica- 
ríos. Don Alonso III reinó en este tiempo en 
zuma 13. España. La Zisma 13 fué entre este Benedito i 

Anastasio. Pero Anastasio renunzió. 
Nicolao I. !Nicolao I fué elejido siendo presente el Em- 

perador Luis: Pero partido el Emperador de 
Italia, el Papa hizo muchas constituziones, i en- 
tre otras y estas : Que los laicos no juzgasen la 
vida de los eclesiásticos : que no disputasen en 
onioreaae'éi m "*"8""* manera de la autoridad del Papa: Que 
ral eoieiiásUboi el majístrado Ghristiano no tiene autoridad al- 
Ji^inSo"'**""^ guna sobre elpontifize, porque el pontífize (co- 
El Papa ñama- "*^ ^^ ^^ ^'*®) ®* llamado Dios: Antón , tít. xyl 
do Dios. ~ Renovó la constituzion que el ofízio divino se 
Oficio divino zelebrase en Latín, aunqcfe dispensó con los de 
en lauo. Esclavonia i Polonia , que lo zelebrasen en su 

Blasfemia. lengua. Ordenó que las constituziones de los 
Papas fuesen de tanta autoridad, como las de 
los Apóstoles. £1 cuerno le va creziendo á la 
Leed arriba á bestia. Esta bestia fué mui severa contra los sa- 
?*íma8^abSo^á ^^^^^^ casados. Contra esta impiedad se opuso 
PanioiiiiPioiiHuldrico, obispo de Augusta, i le escribió una 
carta que mostraba bien los malditos frutos del 
zelibado. La suma de la cual pusimos hablando 
La misa del sa- de Gregorio I , nótese bien. Este líicolao prohi- 

bad1?io I? hS d¡ ^^^ ^ ^^^« ^^ fi«^®^ Chrislianos que no oye- 
oir. sen misa de sazerdote amanzebado: lo mismo 

prohibieron otros Pontifizes. Si esto se guar- 
dase, mui pocas misas se oirían: pues que 
la mayor parte de los sazerdotes son aman- 



I DE Sü AÜTOHIDAD. 69 

zebados. Murió Nioolao año 867 , en cuyo l¡en«> 
po reinó en España Bon Alonso III i su hijo 
DoD Gañía. Suzedió á Nicolao Adriano n , y á 
Adriano, Juan IX, que {tros llaman Yin, no con- 
tando á Juana. 

Martlno H, con engaño i malas artes fué he- MarUao u, tín 
cho Papa con la «eremonia de la silla, etc. : fué ¿^BmíSlSí?^ 
confirmado sin ninguna autoridad, ni consenti- 
miento del Emperador. Porque ya los Papas te- 
ñan oreszidos los cuernos , i no se les daba nada 
por los Emperadores. Murió año de 884. ss*. 

Adriano III, en siendo Papa, hizo un Decreto, Adriano iii. 
que cuando se hubiese de elejirPontifize, no se 
tuviese cuenta con el Emperador.- sino que li- 
bremente el Clero i pueblo Romano elijiesen sin 
confirmazion ninguna del Emperador. Desta ei Emperador 
manera el Emperador perdió el derecho que fe- ^^¿ Kwf!^ 
nía en Roma , i en la diezion de su Pontifize. £1 ° 
Pfq[>a salió con la suya , á causa que el Emperador 
eitaba ocupado con la guerra contra los Norman* 
dos. Murió Adriano año de 885. En tiempo deste sas. 
reinó Don Garzia en España. 

Estéphano Y (ó VI) fiié el primero , como dize satéphano v. 
Graciano dist. xvi, cap. Bnknveroy que mandó saututoadeía 
qae todos de nezesidad guardasen loa estatutos n^^rioa^'para 
de la Iglesia Romana. Murió año de 891. En cuyo salud. 
tiempo Don Alonso IV reinó en España. lai. 

Formoso , siendo Obispo , fué depuesto , i jbró Formoso. ' 
de no serlo jamás : del cual juramento , hecho á 
Juan Eí, lo absolvió Martinoíl por dineros. Muer* 
to Estéphano VI, Formoso aJcanzó con dádi<* 
vas el papado : aunque Seijio se le opuso mui de 
veras: porque lo pretendía él mismo haber. Pe* 
ro Hermosa con sus hermosos dones prevalezió. 



70 DBL PAPA 

Dinero, es el Este fué elEspiritü Santo, que lo elejíó. M urfóFor- 
BjJP*r¡|" j JJ"'® meso año de 895. Don Alonso IV peinó en este 
que euje a apa. ^^^^^^ en España. Zísma i 4, en la cual Seijio ID 

ziima 14 ^"^ elcjido contra Formoso. Pero no podiendo 

seriio ni ™^^ ♦ renunció i fué desterrado. Muerto Formbso 

BoniradoTí ^"^«l^J'^o Bonifazio VI, que fué 15 días' Papa. 
Don Alonso IV reiqo en España. 

Estéfaoo vr. Estéphano VI (ó VQ) fué ingrato á Formóse 
que lo habia hecho Obispo: al cual aborresziótan- 

GrueiPapa. to , que en siendo Papa, no se contentando con 
anular i invalidar todo cuanto FormOso habia 
hecho , diziendo que no habia sido Papa lejitimo 
ni verdadero, lo hizo condenar en un Gonzilio 
que tuvo. Después de condenado, lo hizo des- 
enterrar, desenterrado^ lo desgraduó quitándo- 
le todos los ornamentos pontificales i vestién- 

Seijio III aun doló en hábitos .de seglar: hizole cortar los 
iotrat6peor. ^^ dedos de la mano derecha, de los cuales 
los sazerdotes se* sirven prinzipalmente para^ 
su consagrar: los cuales hizo echar en el T^- 
ber. Casi Ib mismo hizo Pascual segundo al 
cuerpo de Clemente ÜI. Imitó en esto no á Ghrís- 
to, que manda perdonar las injurias, i hazer 
bien á los que nos odian , sino á Síla , que hizi^ 
desenterrar á Mario , por el gran odio que le te- 
nia. Platind, en la vida deste Estéphano dize, que 
dio con esto que hizo , un mui mal i escándalos» 
ejeihplo á sus suzesores : porque de ahi en ade- 
lante tomaron los Papas costumbre de anular lo 
que sus predezesores habian ordenado : aunque 
Papa contra fuese confirmado con autoridad de Gonzilio lo 
contV ComuII?. ^«sí^^zian con autoridad de otro Gonzilio. I 

Romaao. ^^^ Romano , suzesor de Estéphano , condenó 
todo cuanto habia hecho Estéphano , y restituyó 



I DB SD AUTORIDAD. 71 

en su honra á Formóse : lo mismo hizieron Theo- 
doro n i Juan X (ó IX). Fueron estos Papas 
(como los llama Platina) monstruos: ó por 
mejor dezir , Diablos encarnados. £1 Juan X tuvo 
UQ Gonzüio de 74 Obispos, en el cual fué con- 
denado Estéphano YII i Formoso justificado. 
Nota que desde el año de 891 hasta el de 903, que ¿¿{j^j^y** •" 
son 18 años, hubo 10 Papas. Formoso, Serjio III, 
Boniíazio VI , Estéphano YII , Romano , Theo- 
doro n, Juan X, Serjio ni otra vez^ Benedi- 
to IV , León V, Christóphoro, i al fin Serjio IH, ^4jJ*J,^*.'7¿ 
al cual habernos nombrado en este catálogo tres lo rué áe%put% 
Tczes. Porque tres vezes fué Papa: la primera i Benedito ix. 
segunda vez fué depuesto: pero la terzera fué 
la verdadera : pues que salió con la suya. En la 
primera vez que Serjio fué Papa, fué la zisma 14, 
i en la segunda fué la zisma 15. Murió Estépha- zuma is. 
no Vn año de 897. Don Alonso IV reinó en Es- $91. 
paña. Hablando Platina de Benedito ly, dize: Beneditoiv. 
qae como la Iglesia comenzó á retozar con las 
riquezas, no habiendo prinzipe que impidiese 
las vellaquerias de los eclesiásticos, que luego 
lalizenzia de pecar nos parió estos monstruos i^JIf^jJJ,*"^^^,* 
i portentos. Este testimonio tan honroso da del truoi. 
Platina. 

León V en siendo Papa se vído en grandes León v. 
trabajos: porque un Ghristóval, que el habia 
cnado i enzimado , lo prendió i echó en la car- 
zel: i no sin derramamiento de mucha sangre: 
como nota Platina. I asi el Ghristóval se hizo Christóphoro 
Papa, su violenzia, ingratitud i malas artes fue- Seijioiii. 
ron el Espíritu Santo que lo elejió. Pero Serjio III, Ub. 11, cap. is 
siendo ayudado de Marozia su puta, de quien *"**•"'» "P*"' 
tavo un hijo , que después del padre fué Papa 



7S DBL PAPA 

(como k) testifica Laithprando en su historia), 
depaso al Papa i lo metió en un Monesterío , i 
con la ayuda de su Marozía, que era famosa í 
noble Ramera, se hizo Papa. Este Serjio ffl 
competió por el papado con Formoso : pero pre^ 
Taleziendo (coBM> en Formoso dijimos) el For- 
moso , Seijio se íaé á Francia : de donde ToeltOy 
trató (como habemos dicho) á Ghristóphoro. 
Cruel Papa, flecho Serjio Papa i acordándose déla injurie 
que habia rezebido de Formoso, i queriéndose 
vengar , desenterró su cuerpo , que habia 8 añoe 
que estaba sepultado , hizolo morir como si fue^ 
ra vivo: cortóle los tres dedos que le habia deja- 
do Estéphano , hizo echar el cuerpo i lo demás 
en el Tiber, como hidígno de tener sepultara 
Ghristiana : condenó todo lo que Formoso habia 
hecho : hizo tornar á ordenar los que habian si- 
do ordenados de Formoso : no obstante que For- 
moso habia sido aprobado por Papa de tres Pa- 
to que dos Pa- pas , Teis aquí cómo Estóphano i Serjio condenan 
Sea PapM^'abo- ^ Formoso Papa , i á todo cuanto hizo : Roma- 
nan, no , Theodoro i Juan aprueban á Formoso. Dans
aar. tiempo destos Papas reinó en España Don Ra- 
miro n. 
Anastasio III. Anastasio III suzedió á Serjio ÜI, en cuyo tiem- 
po dizen las historias que ziertos pescadores ha- 
llaron el cuerpo de Formoso en el Tiber. Dlzen, 
que cuando lo enterraron en San Pedro, las 
imájines de la iglesia le saludaron , haziéndole un 
zierto acatamiento dándole la buena venida. Es- 
to es gran mentira : ó si es verdad, el diablo les 
hizo hazer este movimiento para mas zegar al 
pueblo con superstizion i engaño. £1 Antechris- 
i,Thes,ii,9, tg (como dizc San Pablo) vendrá conmiiagroe 



I DB SO AUTOEIDAD. 73 

mentirosos. Murió Anastasio año de 913. Don su. 
Qrdoño m reinó en España. 

buido, antes que fuese Papa , tuvo un hijo de Lando, 
adulterio, que también fué Papa, i se llamó 
laan XI (ó X) , como lo díze Pedro Premostraten- 
96. Este Lando fué de mala vida , i no papó sino 
6 meses i 22 dias: por lo cual algunos no lo cuen- 
tan entre los Papas. 

luán XI (ó X) suzedió á su padre Lando : i Juan xi. 
fué otro tal como él, i peor. Porque fué Papa 
mas de 14 años. Platina dize que fué hijo de 
Seijio in. Luithprando , que vivió en el tiempo 
deste Juan, cuenta su mala vida : dize que Theo- 
dora desvergonzada ramera mandaba en aquel 
tiempo en Roma: la cual tuvo dos hijas, Maro- 
zia i Theodora : las cuales , si la madre era gran 
pota, las hijas lo eran mayores. La madre se 
enamoró deste Juan antes que fuese Papa: el 
eaal por medio de su puta, fué hecho primera- 
mente Obispo de Boloña, y después Arzobispo 
de Ravena: en el cual tiempo murió el Papa. 
Viendo esta ocasión Theodora , i no queriendo una puu haze 
tener tan lejos á su enamorado Juan, porque J'^J*'"®""™**' 
Ravena dista de Roma 200 millas, hizo que 
Joan, dejado el Arzobispado, fuese Papa. Il
mismo Luithprando lib. m, cap. 12, cuenta el 
miserable fin deste Juan. les que Marozia, su en- 
tenada digamos, hija de Theodora, lo hizo pren- 
der i matar con un almohada que le pusieron 
sobre la boca , i esto fué, porque Marozia queria 
liazer Papa á su hijo Juan Xn, hijo del Papa Ser- 
jio m. Pero por entonzes no pudo serlo : i así 
ké elejido León VI, que no vivió , sino 7 meses: ^^^^ al- 
mario, como^dizen, con tósigo que le hizo dar Tósigo. 



74 DEL PAPA 

Marozia por hazer Papa á su bastardo. Mais
Ettéphano vil. tanpoco lo fué desta vez sino Estéphano VII (ó 

Yin), el cual no gozó muchos años de supontm- 
Tósigo. cadQ ]|jur¡ó, i no sin sospecha de tósigo, año de 

330. 930. Don Sancho I reinó en España. 

Juan XII. Juan XH (ó XI) fué hijo bastardo de Serjio m 

i de Marozia, desvergonzada ramera, coipo la 
Lib. III, cap. la. Jiama Luithprando. Platina piensa qué este Juan 

i el Juan XI hayan sido hermanos hijos de Ser- 

jio in. La Marozia madre deste Papa, asi entiem- 

¥na pota go- po del hijo como antes gobernaba la Iglesia Ro- 

Rom" na!^ ^^'**'* mana , así bien en lo temporal como en lo espiri- 

^,^ ' tual, como lo nota Luithprando. Murió año de 

935'. En este tiempo Don Ramiro m reinó en 

España. A Juan suzedió León YII, Estéphano IX, 

Martin m, Agapéto, Juan Xin. 

iiaoSííiS"' ^*' ^^^^ ^'^ (^ ^™ } ^"^ ®^ ^^yoT vellaco de cuan- 
tos Papas habian sido hasta su tiempo. Frai Juan 
de Pineda en su Mon. Eccles. pag. 3, lib. xix, lo 
llama el pecador Juan, i § I, dize. A Agapeto su- 
zedióun monstruo infernal en la vivienda, hijo de 
Alberto , poderoso Romano, que con ruegos i di- 
neros i amenazas hizo que elijiesen á su hijo, 
que se llamaba Octaviano, i después de Papa se 
llamó Juan. I un poco mas abajo : Fué de mal- 
dita vivienda en crueldades, i cazas, i luju- 
rias deshonestísimas, etc. Quien quisiere sa- 
ber sus vellaquerías, lea á Luithprando desde 
el capítulo Yi del lib. 6, hasta el cap. xi:fué 
El Papa es acu- acusado en un Sínodo Romano en presenzia 
zfiíod "enormes ^®^ Emperador Othon I i de que no rezaba sus 
ahominaziones. horas: que diziendo misa no comulgaba, que 
ordenaba los diáconos en el establo, que habla 
cometido inzesto con dos hermanas , que ju- 



I D£ SU AUTORIDAD. 75 

gando á los dados habia invocado á los demonios 
para que le hiziesen ganar, que habia hecho por 
dineros Obispo^ á mochachos, que habia violado 
donzellas , que habia convertido el palazio sacro 
enmanzebis^, que habia dormido con Estéphana 
manzeba desa padre, i con Reinera viuda, i 
con otra viuda llamada Ana , i con su sobrina, 
que hab'ia hecho zegar á su padre de confesión, 
que públicamente iba á caza , que se habia arma- 
do, que habia procurado de pegar fuego, que 
iiabia rompido puertas i ventanas de noche , que 
liabia hecho la salva en vino ai diablo , etc. Por jaan xiii de- 
eatas i otras tales abominaziones fué depuesto gjj^'***'"***^®"" 
en el conzilio Romano , i León VIII eleiido : Pero ^^^^ ym 
partido que fué el Emperador, aquellas malas 
mujeres conquien él tenia que ver, inzitaron la 
nobleza de Roma, prometiéndoles los tesoros 
de Roma, á que volviesen á rezebir al Papa Juan 
echando á León : lo cual hizieron. Este Juan ei Bnperador 
ordenó que de ahf en adelante , el Emperador Jj^jJ^^^J^J,®/®" 
fuese coronado del Papa en Roma. £1 fin, deste 
maldito Papa fué, que en el año de 964, i dézi- ts4. 
mo de su pontificado , fué muerto á puñaladas 
por el marido de una con quien él estaba toman- 
do su pasatiempo, camal. Luithprando, lib. vi, 
cap. 11, dize , que el diablo lo hirió de tal manera 
estando cometiendo adulterio, que dentro de 
8 dias murió. Puede ser que el marido se vistió El marido ha- 
en figura de diablo para matar al Papa. Leed Jeríido i*o*ma- 
esta historia. Españoles, 4 veréis quién sea el Pa- u. 
pa, por quien soléis poner al tablero vuestra ha- 
zienda, honra i vida. Dios por su misericordia i 
por la honra de su dijo Jesu Ghristo, os haga la 
grazia que lo conoscais. En tiempo deste tan 



76 DEL PAPA 

dísolatoi carnal Papa tíos sazerdotes de Ingla- 
terra , que eran casados , fueron echados de las 
iglesias cathedrales : en este tiempo don Berma- 

zisma is. do reinó en España. Zisma 16 entre León i Be- 
nedito año de 963. 

Benedito V. Muerto Juan Xm, los de su parzíalidad elijie- 
ron á Benedito Y. Pero el Emperador Othon yí- 
no sobre Roma, i compelió á los Romanos que le 
entregasen á Benedito V, i que volviesen á re- 
zebir á León, que ellos habían echado del papado. 

León Yin otra Leon VÜL Vuelto á ser Papa, reconoziendo el bien 
vei Papa. qyg había rezebído del Emperador , hizo un de- 

creto sinodal, en que quitó la autoridad de ha- 
zer Papa al Clero i pueblo Romano , que Garlo 

El Emperador ^^S^^o l^habia conzedido ( como dize Grazia- 
eiije al Papa. no) , i la traspasó en el Emperador, anulando la 

Papa contra leí que Adriano había hecho contra esto. Lo cual 
^'^'' hizo Leon por evitar las sediziones , que soüan 

acontezer en las eleziones de los Papas : i el Em- 
perador le restituyó lo que dízen Gonstantino 
haber dado al Papa : ó lo que Pipíno i Garlo Mag- 
no le dieron, quitándolo á los Lombardos. Murió 

,g5 Leon año de 965. En España reinó don Alon- 

so V, que murió sobre el zerco de Viseo de una 
saeta que le tiró un Moro. 

Juan XIV. Juan XIV (ó XIII), hijo del Papa Juan Xn. Fué 

Cruel. muí cruel contra sus enemigos , como se vido en 

un Pedro, prinzipal majistrado de Roma. Frai 
Juan de Pineda part. m, lib. 19, cap. 1 1, § I, dize 
del: El Papa hizo tener colgado al Adelantado, 
de los cabellos, un dia , i desnudo , junto al caba- 
llo del Emperador Gonstantino, i después le hi- 
zo subir en un asno, la cara para atrás, con un 
cuero en la cabeza, i azotarle por la ziudad, i des- 



I DB SIJ AUTORIDAD. 77 

INieslepadoeala cárzel, i i la postre lo desterró 
fiara AÍemaña. Ma^ semejante ííiá á Phalans, 
Dionisio, Nerón y i á otros tales tiranos, qneno 
i Ghrislo, qoe manda que amemos á nuestros 
enemigos i que les hagamos bien. Este fué, el 
qae baptizó la gran campana de San Juan de Le- 
tran, i le poso su nombre. Be aqui se tomó la 
costumbre de baptizar las campanas i ponerles 
nombres. Murió año de 972. En este tiempo reinó 
e& España don Alonso V. 

I>ono n suzedió á Juan XIV. Papó solos tres 
'meses, al cual suzedió Benedito VI (ó V), no 
contando al Y, que fué hecho en zisma. Fué echado 
en la cárzel por sus vellaquerias : donde murió 
ahogado : ó como sus amigos dizcn , de hambre, 
por mandamiento de Bonifazio su suzesor. Don 
Alonso y reinó en España, zisma 17 entre Boni- 
fizio i Benedito VI ó Vn. 

Bonifazio Vn con malas artes se hizo Papa: 
Pero fuélo poco tiempo. Porque los Romanos 
consphraron contra él : el cual , viendo que no po- 
dia prevalezer , robó todos los tesoros que halló 
en la iglesia de S. Pedro , i fuese con ellos á Gons- 
tantinopla, donde los vendió, i pasados algu- 
nos meses, se volvió á Roma con mucho dinero. 
En el entre tanto que él estaba fuera de Roma, 
los Romanos hizieron Papa á Juan XV (ó XIV). 
Pero Bonifazio corrompió con su dinero á los 
Romanos , i asi lo volvieron á rezebir por Papa; 
el cual, vuelto á ser Papa, echó en la cárzel á 
luán XV , sacóle los ojos , matólo de hambre. Mu- 
rió Bonifazio año de 976 , habiendo papado 9 
«ños, i mas. Del dize frai Juan de Pineda, par. m, 



La campiña dfl 
S. Joan de Letran 
ftaó la primera 
que 16 baptiió. 



97a. 

Dono II. 
Benedito VI. 

Vellaco. 

Zisma 17. 

Bonifazio VII. 
Otmtl, 



Joan XV. 



Crueldad. 



176. 



Juan XVI. 



78 DBL PAPA 

Ijb. 19, cap. 15, § I. Boni|azio títíó poco, des- 
pués que tornó á la silla , i murió súbitameate, con 
quien los Romanos mostraron el amor que le ha- 
blan tenido, tomando su cuerpo muerto, i dándole 
mil^golpes i heridas, i después ló llegaron ata- 
do por los pies á la plaza de S. Juan de Letran, 
donde le dejaron á'los perros , etc. Quien tal ha- 
ze, dize el refrán Español, quezal pague. Bene- 
dito VI ó VII le suzedió. Don Bermudo UI retoó 
en España. 

Juan XVI (ó XV), en siendo Papfa, hizo tales 
obras, que fué aborrezido del Gleto i pueblo- Ro^ 
mano. Este, sin diserezion ninguna, daba todo á 
sus parientes. £1 cual error , como dize Platina 
i Estella, vemos que ha venido hasta nuestro^ 
tiempos. Murió año de 995 : en este tiempo reinó 
en España Don Bermudo III. .

Juan XVn suzedió á Juají XVI : n)urió en el 
mismo año, habiendo papado solos 4 meses. 

Gregorio V , Alemán ,.fud hecho Papa por au- 
toridad del Emperador Oth'on III. Pero vdelto el 
Emperador en Alemana, el pueblo i Clero 
Romano , deponiendo á Gregorio , hizieron Pape 
á Juan XVm (ó XVIÍ ). El Gregorio se acojió al 
Emperador., el cual , enojado con los Romanos, 
vino contra ellos , i tomó á Roma , prendió al 
Al Papa lesa. Papa Juan, sacóle los ojos, i así el Papa murió: 
can loa ojoa. ^j ^^^^^ ^^^^ su'muchó .dinero, habia corrompido á 
los Romanos para que lo hiziesen Papa. Man- 
tuano , ni calamitatuní lib. , habia deslo. 



Juan xvil. 

Gregorio V. 
Zisma 18. 

AfiO 196. 

Juan XVIII. 



Pernices mercántur eguos , venalia Rotnce 
Templa^ sacerdotes^ altaria^ sacr'a^ coronce^ 
Ifnes, tkura^ preces, ccelum estvenate, Deusque. 



I BB SU AUTORIDAD. 79 

Qojere dezir, que todo es Tendíble en Roma, 
8ée»e sacro , séase profano : i aun el mismo Dios. 
Platina llama ladrón á este Juan : el. cual 
moerto de la manera que habernos bicho , Gre-< 
gorio Tohió á ser Papa : este constituyó, que de 
•hi en adelante los 7 prinzipes de Alemana , con- j ^ Weciorcidel 
Tiene á saber , los tres Arzobispos , de Magunzia, "^ 
Treyír i Colonia , ePConde Palatino del Rin, el 
Baque de Sajonia , el Marones de Brandeburg, 
i el Rei de Bohemia, que entonzes aun no era 
ftei, elijian al Emperador, i asi el imperio se 
pasó en Alemana. Murió Gregorio año de 998, 9«8. 
ócomo otros, 997. Don Bermudo III reinó en 
eAe tiempo en España. A este Juan XVIII algu- 
nos no lo cuentan por Papa. 

Silvestre n, desde su juventud, se dio á en- ^^^'¿'¡JJr'* " *°" 
cantismos i hechizerias: el cual, sabiendo que 
en Sevilla habla un Moro, gran maestro en esta 
arte, con el gran deseo que tenia de ser perfeto 
maestro en eUa , dejada la Franzia , que era su 
patria t se fué á Sevilla i asentó con el Moro: i 
Tiéndose ya buen maestro , se volvió á Franzia, 
trayendo consigo un libro admirable en aquella 
arte, que hurtó á su maestro el Moro, por 
medio de una hija del Moro , con quien Silves- 
tre se habia reborujado. Este Silvestre, para me- 
jor bazer su ofizio de encantador, liizo pacto 
eon d demonio , ofreziéndole su cuerpo i su áni- 
ma, con condizion que el diablo le ayudase 
para subirá grandes dignidades. Vuelto en Fran- 
zia, enseñólas artes liberales con grande aplauso: 
tuvo notables diszipulos, por cuyo medio fué 
hecho Obispo de Remes , después con malas ar- 
tes fué Arzobispo de Ravena: al fin con la ayu- 



80 BEL PAPÁ 

•^9- da del diablo, vino á ser Papa año de 999. Qaien 

quisiere saber su santa vida , lea á Platina , Sa- 
bell.£n9, lib. n, Volater.,lib.xxii,Berg., lib. xn, 
Faszi. temp. , i á Pedro Premostratense, i á Ben- 
non, i particolarmente á frai Juan de Pineda, 
part. m, lib. 19 , cap. 15, § IV, V i VI, autor bien 
moderno, i verá si digo verdad. Mientras fué Papa 
encubrió su arte : pero de semto no podia ohrklar 
la vieja amistad , c|ue tenia con el diablo. Tenia 
en un secreto lugar, una cabeza de cobre : la cual 
siempre le daba respuesta, de todo aquello que de- 

El diablo enga- mandaba al diablo. Una vez antojósele ai Papa 
mis*' ^"P" ^°° ^* saber cuánto habia de ser Papa : preguntó , pues, 
al diablo esto: el diablo le respondió dudosa- 
mente, como suele, díjole que no moriría hasta 
que dijese misa en Jerusalen. Esta historia 
cuenta San Antonino, i frai Juan de Pineda i otros. 
£1 Papa se holgó mucho con esta respuesta, 
determinando de jamás ir á la ziudad de Jerusa- 
len. Era costumbre en Roma, que un zierto día 
de cuaresma el Papa dijese la misa en la iglesia 
de Santa Cruz, que llaman, de Jerusalen. Silves- 
tre, olvidado de los engaños del diablo , cddl)ró 
su misa en el lugar dicho : i luego le dio ana 
gran fiebre, entonzes el Papa (como dize Pedro 
Premostratense), por el ruido que hazian los 
demonios, sintió su fin ser llegado: estando 
en estas angustias suplicó (como dize Bennon) 
que le cortasen las manos, i la lengua , etc. Mi- 
rad si el Papa, puede errar. Notad qué vicaria 
sea la del Papa , pues muchos la hubieron con 
malas i diabólicas artes. Advertid, Españoles, 
qué cosa sea la misa : pues el diablo se juega con 
ella, i engaña, como habemos visto en este Sil- 



I BB 8Ü ÁÜTORIDiJ). 81 

ftstre. Españoles y sed sabios. Papa i Misa han 
sido macho tiempo há, vuestros dioses en la 
lierra. Con haber sido tal SÜTestre II, un Julio 
fioseo, Jenebrardo, i PanWno, i el D. Ulescas, gran- 
des aduladores de los Papas , afirmaron que no 
filé májico 9 sino sapientísimo mathemático, etc. 
Dezíd la verdad, aunque amargue. Dios no tiene 
nezesidad de vuestras mentiras, para ensalzar su 
santa fé Gathólica. En este tiempo Don Ber- 
mudo in reinó en España. 

Juan Sicco XIX , ó como otros , XVII , que no Juan xix. 
cuentan á Juan VIII por ser mujer, ni á Juan XVIII 
por ser Antipapa , suzedió en el papado á Silves- 
tre, por los mismos medios que su predezesor lo 
habia sido , por ayuda del diablo : i así, como dis- 
lipulo de tal maestro, mandó que se zelebrase la 
Fiesta de las ánimas de purgatorio el siguiente Fiesu de las 
día después de la Fiesta de todos santos. Dezia forio aue1n"üff 
este Papa , que ola los jemidos que los diablos 70 Juao xix. 
daban , cuando por virtud de las misas i ofizios 
por defuntos les arrebataban las ánimas. En 
tiempo deste (como dize Baconthorpio) el nom- Cardenales, 
bre de Cardenales comenzó á ser en estima. Este bi pueblo bo- 
Juan XIX quitó la voz al pueblo Romano en la °"°® p'®"*« *» 
elezion del Papa , diziendo que el pueblo habia 
de ser enseñado , i no seguido : i que mayor era 
la dignidad de la lei *, que es rejida por el Espíritu * réai$ una 
santo , que no la de la lei secular. Murió año de ^^^ ^ *''^ ^^>-
1003 , porque aun zinco meses no fué Papa. Don loas. 
Bermudo III reinó en España. 

Joan XX (ó XVm) con malas artes se hizo Papa: Juan xx. 
i es aquí de notar (como lo nota el Cardenal 
Bennon) que todos los Papas desde Silvestre II 
basta Gregorio VII, no menor vellaco que en- 



18 Papas en- 
cantadores , en 
cuyo ttempo la 
dotrinadel pur- 
gatorio creszió. 



Purgatorio. 



1909. 

Tósigo. 



Serjio IV, en 
encantador. 



88 DEL PAPA 

cantador, fueron encantadores, que fueron 18 
uno tras otro. En tiempo deste Juan XX la do- 
trina del purgatorio crezíó en gran manera por 
medios de las falsas apariziones de Espíritus ma- 
lignos, que lloraban , jemian , gritaban i se que- 
jaban por los grandes tormentos que padezian 
en purgatorio : dezian, que eran las ánimas de un 
tal i de un tal : pedían, que se dijesen tantas mi- 
sas, tantos treintanarios. El pobre simple vulgo 
creía ser verdad lo que le dezian , i sacaban el 
dinero de sus bolsas , el trigo de sus trojas , el 
vino de sus bodegas , i la cera de sus colmenas, 
i ofrezianlo á las ánimas de purgatorio. Mais
¿quién se lo comía i bebía? no las ánimas , sino 
los clérigos i frailes , sus manzebas i hijitos : las 
pobres viejas madrugaban i trasnochaban, para 
hilar i juntar blanca á blanca, para dezir una 
misa por el ánima de su marido, hermano, ó 
hijo : dejábalo ella de comer i dábalo á los tales 
por cuales. Todas estas visiones i apariziones, 
se hazian por arte del demonio. Señor , juzga tu 
causa : libra tu pobre pueblo de las manos destos 
encantadores, falsos prophetas i embaidores. 
Abre , España , los ojos , i vee : cree á quien con 
grande amor te avisa : mira sí esto que digo es 
verdad, ó no. Murió Juan XX año de 1009 , ato- 
sigado , como algunos dizen. Don Hernando i 
reinó en Castilla i León. 

Serjio IV, Romano, hubo el pontificado por 
las vías acostumbradas en su tiempo : aunque 
los aduladores del Papa , como Platina i EsteUa^ 
dizen que fué un santo. En tiempo deste, el 
sol se escurezió , la luna parezió hecha sangre, 
hambre i pestilenzia hubo en Italia , i el agua 



I DB SU AUTORIDAD. 83 

de una fuente de Lorena se convirtió en sangre. 
Todos estos eran pronósticos i zertisimas señales PronósUcos. 
de la Ira de Dios por la idolatría que entonzes 
reinaba. Murió Serjio año de 1012. Don Hernán- lots. 
do I reinó en Castilla i León. 

Benedito VU ( ó VIII ) , hijo de Gregorio , Obis- Benedito viii, 
po Porluense , siendo laico se hizo Papa con la «ncantador. 
ayuda de su sobrino Theophilato , grande encan- 
tador : este Theophilato fué discípulo de Silves- 
tre n , que aprendió la nigromanzia en Sevilla: 
como habernos dicho en su vida. £1 Theophilato Theoobiuto, 
salió gran maestro en su arte : tanto , que dan- encantador, 
dose á hazer sacrifízios á los demonios en las 
selvas i montes , hazía (como dize el Cardenal 
Bennon) que las mujeres, enamoradas del por 
sus encantismos , dejasen sus casas , i se fuesen 
tras del. Este, tal cual era, fué después Papa. 
Mientras vivió el Emperador Henrique , Bábaro, 
Benedito Papó quietamente : pero muerto el Em- 
perador , los Cardenales lo despaparon , i pu- 
sieron á otro en su lugar. Esta fué la zisma 19. Zisma 19. 
Has después apaziguados, con buen dinero que Afiode ios4. 
les dio Benedito, lo volvieron á entronizar, 
echando al Antipapa. Deste Benedito cuenta 
Pedro Damián, i lo mismo cuenta Antonino 
i firai Juan de Pineda, part. m , lib: 19 , cap. 17, 
§ m , 1 otros , que después de muerto se apa- 
rezió, caballero en un caballo negro , á un zierto 
Obispo , su grande amigo : este Obispo , espan- 
tado con la Vision , le preguntó diziendo : Cómo, 
¿no eres tú el Papa Benedito yadefunto? Yo 
soi ese, que dizes, dijo Benedito. £1 Obispo 
le demandó, ¿cómo te va, padre? Respondió el 
Papa: En gran manera soi atormentado: pero 



84 DBL PAPA 

puedo ser ayudado. Vé, pues , i dile á m¡ herma- 
no, que ahora es Papa , que dé á los pobres el 
tesoro , que está escondido en tal parte : demás 
desto aparezió á su hermano el Papa dí^éndole: 

Purgatorio con- espero que seré libre : i ojala Odilo Gluniazeose 
firmado con ral- *^ ^ »¥r« ' jt ij .«l 

sas aptriziooes. rogase por mi. Veis aquí como el demonio jugaba 

con los hombres para confirmar sus misas i pur- 
gatorio. Murió Benedito año de 1024. Don Her- 
nando I reinó en Castilla i León. 

caítldoí^'' ^°' ^"®" XXI (ó XIX) fué Papa por los mismos 
medios que su hermano : conviene á saber « por 
medio de su sobrino Theophilato , el grande en- 

Papa laico. cantador. Este Juan, siendo laico, sin haber rc- 
zebido ningunas órdenes, fué hecho Papa. Murió 

103S. año de 1032. Don Hernando I reinó en Castilla i 

León. 

Benedito IX, Theophilato, el grande encantador, de quien ya 
encantador. habemos hecho menzion , muertos sus dos tios, 
Benedito VIH i Juan XXI , con sus malas artes se 
hizo Papa, i llamóse Benedito IX (ó VIH) : este 
hizo gran caso de Laurenzio, i de Juan Graziano, 
Cardenales, sus condiszípulos , grandes nigro- 
mánticos. Eran tan sabios en la nigromanzia, 
que sabian lo que pasaba en Oriente i Poniente, 
en Septentrión i Mediodía. Muchos se tenian 
por dichosos- de ser sus discípulos. Desta maldita 
escuela salió el maldito Hídelbrando (que siendo 
Papa se llamó Gregorio Vil), el cual, como lo 
cuenta el Cardenal Bennon , tanto mal hizo. Este 

El Papa vende Benedito IX, temiéndose del Emperador Henrlque, 
íioo^iSi?^ ' ^°' vendió su papado á su compañero Juan Gra- 
ziano por mil i quinientas libras, el cual se 

Gregorio VI. Uamó Gregorio VI. Platina dize que Benedito 
fué por esta venta acusado de todos ^ i con- 



I BE SU ICTOIIDAD. 



8S 



denado por d juizio divino. I ¿por qué no lo fué 
por 808 foraicaziones , adulterios « idolatilas, 
nigPMüBtnzias, enbantamentos, exotztámos, in- 
yoeaziones de demonios , i por otras tales abó- 
mihaziones? Su fin fué, que un demonio lo aho- 
gó. Dízen las liistorías^ conrietie á saber , la 
Martíniaila, Juan de Goluna, S. Antonino , frai 
Juan de Pineda , i otros , que este Theophilato , ó 
Benedito, aporezió después de muerto á un ermi- ^^J^* **^"" 
taño en figura muf espantable: porque en el cuer- 
po parezia oso, en la cola i cabeza parezia asno: 
i cómo fuese preguntado por el ermitaño , cómo 
venia tan espantoso? dizen que respondió : por- 
que viví en mi pontificado sin razón , siii lei , sin 
DioSf I porque ensuzié la silla Romana con todo 
jáüerode suzíedades. En tiempo deste, el nombre cardenales, 
de Cardenal subió mui alto. Murió Benedito IX 
año de 1034,-0 como otros, 10S2. IVota aun mas ios4. 
deste Benedito El en Silvestre III. Don Hernán^ 
do I reinó en España. 

Silvestre m, después que Benedito IX vendió siiveatreiii. 
el Papado , se hizo con dádivas Papa : aunque 
otros querían á Juan Graziano , en quien Bene- 
dito hatbia rraunziado por dinero el Papado. Sil- 
vestre, en fin , fué Papa , pero no mas de 49 dias. 
Porque (como dize Platina) el Pontificado babía 
venido entonzes á tal estado, que el que mas 
podía con dádivas , i ambizion , no digo con san- 
tidad de vida, ni con dottína , este tan solamente 
alcanzaba' el papado , siendo los buenos abati- 
dos, i echados al rincón, la cual costumbre , plu- 
guiese á Dios no se tuviese en nuestros tiempos. 
Pero esto es nada: peores cosías aun veremos, 
ti Dios no pone la mano. Hasta aquí Platí- 



86 BEL PAPA 

na. Cuenta Othpn Frinsinjense , Godofrído Vi* 
terbiense , i otros autores, que en tiempo de Be* 

mente en Roma. Benedito £K, Silvestre lü , Gregorio VI. Benedlto 

Gregorio VI. tenia su silla en d palazio Lateranense , el otro la 

tenia en San Pedro, el terzero la tenia en 

£1 Emperador S. María la Mayor. Oyendo el Emperador Hen* 

en qLe^íw p^is "^."® ^^^^ revueltas , vino á Roma , tuvo un con- 
aon depuestos. zUio, en el cual fueron condenados los dicho» 
tres Papas , i un cuarto elejido , que se llamó 
Gieoieate II. Clemente II. £1 Emperador no castigó, como 
debiera, estos tres grandes vellacos, sino sola- 
mente (como dize Bennon) hizo huir de Roma 
á Theophilato , echó en prisión á Gregorio , al 
cual , juntamente con Hidelbrando , desterró en 
Alemana: al Silvestre hizo volver. á su Obispado . 
Benedito IX, Sabinense. Notad que este Benedito IX fué tres 

?omo *s^io*iii ^®^®® ^®P* ' ^* primera , echado Silvestre UI, 
lo faé totes. i fué privado: la 2.^, muerto Clemente II, i fué 
privado: la terzera, muerto Dámaso n. Papó 
por intervalos 10 años , 4 meses i 9 dias , como lo 
nota Platina , lo mismo acontezió á Seijio m, que 
papó tres vezes , año de 897. Silvestre in fué prí- 
1045. vado año 1045. Don Hernando I reinó en £8*^ 

paña, 
elementen. Clemente II, Alaman, fué elejido en el con- 
zilio de Roma por mandado del Emperador, 
siendo depuestos los tres Papas ya dichos. Este 
coronó al Emperador Henrique, hizo que los 
Romanos renunziasen , i con juramento , al déi- 
recho que tenían de elejir Papa. Para confírma- 
zion desta renunziazion contaré aqui lo que 
díze frai Juan de Pineda , part. m , lib. 19, cap. 24, 
§ n. Dize , pues : Blondo tiene, que Clemente 



I BE Sü ÁÜTOEIDAD. 87 

Segundo, privó á los Romanos de la dezionde 
los Papas, por evitar las szismas : mas Granzio i 
Saio dizen que en el conzilio Sutrino se les pro- 
hibió , i se conzedió al Emperador , i Naoclero i 
Sljiberto escriben , que el Emperador Henríqne 
obligó á los Romanos , con juramento que les 
liizo jurar, que no se entreiñeterJan en las elezio- 
nes de los Papas. Hasta aqui Pineda. Partido de 
Roma el Emperador , los Romanos no curándose 
de su juramento , atosigaron al Papa : de lo cual Tósigo. 
murió, no habiendo sido Papa sino 9 meses. Di- 
sen que Estéphano , que le suzedió en el pontiii- 
cado , i se llamó Dámaso n , le aderezó el tósigo. 
Don Hernando I reinó en España. 

Dámaso II, Bábaro, ocupó el pontificado por Dámaso ii. 
ííierza, sin ningún consentimiento ni del clero, 
ni del pueblo Romano. Porque (como dize Pla- 
tina) la costumbre entonzes era , que el que mas Costumbre de 
podia , ese habla el pontificado. Pero deste su *>•""« '•?*• 
pontificado tan ambiziosamente alcanzado no 
gozó, sino 83 dias. Porque fué atosigado. La Tósigo, 
causa desto fué, que habia entonzes en Roma un 
hombre llamado Gerardo Brazuto, el cual, usan- 
do de una cautelosa amistad, despachó con tósigo 
seis Papas en espazio de 13 años: cuyos nom- s Papas, uno 
bres son estos : Glemente H, Dámaso II, León K, ^JoJ*'"' '*°'*' 
Víctor II , Estéphano IX. i I^icolao n. Viéndose 
los Romanos en tantas Zismas i revueltas por 
las negras elezlones de los Papas, enviaron 
sus enül>ajadores al Emperador Henrique, supli- £| Bmperador 
candóle que les diese Papa : el cual les envió á baxe Papa. 
León IX. 

León IX, viniendo á Roma , encontró en el ca- León ix. 
mino con el Abad Gluniazense i con Hidel- 



88 USL PAPA 

brandOt que después fué Ps^a : Los cuales ^ viéa- 
doio vestido de pontifical, le persuadieroa que 
por ninguna vía entrase en Roma de aquetta 
manera: pues que el Emperador no tenía autOr 
ridad de hazer Papa , sino el Clero i pueble 
Romano. Brunon, que así se llamaba antes, bir 
zo , como le aconsejaron : i venido á Roma coDr 
fésó su pecado, i asi lo hizieron Papa. Hecho 
Papa hizo Cardenal á Hidelbrando, i le fué 
mui familiar , otorgándole todo cuanto le pedía. 
I así Hidelbrando de pobre monje vino á 9et 
Cardenal mui rico: reconzílió Hidelbrando con 
el Papa León á Theophilato , su antiguo señor í 
maestro , que habia sido depuesto del papado , i 
ahora hipócritamente reconziliado. Tuvo León 
un Conzilio en Vérseles , donde condenó la do* 
trina de Berengarío , porque no quería adorar el 
pan Eucharistico , pues era pan , i no Dios. Frai 
Juan de Pineda , part. m, lib. 19 , cap. 26 , § E, 
dize de Berengarío (aunque enemigo cuanto á hi 
dotrina) grandes virtudes: Fué (dice) Berengarío 
hombre de buenas letras , i agudo i limosnero , i , 
añade S. Antoníno, que también humilde : de lo 
cual me admiro, etc. I un poco mas abajo : Fué 
también castísimo, i en tanto grado , que no con* 
sentía entrar donde él estaba mujer ninguna. 
Este León IX , á instigazion de la buena pieza 
de Hidelbrando , prohibió totalmente el matrimo^ 
nio á los eclesiásticos. Deste León IX cuenta Ga* 
rion, lib iv de su historia, que siendo Papa se fué 
con el Emperador á Alemana : i como el Empera- 
dor hubiese convocado un sínodo, que se tuvo en 
Magunzía, el Papa estando en el Conzilio se quiso 
preferir al Obispo Maguntino. Pero el Obispo 



I BE SU AUTORIDAD. 



89 



riendo su derecho lo defendió : i asi el Papa fué 
coBttreñido á zederle. Porque los Papas , aunque 
hibian miiohas vezes intentado la tiranía de pre- 
finrse á los otros Obispos, no habian salido con 
flia: la cual alcanzaron en tiempo de Enrique V. 
Fi¿ Papa zinco años. líiiirió de tósigo que le dio 
Biüziaoaño 1054. Don Hernando I reinó en Gas- 
tilla. 

Víctor n fué dos años i poco mas Papa, despa- 
chólo Brazato con tósigo. Don Sancho 11 reinó 
encastilla. 

Bstéphano X (ó IX) no cumplió el año. Porque 
Brazuto lo despaclió presto , año de 1058. Don 
Sancho 11 reinó en Castilla. 

Benedito X (ó IX) fué' eléjido siendo Hidel- 
brando absenté: pero Hidelbrando, que era en 
aqoel tiempo el Espíritu santo que rejia la corte 
Romana, se sintió mui mucho desta elezion: i 
así hizo que Benedito ñiese depuesto, acusándolo 
de que por fuerza i dádivas había habido el pon- 
tíieado. Miserable Hidelbrando, ¿i cómo lo fué él 
desdes, i sus predezesores antes? Cumplióse en 
este Benedito el refrán : para los desdichados se 
hizo la horca. Renunzió, pues, Benedito mui 
contra su voluntad año 1059. Don Sancho II rei- 
nó en Castilla. 

Depuesto Benedito, Hidelbrando insistió al 
Glero que elijiesen á Gerardo, que llamaron INi- 
eolao U. Pero no lo pudiendo hazer á su salvo 
en Roma , se fueron á Sena , i allí lo elijieron. 
Nicolao, en viéndose Papa, convocó un sínodo 
en Sutrío contra Benedito X. Esta fué la zisma 
ti. Lo cual visto por Benedito , que era hombre 
pazifico, se fué de Roma dejando el papado, i 



Tósigo. 

10S4. 

Victorll. 
Tósigo. 

EstépbtnoX. 
Tósigo. 

i«iS. 

Benedito X. 



Nicolao II. 



Zisma 9 1. 



90 



BEL PAPA 



G. Si qals pe- 
cnnia, 79 dist. 



Deereto mal 
guardado. 

iOSi. 

Tósigo. 
Alejandre II. 



Honorio II. 
Ziama 99. 

AfiOl86{. 



Solos los Car- 
denales elUen al 
Papa , i solos los 
Cardenales son 
elijibles. 



asi no murió de tósigo. Este Nicolao II tuTo otro 
Gonzilio en Roma, que llamaron Lateranense: 
en el cual mandó que no fuese tenido por Apos^ 
tólico , sino por apostátíco cualquiera que , ó por 
dinero, ó por favor, ó por tumulto popular, ó 
militar, sin unánime consentimiento de los Car- 
denales, hubiese la silla de San Pedro : dio poder 
á los Cardenales , clérigos , i laicos de descomul- 
gar! anathematizar al tal Pontiíize, como á la- 
drón , i de convocar Conzilio para deponer al tal 
Papa : i si no pudiesen convocarlo en Roma , que 
lo convocasen en cualquiera otra parte. Véase si 
sus suzesores guardaron este Decreto. Murió Ni- 
colao II año de 1061 atosigado de Brazuto. Don 
Sancho II reinó en Castilla. 

Alejandre II fué hecho Papa por la astuta astu- 
zia de Hidelbrando sin consentimiento del Em- 
perador : por esta causa los Lombardos elijíeron 
en la Dieta que se tuvo en Basilea , á Honorio 
Cadolo, siendo presente el Emperador. Est
fué la Zisma 22. £1 Honorio vino con gran ejér- 
zito i cercó á Roma : pero él, i los suyos fu(ftt>n 
deshechos , i asi quedó Alejandre H en pose- 
sión. Este Alejandre mandó que solos los Car- 
denales elijiesen al Papa. Grandes mutaziones 
ha habido en la elezion del Papa. Primera- 
mente se elejia por el Senado , Clero i pueblo 
Romano, con consentimiento del Emperador: des- 
pués fué elijido del Clero i pueblo Rom. , unas 
▼ezes con consentimiento del Emperador , i otras 
sin él: después fué elejido por el Clero: ahora 
por solos los Cardenales : i no es elijible si no 
es Cardenal , i presente en el cónclave cuando se 
haze la elezion. El Espíritu santo, que preside en 



I DE SU AUTOEIDAD. 91 

laelezion del Papa, cada dia es mas sabio i mas 
avisado. A este Papa Alejandre, Hidelbrando 
echó en prisión , alzándose con las rentas papa- 
les, 1 no dando al Papa sino solos zinco sueldos 
Lozenses al dia. Desta manera Hidelbrando se 
enriqueszió mui mucho. Alejandre , siendo tan 
tiránicamente tratado de Hidelbrando, murió 
a¿o de 1074, i como se presume, de tósigo que íot4. 
le dio Hidelbrando. Don Sancho II reinó en Gas- Tósigo, 
tala. 

Huerto Alejandre, Hidelbrando, ayudado de Gregorio ni. 
sé soldados , se entronizó sin ningún consentí- ""•wwo encinu- 
mlento , ni del clero , ni del pueblo, temiendo que jj^ni^., ^^q. 
ú él se tardaba , otro fuese elejido : en su elezion niiuion. 
ninguno de los Cardenales firmó. I como el Abad 
Gttinense á ella (ya hecha) viniese, el Hidelbran- 
do le dijo : Mucho te tardaste , hermano. Al cual 
elAbad respondió: ¡tú, Hidelbrando, muchote 
apresuraste, que antes que el Papa, tu Señor, 
loeae sepultado , has contra los Cánones usurpado 
la silla apostólica. Hidelbrando, desta suerte en- 
tronizado, de qué manera haya vivido, cómo 
haya echado de sí á los Cardenales , los cuales 
debieran ser testigos de su vida i de su dotrina, 
cuan miserablemente , haya atormentado al mun- 
do, con cuántas herejías lo haya corrompido, p^p, hereje. 
CQántos bayan sido sus perjurios, i cuan grandes revoltoso, etc. 
traiziones haya tramado, á gran pena muchos lo 
podrían escrebir. La sangre de los Christianos, 
qoe siendo este el autor i instigador, ha sido mi- 
serablemente derramada , clama al Señor. £1 Car- 
denal Bennon cuenta esta tiránica historia. Este 
Hidelbrando siendo Papa se llamó Gregorio VU: 
filé en suma, gran vellaco , i terrible encantador: 



92 DEL PAPA 

la cual arte aprendió deLaurenzio, que fuédís- 
zipulo de Silvestre II. Entre Laurenzío, Theophi- 
lato , Juan Orazíano i Hidelbrando , GardendeSf 
hubo estrechísima familiaridad. Bennon, Car- 
denal, cuenta una notable historia deste Papa. 

queriíTimpie^ ^^*** ♦ ^^ Bennon , el Emperador mui muchas 
dad del Papa con- vezes ir á hazer orazion á la iglesia de S. María, 
nlnriSir"^"' que está en el monte Aventino , i como ffidel- 
brando dilijentemente se inquiriese por sus es- 
piones de todo cuanto hazia el Emperador Hen- 
rique , hizo notar el lugar en que el Emperador 
hazia orazion i indujo á un zierto hombre ctíú 
buena promesa de dinero , á que pusiese secre- 
tamente sobre las vigas del templo unas grandes 
piedras , las cuales pusiese de tal manera, que las 
hiziese caer de lo alto sobre la cabeza del Em- 
perador estando en su orazion , i así lo desme- 
ntiBasen. Lo cual , como aquel ministro de tan 
notable veliaquería se diese priesa áefetuar, i 
quisiese poner sobre las vigas una piedra de gran 
peso , la piedra con su gran peso lo trujo tras si, 
i quebrando una tabla que estaba en las vigas , la 
piedra i el miserabíe hombre cayeron de lo alto 
en el suelo de la iglesia por justo juizio de Dioa, 
i asi fué hecho pedazos. Hasta aquí Bennon, 
al MCMmMtr* Cardenal. Este Hidelbrando , demandando res- 
puesta al Sacramento contra el Emperador, i no 
se la dando, echó al Sacramento en el fuego , por 
mas que ' los Cardenales que estaban presentes, 
le contradijesen. Con todo esto no dejó de 
perseguir al Emperador, descomulgólo, privólo, 
nombró otro Emperador, al cual escribió este 
verso: 
Petra dedU Petro^ Petrus diadema Rodolpho. 



I DE SU áUTOBIDAB. 93 

La piedra dio á Pedro, Pedro (dio) la diade- 
dema á Rodolpho. Este Rodolpho era Duque de 
SueTía. Turbado t^on ésto Henrlque, dejando 
808 ornamentos imperiales se vino con su mu- 
jer i hijo pequeño á Ganusio, en medio del in- 
vierno, donde estaba el Papa: £1 Emperador 
vestido de paño , i los pies descalzos , vino á las 
puertas de Ganusio hecho espectáculo (como 
di^e el Gardenal Bennon) de los Ánjeles i de los 
iiojnbres : estuvo alU desde la mañana hasta la 
tarde sin desayunarse demandando humildemente 
misericordia. Desmochar es menester á esta bes- 
tia: el cuerno le ha crezido mucho. La historia 
es algo larga, mas abreviarla hemos. Desta 
manera estuvo el Emperador tres días : i cuando 
instantemente demandaba lizenzla para entrar, 
respondlasele , que el Pontiñze aun estaba ocupa- 
do., que no le podía hablar. Al fin, al cuarto día, 
rogándoselo la Condesa Matilda (la cual , como 
dizela historia, amaba mucho al Papa), i ro- 
gándoselo otros, el Papa mandó que entrase. 
For cuanto que esta Matilda, es una muí prínzí- 
pal bienhechora de los Papas , diré aquí lo que 
dize Pineda , lib. xix, cap. S6, § IV. Estaba (dize) Esta Matilda 
en Italia Beatriz , hermana del Emperador Hen- nS'de sfpidSÍ'á 
rique n i mujer de Bonífazío , Señor de Luca, ios Papas, 
de los cuales nazió la insigne Matilda, mujer 
del conde Gofredo, la cual heredó á sus 
padres, i Gofredo gobernaba las tierras de 
Laca, Parma, Rejío, i Mantua, i otras de 
Italia , que por el testamento de Matilda vinie- 
ron á poder de los Papas , i se llamó el Patrimo- 
nio de San Pedro. Entrado el Emperador de- 
mandó perdón i dióle su corona , pero el Papa 



94 DEL PAPA 

no lo quiso perdonar, ni absolver de la desco- 
munión , hasta tanto que prometiese , que con- 
forme á lo que el Papa mandase se purgaria en 
el Gonzilio, con otras ilícitas condiziones. le

Leedtem ante ^"^^ '^^^' ®^ Emperador prometió: pero con todo 
hiatoria en Ale- esto no fué restituido en su imperio. Después 

Jandre ui del (jize la historia, queelHenrique venció á Rodol- 
Emperador Fre- , . • t> j i i i t^ l- 15 

deque. pho, i que muerto Rodolpho, el Papa hizo Em- 

perador á Hermanno , Conde de Luzemburg: al 
cual una mujer mató con una piedra. I aun con 
todo esto, el cruel Papa no zesó : nombró terzero 
Emperador contra el buen Henrique : este nue- 
vamente nombrado, acabó también miserable- 
mente á mano de los imperiales. Este Papa, cuan- 
to mayor adúltero , i suzio era , tanto mas prohi- 
bió el limpio matrimonio á los eclesiásticos. 
Frai Juan de Pineda , part. ni , lib. 19 , cap. 29, 
§ y , dize del : A los clérigos casados privó del 
ofizio divino , i á los legos prohibió oir las misas 
de los tales , i de los públicamente amanzebados: 
i pecan mortalmente los que oyen misas de los 
tales : aunque se queden sin oir misa el dia de 
Pascua , si no los libra el Gonzilio Gonstanziense, 
etc. ; i un poco mas abajo: Vino el mal, que los legos
hollaban el santísimo Sacramento del cuerpo de 
nuestro Redentor consagrado por los clérigos públi- 
camente casados , ó amanzebados , i vertían la san- 
gre deGhristo, como si no fuera sacramento; mas 
esto se tenga por indubitable verdad, que los sacra- 
mentos del Baptismo i de la Eucharistia, no pierden 
cosa de su valor por la maldad de los ministros: i 
aquella jentalla creía que sí. Hasta qui Pineda. Toda 
la Alemana (como dize Carion, lib. y) se opuso á esta 
impía prohíbizion del matrimonio: la cual cuan- 



1 DE SU AUTORIOAB. 95 

do el Maguntino la propuso, los que estaban pre- 
sentes se irritaron tanto, que casi mataron al 
Maguntino. A este propósito leed arriba la vida 
de Sirizio i de Gregorio I. Este canonizó al Pa- 
pa Liberio , que fué Arriano , i mandó (como lo 
dize el Cardenal Bennon) que su fiesta se zele- 
farase. Mirad si yerra el Papa : un Hereje cano- papa ber^e. 
niza á otro: £1 Papa Dámaso , que tívíó en el año" 
de 366, condenó á este Liberio, San Jerónimo, que 
TÍTió en el mismo tiempo , lo tiene por Arriano. El Papa yerra. 
Pero Gregorio Vil lo santificó, i canonizó : el Pa- CaDooiia á otro 

pa Urbano II, que vivió año de 1088, cofirmó SjSIdlf'^lfr ^^llro 
todo lo que había hecho Gregorio Vil. Este Gre- Papa, 
gorio condenó la dotrina de Berengario tocante al 
Sacramento. Este Papa fué el primero (como se Tranrabttaniia- 
dize) que metió en práctica la transubstanziazion. ^^^' 
Al fin Gregorio tuvo mal sin fin: porque el Empe- 
rador zelebró el Gonzilio Brixiense, en el cual fué 
condenado el Papa Gregorio, i otro Papa fué hecho, 
qoesellamó Clemente III: leed un poco mas abajo á clemente iii 
Pascual U(estafuélazisma23), al cual elEmpera- zuma as. 
dor colocó en la iglesia de San Pedro en Roma , ¡ a*» loso . 
poso en tal estrecho á Roma , que fué forzada á 
demandar la paz. Gregorio , viéndose desampa- 
rado, se huyó á Salerno: donde miserablemente 
acabó su vida, año de 1086. Con ser este Grego- losc. 
rio tan abominable , no faltan papistas que dizen, 
que hizo milagros después de muerto. EID. Ules- 
cas, en la vida deste Gregorio Vil, cdmogran 
adulador de Papas, dize del: Los Cardenales, jun- 
tándose en uno sin mucha disputa , dieron sus vo- 
tos unánimes i conformes al exzellentísimo i 
no menos valeroso que santo Hidelbrando: I 
un poco mas abajo : I en particular se debe esto 



96 DEL PAPA 

al santo i pradentisimo Hidelbrando : ano de 
los mas señalados Pontifizes de cuantos la i^e- 
sia ha tenido, etc. Mon. Eclesiástica lo llama gran 
siervo de Dios. Contra esta diabólica bestia escri- 
bieron el Cardenal Hugo Cándido , Uvalramo, 
Obispo Neburjense, Venerico, Obispo Verzelcnse, 
Rolando , sazerdote Parmense , i otros muchos: 
el Cardenal Bennon testifica treze Cardenales 
haberle sido contrarios. Nunca acabaríamos , si 
hubiéramos de contar todas las vellaquerias 
deste Papa. Basten las dichas. Clemente DI 
fué hecho Papa, depuesto Gregorio VIL Papó 
Clemente 21 años , el cual muerto , los de su par- 
Pascual II. zialidad elijieron á Alberto, año de 1101. Pas- 
Grnei Papa  
«a Glaramonte, el 5.° en Turón: en los cuales 
abenói confirmó lo que Gregorio Vil, aquella 
buena pieza, hizo. En el de Glaramonte se conclu- 
yó pasar en la tierra santa : i asi pasaron trezien- 
tes mil hombres , i con ellos Pedro Hermitaño. 
De este Pedro Hermitaño (como lo nota firai 
Joande Pineda) dizen muchos que emanó el re- 
zar por cuentas, que llamamos Rosarios. Mais
prestóles yo, ¿qué palabra de Dios tengan para 
confomar esta manera de orar, ó qué ejemplo 
tomado del nuevo ó viejo Testamento? Es, pues, 
invenzion humana, i por el consiguiente, abo- 
minable delante del acatamiento divino. Es* 
te Urbano hizo al Arzobispo de Toledo Prima- Anobitpo de 
do de toda España. Este Papa estuvo , de miedo T^'¿^^ prtnado 
de Juan Pagano ciudadano de Roma, escondido ^^'P*°** 
dos años en casa de Pedro León: donde murió 
alo de Itm , en el mismo año murió su contra- 1099. 



98 * DBL PAPÁ 

rio el Papa Clemente terzero, que vido tres 
Papas siendo él Papa. Don Alonso VI reinó en 
Castilla. 

Patcuain. Pascual n,To8cano, fué discípulo de Hid^ 

brando. Este Pascual, viendo que lo querian 
hazer Papa , no quiso subir á la silla pontifical 
antes que el pueblo tres vezes á Tozes dijese: 
S. Pedro ha elejido á Reinero varón bonísimo. Este 
gastó toda su vida en guerras « i sedíziones. Re- 
novó en un Conzilio « que tuvo , la descomunión 
contra el Emperador Henríque lY , i fué tanto 
su odio contra él, que levantó con sus mañas 
i astuzias á Herrique Y contra su proprío pa^ 

Hilo contra el dr&* ¿Qu^ cosa puede ser mas cruel i mashorren^ 

padre iKw ipati- ^^ q^q hazer al único hijo , no solamente me- 

gailoo del Papa. ^ ^ . , , • j i • 

' nospreziar a su padre, sm darle ninguna causa« 

desampararlo, i no ayudarlo, mas aun perse- 
guirlo con mano armada, zercarlo, prenderlo, 
por engaño , i así preso, permitir que muriese 

Crueldad. una miserable muerte? ¿I quién lo inzitó á todo 
esto? El mismo Papa, que como sazerdote, que 
se llama, había de exhortar al hijo, á amaría 
honrar á sa padre, como Dios^ en el S.^ manda- 
miento de su santa Leí , lo manda. I aun después 
de muerto el Padre, no dejé el Papa de hazer de 
las suyas : mandó que lo desenterrasen , que lo 
echasen fuera de la iglesia , i que su cueipo estu- 

GrueiPapa. ^iese zinco años sin sepultura Ghristiana. Be 
otra manera manda S. Pedro , cuyo suzesor él se 

/, Pad., II, 13. dezia ser, que se lionren los Reyes. Sed, dize, 
sqjetos á toda ordenazion humana por Dios: ahora 
sea Reí, como á superior. De otra manera nos 

iiom.,xui, i. manda S. Pablo que los honremos. Toda anima 
(dize) sea sujeta á las potestades superiores? 



I DB «ü ÁÜTCttlDAD. 99 

porque no hai potestad sino de Dios, etc. Iten, 
escribiendo á Tito le dize: Amonéstales que se 
sujeten á los prínzipes i potestades , que obe- 
dezcan y etc. Pero quien no tiene Tergüenza, toda 
la tierra es suya : puede hazer todo cuanto qui- 
siere « sin tener cuenta ninguna ni con Dios,*ni 
con su hijo.Jesu Ghristo, ni con sus Apóstoles, 
que mandan que honremos á los Reyes, i les 
seamos sujetos. Jl como Pascual era hombre in^- 
({uieto, i sedizioso, tomóla también con el hijo: 
no quiso confirmar los Obispos que el Herique Y 
iiabia nombrado. Pero el Emperador le dio el 
pago: el cual disimulando vino al Papa, i des- 
pués de haberle besado los pies , lo hizo prender, 
i no lo quiso sacar de la prisión, hasta que con- 
íímió todos los dichos Obispos, i que lo coro- 
nase. Pero como el Emperador volvió las espaldas 
para dar la Tuelta á Alemán», luego el Papa, 
como perjuro que era, revoeó todo cuanto 
con juramento habia prometido al Emperador,^ 
i lo descomulgó. Zelebró este Papa un conzilío 
en Gampania de Franzia , en el cual quitó las 
angeres lejitimas á los sazerdotes de Franzia; 
como Hidelbrando, su maestro, las habia quitado 
á los de Alemana. En tiempo deste comenzaron 
los Templarios. Este Papa (como ya habernos 
dicho en Gregorio VII) hizo desenterrar el ctier-^ 
po de Glemente m i quemado. Murió Pascual 
silo de 1118. Don Alfonso Vil reinó en Es- 

idasio n*, Gayetano , fué hecho con gran tu- 
multo Papa sin ningún consentimiento del Em- 
perador: el cual hizo un gran ejérzito contra 
EoBHu Ms0io, temiéndok) , se fué con los de su 



nt., ui, t. 



El Rmiierador 
preode al Papa. 



Tenplariot. 
Cruel Papa. 



1 iit. 



Jelath) rt. 



160 DEL PAPA 

Dos Pipas, parzialidad á Gaeta. El Emperador venido á R»- 

Gregorio VIII. ma hizo otro Papa, que llamaron Gregcurio VD), 
Arzobispo de Braga. Esto hecho , el Emperador 
ae partió de Roma: lo cual oido por Mmt^ 
▼ino á Roma secretamente, i tomando ánimfii 

Zisma9i4. se fa^ á la iglesia de Santa Práxedis á átík 
misa s donde los del bando contrario lo acoras- 
tieron de tal manera, que á gran pena se pudo 
escapar de sus manos , i asi s^ fué á Pisa , i de 
ahí á Franzia , donde murió, después de haber 
sido un año i algunos dias Papa. Tuto un Gon- 
zilio en Colonia, aunque ól no se halló presenté 
en él, donde el Emperador fué descomulgado: 

PrivUe^io de ^ ^^ ^^ ordenó que sus suzesores los Pontifizes 
Papts. Romanos no podian , ni debían ser juzgados de 

ii<9. nadie. Murió año 1119. Don Alonso Vn reinó eft 

Castilla. 

Gaiistoii. Calisto U, Borgoñon, fué elejido donde Je* 

lasio murió , por los Cardenales que iban con üi 
la cual elezion aprobaron algunos de los Carde» 
nales que estaban en Roma , i en Italia. Hecho 
Papa se fué á Roma, donde fué rezebido min 
honoríficamente, i luego envió á mandar á am 
legado , que estaba en el Conzilio, que continuase 
la descomunión contra el Emperador. El cual, 
temiéndose que no le acontezíese como á su 
padre , admitió las condiziones de la paz , aon- 
que inicuas, Tiviendo aun Gregorio, qae él 
habia hecho Papa. Hecha esta paz, el ¿alisto 
se dio á perseguir á Gregorio. El GregiHrio, 
viendo su partido perdido, se fué de Boma á Su- 
trio , donde le siguió Calisto , lo prendió , i coft 
gran ignominia, lo trujo á Roma. I lo m^ es 
un monesterio. Este Calisto hizo Ifi iglesia ^ 



I DB SU AQTOiiDAD. 



!•! 



SMttíago de Galizia Ánobisptdo , i híxo «n U- 
brodelos milagros de Santiago: eslo para con- 
íiraiar naa la idolalria « i «mretener mas la su- 
prntísion. Murió afio de 11S4. Don Áloiiao Vil 
relió en Castilla. 

Honorio II « Boloñea, no entró (como dise Pla- 
tina) con baen pie, en el papado : porque lo hu- 
vo flu» pof ambizion , que no por conientimien- 
to de buenos hombres. Los Cardenales elijieron 
por Papa á Theobaldo , Cardenal de S. Anasla- 
aia, al cual llamaron Zelestino segundo. Esta 
loé la zisma 85: el pueblo quería que fuese Papa 
«l'Oardenal de S. Esteban. Habia entontes en Ro- 
ma «1 hombre muí rico llamado León, el cual bi- 
so tanto eon los Cardenales , i con el pueblo, que 
niel Cardenal de Santa Anastasia fiíé Papa, ni 
tampoco el de San Esteban , sino el que él quiso: 
alcoalUamaron Honorio U. Este Honorio envió 
m legado Juan Cremenie, Cardenal de S. 6rí*> 
sonó y á Inglaterra, el cual Cardenal en un Con* 
zilio que tuvo en Londres, condenó los sazer- 
dotes concubinarios ( quiere dezir casados), i él 
nísBiola nocfab siguiente fué tomado con el 
hurto en Us manos: cojiéronlo con una mala 
OM^er: lo caal (como dize Mateo Parísio) dio no 
peipieño escándalo á la Iglesia. Estos tales son 
como los Pharíseos, de los cuales dize el Sefiori 
(fout atan cargas pesadas, i bien difiziles de lle- 
var, i póneokis sobre loa hombros de los hom- 
bfcs, mas ni aun con su dedo las quieren mover. 
Murió Honorio año de i 180. Don Alonso VH re^ 
nó en Castilla. 

Inosenzio n, en siendo Papa, mostró gran odio 
iRoJero Bel de Siiüa, conti^i el cual salió 



Go■po•taltA^ 
lobUpado. 



litit 

Hooorio U. 



ZelMtlDO II. 
Zitnt 9S. 



Notable tem- 
plo de hipocre- 
sía. 



tilo. 
Inoieaiio II. 



Anacleto II. 
Dos Papas. 
Zitma ta. 



102 DIL FAPA 

en batalla f i ya que lolleTaba deyenzida, reí» 
aquí. Tiene el hijo del Rei i prende al Papa, i á 
sus Cardenales. En eHe tiempo los RomanoÉ 
hizieron otro Papa, que llamaron Anacleto ñ^ 
quefuéla Zisma 26. El Inozenzio oyendo esto^ 
compúsose con el Rei , i queriendo Teñir á Ro* 
ma no se atrevió: i asi se fué á Franzia, i ta!V0' 
un Gonzilío en Glaramonte, donde condené á 
Anacleto , i foése á ver á Felipe Reí de Franzia, 
i después fué á ver á Henrique I, Rei de In]^ 
térra, i después á Lothario Rei de Alemana, pa- 
ra que lo restituyesen en su papado. El Lotharf»- 
Tino con gran campo sobre Roma, hizo hiir ^ 
Anacleto , i asi puso á su Inozenzio en sn silli. 
El Papa por no ser ingrato coronó á Lothario por. 
Emperador. Este Inozenzio ordené que cualquie- 
ra que hiriese algún sazerdote, ó eclesiástíeo^ 
fuese ipso facto descomulgado, i que ninguno lo 
pudiese absolver, sino sdlo el Papa. Gons. xvit, 
q. 4. Si quis. Murió año de 1 1 43. Don Alonso Vü 
reinó en Gastilla. 

LuzioII fué hecho Papa, en cuyo tiempo loa 
Romanos no podiendo mas sufrif las violenzlas 
i tiranías de los Papas, elijieron unPatrizio Ra^ 
mado Jordán. Este Patrizio demandó los juros 
de la ziudad de Roma, así los de dentro, coom 
los defuera de los muros, dijo que este derecho 
le pertenezia á él, por razón de su ofizio, al cual 
el Papa había tanto tiempo usurpádose para#í 
por medio de Garlo Magno quitando los Patrizioa^ 

haíSfefu?? mÍ ^^^^^ q**® ®* ^*P* ^® contentase con las primi- 
ya al Papa. zias, dézimas , i ofrendas , como sus predezeso- 

res. El Papa , viéndose acosado de los Romanos^ 
envié sus Embajadores al Emperador Gonradd« 



ii4l. 



Luiio II. 



I DB su ÁÜXOEIDAI). 163 

rogándole que Tiniese en Italia á ayudarle : lo 
cod el Conrado no pudo hazer. Viendo el Papa 
que no había remedio por parte del Emperador^ 
uaó de una astuzia « i fué que elperó tiempo en iituiia papal. 
 el Guillermo viéndose tan aproado de« 
mandó paz, prometiendo que restituirla todo. 



I DB 8D AÜTOIIDÁD. 105 

hnú Pa|^« por consejo de algunos Cardena- 
les qae ganaban con la guerra , no se la quiso 
coBseder. SI GoíUermo Tiendo las cosas desespe- 
ndas, hizo ana grande armada ^ con la cual 
hato huir al Emperador: «ercd á BenaTente, 
dtade eslaba d Papa co» sus Cardenales , i pa- 
sóles «i tanto estrecho, que le rogaron con la 
psiflacoalel Guillermo conzedié:i asi el Pa- 
pe lo declaró Reí de ambas Sizilias. £1 Empe- 
ndor de Alemana mandó en este tiempo , que 
lí si Papa enviase sus legados á Alemana , que 
so fuesen rezebídos, mas que les mandasen 
Tslfeise. Mandó el Emperador que ninguno ape<- bi Bmp«rador 
km á Roma , i puso su nombre en las Letras ™p*e°e á^^a^ *^ 
ntssdel ttonü>re del Papa: con lo cual el Papa 
leenojd moi mucho: como pareze por una 
cota que envió quejándose destas cosas, que 
el Eoqperador mandaba: á la cual el Empera- 
dor ehrlstíanamente respondió, diziendo en- 
tie otras cosas, que Jesu Christo mandó dar á 
Usar, lo que era de Zésar, i que asi lo habia 
de hazer el Papa siendp su Ticarío : da las causas 
por qué bus Cardenales no eran admitidos : por- 
foe eran, diae, no predicadores, sino robado- 
íes í cuando ellos hizieren su deber i ofizio, en- 
tenzes no lesdqarémos de ayudar. El D. Illescas 
en su hist. pontü en la vida deste Adriano IV, 
pénela carta del Papa: pero como astuto no 
pone la respuesta del Emperador; la cual pone 
Raaeiero. Al fin descomulgó al Emperador. Pe- 
lo si Papa no pudo mas mostrar su odio : por- 
fw ee nmríó, de «na mosca, que tragó afío de unamoseama- 
IIH. Este Papa conzedió á Henrique segundo, ^^ '' ^'P"* 
iei de Ii^t^rror ^ B^fiorío de Irlanda. En este 



106 DEL PAPA 

iist. año de 1159 murió Don Alonso VII, que reinó eii 

Castilla 51 años. 

Alejandre 111, Alejandre III, Senes, fué hecho Papa con gnn 

diabólico. revuelta: porque 9 Cardenales, que tenían la 

parte del Emperador:, hizieron Papa al Cardenal 

Víctor ir. de San Clemente , al que llamaron Yictor IV, 
muerto Víctor, fué elejído en su lugar Pascual, 
i después Calisto, i después Inozenzío. Todos 
estos se opusieron uno tras otro á Alejandre. 

ZitmaiT. Esta fué una muí gran Zisma, que fué la S7. 

tis9. El último, que fué Inozenzío, mal de su grado 

renunzíó. Duró esta Zísma todo el tiempo -que 
papó Alejandre, que fueron 22 años. £1 Empe- 
rador Frederieo en tiempo desta Zisma ta?o 
una Dieta en Pavía, donde mandó que el Ale- 
jandre i el Papa su contrario , pareziesen, para 
que la causa se examinase, i asi aquel solo fíle- 
se Papa , que tuviese mas derecho. El Alejan- 
dre , haziéndose burla de los mensajeros del 
Emperador, soberbiamente respondió : £1 Pon- 
tifize Romano, de ninguno deber ser juzgado. je
luego escribió á los Prinzipes Ghristianos , i des- 
comulgó al Emperador , i á Víctor Papa : En- 
vió buenos presentes al Cardenal que tenia sos 
vezes en Roma, para que ganase la voluntad 
de los Romanos, i elijíesen Cónsules, que to- 
masen su parte: á esto ayudó mucho Felipe 
Reí de Franzia. Viendo el Emperador la obsti- 
nazion de Alejandre, juntó grande ejérzitOt i 
vino á Italia: Venido el Emperador á Bríxia, 
Harmanno, Obispo de aquella ciudad, que habla 
sido Secretario del Emperador, le persuadió 
(i esto por consejo de Alejandre , que se temía), 
que con este tan gran ejérzito pasase en la 



I BB Sü AUTORIDAD. 167 

tíent tanta para hazer la guerra á los Turcos. 
El Emperador moTÍdo con la exhortazion de 
Hinnanno, pensando que todo era agua limpia, 
i que no había engaño , partióse para hazer la 
loenra á los Turcos : de los cuales hubo muchas 
vietorias , i ganó muchas zludades , i entre ellas, 
h zjadad de Jerusalen. Alejandre , oyendo ta- 
les i tan grandes Tíctonas , comenzó de nuevo 
i temer que el Emperador á la vuelta en Italia 
k) querría meter de nuevo en orden. Para evitar papt matador. 
tuMo mal, procuró todos los medios posibles 
pira destruirlo i hazerlo matar. Envió , pues, Estraujema del 
ott pintor Que con sus colores píntase al natural ^'P** 
ú Emperador, la cual pintura, ó retrato, envió- 
ú Papa al Soldán , avisándole con sus cartas, 
fue si quería vivir quietamente , que hiziese 
matar, por engaño, aquel á quien aquel retrato 
«ipmentaba. El Soldán, tomando el consejo 
tete diabólico Papa, procuró por todas las vías 
posibles matarlo s i no pudiendo con fuerza de 
armas, con mañas i astuzias. Estando, pues, 
el Emperador en Armenia i su campo marchan- 
do « hazíendo entonzes gran calor, el Empera- 
ter ae quiso bañar en un rio , i no quiso que que- 
tee con é sino uno desús capellanes: estando 
ni solo, fué preso por los que el Soldán había 
enviado para que lo amaitinasen: i preso fué 
Ifffado por las selvas i bosques al Soldán , sin 
que ninguno de los del Emperador lo sintiese, 
ai supiese. Su jente de caballo lo buscó aquel 
Üa i otro, i no lo hallando, la fama corrió por 
il ijépsito que el Emperador se había ahogado. 
I aM pensando que fiíese ahogado , se volvie- 
lan i 808 tierras. £1 Emperador, presentada al 



Í9ñ DBL PAPÁ 

Soldán « finjió que era el portero del Bmpen- 
dor : mas el Soldán , conoziéndolo mal bien pot 
el retrato que el buen Papa le habia en?M¡dOt 
mandó que le trujesen el retrato i las cattai 
que el Papa le üabia enviado : las cuales hizo Wt 
en su presenzia. El Emperador quedó entoil* 
zes atónito , i viendo que su negarse no le servia 
de nada , confesó quién era , i demandó miseri- 
cordia. El Soldán, vista la gran bondad i prados* 
zia del Emperador, usó de una gran jenii^ 
za con él , i fué , que le dio libertad con condizIiNi 
que hubiese paz para siempre jamás entre elloei, 
i que pagase cien mil ducados por su reaea« 
te: por los cuales quedase su capellán, qoe jIm* 
tamente con él había sido preso , hasta tattto 
que pagase. Estos conziertos hechos , el SoldaQ 
envió al Emperador, dándole mochos presen* 
tes, i proveyéndole de todo lo nezesario para $m 
camino, lo hizo acompañar de 34 de á caballot* 
i asi vino á Brixia, donde paró. Oyendo hm 
Prinzipes de Alemana la venida del EmperadoPt 
vinieron á besarle las manos , i á darle el Pa- 
rabién de su vuelta. El Emperador hizo mer- 
zedes á los del Soldán, que le habían acom* 
panado , i los envió á su señor. Pasado esto , el 
Emperador tuvo una dieta en Norimberga , donde 
contó lo que le habia acontezido , la gran tra^ 
zion del Papa , i leyó la carta , que el Papa habla 
enviado al Soldán. Visto esto por los Prinzipeti 
prometieron al Emperador su ayuda para cmn* 
plir con lo que habia prometido al Soldán i para 
castigar al Papa Alejandre. Hizose un gran 
campo, el cual pasó por Italia sin contradhÉiOD 
aUigona , 1 tomó la voelta de Roma. El Empo- 



I DB SU ADTOUDAD. 189 

ridor fovió stu embajadores á Roma» por los 
cuales demandaba (sin bacer menzion ninguna 
de la Tdlaqueria i injuria, que el Papa Ale- 
jandre le babia becbo), que la causa de los Papas 
Aese oída i eiiaminada, i que aquel fuese Papa, 
qqe mas derecho tenia. I así la zisma zesase. 
<1 Alejandre, Tiendo su partido mal P^^^a^^o, ^^¿•¿•^^^^ 
as boyó de noche á Gaeta, i de ahí á Benavente, noero. ^ 
1 de alli, Testiéndose con los vestidos de su 
cosinero, se Tino á Yenezia en el año i 7 de su 
pontificado, donde se bizo hortelano de un 
Bienesierio: de donde con grande pompa fué 
sacado por mandamiento del Duque de Yenezia 
Sebastian, i llevado mui pontificalmente á la 
iglesia de S. Marcos. Esta historia cuenta Ñau- 
dero, Barno, Funzioi otros. Oyendo el Empe- 
ndor que el Papa estaba en Yenezia, pidió á los 
Itoszianos, que le entregasen su enemigo, 
kiBibre tan p^mizioso , lo cual negado por los 
Vsoezianos , el Emperador envió su hijo Otbon 
oon una armada i mandóle que no pelease basta 
qiwil viniese. El mancebo, deseoso de ganar 
tuna, peleó contra el mandamiento de su padre 
con los Yenezianos, de los cuales fuévenzido, 
iJlevado preso á Yenezia. Esta fué una notable 
victoria: porque el Jeneral de los Yenezianos, 
fve se lÍamaJ[>a Zlano, no llevaba sino treinta 
lakras ,[ Otbon setenta i zinco. Contaré aquí 
toque cUze frai Juan de Pineda , lib. xxv, cap. 7, 
|in. Ziano entró glorioso en Yenezia, ect. ; i un
poco mas abajo : El Papa le dio el parabién de 
Is líictoría , i le dio un anillo de oro, diziendo que 
lele daba en señal que le conzedia el Señorío del 
BMrqueélbalHa ganado, ique queria quele echase 



lio DBL PAPA 

en la mar , para que como con arras « oUígMe á 
Desposorio del la mar como á su esposa, á conservarse siempre 
!!•?<» u mar!^ debajo del imperio Veneziano : i que aquella zere- 
monia quería que se híziese cada año por todos 
los Duques venideros en un dia señalado. I un 
poco mas abajo : la zeremonia pasada fué en el 
dia de la Aszension , i el Papa conzedió para siem- 
pre en aquella iglesia, en tal dia como aqud, in- 
duljenzia plenaria, etc. ; hasta quí Pineda. Enso-
berbezidocon esta victoria Alejandre, no quiso 
hazer paz con Frederico , hasta tanto que él mis* 
mo en persona viniese á Yenezia en el dia que d 
Papa le señalase. £1 padre , con el amor que tenia 
á su hijo , liizo todo cuanto se le mandó. Yino, 
pues, á San Marcos: donde el Papa, viéndolo 
todo el pueblo , mandó al Emperador que echan* 
dose por tierra demandase misericordia. le
cual luego hizo el Emperador. Entonzes el Papa 

pescn¿o*deiEm- P'^^ ^^ ®"® P'®* *^ pescuezo del Emperador, que 
perador Frideri- estaba prostado por tierra , i con boca , que ha- 
^^' bla blasphemias, dijo: Escrito está. Sobre el 

Pío/. xci« 13. xspide i basilisco andarás, i hollarás al león i 
al dragón. El Emperador, sintiéndose afrentado 
desto, respondió: no á ti, sino á Pedro. A lo 
cual el Papa , acozeando el pescuezo del Empe- 
Biuphema ti- rador , dijo : I á mi , i á Pedro. Entonzes el Empe- 
raoia. rador calló : i asi el Papa lo absolvió de la desco- 

munión. Otro semejante caso como este, aconteció 
al Emperador Henrique, del cual habemos ha- 
blado en la vida del Papa Gregorio Vil. le
condiziones de la paz fueron, que el Emperador 
tuviese al Alejandre por verdadero Papa : i que 
le restituyese todo cuanto durante la guerra 
le habia tomado. Hecha la paz , el Emperador h 



t DB iÜ AüfOUDAD. 111 

(Ninid con «ahijo. Cuenta Roberto Móntense en 

Milii8toría« que Luis Rei deFranzia^i Henri- 

qoe Rei de Inglaterra « yendo á pie i teniendo 

elfreno del caballo ^ sobre el cual iba este Ale- 

juMÍre, el uno con la mano derecha , f el otro con 

ii izquierda lo llevaron con gran pompa por la 

lindad de Bojanzi que está sobre el rio Luera. Dans

tieii^ deste Alejandre levantó Dios, para repri^ Valdemet iflo 

mir el fausto i tiranía pontifical, á los Vaidenses^ ^^ ^'*'* 

óeomo otros los^ llamaron , Pobres de León , año 

ddSeñor de 1181 , en el cual año murió esta bes- 

til. Don Sancho III reinó en Castilla. 

Luzlo m fué por común consentimiento de Luxio iii, 
loB Cardenales elejido: el cual intentó desha- 
ler el nombre de Cónsules de Roma. Por lo cual 
1m Romanos, enojados mui mucho, lo echaron 
de Roma, i afrentaron con diversos jéneros de 
afrentas á los de su parzialidad , i aun á algunos 
Marón. Murió año de 1 185. Don Sancho III reí- uti. 
aéen Castilla. 

Urbano m (al cual por ser turbulento llama- Urbano nu 
ron. Turbano), como cuenta Alberto Crantzio 
ensu historia Sajónica, lib. vi, cap. 52, babia de- 
Iwninado de descomulgar al Emperador, por- 
fK le iba á la mano i no le dejaba hazer lo que 
fKiia. Pero no lo hizo: porque se murió antes 
fK él quisiera, año de 1187. Don Alonso Yin t<«7- 
veteó en Castilla. Los Moros tomaron áJerusalen Jemuien to- 
tt este tiempo. po,, 

Gregorio Yin murió antes que fuese dos me^ Gregorio viii' 
ees Papa. 

Clemente in, luego en siendo Papa , inzitó los clemente iii« 
Prinzipes Christianos, como sus predezesores 
le hablan hecho, á la guerra ultramarina. Lo 



112 DEL PAPÁ 

cual hazían los Papas, no taatoporcA aereazoi' 
tamiento de la Christiandad, cuanto por sin 
particulares intentos i provechos, como lo halM- 
mos dicho en Alejandre m. Porque los Priozi» 
pes estando tan lejos, i bien embarazados con 
las guerras contra infieles, los Papas podían ha* 
Los Daneses ¿er i hazian todo cuanto quedan. Este Glemen* 

qaieren sos sa- . , i ^ ^ i t 

serdotet casados te descomulgo á los Daneses, porque quemn 
que sus sazerdotes fuesen casados ( no aman- 
zebados). Murió año 1191. Don Alonso Yin rei- 
nó en Castilla. 
ZeiesUDo III. Zelestino III, el siguiente dia después de ser he- 
cho Papa, coronó á Henrique VI , i sintiendo muí 
mucho que Tancredo , hijo bastardo de Bojero, 
fuese Rei de Sizilia (al cual los Sizilianos hablan 
elejido por Rei, muerto su Rei Guillermo mu 
■oDja se casa heredero), el Papa, casó al Emperador con Gont- 

Papa."**""* ^^^ tanza, hija de Rojero, sacándola del monestmo 

dePanormo, donde era monja; con condizioB 

que demandase por dote el reino de ambas Si- 

zilias echando fuera á Tancredo , que ya lo po- 

sizUiafeudoda-seía: con condizíon que el Emperador pagase 

tarta del Papa, p^j g^y Hg¡ ^^ gizilia SU feudo al Papa: lo cuid 

fué causa de mucho derramamiento de sangre! 
Muerto este Emperador Henrique, hubo gNn 
Zisma en el imperio : de tal manera, que apenas 
unaparrochia convenia con otra: tanta era la 
disensión. Destas contiendas entre los sazerd^ 
Notable diebo tes , el Papa enriquezió en gran manera. PorqiKa 
feose^'con^a 7a s^ hablan de concluir en Roma, como lo notó 
Corte Romana. Conrado Lichtenao, Abad Vesperjense: coyas 
palabras, por ser tan dignas de perpetua memo- 
ria , las pondré aquí. Apenas (dize) quedó al- 
gún Obispado, ó dignidad eclesiástica, que no 



I DB Sü AUTORIDAD. 



113 



tuviese pleitos: cuya causa se llevaba á Roma: 
Pero no con las manos vazías : Gózate, ó madre 
noestra , Roma , porque las cataratas de tesoros 
se abren en la tierra, para que vengan á ti los ar- 
royos i ríos de dinero en gran abundanzia. Alé- 
grate sobre la maldad de los hijos de los hombres: 
Porque para la recompensa de tan grandes males, 
á tí se da el prezio. Deleítate con tu ayudadora 
la discordia , que ha salido del pozo del infernal 
abismo , para que muchos premios d^ dinero se 
te amontonen. Tienes lo que con sed deseaste. 
Canta Cantar: Porque por la malizia de los 
iiombres ,^ no por su pia relijion , has venzido al 
mundo. A* tí trae los hombres, no su devozion, 
sino la perpetrazion de grandes abominazio- 
nes , i la dezision de los pleitos por prezio com- 
prada. Hasta aquí el Abad. Quien esto ahora 
d^ese , sería un hereje , un Luthero. Murió Ze- 
lestíno año de 1198. Don Alonso VIU reinó en 
Castilla. 

Inozenzio III, al cual los historiadores lla- 
man nozentísimo , tuvo tan grande odio con el 
Emperador Felipe, por haber sido elejido por los 
Prinzipes de Alemana, contra su voluntad, que 
dijo estas palabras : O el pontífize quite la corona Papa animoso. 
i reino á Felipa , ó Felipe quite al pontífize su 
pontificado: i así levantó contra el Emperador 
á Othon , que era gran guerrero i temerario. 
Derramóse muí mucha sangre por causa del El Papa baxo 
Papa : hasta tanto que otro Othon , gran trai- S Erapmdw "" 
dor, mató á Felipe, i asi su competidor Othon 
Yino á Roma, i fué coronado por el servizio 
que había hecho al Papa. Nótese lo que 
habernos dicho en Alejandre terzio contra él 



1198. 



Inozenzio lii. 



114 DEL PAPA 

Emperador. Pero la amistad no duró mucho 
entre Inozenzio i Otbon; Porque Othon , que- 
riendo recobrar lo que los Papas se habian usur- 
pado del imperio, fué descomulgado por el Papa, 
i anathematizado cualquiera que dijese, ó tu- 
viese á Othon por Emperador: i así procuró 
el Papa que los Prinzipes elijiesen por Empe- 
rador á Frederico , Rei de Siziiia. Los Papas son 
como las malas mujeres, que no aman mas á 
sus rufianes de cuanto las sirven. En tiempo deste 
fsis. Papa, que fué en el año de 121 S , algunos nobles 

de Alsazia (como lo cuenta Hulderico M uzio) con- 
denaron al Papa por impio : á causa que no per- 
mitia que los sazerdotes fuesen casados : i los 
Obispos quemaron á zíen personas en un dia : la 
causa era , porque dezian estos bombres ser lízílo 
al Ghristiano comer carne i casarse en cualquiera 
tiempo del año. Si esta es herejia, hereje es 
I, nm.^iv, 3. S. Pablo, I, Tim. iv, 3, donde llama apóstatas de 
la fé, á aquellos que prohiben el matrimonio, i las 
viandas que Dios crió , etc. Este Inozenzio m 
zelebró, so color de recobrar la Tierra santa, el 
Gonzilio Lataranense : pero su prinzipal intento 
fué descomulgar al Emperador, i deponerlo, 
porque habia tomado algunas ziudades del pa- 
confesión au- trimonio de S. Pedro. Salió el Papa en este Con- 
ricuiar impaesta zilio con la confesión auricular : Este Papa fué 
ponnozcniioiii ^^ primero, que echó esta carga sobre los Chrís- 
cáiiz prohibido tlanos. Él fué el primero , que prohibió el cáliz 
á los laicos. gn jg comunión de los (que llaman) laicos. Esta 

prohibizion se confirmó en el Gonzilio Gons- 
tanziense. Este condenó por hereje á Aimeríco, 
varón doto , i mandó que sus huesos fuesen 
femados en Paris, i todos los que tuviesen su 



I DB 8Ü AUTORIDAD. 115 

OjNuJoa. Esto hizo el Papa (dize fraí Domingo 

de Soto en uno de sus sermones), porque este 

Aiflierico había enseñado que las imájínes debían tagnes. 

ser echadas fuera de los templos. O Papa, ¿no ^.^^ que veda 

»**- ,..-.., J^, j . ** j Dlo§ manda el 

vees que prohibe Dios lo que tu mandas , i manda Papa, 
lo que tú prohibes? Con razón te llaman Ante* 
ehristo. £1 Gonzílio Eliberino, que se zelebró 
eo España casi en el mismo tiempo que el I^ize- 
no I.*', mandó: que lo que se reverenzia, ó adora, 
no se pinte en las paredes , como al prinzipio 
deste tratado dijimos. Ordenó este Papa, que 
cuando los Prinzipes no concordasen en la ele- 
zion del Emperador , que la tal elezion quedase 
al arbitrio del Papa. (De la elezion del Empera- 
dor, i de la autoridad de los siete Electores , leed 
á Garrion, lib. v , fol. 3 i 5. El Papa no tiene que 
fcr en ella.) Mandó que el Dios Pan, el Dios ¡«f ■7¿y¿"^° *^" 
oblea , se guardase en las iglesias , i que cuando ""j,,^ **.| 
lo llevasen á algún enfermo , que fuese delante lumbre 'delante 
del una campanilla con una lumbre. Ordenó ^«' Meramente. 
que el Papa deba correjir á los Prinzipes del 
aniverso mundo , i que ninguno sea tenido por 
Emperador que no fuere coronado por el Papa. 
Si esto es verdad , sigúese que ni nuestro Espa- 
ñol don Hernando , ni su hijo Maximiliano , ni su 
nieto Rodolpho, que hoi es Emperador, no fue- 
ron Emperadores: pues que ninguno destos 
tres , sin otros muchos , fué coronado del Papa. 
Murió año de 1216. Thomás Gantipratente, Do- mt. 
minicano (como lo cuenta frai Juan de Pi- 
neda, lib. XXI, cap. 26, § séptimo), escribe 
que este Inozenzio, después de muerto, apa- 
rezió á la santa virjen Lutgarda ardiendo 
en crueles llamas , i la dijo que hasta la fin 



116 DBL PAPA 

del mundo andaría de aquella manera : i que por 
tres pecados habla merezido ser condenado para 
siempre, sino que la gloriosa madre de Dios i 
de misericordia le favorezió , porque había eáiñ* 
cado una Iglesia en honra de su santo i dolse 
nombre : i díze este autor que la santa Lutgarda 
le dijo, qué pecados habían sido , masque él, por 
honra del Papa , no los quiso escrebir. O , ecle- 
siásticos , que revolTeis las iglesias por yeros pre- 
lados , plega á Dios que no Tengáis á peor qne 
Inozenzío : hasta aquí Pineda. Abre los ojos , Es- 
paña, i acaba de entender quién sea el Papa, á 
quien adoras como á Dios en la tierra: Don 
Alonso IX reinó en Castilla. 
Honorio iii. Honorio terzio coronó, contra el descomulk 
gado Othon IV , i Henrique I , á Frederique II, 
hijo de Constanza la monja ( de la cual habla- 
mos en Zelestino III), al cual Frederique, el 
Papa después descomulgó, porque quería ha- 
ber lo que era suyo en Sizilía í en Pulla. Este 

j Juschriic no se Honorio vedó que el Derecho zivil se leyese en 
París. En tiempo deste Papa, año de 1SS3, un 
Adán, Obispo Cathanense, en Escozia, descomul- 
gó á ziertos hombres , porque no le pagaban las 
dézimas , los de la ziudad se enojaron tanto con- 
obispo quema- tra él , que lo quemaron en su cozína. Sentióse 

do en su cozína. tanto desto el Papa , que no paró hasta tanto que 
hizo al Reí de Escozia , que se llamaba Alejandre, 

¿pj p",*^"^"**^**^ que hizíese ahorcará 400 dellos, íquesushiíM 
fuesen castrados , para que no quedase su nom- 
bre en la tierra. Cruel es esta bestia i vendíca- 
1327. tiva. Murió año de 1S27. Don Hernando, que 

Sevilla ganada, llaman el santo, que ganó á Sevilla , i á Córdoba, 
i á gran parte del Andaluzía, reinó en Castilla. 



I DE Sü AÜT(HIIDAD. ii7 

Gregorio nono, sobrino, ó por mejor dezir, Gregorio ix. 
de Inozenzio t^zero , tuvo grande odio con- 
tn Frederique , i así confirmó la sentenzia de 
doicomunion que Honorio habia dado contra él, 
üo quiso oir los Embajadores que el Emperador 
le envió para desculparse. Inzitó á muchos 
Pdfizipes contra él. Lo cual visto por el Empera- 
dor, para huir la furia del Papa, se fué para Pa- 
lestina á hazer la guerra al Soldán : lo cual el 
Pipa mandaba que híziese. Pero como el Em- 
perador hubo pasado el mar, luego el Papa se 
apoderó de la Pulla, i no consentid que los 
soldados cruzados , que hablan de ir á servir al 
Emperador pasasen el mar. El Emperador se 
Iwbo allá, donde estaba, mui valerosamente, de 
Bianera que ganó á Jerusalen, iá otras ziuda- 
des, hizo treguas con el Soldán por diez años. 
Todo lo cual hizo saber al Papa por sus Emba- 
jadores, pensando que el Papa se liolgaria. Mas cruei Papa i 
tanto va , que el Papa se alegrase con las nue- menuroso. 
vas , que mandó nuttar á los que las habian traido, 
porque no las dijesen á otros, i echó fama, 
que d Emperador era muerto. Esto hizo el Papa, 
á fin que ziertas ziudades de Pulla, que aun 
no se le habian rendido, oida la muerte del Em- 
perador se le rendiesen. En esto el Papa se mos- 
tró verdaderamente hijo del Diablo , homizida 
i mentiroso : i para que el Emperador no po- 
díase volver, el Papa escribió al Soldán rogán- 
dde que no entregase la Tierra santa al Empe- 
rador. Pero el Emperador, puesto todo en buen 
orden , dló la vuelta para Italia , i recobró lo que 
el Papa le habia usurpado en PuUa. Visto esto por 
djhfa, tomólo otra vez á descomulgar, acha- 



118 DBL PAPA 

candóle que habia hecho treguas con el Soldán. 
Al fin el Papa , por medio de los Prinzipes« úh 
solvió al Emperador: pero fué menester pagar 
zien mil onzas de oro por la absoluzion. O, ziento 
i S5 mil onzas, como dize Hist. pontif. en la 
▼ida deste Gregorio nono. Pero P^auclero « frai 
Juan de Pineda, Rerum Germanicarum epitoméy 
i Garrion, lib. y, dizen zienlo i veinte mil onzas de 
oro. Aquí se vee cuan caramente venda el Papa 
sus mercaderías , que son bien viles : no haí mer- 
zero, no haí buhonero, ni Aljenkifao, que venda tan 
caro su mercadería , como el Papa vende su tinta, 
papel, zera, i plomo. Partido de Italia el Empe- 
rador, luego entendió que el Papa i sus confede- 
rados le querían quitar el imperio : i asi dio la 
vuelta sobre Italia, i castigó los rebeldes. Lo 
cual oido por el Papa , lo descomulgó de nuevo, 
el cual entonzes estaba en Pavía : i no podiendo 
ya mas sufrir la avarizia , atrevimiento i tiranía 
del Papa , determinó darlas á conozer á todos 
los fieles Ghristianos , para apartarlos del error, 
i falsa relijion de los Papas. Por esta causa man- 
dó á un varón bien ejerzitado en la sagrada Es- 
critura, que en su presenzia hiziese un sermón, 
en el cual tratase de la descomunión , i de la 
Iglesia Romana. I acontezió, que acabado d 
sermón fueron de tal manera los errores de 
la Iglesia Romana descubiertos, i las astu- 
zias i engaños de los Papas tan manifiestos, 
que el Emperador escribió al Papa estos 
versos, 
Roma diu titubans longuis erroribus acta 
Corruet^ et mundi desinet esse caput. 
Que quiere dezir: Roma, que mucho tiempo 



I DE Sü AVTORIDAD. 



119 



ha, anda titubeando , caerá , i dejará de ser cabe- 
za del mundo. iiO cual vemos que cada dia se va 
mas verificando. ¿ Cuántos reinos han dejado la 
tirania Romana? £ste Papa mandó que al^t;^ TafiYiacam- 
Karia i á la Salve Regina, antipbona tan blas- fuT' ai altar. *' 
phema contra Ghristo, la cual este Papa él, el 
primero, mandó que se cantase en los templos, 
86 tañese la campana: mandó también que se 
tañese , cuando alzan á su Dios de pasta. Es- 
te Papa fué grandísimo devoto de San Fran- 
zisco. I asi mandó que los fieles creyesen que 
San Franzisco tuvo las zinco plagas. Frai Juan 
de Pineda, como fraile Franziscano, trata á la 
krga esta materia, lib. xxii, cap. S3,§III;i 
capt 39 , § III , trata de las santas , que se dize 
lnl>er tenido las plagas como San Franzisco : la 
cual historia hallaréis al fin deste libro en el Enjam- 
bre de falsos milagros. Este Papa (como lo nota 
frai Juan de Pineda, lib. xxi , cap. 33, § III) copiló Decretales. 
i ordenó las Decretales. Las Leyes de los Papas, 
por las cuales se rijen los Canonistas , unas se lla- 
man Decretales, que son (como lo nota Pineda 
en el lugar alegado) epístolas determinativas de 
algunas causas dudosas , que el Papa solo , ó con 
parezer de los Cardenales , compone siendo con- 
mutado de alguno : i Decreto , se llama lo que el Decreto. 
Papa estable2e con consejo de sus Cardenales, 
sin ser preguntado de alguno; i Canon, loque cánon. 
ae estableze en Conzilio universal: i es esta 
distinzion déla Glosa Ca. Omnes, dist. ni, sobre 
nn Decreto. Añade, que se llama Dogma, el es- 
tatuto en materia de la fé , i Mandamiento, lo 
que consiste en materias de vizios, ó de virtu- 
des: i si es prohibitivo se llama Entredicho, 



Dogma. 
Mandamiento. 



Sanzion. 



Sesto. 



Clementinas. 



1S§ D£L PAPA 

sin pena señalada : i Sanzion , el miembro de IK 
Lei que sópala la pena á los traingresores , etc.; 
i un poco mas abajo : Otras constituzíones ^ que 
otros Papas ban hecho despuss acá están en el 
otro volumen , que llamamos libro sesto , copi- 
lado i autorizado por el Papa Bonifazío yill« i 
publicado por él , en el Gonzilio de León de 
Franzia , i después compuso muchas otras Cle- 
mente V, Uámanse Glementinas, etc. Otras es- 
travagantes hizieron muchos Papas, etc.: Uámanse 

Estravagantes. Estravagantes , porque no andan ensertas en loe 
títulos del derecho, como las otras ordinarias , si^ 
no sueltas cada una por si , tratando cada una 

Ouodiibetog. su materia distinta: bien como los quódlibetM 
se llaman ansi, por ser entre Theólogos, cuesliklo muí buen dinero. Hombre de dobla- 
do corazón , nunca baeno. Murió ano de 126S, ista. 



i 24 DEL PAPA 

laei. ó como otros, 1S61. Don Alfonso dézimo reinó 

en Castilla. 
Urbano IV. Urbano cuarto , Franzés , en siendo Papa, la 
tomó contra Manfredo , como su predezesor Ale- 
jandre cuarto : i para mejor poderse vengar» 
rogó al Rei de Franzia Luis , que enviase en 
Italia con gran campo á su hermano Garlos, Con- 
de de Provenza i de Anju , al cual nombró Bd 
de ambas Sizílias. Al fin Garios , después de mu- 
chos tranzes de guerra , venzió i mató á Manfredo 
cerca de Benavente: i así tomó en feudo los 
Reinos de Sizílía con el Ducado de Calabria 
i de Pulla , dándoselo el Papa contra todo de- 
recho : como aquel que todo cuanto haze , va 
tuerto. Este manifiesto latrozinio fué causa 
íf * u"d ^^ c ^^ ^® muchas muertes que se siguieron. Este ür- 
pa« Ghristi á pe- bano IV instituyó , á instigazion de una zierta 
tiziondeuna mn- mujer llamada Eva , reclusa en tierra de Lieja 
jer, a o e i264. ^j^ ^^^j ^j Urbano habia familiarmente conozido 
antes que fuese Papa), la gran fiesta del Dioá 
Pan, llamada Corpus Ghristí. Esta mujer (co- 
mo cuentan Amoldo Bostio , i Pedro Premons- 
trátense ) tuvo una revelazíon , diabólica sin 
duda , sobre la zelebrazion de la fiesta del Sa- 
cramento : la cual declaró por sus cartas al Papa, 
rogándole que con su autoridad papal la hízieae 
zelebrar. Lo cual el Papa conzedió, como pareze 
por una carta, que en respuesta envió. Est
carta comienza : ürbanm Episcopus servíu 
servorum Dei, dilectce in Christo fUi(B Bvm 
salutem , et cmtera. Urbano , Obispo , siervo de 
ios siervos de Dios , á la amada hija eu Chrislo 
Eva, salud i apostólica bendizion. Sabemos, ó hija, 
que con gran deseo ha deseado tu ánima , qae 



1 DE 8Ü AUTOEIOAD. ISS 

iasolene fiesta del cuerpo de nuestro Señor Jesu 
Grí8to sea instituida en la iglesia de Dios, 
|MU« ser zelebrada para siempre jamás, de los 
Mes Christianos , ,etc. ; la carta es larga , i por
eso no la pongo aqui , contentándome con po- 
ner Ja suma. Veis aqui, hermanos mios , la oca- 
aíoQ desta tan solene fiesta , zelebrada con tantas 
danzas, castillos , tarascas, juegos , pelas, calles 
entoldadas i entapizadas : es el día de la gran- 
dísima superstizion i idolatría : es el dia en que 
mas YeUaquerias se cometen, que virtudes se 
huen : porque ¿quién en aquel dia no quiere vor, 
i ler visto 6 vista? i lo demás que pasa , que es 
mas de llorar, que de reir. Es verdad que el 
Papa Honorio terzio, echó los fundamentos i 
liizo las zanjas deste edifizio. Murió Urbano IV 
año de IS65 , ó como otros, 1S64. Don Alonso laes. 
dézimo reinó en Castilla. 

Clemente cuarto, Franzés, fué cruel i gran clemente iv, 
derramador de sangre como sus predezesores. ^'"^'* 
Eate llamó en Italia á Carlos , Conde de Anju, 
eentra Manfredo , Rei de Sízília. Garlos venzió 
i mató á Manfredo : el inclemente Clemente Siziiia paga ai 
hizo á Carlos Rei de SizUia i de Jerusalen , pero SJÍ'p^jtí"' 
coa condlzion que le diese cada año 40000 du- 
cados. Bsto fué causa que una infinidad de 
hombres fuesen muertos. Porque Conradino, hijo 
heredero de Conrado, Rei de Sizília, quiso 
defender su derecho. Pero el Carlos lo venzió 
1 prendió zerca de Capoles , i juntamente con 
él prendió á Frederique, Duque de Austria , i por 
consejo del Papa los degolló. Porque el Garlos 
eacribió al Papa, ¿qué haría de su prisionero 
Conradino? El Papa respondió: La vida de 



126 DBL PAPA 

Garlos, muerte de Gonradino , etc. Después desto 
Adriano quinto demandó socorro ai Emperador 
FriDuses! ^^ Rodolfo contra este mismo Garlos. Por medio, 
pues , deste maldito Papa , ^ reino de lYápoles 
vino á los Franzeses, i el Ducado de Suevia se 
*"^' acabó. Murió este carnizero año de 1270. La sede 

descante?"** ^*^^"'^* ^^^^ mucho tiempo: dos años, nucTC 

meses , i dos dias. Don Alonso X reinó en Gas- 
tilla. 
Gregorio X. Muerto Glemente IV, los Gardenales, que 
eran 17, se juntaron para elejir nuevo pontí- 
fice, entre los cuales hubo tanta discordia, que 
casi en tres años no pudieron convenir. Porque 
cada uno dellos pretendía ser Papa. £1 Rei Fe- 
lipe de Franzia, i Garlos, Rei de Sizilia, oyendo 
esta gran discordia, vinieron áViterbo, donde 
los Gardenales estaban: rogáronles que despa- 
pachasen, i elijiesen pontífíze. Pero toda esta 
pena i ruego de los Reyes sirvió de nada : i así 
se volvieron sin hazer nada. Tanta era la ambí- 
zion de los Gardenales! Entonzes, Juan, Obispo 
Cardenal Portuense, viendo la gran pertinazia 
de los Gardenales , les dijo , cuando estaban en 
la elezion invocando al Espíritu santo: Señores, 
destechemos esta cámara: porque el Espíritu 
santo no puede entrar á nosotros por tantas te- 
chumbres. Este mismo Gardenal, cuando enten- 
dió que Gregorio era Papa , compuso estos dos 
versos : 

Papatus munus tulit járchidiaconus unns : 
Quempatretn patrum fecit discordia fratrum. 

Quieren dezir : £1 ofizio del papado se lo llevó 
un Arzediano : al cual la discordia de los her- 



I DE SU AUTORIDAD. 127 

manos hizo Padre de los Padres. Todo esto cuenta 
PanTJno, fraile Augustino. Yeís aquí lo que los 
mismos Romanistas cuentan de las elezíones de 
sos Papas : Veis aquí el Espíritu santo que pre- 
side en sus eleziones , Ambizíon. Elejido , pues, 
desta manera Gregorio X , zelebró un Gonzilio 
eo León de Franzia año de 1273, en el cual se <>"• 
liajló presente Miguel Paleólogo , Emperador de Treze vezeK 
Gonstantinopla : el cual aprobó la dotrina de io> griegos han 
la iglesia Romana , habiendo sus predezesores tanuit* revocado 
lietAo lo mismo doze vezes , i otras tantas revo- ^" dotrina pipu- 
cado. En este Gonzilio se ordenó , que muerto el ^ ^'' 
Papa , los Cardenales se enzerrasen en un cón- 
clave. I lo demás que dize Panvino en la nota 
que haze sobre Platina en la vida deste Grego- 
rio X. El cual Tolvió á renovar la guerra de la 
Tierra santa. Este, en zinco años que Papó, nunca 
Tido á Roma. Murió año de 1276. Don Alonso X ists. 
reinó en Castilla. 

Inozenzio Y, Borgoñon, fué el primer fraile inozenzio v. 
Mendicante que fué hecho Papa : por lo cual favo- Primer fraiifí 
rczió muí mucho á sus Dominicanos. Murió en el JJI'^pí"'* **"* 
mismo año que su predezesor , habiendo papado 
seis meses i dos dias. 

Adriano Y , Jinovés , fué sobrino de Inozen- Adriano v. 
zioIY, ócomo se piensa, hijo. Este, en siendo 
Papa, se fué de Roma á Yiterbo : de donde escri- 
bió al Emperador Rodolfo , que viniese á ayudarle 
contra Garlos, Rei de Sizilia : á este Garlos habian 
hecho los Papas pasados Rei de Sizilia contra 
todo derecho: como lo notamos en la vida de 
Clemente lY , pero el Emperador, ocupado con 
la guerra de Bohemia , no pudo socorrerlo : no 
Papó sino un mes , i 7 dias , i asi murió. 



128 DBL PAPA 

Juan XXII. Juan XXII ( ó XXI , ó XX ) , natural de Lisbona, 
i médico en profesión antes de ser Papa , fué lla- 
mado en Latín Petrus Híspanus. Este, aunque 
era tenido por muí doto , era mui ignorante i 
nezio en gobernar. I como dize Platina , por esto 
hizo mas daño que provecho al pontificado. Mu- 
chas cosas hizo , que mostraron su locura i li- 
viandad. Una cosa tuvo buena , que ayudaba con 
henefizios i con dinero á la juventud , cuando via, 
que se inclinaba al estudio : este , como hombre 
loco, se prometia por las estrellas que viviría 
muí mucho: i asi lo dezia á todos. Pero mui al re- 
vés le acontezió. Porque [en] una Cámara, á lacual 
Valerio llama Cámara de juegos, i Estella la lla- 
ma Tálamo prezioso , que él habia hecho edificar 
en el palazio de Viterbo para su pasatiempo , á 
cabo de cuatro días cayó en tierra súbitamente: 
i el Papa fué hallado entre la madera i las piedras: 

1377. el cual, al cabo de 7 días, murió año de 1277, ha- 

biendo papado 8 meses i 8 días , siendo Rei Don 
Alonso X. 

Nicolao III. Nicolao III fué elejido seis meses después 
de la muerte de su predezesor : porque los Car- 
denales no podían concordar : al fin deste tiem- 

Ei Senador de po , presidiendo en el cónclave Carlos , Rei de 
"''cóndaTe^' ^" Sízilía, como Senador que era, fué elejido Ni- 
colao III. El cual, en siendo Papa, luego comenzó 
á perseguir á Carlos : quitóle la Vicaria de He- 
truria : quitóle la potestad de Senador , que Cle- 
mente IV le habia dado : vedó que ningún Rei 
ni Prinzipe de ahí en adelante se atreviese á de- 
mandar ni administrar aquel ofizio , i tomóselo 
para sí. Pero Martino IV , su suzcsor, se lo res- 
tituyó. Porque asi concuerdan los Papas, que lo 



I DB «ü ÁUTOEIOAD. 1S9 

fue uno haze, otro dcshaze. Este Nicolao r&- un Papa d«tka- 
voMó la Italia con muchas guerras. I para mejor ^ ^^ vie otro 
poder salir con sus intentos, persuadió á don 
Pedro , Reí de Aragón , que demandase ei reino 
de Siziüa , pues era suyo , por parte de su mujer 
Gostanza. Este consejo plugo mucho á Don 
Pedro, lo cual fué causa de mucho derrama- 
miento de sangre. Murió Nicolao año de 1281. *>*'• 
Don Alonso X reinó en Castilla . 

Martino IV, Francés (Panvino lo llama H), ■•rtinoiir. 
rezibió con gran humanidad á Garlos, Rei de 
Slsilia, i le restituyó la dignidad de Senador, i 
i» demás que su predezesor le habia quitado: 
descomulgó á Don Pedro , Rei de Aragón , que Don Pedro det- 
hazia grande armada para venir en Sizilia contra co««ís«do. 
Garlos : dio su reino en presa al primero que lo 
pudiese ocupar: absolvió á todos sus vasallos 
del juramento que le hablan hecho como á Rei, 
etc. ; pero de todo esto el Don Pedro no hizo
caso, mas antes pasó en Italia, i ayudado del 
Emperador de Gonstantinopla Paleólogo , ganó á 
Sizilia. Los Sizilianos ya tenian gran odio con- 
tra los Franzeses , por sus lujurias i insolenzías. 
Asi que conjuraron contra Garlos , i contra sus 
Franzeses, i tañendo las campanas, salieron i 
«atáronlos á todos , sin tener respeto ni á sexo, 
ni á edad: mataron á chicos i á grandes, á 
hombres , i á mujeres , aunque estuviesen pre- 
Hadas. Estas son las vísperas , que llaman sizi- vísperas sfzí- 
fianas, tan nombradas. Después desto, el Garlos, '*'°*'' 
viniendo de Ñapóles con su armada , fué venzido 
i preso , i enviado á Aragón : como lo cuenta 
Phitipa. Este Papa Martino tuvo la manzeba 
de m predezesor Nicolao III. Murió Martino 



130 DBL PAPA 

fsit. año de 1285, habiendo papado 4 años i un mes. 

Del cual djze Platina, que hizo muchos mila- 
gros después de su muerte. Don Alonso X reinó 
en Castilla. 

Honorio iv. HonorioIV, siguiendo las pisadas de supre- 
dezesor Martino lY, confirmó la descomunión i 
entredicho contra Don Pedro , que ocupaba el 

1388. reino de Sizilia. Murió Honorio año de 1S88, 

en el segundo año de su pontificado. Don Sancho 
el Bravo reinó en Castilla. 

Nicolao IV. Nicolao IV fué elejido al cabo de diez meses 
i ocho dias de sede vacante. En tiempo deste 
hubo grandes revueltas en Roma: i asidizen, 

IS9S. que murió de dolor i tristeza año de 1292. Muer- 

to I^icolao, los Cardenales se fueron de Roma 
á Perusio , para quietamente poder elejir nuevo 

Grao vacuion Papa. Pero con todo esto, tantas fueron las 
del poaUfteado. (jigcordias entre ellos, que en dos años i tres 
meses i dos dias , no pudieron concordar. Don 
Sancho reinó en Castilla. 

zoietUDo V. Zdestino Y, después de tan gran vacazion, 
fué hecho Papa por favor de Carlos, Reí de 
Ñapóles, i del Cardenal Latino. Este Papa, en 
el primer Consistorio que tuvo (como dize 
Christiano Maseo ) , queriendo reformar la 
p Papare ha- iglesia, quiso comenzar la reformazion de los 
xión , no TiTirá eclesiásticos residentes en Roma , para dar ejem- 
mucho. pío á los demás: porto cual los eclesiásticos se 

conjuraron tanto contra él, que lo llamaban Ton- 
to i loco : entre los cuales habia un Cardenal lla- 
mado Benedeto, ó por mejor d«*.zír, Maledeto, 

Bonifazio VIH. que dcspues; siendo Papa, se llamó Bonifazio Ym. 
Este, digo, puso una zierta persona en el apo- 
sento del Papa, la cual persona dezia por uba ze- 



I DB 8Ü AimmiDAD. 131 

bratana muchas noches estas palabras: Zeles- iioubie hitto« 
tino, Zelestíno, renunzia: porque la carga ^ [JS'gaí'foípípí? 
mayor de lo que tus fuerzas pueden llevar. El 
Zelestíno , siendo un hombre bueno , sin engaño 
i no malizioso, como el Maledeto, pensó ser 
Ángel el que de noche le hablaba : i así por des- 
cargo de su conszienzia comenzó á tratar de 
renunziar. Lo cual oído por el Reí Garlos , le 
rogó con gran instanzia , que en ninguna mane- 
ra renunziase : i así lo deseaba el pueblo. Pero 
Zelestíno respondió : Haré lo que Dios querrá, 
il fin siendo exhortado por muchos de los Gár* 
denales, i prinzipalmente por Maledeto, que 
filé su suzesor , habiendo hecho un Decreto por 
consentimiento de todos los Gardenales, que 
el Papa podía renunziar, renunzíó habiendo sido 
Papa 6 meses , i asi Bonifazio fué hecho Papa. 
El cual , en siendo Papa , temiéndose de la santi- 
dad de Zelestíno (como dize Goienuzio en la 
historia de Ñapóles), retuvo i prendió á Zeles- 
tino , después de haber renunziado , ya que se 
iba al yermo , donde antes de ser Papa había vi- 
vido. Preso desta manera Zelestino , murió año 
de 1295. Daba Bonifazio, como hombre astuto i^ss, 
i cauteloso , sus escusas , pero bien frivolas. Sea- 
se, como fuere (dize Platina), esto es notorio, 
que Bonifazio fué muí ingrato i muí astuto: 
pues que por su ambizion engañó á un santo 
liombre, haziéndole renunziar su papado, i 
yéndose al yermo lo prendió i puso en un cas- 
tillo, donde lo hizo morir antes de tiempo, un 
año i zinco meses después que fué hecho Pa- 
pa. Deste Zelestino dize Genebrardo, por au- 
toridad de algunas historias, como lo refiere 



132 DBLPAPA 

Pineda, lib. xxii , cap. 7 , § III , que habia man- 
dado este Santo Papa, que de allí en adelante, ni 
los Papas ni los Cardenales, anduviesen sino en 
asnos, como Jesu Ghristo, i como él anduro 
siendo Papa, según Papirio escribe, etc. Don San- 
cho el Bravo reinó en Castilla. 

",2?í^'?° P" Bonifazio VIII, de casta de Españoles, fué con 
maldito isober- l- • ■ ~ »* / 

bio. SU gran ambizion i engaño. Papa (como en su 

predezesorbabemos dicho): fué tan arrogante (co- 
mo dize Platina), que de persona ninguna, bazia 
caso. Contra este se quejaron á ios Reyes i 
Prinzipes Ghristianos algunos de los Cardena- 
les , acusándolo de ambizioso , que contra todo 
derecho i razón se habia hecho Papa , engañan- 
do á Zeiestino i haziéndolo prender .* i lo de- 
Historia que más, que habemos ya contado. Este Papa odiaba 

mw iMPaMsSí ^*°^^ ^ ^®® Jibelinos, que una vez presentán- 
zendesureiijioo dose á SUS pies Procheto, Arzobispo de Jénova, 
para tomar zeniza, el primer miércoles de cua- 
resma, el Papa en lugar de dezir: Acuérdate 
hombre, que eres zeniza, i en zeniza te con- 
vertirás, le dijo: Acuérdate hombre, que eres 
Jibelino , i con los Jibelinos, en zeniza te con- 
vertirás : i en lugar de ponerle la zeniza en la 
cabeza , se la echó en los ojos : i lo privó de su 
Arzobispado: aunque después se lo restituyó. 
Este Papa descomulgó á Felipe Rei de Franzia, 
porque no quiso dejar sacar dinero de Franzia, 
i maldijo á él i á su raza, hasta la cuarta jene- 
razion. Este no quiso confirmar al Emperador 
Alberto , aunque dos i tres vezes lo habia pedido, 
si no fuese que depuesto Felipe , se hiziese Reí 
de Franzia : i asi una vez , como por su demasia- 
da ambizion i soberbia, estuviese fuera de si , se 



I DB SU AUTORIDAD. 133 

zínjduna espada i se paso una corona en la ca- 
beza, i se glorió, que él era Emperador 1 Pontí- 
fize: i asi negó la confirmazion al Emperador. 
Mas después , de sí mismo se la ofrezió por el 
odio que tenia al Rei de Franzía. La causa del 
odio cuenta Garrion, lib. v. Alzó la descomunión j^^" ^«PJ J^»» 
áDon Pedro, Rei de Aragón, procuró siempre en- ¿2?.* ^ '** **" 
tretener las discordias en Italia: gloriábase de que 
era portero delzielo, i de que ninguno lo podia 
JQzgar : fué el primero , que constituyó el jubileo, ''*"«' Jubileo, 
prometiendo induljenzias plenarias i remisión induljeniHs. 
de pecados á los que visitasen á Roma. Conde- 
nó á los Fraticellos, que dezian, los eclesiás- 
tíeos deber imitar á los Apóstoles. Compuso el 
Sesto de los Decretales , i mandó que pública- 
mente se leyese en todas las Universidades ( de 
los Decretales leed arriba en Gregorio K). Ca- njjf i^'^J^'cm^^^^ 
Donizó á S. Luis , Rei de Franzia , i descanoni- za. 
zóá Harmanno Ferrarlense, mandándolo desen- 
terrar í quemar, después de haber estado 30 años 
enterrado. Deste Harmanno (dizela hist. ponti- 
fical en la vida de Bonifazio YUI) , que había mas 
de 20 años que le tenian en Ferrara por Santo : i 
después se averiguó que habia sido hereje de 
aquellos que se llamaban Fraticellos.' Deste Bo- 
nifiízío díze Gomelio Agrippa , lib. De vanüate 
SeimUiarum^ cap. 61: Aqueste es aquel gran Bo- 
nifazio » que tres grandes i admirables cosas hizo. 
La 1.* que engañando con un falso oráculo á 
Zelestino , le persuadió que renunziase en él, el 
papado. La 2.* compuso el Sesto de los Decre- 
tales , i afirmó el Papa ser señor de todos. La 3.' Bonirazio es- 
instituyó el Jubileo, i la feria de las induljen- j^'JíaVhlííí "S 
zias: i él el primero, las estendió hasta el pur- purgatorio. 



134 DBL PAPA 

gatorio. Hasta aqui Agríppa. Del Jubileo , abajo 
en Nicolao V, i en Alejandre VI, i Garrion, lib. v. 
La fin desta bestia fué , que algunos de aquelloa 
que por su temor se habían escondido en mon* 
tes i en bosques, teniendo á las bestias fieras 
por no tan crueles, como á él, que era Papa« 
entraron en Anagnia , donde estaba el Papa bien 
descuidado en casa de su padre, 1 quebrando 
las puertas lo prendieron i llevaron á Roma, 
donde estuvo 35 dias, los cuales pasados, de 
is»;. dolor i tristeza murió año de 1304, habiendo 

papado 8 años, 9 meses i 17 dias. Frai Juan de 
Pineda, hablando deste Bonifazio YÜI , lib. xxu, 
cap. 11 , § m, dize: Anadia, lo que á muchos pa- 
reziómui nuevo, que él (como escribe también 
Papirío Saonense) era señor de todo el mundo (lo 
cual le contradijo el Rei Philipe de Franzia, etc.). 
I un poco mas abajo dize el mismo Pineda: Dize 
Grantzio que para mostrar que ansi era señor de 
lo temporal, como de lo espiritual : se mostró ai 
pueblo un dia solene vestido como Papa, de pon- 
tifical , i le echó su bendizion , i que otro dia se 
mostró vestido como Emperador , llevándole un 
estoque delante desnudo , i que clamó diziendo: 
Ecce dúo galdii hic , etc. En que quiso dezir, que 
era señor de ambos cuchillos manual i espiritual. 
Entró como zor- Este es aquel Papa de quien los historiadores 
ra, etc. (j¡2en , que entró como zorra , vivió como León, 

i murió como Gan, ó perro. Murió (dize Plati- 
na) desta manera aquel Bonifazio, que procu- 
raba poner á los Emperadores, Reyes, Prinzi- 
pes, nazionesi pueblos mas aína terror que 
relijion : el cual intentaba dar los reinos, i quitar- 
los , despedir los hombres , i tornarlos á llamar^ 



I DB se AUTOBIDAD. 135 

como 86 le antojaba teniendo gran sed de oro, 
buscándolo por todas partes , roas de lo que se 
paededezir. Pandulfo Golenuzio, lib. v déla his- 
toria de Ñapóles, cuenta grandes vellamierias 
destePapa. Concluye con Bonifazio YIII , dizien- 
do lo que frai Juan de Pineda dize del, lib. xxu, 
cap. 12 , § I. Noten (dize) los ambiziosos la vida 
i muerte de Bonifazio en el Papado tan descubier- 
tamente procurado, i quien mas quisiere ( dize 
Pineda), lea á Juan Yilaneo, lib. vni de su his- 
toria. I con haber sido tal, cual muchos hombres 
fidedignos lo pintan , con todo esto , Clemente 
quinto zelebró Conzilío en Viena , donde se ha- 
llaron mas de 300 Obispos (como dize Pineda), 
con gran multitud de otros prelados , i así se 
determinó que el Papa Bonifazio habia sido 
Gatholízisimo , Christiano i verdadero Papa i 
Ticario de Dios. Ai de vosotros, que llamáis á 
lo bueno malo, i á lo malo bueno. Mirad si el 
Papa i el Conzilio pueden errar. Don Hernando lY, 
hijo de Don Sancho , reinó en Castilla. 

Benedito XI (ó como otros , IX) , Dominicano, Beaedito xi. 
foé mu! liberal para entretener la idolatría : en 
alendo Papa, zitó á los que hablan prendido á su 
predecesor Bonifazio : i porque no vinieron de- 
lante del, los descomulgó como á contumazes. 
ibsolvió de la descomunión al Bel de Franzia: 
rezibió en su grazia á Juan , i á Jacobo , Carde- 
nales Golonenses, á los cuales Bonifazio habia 
tanto aborrezido. Esto se cuenta bueno del, que 
noqaiso ver á su madre pobre , sino vestida como 
polÑre. Murió aun no nueve meses cumplidos 
de su papado, i como se cree , de tósigo que se Tósigo, 
le dio en unos higos que una Abadesa le envió. 



116 MLFAPA 

130S. año de 1305. Don Hernando cuarto reinó en 

Castilla. 

clemente V. Clemente quinto, Gascón, siendo absenté fué 
elejida después de haber habido grandes diferen- 
zias sobre quién habia de ser Papa. En consin- 
tiendo en su elezion, se partió de Burdeos , donde 
era Arzobispo , i se vino á León de Franzia» 
donde mandó que todos los Cardenales viniesen» 
La Górte Roma- Lo cual eilos hizieron, i así la Corte Romana 

Franria^afio de^® P^®^ ^^ Franzia año de 1305, donde estuvo 
isos, donde estu- casi 74 años. Halláronse en la coronazion deste 
Tiafioí. Clemente, Felipe, Reí de Franzia, Carlos, su 

hermano, i Juan, Duque de Bretaña: sobre 
el cual i sobre otros doze cayó una pared : de 
lo cual todos luego murieron : i aun al mismo 
Rei le cupo alguna parte del mal , i el Papa se 
vido en tanto aprieto , que cayó de su caballo , i 
perdió un carbúnculo que llevaba en su mitra, 
ó , como la llaman , Reino , valía el carbúnculo 
seis mil florines. (¿Cómo podia este Papa dezír con 
San Pedro , cuyo suzesor dezia ser , Mi oro , ni 
plata tengo?) Acabada la pompa de la corona- 
zion , hizo muchos Cardenales , Franzeses todos. 
Envió tres Cardenales á Roma con potestad 
de Senadores, los cuales la gobernasen, i i 
Italia también. Este hizo un Decreto , que los 
que fuesen nombrados Zésares en Alemana, 
que aunque se llamasen Reyes de Romanos, 
que con todo eso el Papa les diese la autoridad 
i el nombre. Este Clemente fué gran putañero 
i refujío de putas, i así, por su plazer i 
contentamiento, asentó su Corte en Avíñon. 
Temolarlos ^^^^ « ^° ^ año de 1311 , zelebró el Conzilio Vit- 
deshechos. uense , en el jcual crueúsimamente deshizo les 



1 DE SU AUTORIDAD. 137 

Templarios, que eran mas ricos, que el mismo 
Aej de Franzia , por haberles sus bienes , con los 
caales enriquezió á los de San Juan de Rodas. 
Qaemó al gran Maestre de los Templarios i á 
000 de sus compañeros en París en presenzia de 
loi Cardenales. Predicó la Cruzada contra los Prttricdios, Be- 
Fialicellos , Begardos i Beguinos , que no que- J" c óndenaSt' 
rían adorar el pan de la Eucharistia. Descomulgó 
á los Yenezianos, Florentínes i Luqueses. Con- 
firmó la fiesta del sueño de la emparedada, 
de quien habemos hablado en Urbano IV , la 
cual fiesta se llama Corpus Christi. Canonizó 
áZelestinoY. Pero ¿por qué no condenó á Boni- 
íinio VIU , que fué traidor á su Papa i señor 
Zelestino? Murió Clemente año de 1314. En el i3i4- 
eoal año, como el Emperador Henrique de Lu- 
zemburg quisiese venir á Sizilia , la cual los mis- 
nos Sizilianos le daban i ofrezian, un maldito 
bombre , llamado Bernardo de monte Poliziano, 
fraile Dominico , que á propósito se habia finjido 
amí servidor del Emperador, le dio tósigo en el Tóiiga ea ei 
sicramento, i como el buen Emperador sintiese qu^SSSóeiBní 
qae lo habia atosigado , díjole : Señor , partios perador. 
de aquí , porque si los Alemanes sienten lo que 
habéis hecho , moriréis de mala muerte. El mal- 
cito Dominicano se fué á Sena , donde , como 
otro Judas , rezibió el dinero que le habían pro- 
netído por su traizion. Pero no pudo librar á Dominicanos i 

^ ~ 1 T • • SUR monesterios 

sus companeros los Domimcanos: porque mu- destmidot, i por 
eho8 de ellos fueron muertos en Toscana , i en 4^^- 
lombardía, i en otras muchas partes, ellos i 
«tt monesterios perezieron á fuego i á sangre. 
FraiJuandePineda, lib.xxn, cap. 24 , §!¥, dize 
deste Clemente estas palabras!:DizeS. Antonino, i 



138 DEL PAPA 

Juan Víllaneo i Papirio , que fué mui codizioao 
de dineros , i que de aquí le Tino dejar andar 
en su corte tan en descubierto la simonía en ma- 
teria de benefízios : i son harto ignorantes los 

Papisfraoniaco. iaeiPipi. 
fonzede á los que tomaren la cruzada para ir 
á la guerra , que puedan sacar de purgatorio 
tres, é cuatro ánimas, las que ellos quisieren. 
Las bulas del Papa son verdaderamente burlas. Bula qué cosa 
BiiDa es vocablo latino , quiere dezir , la borbo- '^*- 
üta que se haze en el agua , cuando llueve : que 
ei una cosa vana i de ningún ser : asi hai un pro- 
forbio en latín que dize : Homo bulla , el hombre 
ct vanidad. Pareze que los Papas pusieron á pro- 
posito este nombre á sus induljenzias i perdones, 
con el cual dan á entender sus bulas ser burlas i 
nulidad. Tengámoslas, pues, por tales. Murió 
(demente VI de muerte subitánea, no estanda 
con él sino solo su camarero , año de 1359. Don^ i3S3.> 
Alonso XI reinó en Castilla. 
Inozenzio VI, Franzés, fuá muí avaro paca inozeiníovr. 



148 BEL PAPA 

dar, i mui liberal para tomar, i asi daba los be- 

nefízios mui liberalmente á quien mas le dab» 

Don Jii Garri- por ellos. Este envió al Cardenal Español Don 

lio de Aibornoi. jQ Carrillo de Albornoz , Arzobispo de Toledo, 

para que fuese su legado en Italia. Fué este Don 
Jil gran guerrero .* i así fué mas ejerzitado en 
las armas que eti la Biblia. Este dio en Roma 
la Corona imperial á Carlos, hijo del Rei de 
Bohemia. Pero con esta condizion , que el Em- 
perador no estuviese vas en Roma ni en Italia. 
Este Cardenal edificó á sus propias costas im 
notable Golejio en Boloña para pobres estu- 
diantes Españoles. Hasta aqui Tarapha en la 
vida de Don Pedro. Frai Alonso Venero, en so 
Enchiridion de los tiempos, dize, que este Car- 
denal se mandó traer después de muerto á la 
iglesia de Toledo en los hombros : i asi fué traido, 
dando el Papa grandes induljenzias á cualquiera 
que tomase parte de aquel trabajo.- por 16 
cual todos los pueblos por do venia, lo salían 
¿ rezebir, i un pueblo lo llevaba hasta el otro, 
i el otro hasta el otro, hasta que vino á To- 
ledo. Engáñase Venero en dezir que este Don 
Jil fué en tiempo de Martino quinto. Platina 
i Tarapha lo ponen en tiempo de Inozenzio VI. 
En este tiempo se mandó en las Cortes, qoe 
El afio comen- se tuvieron en Perpiñan , que el año no comen- 

nazionl'**"^"' ^^^e en la Encarnazion , que es á 25 de Marzo, 
sino en Navidad. Esta costumbre de comen- 
zar el año en la Encarnazion aun se tiene hói 
dia en Inglaterra. Este Inozenzio, oyendo la 
diferenzia que habia entre el Rei Don Pedro i 
la Reina su mujer, envió al Cardenal Gui- 
llermo para hazer las amistades entre el Rei i 



I BB SD AUTORIDAD. 149 

la Reina, i los grandes de Castilla , que tomaban 
la parte de la Reina. Pero viendo al Rei obstina- 
do, se volvió sin hazer nada , i la Reina se murió 
de dolor i tristeza pocos dias después. Murió este 
hpa en Aviñon año de 1362 . 

Urbano V, siendo absenté, i no Cardenal, fué ^'^"o v. 
ekjido Papa. Este envió por su vicario jeneral 
de Italia al Cardenal don Jil Carrillo, el cual 
ofizio babia administrado en vida de su predeze- 
sorlnozenzio VI, como ya liabemos dicho. Este 
Papa en el 4.^ año de su Pontificado vino de Aviñon 
áRoma, i con él vinieron los Cardenales. Este insutuiion de 
envió en la cuaresma la Rosa á Juana , Reina de Jj pJJJJ'"®®"^'* 
Sicilia, 1 hizo un decreto que cada un año se 
diese esta Rosa en la dominica de cuaresma, qbe 
llaman Lmtare, Este Papa se volvió en Franzia 
eon su Corte. En tiempo deste Urbano, el Arzo- Arzobispo de 
topo de Colonia era casado, como lo cuenta Pe- c^'^Dit cmdo. 
droPremostrense. £1 D. Illescas en la vida deste 
Urbano quinto, dize, que como se hubiese perdido Lit cabeus de 
la notizía de dónde estaban las cabezas de los l^bfo'perádisl 
santos Apóstoles Pedro i Pablo, el Emperador hiUadas. 
trabajó harto con el Pontiñze que se buscasen. 
lalfinseJiallaron en una caja, en el Sancta sanc- 
toramde San Juan de Letran, i se pusieron 
eael lugar donde ahora están, etc. Veis aquí la 
lartidumbre que nuestros adversarios tienen 
de 808 tan grandes reliquias. Murió Urbano año Tósigo, 
de iS71 , i no sin sospecha de tósigo. Don Hen- 
riqoe U, hijo bastardo de Don Alonso XI , reinó 
en Castilla. 

Gregorio U, sobrino de Clemente VI (sino es 
que fué h^o), fué hecho Cardenal siendo de edad 
de i 7 anos. Este, hecho Papa « viendo que toda 



150 BSL PAPA 

Italia estaba revuelta , i que casi toda le 
quitado la obedíenzia, como dize Volatei 
por consejo de Catalina de Sena , que Ai 
fué canonizada, i de Baldo su preceptor, dej 
Franzia «evino con 12 galeras á Roma, i 

TucfreHpipVá *^^^- Clemente V pasóla Corle de Roí 
Romi. Franzia , donde se detuvo casi 74 años. Oii 

zen que Santa Brijida, vuelta de Jerusalen, 
Roma, i escribió al Papa Gregorio diziéndo 
el Señor quería , que la Corte Romana se^ 
se á Roma. Asi lo dize M asseo. Otros , enl 
cuales es Crantzio , dizen : que el Papa repi 
dio á un Obispo , porque seguía la Corte 
i no residía en su Obispado : al cual el ( 
respondió: ¿I vos. Papa de Roma, por qué n 
ejemplo á los otros volviéndoos á vuestro 
pado? Asi que la Corte Romana se volvió á 
á cabo de 74 años por consejo , ó de una < 
mujeres, ó de ambas: ó por consejo de un 
po. Este Papa descomulgó á los Florentine 
habían sido las cabezas délas revueltas: 
cuales, porque no hazian caso de la descomí 
el Papa hizo gran guerra. Murió este 6r 
is7<- año de 1378. En cuyo tiempo reinó en € 

Don Henrique n. 
Urbinovicrae- Muerto Gregorio undézimo, el Clero 
lisimo. ^Yo Romano corrieron á los Cardenales 

garles que elijíesen algún Italiano , i en : 
na manera Franzés , á fin que la Corte R< 
no se volviese á Franzia. I como comenzi 
elejir, levantóse entre los Cardenales 
contienda: los cuales eran 17: los 4 Ital 
i los 13 Franzeses. Los Franzeses, siend 
chos mas en número, bien fázilmente po 



I DB su AUTORIDAD. 151 

preralezer, pero no osaron. Porque los Romanos 
estaban en armas , i los amenazaban sí no hazian 
Papa Italiano: por lo cual, viernes 9 de Abril, 
liizíeron Papa, al cual llamaron Urbano VI, 
icomodize Platina, antes que fuese publicado, 
oi que efe supiese que habia Papa , los Carde- 
nales Franzeses comenzaron á Calumniar, dizien- 
do aquella elezion no ser lejitima, ni valer 
nada : pues habia sido hecha con engaño i fuer- 
la , insistiendo los Romanos con las armas en 
las manos , que el Papa fuese Italiano : i asi los 
Cardenales salidos del cónclave, unos se aco- 
jieron al castillo de S. Anjelo, otros á los 
montes para escaparse del ímpetu del furioso 
paeblo. Entonzes el Cardenal Ursino, que era 
italiano, viendo la gran discordia, que habia entre 
los Cardenales, tuvo grande esperanza que sería 
Papa. (Este lo habia mui de veras pretendido.) 
Hasta aqui Platina. Ocho de los Cardenales 
Franzeses se fueron á Fundo , temiéndose de la 
severidad i crueldad de Urbano: donde por las 
eausas ja dichas, i alegando que la sede era 
Tacante (i ya entonzes eran 18 Cardenales) , i 
ayudándoles Juana, Reina de Ñapóles, elijieron Dos Papas. 
otro Papa, que llamaron Clemente VII. Est
Zisma fué la mas perniziosa i que roas tiempo 
dnró que ninguna otra. Porque duró hasta que zisma a? doró 
le comenzó el Conzilio Constanziense, quepa-' "" 
saron 40 años, i aun después duró diez años, asi 
que duró 50 años. Quien quisiere saber la am- 
bizion, engaños, astuzias, perjuizios, disimula- 
xiones , etc. , de los que en tiempo de esta Zisma 
Paparon, lea á Theodorico de liiem, que como 
te¿igo de vista, compuso hi historia desta Zi^ma. 



so afios. 



152 DBL PAPA 

i á Bonín Segnio en la Historia Florentina, i á 
frai Juan Pineda, lib. xxu , cap. 37, § 3 i 4. Deste 
Urbano dize Estella, que era hombre astiUo 
i vindicativo, i que se acordaba de las injurias 
(no que él habia hecho, sino que le hablan hecho). 
Grantzio dize del, que era feroz, cruel, inexo-. 
rabie. 1 asi , en siendo Papa , no procuró poner 
paz, sino hazer guerra para vengarse de los 
Cardenales Franzeses, i de la Reina Juana. Para 
hazer esto , absolvió á los Florentines de la des- 
comunión que Gregorio, su predezesor, habia 
dado contra ellos : i esto para que tomasen su 
Cruel Papa, parte. Este Urbano hizo poner zinco Gardenaies 
en zinco costales, i asi puestos, los echó en ia 
mar, donde se ahogaron. Deste jénero de muerte 
se escapó Adán , Gardenal Inglés : pero con gran 
dificultad. Esto hizo el Papa, porque aquellos 
Cardenales, tomándola parte de Clemente VII, 
hablan conspirado contra él. Después desto, para 
mejor confirmar su bando, hizo en un dia 29 Car- 
denales, tres dellos (como dize Platina) Romanos, 
i casi todos los demás Napolitanos. Pandulpho 
Colenuzio, dotisimo jurisconsulto, añide ensa 
Historia Latina de Ñapóles , otra crueldad , aun 
mayor que esta que habemos dicho : dize que este 
Urbano , estando en Jénova , condenó á muerte 
Crueldad tira- á tres Cardenales : mandóles cortar las cabezas, 
nica. cuyos cuerpos hizo tostar en un homo., i asi 

tostados, los hizo poner en costales, ósaco8<4 
cuando quiera, que iba de un pueblo á otro , los 
llevaba enzima de tres caballos: i para que se 
entendiese que hablan sido Cardenales , poniaDr 
les sus bonetes rojos sobre los costales. Todo 
esto hazia para ser temido , i para que nin- 



I DB Sü AUTORIDAD. 153 

guoo se atreviese á intentar cosa ninguna contra 
^1. Hasta aqui Golenucio. Este Urbano , no le 
bastando las fuerzas i artes para vengarse de 
'aHeina Juana, envió á rogar á Garlos, sobrino 
4 dize dellos Eneas SiWio , aunque enemigo. 
Estos dos habían venido al Gonzilio ix)n saho 
ooodQto para disputar i mantener su causa : co- 
010 lo hizíeron. Pero contra toda lei i razón 
fimron condenados i quemados , no se les guar- 
dando la fé i palabra que les habían dado. La
Nizon que dan los papistas de haber hecho esto, 
68 que no se ha de guardar fé á los herejes. Este 
nmperde fé, fué causa que después se derramó 
HMKba sangre en las grandes guerras que en 
Bohemia hubo .- las cuales el mismo Silvio cuenta. 
Iqí mucho son de alabar los Bohemos , que con Bohemos coas- 
gran constanzia han permanezido en la buena '*°'®*- 
MriDa i reformazion, que estos santos Márti- 
ns de Jesu Ghrlsto les enseñaron. I tanto mas 
ton de loar, cuantos mayores trabajos i per- 
aocaziones casi 200 años , han padezido : i hoi 
db, por la misericordia de Dios, usan desta do- 
tfitea i reformazion, i de allí ha cundido á las 
Njíoiies comarcanas Moravia i Polonia. En nues- 
tros tiempos Dios la ha estendido por Alemana, 
i de allí se ha estendido por toda la Europa, 
i aun ha pasado el gran mar Ozéano, hasta 
ki Indias ha ido , por mas impedimentos que el 
Ameehristo ha puesto por medio de sus Inquiai- 
tees: i mientras mas quemarán, mas cundirá. 
FiU3qiie, como ya habemos dicho de Tertuliano, 
la sangre de los Mártires es la simiente del 
SvaiiíeJio. Carranza pone en su Summa Cond- 
Hrnrnm^ 4S. errores (como él llama) de Juan 
Widef, i 30 de Juan Hus. Quien quisiere saber lo 
fne enseñaba Juan Hus, lea á Garrion, lib. Y. 
Bste Joan XXIV , escapándose , como dijimos. 



t68 I>BL PAPA 

déla prisión, se vino á presentar al PapaMartino 

quinto , que fué elejido en el Gonzilio Constan- 

ziense .- vino , pues , á Florenzia , i echóse á I09 

Juan xxiff con pies deMartino, i besólos , reconoziendo que eri^ 

ser poriu§^vciia- jq Papa. Martino, movido con esta humildad, 1q 

3ef papado^" es hizo algunos dias después Cardenal i Obispo Tus: 

^echo^ Obispo i culano. Leed á Frai Juan de Pineda, lib. xxin, 

cap. 20 , § III. O qué Cardenal , ó qué Obispo ! si 
es verdad (como lo fué) lo que le fué objetado , i 
probado en el Conzilio Constanziense. Mas no eñ 
cosa nueva los Papas, Cardenales, i Obispos ser 
tales como este. Pero el Juan , pasados pocos 
meses en su Cardenalazgo , se murió : i , como m 
cree, de dolor, año de 1419. Frai Juan de Pine- 
da dize que se sospechó que le dieron ponzoña, 
i dize que fué solemnísimamente sepultado en 
la capilla de S. Juan Baptista. Don Juan II reinó 
en Castilla. 
Martino V. Martino V fué hecho Papa en el Conzilio Gons-: 

lanziense, de cuya elezion el Emperador Sijis-; 
mundo se holgó mui mucho : i así dio las grazía^i 
al Conzilio por haber elejido tal Pontifize, i pros-; 
trándose por tierra delante del Papa , le besó 
los pies : al cual el Papa abrazó como á hermano^ 
i le dio también grazias, porque por su medio 
i trabajo , la Iglesia habia sido pazificada despne^ 
de una tan gran, zisma. Pero con todas estali 
amistades, el Papa secretamente se partió dQ 
Constanzia : i , como dize Volaterrano , contra la 
voluntad del Emperador : i así vino á Florenzii^: 
donde residió dos años, tomando buen tiempo. Á 
este exhortaron el Emperador , i los demás Prin-: 
zipes antes que se partiese de Constanzia , que 
diese algún buen orden para que la demasiada 



I DB Sü AUTORIDAD. 169 

lízenzía, i malas costumbres de los eclesiásticos 
se reformasen , á lo cual respondió Martino: que 
esto se había de hazer con el tiempo , i con con - 
sejo maduro. I como hipócHta alegó para confir- 
mazion de su respuesta el dicho de S. Jerónimo, 
que cada provinzia tiene sus costumbres i ma- 
neras: las cuales no se pueden de repente quitar 
sni gran perturbazion i daño. ¿Cuánto mejor hi- 
ziera, poner luego la mano en la obra, i comenzar 
lareformazion de si mismo i de su corte Romana? 
HaUar á los Papas de reformazion, es hablar- Lot Papas no 
les i anunziarles la muerte. I esta es la causa fe"*j¡33e*'de re- 
porqué no pueden oirquese les hable de Gonzílio: fonnasion. 
porque. saben que luego cada cual comenzará á 
hablar de reformazion , tam in capite quam in 
mmñbfU: asi en la cabeza , como en los miembros. 
Acuérdanse que los Conzilios han depuesto Pa- han^depuesto pV- 
pas, i puesto á otros. Acuérdanse que en el pafieie;iidootroa 
Gonzüio Pisano, que se zelebró año de 1410, 
lo^n depuestos dos Papas , i elejido Alejandre: 
que en el Gonzilio Gonstanzlense , año de 1416, 
faeron depuestos tres, i elejido Martino, i en el 
CoQzilio Basiliense , año de 1432 , fué depuesto 
Bujenio , i Amedeo elejido. Por esto los Papas Los Papas ene- 
BO quieren Conzilios : i ya que por vergüenza "¿f *** ^* conai- 
00 pueden otra cosa , sino que conzeden que 
iiaya Gonzilio, el Papa se guarda bien, como de 
comer «oUman, de hallarse presente en él , mas 
e&?ia sos Legados, los cuales suelen ser tres: 
cono se Tido en el último Gonzilio Tridentino, 
^t tantos Papas enterró, i ninguno se quiso 
hallar en él: tómense Ips Papas, no les -acon- 
teaca lo que á otros Papas ha acontezido en los. 
Conzilios: como ya habemos dicho. Por estas 



170 DEL PAPA 

cansas Martino hizo un Decreto que no se latie- 
se Gonzilio después del Constan zíense, antes de 
zinco años pasados , i que después del tal GoB- 
zilie pasasen diez años, antes que hubiese otro 
Gonzilio. Veis aquí la reformazion que los Papas 
aman. Si algún Papa no es tan malo en las cos- 
tumbres (porque en la dotrina todos son Ante- 
christos), i desea i procura alguna reformazion 
en su corte Romana, luego, sin duda, no le 
faltará alguna consplirazion contra él , que le dé 
un zierto bocado con que lo despachen : ejemplo 
tenemos en Zelestino V, al cual su Cardenal, 
que después del fué Papa , despachó: I en Adria- 
no VI, como adelante diremos. Deste Papa 
Martino, se dize , que dispensó con uno para qoe 
se casase con su propia hermana. Pasadoa dot 
años se fué de Florenzia á Roma. La causa de m 
jda fué, porque los rapazes (como dizePrai Juan 
de Pineda) cantaban en su vilipendio ana canti- 
lena, que comenzaba: 

£1 Papa Martino no vale un cuatrino. 
pituio a™'4*'' Llegado á Roma (como dize Frai Juan de Pi- 
neda), mostró que su haz era envés, i el envés 
haz : porque antes del papado era juzgado por 
hombre benigno i poco astuto i no sagaz , i des- 
pués descubrió ser sagazísímo , i sin la benigni- 
dad que del se creia. I un poco mas abajo: Fué 
tan codizioso i avariento allegador de dineros, 
que dio gran materia de escándalo, i señalada- 
mente porque lo que mal ganaba , peor lo repar- 
tía, etc. Venido á Roma , se dio á reparar, no la 
verdadera Iglesia de Jesu Christo , que son sos 
miembros, sino las paredes de la ziudad i de los 
Xemplos: anuló los Decretos de los Pontlfizes, 



I DE Sü AUTORIDAD. 171 

qoe habían sido en tiempo de la Zisma. Murió 
año de 1431. Este privó á Don Alonso, Rei de *^^' 
Aragón, del reino de Ñapóles, i lo dio á Luis. 
Donjuán n reinó en Castilla. 

Eujenio IV, Yeneziano, fué elejido en Roma, Eujenioiv. 
maerto su predezesor Martino. Este Eujenio, 
siendo Papa, se vido en harto aprieto: tanto , que 
para saWar su vida ^e quitó sus vestidos , i en 
hábitos de fraile, se metió con su compañero en 
im barco de pescador , que halló : algunos Ro- 
manos, que sintieron que se huia, le tiraron 
muchas pedradas i saetas. En fin , él se escapó, 
iae fué á Florenzia, donde residió algunos años, 
i hizo 16 Cardenales, para mejor poderse de- 
fender. Este Eujenio fué zitado del Conzilio consiuo Bati- 
Basiliense año de 1432. Pero él no quiso parezer, "«"•«• 
sabiendo que el Conzilio queria ser sobre el **'** 
Papa : i que pareziendo habia de responder á las 
acosaziones que le pondrían. Eujenio, no pare- 
idendo , fué depuesto por el Conzilio , i en su 
logar ñié elejido Amadeo, Duque de Saboya, 
qne se habia hecho ermitaño : al cual llamaron 
F^ y. Ef Eujenio por todo esto no quiso Félix v. 
dejar de ser Papa: I asi, para deshazer el Con- 
zíúo Basülense, convocó otro Conzilio en Fer- 
rara, i de alli lo pasó en Florenzia. A este Eu- DotPapat. 
jttiio favorezló el Rei de Castilla don Juan II, 
aunque había enviado sus Embajadores i hom- 
bres dotos al Conzilio Basiliense, Este Eujenio 
hizitó á Luis, Dolfin de Franzia , para que fuese 
con mano armada á Basilea, í deshiziese el 
Conzilio : de lo cual se siguieron grandes ma- 
les: Este Eujenio fué la causa de la desastrada 
muerte de Ladislao, Rei de Hungría , aconsejan- 



172 DEL PAPA 

dolé, que no guardase la fá i palabra dadail 
«?*Í'*5SÜ*"" Turco: el cual consejo el pobre manzebo, que 

pío de qniaii no j ^/v - * ^ . » j»j ¿ t 

gaarda la fé ni no era sino de 22 anos , tomó , i así dio sobre el 

aua al inflol. Turco , que ninguna cosa menos pensaba ; por- 
que habla paz entre los dos : el Turco , vista la 
infidelidad, se rehízo, i voWió sobre él : en la cual 
batalla el Reí fué muerto i el Cardenal 'Zesarino, 
legado del Papa, i su ejér^to destruido. Suér 
lese aquí tratar, si sea lízito quebrantar la fé i 
promesa dada al infiel : A lo cual respondo lo que 
á este propósito dizeFrai Juan de Pineda, lib. xxm, 
cap. 28, § I. No hai que dudar (dize), sino que la 
fé se ha de guardar también al enemigo , aunque 
sea infiel, como al amigo i Ghristiano: la razón 
que da es esta : Porque la obligazion de la guar- 
dar, naze del derecho natural, que es indispen- 
sable , habiendo sido Dios puesto por testigo de 
la verdad que cada cual promete al otro , etc. Be 
manera que Edjenio IV fué impío en dispensar, 
i Ladislao fué perjuro contra Dios , por mas que 
lo dispense el Papa. Impíamente , pues , el Con- 
zilio Gonstanziense quebrantó la fé á Juan Uúb i 
á Jerónimo de Praga. Mui mejor hizo el Empe- 
rador Don Garlos , el cual , siendo bien mozo, 
como de hasta 21 años, envió con salvo ^ondulo 
por Lutero , el cual parezió delante del Empera- 
dor en Vormazia , i públicamente dio cuenta de 
sufé, i el Emperador, guardándole su palabra, 
lo volvió á enviar , aunque los Españoles le ins* 
tigaban que lo hiziese matar : el espitan Mon- 
dragon lüzo muí bien en guardar la fé qqe había 
prometido al Prínzipe de Oranje, cuyo prislo^ 
Thomáa Rendo- ^^^^ ^^^* ^^^^ Eujenío hízo quemar muí cruel- 
nio, Caravelita. laente á un Franzés llamado Thomás Réndohío,, 



I DE SU AUTORIDAD. I7S 

Carmelita, por haber dicho que en Roma se co- 
metían grandes abominaziones , i que la igle- 
sia habia menester una gran reformazíon , i que 
o&se debia temer la descomunión del Papa, 
cuando se trataba de la gloria de Ghristo. An- 
tonino, par. m, tit. S2, cap. 10, haze menzion 
deste Thomás ; i Baptísta Mantuano , lib. de vita 
beata, cap. último , le da un honorífico testimo- 
nio llamándolo Santo, llamándolo Mártir. Este 
£ojenio (como lo cuenta Platina) fué mui in- 
constante en su vida. Al prinzipio de su ponti- 
ficado , guiado por malos consejos , conturbó las 
cosas divinas i humanas. Este Eujenio zelebró 
uo conzilio en Florenzia en competenzia del que 
se tenia en Basilea : en este conzilio Florentino 
compelió al buen Patriarca Gonstantinopolitano, 
Josepho , que trasladase la Biblia conforme á la 
Tulgata edizion Latina (que es la que la iglesia 
Romana aprueba) en Griego, para que esta 
traslazion valiese entre los Griegos, como la otra 
vale entre los Latinos. En este Gonzilio, se con^ 
formaron los Griegos en muchas cosas con los 
Latinos; pero en ninguna manera se pudoaca*- 
bar con ellos que admitiesen la transubstanzia- 
zion , i con todo esto, el conzilio i el Papa los 
admitieron por fieles, como abajo en el tratado de 
la Misa, hablando de la Transubstanziazion , lo 
contaremos. Murió Eujenio , habiendo sido Papa, 
casi 16 años, año de 1446. Este Eujenio (como «^^s- 
se ke en la sesión xvi i xvii del Gonzilio Basilien- 
se) declaró el dicho Gonzilio haber sido i ser, des- 
de que fué comenzado , lejítimamente congrega- 
do: i así anuló i revocó las Bulas que habia dado 
fara disolverlo^ Don Juan ü reinó en Castilla, 



174 DBL PAPA 

FéUxT. Félix V, no es contado de los Papistas por 

Papa: fué elejido en elGonzüio Basiliense, sien- 
Dos Papu. do EujenioIV depuesto. El cual no quiso de- 
zitma s«, aflo jar de ser Papa. Esta fué la Zisma 30 , que 
de 143*. ¿m.5 9 2^gQ3 . QQ 1^3 cuales la Ghristiandad se 

di¥idló en tres partes : los unos eran por Eujenio, 
los otros por Félix, los otros eran neutrales, 
que ni tomaron la parte del uno , ni la del otro. 
Los que tenían la parte de Félix, dezian el Con- 
zilio ser sobre el Papa : los de la parte de Eiqe- 
nio lo negaban. Muerto Eujenio, los de su 
parzialidad elijíeron a r^icolao Y , en cuyo tiem- 

1447. po , año de 1447, Félix Y renunzió, i asi zesó la 

Zisma. Por esta renunziazion r^icolao Y, para 
taparle la boca , que no ladrase mas , lo hizo 
Cardenal de S. Sabina , i Legado en Alemana i 
Franzia. Juliano Taboezio, enla jenealojia de los 
Duques de Saboya , por Canónico Papa, i varón 
santo pregona á Amadeo. Murió Félix dos años 

1449. después de haber renunziado, año de 1449. Don 

Juan U reinó en Castilla. 

INicolao Y, fué hecho Papa muerto Eujenio. 
Este Nicolao fué en un mismo año Obispo , Car* 
denal i Papa. Dio el Capelo á Amadeo, que re- 
nunzió al pontificado. Zelebró el Jubileo año de 
1450. Bonifazio (como habemos dicho en su vi- 
da) fué el primerinventor destos Jubileos de zlen 
en zien años. Estos Jubileos celebran los Papas 
de mui buena gana, por la gananzia que dellos 

Platina. les Tiene. Cuéntase deste Jubileo, que como una 

vez la jente viniese del Yaticano á la ziudad, 
que encontraron con la muía del Cardenal Bar- 
bo, i como la multitud de los que iban , i de los 
que venían fuese mui grande, cayeron algunos. 



I DB fiü AUTOIIDAD. 175 

«óbrela negra muía, que ya con la multitud ha- ub« buU fué 
iuacaido en tierra, «obre los cuales cayeron {'•'^^^•^'•'Jjy; 
oíros mui muchos, que parezía, que jugaban bret, i mat. 
al juego délos mochachos, que llaman. Gresca 
el montón, Ise arrojan unos sobre otros. Fué 
tanta la priesa, que 200 hombres se molieron 
i ahogaron con el peso , 1 otros cayeron en el 
rio: porque esto acaezió sobre la puente, que 
llaman, de Adriano. Veis aquí lo que haze el 
zelo loco sin discrezion, ni Terdadera reiijion. 
¿Cuántos destos estuTÍeran mejor en sus casas 
trabajando para mantenerse á sí , á sus mujeres 
i hyos? Pero S. P. Q. R. Slultus populut gutB- s. p. o. r. 
rit Romam j que quiere dezír, el tonto pueblo 
▼a á Roma (mas el sabio se está en su casa). 
En tiempo deste Papa el Turco tomó la nobili- ConstaDUnopia 
sima ciudad de Constan tinopla. Bste Papa era P^^^^'^** 
ffloi dado á beber , i á edificar paredes , no áni- 
mas. Platina cuenta sus edificios. Este aprobó lo 
qne el Gonzilio Rasiliense i lo que Félix Y habian 
hecho: i asi admitió los Cardenales que Félix 
habia criado. Murió Nicolao año de 1455, i en i4u. 
este mismo año, ó poco antes, murió el Rei 
de Castilla Don Juan segundo, en cuyo tiempo 
▼ítíó el Poeta Español Juan de Mena : como pá- 
rete por el prinzipio de su poesía , la cual le de- 
dicó diziendo: 
ál muí prepotente Don Juan el segundo , etc. 
Galisto III, Español, natural de Valenzia de Caiistoiii. 
Aragón , Alonso de Rorja , antes de Papa llama- 
do, estudió, i leyó de Cátreda en Lérida, Uni- 
venklad de España, fué dotísimo Canonista. 
Sste,en siendo Papa, puso todo su estudio enha- 
zer la guerra contra los Turcos. Para lo cual 



<76 DBL PA?A 

tos predicad»- envió muchos Echacuer^os (como comunmente 

íSman **"Echa- ^* llaman en España), que predicasen sus bur- 

caerros. las i índuljenzias : ínzitó á los Armenios 1 Pef" 

sas contra el Turco : Hizo dar garrote á ziertos 

rústicos, porque se burlaban destassus Barias^ 

Prohibe el Papa Ó bulas : Mandó que ninguno apelase del Papá 

ffi'*^^*"*^^°" ^* Conzilio: i mas dcstas hiziera, si mas viviera. 

Dio demasiada lizenzia á sus sobrinos , i prinzi- 

palmente á Rodrigo de Borja, al cual bízo su 

Ghanziiier , que después fué Alejandre VI. Murió 

14S8. Galisto de vejez año de 1458. En tiempo deste 

reinó en Castilla Don Enrique IV. 
Pío II. Pío U , Eneas Silvio antes llamado , fué Nota- 

rio Apostólico en .el Conzilio Basiliense : habló 
en sus oraziones i epístolas, contra la autoridad 
del Papa Eujenio : pero hecho Papa, mudó la plá- 
tica. En siendo Papa luego trató de hazer la 
guerra contra los Turcos : pero no hizo nada: 
porque se murió presto. Escribió dos libros , i 
mui bien^ de lo que se trató en el Conzilio Ba- 
siliense : los cuales, siendo Papa, procuró escon- 
der cuanto pudo^ i hazer que no pareziesen, 
porque entonzes no queriendo acordarse de lo 
que ^ntes había escrito , pretendía , como ambl- 
ziosisimo que era, engrandezer i ensalzar su 
autoridad papal mui en gran manera. Estella 
Véneto , hablando del , dize : que nunca lo vieron 
temer ni á Reyes , ni á capitanes , ni á tiranos. 
Tiranias del Tomó la parte de Don Hernando hijo bastardo 
Papa Pío. de Don Alonso , al cual á fuerza de brazos hizo 

Reí decapóles, desposeyendo á Juan, hijo del 
Reí Renato: descomulgó á Sijismundo, Duque 
de Austria, porque había castigado á su Cardenal 
Nicolao Gusano por sus latrozinios: descomul- 



I DB 8U ÁtTTORIDAD. 177 

góá Gregorio Hamburjense, dotisimo lejista: 
quitó el Arzobispado de Magunzia á Dietliero 
Áisebarjio, porque, como ¿1 dezia, sentiamal 
de la iglesia Romana , i paso á Adoíplio de Ma- 
sao en su lugar. Las prinzipales causas de la 
depoaizion de Diethero fueron , porque animo- 
samente se oponía á las injustas exacziones de 
los Papas , con que robaban las provinzias , so 
color de la guerra contra el Turco. Este Pió 
liizo á un mochacho Obispo , porque era sobrino 
del Duque de Borgoña, i hermanó del Duque de 
Borbon (como lo nota fhii Juan de Pineda): 
esta elezion fué causa de grandes males. Privó 
al Arzobispo de Benavente: zitó á Jorje , Reí de 
Bohemia « so pena de perder el reino , si no con- 
parezia : depuso á muchos Obispos por dinero: 
zelebró un Gonzilio en Mantua , donde invalidó 
la lei pragmática que se habia hecho en Fran- 
zia, como cosa perniziosa á la silla Romana: 
dlóse mucho á edltícar : hizo á Gorsiniano , lugar 
donde nazió , ziudad , i de su nombre , la llamó 
Pienzía : imitando en esto á Alejandre , que de 
su nombre llamó á una ziudad Alejandría, i á 
Constantino, que á Bisanzio llamó Gonstanti- 
nopla. Murió año de 1464. Platina i Sabélico <«64. 
dizen que Pío n solía dezir muchas vezes: £1 Nota a este pro- 
matrimonio con gran razón haber sido prohibido gíSite d¡ p¡io 
áios sazerdotes, pero que con mayor razón se n* 
les habia de restituir, i lo demás que habernos di- 
eho en la vida del Papa Gregorio I, que este 
Pío hizo i dijo tocante á esta materia. Don Henri- 
que IV reinó en Gastilla. 

Pnulo Di , Uamado antes Pedro Barbo , oyendo Paulo ii. 
que su tío Gabriel, que se llamó Eujenío lY, 

12 



178 DBL TAPA 

era Papa, modo su estado de Tivir: porque de- 
jando ia mercadería , á la cual se quería dar, se 
aplicó á las letras: pero fué de duro i tardo 
injenio : i asi ni amó las letras, ni las virtudes. 
Fuese, pues, para Roma, á su tio, i asi fué hecho 
Cardenal, i después Papa. Del dize Platina, que 
eszedió á todos los Pontífizes , sus predezesores, 
en aparato pontifical, i prinzipalmente en la 
mitra: en la cual gastó mui mucho dinero, 
comprando de donde quiera que podía, i por 
gran prezio , Diamantes , Saphiros , Esmeraldas, 
Ghrisólitos, Perlas, i otras piedras preziosijsimas, 
con las cuales compuesto i adornado, como 
otro Aarón , salia para ser visto i adorado. 

Papa simoniaco. pu^ muj dilijente en recojer oro , i así vendía 
los benefízios. Este mandó que ninguno, si no 
Bonete rojo. fQgge Cardenal, trújese bonete rojo. Presentó 
en el primer año de su pontificado paño rojo 
álos Cardenales, con que cubriesen sus caballos, 
ó muías, cuando cabalgasen, procuró entre- 
tener con armas su majestad papal. Estaba. 

Papa contra Pa- ^juj jugí con todos los Decretos i actos de Pío, 
su predezesor: fué mui ambizioso , i dióse á 
buen tiempo (como Volaterrano dize). Cuenta 
Estanislao Rutheno, que cómo este Paulo II 
leyese ziertos versos compuestos contra él i 
contra su hija bastarda , que lloró , i que se que- 
jó á sus amigos de la cruel leí del zelibado , pues 
que él ( que debía ser, no solamente perlado de 
la iglesia , sino aun ejemplo de contínenzia), via 
á su hija, con gran vergüenza , en la boca í en 
los ojos de todos los de la ziudad: la cual« aun* 
que era hermosísima, mas con todo esto, dezia, 
que le daba pena , que se supiese que era bastar* 



I DE SU AUTOIIDAD. 179 

€Ja, sabiendo qae conforme á la lei pudiera 
nazerdelejítimo matrimonio, si el desventarado 
«zclibado no lo hubiera impedido. Asi que, dizen, 
<|ue intentó restituir el matrimonio á los ecle- 
fliíáatícos: lo cual no pudo hazer, porque- se 
xnoríó. Contra este zelibado nótese lo que dijo 
JPaphnuzio en el Gonzilio r^izeno U i lo que ^^^^^^.^^'^^ 
liabemos dicho en Sirizio, Gregorio I» en iSi- Paulo ii contra 
4solao I, i en Pió II. Este Paulo n se prometía eiseiibado. 
laorgaWda, pero habiendo mui á su plazer zena- 
^Ot 86 murió súbitamente, sin que nadie lo viese, 
año de 147t. £1 D. lUescas en su Hist. pontifíc. <^'*- 
dize del: Era grandísimo comedor de fruta, i 
prinzipalmente de melones : i al fin ellos le vinie- 
ron á matar: porque una noche que se halló con 
grande apetito , pidió de zenar carne i pescado , i 
comió infinito de todo , i á vueltas comió dos 
melones enteros , i otras muchas cosas de mala 
dijestion : i un poco mas abajo : i de ahí á media 
hora entró un camarero , i hallóle caido en el 
suelo, i muerto, que nunca mas habló. Garrion, 
lib. y, de su Historia , dize : Era Paulo II públi- 
camente infame i execrable por su suzísima lujuria 
eontra natura : i fué pública fama que el demonio 
lo abogó i le rompió el pescuezo , estando 
cometiendo su abominazion. Con ser tal Paulo 
n, con todo esto , el D. Illescas lo alaba de libe- 
raÚsimo , de limosnero , de caritativo , i piadoso 
para con los enfermos , de amigo de justizia i mui 
misericordioso. Pero quien quisiere saber cuál 
haya sido , lea á Platina. En este acabó Platina 
sos vidas de Pontifizes : del cual rezibió notables 
daftos i injurias: privóle de sus bienes i dignidades, 
echólo en la cárzel, bizole dar tormento: i estuvo 



180 T^EL PAPA 

Platina en la cárzel hasta que Paulo murió : como 
lo cuenta el Abad Juan Tritemio. DonHenrí- 
que IV reinó en Castilla. 
Sisto I?. Sisto IV, Jinovés , estuvo en el día de su coro- 

nazion en gran peligro de su vida , porque como 
lo llevasen á S. Juan de Letran en sus andas^ 
levantóse tan gran alboroto en el pueblo con- 
tra él , que le arrojaron piedras. Fué tan li- 
beral , que lo que habia prometido á uno , ú 
prometia también á otro , i aun á muchos , si 
muchos se lo demandaban : fué mui demasiado 
con sus parientes , i prinzipalmente con su so- 
brino Pedro Rueiro , fraile Franzisco , al cual 
hizo Cardenal , siendo un maldito , suzio , i des- 
perdizíador : murió este Seráphico Minorita con- 
sumido del deleite de su carne , siendo .de edad 
de 28 años. Muchos hazen menzion deste 
maldito sobrino del Papa. Juan Ravisio Textor 
dize, que Pedro presbítero Cardenal, siendo 
Pontffize Sisto IV, consumió en dos años tre- 
raaígaVitdof.^^* zientos mil ducados : i esto en vanidades. Juan 
Rivio, Raptista Mantuano, i Raptista Fulgóso 
cuentan terribles monstruosidades desta bestia. 
Porque no hago caso de que andando por casa* 
se vestia de tela de oro , de que los cobertores de 
sus camas eran de tela de oro : de que los ba- 
zines, en que haziar sus nezesidades, eran de 
plata: de que hazia cubrir los zapatos de su 
amiga Teresa con piedras preciosas. Todo esto 
es nada. Raptista Mantuano en su Alphonso, li- 
bro IV, introduze á Pluton, que le da la buena ve- 
nida al infierno. Este Papa Sisto gastó mucho en 
guerras , para las cuales entretener inventó nue- 
vos ofizios que vender. Edificó una solene manze- 



I DE 8Ü AUTORIDAD. 181 

hla en Roma, do se cometieseD enormes i ne- 
iandos pecados. ¿Qué Papa, ó qué Diablo en- 
carnado es este? Cada puta de Roma le pagaba 
^lo cual aun hoi día pagan al Papa) un julio , que 
C8 un real, cada semana, que venia á ser enton- 
zes Telnte mil ducados: la renta ha ahora 
crezido , 1 dizen , que llega á cuarenta mil duca- de^íjíta uJSÍeí 
clos de renta cada año. Mantuano escribe hor- papa de lat cor- 
rendas cosas deste Sisto , i de su sobrino frai t^^Q*** 
Pedro. Fué también este Papa gran guerrero , i 
con injusta causa (como Volaterrano lo testi- 
fica). Así hizo la guerra contra Yitelio Tipher- 
nate, contra Florentines, Yenezianos, Golone- 
ses, i contra Don Hernando, Reí de Sizilia i 
Duque de Calabria , í contra naciones i Prín- 
zipes : quei^ia siempre tener á su mandado á los 
Reyes! Prínzipes Ghristianos: á los cuales, 
conforme á su antojo, ó los ensalzaba, 'ó los 
abatía: movió los Suizaros á que hiziesen la 
guerra á los Lombardos , que él había descomul- 
gado : hizo que el Jubileo fuese de ií5 en 25 años: Jubileo de as 
que Bonííazio VIH habia insütuido de zien en «««tñot. 
zien años, í Clemente VI de 50 en 50 , í esto á 
persuasión de sus deudos , que esperaban ganan- 
zia deilo : inventó muchos ofizios de escribanos, 
solízitadores, breviadores, í de notarios apostó- 
licos : los cuales vendía por muí buen dinero , si 
bueno se puede llamar lo mal ganado : anathe- 
mátízó á Lorenzo de Médizes , Florentin , por- 
qae había ahorcado á Raphael , sobrino del mis- 
mo Papa: aflijió en gran manera á los Floren- 
tines: fué gran defensor de la sede Romana. £1 
dicho Yol^iterrano, líb. y, Geograp., cuenta una 
terrible impiedad deste Sisto cuarto , la cual por 



188 DBL PAPA 

SU mandatlo se cometió , cuando alzaban el §a- 
cramento: como lo contaremos después haMando 
de la Misa* 
Rotarlo Inven- Cuenta Leandre Trítemio^ que en el año de 

SuJgo^'rtd ^d¡ *^^®« ^^ ^^*"^ ^® fíupt. Dominicano, movido 
isoo, i dMpues por Eíertas visiones, renovó d Rosario, que Ua- 
Morado «Ao de ,^3^ ^^ nuestra Señora, al cual (dejado al rin- 
cón el Evanjelio de Jesu Ghristo) predicaba: i 
para que este Rosario fuese mas estimado i ado- 
rado del ^mjde vulgo, Jacobo Esprenjer, pro* 
vinzial en Alemana, lo ensalzó hasta el ado 
con falsos milagros , i ilusiones del demonio : 1 
finalmente, Sisto IV lo aprobó i confirmó: délo 
que se hizo un libro , en cuyo prinzipio se dize, 
que la bienaventurada Vírjen Maria entró 
una vez en la zelda del dicho Alano ^ estando 
zerrada, la cual, tomando de sus cabellos, le hizo 
un anillo , con el cual se desposó con írai Álamo» 
que lo besó, que le hizo tocar sus tetas, i ma- 
marlas: I finalmente, que fué tan familiar con 
Alano, como suele ser la esposa con el esposo. 
Deshonestida- ¿Quién tendrá pazienzia con tan blaspbemas des- 
des biasphemaa. honestidades, ¡ con tan deshonestas blasphemiaaí? 
Zierto yo be vergüenza de escrebirlas : p^ro ei 
menester descubrir sus vellaquedas i vergüen- 
zas, para que España i todo el mundo las acabe 
de coQOzer. 

1 por cuanto esta loca i superstiziosa devo- 
zion de rezar el Rosario , es una de las mas prin* 
zipales del Papado , pondré aquí en suma k> Quoi
los mismos Papistas cuentan delia. £1 Breviario 
Dominicano impreso en León de Franzia año de 
i578dize, que S.I)omingo,añode ISdO^o inventó 
i predicó : i queeomo se fuese olvidando tina tanta 



I DB SU AUTORIDAD. 183 

aanta deYOzion « la gloriosa Viíjen determinó re- 
novarla: i asi aparemó año do 1460 (Tritemio 
^ize 1470) áfirai Alano:! le mandó, que él, en 
nontbre della, divulgase á todos los Ghristianos 
esta tan neze^ria manera de rezar, prometiéndole 
cfue eUa confirmaría esta devozion con señales i 
milagros, etc. Iten, dize que el año de 1466, la 
IbienaTcntorada Yirjen, para mas inflamar los co- 
vazones de todos los liombres á esta devozion, apa- 
rezió al Prior del convento de S. Domingo de 
Colonia , mandándole que la predicase al pueblo, 
lie dijese las mui muchas i mui grandes merzedes 
que el Señor hazia á todos aquellos, que devo- 
lamente le oírezian á ella este psaiterio, etc. 
Iten , díze que Sisto IV la confirmó , conzediendo 
machas induljenzias á los que la rezaren : lo cual 
confirmaron otros muchos Pontifizes. Dize, que 
Gregorio XIII mandó, año de 1572, que la fiesta 
M Rosario se zelebrase el primer Domingo de 
Oetobre , etq. Un libro hai en Español impreso en 
Bilbao por Mathias Mares año de 1583, que cuenta 
Uen á la larga esta historia del Rosarlo , ó Psalte- 
rb, 6 Corona de nuestra Señora : folio 185 dize, 
qoe el Papa Clemente IV i Juan XXII i Sisto lY 
eonzedieron por cada vez que rezaren este Psal- 
» toio, TS años de perdón. Iten,InozeDzio YlIIcon- 
zedió induljenzia plenaria , etc. Iten , León X, 
confirmando todos los perdones conzedidos por 
los otros summos Pontifizes á los dichos que re- 
zaren, etc. , conzedió de nuevo diez años i diez 
caarentenas de perdón por cada Rosario entero, 
ele» Itea,. el Papa Ak^andre YI otorgó á cual-^ 
qiúeni que rezase esta Corona induljeneia plenas 
lia: i el viernes, doblado: i el viernes santo. 



184 DEL PAPA 

cuantas vezes la rezare , tantas ánimas de Pur- 
gatorio. Iten, folio 187 , dize: £1 Papa Paulo 111, 
á instanzía del reverendisimo Cardenal Don frai: 
Juan de Toledo, Arzobispo de Santiago, con- 
zedíó á todos los que rezasen el Rosario , zinr 
zerse bnria^defá cuenta i s^is mil años, i una induljenzia plenaría 
muerte de Ghris- por Cada vez. Hasta aquí este libro. I para de- 
10, ¿qué lo será? ^fi-jQ todo en dos palabras : nuestros adversarios 
no acaban de contar las grandes virtudes del 
Rosario, confirmadas con muchos milagros. 
Mirad cuánto ha cundido la superstizion . de
rezar Pater nostres i Ayemarias por cuentas, 
cuyo primero inventor fué Pedro Hermitaño , sin 
ninguna palabra de Dios , i sin ningún ejemplo 
de Santo , ni del viejo ni del nuevo Testamento. 
He contado todos estos desvarios, blasphemias, 
i impiedades , para que nuestros adversarios se 
avergüenzen, viendo que hai quien los entiende. je
así se conviertan al Señor , que es el solo que per- 
dona los pecados : i esto graziosampnte por su 
Ghristo : Este Sisto lY instituyó , año de 1477 , la 
Inquisizion d' España: el primer Inquisidor jene- 
ral fué frai Thomás de Torquemada, prior Domi- 
nicano de Segovia. Quien quisiere ¿aber mas de la 
Inquisizion, lea la vida de Alejandre VI, que 
contaremos. Con ser este Sisto IV tal cual habe- 
mos oido , con todo eso , nuestros adversarios lo 
estiman mui mucho. I así Félix Pereto , cuando 
fué Papa , se llamó Sisto V. 

Cuenta Onuphrio Panvino, fraile Augustino 
i gran adulador de los Papas, que la madre desle 
Sisto IV , estando preñada del , le parezió en sue- 
ños que S. Franzisco i S. Antonio daban el há- 
bito i cordón de su orden 4 «ste su hijo : por esto 



1 BE SU AUTORIDAD. 185 

sueño U madre lo llamó cuando b baptizaron, 
I>]tfMdieo. Pata addante en tu mentira, dize 
queoomo «o iterto día el ama lo lavase en el 
t^año, que ú niño ee desmayó , i que lo lie? ó casi 
muerto á ikt madre, i que entonzes la madre, 
viendo al *hijo eto tal caso, i acordándose de su 
sueño , prometió i hizo voto , que su liijo traería 
el hábito de San Franzisco seis meses , los cuales 
oumplldos, le quitaron el hábito : el cual quitado, 
el niño toItíó otra vez á enfermar , i mui mas 
^rayemente que antes, siendo ya de un año: 
pero la madre reiteró el voto , i luego estuvo 
sano: el cual, siendo de 9 años, lo metió fraile 
en un monesterio de S. Franzisco. Hasta aquí 
Panvino. Veis aquí sobre qué se funda la relijion piJJc^J^J^SiSdá 
papistica: sobre sueños, ilusiones del demonio, sobre snefios i 
blsois milagros, i mentiras. Dios, por justo '■'•®' '""•«^®*' 
jaizio suyo , los ziega , i deja caer en reprobo 
tentido : i pues que no creen ¿ la verdad escrita 
i manifestada á los hombres en el viejo í nuevo 
Testamento, es menester, como dize San Pa- ir,Thet.,ih it- 
Uo, que crean á la mentira. Causóse la muerte 
de Sisto, de que oyó dezir, que el Duque de 
Ferrara, contra la voluntad de Sisto, i sin su 
consentimiento, hizo paz con Venezianos: eno- 
jóse tanto desto, que dentro de zincodias mu- 
rió, año de 1484. En cuyo tiempo reinaron en i484. 
Gistilla i en Aragón Don Hernando i Doña 
Isabel. 

Inozenzio octavo, Jinovés, Juan Baptista inoieDxioYiii 
Zibo antes Uatnado , en siendo Papa , conspiró >»lttrto«*«*«>«- 
contra Don Hernando, Rei de Sizília, tomando 
la parte de los If obles que habían revelado con- 
tra el Rei. Pero tiendo que no le suzedia la em- 



186 DEL PAPA 

presa como éi pensaba , hizo paz con el Rei na 
podiendo mas , con condizion que el Papa Iw- 
biese su tributo , i que los rebeldes fuesen peréo* 
nados : pero ni lo uno , ni lo otro hizo el ReL 
Después desto , el Papa se dio á buen tiempo: lo 
cual suele acarrear i traer consigo Tanidadett 
deleites, pasatiempos, pompas, gastos, traga- 
zón, lujurias, i otros tales vizios i pecados. Él 
era de sí hermoso i de lindo cuerpo , de lo cual le 
preziaba, como Paulo II. Parezió asimismo á 
Paulo II en ser de duro injenio , i no dado á las 
16 hijos i hijas letras, tuTo sin ser casado 8 hijos i otras tantas 
del Papa. hijas, como pareze por estos versos de Harzello. 

Octo recens pueros genuit , tolidemque pueiloi: 
Hunc mérito poterit dicere Roma patrem. 

Spurcities , gula , avaritia , atque ignavia dsiei^ 
Hoc^ Octave, jacent, quo tegeris tumuio. 

Quiere dezír.* Ocho hijos enjendró, i otras 
tantas hijas: á este con razón Roma podiá 
llamar padre. Suziedad , gula , avarizia i peresa 
neglijente yazen, ó Octaro, en este sepulcro. 
A los cuales sin vergüenza ninguna ensalztf 
con riquezas i dignidades : fué el primer Pa* 
pa que se atrevió á hazer esto públicamente, 
sin ningún rodeo , color , ni titulo de sobrinos* 
ni de sobrinas, como otros solían hazer. 
I con todo esto , Uvizelio lo alaba de santa 
vida , dotrína i facundia. Fué mui dado á b 
gananzia: i como ni sus induljenzías ptena- 
rias , ni su jubileo , ni la guerra contra el Turco 
no le bastasen para hinchir las manos, hallé 
una nueva invenzion para sacar dinero : i fué 
que dijo , que halló en una pared el título de 



I DB m AUTOEIDAD. tS7 

J< cruz de Ghrísto , Jesús Nazareno, Rei délos bi Papa halló el 

/odios, escrito en tres lenguas, Hebrea, Griega^ }"?} hierro de u 

i Latina: i juntamente con este titulo, halló el laoza. ^ 

iiieiTo de la lanza que pasó el costado de Ghristo. 

Fhú Juan de Pineda, lib. xxvi, cap. 33, §1, 

dizc que Bayazeto le en? ió el hierro de la lanza, 

eic , porque no diese lugar á Zizímo , su her- 

iBino , de poder mover guerra en Turquía : este 

etelque luego diré haberse llamado Jeme, etc.: 

este Jeme , huyendo de su hermano Bayazeto, se 

«ecjló á Rodas : después fué llevado á Franzia, 

después al Papa Inozenzio VIH , después á r^á- 

potes, en tiempo de Alejandre VI, etc. Deste 

kmt haremos menzion en Alejandre VI. Mirad 

eoánto puede la avarizia : fué gran bebedor, i en 

Si tiempo todos los ofizios se podian haber, i se 

kabiaif en Roma por dinero. Gondenó en un lu- 

gir , que se llamó Polo , á 8 hombres, 6 mujeres, 

i al Señor del pueblo, por herejes : porque dezian 

fie ninguno de los suzesores de S. Pedro habla 

lido Vicario de Jesu Ghristo, sino solos aquellos 

fie hablan imitado la pobreza de Ghristo. Murió 

Inosenzlo año de 1492, reinando Don Hernando <**9. 

idoila Isabel en España. 

Alejandre VI, Español, natural de Valenzia, Aiciíandre vi, 
hé tan abominable, i tan sin vergüenza, que sus «bominabic. 
pioprios papistas lo dizen abiertamente. Pan- 
Hm>, fraile Augustino, en su vida, dize perrerías 
W, i no sin causa: i por mucho mal que dijo 
dd, aun dejó mucho que no dijo. Dize , pues, 
fie Alfyandre alcanzó tan gran dignidad , con 
A ayuda de zlertos Gardenales corrompidos, 
de ziega ambizion i avarizia ( buen prinzipio), 
los cuides después , sintiendo la gran •infidcli- 



188 DEL PAPA 

dad del ingrato Pontífize , rezibieron ei castigo 
que su servizio, por haber vendido sus sufrajios, 
merezia : el prinzipal destos Cardenales era iLsca- 
nio Esforzia, que se vendió por grandes dones i 
promesas que Alejandre le hizo : i prínzipalmenle 
Alejandre le prometió, que lo baria su Ghanzi- 
Iler : del cual ofizio mui pocos años gozó i los de- 
mas sufrieron grandes trabajos i calamidades: 
unos vivieron en destierro , otros fueron encar- 
zelados, otros fueron violentamente muertos* 
I lo demás que del escribe el dicho Panvino. 
Entre otras cosas dize : Algunos padres hubo en 
aquella elezion que prophetizaron ( i no fueron 
falsos prophetas ) que había sido elejido un Espa- 
ñol mui locamente « el cual era hombre que encQ- 
bria la maldad, i era gran disimulador , que al fin 
seria una total ruina para todos , etc. Verificóse 
en los susodichos nuserables Cardenales el refrán 
Español: Plaze la traizion, mas no el traidor. 
Jerónimo Mario , hablando en su Ensebio deste 
Papa, dize : Para qué contaré los torpes « i nunca 
Alejandre 86 did oidos hechos de Alejandre VI. Este, hecho pacto* 
5li2**K***hí3MÍ con los demonios , se dio i entregó en todo i 
Papa. por todo á ellos , si por sus medios i artes viniese 

á ser Papa : lo cuiü , como los demonios se lo 
prometiesen, i cumpliesen. Alejandre ordenó 
su vida tan santamente , que nunca intentó ha- 
zer alguna cosa, sin que primero demandase 
consejo al demonio sobre eÜo. Este , en el año 
isot. de 1500, conzedió el Jubileo, no solamente á 

aquellos que viniesen á Roma , mas aun á aque- 
llos, que no quedan , ó no podían venir á Roma, 
El primer Ja- ^^^ ^^ condizion, que diesen zierta suma de di- 
biieo eo casa. nero. ^ Papa Ronifazio YIII conzedió , año de 



I BB 8V AUTOIUDAD. 189 

1300, el Jubileo dé zien en zién años. £1 Papa 
Clemente yi, afto de 1350, lo conzedió de 50 en 
SI, d Fapa Sisto IV, año de 1475, lo conzedió de 
SS en 85 años; pero ninguno lo ganaba si per- 
Mnlmente no venia Roma .* nuestro Alejandre, 
noTído del espíritu que lo hizo Papa, lo con- 
zedió, no solamente ¿ los que riniesen á Roma, 
ñas aun á los que se quedasen en sus tierrras: 
con tal que diesen el dinero, como habemos 
dieho. I pues que tratamos del Jubileo, será 
boeno contar aquí la zeremonia que se usa en 
Roma. Entre otras muchas iglesias que hai en aflo*derjíb«eof 
Boma, 1^ siete prínzipales , donde se ganan los 
perdones: cada una de estas siete iglesias tiene 
onapuertn, por lo menos, tapiada. De manera, 
que ninguno puede entrar ni salir por ella , sino 
esen el año del Jubileo. £1 Papa Se Ta á S. Pedro, 
qde es la prínzipal iglesia , va sentado en unas 
odas, las cuales llevan cuatro hombres vestidos 
de rojo: llegado el Papa á esta puerta tapiada, 
diié el vei^o 9 del Psalmo xxiv, AtoUite portas 
hiñdpei vestras ^ etc. <, idiziendo esto, da|^n 
Hitpt con un martillo de oro, que tiene en su 
iBino: i en dando este golpe , luego al momento 
ae'eae toda la tierra , ladrillo i mezcla que ta- 
{Alba te puerta : i así entra la jente , que quiere 
ginar .el Jubileo, por aquella puerta: porque si"" 
eatrase, por otra puerta, no lo ganaría. La
tapia de la puerta , está de tal manera por de 
tatro miñada, socavada i aparejada, que en 
dmdo el Papa el golpe , luego cae. I es tanta la 
priesa de la jente por entrar, que no hai Jubileo 
qiK'no se ahogue alguna, ó algunas^ersonas. les 
Untalasuperstizion i loca devozionsin szienzia del 



190 DBL PAPA 

Tulgo, que en no nada no deja ni una pedreslta, 
ni mezcla, ni tierra, ni polvo de aquella tapia 
derribada. Cada uno á mia sobre tuya , ¡urocon 
llevar algo, lo cual guardan por reliquias, i lo 
Puerta santa. Uevan á SUS tierras , á esta puerta llaman Footta 
santa. Clemente VI (como dijimos en su lida) 
manda á Anjeles de paraíso que lleven al xíelo 
al ánima del peregrino, que se muriere en «t 
camino yendo á Roma á ganar el Jubileo. ¿Qaé 
tiene que ver este Jubileo , instituido del Pa^, 
con el Jubileo que Jehova, que es el Dios Terdaát- 
ro i todo poderoso , instituyó cap. xxv del I^evi- 
Jubiieo que ^^^ ^ Instituye Dios el año del Jubileo d^O en M 
Dios intutoyó. años, para que en él todo siervo de la namn 
Israelítica salga de servidumbre i tenga libtftftd 
como los demás , i para que las posesiones ena- 
jenadas vuelvan á sus primeros poseedores. De 
manera que el año de Jubileo era año de liber- 
tad jeneral á todos los hijos de Israel. Los papia^ 
tas verdaderamente son ximias que imitan i 
remedan , ó á los Judíos ó á las Jentiles. Peto 
volvamos á nuestro Alejandre VI, el cual inveii|<^ 
todas las vias posibles para sacar dinero : i Mit 
hizo un nuevo Golejio de notarios de breves » que 
fueron 80 , cuyo ofizio vendía por 750 ducado* 
cada uno. Creó 36 Cardenales, ó como diie 
Panvino , 43 , de los cuales , los 18 fueron espa- 
ñoles, i destos 18, los tres fueron deudos suyos 
muí zercanos , i de su nombre Borja. Fué bmú 
dado á edificar : oía de muí buena gana comedia» 
i farsas: nunca en Boma los Gladiatores, 6 
esgremidores i alcahuetes tuvieron mayor li* 
zencia que en su tiempo: i nunca el puíeblo 
Romano tuvo menor libertad : hubo en su tiempo 



I DB su áUTOBIDAD. 191 

griD malUtad de malsines: i por la menor 
can, ó palabra, la pena era muerte. Todo esto, 
el Satánico Padre , permitia, por el amor loco 
|ae tenia á sus hijos. Porque él , imitando á su 
fndeKetor Inozenzio , ponia toda su felizidad 
cu engrandezer i enrlquezer sin vergüenza 
Bllguna sus bastardos: al menor de sus hijos 
too Prinzipe en Sizilia: al segundo, llamado 
Zter, hizo Cardenal: al mayor de todos hizo 
ANfue de Gandía : á este Duque mató su proprio 
kemiano Zésar, i lo echó en el Tiber, habiendo 
laboA hermanos zenado aquella noche (como 
i» cuenta Panvino) juntos en casa de su madre 
BnoGhia. Todo esto entendió i supo el Papa, su 
|dre,ilo disimuló: porque á este Zésar, que 
en el peor de todos , amaba el Papa padre mas 
fw á todos : matólo por ambizion i avarizia. 
inrto el hermano, no hizo Zésar caso del Ga- 
feb, mas dióse todo á los ejerzizios militares: 
ittf, llevando consigo gran tesoro, se fué á 
Fjranzia, donde se casó con una paríenta muí 
ttreana del Rei , i fué hecho Duque Valentino, 
bte Zésar, por medio del Rei de Franzia, i del 
Pipa, sa padre, vino á hazer todo cuanto quiso en 
hdia, £1 Rei Luis XII hazia tanto por el hijo del 
hpa por la obligazion que tenia al Papa : el cual 
hbia dispensado con él para dejar su lejítima 
VRifer, hermana de Garlos, su predezesor, i 
eiMrse con la Duquesa de Rretaña , viuda del 
Oírlos: como lo cuenta Pineda , lib. xxvi, c. 38, 
|1 i 9. Quien quisiere saberlas abominaziones i 
vdlaquerias que este hijo del Papa cometió, lea á 
hnvino. Muerto Alejandre VI, cayó su hijo 
Vmt de la majestad i potenzia en que había 



Í92 DBL PAPA 

subido : porque por mandado del - R'ei Don 
Fernando fué preso i llevado á España: don* 
de estuvo preso tres años en el Castillo de He- 
dina, de la cual prisión se escapó « iseftiéal 
Rei de üfávarra : al cual sirvió eñ ziertá goenra, 
donde de un arcabuzazo fcomo dize Garrion) 
murió, ó como dize Pineda, lib. xxvii, c. 4,§IVt 
matólo en Navarra un hijo-dalgo de los Garzeses 
de Agreda , de una lanzada. La hija deste Ale- 
jandre VI, llamada Lucrezia, á la cual, como 
hombre impío i sin ninguna relijión conozió 
carnalmente , se casó tres vezes : la 1.^ con Juan 
£sforzia. Duque de Epidauro: la 2." con íkta 
Luis de Aragón, hijo bastardo del Rei Den Alón* 
so , habiéndola su primer marido el Duque repu- 
diado : muerto este segundo marido , casó la 3.* 
vez con Don Alonso, Duque de Ferrara. Bn cuyas 
bodas (como lo cuenta Panvino) , el padre Papa 
hizo hazer grandes regozijos i fiestas. Ifóiad'la 
poca vergüenza del Papa Alejandre. Por onEpi- 
taphio que hizo Juan Joviano Pontano , se vtt 
manifiestamente cuan santo i casto haya sidod 
zelibado deste Papa , i cuál haya sido su relijíon: 
dize, pues, hablando de Lucrezia, 

Hicjacet in túmulo Lucrecia nomine^ sed re 
Thaié^ jálexandri filia ^ spansa^ nurus. 

Quiere dezir : Aquí en este sepulcro yaze Lucre- 
zia en nombre, pero en hecho Thais, hija, esposa, 
nuera de Alejandre. Sanázaro, notable hombre 
de aquel tiempo, i exzelente poeta, dize de 
Alejandre: 

Pollicitus ccelum Romanus, et iistra sacerdo^^ 
Per icelera , et ccedei , ad Styga pandit Uerí 



I DB 8Ü AÜTOBI^AD. 193 

Qaiere desir : El Pontifize Romano « que prome- 
tía los zielos i las estrellas, por sus bellaquerías 
i noertet, se va camino del infierno. ítem el 



¿^0 té $$mpw cupiste Lueretia , Sexlut? 
O fatum diri numinis: hie pater esí. 
Quiere dezir : ¿Cómo , pues , Lucrezia , siempre te 
apetecerá Sexto? ¡Oh desdichado hado ! este es 
to padre. De Alejandre VI dizen, que vendió las 
croles, los altares, i al mismo Ghristo. Todo 
esto él lo habia comprado antes , i por eso lo pu- Simonia t Jieiia 
do tender : i asi , Alejandre cometió simonia ^® Ai^andre vi. 
flomprándolo , i Jiezia vendiéndolo. Este Aie- 
jaiidre es el que hizo atosigar á Jeme (ó Zózimo, Tósigo, 
eomo otros lo llaman), hermano del gran Turco 
Ityazetes, teniéndolo preso en Roma : esto hizo 
Al^ndre por dozientos mil ducados, que el 
gran Torco le envió. ¡ Qué buen ejemplo para 
eonvertír al Turco ! Deste Jeme comenzamos 
á hablar en InozenzioVIU, aqui concluiremos 
Mil él. El Rei de Franzia , Garlos VIII, hazia la 
guerra al Papa Alejandre dentro en Roma : el 
Fapa , viendo que no podia resistir al Franzés, 
liizopaz con él. Entre otras capitulaziones, fué 
esta, que el Papa entregase al Rei á Jeme, her- 
mano del Turco. Esto ponia congoja al Papa, 
porque perdia cuarenta mil ducados que el Tur- 
eo le daba cada año, porque no dejase ir á 
lene. Al fin, el Turco le prometió dozientos 
mu ducados: porque lo hiziese morir, como lo 
Irizo, con el tósigo lento. Murió Jeme, con gran 
Mor del Rei, en Ñapóles, como dize Guizardi- 
Bo, i otros; ó en Gaeta, como dize Jovio: pero 
todos convienen que fué atosigado con el tósigo 

13 



194 DEL PAPA 

que le hizo dar Alejandre. Este es el que , para 

BiPtpa llama al mantener su tiranía, llamó al dicho gran Torco 

Ref de F^Qzia. Contra el Rei de Franzia: en lo cual dio ejemplo al 

Reí Franzisco de Franzia para llamar después 
al Turco contra nuestro Rei el Emperador Don 
Garlos. Este es el que mandó cortar ambasmanos 
i la lengua, á Antonio Manzinello, varón dotísimo, 
por una elegante orazion que había hecho contra 
sus abominables costumbres , suzísima vida, i be- 
llaquerías nunca oídas. Pero Dios, que es justo, 
le dio el pago : í fué , que en un banquete que hizo 
á ciertos Cardenales i Senadores de Roma , para 
atosigarlos, con el mismo veneno con que había 
atosigado á Jeme, hermano del Turco, los que 
servían, no advírtiendo bien, tomando un fiasco 
por otro, dieron á beber, contra su voluntad, dd 

Tósigo. fiasco que tenía el tósigo, al Papa : i así, éi (ha- 

biendo sido Papa 11 años), i algunos Senadores 

ISAS. i Cardenales, murieron , año de 1503. En tiem- 

po deste Papa fué quemado. en Florenzia, con 

saTonapoin I ^^^^^ ®"^ Compañeros , el exzelente predicador 
tu Tida i dotrlna. Jerónimo Savonarola, Dominicano, varen ad- 
idas, mirable en vida i en dotrina , año de 1499. 
Mantuvo la comunión en ambas espezies, con- 
denó las índuljenzias : reprehendió gravísíma- 
mente la mala vida i gran descuido en su ofi- 
zio, del Papa, Cardenales, i délos demás ecle- 
siásticos : negó el primado del Papa : enseñó, las 
llaves haber sido dadas no á solo Pedro , sino ú 
toda la Iglesia : dezia que el Papa ni seguía la yi- 
da, ni la dotrina de Christo : pues que atribula 
masa sus índuljenzias í tradizionzillas, que no 
al mérito de Christo. Afirmó las descomuniones 
del Papa no deber ser temidas, predijo algunas 



I D£. 8U AUTORIDAD. 195 

C08M, que habían de acontezer : conviene á sa- 
ber, la destruizíon de Floreftzia^ i de Roma, i ' 
larestaurazion de la Iglesia: las cuales en nues- 
tros tiempos han acontezido: por esta causa 
el Conde Franzisco Pico Mirandúla lo llamd 
MQto propheta,. i lo defendió por escrito contra 
i Papa. Marsilio, en zierta epistola, i Felipe 
Comineo, en su historia Franzesa, dizen que tu- 
vo espíritu prophético r i otros muchos dotos 
varones defienden su inozenzia. £1 D. Illescas, 
en la vida. de Alejandre YI, hablando de Sa?ona- 
rola, dize estas palabras : Hubo muchos pareze- 
res, i aun agora no falta quien juzgue de la jus- 
tífieazion deste hecho : no resta sino remitirlo 
al jaizio -de Dios , que sabe el secreto de todas 
las cosas. Yo oí dezir al dotisimo padre Maestro 
finü Manzio, de4a Orden de S. Domingo, que de 
teatígo fidedigno i familiar del Obispo Remoli- 
00 (que después fué Cardenal),- oyó afirmar, que 
por toda, la vida le duró al Obispo el arrepenti- 
ODÍento de haber pronunziado esta sentenzia , i 
que para- satisfazion della delante de Dios, ayu- 
naba tres días en la semana. I zierto , quien lee 
algunas cosas espirituales que nos dejó escrip- 
taa,' no pensará que son de hombre hipócrita, 
úaO'áe un verdadero relijioso : hasta aquí Ules- 
cas. En tiempo deste Alejandre reinaron en 
España Don Hernando i Doña Isabel : en cuyos 
tiempos,- zerca del año del Señor de mil i qui- 
aieotos i iloventa i dos , poco mas , ó menos , seis 
notables cosaa adontezieron á España : la prime- seis notable» 
ra, el Papa fué Español, la segunda, ganóse JJ^*¿^^Ji«p^J; 
Gnmiada, la X^ el descubrimiento de las Indias, zerca d«;i afio de 
li cuarta, la Inquisizion de España, la quinta, ^*"' 



196 BBLPAPA 

la santa hermandad, la 6.^, la enfermedad de las 
« V* K*^.^%f' Bubas. £1 Papa Alejandre, Español, fué abomí- 

ñol abominable. , , u l • . • u* v i 

nable, como habernos visto : mngun bien hizo, ni 

á España, niá tierra ninguna del mundo, síhq 

3/ Toma de grande mal. La toma de Granada hizo gran bicB 

irana a. | España, librándola de las continuas guerrat 

i muertes que habia entre Ghristianos i Morosi 

i desterrando de toda España la falsa seta de 

3.- Descubrí- Mahoma. El descubrimiento de las Indias pn«i"*s*»*oD- 
zíon se ordenó con buen zelo i intento : i como 
ya habernos dicho, fué ordenada, antes de la 
guerra deGranada, por el mismo Don Hernando, 
•íendo Papa Sisto IV : pero ella de veras fué 
puesta en ejecuzion después de Granada ganada, 
en tiempo deste Alejandre VI. Entonces el Reí 
Bon Hernando mandó, que todos los Judíos que 
({uisiesen vivir en España se baptizasen: ó si no, 
M fuesen de España: i así se fueron (como dize 
Sabflico) ziento i veinte mil. Fué, pues , la In- 
firisizíon instituida para enseñar la relijion 
Ghrístiana á los Judíos i Moros, que se hablan 
tomado Ghristianos, los cuales de secreto se 
?erlas'M^ 
tuzias', engaños, estratajemas i crueldades de 
que los Señores Inquisidores, 'ó por mejor de* 
zír, Inquinadores de la fé, usan con las pobres 
ovejas de Jesu Ghristo, deputadas para el 
matadero, ó quemadero, lea' el libro que se 
intitula Inguisitio Hispqnica, (Este libro se ha 
trasladado en Franzés , Inglés i Flamenco. ) En 
este libro se pintan al tívo, i se confirman con 
muchos notables ejemplos. Esto es dé notart 
que cuantos han entrado en la Inquisizion , séase 
por lo que fuere , todos * salen afrentados i 
con pérdida de hazienda, i aun muchos de vi- 
da , i ninguno sale enseñado : tal es el trata* 
miento con que los Padres de la fé los tratan: 
no tienen el ojo á enseñarlos , sino á robarlos i 
matarlos. Pluguiese á Dios, que conforme á la 
loable costumbre de España en las otras aodien- 
zias , se enviasen juezes de residenzia , bombees 
dotos i desapasionados, que examinasen á los 
Inquisidores , i á los que están , i han estado p^-¿ 
sos en la Inquisizion: íoh, quése descubriría! 
Aragón rezibió después la Inquisizion como 
por fuerza : i asi mataron al primer Inquisidor. 
Don Pedro de Toledo la quiso poner en I9á^ 
poles año de 1546 , pero nunca pudo (como lo 
cuenta el D. lUescas en Paulo terzero) , porque 
los Napolitanos se defendieron mui bien. Ee-> 
tando las cosas en estos términos : el Papa Paulo, 
que ya habia sido avisado de lo que en líápo- 
les pasaba, despachó un breve Apostólico: 



I DB SU AUTORIDAD. 199

•

por el cual declaró, pertenezer al Foro eclesiás* 
tico, i á la jurisdizion Apostólica el conozimíento 
de las causas «tocantes al crimen de la herejía, 
mandando al Vireí , i á todos cualesquier jue- 
zes seglares sobreseyesen en ellas, i no se 
entremetiesen á prozeder contra ningún hereje 
por fia de Inquisizion , ni de otra manera 
ninguna, i reservando en si la determinazíon 
de las tales causas , como de cosa conzerniente 
á la jurisdizion Eclesiástica. Hasta aquí el 
D, niescas. Algunos años después un Saya- 
vedra. Cordobés, hizo creer al Rei de Portu- 
gal que lo enviaba Paulo terzero á él por su 
líanzio : i asi introdujo la Inquisizion en Portu- 
gal, de tal manera, que año de 1545 salaron de 
Portugal treinta mil Judíos. Con el tiSnpo se 
descubrió que el Papa no lo habia enviado , i así 
filé. condenado á galeras. Otro cuento mui donoso 
fce oído deste Ifunzio. Era grandísimo escri- 
bió , i sabia contrabazer cualquiera mano. 
atando el Nunzio en galeras, vino una pobre 
mqer á suplicar al Jeneral de las galeras, que 
k ayudase con alguna limosna para casar una 
pobre hija que tenia : el Jeneral le respondió, 
que de biui buena voluntad le. ayudara, mas 

3V{fi por el presente , por estar nezesitado de 
Inero, no pódia. La pobre mujer se salió llo- 
rando con esta respuesta: á la cual, como el 
Ifonzio la viese llorar, le preguntó que por 
qué lloraba : ella le dijo lo que le habia pasado 
eoQ el General: él entonzes la consoló dí- 
zíéndole que hiziese lo que íe diría. Enton- 
tes, tomando tinta i paj)el, escribió estas pala- 
bcM; Hayordomo, vista la presente, dad tan- 



200 BEL PAPA 

tos mil maraYedis (del número no me acuerdo )« 
á la que os dará esta zédula. La cual cédula 
el Nunzio firmó, como si el mi^o Jeneral la 
firmara. La pobre mujer se fué con su zédula 
al Mayordomo. El Mayordomo la respondió que 
s*e marabillaba de su Señor, que en tal tiem- 
po enviase aquella zédula : pero , pues que 
su voluntad era tal , que le daría lo que man- 
daba que se le diese : i asi se lo dio : Venido 
el día en que el Jeneral tomaba cuenta á su 
Mayordomo , el Mayordomo le presentó la dicha 
zédula , la cual leyó i releyó : i dijo á su Ma- 
yordomo. Es verdad que una tal pobre nuger 
vino á mí á demandarme limosna : pero yo le 
respon^ que por el presente no la podía ayu- 
dar : i mirando la firma dijo : Esta firma es mía, 
pero yo no la escrebi. Por esta causa hizo hazer 
pesquisa en la galera quién la hubiese escrito, 
i probóse que el I^unzio : por lo cual el Jenenl 
le quiso hazer cortar la mano : pero por mego 
de muchos no se le cortó la mano, sino filé 
puesto al remo: porque por sus habilidades, 
antes no remaba. El D. lüescas, en la vida de 
Clemente sesto, dize que lo vido en las gale- 
La inmüsizioD ras remando. Una de las prinzipales .causas de 
vaeiUB del País las revueltas del País bajo : en las cuales tantev 
^'^^' millares de Españoles i de otras naziones son 

muertos, i tantos millones de escudos se han 
gastado, i aun el rabo (como dizen) está 
por desollar (pprque cada día es menester co- 
menzar de nuevo) , fué que el Duque d'ADn 
les quiso poner la Inquisízion. Veis aqui los pro- 
vechos que la Inquisízion ha traído á España. 



I DB SU AUTOEIDAD. SOI 

I no digo estOt como que yo quisiese que no 
hobiese Rei dí Roque, sino que cada uno 
iiízlese i creyese lo que se le antojase. Ne- 
tesarías son las buenas leyes en cada repú- 
blica. Por esto Dios entregó la espada al Ma- 
jistrado para castigo de los malos, i loor de los 
buenos , como dize el Apóstol San Pedro. Sean, /, Ped.^ u, i4. 
pues, castigados los que mal hazen: pero no 
tiránicamente: todas las leyes permiten al de- 
Qncaente saber quién sea su parte contraria, 
i qué depongan los testigos , i quién sean , para 
poderíos tachar si son infames , ó sus enemigos, 
etc. En esta audienzia inquisitorial, el Fiscal,

Ce podrá ser que nunca conozió ni vio al 
incóente , se haze parte, los testigos , por mas 
infiímes, bellacos, i enemigos que sean, nunca 
son nombrados , i asi no pueden ser tachados. 
Lo cual es contra toda justizia divina i hu- 
mana. Si los testigos han testificado contra 
otto tres, ó cuatro cosas, los Inquisidores le 
basen cargo, como si los testigos lo hubie- 
son dicho, de diez, ó doze cosas mui mas 
horrendas que las que los testigos han depuesto. 
I asi los Inquisidores pueden hazer cuanto 
se les antojare: prinzipalmente sabiendo que 
00 han de tener juez de residenzia que les 
haya de tomar cuenta de lo que han hecho. 
Contra esta tiranía hablamos. Pluguiese á la 
Majestad divina, que ha entregado al Rei la 
espada, autoridad, imando, sobre todos cuan- 
tos viven en sus Reinos , séanse seglares (como 
los Uamfem), ó Eclesiásticos, de poner en el co- 
ruoQ dd Rei, de quererse informar de los toer- 



sos DEL PAPÁ 

los i agravios que la Inqujsizion haze , i poner 
(como es su deber) remedio en ellos. Lo qial 
espero que algún dia el Señor hará. I venga- 
rá la sangre de los justos , que la Inquisizíoii 
injustamente ha derramado. La sangre de ip% 
justos está , eomo la sangra de Abel , clamando 

//poc, Yi, 9. por venganza. Hasta cuándo (dizen los muer* 
tos por la palabra de Dios , etc. ) , Señor sanio 
i verdadero, no juzgas i vengas nuestra san- 
gre , etc. 

s.* La Hermán- La Hermandad ha hecho i haze gran bien á 

^*^' España : porque limpia los caminos i despoblar 

dos de ladrones i salteadores , i así los bombrpa 

pueden caminar seguramente , i sentarse deb^o 

de su higuera i al.pié de su zepa. Común reífauft 

hernfanMde^Es- ®^' ^"® ^^ España hai tres santas hernaanas, k 
pafia. santa Inquisizion , la santa Cruzada, i la 3aiiU 

Hermandad, i ruegan á Dios que los libre de.li^ 
una (que es la Inquisizion), porque de las otnuí 
dos se guardarán. En este dicho se nota fí 
tiranía de la Inquisizion : de la cual Dios p^r 
e.> Bubas. SU piedad nos libre. Las Bubas, enferineda4 
hasta entonzes incógnita en España , trujérofl^ 
las los Españoles, que volvieron de las India^i 
con las cuales Dios los castigó, por tomar, lae 
mujeres que no eran suyas: esta enfermedad 
tan suzia i tan contajiosa ha cundido tai4|>. 
por* la Europa, que ya casi no se haze caio 
dellas. Ya no se tiene por jentil hombre, el qiü 
no ha tenido dos, ó tres mudas (como las l|ak 
man ) : las otras naziones la llaman Mal Franz^ 
los Franzeses las llaman Maladie de Naples. Bu* 
fermedad es, con que Dios castiga aquellos que 



I DE S0 AUTORIDAD. 203 

VYtñ en 8UZÍ0 zelibado- menospreziando el ma- 
trimonio, que Dios ordenó en el paraíso en 
t estado, de inozenzia , i Jesu Ghristo confirmó 
baziendo so primer milagro, como cuenta San uan, n, n 
ioan , en unas bodas en Gana de Galilea : por 
mis que los papistas votarios lo llaman Su> 
zio, etc. Volvamos á Alejandre VI. Del díze el 
Enchíridion de ios tiempos, que dio lizenzia en su 
tiempo á muchas cosas que ni para su persona, 
ñipara su estado, ni para ser Roma la que había 
de ser, eran lízitasi honestas. Machavelo, en el 
lib. del Prínzipe , cap. xvín , díze del : No hizo 
jamás Alejandre VI otra cosa que engañar hom- 
bres, ni jamás pensó en otra cosa r i halló sugeto 
pira poderlo hazer :.i no hubo jamás hombre que 
tofiese mayor eficazia en porfiando afirmar , i 
q» con mayores juramentos prometiese una 
eosa , i que menos la cumpliese : con todo esto, 
1m óiganos le sazedieron siempre bien, etc.Gui- 
zardino , autor grate i de mucha fé ( como el 
D. Dlescaa lo díze en la vida deste Alejandre VI, 
in, líb. II de su historia), da este notable testi- * 
monío del : La pésima (díze) naturaleza del Pon- 
tifee hazia creíble eualquíera iniquidad en él. 
QaSen quisiere saber mas deste abominable 
Akjandre sesto, gran vergüenza de nuestra 
Espd&a y lea á Paulo Jovío. Murió Alejandre con 
el táalgo que ya habemos dicho año de 1503 , rei- 
Dando en España Don Hernando i Doña Isabel. 

fh m. Senes , sobrino de Pío n, fué elejido píoiii. 
dcita manera : Muerto Alejandre VI, su hijo Zé- 
«ur^ que mató á su hermano, etc. ,'se alzó con 
iodo el tesoro i joyas del Papa, i guardó con do- 
u mil- hombres el Vaticano, que es el lugar 



204 DBL PA1% 

donde se suelen juntar los Cardenales para la 
nueva elezion. Hazia esto , para que los Carde- 
nales hiziesen Papa á quien él quisiese. Mais
ellos se fueron á otro lugar llamado la Minefra. 
Lo cual, como lo supo Zésar, envió allá «a 
jente, que los zercó. Luego la fama corrió por 
Roma, que los Cardenales eran presos, i que no 
habia sino muertes por toda Roma. Fué tanto el 
temor, que no parezia sino que Anibal eatii- 
▼iese otra vez para entrar en Roma. En fin , Zé- 
sar, á ruego de los Romanos i de los EnÜMiJa- 
dores de España i de Franzia , i porque fia qoe 
no saldría con su intento , se salió con toda m 
jente de Roma: i asi los Cardenales se faenm 
á su Cónclave , donde elijieron , después de ma 
luenga contenzion, á Pió III, el cual, en siendo 
Papa , luego á la hora conspiró contra los Frafr* 
zeses , que ocupaban gran parte de Italia : pe- 
ro no pasó adelante , porque se murió , no htt- 
biendo sido Papa sino solos S7 días, año de 

Áfio 1S03. 1503. 

Jaiio II, guer- Julio II , Jinovés , sobrino de Sísto IV, Tino por 
^^^^' sa grande i astuto injenio,á alcanzar grantai 

dignidades, i al fin á ser Papa : fué hombrenlh 
turalmente inclinado á la guerra : la cual indi- 
nazion , aun siendo Papa , no mortificó , WMMWKh 
tes, teniendo absoluto poder ( como los Ps^poiM 
finjen tener), la puso en ejecuzion. TuTOgMl^ 
des guerras con Yenezíanos, con el Rei deF!nih 
zia , con el Duque de Ferrara , con los Benítfo- 
los , i con otros Prinzipes. Este Julio, en espaito 
de 7 años que hizo la guerra , quitó con sos dflt» 
comuniones i armas, mui muchas cosas á. toa 
Prinzipes Christianos : ea los cuales 7 años iiin- 



I BE su AUTOUDAD. SOS 

rieron á cuchillo por la intolerable tiranía del somt hombros 
Papa maa de dozientos mil hombrea, i él de na- ^^j¡^l * *^*"" 
da 86 dolia : imitando en esto al cruel Nerón , que 
habiendo hecho pegar fuego á Roma, se holgaba 
riéndola arder , como dize el cantar Español .* 

Mira Ñero de Tarpeya 

A Roma cómo se ardia : 
Gritoi dan nifíoB y viejón^ 
¥ él de nada se dolia. 

Este Julio fué la causa de aquellsi tan reñida ba- 
talla i tan sangrienta de Ravena, entre Españo- 
las i Franzeses, en la cual venzidos i venzedores 
quedaron perdidos. Este, viendo que con armas 
sa podía yenzer al Réi de Franzia, tentó otra 
Via: i asi t lo descomulgó, i juntamente con él 
•lAei de Navarra, que tomaba la parte de 
Ranzia ; dio en presa sus reinos á quien los pu- 
tee ocupar: por virtud desta descomunión, el 
U Don Hernando, que ganóá Granada, en- nayana toma- 
M en Navarra, i por fuerza de armas la tomó, da. 
afto de 1512. Guizardino,- hablando, lib. u de su 
historia, desta toma de Navarra, dize estas pala- 
bra^: El Rei de Navarra, no estando aparejado, 
desesperado de poder resistir, huyó á la Bierna, 
de la otra parte délos montes Pirineos: £1 Rei- 
10 de Navarra, siendo abandonado (si no fueron 
liflrtaa fortalezas que se tenían por el Rei huido), 
vÍM> sin ninguna costa , ni sin ninguna dificultad, 
i eslo mas por la reputazion de la vezindad de 
Vm Ingleses , que por las fuerzas proprias , en po- 
te dd Rei de Aragón. El cual, no pudiendo 
almiar qne lo poseia lejitimamente con otro 
tüalo, alegaba la ocupazion haber sido hecha ju- 



266 DEL PAPA 

ridícamente por la sede Apostólica. Las hazañas 
del Reí D. Hernando están sumadas en este soneto= 

Junté Aragón con Castilla , 
Gané á Navarra i Granada , 

PuBe en Ñapóles mi silla , 
Conquisté desde Sevilla 

Otro mundo con mi armada. 
ISIS. ' £n este mismo año 1512 murió (coaio lo cuen- 

ta frai Alonso Venero en su Enchiridion de los 
tiempos) Pascual, Obispo de Burgos: el cual or- 
vijUiad prohi- denó en su Obispado que no hobiese Vijilias* en 
bidas en Burgos, g^g iglesias, por las disoluziones ¡ bailes i otras 
cosas de mucha ofensa de Dios , que allí pasa- 
ban , i muchas vezes habia lujurias , i 'Qtros gnn- 
des pecados: hasta aquí Venero, fol. Ú7. Por 
estas mismas causas se hablan de quitar de toda 
España. Porque comunmente las Romerías se 
convierten en Ramerías. £1 D. lUescas, ^n la vida 
de Eujenio primero, dize que en tiempo deste 
Eujenio se zelebró el Gonzilio Gabilonense , etc., 
en que se mandó que en las iglesias i ermitas,' 
i en otras casas de devozion , adonde se sude 
ir en Romería , i hazerse vijilias , no se hagan 
bailes, ni danzas, etc., i mas abajo : Cosa es esta 
que requiere remedio : i tiénelo bueno , . si los 
Prelados mandasen zerrar de noche las casas 
de devozion : i que no hubiese en ellas la grita i 
poca devozion , i los demás inconvenientes que 
vemos que hai ordinariamente en semejantes lo- 
gares, etc. I en la vida de Benedito VIII dize el 
mismo lUescas : ^o seria malo que los Prelados 
mandasen que nadie quedase de noche en se- 
mejantes ermitas, porque se escusarian moi 
muchas cosas mal hechas que allí pasan , etc. 



I BE 8Ü AUTOEIDAD. 267 

Xste Julio, saliendo ana vez de Roma con su 
cférzito, arrojó la llave de S. Pedro en el rio Tiber, 
cliziendo : Pues que la llave de Pedro ya no vale, 
^alga la Espada de Pablo: i asi , arrancó la espada 
de la vaina : porque como buen capitán , llevaba 
8u espada al lado. Por este hecho tan notable 
muchos poetas compusieron versos : de los cua- 
les pondré aqui cuatro que declaran la historia: 
Inde manu strietwn vagina diripit ensem , 

Exciamansquetruci taita voce referí: 
Bficgladim Pauli nos nunc defendet ab hoUe: 

Quandoguidem Clavis niljuvat isla Petri. 
¿Qaé relijion tenia este Papa, que tan desver> 
gonzadamente se burlaba de S. Pedro , i de San 
Pablo? Este, cuando fué hecho Papa, prometió 
icoBjaraipento, que dentro de dos años ten- 
Mi Gonzilio. Deste juramento hazc menzion 
fraí Bartolomé Carranza , hablando del Gonzilio 
Lateranense, que se tuvo en tiempo deste Julio. 
Has coimo se pasasen los dos años , i años i años 
Blas, i no se viese esperanza alguna de Gonzilio, 
estando el Papa bien lejos dello (porque los 
Gonzilios son mui amargas purgas para los 
Papas: como ya bebemos visto en el Gonzilio Pi- 
sanOf Gonstanziense i Basilíense), nueve Garde- 
nales, de los cuales era uno Bernardino Gara- 
njal, Español, se juntaron en Milán, i con ellos 
los procuradores del Emperador Maximilia- 
no ^ i del Rei de FranziaLuis XII, y nombra- 
ron á Pisa para que en ella se zelebrase el ConziUo pím- 
GimziUo, el cual comenzase primero de ^^^^o, nñoáean. 
tíembre año de i 511 . Las causas que dieron para 
haxerio así , fueron que él Papa había quebran- 
Udo sü juramento que habla hecho : pues que 



i 



SiS DEL PAPA 

Papa perjuro, pasados tantos años no daba muestra nii 
de Gonziiio .* i que por tanto, ellos hablan c< 
cado Gonziiio para acusar al Papa de eac 
pecados. Su intento era privarlo del Pa; 
al cual babia venido por ainbizion i dádlvaí 
ro Julio, entendiendo esto, mandó que nii 
persona , de cualquier condizion i estado qo 
so grave pena vaya á Pisa , i que nadie obe 
ú lo que aquellos de Pisa decretaren i or 
ren : i nombró á Roma, para que en ella «c 
Gonziiio Late- brase el Gonziiio el año siguiente, que se 
ranense, año de ¿^ comenzar á 9 de Abrü de 1512. Vivia c 
zes en Padua Felipe Dezio , exzelente juri 
sulto , el cual defendió por escrito la canas 
tos Cardenales contra el Papa. Entonz 
Rei de Franzia , viendo que el Papa se jo! 
con los Venezianos para bazerle la guerra i 
vocó un Gonziiio en Turs , donde propuso 
cuestiones: Si sea lizílo al Papa mover g 
contra algún Prínzipe, i esto sin causa: Si 
Prínzipe , defendiendo su tierra , pueda acó; 
al que le ha acometido , i quitarse de su ob( 
zia? Respondiósele , que no es lizito al 
mover guerra , etc. I que es lizito á el tal 
zipe, defendiéndose, hazer lo dicho: i que 
bia guardar la Pragmática por el Reíi 
Franzia : que no se debia hazer caso de las 
suras i descomuniones del Papa , si entoni 
hiziese. Habida esta respuesta, el Rei la 
al Papa , pidiéndole , ó que se contentase < 
paz : ó que convocase un Gonziiio jeneri 
ra de propósito examinar, i liquidar este 
zio. Pero el Papa, ni lo uno, ni lo otro ad 
Este miserable Julio tuvo fama de gran so 



I DB 8Ü AUTORIDAD. 209 

tay como algunos autores lo cuentan : dizen, que 
Ana, Reina de Franzia, envió dos manzebos de 
gitan casa al Cardenal Roberto Nanetense para 
que los instruyese , á los cuales el Papa abusó: 
seoiejante cuento, cuenta otro autor, de un man- 
sebo Alemán, gran señor, con quien com^ió el 
iDíamo pecado nefando. Cosas son estas que ni 
la ploma honesta debria escrebir, ni las orejas 
castas oír: Pero es menester descubrir las ver- 
güenzas de la Corte Romana, para que no en- 
gañe mas tiempo á España. Por esto perdonad- 
me, Ghristiano letor. Con ser Julio 11 tal, con 
todo esto no falta quien lo alabe de mui pió , sa- 
bio , prudente, i hombre de consejo í Ai de voso- Staias, r. 
tros, que dezis á lo malo, bueno, y á lo bueno, 
malo ! Hurió Julio año de 1 5 1 3 , habiendo papado « * 3 . 
tu. años. En tiempo deste Papa murió ia Reina 
Doña Isabel, i reinó en su lugar su hija Doña 
Juana, que casó con Don Felipe de Austria , hijo 
éA Emperador Maximiliano. I así se juntó el Pais 
Bajo con España. 

León X, Florentin, fué de su natural, quieto León x, Aiheu- 
i jentil : pero dejándose gobernar de hombres '*' 
inquietos i crueles , permitió que muchas inso- 
leaziasse cometiesen. Este fué mui dado al ózio, 
i á tomar pasatiempos i deleites carnales : tu- 
vo mochos bastardos: á los cuales enriquezió 
eo gran manera, haziéndolos Duques, i gran- 
des señores, i casándolos con grandes seño- 
ras. Esle León, siendo de 13 años, fué hecho 
Cardenal. ¿Qué edad para ser pilar de la Iglesia? 
Eq su coronazion se hizieron grandísimas fies- 
tas, que seria largo contarlas.* afirman que 
se eehaion entre la jente pasados de cien mil 

14 



SIO DfiL PAPA 

ducadosy como lo dize el Dr. Illescas en la vida 
de León, etc. Crió León X de una vez 31 Gai^ 
denales , entre los cuales queda hazer á Raphael 
ürbinas, exzdentiskno pintor, para por esta 
Tia recompensarle la gran suma de dinero que k 
debía por sus pinturas : veis aquí de qué sirven 
los d&pelos, i aun esto es pasadero: porque se 
suele dar por otras abomínaziones. Fué moi li- 
beral en conzeder Induljenzias, i mui mas ^ 
tomar dinero por ellas, para enriquezer sus hijos. 

isis. Año de 1515, León conzedió un Jubileo al Reí 

Franzisco de Franzia: este Jubileo pasó par 
otras muchas provinzias : Los comisarios , i Echa- 
cuervos predicaban, que cualquiera que diese la 
suma del dinero , que estaba tasado , sacarla .ua 
ánima de purgatorio, cual él quisiese. Dezian» 
que Dios (conforme á la promesa hecha á San 

Mat^ xvi. Pedro : Todo cuanto soltares en la tierra , será 
suelto en el zielo), hazía todo cuanto ellos quer- 
rían : pero dezian , que no había de faltar ni una 
blanca de aquello que estaba tasado. Perdo- 
naban á quien tomaba este Jubileo, hecho , i por 
hazer (como dizen): esta gananzia desplugo 
á muchos píos i dotos : i asi se comenzó á tratar 
la cuestión de la autoridad i poder del Papa. 
Esta cuestión fué la ruina del papado. Entre 
otros , se opuso contra tan insolentes Induljen- 

Martin Luthe- zias Martin Luthero , i predicó contra ellas en 
'^^' Alemana (como lo dize Bartolomé de Gar^ 

ranza. Dominicano), cuyas palabras son t^ 
tas : En tiempo de León dézimo, se levantó cd 
Alemana un heresiarca, Martin Luthero .- el 
cual primeramente, predicó i escribió con- 
tra las Induljenzias del Pontííize. Pespues 



I BE Sü AUTORIDAD. Sil 

contra el primado de la Iglesia Romana , i lúe- cuái haya sido 
go contra el zelibado , i otros ritos i costum- tló^Viuthcro^'á 
iiKs de la Iglesia antigua. En esto , nuestro ad- hablar contra la 
wwario Carranza testifica cuál haya sido la '«lesia Romana, 
cansa que movió á Martin Luthero á hablar 
contra la Iglesia Romana. Quien quisiere saber 
esto, lea la historia de Eslidano. Ekio tomó ia 
parte del Papa. I asi Luthero i Ekio predicaban 
ea los pulpitos uno contra el otro. Guando 
león dézimo oyó estas revueltas, condenó por 
li«rejeá Luthero: Luthero, oida esta su conde- 
nazion, apeló para el primer Conzilio jeneral.- 
imitó en esto á la Universidad de París, la 
caal pocos meses antes habia apelado del mismo 
León al Gonzilio. León hizo quemar en Roma 
ios libros de Luthero. Luthero, cuando supo Luthero quema 
esto , quemó en Vitemberga el Derecha Ganó^ ei derecho cano- 
oíeo , que son los Decretales i Decretos papales, "'^** 
(Hsiendo : *Así me han hecho á mi, así les hi¿c 
yo á ellos. ¿Quién no se marabíllará , i espantará 
de un t^n gran ánimo, i atrevimiento tan osado, 
qoe un pobre fraile mendicante Augustino se 
atreviese á hazer tal afrenta , i dar tal bofetada? 
¿i á ^uién, si pensáis? Al Papa. ¿Pío era el Papa 
aijael , á quien los potentados , Prínzipes , Re- 
yes, i Emperadores , prostrados por tierra, ado- 
túmn en aquel tiempo ? ¿ Gomo , pues , un hom 
brezillo de no nada le dio tal golpe, que lo dejó 
por muerto? No era Luthero, sino Dios, que /, Cor., 1,27. 
e^ las cosas bajas para confundir las mui 
il¿«. El hedor de las bellaquerías , i abomina- 
ziones de los Papas, i de los Eclesiásticos ha- 
bía sabido hasta el zielo : ya las iniquidades de 
Amorreos hablan venido á su cumbre. I así 



I 



212 DEL PAPA 

Dios derribó la soberbia del Pap? , qte es otro - 
Luzifer. Dios nos dé grazia para que , recono- 
ziendo un tal benefízio , le seamos gratos , i le 
sirvamos en santidad i en justízia todos los días 
de nuestra vida. Dios por este medio nos ha trans- 
portado de tinieblas á luz, de cativerio á libertad. 
I no contento con esto , Luthero vino á Yonnes, 
ó Vormazia , donde el Emperador Garlos tuvo 
su primera Dieta, presentóse delante del Em- 
perador, i de tantos Papistas como había con 
Cáríof gMr?a*8u ^^ * ^*sputó , i mantuvo su causa : i al fin se par- 
palabra á Luthe- tió , guardándole el Emperador su promesa, 
^^' mejor que se habia guardado á Juan Hus i' i 

Jerónimo de Praga en el Gonzilio de Gonstanzía. 
Una cosa no puedo dejar de dezir aquí: que á 
Luthero, yendo á Vormes, un amigo suyo le 
avisó en el camino antes de llegar á Vormes , que 
se guardase bien de ir á Vormes , porque harían 
del lo que habian hecho de sus Übros, á los 
Gran ánimo de cuales habían quemado : al cual , Luthero con 
Luthero. gj.g„ ánimo respondió : que aunque supiese que 

en Vormes habia tantos Diablos contra él cuantas 

tejas habia en los tejados, que con todo eso 

no dejaria de parezer allí , í dar cuenta d^ su 

fé en tan solene compañía. I asi lo hizo. Murió 

1522. León X año de 1522, habiendo oído que los 

Franzeses habian sido venzidos , muertos, presos 

i echados de Ralía por los Imperiales , i esto con 

León murió de el ayuda suya. Por esto , mui alegre i )*iéndose, 

aiegria. ¿^ 1^ gg|j^ ^j ánima : Panvino piensa que de tósigo 

Tósigo. que le dieron. Fué un hombre atheistá, queñl 

pensó haber zielo , ni infierno después desta vida: 

i así se murió sin rezebir los sacramentos. Sa- 

nazaro dize que no los pudo rezebir, porque los 



I DE SU AUTO&IDAD. S13 

había Tendido : i así , casi ningún Pontifize los 
rezibe (como Panvino lo nota en la vida de Pió 
cuarto). Yéese también claramente su atheismo 
[M>r la respuesta que dio al Cardenal Bembo, 
que le había alegado zíerto paso del Evanjello: 
ai cual, disolutamente respondió León estas 
palabras: Todo el mundo sabe cuánto provecho Leon^**"® ^* 
haya tiaido á nosotros , i á nuestra compañía, 
aquella fábula de Ghrísto. Bien mostró León con 
esta respuesta ser Antechrísto. Obedézelo, pues, 
España, i tenlo por Vicario de Ghrísto. Paulo 
iovío escribió la vida de León X, donde entre 
otras muchas cosas, díze estas palabras: Tuvo 
.también León mala fama: porque parezia que poco 
honestamente amaba á algunos.de sus camareros 
(los cuales eran de los mas nobles de toda Ita- 
lia), í jugaba con ellos entrañable i libremente. 
No es su enemigo Luthero , que díze esto contra 
él, sino su amigo , Italiano í Obispo , Paulo iovio. 
Gen ser León X tal, cual lo pintan los historia- 
dores de su tiempo: con todo esto, es tanta la 
•dolazion del ^. Illescas , que en su vida , § XII, 
dize del estas palabras : Después que vino al Pon- 
(ifieadov siempre tuvo cuenta con comer poco , i 
de manjares no muí calientes : porque no le pro- 
vocasen á deshonestidad. Hasta aquí Illescas. Dans
tiempo deste León reinó en España el Emperador 
Garlos. 

Adriano VI, Holandés, fué prezeptor del Em- Adriano Yi. 
peradiNrDon Garlos, i por su medio vino á ser 
OlúspodeTortosa, Cardenal, i gobernador de 
Bspaña , juntamente con Don Franzisco Jímenes, 
arzobispo de Toledo: i muerto el Papa León, 
fué elqido absenté, residiendo en España. Dans



i 



214 DEL PAPA 

Siendo Papa, prometió por sus letras á los Prin- 
zipes, que procuraría que la Górte Romana, h 
cual haíbia dado ocasión á que se hiziesen mu» 
chos males, ella la primera de todas fuese cor* 
rejida i emendada , á fin que la que había dado 
causa del mal, diese prínzipio de medizina i de 
salud : pero todo fué palabras. Porque siguiendo 
Adriano las pisadas de sus predezesores «los An- 
techristos de Roma , se dio á perseguir á LutherOt 
Ecolampadio , i á otros pios ministros de la p«* 
labra de Dios. Este no se mudd su nombre : 1 ea 
costumbres i vida no fué tan malo como loa 
otros Papas. I por no ser tan malo , muchos di- 
Tósigo, zen que fué despachado con tósigo, año de 15S3. 
ts>s* En cuyo tiempo reinó en España el Emperador 

Don Garlos. 
Clemente rii. Glemente YU (ó como otros cuentan VÜI ó DL, 
por la causa que dijimos en el otro Glemente VD), 
Florentín , fué sobrino , ó como otros dizen, hijo 
del Papa León X. Panvino dize que fué hijo de 
Juliano de Médices, i de madre no mui ziertat 
ni manifiestamente su lejitima miyer. £1 D. Ulee*- 
cas en la vida deste Glemente, § Y, dize: Et 
cosa mui de notar, que habiendo sido Glemeote 
toda su Yida liberah'simo i gastador, i jontamente 
con esto , afable i bien hablado , i sobremaoeni 
discreto, i gran negoziador, en viéndose Papa^ 
no sé por qué se mudó de todo punto en condi* 
ziones , i se hizo escasísimo i remiso. Tanta es 
la mudanza que á las vezes hazen las dignidar 
des i honras, etc. En tiempo deste Glemente hubo 
grandes guerras entre Españoles i Franzeaea: lat 
cuales este inclemente atizó asaz, i con gran 
infamia i daño suyo. I esto por su inconataniiat 



1 DE Sü AUTORIDAD. 215 

porque ya era Español, ya Franzés : i al contra- 
río, ya Franzés, ya Español. En tiempo deste 
tcontezieron tres grandes cosas á España: la pri- ^i Reí de Fran- 
mcra, la presa de Franzisco, Rei de Franzia, i de afio isas! ^°*'°' 
mucha de su nobleza en Pavía : el cual fué lleva- 
do á España : donde estuvo preso : la 2.*, el saco saco de Roma , 
de Roma, como luego diremos, año de 1527, en <^>^- 
eite año nazió el Prínzipe Don Felipe, hijo del 
So^rador Don Garlos. La 3.*, la coronazion Coronazion de 
4el • Emperador Don Carlos, Rei de España, f,°,°c^'*'o»» •*<> 
cüBoloña de mano deste Papa Clemente, año 
4» 1530. En este mismo año los Prinzipes de Ale- 
maña presentaron al Emperador en la Dieta , que 
«0 tuvo en Augusta , su confesión de fé , que Ua- 
Bttfon confesión Augustana: i porque cuando la confeaiou au- 
presentaron, hizieron una pública protestazion, sustana. 
por eso de ahi en adelante se llamaron Protestan- Por qué se na- 
les. £1 saco de Roma, que Españoles , Italianos, i "»" protestantes 
Alemanes hizieron entonzes , fué tal , que des que 
Boma es Roma, no ha habido otro como él. Veri- 
leóse el refrán Español : Lo mal ganado ello i su 
dnefio (se pierde), Roma habia robado todos 
iqueUos tesoros á estas, i á otras muchas nazio- 
MS: envíales Dios tales ladrones, robadores i 
desueUacaras , que ni perdonaron á hombres ni á 
imqeret , ni á chicos, ni á grandes , ni á clérigos, 
Qt 4 frailes t ni á eclesiásticos , ni á seglares. Estos 
ladrones (si es verdad lo que dize el refrán Es- ]a?ron°Jen di!¿ 
pañol) cien dias ganaron de perdón. El mismo gana de perdón. 
sstánieo padre Clemente estuvo preso en su pro- 
ftío GastiUo de Sant Angelo : i los Españoles le 
oomposieron un nuevo Pater noster en coplas: 
las cuales cantaban junto á la ventana del Papa, 
pira darle milsica. 



216 DEL PAPA 

Padre nuestro en cuanto Papa , 
Sois Clemente, sin que os cuadre : 

Mas reniego yo del Padre , 
Que al hijo quita la capa , etc. 

Esta capa era el estado de Milán , que el Papa 
pretendía quitar al Emperador. Entre otros qae 
escribieron esta historia del saco de Roma ^ fué 
un Español que vivid en aquel tiempo : el libra 
se intitula, Diálogo, en que particularmente se 
tratan las cosas acaezidas en Roma en el año 
de 1527. En él se verá mui bien quién fué el Pa- 
pa Clemente, i cómo fué tratado, i justamen- 
te, de nuestros Españoles él i toda su Corte 
Romana. Cuéntala también Paulo Jovío: Joan 
Tilio dize, que el Papa Clemente se rescató 
por 40000 florines. En tiempo deste Papa acón- 
tezió en un monesterio de Auserra , en Franzia, 
una historia notable , de lo que se hizo con el 
sacramento vomitado, año de 1526. La cual, 
plazíendo á Dios , contaremos cuando tratareiñoa' 
de la Misa: porque allí será su proprio logar. 
vmudesdePa- (^¡gmgQjg ^"^0 grandísimos vizlos: fué hechi* 

zero, homizida, alcahuete, simoniaco , sodoroi* 
ta, perjuro, forzador de donzellas, nigromán- 
tico , sacrilego. Adornado con estas piedras tan 
preziosas , ejerzitabasu ofizio papal: que es nun-* 
ca predicar el Evanjelio , sino perseguir á los qne 
lo predican, i echarlos de la Iglesia : era Giem^M 
t rophM.' *' ^*° (como todos los demás Papas) otro Diotr^es, 
III, Juan, IX. ^^ ^^tn S. Juan en su última epístola dize, que 
amaba tener el primado, etc. I un poco mas 
abajo , hablando del mismo Diotrephes , dize : I9o 
solo no rezibe á los hermanos , pero aun prohH 



I DE Sü AUTORIDAD. 217 

i)e álos que los^quieren rezebir, i los echa de la 
Iglesia. Notad el lugar , que al pie de la letra lo 
baze asi hoi día el Papa. Este Clemente pasó 
<^nFranz¡a, i seTído en Marsella con Franzisco, 
Heí de Franzia , con el cual hizo gran amistad: 
l)ara confirmazion de la cual , dio á su sobrina 
Catalina de Médices en casamiento á Henrique, 
liija segando de Franzisco. Esta es la que lla- 
gas Reina madre, tan nombrada en las histo- 
^as, la cual murió año de 1588. Vuelto el Papa 
€le Franzia, vivió poco tiempo. Murió en Se- 
tiembre, año de 1 534 , de tósigo que fué pues- '''^* 
^ en el hamo de la hacha, con el cual él , i al- tósigo, 
^nos Cardenales i amigos familiares, fueron 
«atosigados: Don Carlos reinó en este tiempo en 
Sspafia. 

Paolom, Romano, en siendo Papa, procuró Paulo ni, mai- 
iwr todas las vias posibles engrandezer sus bas- ^^^^' 
lardos, que tenia hartos, i abatir, i oprimir á 
IiOthero. Este, para reformar la Iglesia (como él 
dezia) , nombró primeramente á Mantua , para 
€[00 en ella se zelebrase Conzilio jeneral. Pero 
lodo fué palabras : después nombró á Vizenzia: 
tampoco se hizo nada. La terzera vez nombró á 
Trento: todo fué aire. La cuarta vez tornó á 
nombrar á Trento: donde se comenzó, á 13de 
Besiembre de 1545: acabóse año de 1563, en 
tiempo de Pió cuarto. De manera que duró 18 
años , i nanea se hiziera nada, si no fuera por lo 
ipncho que insistió el Emperador, i por lo mu- 
^qae instigó al Papa Paulo. Porque ya habe- 
rnos dicho el odio que los Papas tengan á los 
Conzflioa. Seria nunca acabar querer contar sus 
mormesi horrendos vizios, susparrizidios, la- 



218 DEL PAPA 

trozinios, hechizerias, traiziones, Uranias, in- 
zestos , i nefandos estupros. Con todo esto , dijré 
algunos notables, para que ¡ oh España ! abras ios 
ojos, i acabes de conozer aquel que adoras co* 
mo á Dios en la tierra, como á suzesor de San 
Pedro, como á Vicario de Ghristo. Fué Paulo lU 
gran astrólogo, mago, encantador, i nigro- 
mántico: i así, amó i ensalzó á los que eran 
desta arte : i así fué muí amigo de Dionisio Ser- 
víta, al cual hizo Cardenal : de Gaurico Lusitanos 
de Zezio i Marzello, notables nigrománticos* 
Destos quiso saber la fortuna de sus bastardos: lo 
cual ellos le daban á entender por sus horós- 
copos, por los aspectos, i domizilios de ]|8 
estrellas i planetas. Dio á su propria hermana 
Julia Farnesia al Papa Español Alejandre sexto, 
Tósigo. por haber el Capelo , como lo hubo : atosigó á aa 

propria madre i hermana : atosigó á otra herma- 
na, con la cual tuvo mala fama. La causa por 
qué la atosigó , era porque no lo amaba á él tan* 
to como á otros, etc. Siendo Legado enAncona« 
engañó á una moza, jentil mujer, dándole pa- 
labra de casamiento: i así la moza fué enga* 
nada , no pensando que fuese el Legado , sino 
uno de sus jentiles hombres. Deste ayuntamieor 
to nazió la buena pieza de Pero Luis , Prinzipe 
de Sodoma, Capitán jeneral de la Iglesia Ro* 
mana , i Duque de Parma i de Plazenzia. To- 
do el mundo sabe la nefanda abominazion que 
este cometió contra Cosme Cherio , Obispo Fa- 
nense. A este Pero Luis , sus proprios jentUet 
hombres, no pudiendo ya mas sufrir sus tira- 
nías 1 abominaziones nefandas, mataron año 
de 1548. Este era el ojo del Padre, sobre quien se 



I DB SU AUTORIDAD. 219 

nairaba, i remiraba: i cuando oía alguna de 
sus abominazioDes , no mostraba el Papa gran 
pena: mas como sonriéndose dezia, que su hijo 
no había aprendido aquellos vizios del. Con ser 
esto así , hai algunos aduladores del Papa que con- 
tra su conszienzia dizen, Paulo III haber sido ca- 
sado, lasi, elD.Illescas,enlavidade8tePaulo III, 
S XVII j dize : Fué Paulo III casado , i después de 
liaber fallezido su mujer , de quien le quedó á Pe- 
dro liOis, se hizo clérigo , i alcanzó el Capelo, etc.: 
$XXIII, dize: la no pensada muerte de Pero Luis, 
hijo lejitímo del Papa , etc. Mas guárdase bien 
lOescas de dezir quién haya sido la madre de 
Pero Luis, ni qué tanto ¿empo fuese casado, 
ni dónde se casó , ni dónde haya vivido casado. 
XstePaulo atosigó á Fulgosio, i á Gontareno, Car- Tósigo. 
henales , i á Juan Baptísta Verjerio , Obispo Pó- 
tense: porque gustaron cuan dulze i bueno 
fiíese Ghristo , i cuan amargo i malo el Ante- 
christo. Paulo Verjerio, Obispo Justlnopolitano, 
tiermano del susodicho Juan , se escapó , i se fué 
ea Alemana , de donde le hizo la guerra con sus 
«seritos. En su tiempo la Iglesia padezió gran 
persecuzion á fuego i sangre, etc. Alejandre 
Famesio , Cardenal , i su hermano Octavio , Du- 
qiw de Parma, hijos del maldito Pero Luis, 
i nietos del Papa , yendo á hazer la guerra en 
Akmaña, año de 1546, blasonaban que ha- 
blan de dentmar tanta sangre de Lutheranos en 
álemafia, que los caballos pudiesen nadar en 
^. Este Paulo |;ozó de la renta de cuarenta «oooo cortesa- 
mil mas , patas , ó como las llaman , Cortesanas, °" *° ***"" 
or Lutherana. Los frailes, oido esto , hazen 
Si'andes esclamaziones , tienen su iglesia por 
«lescomolgada, sacan su sacramento della , i no 
quieren dezir Misa en ella, sino allá dentro del 
monesterio. La fama corrió luego por toda la 
ziadad. El Gorrejidor , entendiendo la bellaque- 
lia, llama á los frailes delante de la Ghanzi- 
Uerla de París, donde la causa se examinó de- 
lante del Ghanziller Antonio Pratense , i se probó 
la bellaquería : i asi los prinzipaies autores de 
la trajedia , Golimanno i Esteban de Arras , am- 
bos predicadores , fueron por pública sentenzia 
(X>ndenados. ¿Pero á qué? á la vergüenza: me- 
rezíendo los bellacos mil muertes : pues se bazian 
borla de Dios i de su relijion , i infamaban á los 
hombres. Fué tan jentil el castigo , por no pare- 
zer que favorezian á los Lutheranos. 

En tiempo de este Paulo III se levantó del abis- 
mo i profundo del infierno la nueva secta , que 
se llamó , De la compañía de Jesús , ó Jesuilas: á Jetauas. 
los cuales, i con mui gran razón , podemos lla- 
mar Jebusitas , ó Jebuseo». Su primer autor , in- 
ventor, ¡fundador fue Iñigo Layóla : al cual, para 
mas autorizar su nombre , llamaron : £1 padre Ig- 
nazío. Este Iñigo fué natural de Guipúscua : el 
cual , siendo hombre idiota i ignorante , se dio á la 
guerra , i asi el año , que llamaron en España de 
lis comunidades (que fué zerca del año 1520, ó 
1521), era soldado en el Castillo de Pamplona: 
el eaal GastUlo estaba por entonzes zercado del 
Rd de Navarra, i de los Franzeses, i como un 
zierto día los contrarios tirasen al Castillo, 
acoDtezió que una de las pelotas dio en una pie- 



22S DBL PAPA 

dra del Castillo , i la quebró : algunos de los peda- 
zos de la piedra dieron en los pies deste soldado, 
Iñigo, de tal manera, que no pudiendo tenerse 
en pié, dio consigo en tierra. Iñigo , viéndose in»> 
potente para seguir la guerra , mudó de propósito, 
i de soldado se hizo santuchado , aunque reco- 
bró sus pies : i así se dio á las locas devoziones 
i superstiziones que los hombres se han inven- 
tado de sí mismos sin ninguna palabra de Dios, 
i así engañan é todos aquellos cuyos nombr;es 
no están escritos en el libro de la vida. Ha- 
biendo , pues , íñigo sido soldado , i hombre igno- 
rante, se aplicó al estudio , i ya que entendía alga 
de la gramática, se vino á Alcalá de Henares á pro^ 
seguir sus estudios, donde, para ganar mayor 
crédito i reputazíon de hombre santo, andaba 
descalzo: de la cual manera de vivir, como se 
riesen i mofasen los estudiantes de Alcalá, íñigo, 
corrido i avergonzado de que no se hiziese caso- 
de su manera de vivir , dejando á Alcalá , se fué 
á Salamanca : donde los estudiantes hizieron ma- 
yor burla del ; por lo cual , íñigo , dejando i Sa- 
lamanca , se fué á París , donde se hizo maestro,, 
i ganó opinión de santo , i así se le juntaron dies 
compañeros , con los cuales se fué á Italia , i asi 
Afio issT co- año de 1537 , papando Paulo III, los Jesuítas co- 
bu8°?M ó Jesuítas incnzaf on á ser conozidos en Italia : pero no sin 

grandes contrastes i contradíziones. En fin, fuéles^ 
permitido que oyesen confesiones: i por este 
medio alcanzaron gran reputazíon de santos, 
prinzipalmente entre los ignorantes. Estos diez 
compañeros se hallaron todos juntos en Roma 
año de 1538 , donde alcanzaron del Papa Paulo IH 
confirmazion de su secta , i fueron rezebidos de- 



I DB SU AUTORIDAD. SS3 

» 

bajo de la protezioa de la Sede Romana : pero 
esto solamente vivce vocis oráculo , remitiéndolos, 
caanto á la que toca á la espedizion de la per- 
petuazioq de su secta al Cardenal GuidicciODY 
Loquea: i siendo del ayudados, fueron aproba> 
dos i confirmados por letras i bulas de primero 
de Octubre de 1540 , dadas en Tívoli, so nombre 
i título déla compañía de Jesús, con lizenziaí 
%akad de rezebir en su compañía (que por en- 
tonzes era de diez solamente) hasta sesenta per- 
tonas. El año de 1643 alcanzaron lizenzia del 
dicho Paulo III de poder rezebir en su compañía 
á todos cuantos quisiesen : el cual Paulo , año 
de 1545, les conzedió todos los privilejios, fa- 
cultades i grazias de que al presente gozan. 
Poco tiempo después vinieron á Castilla el maes- 
tro Pedro Fabro i Antonio de Araoz , i después 
otros. Muerto Paulo III, el Papa Julio III casi 
comenzó su pontificado por la confirmazion desta 
socta, año de 1550. Por la conversazíon que Don 
Franzisco de Borja, Duque de Gandía i Mar- 
qués de Lombai, tuvo con el dicho Araoz , tomó 
gran amor i voluntad á esta secta, en lo cual se 
oonfirmó mucho mas por las persuasiones de su 
OMijer Doña Leonor de Castro, Portuguesa, muí 
devota de los Jesuítas : i así el Duque se fué á 
Roma en compañía del dicho Araoz , que fué el 
primer Provinzial en Castilla. Vueltos los dos á El Duque de 
España, el Duque se hizo Jesuita en el Colejio ^"^*'' ^®•""•• 
de Oñate : donde tomó todas las órdenes. £1 Iñigo 
Layóla edificó en Roma el Colcjio Alemán para 
instruir la juventud de aquella nazíon , contra 
la dotrina , que ellos llaman Lulherana : i vído 
antes que muriese 16 Provinziales de su insti- 



S24 BEL PAPA 

tuzion , i mas de 70 Goiejios : el cual murió en 
Roma año 1556 , de edad de 61 años. 

Los Jesuítas comunmente se llamean , i aun 
se llaman en Italia i en España , Theatinos, pero 
no lo son. Porque los Theatinos tuvieron otro 
prinzipio, i otra manera de vivir : fueron ziertos 
jentiles hombres i otrajente, los cuales, moví- 
dos de devozion, se daban á oraziones , cantos i 
otras tales obras : i al prinzipio se llamaron ^ 
la compañía del amor divino. Desta compañia se 
hizo Juan Pedro Garrafa , Napolitano , Obispo de 
Ghieti: el cual, siendo tenido (como persona, 
ilustre que era) por el prinzipali cabeza destos 
relijiosos , ellos comenzaron á ser llamados Ghie- 
tinos , i después , corrompiendo la palabra , por 
dezir Ghietinos , fueron llamados Theatinos. Esto 
pasó en tiempo de Glemente VIL Estos Ghietíno» 
ó Theatinos , á causa del saco de Roma , se fueron 
de Roma á Ostia : donde hallaron-ziertas galeras 
Venezianianas , en las cuales se pasaron á Vene- 
zia. I esto fué onze años antes que íñigo Layóla i 
sus diez compañeros viniesen á Venezia para 
pasarela tierra santa. Los Jesuítas, no pudiendb 
hazer este su viaje, por las guerras que había 
entre el Turco i Venezianos, se fueron de Vene* 
zia á Roma: los Romanos pensaron que eran 
los Ghietinos, ó Theatinos, que se hubiesen vuelto 
á Roma, i asi por ignoranzia, confundiero» 
estas dos sectas, que son bien diferentes. El prín- 
zipal de los Theatinos , Juan Pedro Garrafa , fué 
después Papa , i se llamó Paulo IV. De los Tbea-* 
tinos no se hallan sino pocos colejíos , ó mones- 
terios, conviene á saber, en Venezia, Roma, 
r^ápoles i Pavía. Los Jesuítas se llaman también 



I DB SV AÜTOIIDAD. 2SS 

en Aragón Iñigoistas de íñígo so intentor : en 
Portagal se llaman Apóstoles. Mas por todo lo 
demás son llamados Jesuítas : i asi son llamados 
en las bolas i breves de los Papas. Estos Jesuítas 
se han moUiplícado en gran manera en muí poco 
tiempo. Porque son las langostas de que habla 
S. Joan , cap. ix de su Re?elazion , que salieron 
del pozo del abismo, cuyo Reí, que es el 
Anjd del abismo , en Hebraico se llama Abad* 
don, í en Griego Apolion : el un vocablo i el otro 
quiere dezir Destruidor. ¿I quien puede ser 
esteAbaddon, sino el Papa, que todo lo papal 
destruje? ¿I quién son sus langostas sino los 
Jesuítas , qoe por donde quiera que pasan todo lo 
destruyen i abrasan? Métanse por las casas, al* 
cazares i palazios de los Prínzipes , Reyes i Mo- 
narcas , i no paran hasta saber sus íntimos secre- 
tos í intenziones : inzitanlos á que á fuego i á 
sangre hagan la guerra á todos aquellos que no 
hablan ni sienten como ellos. I si la fuerza i 
Tíolenzia no basta , hazen que por manganillas, 
traiziones i ponzoñas los maten. I asi ningún 
^eñor, Prinzipe , Reí ni Monarca que no hable, 
i sienta como ellos , no está seguro en su casa, 
estos veinte, ó treinta años tenemos hartos 



ejemplos desto : léanse las historias. Gonozién-^ 
^olos por tales, la ilustrisima Reina de Ingla- t,Í®'SÍÍtor "fií 
^erra Doña Isabel : como aquella , que tanta &•&>• de ingla* 
^38perlenzia tiene de las grandes traiziones de^''*' 
^08 lesnitas, á la cual tantas i tantas vezes han 
^iretendido matar, i Dios, Padre de misericor- 
^:^ia , la ha otras tantas vezes librado para con- 
lóelo de su Iglesia , i adelantamiento del reino 
e su Ghristo , i confusión i menoscabo del An- 

15 



2S6 DEL PAPA 

techrísto, de aqael Ábaddon, los ha desierrado 
desa reino t mandándoles, so pena de la vida, 

un^míuíaiR'íí?"* ^^ entren en él. Estos Jesuítas han lambicB 
de Franzit. intentado matar al Rei de Franzia Henríqae IT. 

I así ano de su compañía, llamado Juaih G«8tel« 
lo hirió: pero, por la providenzía de Dios, erró 
el golpe, i queriendo darle en la garganta, ledk^ 
en el labio de arriba , i le quebró un diente. Bl 
parrizida fué cojido, i sentenziado á muerte 
como traidor, i así se hizo justizia del jueyes S9 
de Deziembre, año de 1594: la casa donde el 
dicho Jesuíta habia nazido , fué derribada , i fo 
su lugar fué puesta una pirámide, en la cual están 
escritas en un mármol con letras de orólas causas 
por qué se derribó la casa , i se puso la pirámides 
que en Latin dizen desta manera : 
Judi viator , sive sis extraneus , 
Sive Íncola urbis quoi París nomem dedil z 
Hie alta quce sto Pyramís , domus fui 
Casiella , sed quam diruendam funditus 
Frequens Senatus crimen uUus censuii. 
ffuc me redegit tándem herilis fUíus^ 
Malis magístris nsus et schola impía^ 
Soterícum^ etieu, nomem usurparUibus. 
Lo cual en Español quiere dezir : Oye tú, yian* 
dante , ó seas peregrino, ó habitante de la ziudad^ 
La etuat por ^ quien París dio nombre. En este lugar, donde 
qué Ím Jesuitaa yo, alta Pirámide estoi, fué la casa de Gastel: á 

de°Franzu?'^^* ^* ^"®^ ' ^^ comun acuerdo del Senado , para 
castigo del crimen , ordenó ser asolada. A esto 
me ha traído el hijo de mi amo , por él haber 
tenido malos maestros , i haberse criado en escue-^ 
la impía , ios cuales, ai dolor, usurpan el nombre 
del Salvador [Jesús]. Iten estaba escrito:



I DE Sü AÜTORIDAB. ÍV 

D. O. IL-Oue es: JHo Opiimo Máximo. 

Pro $aimm Homriei /r, eíomotuitt. ae forüis, Bogis^ 

tfmm mofañduiparrieidm pomieio$ittinuB fñcUonii hcliacho, por lo cual k> deba pon^ en 
gran dignidad ? al cual el Papa respondió : ¿Qué 
vistes vosotros en mi , por lo cual me hayáis bar 

EiPapadizeia cho sumo Pontifize? De la manera que (pota 
q^^ze p^aa!' ^^^ ^ el juego de fortuna v que ensalze á h» que 

quiere) vosotros me ensalzastes sin yo mm»r 
zerlo , ensalzemos á este mochacho, i hagáoMMla 
Cardenal, i asi lo fué. Los Romanos llanMumi 
á este Inozenzio, Ganimedes, i ai Papa iiaoNh 
ron , Júpiter. La fábula de Júpiter i de su G«^ 
nimedes es suzia: por eso no la contaré. Bl 
mismo Jalio , cuando estaba de goija, dezia de.aa 
Inozenzio, que era mui laszivo, etcjObv ^rf 
Vicario de Jesu Chrísto! oh, qué Padre Santo í nal 
D. Illescas (aun con ser adulador de los Papas) m 
le sueltan estas palabras : Dio Julio III su capeftai 
con titulo de Cardenal de Monte, á un moote- 
chito de quinze, ó diez i seis años, queteiia 
consigo, que le quería estrañisimamente, i le 



I DB su AUT01IDAI>. %Z$ 

i%izo presto bien neo, i d Zésar le ayudó con 

iiartas pensiones , todo á fin de ganar la grazi» 

<]«l PoBtifize, para que viniese en que el Con- 

9ito se tomase á resumir en Trento. Hasta aqui 

niescas en la vida deste Julio Oí. Fué Julio mui 

fpran blaqrfiemo i mal suzio en sus palabras , i 

iniri mM en los becbos: usaba de las mismas 

blasphemias de qae los desesperados soldados i 

tfriwos suelen usar: las coales no escribo, por 

ser tan contra la majestad de aquel buen Dios* 

qaeeon tanta pazienzia sufría ser blasphemado 

de aqad, qoe dezia ser su Vicario, i se llamaba 

Padre santo. Padre satánico lo llamo yo. Este 

anabá mndM) carne de puerco i pavones (las 

cuales eames son malas parala gota), por estif 

eaua sito médicos mandaban, que no se las pu- 

riesen en la mesa : pero por todo eso, él las que- 

rii, i como una vez ñolas hubiesen puesto, i el 

Pipa cayese en ello, dijo: ¿Dónde está la carne 

de puerco? i como d mastresiala respondiese, que 

el médico habla mandado que no se pusiese en 

k mesa: el maldito con boca maldita, despe- 

dándose de Dios, con las mismas palabras que 

ki n^oes i desuellacaras en Italia blasphe- Biasphemia del 

Qan, blasphemó diziendo, que le trujesen la p*|^* ¡^^^ ^H 

carne dflí puerco. Otra vez, comiendo, le truje- puerco. 

toa un pavón, al cual no se tocó: i mandó el 

Pi^ qae se lo guardasen para la zena. Gomo, 

INus» señando, no viese aquel pavón frió, aunque 

hUa pavones calientes , se enojó terriblemente , i 

hasplíenió, como solia. Entonzes un Cardenal, 

fae aenaba con él, le dijo: Pío se enoje tanto 

VQoalra Santidad, por cosa de tan poca impor- 

tanzia. Al «nal, Julio respondió: Si Dios se quiso 



234 



DSL PAPA 



phemia 
paron 



por un 



isss. 



enojar en tanta manera por una manzana, que 
echó á nuestros primeros padres del Paraíso, 

.Imu^'L^r'ñlil ¿P^*^ ^^^ "^ ™® *^'^ ^ ™* lizilo, que soi aa Vka- 
.«m • nnr ni» ^.^ ^ enojarmc por un pavón, pues que el paToa 

es cosa de mayor importanzia, que una manztfiaf 
Si esto no es profanar la Escritura , ¿qué k) tari? 
Juan déla Gasa , Florentin , Arzobispo de Bena* 
vente , i Dean de la Cámara Apostólica, i Naih 
zio deste Julio en Venezia, fué tan nefando , qae 
compuso un libro en loor del pecado nefiuidot 
este libro se imprimió en Venezia , en caaa d* 
Troyano Mavo. Mirad si las abominaziones di 
los Amorreos son venidas al sumo. No doennai 
mas , Señor , recuerda, i juzga tu causa : mira per 
tu Iglesia, que puercos la destruyen. Guala&aá 
(dízen), tal monazillo. Abominable Sodomita 
el Papa Julio, abominable Sodomita era 
Nunzio , que se sentaba á juzgar la causa de 
Gbristianos. Abre los ojos, España. Este 
en la moneda que hizo puso este letrero : 
Gens qwB non Bervierií tibi , pmihit. 
La jente que no te sirviere, perezerá. En U 
cual muestra Julio terzero ser otro Naboeiio- 
donosor. Reí de Babilonia, de quien se dizea ea* 
tas palabras, Jerem. xxvn, 8. Murió Julio, aÉo 
de 1555 i en cuyo tiempo reinó en España el Ehh 
perador Don Garlos. 

Marzeio II. Marzelo ü, Toscano, no se mudó el nomine: 
este, siendo medianamente doto en humanidad» 
se hizo prezeptor de Gramática : i después, Pav* 
lo m lo hizo ayo de Alejandre, su nieto, aleoal 
él habia hecho Gardenal. siendo mochadlo da 

Mocbaebo de ^^ »ños. ¡Qué pilar de la Iglesia! DesU mama 
isafioa, Cardenal Marzelo poco á poco vino á ser Gardenal, i dea^ 



I BB SU AUTORIDAD. S35 

Püíes Papa. Este fué uno de los tres Legados que 
Piulo III envió ai Conzilio Tridenlino ; á este, Jf^^'^VJ ^^ 
eomo á aquel de quien mas se fiaba, mandó el couiilohabieai- 
haaqne ninguna cosa permitiese dezirse enelp^w^ubremente 

r«l.:i¡^ 1 • «j'-^^jílo Qo« «lente. 

uoozuio^ que en alguna manera perjudicase a 
h majestad de la sede Apostólica: i que echa- 
K del Conzilio á todos aquellos que tal cosa 
«tentasen: I asi, como Jacobo Nacbiantes, 
Wipo-de Glodia Fossa» dijese, que él no po- 
día aprobar el Decreto que dezia: Las Tradi- Biatphemit del 
ziottes deberse rezebir i guardar con el mismo {jj^*"*® Triden- 
fio afecto i reverenzia que el Evanjelio, que 
Miaba escrito: Este Marzelo fué la causa que el 
idio Obispo fuese echado del Conzilio: i co- 
t» un fraile Dominico, Gillermo Venero, di- 
JMe en el Conzilio, que el Conzilio Constan - 
linee babia sido sobre el Papa: Este Marzelo 
eatió por él, i lo reprehendió durísimamente : i 
MBO el fraile respondiese, que la esperien- 
lia mostraba aquel Conzilio haber sido sobre el 
hpa, pues que lo depuso. El Marzelo le respon- 
M: No es a^. Porque el Papa de su propria 
«ikmiad se priviS : i aun dijo mas , que él podia 
flobaresto por una bula de plomo, i asi, man- 
da larablen«á este, que luego se partiese del 
GsnUlo. Pedro Pablo Verjerío, Obispo Justi- 
sopolitano, había venido en este tiempo al Con* 
dio: á este algunos tenían por sospechoso en 
Itéotrina : por cuanto habla sido muchas vezes 
Ugido del Papa en Alemana. Los otros dos 
teienales Legados del Papa, Polo i Monte, i 
aÉntamo el Cardenal de Trento , i Pacheco, 
fMTian permitir que el dicho Yerjerio entra-* 
wenel GonziUo: I esto, porque no se dijese. 



216 DBL PAPA 

el Gonzilio no ser libre si desechasen á Verjaio, 
hombre mui conozido en Alemana. Pero Mar- 
zelo , que era el terzer Legado del Papa , nunca 
paró , hasta tanto que lo vído fuera del Gon- 
zilio. Muchos de los Obispos « oyendo que se tra- 
taba de echar del Gonzilio á Verjerio , acorda- 
ron de escrebir al Papa, que en ninguna mana» 
permitiese tal cosa. Porque muchos dirian, qa» 
el Gonzilio no era libre , pues que del echaban i 
los Obispos. Jerónimo Vida, Obispo de GrenM>-
na, habia ya ditado la carta para el Papa^ m 
nombre de los demás Obispos. Lo cual aabkh 
por Marzelo, avisó á Vida con palabras 
mentisimas, que en ninguna manara enrii 
la carta al Papa: Porque seria cosa de mui md 
ejemplo, que los Obispos ayuntados en el Oooii> 
lío escriban tales cartas al Pontifize, como qiit 
le quieran poner leí : lo cual seria tan g|»n mal- 
dad, que serian tenidos por sospechosos. Vi4a» 
venzido con este razonamiento,, hizo con los 
otros Obispos que la carta no se enviase. Esmi» 
do ya Verjerio para partirse del Gonzilio, faen 
á hablar á Marzelo, i entre otras cosas que Ja 
dijo , le preguntó : Por qué causa lo echaba dsl 
Gonzilio, i qué artículos le podía ^^bjelar^por 
los cuales quería que fuese echado de la so»* 
pañia de los otros Obispos? á esto respondió 
Marzelo: Porque he oído que habéis dicho ka 
Lcjendas de San Jorje i de San Ghristóval na 
ser verdaderas. Verjerio le respondió t Asi s% 
yo lo he dicho así , i asi lo digo ahora : Pero con^ 
fiado en la autoridad del Papa Paolo III, «leaalt 
habiendo mandado que la una Lejenda i laolra 
se quitase del Breviario Romana» dize en la 



I DB su AVTOIIDAD. S37 

*)tfefimon dd dicho Breviario, que él había man- Las legendas 
dado que se quitasen las Legendas qae no eran fJe^s. Jolje'^faí- 
Terdaderas. Gojido desta manera Marzelo , res- saa ámi según 
poiidid: que no deben ser tenidos por hombres de ^*°^^ '''* 
lijea aquellos t que con la mas minima cosa pa- 
rasen consentir con los Lutheranos , i asi le dijo: 
V^, pnes, de nuestro Gonzilio. He dicho esto, 
fm, que se Tea, qué esperanza se deba tener 
délos Gonzilios donde el Papa, ó sus Legados 
pnsiden. Si alguien con buen zelo de la gloria 
ds Dios quiere hablar, tápanle ia boca: i si aun 
no quiere callar , échanlo del Gonzilio. Mirad eá- No es conziiio, 
no d Gonzilio será libre, donde no se permite á ** °° «• "*»"• 
osiamio hablar lo que siente? Tal fué Marzelo 
mes de ser Papa : i tai , i peor fuera siendo Papa, 
ai no lo quitara Dios del mundo , no habiendo 
INftdo sino S3 dias. Algunos dizen que murió 
de tósigo. Tósigo. 

Paulo IV, Napolitano,- Juan Pedro Garrafa, Paulo iv, ene- 
«lesUamado, Cardenal Chietino, ó Theatino, fué ÍJi»** *® ^'P'*"" 
ei^lldo porPapa año 1555, con gran conformidad ^^^^ 
de los Cardenales , que deseban contentar á 
flenrique, Rei de Franzia. Este, con su hipo- 
CRMsr i finjida santidad , instituyó ó reformó , es- 
Mto en Yenezia antes de ser Papa, la orden 
deioi de la compañía del Amor divino : los cua- 
leii áü (que era Obispo de Ghieti), se llamaron 
(MeUnos, ó Theatinos: como lo habernos dicho 
eaPaolo ni. Esta su orden, que él instituyó, ó re- 
fimnó , la dejó : i como estando para partirse de 
▼eMiia, sos relijiosos le preguntasen : ¿A dónde 
ite?Élles respondió: Donde yo voi, vosotros 
no podéis venir: dándoles á entender que se 
ibeáRoma á ser Papa, si pudiese. Este, antes 



93Í DBL PAPA 

qae fiíeae Papa , daba á entender , que no deiealM 
otra cosa que la reformazion - de la IgkftNrs I 
asi escribió un libro deste argumento, d eoil 
dedicó á Paulo m. Pero en siendo Papa« de rti* 
guna cosa tuTo menos cuidado. Quien quiCffi 
que leyere este libro , verá que casi confirméléa 
aiticulos de que acusamos á los papistas: COB-^ 
viiioBdeíaigie- viene á saber , que la Iglesia está de tal nsaaoni 
•ia aoroana. ^^^^^ ^y^g ^^^^ ^ q^^ y^^ j,q ^^ Iglesia de Ghrislo» 

sino del diablo. Dize que los Papas, tenieai» 
comezón en las orejas, se han amontonad» 
maestros que los entretengan en sus deseo»! 
concupiszenzias : dize , que por los Gardenalli 
i Obispos , el nombre de €br¡sto es blasphemalt 
entre las jentes: que la potestad de las Itafi» 
sirve para sacar dinero: que los malos aon 
ordenados: que no se vee otra cosa en la IgMa 
que simonía : que los perlados son mui ambl- 
ziosos i avarientos: que en los monesterios 
se cometen enormes pecados: que Roma'eüá 
llena de putas. Estas cosas i otras tales contíém 
aquel libro : habla solamente de las malas oo#^ 
tumbres i vida : pero no trata de la falsa dotfte 
que en Roma se enseña , de la idolatría i supeft^ 
tizion : ni habla de la tiranía con que á fne^A 
i á sangre son tratados los que procuran serfir 
á Dios en espíritu i en verdad. Pero en siendo 
Papa, ¿cómo lo emendó? Hizo como sus pip- 
dezesores Benedito XIII, Pió II , Pió IV i otroi^ 
que antes de ser Papas hablaron mui bien del 
deber del Papa: pero en siendo Papas , hiilir. 
ron como los demás, ó peor. Este echó en la 
cárzel algunos frailes Augustinos, i á moclKis 
Obispos , i á gran número de fieles por causa da 



I DB tO AUVOUDáD. S39 

^« niijloiit lifioleí dartormaoto. Finalmente, 
hinln lodo ooanlo mal podo. Todo eato, no 
poraddbaroat no por inuataoaoaf slmoniaeos 
diUMphMDoa : ilno por la relijion Ghristíana qoe 
palbaalian. Dejada, pues, la reformazion al 
•Üoeon, ocupóse en la guerra contra nuestro Reí 
Son Felipe 1 contra la sangre Española. Reñega, 
pues, BqMüa del Padre que al hijo quita la capa. 
lia eoal, eate Panlo al Rei Don Felipe, i Gle- 
xaente Vil al Emperador Don Garlos , procuraron 
<]oiCar: como lo habernos dicho en Clemente VII. 
Sste Paulo, siendo Napolitano, i por el mismo 
€sa80 Tasallo del Rei, le fué traidor i alevoso, 
domando la parte del Franzés, enemigo de su 
Hei. Panfino, su gran servidor, dize: que le- 
vantó una gran guerra contra el Rei Felipe, 
anyndándose deFranzeses i de Suizaros , i renovó 
el flejo odio. Porque él, ya dias habia , que abor- 
retía el nomhre Español, i como dize Panvino, 
porinjurias públicas i particulares : i asi esperaba 
qoe loa Napolitanos se levantarían contra su 
Sel. Eate, siendo Cardenal, exhortó á Paulo III 
f|Qe Uziese la guerra en el reino de Ñapóles 
á los Imperiales: prometíale su servizio, i la 
ayuda de muchos Napolitanos, de los cuales 
SL PAPA 

toda beitdinon espiritual, en bienes zelestiak» 

en Ghristo, escojiéndola antes de la fundazkm 

sphet,, 1, 3. del mando (S. Pablo dize todo esto de la ziud«d 

seviUa !• pri- de Epheso), para que ella fuese la primera ziiHüid 

Bspsña donde ca- de nuestra España, que en nuestros tiempos Go- 

***-iJ'a^!"í* *® noziese los abusos, superstíziones i idolatdis 

predicó el Evan- , , , , . « ' r ^ ^ ». «^ 

jeiio en nuestros de la Iglesia Romana , con que tanto tiempo Es- 
tiempos. p^gg ha estado engañada, i conoziéndolas , k» 

publicase, como las ha publicado i divulgado» 
para que se reformasen : i así Jesu Ghristo rei- 
nase en su Iglesia , i el Antechristo fuese dester- 
rado, destruido, i muerto. Zerca del año de Í1U% 
Rodrigo de Va- vivió en Sevilla un Rodrigo de Valer, natural de 
^^' Lebrija, en donde también nazió el dotisimo 

Antonio de Lebrija , restaurador de la lengua 
Latina en nuestra España. Este Valer pasó su 
juventud , no en virtud ni en ejerzizios espiritoa* 
les , no en leer , ni meditar la sagrada Escritura, 
sino en vanos i mundanos ejerzizios , como la 
juventud rica lo suele hazer : dábase moi mucha 
á tener buenos caballos , i bien enjaezados : hoi 
traia unos vestidos, i mañana otros: dábase mucbo 
á jugar i á cazar , i á los demás ejerzizios i 
que los caballeros i hidalgos se dan. En el me- 
dio destos sus vanos ejerzizios , no se sabe cómcH . 
ni por qué medio Dios lo tocó , trocó , i mudó m 
otro hombre bien diferente del primero : de ttl 
manera, que cuanto mas habia antes amado i se* 
guido sus vanos ejerzizios , tanto mas después 
los abominó , detestó , i dejó , dándose con todo 
su corazón, i poniendo todas las fuerzas de su. 
cuerpo i de su entendimiento en ejerzizios de 
piedad , leyendo i meditando la sagrada Escri^ 
tura. Valióle para esto una poca de notizia de la> 



I DB SO ACTOilDAD. fii3 

leagna Lalina, qae tenia. Porque ya ae sabe la 
tínnia dd ÁAtechristo , que no permite en Eaprila 
libros de la sagrada Escritura en lengua vulgar. 
Muélioe, no entendiendo el misterio que Dios en 
Valer obraba, tuvieron tan súbita i tan gran muta- 
zion por locura i falta de juizio. Porque este es d jui- 
zio qae hazela carne de las cosas espirituales i divi- 
nas : llénelas por locura , tiénelas por borrachext 
como lo dize S. Pablo, I , Cor. i , 18. La palabra '^ ^^-^ »» ««» 
de la cruz á la verdad locura es á los que se pier- 
den : etc. Iten , verso Si , plugo á Dios salvar 
los creyentes por la locura del Evanjelio. Iten, 
cap. n , 14. El hombre animal no perzibe las 
cosas que son del espíritu de Dios: Porque le 
sonlocura, etc. I S. Lúeas, Actos, n, 13, cuenta ^'^'•' '» " 
que muchos, no entendiendo la súbita mutazion 
qoe el espíritu de Dios habia hecho en los Após- 
toles, dezian que estaban borrachos. Pero los 
qoe tenían ojos , vían que no era locura , ni bor- 
nchez, sino mutazion hecha por la mano del 
AtUsimo : vían que era el Espíritu de Dios , que 
ittOTiaá Valer. Mudado desta manera Valer, tenia 
gran dolor i arrepentimiento de su vana vida 
psBida, i asi se empleaba todo en ejerzizíos de 
piedad, hablando, i tratando siempre délos prin- 
zipales puntos de la relijion Giiristiana , leyendo 
i meditando la sagrada Escritura : i dióse tanto 
¿leerla, que sabia gran parte decoro: la cual 
aplicaba muí á propósito á lo que trataba. Te- 
Ola cada dia en Sevilla , donde residía , con- 
tinuas disputas i debates con Clérigos i frailes: 
<)eziales en la cara, que ellos eran la causa 
las eran muí manifiestas con la luz i res- 
plandor de la claridad. En conclusión , hablan- 
do tan libre i constantemente, fué llamado de 
Um Inquisidores. Disputó Valer valerosamente 
^ la Yerdadera Iglesia de Ghristo, de sus mar- 
cas i señales, déla justíficazion del hombre, pJ^,"^Sef/!¡tíi^ 
i i de otros sem^antes puntos prinzipales de la jion christiana. 



Zerca del afio 

1545. 



S46 UBI FAPA 

rel^loD Ghristiana : coya notizM Vakr kMk é» 
c«Bsad0 8in ningún ministerio, ni ayuda hana- 
na^ sftio por pura i admirable reTelazion difi- 
na« Eaeosólo por entonzes su locura (como ios 
Inqmaidores la llamaban), i asi, lo enviaron: 
pero confiscándole primero todo cuanto tenia. 
Donoso medio para hazer á un loco volver en 
su seso, quitarle sus bienes. Valer, con toda es* 
ta pérdida de bienes, no dejó por eso de pro- 
seguir como habia comenzado. Pasados, pues, 
algunos años , por la misma causa lo volvieron á 
Uamar: i pensando que aun todavía estaba lo- 
co, no lo quemaron, mas hiziéronlo recantar, 
ó desdezir : no en público auto, sino á él solo, en 
la If^ia mayor entre los dos coros. Con toda 
so locura lo condenaron á Sambenito perpetuo, 
i bien grande, i á Gárzel perpetua. Desta cárxel 
perpetua lo llevaban cada Domingo con los de- 
mas penitenziados , á la Iglesia de San Salvador^ 
á oir misa i sermón. Estando allí sentado oyen- 
do el sermón, i siendo prisionero, mochas vezes 
se levantaba, viéndolo todo el pueblo, icontra* 
dezia al predicador, cuando predicaba falsa 
dotrina. Pero los Inquisidores, qoe en aqiMl 
tiempo no eran tan malos, lo escusaban, con 
pensar que estaba loco. Validle tambira mol 
mocho á Valer ser Christiano viejo, i no de ra- 
za de ludios, ni de Moros. Al fin, sacáronlo ios 
Inquisidores t de la cárzel perpetua de Sevilla^ 
i enviáronlo á S. Lúcar, almonesterio, qoe lia)* 
man de Nuestra Señora de Barrameda^ donéa 
murió siendo de cincuenta anos i mas. Por oie* 
dio deste Valer, muchos que lo oyeron! trataron» 
tuvieron el conozimiento de la verdadera reU-» 



I DB SU áUTierlaaiente, icón gran constanzia, descubrió 
tinieblas en nuestros tiempos en Sevilla, 
íes desta persecuzion de Rodrigo de Va- 
otros muchos fueron perseguidos, de los 
cuales, algunos se escaparon: como el Dotor 
Juan Pérez , que se vino á Jeneva , donde impri- 
-ntiió el Testamento nuevo, i otros libros en 
Español : otros se quedaron : de los cuales mu- 
dios perscTeraron , i otros cobraron tanto mie- 
^o á la Inquisizion, que negaron la verdad: i k> 
quejpeor es, fueron perseguidores della, como 
toé el Dotor Hernán Rodríguez, i el maestro Maeitro Blanco. 
Garzi Arias, que comunmente llamaban, el 
maestro Blanco. Pero Dios hubo misericordia 
del Blanco, i de lobo lo hizo cordero , i asi fué 
eon mili gran constanzia quenuido. £ste Blanco, 
euando Dios lo hizo verdaderamente Blanco, 
dezia á los Inquisidores libremente en las ao- 
dlenzias euando lo examinabeoí ,1 xiue mas vallan 
paro. ir tras una harria de asnosi que no paca 
sontseM á juamr matenaa de la té i las cuales 
cftos no enlendianí £n el .año de.l|56 eaUeron 
4e Sevilla, siete persogas , entre hombrea - i jw^e- 
na^ i Yinienm á ienevav donde . lesidieron. 
Bu el año de 1S57 acontesieron en Sevilla co- issr. 
BiB roarabiUoaas i dignas, de perpetua meióo- 
ria. I ea, que en on monesterio de los mas 
zélebres i ricos de Sevilla, llamadoiS, Isidro* el 



S48 DBL PAPA 

negozío de la verdadera relijíon iba tan ade- 
lante, i tan á la descubierta , que no pudiendo y& 
mas con buena conszienzia estar allí , doze de 
los frailes, en poco tiempo se salieron , unos por 
una parte, i otros por otra: los cuales, dentra 
del año se vieron en Jeneva , á donde , cuando 
salieron , tenian determinado de ir : no hubo nin- 
guno dellos que no pasase grandes tranzes I 
peligros : pero de todos estos peligros los esca- 
pó Dios, i con mano potentísima los trajo á 
Jeneva. Los que en el monesterio se quedaron 
(porque es de notar, que casi to^os los áú 
monesterio tenian conozimiento de la relljioD 
Ghristiana, aunque andaban en hábitos deiobo^, 
padezieron gran persecuzion: fueron presos, 
atprmentados , afrentados , muí dura i cruelmen- 
te tratados , i al fin muchos dellos quemados : i 
en muchos años casi no hubo auto de Idquisi- 
zíon en Sevilla , en el cual no saliese alguno 4 é 
algunos deste monesterio. Entre los que se sa- 
lieron, i vinieron á Jeneva, fueron el Prior, 
Vicario i procurador deJSan Isidro, i con ellos 
salió el Prior del Valle de Ecíja, de la misma 
orden. I no solamente. Dios con su brazo pode- 
roso libró de las crueles uñas de los Inquisidores 
á estos doze, antes que comenzase la gran par* 
seenzion en Sevilla , mas aun después , en tiempo 
déla gran persecuzion , libró otros seis, ó siete^ 
deste mismo monesterio, entonteziendo i ha*^ 
ziendo de ningún valor i efecto todos los estra* 
tajemas, avisos, cautelas, astaziasi engaños de 
los Inquisidores, que los buscaron, i no los 
pudieron hallar. Porque á quien Dios quiere 
guardar, ¿quién lo destruirá? 



I DB SU AUTORIDAD. 849 

En este mismo año de 1557, acontezió también 
^tra cosa bien memorable en la misma ziudad de 
Sevilla « i fué, que ano llamado Juliau Hernán- 
dez (al cual los Franzeses , por ser mui pequefk> 
<]e cuerpo , llamaban Julián le Petit) , con gran 
^eseo i zelo que tenia de hazer algún senrizro á 
IDios, i á su patria, sacó de Jeneva dos gran- 
r medio de un hombre tímido, i de un hi- 
;póeritav que se vendía por hermano; i era un 
Jadas; i asi, prendieron á Julián i á otros moi 
mochos. La presa fué tan grande , que se hin- 
chieron las canceles , i aun algunas casas de par- 
ticttlares. Ochocientos fueron los que por la reli- uVdUion eñse- 
Jion fueron entonzes presos en Sevilla : cosa, que villa. 
asombró á los mismos Inquisidores. Hubo entre 
estos presos, i entre los que después prendieron, 
hombres muí sxzelentes en vida i en dotrina: 
como fué el Dotor Constantino , el maestro 
Blanco, ellizenziado Juan Gonzales, el lizenzia- 
do Gfaristóval de Losada , médico i ministro de 
U Iglesia secreta de Sevilla, Gbristóval de Aro* 



» • «. -w 



25d DSIi PAPA 

UanOv fraile de 8. Isidro « hombre dotl8imo,aan 
por el didiodeloft Inquisidores , i el maestro Je- 
rdnimo Garo^ fraile Dominico « Olmedo, hom- 
bre doto , i el benefiziado Zafra. Hubo CambiflD 
jenterical de calidad, así hombres, como mor 
jeres: entre los cuales fué el verdaderamente 
ilustre en piedad i bondad Don Juan Ponze de 
León, hermano del Conde de Bailen, i primo 
del Duque de Arcos , i Doña Juana , mujer del 
Señor de la Higuera: á ia cual, rezien parida, 
los Inquisidores dieron tormento que llaman del 
Burro , en el Castillo de Triana : i el tormento 
fué tal, que murió del: porque las cuerdas pene- 
traron hasta los mismos huesos de ios moUedos 
délos brazos, de los muslos, i de las piernas, 
i así atormentada, la llcTaron á su prisión como 
muerta, echando sangre en gran abundanzia 
por la boca, habiéndosele rompido las entrañas 
dentro del cuerpo: al fin, ocho días después 
del cruel tormento, murió, no teniendo' en su 
compañía i asistenzia sino á una donzella, que 
pocos días antes habia sido atormentada co- 
mo ella. ¡Oh Inquisidores, mas crueles que las 
mismas bestias fieras i ¿hasta cuándo sufrirá d 
Señor vuestras tiranías i crueldades? ¡ Oh Espa- 
ñoles, que tanto amáis á vuestras mujeres, i 
que con tanto zelolas guardáis! ¿hasta cuándo 
sufriréis, que estos malditos viejos de Susana 
vean vuestras mujeres, i hijas en camisa, i á ma* 
ñera de dezir en carnes , reviziándose, i después 
dándoles tormento , i aun algunas vezes habién- 
dolas primero requerido de amores ? { Oh si se su- 
piese todo lo que en la Inquisizion pasa 1 Hubo 
un Inquisidor, que por grazia i donaire dijo de 



I DB su AUTOKIDAD. 



Ui 



je connais



«tro 8U compañero , que no se contentaba con 
•aporrear al palpo, sino con comerlo. Dezia estOt 
j)orque el Inquisidor habla hecho azotar á una 
íermosa moza que estaba presa por Judia , i des- 
unes durmió con ella , i después la quemó. Por 
«sta arte se entenderán las demás, de que los 
señores Inquisidores usan con las mujeres que 
tienen presas. Deste tan gran número de pre- 
^«os, muchos fueron quemados, acontezió que- 
Tnarios de veinte en veinte, ó ^oco menos. Les
lernas fueron mui desastradamente tratados. La
^^»sa de Isabel de^aena, donde se recojian los lo mismo 

ztfeles para oir la palabra de Dios , fué asolada i !í»?AlnfV«5? 
. "^j j , "^ j.ü D. ct»«ut en vt-

^sembrada de sal , para que nunca mas se edifi- ludoiid. 
^ae: i en medio della pusieron una coluna de 
^lármol para perpetua memoria que allí se con- 
^gregaban los fieles Ghristianos, que ellos llaman 
Sierejes Lutheranos: el lizenziado Losada, Mi* 
^oislro de la palabra de Dios, fué quemado: 
^□uiehost que eran defuntos , fueron desenterra- 
dos i queinados: como el Dotor Vargas i el d. vargas. 
^Aolor Sjklios Este Ejidio estuvo preso zínco D.Ejidio. 
^iiñiMi4Mi la Inqnisizion , parte dellos en el Castillo 
^leTikna, i ia resta en otras partes , donde lo 
^aviwoa léduso: también fíié desenterrado el 
Ustor Constantino , que poco antes , de enfer* ü. GodsudUdo. 
medid i mal tratamiento , habia sido muerto en 
di Castillo de Tríana : esto sé del mismo que se 
tiiUé presente á su muerte , i le asistió á su en- 
fermedad. Con ser esto así , los hijos de mentira 
echaron fama que Constantino se habia muerto 
Á li mismo. Esta gran mentira inventaron, 
para que el vulgo, que ni sabe, ni cree, sino 
V) que los Inquisidores le manda saber i creer, 



SS8 DSL PAPA 

alHNrreziese la relijion , i á los que la predica- 
ban: pues que, desesperados como Judas, se 
mataban. Este Dotor Constantino fué de los doti- 
almos i elocuentísimos hombres que en mu- 
chos tiempos tuvo nuestra España : fué confe- 
sor i predicador del Emperador i Rei de España 
Don Garlos , i por este medio pudiera , si quisie- 
ra,- Teñir á grandes dignidades, mas todo lo 
meno^rezió : como hombre que no tenia cuenta 
con las Tanas honras deste mundo , i se yoItIó á 
SeWUa : donde fué preso de la Inquisizion , en 
ella muerto, i por «lia desptes quemado. Casi 
PenociuioD da por este mismo tiempo, ó poco después, co- 
vaiíadoiid. ,,^2^ 1^ gf ^„ persecución da YaUadolid , donde 

D. Gauíia. el Dotor Gazalia , predicador del Emperador, 
de los mas elocuentes (como dize el D. Ules- 
cas) en el pulpito de cuantos predicaban en Es- 
paña, su madre, hermanos i hermanas, Don 
Garlos, caballero cali6cado , i otros muchos fue- 
ron quemados : el hijo del Marqués de Poza i 
otros fueron afrentados : la casa donde se congre- 
gaban fué asolada i tratada como la de Isabel de 
Vaena en Sevilla : el vulgo creía que en estas catas 
se juntaban de noche, i que aciatbado el a^nüon 
apagaban las candelas , i se reborujaban , afai te- 
ner respeto ninguno si era parienta ó no: 4 de 
otras muchas abominaziones fueron infaraadot. 
Mo ton nuevas estas mentiras : muchos años ha, 
que Satanás las ha inventado para infanEiar 
Á Eranjeho , i á los que lo profesaban : co- 
mo se Tee por las apolojías que los Padres de 
la Iglesia que entonzes vivieron , liizieron justi- 
ficando su causa. Leed á Justino máhir, lib. i 
daaos cuest. i respuestas , cuest. 126: Tertuliano 



I DB 8Ü A€T0E1DAD. 253 

sa Apcdojia: S. Zípriano contra Donetríano: 
Orljenes eontra Zdao : Árnobio en siete libros, 
1 prUuBipalmenteen el primero contra los Jentiles: 
San Ambrosio i Prudenzio contra Simacho : i 
mui de propósito S. Augastin en los primeros « 
zinco libros de Givitate Dei^ i Orosio, iib. vn. 
I>e las mismas cosas que antiguamente fueron los 
Ghriatianos falsamente calumniados , desas mis* 
mas somos ahora falsamente calumniados. Zerca 
jdel año de 65 , Píeron hizo pegar fuego á Roma: 
Ja cual ardió nueve días .* i el Tirano echó 
Taiina que los Ghristianos lo habian hecho. Zer- 
oa del año de 170, los Jentiles forzaban con 
tormentos á los criados de los Ghristanos á de- 
zir muchas abominaziones de sus amos: i entre 
otras, que comian sus criaturas. Zelso, phi- 
IfSsopho Jentil, acusaba á los Ghristianos de 
«iesleales i traidores : i dezia que habian tomado 
su relijlon de los Bárbaros i de los Judios. Ori- 
jenes defendió á los Ghristianos con ocho libros 
que escribió contra este Zelso. En tiempo de 
S. Augustin hubo grandes calamidades i guer- 
ras , 1^ cuales, Simacho, orador, i otros mu- 
chos imputaban á los Ghristianos , diziendo, que 
mientras el imperio Romano habia adorado á sus 
dioses, habia prosperado (semejante historia 
cuenta Jeremías , que cuando adoraban á la Reina ^, xuVji 7, «'c! 
del zielo todo iba bien. Leeldo). S. Augustin escri- 
bió contra esta calumnia en ^defensa de los 
Ghristianos los libros que intituló, De la ziudad 
de Dios. En tiempo del glorioso mártir 8. Zi- 
priano , que iriyió muchos años antes que S. Au- 
gastin , habia un Procónsul en África, llamado 
Demetriano , grande enemigo de los Ghristianos: 



264 DBL PAPA 

este i Oíros tales como él, dezian que todas las 
guerras « hambre i pestilenzia , con que el mundo 
est^jMi entonzes aflijido, se debían imputar á 
los Christianos: porque ellos no adoraban los 
díoaes. San Zipríano escribió contra este Déme- 
triano, diziendo, que no eran ios Christianos, la 
causa destas calamidades « sino los Jenülest por- 
que, no queriendo adorar al verdadero Dios, 
adoraban los falsos dioses, i porque afiijian á 
los Christianos con tantas i tan injustas perse- 
cuziones : no para que confesasen á Dios , sino 
p^ra que lo negasen : muéstrales la impotenzia 
de sus dioses, pues no se podian defender á si 
miamos, etc. Todo esto pasa al pié de la letra en 
nuestros tiempos : Por las mismas causas somos 
el dia de hoi calumniados , i injustamente con- 
denados á cruelísimos i afrentosísimos jéneros 
de muerte , la misma condizion es ahora de la 
I^^esia , que era en tiempo de San Zipriano , i de 
los demás santos que habemos nombrado: i como 
ellos se defendieron contra los Jentiles, nos 
defendemos ahora contra los Antechristianos. 
Causa de las Dezímosles que Dios, envia en nuestros dias 
Seniea.*'^" P'®" tantas Calamidades de guerra , hambre i pesti- 
lenzia por haber ellos profanado el cuito diTino, 
por haber honrado las criaturas en lugar 
del Criador : ellos no adoran á Dios en espirita 
i verdad , como él manda ser adorado : mas adó- 
ranlo conforme á las dotrinas i mandamientos 
de ios hombres, i no adoran á Dios solo, sino 
aun también á los santos , i á sus imájines i 
retratos. I no me digan que no adoran las imá- 
jines;sino á lo que representan: pues que su 
Gonzilio Mizeno U (no el primero, que es santo 



I BB so AUTORIDAD. S55 

a) f manda que se adoren las imájines con 
adotazion que aquello que represen- 
ai prinzipio deste tratado habernos 
UiUk^ nuestros adversarios, viéndose en 
aflizion , invocan á ios santos de paraíso, 
ler mandamiento ni ejemplo ninguno en 
uSagrada Escritura de hazerlo así , no de- 
iliTOcar sino á un solo Dios. Iten , no ba- 
que un único i solo Medianero , interzesor 
ado entre Dios i los hombres , que es 
> Jesús , como lo llama el Apóstol , ellos, 
aatisfaziendo de la única interzesion de 
» (porque si se satisfaziesen , bastarlesia 
t) , se inventan muchos medianeros , i ca- 
» 8e toma el suyo para sí. Iten, ellos qui- 
Itden á la Lei de Dios ( siendo maldito de 
que tal haze) , i así quitan el segundo 
niento contra las imájínes : i para hazer 
indamientos, del dézímo hazen dos man- 
tos. Iten , no leemos en la sagrada £s- 
que el Señor haya instituido en su Iglesia 
6a sino dos Sacramentos, el Baplismo, 
nía ÍKena, ellos se han fabricado siete. 
¡sen que ni el Papa, ni el Gonzílio, ni la £iPapa,eiCon- 
úon no pueden errar ; de aquí viene que íüJn V' 'pi?edín 
lio crédito á los decretos i constituzio- errar. 
los Papas, Gonzilios, i Inquisidores, 
i fuesen la misma palabra de Dios.* i 
iguíese á Dios que no les diesen mas 
que á la palabra de Dios. La ignoran- 
iperstizion i idolatría es mui común en 
la Romana : el colmo de todas sus mal- 
8, que persiguen á fuego i á sangre á los 
iros i Gathóiicos Ghristianos , porque 




SS6 DBL PAPA 

instruidos i gobernados por la pallBÜ[)ra de BioSf 
adoran á un solo Dios en espíritu i verdad : i 
porque tienen á Jesu Ghrísto por único i solo 
Medianero: i porque no añiden ni quitan nada á 
laLeideDios, ni á su palabra. Guando, pueSf 4 
nuestros adversarios dijeren , que nosotros revoi* ^ 
Temos el mundo con nuestra nue?a dotrina, « 
/, Aey., xYiii, responderles hemos lo que Elias, inspirado del M 
^^' espíritu divino, libremente respondió al ReiK 

Achab. ¿Eres tú (le dize Achab) el que alborotas c 
á Israel? Elias le respondió .* Yo no he alborotador!:^ o 
á Israel, sino tú, i la casa de tu padire , dejando^i^ o 
los mandamientos de Jehova, i siguiendo á los*L^r 

Baales. Vosotros, pues (diremos á nuestros ad -S- 

versarios) , sois los que habéis dejado los man ^* 

damientos de Ghristo , i habéis seguido las tradi 
ziones del Antechristo, vuestro padre el Papa 
Vosotros sois los que no adoráis ni honráis 
Dios , sino adoráis i honráis á las imájines con 
el espreso mandamiento de Dios, Exod. xx, — 
Deut. y , i en otros muchos lugares. Acriben núes— — 
tros adversarios de entender estas i otras seme — 
jantes, ser las causas por qué Pios aflije al mundo 
con tantas guerras, hambres pestilenzias, i con 
otras diversas calamidades que en nuestros días 
habemos padezido, i aun padezemos. Su Majestad, 
por su infinita misericordia i por su Ghristo Jesús 
les abra los ojos para que consideren las obras 
de Dios , i asi se enternescan sus corazones , i no 
se endurescan , como Pharaon : el cual , cuanto 
mas lo aflíjia Dios por su rebelión i contumazia, 
tanto mas se endurezia contra Dios i contraje! 
pueblo de Dios. 




I DE su AUTOEIDAD. 857 

Pero dejadas las historias antiguas « Tenga- 
mos á' lo que pasa en nuestros dias , Tengamos 
á naesm España. Dios, por su justo julzio« ha 
aiijfdo moi muchas Tezes á España por espa- 
cio de 40 años con guerras, hambre, pestilen- 
zia, i con otras calamidades, las cuales comen- 
zaron poco después de aquella gran persecuzion 
or una parte i por otra la techumbre i pa- 
redes de la Iglesia. Los oyentes^ viéndolo mirar en 
^to , comenzaron á voz en cuello á gritar. Fuego, 
Paego : los unos preguntaban á los otros : ¿ dónde 
veis el fuego? A esta pregunta respondió uno : en 
lalglesía. Apenas elotrohabia dicho, en la Iglesia, 
cuando en un momento todos comenzaron á gri- 
tar: la Iglesia se quema : los herejes han pegado 
^uegoála Iglesia. I aunque ninguno via fuego, mas 
con todo esto, por cuanto todos á una gritaban, 
fiíego, fuego, cada cual pensaba ser verdad lo que p^^.^^ ¡maüna- 
oia.Entonzes de veras temieron: hubo tal concurso rio en la iglesia 
í tumulto en la Iglesia, que no se puede declarar con 
palabras. Los que se han hallado en semejantes ca- 
^sjo habrán esperimentado. Habiéndoles, pues, 
entrado en las cabezas esta fuerte imajinazion de 






S60 BBL'PÁPl 

fuego y todo cuanto vian, ó oían, les confinnalia j 

í augmentaba la ímajinazion conzebida. La prln- 
zipal ocasión que les augmentaba la sospecha, 
era ver al que ellos tenían por Heilejet con su j 

fogote: esto les hazia creer, que todos los demás i 

Herejes hablan juntamente con él conspirado de t 

pegar fuego á la Iglesia. Augmentábales también j 

esta sospecha, que el pueblo, con su inquietud, 
concurso i tumulto, habia levantado una gran j 

polvareda en la Iglesia. Este polvo les paresia 
ser humo del fuego qué se habian imajinado. Este ^ 

concurso fué también causa que muchos dellos s 

estuviesen á la muerte : porque las costillas i í 

huesos se les rompieron : de lo cual , no pocor ' v 
murieron. La jente se iba á las puertas de la j 

Iglesia : pero era tanta la priesa i presa , que nin- 
guno podia salir de la Iglesia. En fin , viendo que ^ 
no tenían remedio, comenzaron á gritar contra 
la conspirazion de los Herejes, que habian pega- 
do el fuego para quemarlos vivos. Era cosa de 
ver aquellos grandes Rabinos, aquellos gran- 
des Doctores correr con sus ropas luengas de 
escarlata, í con sus enseñas doctorales, de una 
parte á otra, anhelando, azezando i sudando, 
buscando algún rincón donde se pudiesen es- 
conder. En toda esta compañía no hubo nin> 
guno que mas quieto se estuviese , que el pobre 
hereje penitenziado: el cual, arrojando de si el 
fagote que traía por penitenzia , díó con él sobre 
la cabeza de un fraile que estaba cabe él: i asi se 
estuvo quieto , esperando lo que Dios baria d<9. 
Entre todos ellos no hubo quien mas temor 
tuviese, ni que mas de temor gritase, que el pre- 
dicador Smíteo , el cual entre los primeros co- 



I BB SU AUTORIDAD. S61 

á gritar dende el pulpito, dizíendo: Estas 
son las tramas i aslozias de los herejes contra 
nii« Señor, ha misericordia de mi, Sdior, ha mi- 
sericordia de mi. Pero su Dios de pasta (que, 
oomo dijimos, tenia cabe si colgado), á quien 
llamaba Señor, no lo podía quietar. En esta 
revuelta t ninguna cosa les ponia mas miedo 
que cuando habia de comenzar á derretirse 
el plomo (porque habéis de saber , que en Ingla- 
terra muí muchas Iglesias están cubiertas con 
plomo) t i ya muchos comenzaban á afirmar que 
el plomo derretido caia sobre ellos. Entonzes 
qnedanyi atdnitos, i muchos de los que tenían 
autoridad i mando, viendo que ni por fuerza , ni 
por respecto de sus letras, ni de su autoridad no 
podian nada, mudaron propósito, i comenzaron 
á usar de mui jentíles palabras, prometiendo 
al que los sacase de aquel peligro , aunque fuesen 
tirados por las orejas, buena recompensa : hom- 
bre liabia que daba veinte libras (cada libra es 
cuarenta reales de España), otro prometía su 
ropa de escarlata, otros otra semejante cosa : los 
que podian , se ponían en la concavidad que hai 
entre pilar! pilar, para que el plomo, que dezian 
que se derretía, no cayese sobre ellos. Maestro 
de Golejio hubo que desenclavó una tabla , i cu- 
brió con ella su cabeza i sus espaldas, para que el 
plomo no le hiziese mal. Hombre hubo , aunque 
era bien panzudo , que viendo que no habia reme* 
dio para salir de la Iglesia, quiso salir por una 
reja quebrando la vidriera: pero teniendo' casi 
medio cuerpo Tuera, se atoró en la reja, de tai 
manera, que no era Señor de si , i no podía ir 
addantCt ni atrás. Entonces, el pobre monje 



S62 BBi PAPA 

panzudo se vído en doblado peligro: porq 
fuego y ó plomo derretido cayese por de fuet 
parte que tenia fuera de la ventana corría pe 
i si cayese de dentro de la Iglesia , la parjt 
tenia dentro estaba en el mismo peligro. 

Otro caso acontezió á otro Monje: i 4^ 
un mochacho, viendo que por la gran pi 
multitud déjente, no podia salir, se enea 
como pudo , sobre las espaldas i cabezas , 
vino , i se puso sobre lo alto de la puerta 
Iglesia : donde se quedó , no podiendo pasar 
lante. Estando desta manera sobre lo alto 
puerta, vido á caso entre los que andab^ i 
tas sobre las cabezas de los otros, un 1 
que venia hacia él, el cual traía sobre sus e^ 
una grande i ancba cogulla : el mochacho » vi 
la buena ocasión que se le presentaba, no la 
perder : i asi cuando el Monje estuvo zero 
se met^enírco^ dejóse caer de lo alto de la puerta donde es 
guiia del monje, i ignominiosamente se metió en la cogttl| 
Monje , pensando que si el Monje escapaba 
él tan[ü)ien , juntamente con el Monje , iría 
de la Iglesia (como acontezió). En concluaio 
Monje, gateando sobre las cabezas de loa < 
al fin se escapó, llevando sobre si al moci 
metido en la cogulla , i por algún tiempo no i 
peso ni carga ninguna sobre sí. Al fin» d 
á un poco de tiempo , habiendo el Monje i 
algún tanto sobre si, sintiendo su cogulla 
pesanda de lo que solía, i oyendo la voz. de 
que hablaba de su cogulla: entonzes coomo 
nuevo á temer muí mucho mas que antes ci 
estaba entre la jente presado , pensando, i eati 
de veras, que el mal espíritu, que había pegí 



I BE Sü AUTORIDAB. 863 

^uego en la Iglesia, se había metido en su cogulla: 
i luego al momento comenzó á conjurar al espíritu, 
cjizíendo : En nombre de Dios i de todos los sautos 
>o te mando que digas quién eres tú que estás sobre 
raía espaldas. Al cual el mochacho respondió : Yo 
80i el mochacho de Bdtran (asi se llamaba su amo). 
Mas yo te conjuro (dize el Monje) en el nombre 
de la indivisible Trinidad, que tú, espíritu maligno, 
me digas quién eres , i de dónde has venido , i que 
te Tayas de aquí. Al cual el mochacho respondió: 
yo aoi el mochacho de Beltran: yo os suplico, se- 
llor, qaeme dejéis ir: i diziendo, probó á salirse de 
la cogulla, la cual, con el peso, i con el estribar del 
mochaeho para salirse della, comenzó á rasgarse 
sobre las espaldas áú Monje. £1 Monje , cuando 
entendió bien el negozio , sacó al mochacho de la 
cogulla* El mochacho , cuando se vido fuera de pe* 
ligro, tomó (como dizen) las calzas de Villadiego, 
corriendo cuanto pudo. En el entretanto que esto 
pasaba , los que estaban fuera de la Iglesia , miran- 
do por todas partes , i viendo que no habia cosa 
ninguna por qué temer, marabillábanse de verlos 
en tal aprieto, i hazian señas i muestras á los que 
cataban en la Iglesia, para que se quietasen, i á 
grandes vozes les dezian, que no habia por qué 
temiesen. Pero por cuanto los que estaban en la 
Iglesia no podían, por el gran ruido i estruendo 
que dentro había, oír lo que seles dezia, interpreta- 
ron las señas que se les hazian , á la peor parte, como 
qoe lodo de fuera de la Iglesia ardiese en vivas 
llamas, i que por el gotear del plomo derretido , i 
por lo que de muchas partes caía, debían estarse 

dentro déla Iglesia, i no aventurarse á salir fuera. 

Asi que las señas i vozes les acrezentó muí mucho 



264 DEL PAPÁ 

mas el temor. Esta confusión duró por espazio 
de algunas horas. El siguiente dia, i aun por 
toda aquella semana, se fijaron mui muchas 
zédulas á la puerta de la Iglesia : la una dezia: 
Si alguien hubiese hallado un par de zapatos^- 
que se hablan perdido ayer en la Iglesia de santa 
María: otra dezia: Si alguien hubiese hallado 
una ropa : en otra se rogaba que se restituyese 
un bonete: en otra, que una zintura. con 
una bolsa con zierto dinero se habla perdido: 
en otra se demandaba un anillo , ó otras seme- 
jantes cosas: porque casi no hubo persona en 
la Iglesia que no perdiese, ó se olvidase algo. 
Cuanto al pobre penltenzlado , mandáronle, que 
por cuanto á causa deste tumulto no habú 
hecho su penltenzla como convenía, que el dia 
siguiente la hiziese en ía Iglesia de santa Fri- 
desuida, i así lo hizo. Estas historias del fuego 
de Roma, del fuego de Yalladolld, I del ima- 
jinarlo fuego de Oxonla, confirman mui bien 
lo que habemos dicho , que los pobres Ghristia*- 
nos han sido en todos tiempos calumniados, i 
injustamente condenados : por eso son llamados 
ovejas destinadas para el matadero, ó quema- 
dero. Dios , que es justo , no dejará sin castigo 
estas tan grandes mentiras , tan falsos testimonios, 
i tan fieras crueldades : su día vendrá á los In- 
quisidores, aunque se tarde. Porque la san- 
gre de los justos, santos, fieles i Gathóllcos 
Ghrlstlanos que han derramado , grita ddante 
jpoc, VI, 10. (jeDíQg^ como la sangre de Abel, dlzlendo: ¿Hasta 
cuándo , Señor santo I verdadero , no juzgas i 
vengas nuestra sangre de los que moran en la 
tferra? A los cuales se les respondió : que reposa^ 



I DB SU AUTORIDAD. 265 

sen un poco de tiempo, hasta que sus eonsier- 
vo8 fuesen cumplidos , i sus hermanos , que tam- 
bién habian de ser muertos , como ellos. Espere- 
mos , pues, este dia con pazienzia. Si Dios algún 
rínOt bijo de su hermana: lo cual no leemos 
(cuanto á lo que yo sé), dize el mismo PanTino, 
que haya acontezído á alguno de los Pontífizes. 
lEÍ Dolor niescas hablando de Pascual II, dize, 
que murió habiendo primero rezebido los santos 
Sacramentos: de los otros Papas no me acuerdo 
que diga tal cosa. La causa es (como dize Sana- 
zaro hablando de León X) , que los Papas sien- 
do grandes simoniacos , han vendido los Sacra- 
mentos, i asi no los tienen para sí. O por mejor Los Papas no 
hablar, la causa es, que los Papas tienen i dizcn untrnln^M^r- 
en su corazón que no hai Dios : i asi cuando qae son Atheis- 
están enfermos, i se veen morir, no tienen cuen- '*'* 
ta ninguna con los sacramentos, ni con la reli- 
jion Ghristiana. I asi se mueren como puercos. 
Cste Pío IV ordenó una confesión de fé que 
Han de hazer todos los que hubieren de ser 
Obispos : la cual Panyino pone en su vida : esta 
confesión es un sumario de todas las ignoranzias, 
superstiziones i idolatrías del Antechristianismo, 
rutal,no hizo mal ninguno , todo se convertió 
en humo : no se oyó que un zierto trueno , i un 
z.lerto estallido como de rayos, ó cohetes de 
niochachos. I asi su bula fué burla, fué una 

18 



S74 BEL PAPA 

borboUitav que cuando Uiieye se haze en elcgua, 
i luego se deshaze. £1 que trujo esta küa á 
Inglaterra, fué cojido i sentenziado á moerte, 
como traidor: i asi, fué arrastrado i descuartiza^ 
do , sin que su dios en la tierra , que es el Papa« lo 
pudiese valer, ni aun del infierno sacar ^ con 
todas cuantas misas se han dicho por ü. je
la Reina en su reino vite i reina, triumplnndo 
de sus enemigos, manteniendo i defendiendo la 
santa Fé cathóliea, i haziendo su reino Asilo, 
refaíio i santuario de los pobres estranjeros, 
que de tantas partes de la Europa, huyendo 
de la tiranía del Antechrislo Romano, se han 
recojtdo á él en estos 40 años. £1 hrazo pode- 

Pw/. xcvii, 7. j^Q del Altísimo, del Dios abastado, cuyo 
nombre es Jehova , ha hecho esto : á él sea la 
gkHria para siempre jamás , Amen : Porque no hai 
otro Dios que éi. Avergüénzense , pues, los que 
sirren, i adoran á las imájines entalladas: los 
que s^ alaban de los ídolos: pues no les pueden 

Pin V quita de socorrer , ni ningún bien hazer. Este Impío 

los autom con 4^^* quitó de losfamosos poetas Italianos, oomo 
mn verdad ha- del Petrarca i del Bocazio, todo aquello que 
tríei'^pSp? e?c°' ^^ «ran Ubertad i verdad , habían dicho del 
' ' Papa i de la Corte Romana, i de los Eclesiásti- 
cos. Porque habéis de saber, que antes que Dios 
levantase á Luthero, i á los demás que le han 
suzedido, los Italianos, i prínzipalmente los 
sutiles i libres injenios de los Florentines, han 
sido los que han pintado al Papa , á su Górte Ro- 
mana, i ásus eclesiásticos con sus vivos colo- 
res i propríos malizes. Leed al Dante, al Petrar- 
ca, i al Bocazio (pero mirad no sean de los que 
este Papa ha castrado), i veréis sí digo fardad. 



I DB so AUTORIDAD. S75 

TWgQenza para nuestros Españoles, que 
irfÉii de tan libres i de tan baenos injeniosf 
lÉi italianos , que asi se apocan i abaten 
riotfrcaelavos del Papa , i no osando chis- 
¿1, por mayores bellaquerías que le 
Libertad de conszíenzlas , libertad. 
mk afuera Papa, el soberbio Antechristo. 
0#.dest08 lugares que Pió V ha castrado, 
teo» después entre ios notables dichos 
totees doctos, que han hablado contra el 

MnnóPio Y, primero de Mayo de 1572^ 
> üon Felipe Rei de España. 

)gorio XUI , Bolones , que antes se llamaba Gregorio tiii. 
Boncompagno , se sentó en la silla del An- 
SID á quinze de Mayo de 1572. Papó 13 

poco mas, ó menos. Este, siendo Papa, 
6 el odio de su predezesor Pió V contra la 
tde Inglaterra: i asi procuró por todas las 
XMÍbles, ya por fuerza (como se tido en la 
la que envió á Irlanda , la cual hubo mi- 
le fin), ya por astuzias i engaños (como se 
sn d gran traidor Paret, i otros que envió, 
MBliien hubieron miserable fin , siendo be- 
snrtos conforme á sus deméritos) , hazerle 
rt mal posible. Pero de todos estos mal- 
iftientos libró Dios á la Reina. I al fm el 
01 Bios, justo juez, castigó á Gregorio ma- 
lte d cuerpo i enviando su ánima al in- 
!• Pública voz i fama fué en Roma , que 
Siio, antes de ser Papa, i aun siendo Papa, 
m manzeba , de la cual , como padre , pero 
SiUtímo , ni aun santo , sino carnal , tenia 
Ipiles, que le dezian tales grazias, que lo ha- 
rehrt i siendo Papa, fué tal la grazia que Pili* 




276 DBL PAPA 

pico 8U hijíto le dijo , que el Papa , su padre , le 
dló seis mil escudos de renta. Advertid , EqpiÁo- 
les« en qué se emplea el patrimonio, quelluiiais 
de 8. Pedro. I no es este solo , el que lo ha em- 
pieado asi: como lo habernos visto en las ^as de 
los Papas. Este Gregorio no hubo menester la le- 
remonia de la silla : porque ya mui bien se «ÜMa 
qneera hombre, i no mujer. En tiempo deale 
Papa fué la mui reñida i sangrienta batalla entre 
Portugueses i Moros en África : en la cnal unt- 
rieron tres Reyes. Muerto en esta batalla d Reí 
Don Sebastian , el Cardenal Don Henríqoe , her- 
mano del Rei Don Juan ID, abuelo de Don 
Sebastian, fué elejido por Rei, el cual, como 
otro Ánio , fué Rei i sazerdote : del dize VíijUio, 
^neid. , III : 

Aftr 4Íniut^ rex idem hominum, Plutbifftu ioeerttái. 

. Deste Cardenal dizen los Portugueses, que nazió

con eclipse de Luna , i que con eclipse de Luna mé 

murió. Papando Gregorio XIII, año de 1581, «. 

ó 8S , acontezió en Yalladolid un caso bien es— 

Crueldad de traffo. Habia en Yalladolid un caballero califica 
padre. ¿^^ ^| ^yg| ^^j^i^ ¿^^ ^^^^^ ^q ¡3 inquisjzion, las 

cuales , perseverando constantemente en la bae 

na relijion, que hablan aprendido del boen.^^^'' 
Doctor Cazalla, i de otros Mártires de Jesa ^-^ ^ 
Christo, fueron condenadas á ser quemadas. ^^ 
El padre, que era papistísimo, suplicó á ios ^^^^ 
Inquisidores, que se las dejasen llevar á su casa, ^ * 
para hazerlas instruir. Lo cual los Inquisidores, «^ 
por el gran crédito que tenían del, le conzedie- — 
ron : traídas á casa , el padre hizo cuanto pudo 
para apartarlas de su constante propósito. Il
cual, viendo que no las podía convenzer, traía 




I. DB »V AUTORIDAD. S77 

dérigoe i frailes para que disputasen con ellas. 
Pero todas sos disputas no les sirvieron de nada: 
fiorqueel Señor, como lo prometió, Luc. xxi, f 5, 
leo , pensará que haze servizío á Dios. I para que 
dasmayemos, sino que tengamos ánimo en Juan,yt,2. 
afliziones , d Señor al fin del capítulo dizé: 
eosas os he hablado , para que en mí 
tengáis paz: en el mundo tendréis apretura: 
icoi^d, yo he venzido al mundo. EsteGre- 



178 SBL FAf A 

fOffiOt no teniendo qué eorrejir en si misrn»* ni 
eo tus Edesíástieos , ni cuaalo á vida > ni comté 
á dotrína, se dio á eorrejir el Gsdendario, aali* 
sipando diez días al año. A este Calendario ttamó 
Gregoriano para perpetuar su nombre. Sn eat» 
tímnpo todos los reinos de España se reonicroni 
los cades , desde la entrada de los moros en Be* 
palla 4 que ha ya sus 880 i tantos años «habian 
aMO divididos. I asi , Don Felipe , nuestro Mi 
MMi reina en toda España. De lo intimo de mi 
eofiBon suplico á mi Dios, le áé i eonozer qtíiéb 
sea ri Papa. 
sis(»v. FéBx Pereto, que se llamó Sisto quinto, na- 

zkS ato de 15S1 , á 13 de Deziembre, en un al* 
dea de SJ5 ó 30 casas, que se llama MontaMo, 
zeroa de la ziudad de Fermo , que es en la Marea 
do Aneona. Buen prinzipio para España : naiié 
8iM quinto en el año de Si , en el afio de la 
Hambre. Cumplióse en este Sisto qninto, lo que 
oomanmente se dice en España : Rei por natora, 
i Papa por ventura. Porque su padre foé tan 
pobre , que guardaba puereos. Fébx , siendo hm»- 
dMCbaelo, se erió mui pobremente: pero moa* 
trtndo alguna habilidad de injenio, ona jentil 
nni|er lo vistió por amor de Dios del bébitode 
San Franzísco , i rogó al guardián que lo reií> 
biese en su convento , donde estudió gramática, 
lójica, pbilosophfa i su Tbeolojia escolástiea: 
en las cuales szienzias aprovechó. Alin, siendo 
3ra ée edad , fué becho Inquisidor. En el cual ofi» 
zio se bubo de tal manera « que pocos podían 
snfrir su crueldad : i asi acontezió que hizo llamar 
ddante de si á un magnifico Yeneziano , el caal 
venido, lo trató mui descortés i inhumana* 



I DB fü AUTORIDAD. 179 

mente. I como ú ientíl hombre no estufiese 
aeoetnmbrRdo á oir ules injorias i afirentas, 
«inlitfee moi mocho. Gomo pareze por to que 
de^NMi hizo pan vengarse del Señor Inquisi- 
dor. De ahi á pocos dias , este jentU hombre se 
ooeontró con el Inquisidor : al cual , como lo vido, 
mandó á su criado que con un l)uen palo que 
traía, abajase la ferozidad del infelize Pereto. 
Siendo el infelize desta manera apaleado , se vol- 
vió i Roma, i cuenta al Papa Pió cuarto su infe- 
liiidad, quejándose mui mucho del Magnifico: 
indignado con esto el Papa , volviólo á enviar á 
Yenezia con mucha mayor autoridad i poder. 
Taelto 9 pues , Félix á Yenezia, presentó á la Se- 
¿oria su comisión. La Señoria, como pr/idente Notable hecho 
i aábia, que no ignoraba el injenio revoltoso de y^^*^*^ *** 
•qael hombre, i entendia muí bien que venia 
con deseo de vengarse, mandó luego enzender 
ima candela de zera, mandando prezisamente á 
Fólix, que antes que aquella candela se consu- 
miese, él, si era sabio , se saliese de su dominio i 
jorísdizion. £1 infelize, no podiendo hazerotra 
coaa, ae volvió otra vez á Roma á quejarse ai 
Papa. £1 Papa, viendo que este hombre era pro- 
jfiio para su servizip, lo hizo Maestro de su paia- 
2Ío. I>espues desto, como la Inquisizion de Espa- 
da, que sehaze temer de todo hombre, por mas 
«Ito que sea, i amar de ninguno, tuviese por sos- 
pechoso de herejía al Arzobispo de Toledo , el 
Yapa envió á Félix en España para que oyese 
esta causa. Por este tiempo acontezió que el je- 
Bcral de los Franziscos, que es la suma dignidad 
entre eUos , muriese. Esta dignidad conzedió el 
Papa á F^ix, al cual el mismo Papa pocos años 



S90 DBL.PAPA 

después, hizo Cardenal. En conciusion , amer^o 
Gregorio Xni , Félix « por medio de los boeaos 
amigos que tuvo en España , fué hecbe Papa, i 
Uanoiáse Sisto V : tomó este nombre por memofia de 
SistoIV, el cual fué fraile Fr anzisco como él. Zierto 
las cosas que se leen deste Sisto IV son tan abo- 
minables, quemerezen que su memoria sea sepul- 
tada con perpetuo olvido «n el infierno, juntamen- 
te con él. Leed su vida, que de diversos autores 
recopilamos. Con todo esto, Félix se quiso llamar 
Sisto V, porque pensó ser otro Sisto IV^ i aun 
peor. Este , en siendo Papa , como que no hubiese 
que correjir ni emendar en si , en su corte Jfto- 
miiiía, en su Roma, en su Babilonia, la cual, cuanto 
á eoistumbres, es madre de todas las fornicaziones, «> ^ 
í abominaziones mas que bestiales, i cuanto á la 
dotrina , es Escuela de error, i Templo de herejía 
(eomo lo dize su afamado Petrarca ya ha sos 260 
afiós) , dase, como digo, como si no tuviese que 
baxtr en su casa , á querer correjir , i hazer á su 
modo las casas ajenas. I así, por lodas las vías 
posibles, por engaños, astuzias, traiziones i vio- 
lenzias, ha procurado deshazer la gran.quietod i 
felicidad del reino de Inglaterra , sobornando i 
animando, impiísimos hombres i abominables 
traidores, prometiénddes lo que ni ;él tiene para 
si 9 ni á otro puede dar: por lo menos dBeioo 
de los zielos , si sacasen del mundo áJa ilustrisi- 
ma Beina de Inglaterra , que en tanta paz , i con 
tanta clemenzia, tan prudentísimamente ha go- 
bernado su reino por espazio de cuarenta años. 
Bn el cual tiempo Dios ha bendezido este Rei- 
no con riquezas temporales , con gran abun- 
danzla de cosas, nezesarías para el cuerpo « i con 




1 DS 8Ü AUTOIIDAD. SSt 

igtiesas espirituales , que es la predicazion del 
B^mi(feUo. De todas estas traiziones, Dios, como 
íMím misericordioso, á pesar del Antechristo 
É4kNna, ha librado á la Reina. Bebiente, pues, 
I>4Pbimí de enojo. También este Papa la lia to- 
eontra el Hustrisimo Rei de Navarra, i 
8u primo hermano el Prínzipe de Conde, 
iMh^matizándolos i privándolos de todo cuanto 
S anea , habido i por haber, i prinzipaimente 
Éi> derecho indubitable que el Rei de Navarra 
á la Coronado Franzia faltando linea recta 
íulina. Dios, pOr su infinita bondad, haya 
liMTícordia de su pobre Iglesia , la cual este 
jMecfaristo en estos Prinzípes persigue. Leván- 
lift^ Señor, i ahuyenta tus enemigos, quiebra los 
aemiM á esta bestia , para que no haga mas mal 
pobres hijos : acaba de matar al Antechristo 
el Espíritu de tu boca, con la predicazion 
MEvaDjelio. El Dios de paz quebrante , i ^Tea- 
&4*é Satanás debajo de nuestros pies, i ensalze 
t 'mt Hijo Jesu Christo , sujetándole todas las 
r oa ao debajo de sus pies, i poniéndolo por Cabe- 
im mhre todas las cosas á la Iglesia : la cual es su ^^^''*« '> > * - 
swrpo , i él es la plenitud della : el cual hinche 
h» cosas en todos. 
Jtete Chrístianisimo Prinzípe de Conde , á quien 
V anathematizó , fué muerto con ponzoña 
•fe de 1588. En este mismo año , Henrique III, Bi Rei de Fran- 
mti de Franzia, hizo matar al Duque de Guisa, gJq^ífeToilísl! 
lotie dia hizo matar al Cardenal, hermano del 
Giriaa: la causa fuépoi'que el Duque había cons- 
lirado de matar ai Rei , i alzarse con el Reino. 
VnM también poco después (pero de su muerte 
Mural) la madre del Rei. La muerte del Duque 



982 mu, FAFA 

de Guisa I de au hermano faé eanaa que michas 
ziudadea, i las mas priazipales de Fraaaiat «a re- 
belaaen contra el Rei , como Partos RitaQ« leoOf- 
Toloea i otras. El año siguiente « que filé di l|tt9, 
elRei Tino sobre Paris , i la paso en gran «pcieto. 
Los de París , yiéndose en tal estado « determina- 
ron no haber otro remedio para librarse de la 
miseria en que estaban , sino matar al Bel. Pro- 
meten grandes premios al que lo matare : i así 
no fidtaron algunos desesperados que se ofrezie- 
un Fraile Do- roQ á hazerlo. De todos estos, un fraile Dominico 
^¿¡^¡fg^ ¿¡^ÜÜ^j/l llamado Clemente, fué preferido á los demás: 
hombre indoto , i de vida no muí honesta. I por 
tú muchas vezes había sido castigado con la dis- 
salina del GouTento. Este vino al campo del Bei, 
fittjiendo que tenia negozios de grandisima im- 
portanzia que tratar con el Reí. El Rd, siendo 
afizionadísimo afrailes , manda que entre. Entrado 
el fraile , hincase de rodillas delante del Reí , qae 
estaba sentado : el Reí , para oirio mejor, dobló un 
poco el cuerpo : entonzes el maldito Sioon, sa- 
cando un cuchillo, que traía para este propósito 
emponzoñado , mételo al Rei por las entrañas, £1 
Reí , sintiéndose herido, dio vozes: á las vozes con- 
currieron muchos, los cuales á puñaladas mataron 
al inclemente Clemente, aunque el Reí mandaba 
que no lo matasen. Esta herida del Rei cansó 
gran tristeza i dolor en el campo del Reí : i por 
á contrario, gran alegría entre los enemigos, loa 
cuales en el mismo instante á vozes preguntaban 
si el cuchillo del fraile había sido bien agudo. 
El Rei la siguiente noche murió, habiendo nona- 
brado por suzesor al Rei de Navarra , aa eaiad«« 
que era el mas zercano deudo : el cual ae llana 



I DB 0Ü AÜTOIIDAD. MS 

Banriqae lY. Guando Im niiefat del Rei maeito 
^ ■ier oB á Rohm, «I Papa Siato V liizo on soieiie 
rMHNMmtoirto en el Consistorio de los Cárdena- 
lM« á 11 deán Septiembre de 1580 1 donde no 
sofaiinaiite oompara la traizion .deste maldito 
Hominicano con el hecho de Eleazar i de Jadilh, 
mas ann dize, que los eszedió: de Eleazar, se 
liaze menzion, I, Macha, ti, el cual, viendo á 
tm elefante mas poderoso que los otros, armado 
ele armas reales, parezléndole que el Rei Antioco 
estarla en di, entregándose para libertar su pueblo, 
i para adquirirse nombradla eterna , corrió á el 
^^nte animosamente por medio del escuadrón, 
matando á diestro i á siniestro, i derribando á una 
parte i á otra, hasta que vino debajo del elefante; i 
poniéndose debajo del, lo matói el elefante cayó JudUk, xiu, i«. 
«n tierra sobre ól , i él murió alli. Judith cortó la 
cabeza á CHophernes. La guerra que hazia Antioco 
I Olophemes iontra el pueblo de Dios , era in- 
Jajwta ; mas la guerra que Henrique III hazia con- 
la liga, que habla conspirado contra él para 
latarlo, i qnitarle el reino, era justísima. De ma- 
I, qoe eoanto á esto no era tirano. Demás desto, 
^^rlfieado i nrariendo fué de la misma relijion de la 
liga: como parezeen su fin. Porque en aquellas po- 
oaA horas que Tiviódespuiss de herido , se confesó, 
comulgó, i oleó. Pero dejadas estas razones huma- 
'xias. Tengamos á la Escritura sagrada. Por la Eserl* 
Unra consta , Baúl haber sido implo Rei , hipócrita, 
tiraio, desechado de Dios: i asi dize Dios á Samud: ¡i Sam., xvi, 4. 
2|ia8tacaándohas tú de llorar á Saúl, habiéndolo 
jc desechado, que no rdne sobre Israel ? i le man- 
da que ?aya á nnjir por Rei á uno de los hijos 
de Isaf t este fué David , i en el mismo capitulo 




t84 DBL FAPA 

▼eno 14 , se dize: El espirita de Jehova se apartó 
áé Saúl, i atormentábalo el espíritu malo de 
▼a;  O* 
Saúl entró á hazer sus nezesidades en la misuiwii ■ ^> 
cueva: entonzes los de David le aconsejaron qoc^^^^^c 
no perdiese la ocasión : sino que matase á Sanl* M^« 
Pero David , enseñado en mejor escuda que ellos«. ^Bt «% 
les responde , Jehova me guarde -de hazer 
cosa contra mi Señor, i Unjido de Jebova, que y< 
estienda mi mano contra él : porque es Unjido 
Jehova : i no solamente no lo mató , mas aon l^M ^ 
pesó de haberle cortado la orilla de su veatídOr^^-'^i 
cpmo si le hubiera hecho en esto alguna gran^.^^*^ 
afrenta. I eap. xx vi del mismo libro se cuenta, qa^M^MP^ 
David i Abisal vinieron de noche al campo de S«d. M.mmjHO^ 
i qoe lo hallaron durmiendo, etc« ; entonces ▲bi-^^:'^ 
sai di{o á David : Entregado ha hoi Dios á tu ene-^^v^ 
migo en tus manos: ahora , pues , herirlo he yo. c»'^^ f 
te ruego, con la lanza con la tierra de un golpe, ^^ 
ño segundaré. I David respondió á Abisal: lio k»X 
roaleí: porque ¿quién estendl<^ su mano en Un- .^na 
jido de Jehova, i fué inozente?'i tomóá dealB^' 
David: Vive Jehova, que si Jehova no lo hiere. 9 
ó que su día llegue para que muera, que deseo- ^tf^^^ 
diendo en batalla -muera , Jehova me guarde úm ^^ ^ 
estender mí mano en el Unjido de Jehova , ele ^^-^^' 
//, sam,,i. I enando uno le trujo las nuevas de la miiert»^ 



I DB 8Ü IFTOIIDAD. 285 

de Saúl disíendo , que él lo había acabado de ma- 
tar , ¿qaé le da David por aibrizias? Dízele : ¿cómo 
no hobiste temor de estender tu mano para ma-* 
taral Unjido de Jehova? entonzes Da?id man- 
dé á ano que lo matase, el cual lo hirió, í asi 
murió, i dijo David. Tu sangre [sea] sobre tu 
cabeza, pues que tu boca atestiguó contra tí, di- 
ziendo: Yo maté al Unjido. de Jehova. I ende- 
chó David á San! , etc. De lo cual concluiremos 
cuan impíamente haya hecho este fraile, i los que 
fueron de su consejo , en matar á su Reí : i cuan, 
impíamente el Papa haya hecho en alabar i cano-, 
nizar-este hecho. ¿Qué revelazion tenía Sisto Y 
de que Dios hubiese totalmente dejado á Hen- 
ríque III , por la cual prohibiese que no se le 
hiziesen las obsequias i honras que se suelen ha- 
zer por los mjuertos , i aun , mandó que no ro- 
gasen á Dios por él? Samuel i David, zertisima 
revelazíon tenían, que Saúl era dejado de Dios , i 
que como tal , había caído en reprobo sentido: 
pero con todo esto lo dejan vivir, i no conspiran 
contra su muerte. En nuestros días , si un Prínzi- 
pe, aéase Hereje (como lo llaman), ó Gathólico, en 
todo i por todo no obedeziere á todo cuanto le 
manda el Papa , aunque sea quitarle el reino , i 
darlo á otro, luego será maldito i descomulgado 
cuanto al cuerpo i cuanto al ánima , i el mas vü 
hombre (si creemos á Sisto V) lo puede con bue- 
na conszienzia matar: i este tal que lo hubiere 
muerto, habrá hecho una obra mui nferítoria 
i mui santa, por la cual meresca ser canonizado. 
¿Qué relijion Ghristiana es esta, que uno sea ca- 
nonizado por haber cometido lo que espresamen" 
te es prohibido (como lo habernos por ejemplos 



986 hbl fápa 

ya probado) en la palabra de Dios? ¡ Oh tíempos, 
oh costumbres! Pero su dia á los tales Tendrá: lio 
se escaparán estos Puercos sin su S. Martin (co« 
modizen). 

Concluyamos con Sísto V, diziendo que mu»' 
lió en Septiembre, año de 1590, al cualsazedió 
Urbano Vn, que papó ifí días. Al fin del ano 
de 1590 le suzedió Gregorio XIV, que murió en 
Septiembre de 1591. A Gregorio XIV suzedió 
Inozenzio EC, que papó poco tiempo. Be manera 
que en espazio de 14 meses murieron cuatro Pa- 
pas : Sisto , Urbano , Gregorio i Inozenzio : i es de 
creer que los mas dellos, ó todos cuatro, murieron 
de tósigo. Porque no es muerto Brazuto que les dó 
tósigo. Este Brazuto mató con tósigo seis- Papas 
(como lo habernos contado en Dámaso II). Año 
de 1502, muerto Inozenzio IX, le suzedió Ciernen- 
Un Capuchino te VIII, ó IX, ó X. Papando este Clemente, año 
Eefde*F?í?iu'' ^ *5^^' un fraile Capuchino, insügado por los Je- 

suitas, intentó matar alRei deFranzia, Henrí^ 
que IV. Pero su traizíon fué descubierta : i asi fuá 
cojido. En tiempo deste Papa, en Septiembre de 
1598 : murió elRei Don PheUpe ü, de edad de 7S 
años, suzedióleDon Phelipe III, hijo del suso- 
dicho Don Felipe II , i de la hija del Emperador 
Maximiliano i de la Emperatriz Doña Maria de 
Austria , hermana del Rei Don Felipe II. Dios le 
Rei queleiVsS- haga grazía que conforme á sudeber i ofizio de Rei 
grada Escritura, medite (Jp noche i de dia la Lei del Señor, i cum- 
pla lo que Dios, Deut.,xvii, 18, manda que el Rei 
haga: Cuando se asentare (dize Dios hablando 
del Rei) sobre la silla de su reino, hazerse há e»^ 
crebir ellibro de la Lei, etc. El cual tendrá consigo, 



1 DS 80 AtTOBIOAD. S87 

i leerá en él todos los días de sa vida (notad , Es- 
ff&Mfíim Y qae manda Dios , que el Rei lea la sa^ 
gwiéhi Escritura « i laego dize el para qué la ha 
itoleer) , para que aprenda á temer á Jehova « su 
Dtos, para guardar todas las palabras de aques- 
te' -Leá^ 1 estos estatutos para hazerlos: Para 
gne no se eleve su corazón sobre sus hermanos, 
i^Wb aparte del mandamiento á diestra ni á si- 
ntoütni i porque tenga luengos días en su reino, él, 
í WOM hijos , etc. I no solamente manda Dios que 
ékWM lea la sagrada Escritura, mas aun tam- 
MM manda , que los Capitanes, cuando están 
Wia guerra, la lean. Asi manda á Josué, capí* /otit^, i, s. 
tan jeneral i belicosísimo del pueblo de Dios, 
diaiálidole : £1 libro de aquesta Lei, nunca se 
apartará de tu boca: mas de día i de noche 
naeditarás en él i para que guardes i hagas con- 
Rmie á todo lo que en él está escrito. Porque 
Stttonzes harás prosperar tu camino, i enton- 
Eaéentenderás. Dios por su infinita bondad ha- 
ga grazía á nuestro Rei í Señor, á sus Gapíta- 
DM I Gobernadores, que lean la Escritura (lo 
and IMos les manda, i el Papa se lo prohibe) , pa- 
ra que rejidos por ella , gobiernen bien sus súb- 
düos. 

Aunque por lo que ya habernos dicho , se vee 
danmente los Papas (quiero dezír, desde Bonifa- 
zioHI, que fué año de 605, hasta Clemente VIII 
6X, que hoi tiraniza) ser de mala vida, i de peor 
dolrina, por lo cual no son, ni en ninguna manera 
paeden ser suzesores de S. Pedro, ni Vicarios 
ik Christo, sino verdaderos Antechristos , pero 
cea todo esto , para mayor confirmazion lo con- 
untaremos con razones i dichos notables de 



388 DBL PAPA 

los Dolores de la Iglesia, i con Decretos de 
Gonziiios antiguos, i prinzipalmente con tres 
pasos de la sagrada Escritura, admirables para 
este propósito. Pero antes que esto hagamos, 
pondremos zíertos antiguos Refranes Españoles, 
que muestran cuál sea la vida de los Eclesiásti- 
cos, i cómo debamos huirlos. 

La Lengua Española, no solamente es elocuen^ 
te i copiosa, mas aun también es senlenziosa. 
Tiene mui muchos proverbios, que llamamos 
Refranes: los cuales son unos dichos breveSf 
sentenziosos i verdaderos, admitidos por tales 
de un común consentimiento , i esto de ya luen- 
go tiempo. A tales proverbios, en todas len- 
guas , así los dotos como los indotos , dan gran 
crédito. Porque son unos primeros prinzipios, 
que los Latinos llaman Per se nota , contra los 
cuales, cualquiera que hablare, será tenido por 
nezío i ignorante. Que la lengua Española sea 
tan rica en Refranes i breves senteazías , mués- 
tralo mui á la clara el libro que llaman Zeles- 
tina (digo la primera parte, que lo demás es 
contrahecho), libro zierto de leer, si tratara 
otra materia. Muéstralo también el libro de 
Refranes , que recolijió el Comendador Hernán 
^uñez, profesor eminentísimo de Relhóríca i 
Griego en Salamanca. Cuyo intento no sola- 
mente fué recolejir tanta infinidad de Refira* 
nes Españoles , mas aun quería (si la muerte no 
lo impidiera) glosarlos i declararlos: como hi- 
zo Erasmo en los Proverbios Latinos. Zierto si 
el Comendador saliera con su intento , nuestra 
lengua Española tuviera un gran tesoro. Mas 
direisme: ¿A qué propósito dezis esto, tratan- 



I DE SU AUTOBIBAD. S89 

do del Papa i de sus Eclesiásticos? A lo cual res- 
pondo, que mui á propósito he dicho estoi por- 
que alegaré aquí muchos Refranes Españoles, los t^f f '""1* r^?' 
cuales con gran brevedad , i con grandísima ver- eos. 
dad, nos pintan al natural i con vivos colores 
la vida de Clérigos i de Frailes , i de todos los 
demás eclesiásticos, desde el monazillo que 
ayuda á Misa, hasta el mismo Papa. Estos mui 
verdaderos Refranes, claramente hablan de la 
mala vida, de los engaños, astuzias i hipo- 
cresía, de los eclesiásticos, de su avarizia, ro- 
baina, lujuria, ambizion y simonía, etc. I así 
nos mandan que los huyamos. Todos los si- 
guientes Refranes son sacados del dicho libro del 
Comendador. 

De la mala vida de los Eclesiásticos, 

Sin Clérigo i palomar, ternas limpio tu lugar. Mala Tida. 

Si boo negozio trazedes frade, podéis falar de 
la calle (Portuguez). 

Entráis , Padre, sin lizenzia; ó os sobra favor, 
ó falta vergüenza. 

Gregos, Frades, pegas é choyas, do ao demo 
las cuatro joyas (Gallego): Clérigos, frailes, pi- 
cazas i grajas, do al diablo tales cuatro alhajas 
< ó joyas). 

Fraile ni Judío, nunca buen amigo. 

Hize á mi hijo monazillo, i tórneseme dia- 
blillo. 

Quien quiere su hijo bellaco del todo , métalo 
iMisario , ó mozo de Coro. 

Mozo Mísero , i Abad ballestero, i fraile cortés, 
<-eniego de todos tres. 

Monja para parlar, i fraile para negociar, ja- 

19 



Lujuria. 



ÁTarizIa. 



más se Tído tal par. 

Ni amistad con fraile, ni con monjil qve 
ladre. 

Ni fies en monje prieto , ni en amor de nieto. 

Ni á fraile descalzo , ni á hombre callado « ni á 
mi^er barbuda, no le des posada. 

Nanea ?ide de cosas menos, que de Abriles i 
OUspos buenos. 

Bendita la casa que no tiene corona rasa 
re dezir rapada). Este Refrán es tomado del 
Italiano. Beata quella casa che non ha chierica 
rasa. 

Ni fies mujer de Fraile, ni barajes con al- 
caide. 

Ni muía mohína, ni moza Marina, ni pojo ¿^ 
la puerta , ni Abad por vezino. 

Ni fraile por amigo , ni Clérigo por vezino. 

Ni buen fraile por amigo, ni malo por ene- 
roigo. 

Por las haldas del vicario, sube la moza al cam- 
panario. 

Muchas vezes, de hombres casados. Clérigos y 
soldados no son amados. 

Obispo de Calahorra haze los asnos de Co- 
rona. 

Ni de fraile, ni de monja, no esperar de rezebir 
nada. 

Si con monja quieres tratar, cúmplete de 
guardar. 

El fraile que pide pan, carne toma, si se la dan. 

De los vivos muchos diezmos , de los muertos 
mucha oblada (Q. D. ofrenda), en buen año bue- 
na renta , i en mal año doblada. 

Al cabo del año, mas come el muerto , que el 



I DB 8Ü AÜIÜIIDAD. S$l 

sano (esto se entíe&de por las oíreodas que los 
Bdesíástícos lieoen por las ánimas de parga- 
torío). 

Andad, diablos , tras aquel finado, que no 
mandó nada (Q. D. á los clérigos que lo enterra- 
ban no dejó dinero para Misas , etc. ). 

Hurtar el puerco, i dar los pies por amor de itpóGresit. 
Dios. 

üfiaa de gato, i hábitos de beato. 

Cuentas de beato, i uñas de garabato. 

La Cruz en los pechos, i el diablo en los he- 
chos. 

Haz lo que dize el fraile , i no lo que haze. 
(Son, pues, phariseos hipócritas.) 

Sea milagro, i hágalo el Diablo. 

La cárzel i la cuaresma, para los pobres es 
hecha. 

Camino de Roma, ni muía coja, ni bolsa floja, simonía. 
(Q. D. que el que va á Roma por algún j^e^ 
nefizio, ó por mejor dezir malefizio , ha de- tener 
buena. cabalgadura para volar, si pudiese.* de 
miedo que otro no se adelante , i se lo coja. I no 
basta ir presto , es menester también llevar la 
bolsa fornida para comprar el benefízío : k) cual 
es simonía .) 

Roma, Roma, la que á los locos doma, i á los 
«oerdos no perdona. 

Qaien tiene pie de altar, come pan sin amasar, oziosídid na- 

No hai casa harta, sino donde hai Corona dre de mucbor 
rapada. "*^^^'- 

Quien es Conde, i desea ser Duque, métase 
ralle en Guadalupe. 

(Que la fortuna,, como ellos Uaman, i no el 

«piritu Santo, elija al Papa.) 





998 DEL PAPA 

Reí por natura, y Papa por Tentara. 
(Que debamos huir de los eclesiásticos, vée» 
por lo dicho, i por este Refrán.) 
Al fraile hueco, soga verde i almendro seco. 
Siendo , pues , esto asi (como estos verdaderi 
simos Refranes lo afirman), bienaventurados soi 
los que conoziéndolos se apartan dellos, ha 
jertm^ Li, 6. zieodo lo que Dios por Jeremías manda. Huii 
(dize) de en medio de Babilonia, i escapad cad 
uno su ánima: porque no perescais, á cau 
de su maldad, etc. I no temáis la pobreza: por 
que Dios es Dios de toda la redondez de la tíer 
p$aL ciLTu, 9. ra: él os proveerá. Porque si (como dize David 
Dios es el que da mantenimiento á la bestia*: ú 
los hijos de los cuervos, que claman [á él] con 
forme á lo que el mismo Dios pregunta á Job 
Job, xixix, 3. ¿Quién preparó (dize) al cuervo su caza, cuan 
do sus pollos dan vozes á Dios perdidos sin ca 
mida? Si Dios tiene cuenta con las bestias , co 
los cuervos , i con los corvezuelos , i los mantie — 
ne, ¿cuánto mas mantendrá al hombre, hetho ^ 
su semejanza , i comprado con la sangre de su 
Hijo nuestro Ghristo? mayormente si el tal hom- 
bre, aborreziendo la superstízion i idolatría, dese^i 
servir á su Criador en santidad , i en jastizia? 
?taL xixvii, Mozo fué (dize el bien esperimentado en la 
'^' potenzia i en las misericordias de Dios David}, 

i he envejezido, y no he visto justo desampara- 
do, ni su simiente que busque pan. INunca faltará 
al pió, pues no falta á la bestia, de donde, que de 
aqui, que de allí, satisfaga á su nezesldad : ejem- 
plo, los cuervos que trujeron pan i carne á 
/. Bey., XVII, •. Elias, i las migas que Abacuc trujo á Daniel estan- 
Dan^ XIV, Ja. do en el foso de los leones. 




I DE SU AUTORIDAD. 293 

Con todo lo que he dicho de la mala vida de 
los Eclesiásticos , no dejo de confesar, como es la 
verdad, que entre ellos haya algunos buenos, y ho- 
nest08« i deseosos de servir á Dios, que mas pecan 
por.ignoranzia,que por malízia: los cuales, cuan- 
do el Señor les hará misericordia de conozer los 
▼izios cuanto á vida y cuanto á dotrina, los re- 
prehenderán : i si esto no bastare, se saldrá de en- 
tre ellos: como en todos tiempos el Señor siempre 
ha entresacado: i prinzipalmente en nuestros 
tiempos, i los ha hecho notables Predicadores 
del Evanjelio de su hijo JesuGhristo. Su Majes- 
^d haga la misma misericordia á los demás : á 
fin que el reino del Antechristo caiga del todo 
por tierra, i el de su Ghristo sea ensalzado. Ven- 
gamos ahora á las razones. 

Dos imperios Romanos ha habido, al primero . "^^l* A"***^*^*** 
llamaremos viejo, i al segundo nuevo. El uno 
y el otro comenzó de muí bajos prinzipios , y 
fueron poco á poco tanto subiendo , que han lle- 
gado á ser los mayores i mas poderosos impe- 
rios, qué jamás en todo el mundo ha habido, ni 
aun habrá. £1 primero tuvo su prinzípio en dos 
pastores, Rómulo y Remo, su hermano .- los cua- 
les hízieron un recojedero de malhechores i 
delincuentes, i como un puerto donde se aco- 
jiesen y escapasen : vínose á hazer de aquella 
moltitud una ziudad, que llamaron Roma. Ró- 
malo, no pudiendo sufrir compañero en el im- 
perio, mató á su hermano Remo. Desde esta 
ziudad hízieron muchas fuerzas y agravios á los 
pueblos comarcanos, no solamente robándoles 
sus haziendas» mas aun á sus hijas donzellas. 
Esta fué la primera causa de la guerra: acaba>* 



194 DSL PAf A 

da edta guerra , tuvieron otras mui muchas i mui 
grandes: en las cuales se acrezen taren ¡ eon- 
qaezieron tanto , que no contentos con Italia, 
hizieron también guerra á naziones estrañas, i 
salidos de sus limites, acometieron á Alnca, i á 
Priniipio del Asia. Desta manera fueron de dia en dia cre- 

i!f nueYo imperio ^'^"^^ hasta tanto, que se levantó en Roma 

otro Prinzipe y Señor , como entremetiéndose en 
la misma silla del imperio, i como aliado del 
Emperador Romano. Este nuevo Prinzipe no 
daba ninguna muestra al prinzipio, como que 
pensase disminuir nada de la autoridad del Em- 
perador: pero tenia solamente cuidado de lo% 
negozios de la Iglesia: i todo el tiempo qoe 
en esto se ocupaba , florezian las fuerzas del Em- 
perador, i del imperio. Pero después comen- 
zó á pensar, cómo sacaría fruto para si, de aque- 
lla opinión de relijion i ¿antidad que tenia: i 
para venir á esto , no dudó de pedir al Empe- 
rador, que por su autoridad él tuviese el prinzi- 
paáo sobre todas las Iglesias. La causa que este 
nuevo Prinzipe alegaba, era que Roma habla sido 
siempre señora del mundo : que por tanto era 
justo, que el Obispo de aquella ziudad prezedieae 
á los otros Obispos en grado i dignidad. Cosa ftié 
difizilisima alcanzar esto. Porque puesto que loe 
Emperadores pasaron por ello, empero losDbla- 
pos de las otras naziones animosamente le con- 
tradezian, alegando lejitimas causas, por las 
cuales le resistían, no queriendo reconozer al 
Obispo de Roma, sino por hermano, compañe- 
ro t i igual en potestad con ellos. Con todo 
esto, el de Romano aflojaba nada: masahin* 
cal» perpetuamente por salir con la suya, hasta 



I DE fiV AUTORIDAD. S9S 

|ue alcanzó del Emperador Phocas, que ma- 
ib á 8u buen*señor i Emperador Maurizio , lo 
¡ae quería: i asi se llamó Obispo universal, Boniftiio iii. 
todo lo demás que le plugo. I veis aquí , co- 
no la Ticja Roma fué fundada sobre un parrizi- ¿ado soEreptrrl- 
Bo y i la nueva, que es el Papado , sobre otro. En zidio. 
«lo del primado , el Papa fué bien contrario á Mar.^ i, .4i, t 
QRiristo , el cual , agrámente reprehendió seme- ^^^-^ **"» **• 
Mlle debate i ambizion en sus diszipulos. Pe- 
^ habido el Papa por benefizio de los Empe- 
(ttfDreá á esta alteza, ya de abi en adelante se 
rtrerió á prometerse mayores cosas : pero pro- 
tCNilendo muí de espazio i con gran disimula- 
tion. Casi zien años después de la muerte 'del 
gran Constantino, el Imperio fué muí debilita- 
lio s perdió á Franzia, Inglaterra i Alemana: los 
ttmnos tenian ocupada la Italia , los Vándalos 
la África. Fué tanta la disipazion, que los 
Soiperadores , dejando á Roma, que es en el 
Ozidente , se pasaron á Gonstantinopla , donde 
Mideron su asiento. El Obispo de Roma, vien- gi papt, tomtn- 
do la disipazion del Imperio, no quiso perder la do ocasión de la 
ocasión X i así, él de su parte, arma una cuestión f¿?¿J2í ^niw 
oontra el Emperador: la prinzipal causa fué, la (ü>edieniia ai 
que el Emperador mandó que se quitasen las ^"iperad<>r- 
eatatuas i imájines de los templos .- á este man- 
dubíento resistió el Papa , tanto , que se atrevió 
A^idescomolgar al Emperador: ¡ tanto le habia ya 
ttmtdo el cuerno ! En este tiempo se levantó 
Hahoma en Oriente, que quitó muchas tierras 
üilin^rio. Con todo esto, los Emperadores que- 
flaa que se entendiese, que toda la dignidad, 
poUnzIa, i majestad que tenia el Papa , dependía 
Mies. Para , pues , librarte el Papa desta suje- 



S96 DEL PAPA 

zion, i déla guerra que le hazia en Italia el Reí 
de Lombardía, pensó una buena? i fué levantar 
de su mano á otro , cual él quisiese , i nombrarle 
Emperador de Romanos, elcuai, reconoziendo 
el benefízio, se tuviese por dichoso de hazerle 
plazer, i servirle en todo lo que él quisiese: i asi 

fuéheihoEm"^®^^*^» ' declaró por Emperador á Cario Mag- 
rador: i por quél no , el cual habia ahuyentado al Reí de Lom- 
bardía , enemigo del Papa , de toda Italia. Esto 
fué causa de grandes enojos 1 quejas entre los 
Emperadores del Oriente, i los de Ozidente: 
i no solamente entre ellos, sino aun entre las 
Iglesias de la una parte 1 de la otra. De todo esto 
es la causa la avarizia i ambizion del Papa de 
Roma. Muchas contiendas hubo después entre 
Italianos , Franzeses i Alemanes sobre la elezion 
del Emperador. Pero al fin , siendo Emperador 
Othon terzero. Duque de Sajonia, i siendo Pa- 
pa Gregorio quinto , Alemán , se dio orden qae 
siete Eletores elijiesen al Emperador ( como en 
la vida deste Gregorio quinto habemos dicho): 
esto se hizo para zerrar la puerta á jentes estre- 
nas , que ninguno , sino Alemanr, fuese Emper»* 
dor. Levantáronse después entre el Papa i ^i 
Emperador grandes revueltas, no podiendo d 
Emperador mas sufrir la inmensa arroganzia i 
ambizion del Papa. Léanse las historias de Hen- 
rico III i IV, de Frederico I i ü , i aun sin ir mas 
lejos, las de nuestros tiempos del Emperador 
Gárh) quinto , cuyo ejérzito saqueó á Roma en 
el año de 1527 , i prendió al Papa Glemeifte VII« 
i lo tuvo preso. Este. Clemente queria quitar la 
capa al Emperador , como los Españoles lo can- 
taban á la ventana del Papa , teniéndolo preso: 



I DB 8Ü AUTORIDAD. 297 

^^mo- lo habernos contado en la Tida deste Gle- 
manle. También Paujo IV quiso qaitar la capa 
< naeatro Rd Don Felipe segundo: queriale 
quitar- el reiiro de Ñapóles: pero el ejérsíto 
dei Rei; cuyo Capitán era el Duque d*Alva, lo 
puso en tal aprieto , que se contentó de Iiazer la 
paz; i prinzipalmente oyendo la presa de San 
Quíntiii, que fué año de 1557 , como en la vida 
deate Paulo cuarto dijimos. Ha venido el Papa 
tan soberbio, que lia heclio una forma de jura- 
mento t la cual haze que jure el Emperador, que 
lolia ser su amo i señor (i así San Gregorio lla- 
maba al Emperador Maurizio, Señor). Pero 
ahora es su criado i vasallo. Esta forma deju- Jurameatoque 
ramento contiene : Que el Emperador por to- ¿J?,? iSpí*'*' 
das las vías posibles conserve, acrezíente i de- 
fienda los bienes de la Iglesia Romana , i de los 
Pontifizes, su dignidad, sus privilejios i sus 
B^crtVoñ. I desta manera ningún Emperador, 
li no quiere ser tenido por infame i fementido, 
lo osa contradezir en nada. Pondré aqui eljura- 
naento que el Emperador Garlo quinto hizo al 
Psnpa Clemente Vn, ó VIU, año de 1530 , cuando 
fa^ coronado. Ego Carolus Romanorum Rex, Primer jura- 
•«o. Q. D. Yo Garlos , Rei de Romanos, que con ™5JÍ "**' ^"'*'" 
Xbl ayuda de Dios tengo de ser Emperador, prome- 
to , protesto , afirmo i juro á Dios , i al bienaven- 
Uuraéo San Pedro , que de aqui en adelante seré 
pvotflietor i defensor del sumo Pontiñze , i de la 
tanta Iglesia Romana en todas sus nezesidades 
i ittilidades, guardando i conservando sus po- 
MBiones , dignidades i juros , etc. Acabado de ha* 
tar este juramento, Don Garlos fué hecho Rei 
de Lotnbardía. Después de hecho Rei de Lom- 



S98 DEL PAf A 

3.* juramento, bardia , hizo otro juramento en esta forma : Ei 

Cárolus^ etc. Yo Garlos « Reí de Romanos fi- 
Lombardos, prometo i juro por el Padre « Hijo ft 
Espíritu santo, i por el madero de ia Tifitcrnt 
carne, i por estas santas reliquias, que si ptnitf— 
tiéndoloel Señor, viniere á ser Emperador, ytm 
ensalzaré la santa Romana Iglesia , la sant¡€li& 
della, i á su Retor, cuanto me fuere podble; ft 
que no perderá por mi voluntad, consejo, coa-* 
sentimiento , ni por mí exhortazion, vida, míem* 
bro , ni la honra que tiene , i no haré en Bomm 
decreto ni ordenazion ninguna, de todo coaii* 
to perteneze á su Santidad , ó á los Romanos, sin 
vuestro consentimiento, í todo lo que peiteno> 
ziere á nuestro poder de la tierra de S. Fedro, 
luego lo restituiré, i á cualquiera que yo entre- 
garé el gobierno de Italia , haré que jure que seré 
ayudador de su Santidad para defender ¿i tient 
deS. Pedro cuanto pudiere: Asi Dios me ayu- 
de, i por estos santos Evanjelios de Dioe, etc. 
Bi Emperador Hecho este segundo juramento, Don Gárloe M 
^líSro^san ^^^0 Canónigo de S. Pedro, i después cabdle- 
Pedro. ro de S. Pedro. Estos dos juramentos battnéü 

en la historia del Marqués de Pescara, líb. x. Vela 
aquí cómo va el mundo al revés , el Papa, de so- 
jeto del Emperador, se ha hecho su Sdlor* 

Esto que he dicho del prinzipio i creszimiciH 
to del Papa, se trata mas á la larga en OM 
Informazion , que se presentó ¿ los Prinzipes I 
estados del Imperio , siendo Emperador Don Gár*^ 
los, nuestro Rei i Señor. De aqui conclairénUiSi 
que la autoridad , que el Papa se gloria tenor ^ ns 
es de jure divino, ni aun humano, sino diiMU- 
eo: con astuziase enjírió en ella: con 



' I DE 8ü AUTORIDAD. M9 

ajenas (como dize Daniel) la entretUTo i en- 
tretendrá, hasta tanto que Dios con la fuerza i vir- 
tud de su palabra lo mate. De lo dicho se ve el 
Papado siendo , como es , edificado sobre hipo- 
cresía, astttzia, avarizia, ambizion, i tiranía, no ser 
edificado sobre la firme piedra , que es Jesu Ghrísto, 
que S. Pedro confesó diziendo : Tú eres el Mesías ^«'m »vi, h. 
hijo de Dios vivo. I si el papado no es edificado 
sobre Ghrísto, tampoco el Papa es Cabeza ni Obis- 
po universal de la Iglesia de Dios, sino de la del 
diablo. I que no sea universal Obispo, lo confirma- 
réprobaado con breves y claras razones, que S. Pe* 
dro, cuyo sazesor dizen ser el Papa, no fué Obis- 
po universal de la Iglesia. 1 .' razón. S. Clemente, i.« razón. 
Obispo de Roma, escribiendo (como nuestros ad- ciement ad Ja- 
versarios dizen) á Santiago, lo llama Hermano cobum. 
del Señor, Obispo de los Obispos, Gobernador 
de la Iglesia de Jerusaien, I db todas las db- 

MAS QÜK HAI BU TODO BL HIENDO. Si estO eS 

verdad, sigúese que no lo era S. Clemente, aunque 
era Obispo de Roma. 2.* Iten, en el primer Con- »•* "«>"• 
zttío Christiano de quien S. Lucas haze menzion ^^^^^ *'* 
en su historia, S. Pedro no preside, como Obispo 
universal, sino Santiago : el cual oye á cada uno, 
y entre ellos oyó á S. Pedro, i después que todos 
hubbron hablado, Santiago, como presidente, 
eoDdnye diziendo en el verso 19. Por lo cual yo 
Juzgo que los que, etc. Leed el capítulo, i veréis 
ser verdad lo que digo. I con todo esto, elD. liles*- 
cas, como adulador de los Papas, dize en su parte 
1,161. 80, S.Pedro haber presidido en este Conzilio 
comosomo Pontífize. 3.^ Iten, los Apóstoles (eomo 3/ raxon. 
el ipismo S. Lucas lo cuenta), oyendo que Samarla 
había rezibídola dotrina del Evanjelio, envía- 



^0 DBL PA.PA. 

ron allá á Pedro, y á Juan, para que les enseña- 
sen i instruyesen mas por entero. ¿Quiéa enviará 
ahora al Papa á predicar? Zierto es que ni am 
el Gonziiio se atreverá: i aunque se 
el Gonziiio , el Papa no lo hará , diziendo 
es inmediato á Dios.' Pero los Apóstoles en — 
vian á Pedro, i Pedro, como fiel miembro d< 
k.^ rason. la Iglesia, obedeze, va, i predica. 4.* íleo, San 
Gdíat,^ II, li. blo reprehende á S. Pedro: porque (como lo di — 
ze el mismo S. Pablo) lo merezia : S. Pedro lo 
escucha i admite la reprehensión. Kole responde» 
que era inmediato á Dios, que era Obispo 
universal , i por tanto mayor que él : no le res- 
ponde, que nadie lo debia , ni podia reprehen- 
der, ni demandarle cuenta por qué lo haga asi* 
ó, asi: como los Papas responden ahora, i ama 
ya ha muchos años, á los Reyes, Emperadores 
i aun á los Gonzilios jenerales. Es tanta la des- 
vergüenza de algunos de nuestros adversarioav 
que con dezir San Pablo : venido Pedro á Antío- 
chía le resistí en la cara , etc. , i verso 14 , dizer 
Los cuales, como vide que no caminaban dere- 
chámente á la verdad del Evanjelio , dije á Pe- 
dro delante de todos, etc. Gon todo esto dizent 
que S. Pablo no reprehendió á S. Pedro, sino á 
otro que se llamaba Gephas: leed al Dector DleS' 
cas, parte i, fol. 21, cuyas palabras son estas : Án* 
tes que S. Pedro viniese á Roma, dizen qoe 
tuvo competenzia en Antiochia con S. Pablo, 
etc. niescas no cree lo que S. Pablo testifica desla
competenzia, i por eso como dudando dize: 
Dizen. ¿Qué crédito daremos á un taU qae pone 
i.^TMom, en duda lo que S. Pablo afirma? Gualquiera qae 
//, i%eff., u, t. será aquel Antechristo,. que San Pablo llame 



1 DE 8U AUTOIIDAD. 301 

hijo de perdizion i hombre de pecado, se sentará 
en el Templo de Dios, i como añide S. Juan, -^^«<^»*^n» « 
«B la lindad qae tiene siete montes. Esta ziudad 
(eomolo declara S. Jerónimo, i otros muclios) 
es Roma : solo el Papa se sienta en el Templo de 
INos, en la ziudad de siete montes, que es Ro- 
ma. Ergo, solo el Papa es aquel Antechristo. 
•.» Iten, en el Conzilio Nizeno I, que el buen Em- •' "*'^° * 
perador Constantino convocó para confundir y 
destruir la herejía de Arrio , que con boca blas- 
phema quitaba la divinidad á Jesu Ghristo , los 
Legados del Obispo de Roma se sientan, no en el 
primer lugar, ni en el 2.^, ni aun en el S.°, sino 
en el 4.^^ Ei^o, el Obispo de Roma no era enton- 
ces Cabeza ni Obispo universal de la Iglesia. Dans
eite .Conzilio fiizeno se pusieron ios limites que 
los Patriarcas habian de tener , á los cuales se les 
s habia el Obispo de Roma enviado al Con-* 
Garthajinense para que defendiesen la au- 
toridad, que (como ellos dezian) el Gonzílio 
^i^eno habia dado al Obispo de Roma: convie- 
ne 4 saber, que se pudiese apelar al Obispo de 
Koma de la sentenzia que cualquiera Metro- 
politano hiüiiese dado. Un Daniel , que era no- 
tmiio, le JÓ el capitulo v, todo entero, del Gonzi- 
Ho Sardizense, el cual el Obispo de Roma dezia, 
pero con gran mentira , que era del Gonzilio 
^izeno. El Papa sabe dar quid pro quod, co- 
mo buen boticario , cuando es para su prove- 
cho. Todos los Obispos i Arzobispos se mara- 
biUaron i dijeron, que nunca tal cosa habian leido 
eu el Gonzilio ríizeno: i asi mandaron, que 
se leyese el mismo Gonzilio Nizeno , que ellos 
tenian en escrito. Leyóse, i no se halló palabra 
^e tal apelazion: los Legados Romanos insis- 
tian que si. Fué , pues , menester envidr ziertos 
hombres á Gonstantinopla, á Alejandría, i aun 
^ la misma Roma, para que trujesen otros 
ejemplares del GonziUo Nizeno. Dentro de un p«f 3flSSb1e!-/o"' 
^&o se trujeron, i prinzípalmente se trujo el 
mismo Orijinal, que en Gonstantinopla se 
Saardaba: leyéronse, i en ninguno destos 
ejem^ares se halló menzion, ni aun cosa que 
üiese sospecha deste privilejio, que los Romanos 
alegaban haberles sido conzedido en el Gonzi- 
lio lUzeno. Escribióse, pues, una carta de un 
tM>n8entimlento del Gonzilio Gartliaj. al Obis- 
po de Roma , en la cual le dizen que tal cosa no 
se ha hallado en el Gonzilio Nizeno : mas an- 
tes lo contrario: conviene á saber, que elObis- 



304 DEL PAPA 

fin aquellos P® ^® Roma 8C cntrctuvicsc dentro de sus limí^ 
tiempos cual- tes y términos, como los otros Papas i Melro^ 
iiím!ibí^pip^a° *° Politanos: i que por Unto, si era sabio, qoe de «b/ 
en adelante se contentase con su Diócese i 
prefectura, y que no entrase en posesión i^ 
na. Esta carta firmaron 230 Padres, i entre 
ellos los mismos tres Legados del Papa, ya nom» 
brados. Si el Papa, i sus Legados se atrevieroD 
á falsificar un Gonzilio, cuando no usaban de la 
tiranía de que ahora usan, ¿qué habrán hecho des- 
pués acá, en casi, mil i dozientos años, que han 
pasado después deste Gonzilio Garthajinense 
hasta este año de 1598. ¿Quien hazeun zesto, h»* 
rá ziento. I no es de marabillar que se hayan 
atrevido á falsificar los Gonzilios, pues que sin 
vergüenza ninguna han quitado de la Leí de DíM 
el segundo mandamiento: No te harás imá- 
jen , etc. , i viéndose con nueve mandamientos 
han hecho del dézinio mandamiento >, No desea- 
rás, dos mandamientos: como al prinzipio 
deste Tratado notamos. Nuestro Español Car- 
ranza, en su Summa Gonciliorum, ningún Canon 
pone deste Gonzilio Garthajinense VI, habiendo 
tantos en él : la causa es , porque en él se des- 
cubre la falsedad del Obispo de Roma , alegando 
del Gonzilio Nizeuo,lo que nunca habia deter- 
minado el Gonzilio: sino antes lo contrario. 
Solamente haze un sumario, i bien brere, di- 
ziendo que el Gonzilio determinó que se deman- 
dase de ios Obispos Orientales el ConzUio 
Nizeno : pero no dize á qué propósito. Astazta 
grande. Llama á este Gonzilio Garthaj., pro- 
vinzial , habiendo sigo general. También Panví- 
fK> lo llama provinzial: con todo esto, ambos 



1 DE SU AUTORIDAD. 305 

confiesan haberse hallado en él 217 Obispos» i 
tres I«egado8 del Papa : ¿qué le falta para ser je- 
iieral ? Los Papistas, cuanto pueden, se q^uieren 
olvidar deste Gonzilio Carthaj. VI, aunque el 
PanTÍno dize,que fué confirmado en Trullo. 
También Grazíano usó de la misma malizia , in- 
terpretando las palabras del Gonzilio : que nin- 
guno apele para la otra parte de la mar , dize: 
Ck>n tal que no sea al Obispo de Roma. La causa Maldita es la 
por qué se mando en el Gonzilio Garthajinense VI (s]om que cor- 

^ ^ 1 ji . . . j 1 rompe el texto.

que no se apele de la otra parte de la mar , era 
porque los zismáticos de África, condenados 
por los buenos Obispos de África apelaban á 
Roma : manda, pues, el Gonzilio que no apelen: 
sino que el negozio se concluya en África sin salir 
della. I asi, la conclusión deste GonziUo fué: 
Que el Obispo de Boma no rezibiese los que 
fuesen descomulgados por los Obispos de África, 
ni rezibiese las apelaziones de los que hablan 
sido condenados en África : i que los que apela- 
sen á él, fuesen por el mismo caso descomul- % 
gados. Las razones sobre que este Gonzilio se 
funda , las cuales envió á Zelestlno , Obispo de 
Roma, son estas : Que en ningún Gonzilio se ha 
tal cesa determinado. Mas que al contrario, el 
Gonzilio Nizeno da el cargo de los Obispos i 
Eclesiásticos al Metropolitano : dize que la gra- 
cia del Espíritu S. asistirá á cada provinzla para 
juzgar las controversias : Que cada uno que se 
sintiere agravado , pueda apelar al Gonzilio pro- 
vinzial: porque mas es de creer, que Dios Inspi- 
rará mas á un gran número de sazerdotes que se 
¡untan en un Gonzüio , que no á un hombre solo, 
«te. Be lo que habemos alegado del GonziUo 

20 



306 DEL PAPA 

GartUajinense VI, se vee claramente cuan falso 
sea lo que el Papa dezia , que en el Gonzílio Ni- 
zeno se le había dado el Primado. I aun con todo 
esto, no falta en nuestros tiempos quien renueva 
esta mentira : I asi el D. Illescas , en la vida de 
Bonifazio III, dize en la nota marjinal estas 
palabras : Phocas declaró por lei , que la Iglesia 
Romana es la cabeza de la Iglesia universal. Iteo, 
dize : Siempre después acá se ha tenido i tiene[ por todos los fieleis i cathólicos Ghristianos por 

cosa averiguada , i sin disputa , esta superioridad 

de la iglesia Romana: como el Gonzillo Pfizeno, 

cap. VI , i Raimundo Rufo lo prueba estensisima- 

mente contra los herejes deste tiempo por ami- 

Afiodeeao. gos d& novedades, etc. En el Gonzilio Garthaji- 

nense VII también se debatió la materia del 

Primado. La causa fué esta: que Juan, Obispo 

de Gonstanlinopla , viéndose favorezido del 

Emperador Maurizio, se llamaba Obispo de los 

Obispos , i Obispo universal : i esto por ser él 

/ Obispo de la ziudad donde el Emperador residía. 

El Maurizio, queriendo ensalzar su ziudad i 

abajar á Roma , lo entretenía i mantenía. Pro- 

nunzióse , pues , en este Gonzilio Anathema, 

no contra Juan Gonstantinopolitano , mas en 

universal contra cualquiera que tomase el titulo 

Doctores con- de Obispo universal. Los doctores que en aquel 

tra el primado, ¿jempo vivieron , testifican esto. I prinzipalmente 

tfi^í pñSSÍo **" San Gregorio. Léanse sus epístolas 76,78, 80, 

85 del lib. primero , i la 188 i 194 del lib. ii. 

En ninguna deslas epístolas dize S. Gregorio, 

que el dicho Juan haga tuerto á S. Pedro , ni 

que retenga , ni usurpe el derecho i titulo de los 

Obispos de Roma : mas protesta que es título pro- 



I DE SU AUTORIDAD. 307 

fano, sacrilego I precursor del Antechrísto. I en 
^ Rejisiro, Üb.-iy, cap. 8i, no duda el mismo 
S« Gregorio de pronunziar. Aquel ser precuUBor 
^el Antechrísto, que se permitiese ser llamado 
uni versdi i summo Pontifize. Leed á este propósito 
al mismo Gregorio, lib. iv, epist. 76, 78, 30, 
-üb. TU , epist. 69. 1 en la epístola 35, que escribió 
A Juan y Obispo de Gonstantínopla , que se usur- 
paba este título , dize .* Todo cuanto ha sido pro- 
phetizado se cumple : El Rei de soberbia (conviene 
Á saber « el Antechristo) zerca está : i lo que es 
abominazion dezirlo , un ejérzito de sazerdotes se 
•fte apareja. I en una epístola que escribió al Em- 
perador Maurizio , dize : Yo atrevidamente digOf 
que cualquiera que se llama Universal Sazerdo- 
te, ó desea ser llamado en su altivez, ó es 
precursor del Antechristo: pues que ensober- 
l>eziéndose se prefiere ¿ los demás, i con no 
Uesigaal soberbia va por el camino de error. Por- 
q^e como aquel perverso quiere ser tenido por 
Dios sobre todos los hombres, asi ni mas ni me- 
nos, séáse quien fuere, cualquiera que quiere 
cfue él sok) sea llamado Sazerdote sobre los otros 
S^azerdbtes , etc. Ebrardo , Arzobispo Salisbur- Notable razo- 
Jense, hablando en un Gonzilio que se tuvo en ««mientoquchi- 

^i*. •• j^*».«-#«. ..*o ADrardo Mlia* 

Ratisbona , zerca del año de 1840, para reprimir baílente. 
la insolenzia i tiranía de los Papas, dize estas 
I>alabras: Si no fuésemos ziegos, sentiríamos 
debajo de titulo de Pontifize un lobo cruelísimo 
-^n hábitos de Pastor. Los Romanos Pontífizes Bn qué se em- 
Craen armas contra todos los Christianos, atre- P*®*" *®* ^'V**- 
viéndose, engañando, i sembrando guerras 
ele guerras: engrandezidos matan las ovejas, 
echan la paz i concordia del mundo : sacan del 



30S DBL PAPA 

infierno guerras ziTíles i domésticas sedízloneBí 
debilitan de dia en dia mas i mas las fuerzas de 
todos los hombres para de todos trinmpbar, 
para tragarse á todos , i para poner á todos en 
servidumbre i cativerlo. Habrá (dize) 170 años 
que Hidelbrando (este se llamó Gregorio yn)j 
so color de relijion , echó los fundamentos del 
imperio del Antechristo : este fué el prkniu'o que 
comenzó esta abominable guerra: la cual sos 
suzesores han continuado hasta el dia de hoi: 
i luego: Los Pontífízes de Babilonia desean 
reinar, no pueden sufrir igual. Greedme á;ni, 
que he hecho la esperienzia: no zesarán hasta 
tanto que, habiendo abatido al Emperador, ha- 
biendo deshecho la majestad del imperio Romano, 
Al pie déla le- i habiendo oprimido los verdaderos Pastores, por 

do tde
vivos: un gran milagro será , Si contigo Ghríato 
al fin no se aira. Fundada en casta i humilde 
pobreza , ¿ Contra tus fundadores alzas los am- 
nos? Puta descarada, ¿ do has puesto tu esperanza? 



I DE Sü AUTOBIDÁD. 311 

¿En tas adiilteros, en las mal ganadas Riquezas 
tantas? etc. Si el Petrarca dijo esto, i con gran
razón i verdad , contra el Papa, i contra su corte 
papal, 260 añoshá, i mas, ¿qué dijera ahora, 
cuando la mallzia , tiranía , impiedad i idolatría 
del Papa i de su corte ha venido al sumo? £1 
Dante, autor mas antiguo que el Petrarca , i el 
Bocazío , contemporáneo del Petrarca , tampoco 
adularon al Papa : otro tanto dijeron como Pe- 
trarca. Dante, en el vii canto del infierno acusa Daoie. 
al Papa de avarízia. En el canto xi, en el 6.^ 
círculo , lo acusa de herejía : en el canto xv lo 
acusa dé sodomía : en el canto xix lo acusa de si- 
monía. (Estas son las 4 virtudes cardinales que dinaV/iíde^PapIs 
se hallan en los Papas), avarizia, herejía, sodo- avarízia, herejía* 
mía, i simonía. El Bocazio en su 2.* Novella de Jíí.*""*'' * ''""^ 
la primera jornada de su Decameron, díze en socaxio. 
nombre de un judío llamado Abrahan , que toda 
la corte Romana, desde el mayor hasta el menor, 
pecaban .en jeneral deshonestísimamente en el 
pecado de lujuria : i no solamente en la natural, 
mas aun en la ^odomítica sin ningún freno , sin 
ningún remordimiento áe conszienzia ni ver- 
güenza, etc.: dize, que ni tenían santidad , ni de- 
vozion, ni buenas obras^ etc. I en otros muchos 
lugares hazelo mismo. Estos tres, Dante, Pe- 
trarca 1 Bocazio, son escritores antiguos. Ita- 
lianos, ¡padres de la lengua Italiana , i bien es- 
perimentados en los negozios del Papa i de su 
corte. Sanazaro, Italiano, exzelentísimo Poeta de Sanazaro. 
nuestros tiempos, hablando del Papa, dize en sus 
Ej^grammas : 

In Vaticano noster laiet^ hvnc tamen a/to, 

ChrUte vides cmlo^ proh dahr, et pateris? 



312 DEL PAFA 

Quiere dezir: en el Vaticano (que es el palazio 
de S. Pedro en Roma), el nuestro [bá]:l>aro]está 
escondido. Mas con todo esto, tú, Ghristo, Tees. 
á este desde tu alto zielo , ai dolor, i lo sufreil? 
¿Qué pudo mas dezir Luthero , ni GalTído , ni los 
demás escritores modernos, que contra elP«*, 
pa i contra su corte Romana han escrito , qne 
lo que estos sus Italianos han dicho? El Petrar- 
ca la llama, Impía Babilonia, Madre de er<* 
rores. Desea que fuego del zielo caiga, i te 
abrase (tales abominaziones habia ^isto ett ella)? 
llámala , Nido de traiziones , etc. , Glotona , Liija- 
riosa. Dize, que ya Dios no puede tener mas pa- 
zienzia con ella, etc. Dize que sus Ídolos seráb 
echados por tierra, etc.: llámala, Fuente de dolor, 
Albergo de ira , Escuela de errores, Templo de 

mana wrten?» *^®'^®i^*t ®'C- Mirad SÍ el Papa puede errar en la 
fé. fé. I es de notar, que el Papa Pió quinto, como 

en su vida dijimos, ha hecho quitar todos estos 
lugares , que de Petrarca i de Bocazio iiaberaos 
aqui alegado. La causa es , que no quiere que lot 
hombres sepan sus bellaquerías, abominaziones 
i impiedades : sino que lo tetígan por santo , 1 
por Dios en la tieri'a. Gran vergüenza era para 
el Papa , que autores Italianos i taii nombnidos^ 
(¡ue libros Italianos 1 impresos en Italia, tan re* 
dondamente dijesen sus bellaquerías dé 1 de 
Thomás Ren- los suyos. Zcrca del año 1430 yvfíó Thomáa 
donio. Rendonio, Garmelita, del cual ya habernos he^ 

cho menzion en la vida de Eujenio lY ; estQ,en 
sus sermones , que predicó en Italia i en Franzia, 
dezia , que en Roma se cometían grandes i^bo» 
minazíones , etc. Por lo cual el Papa Eujenio PT 
lo hizo quemar en Roma. Mas há de ziento i 



I DE su AUTORIDAD. 



313 



Savoranolo. 



tantos añusque Laurenzio Valla, patrizio Ro- Laurenzíu va- 
mano, se opuso al Papa , i llamó á Roma Rabilo-Hn- 
nia. Por lo cual fué desterrado: mas el Reí de 
Capoles lo rezibió, i entretuvo mut honorífica- 
niente^ Jerónimo Savonarola, fraile Dominico, 
predicó en Italia el Papa ser Antechristo , etc. Por 
^o aquella nuestra maldita Bestia Española, 
Mejandre VI, lo hizo quemar cruelisimamente 
en Florenzia, como dijimos en la vida deste 
Alejandre VI. De ochenta años á esta parte , in- 
finitos han sido, los Alemanes, Franzeses, In; 
filesesy Italianos,! aun Españoles , i de otras 
naziones, que han escrito contra el Papa, i contra 
ia dotrfna papistica. Léanse sus obras, i conside- 
róse sus razones confipntándolas con ia palabra 
^« Dios, que es el verdadero i único nivel i re- 
8lt con que toda vida i dotrina se ha de reglar 
^ informar. Volvamos ahora ai Primado que el 
J^ckpst como otro DIotrophes (de quien S. Juan 
y^ze menzion en su terzera Epístola), ama tener, 
^ «ios de sus Padres , que se ha manifestado á sus 
fieles en los libros, que el Papa quema. La
segunda marca es , que no se curará del amor de 
las mujeres : quiere dezir , que abominará el ma- B* Paptabomi' 
trinionio so color de castidad , santidad i de obra 52c I)"'' íídíSdl 
meritoria. El Papa ha abominado tunlo el estado 
del raatrímotiio , que ha hecho lei que níngim 
Papa , íSardenal, Patriarca, Arzobispo , Obispo, 
I>ean ^ Arzedidno, Clérigo, ni fraile, Diácono, 
ni subdiácono , ni monja ninguna se case. ¿I 
por .qué? por pura hipocresía: por, venderse al 
TQlgo ignorante por santos , por Anjeles , que 
no tienen carné, por totalmente espirituales: i 
los miserables, menospreziando el medio, que 
Í>ios les presenta del matrimonio , mas quieren 
abfíisarse ,'que casarse: i asi Dios los entrega 
en afeCos vergonzosos i deshonestos , i se en- 
xienden en sus concupiszenzias, como lo dize 
S. Pablo : son fornicarios , adúlteros, inzestuosos, j)^^^ |, 
i lo demás que el Apóstol dize. Estos son los'fro- 



320 DEL PAPA 

tos de sa zelíbado , de sa vida anjélica i no en 
carne , de su voto de castidad, tan de machos to- 
//, Tim., IV, 2. tado, i tan de pocos guardado. Destos tales ansa 
el mismo San Pablo á su diszipolo Timoteo, 
diziendo , que con hipocresía hablarán mentira, 
teniendo cauterizada la conszienzia : que prohi- 
birán el matrimonio. ¿Qué nazion ha habido en 
el nundo tan bárbara , tan cruel, tan tirana, i 
tan sin Dios, que haya prohibido el matrimonio 
á tantos millares de hombres i mujeres , como 
hoi día hai de clérigos , frailes, i monjas? Sdo 
el Antechristo haze tal leí : solo el Papa , la haze: 
laego el Papa es Antechristo, que no quiere 
amar á su lejitima mujer , sino á las Gam'medes 
i putas. Mucha pena, i en muchos años, ha 
tomado el Papa, para hazer que esta su tan 
tiránica lei se guardase : muchos pueblos i na- 
ziones le resistieron, viendo que era lei tirana 
i perjudizial á la república. Porque los Clérigos 
i frailes , no teniendo proprias mujeres, i siendo 
hombres holgazanes , que viven en ózio , i en 
hartura , la cual vida inclina al hombre á lujaría, 
dábanse tras de las mujeres i hijas de sus vezinos 
Ei Gonziiio m- i amigos. En el Gonzilio INizeno se propuso 
rio *^pefmue? el ^^® negozio : pero por consejo del buen Paph- 
niatrimonio. nuzlo no se efetuó. S. Gregorio prohibió el 
matrimonio : pero después , enseñado por la 
esperienzia de las 6,000 cabezas de niños, que 
se hallaron en un estanque, la anuló i invali- 
dó : como habernos dicho en su vida : nótese lo 
que habernos dicho al mismo propósito en la 
vida de Sirizio , el cual tan á pospelo alegó el di- 
cho de San Pablo : Los que están en la carne no 
pueden agradar á Dios. I lo que notamos en 



I DB 8Ü AUTORIDAD. 821 

Nicolao I , i en la vida de Pío II, i de Paulo II, la 
eaperíenzia asaz muestra el día de hoí, cuan 
Impía i tiránica sea esta leí. I puesto que fuete 
J^aena, no se guarda. Lo mejor seria dejar á 
cada ano la libertad que Dios le da , i no poner 
lazos á la» conszienzias. El que puede pasar sin 
oasarse , mui bien hará si no se casa : i prínzipal- 
cuente el Ministro, en tiempo de persecuzion, 
ha de estar libre para predicar la palabra de 
, donde quiera que lo llamen. Pero el don 
ele continenzia no se da á todos : i sí se da á al- 
sanos , no es perpetuo. Lo mas seguro , pues , es 
jpara no ofender á Dios , i para no ensuzíar su 
«cuerpo , que es templo del Espíritu santo , i por 
^anto ha de estar bien limpio , que cada uno tenga 
sa mujer, como nos lo aconseja S. Pablo , i cada A Ct., yh. 
«:ana tenga su marido : á pesar del Papa , que es 
.ikntechn8to,mandandolocontrario. LaS.^marca Ki Pipa et 
«a , qne el Antechristo de ningún Dios hará cuenta: ■'^®*•*•• 
quiere dezir , que será atheista , hombre sin nin- 
gún Dios, ni relijion. Esto al pie de la letra i 
bien claramente lo habemos visto en muchos 
IPapas , los cuales, ni Tíviendo ni muriendo, Xxky^ 
ron relijion ninguna. No es uno solo el que ha Bonirazio viii. 
«ntrado en el Papado como raposa, vivido en el 
IPapado como león , i muerto como perro. Léanse 
sus vidas. La razón de todo esto da Daniel, 
diziendo : Porque sobre todo se engrandezerá. 
£1 Antechristo, que es el Papa, se ha hecho 
Obispo universal , Cabeza de la Iglesia , abso- 
luto, ó disoluto Señor, así en lo temporal, 
como en lo espiritual, sobre todos los Monarcas, 
Beyes, i Prínzipes del mundo, que los puede 
quitar i poner cuando se le antojare, í nadie 

2t 



SSS DBL PAPA 

le debe preguntar , ¿por qué lo hazes así ? I asi 
haze que los Emperadores, Reyes i grandes se- 
ñores se prostren por tierra en señal de Tasallaje, 
homenaje i sujezion , i le besen los pies, i adoren. 
El Papa verdaderamente es soberbio , como el 
Diablo, que dijo á Ghristo: Todo esto te daré, 
si prostrado me adorares : i asi tendrá el pago 
que tuvo el Diablo. Lo cual da á entender Danld, 
ver. 36 deste cap. xi, diziendo, que será pros- 
perado, hasta que la ira sea acabada: porque 
hecha está determinazion : i en las últimas pala- 
bras deste capitulo dize : i vendrá hasta su fin, i no 
tendrá quien le ayude. Este es el consuelo del 
Ghristiano, que su enemigo i perseguidor el Ante- 
cliristo , el Papa de Roma , acabará como mereze, 
i asi la Iglesia será libre de su tiranía. 
3.« paso. El segundo paso es de S. Pablo á los Thesa- 

//, rA«f.,ifi s. lonizenses, donde claramente i sin figura nin- 
guna llama al Antechristo hombre de pecado, 
i hijo de perdízion, que se opone i levanta contra 
todo lo que es Dios , ó divinidad : tanto , que 
se asienta en el Templo de Dios, como Dios, 
vers. t. haziéndose parezer Dios , i mas abajo. £1 cual 

vendrá por operazion de Satanás con grande 
potenzia , i señales i milagros mentirosos , i con 
todo engaño de iniquidad [obrando] en los que 
perczen, etc. Los mismos papistas confiesan 
hablar aqui San Pablo del Antechristo. Veamos 
ahora si el Papa haga estas mismas cosas : i si las 
Antechristo ^^^e, es Antechrísto. Por Antechristo no debe- 
qué cosB sea. * mos entender un hombre solo que haya de hazer 
i acontezer: sino debemos entender un estado, 
una silla, una suzesion de hombres, un impe- 
rio levantado contra Ghristo : pero con nombre 



I DB SU AirroaioAD. Ii3 

i Ululo dePutor* i Obispo de la Iglesia « i con 
Utiilo.de Vicario del mismo Jesu Ghiisto : llamarse 
ba oon hipocresía i finjida humildad Sieno 
hv ««iJÍo «ra el Papa en prohibir la Biblia, en pro- 
bir u sagrada Ka- hibir la lezlon de la sagrada Escrítura: bien 
critura. entendía, que de allí le había de venir todo su 

mal, i total ruina i perdizíon. Pero mandóle yo. 
El Señor (dize San Pablo) lo matará con el Es^ 
pírítu de su boca: con su palabra, con la Escritura 
sagrada, con la dotrina del viejo i nuevo Tes- 
tamento, con la Biblia, que tanto él aborrese. 



I DE SU AUTORIDAD. 329 

Muehas naziones lo han desahaziado , sola Espa- 
ña i Italia le da vida. Pero por mas que hagan, 
SQ enfermedad es incurable , i sin duda ninguna 
morirá della. 

Bl 3.^ i último paso con que confirmaremos Tenoro paso 
d Papa ser Antechristo, es tomado del capítu-^^ '■*"'*'""• 
lo xvn de la Re?elazion de S. luán. Léase to- 
do ei capitulo. Aquí notaremos los prinzipales 
poptos. Dize S. Juan , que vldo una mujer sen- 
tada sobre una bestia: pinta á la mujer i á la 
bestia con sus calidades i ornato. Dize que esta 
mojer era la gran Ramera , la cual está sentada 
sobre muehas aguas, con la cual han fornicado 
los Reyes de la tierra: dize, que estaba sentada 
sobre ana bestia : que e^ta mujer estaba vestida 
de púrpura i de grana , i dorada con oro , i ador- 
nada con piedras preziosas, etc. , la cual tenia en 
su frente el nombre escrito. Misterio, la gran- 
de Babilonia, madre de las fornicaziones , i de 
las abomlnaziones de la tierra : que esta mujer 
estaba embriagada déla sangre de los Santos, i 
de la sangre de los Mártires de Jesús. Dize , con- 
clajendo el capitulo, que esta mujer es la gran- 
de ziudad, que tiene su reino sobre los Reyes 
de la tierra. De la Bestia , dize , que era de co- 
lor de grana, que estaba llena de nombres de 
bJasfi^raQia, que tenia siete cabezas i diez cuernos. 
8. Juan dize, que cuando vldo esta mujer, caba- 
llera sobre su bestia, se marabilló en gran manera. 
El Anjel le declara ei secreto de la mujer i de 
la Bestia. La bestia, dize el Anjel, que has visto, 7 cabezas son 
foét i ya no es, etc. Dizele, que las siete cabe- ^ montes, lo cu- 
zas aon siete m(Mites, sobre los cuales se asienta yes^oS^peieim 
la mujer. Dize, que los diez cuernos son diez por la Ramera. 



336 DEL PAPA 

Reyes sujetos á la Bestia : dize , que estos Reyes 

Vitoria del Cor- batallaráa contra el Cordero : pero que el Cor- 

, ' dero los venzerá. Dize , que las aguas sobre que 

Lao aguas son ^« . ■. i « ^ 1.1 • - 

coropafiss. ^e Sienta la Ramera , son puemos , 1 compañas. 

Loa diez BejesU®^^ i lenguas: dize, que los diez cuernos 

™?POT8igú?rfu ^ '* Bestia aborrezerán á la Ramera, laafren- 

Bamera. taran i destruirán. ¿Quién no vee debujado i 

pintado aqui al vivo al Antechrísto , al Papa de 

Roma? ¿á quién pueden convenir todas estas co- 

La Ramera ea sas, sino á él solo? La Ramera es el Papa, la Bes- 

el Papa. ^^ ^ ^| imperio Romano, sobre quien el Papa 

imperioRomano! ^ ^^ Sentado , i con quien se ba alzado. Común 
* manera de hablar en la Escritura es llamar á la 
idolatría i superstízion, fornicazion: á los idó- 
latras llama Putas i Rameras. Leed el capit. de
Jerem. 11 i lu, Ezec. xvi, Oseas , i, n ¡ m. Llá- 
mase, pues, el Papa Ramera i gran Ramera, por 
su idolatría i superstízion , que comete, i enseña 
tantos pueblos i naziones. Notad lo que dijimoa en 
el paso que zitamos de Daniel , cap. xi. Cuanto 
mas, que aun por gran providenzia de Dioa, ha 
acontezido esto al pie de la letra , i sin ninguna 
figura, pues ha habido Papa que fué mujer i gran 
Ramera. Leed la vida que habemos contado de 
Juan octavo. Lo que dize, que la mujer estaba 

El Papa se Tiste ^^^^^ ^® púrpura , grana , oro , etc. , al píe de la 
como San Juan la letra asi se viste el Papa cuando se Tiste de 
pinta i la Rame* Pontifical , i prinzipalmente el dia de sa coro- 
nazlon. Platina, hablando del Papa Clemente 
quinto (como en su vida dijimos), dize, que en 
suGoronazion cayó una pared, que mató á mu- 
chos, i que el Papa, cayendo de su caballo, per- 
dió un carbúnculo , que se le cayó de sa tiara , ó 
como ellos llaman. Reino, que valla taia 






I DE SV AUTORIDAD. 331 

»i El Botor Illescas , cap. xxiv, hablando de 
inazion de León X, dize estas palabras: Fué 
énmizado i alegre el día desta Goronazion 
M, que apenas se acordaba nadie haber visto 
aiiejante. Porque demás de otras fiestas que 
Btón, que seria largo contarlas, afirman que 
amaron entre la jente , pasados de zien mil 
>ét Cite. ¿ Cómo podia dezír este Papa lo que 
idro: No tengo plata ni oro? Llámase esta 
"Babilonia, que quiere dezir, Confusión. 
le Madre de fornicaziones i de abominazio- 
sf lo es Roma al pie de la letra. ¿Qué ziudad 
' eíi el mundo , donde haya tanta confusión 
OS í i tantos millares de públieas putas , que 
tímn Cortesanas , de las cuales el Papa tie- 
[ baena renta : tal, que puede hazer un gran 
azgo? I esto es nada en comparazion de 
aAnitas abominaziones , que se cometen en 

¿Dónde en la Christiandad se sufre mas 
ligo el pecado nefando que en Roma? Dize 
ti f que esta mujer estaba embriagada con 
|ré'de los Mártires de Jesús. ¿A cuántos, 
Atoa ha hecho el Papa quemar i morir á 
ú « por dezir i creer, Jesu Christo ser núes- 
leo i sumo Pontifize , Interzesor i Media- 
como lo llama el Apóstol? ¿Por creer que 
ffpo, que él ofrezió en el árbol de la 

es el único i solo sacrifizío con que la 
Padre se aplaca ? ¿ Por creer , que por sola 
lÁrespeto ninguno de nuestras obras somos 
«Am? ¿Cuánta sangre inozente ha tragado 
tmado este lobo rabioso en nuestros tiem- 
eaetenta, ó 80 años á esta parte, en Alema- 
mnsia, Inglaterra, i aun en Italia, i de 4^^ ó 



3IS lUELPAPA 

zhtcuenta años acá en nuestra España? Testigos 
SOD los fuegos i persecuziones de Sevilla , de ¥a- 
lladdid, i de otras partes en España. ¿Quésatís- 
fazion hará esta Bestia tan cruel , por un JMkx 
Constantino, única perla de nuestra España? 
¿por un Botor Vargas? ¿ por un Dotor Ejidio? ¿por 
un Don Juan Poqze de León, hijo del Conde de 
Bailen, 1 tan zercano deudo del Buque d* Ar- 
cos? ¿por un Ghristóval de Arellano, dotiaimo 
por la confesión de los mismos Inqaistdoros? 
¿por un Jerónimo Caro? ¿por un Lizenziado 
Juan Gonzales? ¿por un Lizenziado Losada? To- 
dos estos fueron hombres de mui buena vida: lo 
cual los mismos Papistas, que loa conozieron, 
no pueden negar: i fueron pios en su dotrina. k 
todos estos,! á otros muchos hombres i mu- 
jeres consumió el fuego en Sevilla, ó siendo 
condenados vivos , ó desenterrados siendo ya 
defuntos. Todos estos fueron contemporáneos, 
i asi casi en un mismo tiempo quemados en Se- 
villa; {Oh Sevilla, Sevilla, que matas i quemas 
los prophetas que Bios te envía! Nómbrame 
unoB ocho de tus siervos del Papa , que hoi día 
vivan en tí, que se puedan comparar i parago* 
nar,así en vida como en dotrina, con los ocíio 
que he nombrado, que entonzes quemaale. Go- 

jén., IV, 10. jj^Q ^^ sangre de Abel gritaba á Bíos^ asi tam- 
bién ahora la sangre destos Mártires grita á 
Bios. Bebajo de las zenizas destos hienaveotih 
radoe tiene Bios escondidas muchas zenteUitaa, 
las cuales , cuando le plazerá , las soplará, i en- 
zenderá de tal manera, que harán otro mayor 
fuego que el pasado. I así se acrezentará el 

Tertuliano, número de los fides: porque la sangre de los 



I BB Sü AUTORIDAD. 133 

Kárlírea es la simiente del Evánjelio. Gon- 

ÚHft S. Joan su capítulo díziendo .- que esta mu- La mujer es la 

« la gran ziudad , que tiene su rano sobre 8"° ^Eiudad. 

Aeyes déla tierra. ¿No es esta iina manifiesta 
laicripzíon de la Corte Romana? ¿Qué otra 
iaáad sino Roma tiene su Reino sobre los Reyes 
kirla tierra? De todo el mundo iban á Roma: 
■s riquezas del mundo se llevaban á Roma: solo 
i Papa era Rei de los Reyes, i Señor de los 
Mkures. I guayas de quien le desplazia. De la 
iMtia dize S. Juan, que tenia siete cabezas, 
dies cuernos : los cuales el mismo S. Juan de- 
ten díziendo , que las 7 cabezas, que la Restia 
iieiiey son 7 montes. No faltó al Espíritu santo, 
fM habló esto por la boca de ¿. Juan , sino 
klrir, ROMA. Los antiguos poetas, como Yir- 
iüa, i Horazio , que vivieron en tiempo del Em- 
perador Augusto Zésar, en cuyo tiempo vivió 
S„ Juan, llaman á Roma Septicollis, de 7 colla- 7 montes. 
ÍM fó montes. Los Griegos la llaman Eptalophos, 
|ae as lo mismo que Septicollis. Este epíteto le 
dan't para diferenziarla de todas las otras ziuda- 
dades del mundo , Galepino : Septicollis , urbis 
BfNMB epitheton , á septem coilium numero im- 
pUÜmn. ^Tertuliano, cap. xxxy de su Apolojético 
diie: ipsos QuiriteSy ipsam, vemaculam sep- 
iBtm eoUium plebem convenio , etc. Horazio al fin 
deauEpodon, 

JMii quibus septem placuere colles^ 
Dicere carmen. Habla de Roma, 
lyirjilio, iEneid. ti : 

S§pt9mgue; una sibimuro circumdedit arces. 
IFroperzio: 
SsijiíUm urbs alta jugis toto qwB prwsidet orbi. 



U4 IIBL PAPA 

Q. D. la ziudad alta coa siete cumbres « que es 
Señora de todo el mundo. Los nombres destos 
siete montes son : Capitolio , Palatino , Qoirinal, 
AVentino, Zelio, Vimlnal , i EMquilino. Por estas 
palabras de San Juan claramente yemos , que d 
Antechristo tiene su silla en Roma : i no hai otro 
que tenga su silla en Roma, sino el Papa: 
ergo el Papa es Antechristo. Bize San Joan, 

10 cuernos, que los diez cuernos son 10 I^eyés sujetos ai 
Antechristo, los cuales batallan brayamente 
defendiendo á su Monarca el Antechristo: i dize, 
qué batallan contra el Cordero. ¿Qué cosa hai 
mas sin fuerza , sin armas , i sin astuzia qoe un 
Cordero? Con todo eso, este Cordero débil, 
simple i desarmado venze á estos diez Re^es, 
que con furia i fuerza de leones i de lobos 
arremeten con él, i no prevalezen: i cuando 
no pueden por fuerza , con astuzia , como zorras 
▼lejas , lo quieren cojer i matar. Pero el Cor- 
dero , Vengan, como vinieren, á todos los 
veoze. ¿Quién es este Cordero? Es aquel de 

Apoc, XIII, 18. quien este mismo San Juan dize que es muerto 
dttide el prinzípio del mundo. ¿Cómo, el Cor- 
dero muerto venze? Si. Esta es la potemia 
de Dios. Es aquel Cordero, de quien el otro 

Juan^ 1, 39. San Juan testifica , diziendo : Veis aqui el Cor- 
dero que quita el pecado del mundo. Este Cor- 
dero es Jesu Christo , el cual, con el espíritu de 
su boca mata al Antechristo , como ya habernos 
dicho tratando el'segundo paso que alegamos de 

iiy Thes, II. la Epístola á los Thesalonizenses. Dize mas 
S. Juan , que estos diez cuernos, estos 10 reinos 
(sintiendo la invinzible potenzia del Cordero 
impotente) , dejaran al Antechristo, lo afrenta- 




1 OB SU AUTOBIDAD. 33f 

if i le harán la guerra, i lo destruirán. ¿Qué 
¡ «Bles de .ochenta años había en la Ghristian- 
U: que osase chistar contra el Papa ? Todos 
B- sus 'Yasallos , todos eran sus soldados, á 

00 mandaba. Mas ¿cuántos lo han ya dejado 
Mshenta años á esta parte, viendo las mortales 
ida» que ei Cordero con sola su palabra ha 
la al Papa? Ejemplos asaz -manifiestos teñe- 
» en Alemana, Inglaterra, Escozia, Dina- 
rea i Suezia: también Franzia i Polonia 
in para dejar al Papa. Quien viviere , oirá 

dfa lo mismo de España. Ya Dio» ha co- 
isado, no querrá dejar su obra imperfeta, 
i medio acabar. Miirad cómo Daniel, Pablo 
oan concuerdan i convienen. Todos tres 
■ OH Espíritu , que los hizo hablar , cuentan 

ei^ hijo de perdizion, i hombre de pe- 
O' será muí abominable en su vida , i mui 

1 en su dotrina: muí rico, muí poderoso, 

ido de seda i de brocado, compuesto con 

, i pedrería, gran guerrero, i perseguidor 

í3ordero, i de los que siguen al Cordero. 

*nblo nota el lugar de su residenzia : dize que 
aentará en el templo de Dios. San Juan pasa 
i adelante: dize, que se asentará en la ziu- 
que tiene siete montes , que es Roma : i así 
értfnimo lo entiende, cuando dize: Esta Ba- prefar^fib.' d" 
ntef i esta Ramera que en el Apocalipse nos Spíritu saocto ei 
telada , no nos puede sinificar otra cosa que *° ^"* ^''*^** 
Oks lo mismo repite en la vida de Marcos. 
tQ ziego es el que no vee por tela de zedazo. 
iMn no vee , que esto no puede convenir, sino 
imente al Papa? Es, pues, Anlechristo. Cuan- 
i sn fin, ei Espíritu santo por Daniel , Pablo 




i Juan, ya alegados , dize que será bien miseraUe 
(como ya habernos dicho) , con lo cual consuela, 
conforta , i anima los pobres fieles que están 
aflijidos i oprimidos con su tiranía. Ven, Sefior 
lesus. Bien-aventurados los que leen , i los qoe 
oyen las palabras destas prophezias, i guardan 
Apo9ai.^^% las cosas, que en ellas están escritas: conso el 
mismo San Juan al prinzipio de su ReTelaskm 
dijo. 

Por lo que habernos dicho de la Tida i dotrína 
de los Papas , i por lo que los Dotores i Goncí 
líos antiguos han dicho , i aun la misma 
tura sagrada , que habernos alegado , en 
daramente cualquiera fiel, orthodoxo, i 
thólico Ghristiano, que tuviere algún joizio,. 
i alguna zentellita de fé, £1 Papa no ser uní — 
versal Obispo, no ser suzesor deS. Pedro, n 
ser Vicario de Jesu Ghristo : sino al contrario, 
suzesor de Judas, ser Vicario de Satanás, seré 
hombre de pecado , i hijo de perdizion , que 
sentado en el templo de Dios , como si fuese Dios- 
ser la Ramera de Babilonia , que tiene so sí 
en la ziudad que tiene 7 montes , que es Homar 
s^ el Antechristo, que en todo i por todo 
opone á Ghristo : i conosziéndolo por tal, lo abo- 
minará i detestará. I así sabrá responder á 
razones, ó por mejor dezir, sinrazones que I 
aduladores del Papa , por su provecho temporal^^ 
por ser Obispos , ó haber otras dignidades eel 
siásticas, etc. , alegan : i muchas vezes contra 
propría conszienzia , contra lo que sienten , 
entretener al Papa , i mantener su primado. Se 
ría nunca acabar querer responder á todas 
objeziones, á todos los pasos que de ra?^ 





I DB su AÜTO&IDAD. 337 

i trtTés alegan. Solamente responderénios 
lOi prinzipales, sobre los cuales los demás se 
■dan: los cuales derribados, todo el edifizio 
le sobre ellos está edificado, de nezesídad caerá 
r tierra. Estos son dos: Tú eres Pedro, IMÍat. 
1 r i Apazienta mis ovejas , Juan , veinte i uno. 
isf , in prohemio Sexti in Glosa , se dize, que el g^fj ¿'gí*"*^ 
pm alcanzó su prinzípado por estas palabras: 
»tff Pétrus , ó por estas , Pasee oves meas, Jesu 
fisto (dizen ellos) dijo á San Pedro : Tú eres mol^ xyi, í$. 
dro y i sobre esta piedra edificaré mi Iglesia, tú eret Pedro, 
i, k ti te daré las llaves del Reino de los zíe- ^^' 
I s Todo lo que ligares en la tierra, será ligado 
los zielos : i iodo lo que desatares en la tierra, 
ú desatado en los zielos. Las ovejas (como Juan^x^h. 
a Ghristo) conozen la voz de su Pastor : co- 
cemos, pues, todo esto, que dijo Jesu Ghristo 
lan Pedro , ser mui gran verdad : pues que fué 
guinziado por la boca de nuestro Pastor, 
estro , i Redemptor Jesu Ghristo , que es la 
una verdad. Pero dezimos, que en ninguna Bespuesiaáios 
mera , ni por parte ni por arte tiene que ver ,21 i?í»Vpi con" 
i el Papa, que es Antechristo, ni le perte- firma so primado. 
se. Guando el Papa hiziese la confesión que 
o S. Pedro : Tu eres Ghristo , etc. I asi lo ere- 
le: cuando el Papa viviese como vivió San Pe- 
) & cuando el Papa enseñase i predicase la 
trilla que S. Pedro enseñó i predicó : entonzes 
eODYendria. Pero el Papa es Atheista, tiene 
e Fábula la historia del Evanjelio, vive abo- 
naUiemente, enseña dotrina de demonios 
omo lo habernos probado). Sigúese de aquí, 
taesto que Jesu Ghristo dize á S. Pedro, no se 
ío al Papa , ni en manera ninguna le convie- 

72 



338 DBL PAPA 

iie« Pero para mejor entender este lugar , eiaiQi- 
néÍDOslo. Ghristo preguntó á sus Diszipolos: 
¿Qoián dizen los hombres, que es el hijo dd 
hombre? Respondiéronle: Unos dizen, qae es 
Juan Baptista, otros Helias, etc. Pregúntales 
otra vez Gliristo : i vosotros ¿quién dezis que toi? 
Pedro respondió : Tú eres Ghristo , etc. Enton- 
zea Ghristo, aprobando la confesión de Pedro, 
la cual habia prozedido del Espíritu, i no de la 
carne, le dijo : Tú eres Pedro , i sobre esta pie- 
dra (quiere dezir sobre esta confesión que tú 
heziste, díziendo , que soi hijo de Dios) , edifica- 
ré mí Iglesia. Be manera que no se ha aquí tanto 
de considerar la persona de Pedro, cuanto su 
confesión: i a^í Ghristo dize estas palabras, 
uo solamente á Pedro, mas aun á cualquiera 
que hiziere la confesión, que hizo Pedro, i 
con la Fé que la hizo Pedro. Porque la piedra 
que confesó Pedro , que es la piedra fundameqtal 
del esquina sobre la cual se funda la Iglesia , la 
cual piedra es Ghristo , no es fundada sobre Pe- 
dro, sino Pedro (como dize S. Agustín), es fun- 
dado sobre la piedra. Porque nadie puede poner 
/, Cor., II, II. QifQ fundamento (como dize S. Pablo) sino el 
que está puesto: que es Ghristo Jesu: él solo, i no 
otro , es el fundamento i Gabeza de su Iglesia: la 
virjen María, Pedro, Juan, í los demás Apósto- 
les i fieles Ghristianos son piedras vivas educa- 
das sobre este fundamento : son miembros de la 
Iglesia, cuya Gabeza es Ghristo. Gontentarse 
debría el Papa con ser piedra deste edífizió: con 
ser miembro deste cuerpo: pero como no es 
miembro , mucho menos es Gabeza. A ti (dize 
X Ghristo) daré las llaves, etc. , todo lo que ligares, 



1 DB 80 AUTORlbAÚ. Ut 

eio* Esta promesa haze Ghristo, no solamente á 
Pedro , mas aun á todos 1 á cualquiera de los 
A,]pdaioles : á todos i á cualquiera de los suzeso> 
Res de ios Apóstoles , que enseñaren palabra de 
Dtfos. I que sea este el verdadero sentido deste 
peeo't veese claramente, por lo que el mismo 
leeu GiiFísto dize Matth. xviii, 18. Todo lo que 
ligecdés en la tierra, será ligado en el zielo: i 
UMÍo lo que desaturdes en la tierra, será desatado 
Bft el zielo. ¿No' Veis cómo lo mismo que Ghristo 
bahía dicho antes á Pedro', eso mismo dize 
deepaes á todos ios Apóstoles, i por las mismas 
palabras ? Lo mismo dize por San Juan hablando jHan,\,i t. 
con lodos los Apóstoles, cuando' les' marida 
que Tayan á predicar el' Evanjelio : Gomo me 
wmlé (dize Ghristo) el Padre, así también os 
eiiYio yo. I como hubo dicho esto , sopló , i 
dijoles : Tomad el* Espíritu santo , á los que 
aoÁtardes los pecados, les son sueltos : á los que 
loe retotierdes, serán retenidos. A todos igual- 
mente haze GhristO' la merzed , á todos igual- 
nMRte conzede Ghristo el priviíejío, i da la au- 
toridad. Es burlería, i aun impiedad, pensar 
qae Ghristo resertó' casos para la sede Apostó- 
lica de Pedro , los cuáles ni Juan , ni Jacobo , ni 
Pablo 9 ni ninguno de los demás Apóstoles pu- 
diesen despachar. Todos los Apóstoles fueron 
¡Males en autoridad i en dignidad. I este orden 
dtiró mucho tiempo en la Iglesia entre los Mi- 
itíslros del Evanjelio, hasta tanto que la ava- 
lisia i ambizion entró en ella , i confundió este 
baéD orden , haziendo al uno mayor , i al otro 
menor , por ser el uno mas rico , i el otro no 
taato*: hablando del Primado confirmamos esto 





340 DEL PAPA 

con dichos de los doctores antiguos. Si Ghristo 
por estas palabras : Tú eres Pedro , etc. , consti- 
tajerá á S. Pedro, Obispo universal, i Cabeza de 
toda la Iglesia, como ellos dizen, ¿á qué propósito 
los. Apóstoles trataron después tantas' Yezes la 

Cjoestion del Primado , quién habia de ser el ma 

yor entre ellos ? San Mateo , desde el verso prime 

ro hasta el y del cap. 18, haze menzion desto: = 
S. Marcos, cap. ix, desde el verso 33 hasta el 37: ^ 
S. Lúeas, desde el verso 46 hasta el 48 del cap — 
IX. Cuenta S. Mat., cap. xx, 20, que la madi 
de los hijos del Zebedeo , i los mismos hijos (com( 
dize S. Marcos, x, 35), pidieron á Christo que 
d uno se sentase á su diestra , i el otro á su sihies — i 
tra : por lo cual , como dizen ambos Eyanjeliétas, 
se indignaron los diez Apóstoles con los dos h^ — ''^*- 
manos. S. Lúeas , cap. xxn, S4 , cuenta que'hubo^:^ ^ 
entre los Apóstoles una contienda sobre ¿cuál de — ^S" 
Uos habia de ser el mayor? ¿Qué responde JesuK.^ ^ 
Christo á la pregunta que le hazen los Apóstoles,^* ^* 
Mat. , XVIII, 1 , Quién $erja el mayor? etc., pófii 
les un niño en medio, dizeles, que el que sp aba- 
jare como aquel niño, aquel será el mayor, etc,^^ 
S. Marcos , IX, 35 , dize: El que quisiere ser 
primero, este será el postrero, i siervo de todos. 
S. Lúeas , IX , 48. El que es menor entre vosotros, 
lesté será grande. Christo reprehende á los 
del Zebedeo por su ambiziosa demanda : dfzelei 
que no saben lo que piden , etc. Los diez se 
jan con ellos por esta mayoría que pretendían. 
Dizeles Christo que en el reino político hal ma- 
yoría: i asi los Beyes i Prínzipes tienen . autori- 
dad sobre todos. : pero que no es así en su Rdno, 
que es ,e8pirit^al, en el cual no hai esta mai 




I DB 8Ü AVTOBIDAD. 341 

fotí^^ ni la debe haber. Pero vosotros, dize 
CbrUto, No así, etc. Si nuestros adversarios exa- 
nf misen bien esto, avergonzarseian del primado 
prinzipado que quieren dar á su Papa : el cual, 
il San Pedro, ni ninguno otro de los Apostó- 
os tuvo. Porque sí Ghristo hubiera dado el pri- 
mado á San Pedro, sin duda ninguna, cuando 
oa oía contender sobre quién deilos habia de ser 
si ñiayor, les dijera: ¿por qué contendéis voso- 
xos^ ¿No sabéis que yo he ya dado el Primado á 
Pedro? ¿No sabéis que yo he hecho á Pedro el 
mayor sobre todos vosotros? quietaos, pues, 
I. teneido por tal. Lo mismo les dijera San Pe- 
dro: Yosoi el que Ghristo ha constituido por 
Cabeza de toda la Iglesia , etc. Mas ni tal dize 
Giuristo, pero antes los reprehende por su ambi- 
sloo , i afectazion de Primado : ni San Pedro 
alega, que Jesu Ghristo le habia dicho : Tú eres 
Fedrot etc. El segundo lugar fundamental, que 
para mantener el primado del Papa, nuestros ad- 
iNKfarios alegan , es , que Ghristo dijo á San Pe- 
dro; ¿Amasme? respondióle Pedro: Si, Señor, 
etcL» cntonzes le dijo Ghristo: Apazienta mis^^p'^"*" "»'• 
OT4^a. Infieren de aquí, que pues que Ghristo j^^^ ^^,^ ^^ 
dyo.etto á San Pedro, i no lo dijo á ninguno de 
loa ÍDftros Apóstoles, que por el mismo caso lo 
1^ PrJnzipe de los Apóstoles. No consideran la 
amnaprudenzla y caridad de Ghristo en confir- 
m/tt i consolar á Pedro. Pedro tres vezes habia 
ai^do á Ghristo : Ghristo le preguntó tres ve- 
zpt^y si lo amaba? Pedro las dos vezés le respon- 
dió,; Si, Señor : pero á la terzera se «ntristezióc i 
para consolarlo , Ghristo le volvió á dezir : Apa- 
ziAita mi» ovejas. Gomo ai dijeras Tú, Pedror 



34Í DEL PAPA 

me has negado: pero baste arrepentido, i has 
por ello demandado perdón , amargamente llo- 
rando: yo te perdono tu pecado , i te Tuehro al 
mismo estado , en que antes estabas. Apazíenta^ 
pues, mis ovejas : i para mas alegrarlo , le dize, 
que será constante , i que no lo negará. I k da 
á entender (como luego dize el ETanjelista) la 
muerte con que había de glorificar á Dios. Il
mismo cargo i ofizio de apazentar dio Jeso 

More, XVI, ts. Giiristo á todos los Apóstoles , cuando les ma 
dé que fuesen por el universo mundo , i predi 
casen el Evanjelio á toda criatura : I cuando le 

iaan, xx, 33. ^^. Tomad el Espíritu santo, á los que soltar 
dM los pecados , etc. Asi que tampoco lleva 
esto San Pedro preeminenzia ninguna á los 
más Apóstoles. Todos son ¡guales en dignidad 
1 en autoridad , i miembros muí prínzipales 
cuerpo místico de Jesu Ghristo, que es sa Iglesia: 
el cual cuerpo (pues no es monstruo) no tiett< 
que una sola Cabeza, que es Ghristo. I aun 
maadigo: que puesto caso que San Pedro hu- 
biese sido prfnzipe de los Apóstoles, i de mui 
mayor autoridad que todos ellos, pero con to- 
do eso el Papa , no siendo suzesor de San Pedro 
ni Vicario de Ghristo (como ya lo habernos pro- 
bado) , no será prínzipe de los Obispos , ni Obis* 
fo universal sobre todas las Iglesias. Contentar- 
se debria con ser Obispo de Roma. Mas ni aun 
eso t no es sino Antechristo. Estos dos son los 
prinzipales i fundamentales lugares con que los 
Romanistas se esfuerzan á mantener so prima- 
do. I pues que estos no lo prueban , mocho me- 
nos lo probarán los demás que alegan: á los 
coales se puede responder por lo. ya dicho. Una 






I DE Sü AÜTOHIDAD. 343 

les quiero preguntar, i es esta : Si es ne- 
seaario que el hombre crea, el Papa ser suzesor 
de San Pedro , Vicario de Ghrísto , i Cabeza uni- 
renal de toda la Iglesia (como Bonifazio octavo 
[o ordenó), ¿qué será de toda la Iglesia Griega, 
tpie nunca tal creyó ? ¿ Qué será de todos aquellos 
|iie TÍTíeron en tiempo de Juana Papa? ¿Qué se- 
iñftde aquellos que vivieron en tiempo de Anastasio 
sapindo, Liberio i Félix segundo? Estos tres Pa- 
pa* faeron Arríanos. Juan XXIV fué hereje : por 
to eoal, i por otras grandes abominaziones , que 
Sd le probaron en el Gonzilio Gonstanziense , fué 
depuesto. ¿Qué será de aquellos 'que vivieron en 
Itompo deste Papa i de otros herejes, i de los 
Pepas que alcanzaron el papado, ó por armas, ó 
per dádivas, ó por armas i dádivas juntamente? 
Loe. tales., según los decretos de los mismos 
^|Mis, no son Papas. I con todo esto, esta es 
eesi siempre, i ha sido ya mucho tiempo, la co- 
QUin via de alcanzar el papado. ¿Guantas vezes 
ee qoeja desto Platina i los demás escritores de 
vidas de Papas? ¿Qué será de aquellos que vivie- 
rwi en tiempo de Zisma? Treinta Zismas (como sozísmas. 
Ottoljio Panvino, autor papistisimo, lo nota), 
lie'.habido en la Iglesia. Zism» ha habido que 
doró ztncuenta años : porque tantos pasaron in chronico 
4iade Clemente VU , hasta que nuestro Español ^^""°««"- 
demente VIII renunzió, habiendo papado cuatro 
olios después que Benedito Xin, también Español, 
OMurié en España. ¿Qué será de aquellos que vi- 
irieíoa en tiempo que hubo cuatro Papas junta- 
mente, que fueron Víctor, Alejandre III, Galisto 
mi Pascual, en tiempo del Emperador Frederico 
Baibtfdsa? ¿Qué será de los que vivieron en 



 







344 DBL PAPA 

Tres Papal en tíempo de tres Papas. Benedito VIÜ, ó DL, Sil 
Roma en un mía- TMtre III, i Gregorio VI, i todos tres en un mism 
™^ ^^^' tiempo residían en Roma? Benedito tuTO su 

en el palazio Lateranense, Silvestre en San Pe- 
droy i Gregorio en Santa DÍaria la mayor. £er( 
el Emperador Henríque III los depuso á todos 
tres. Gregorio XU , Benedito XIII, i Alejandre V^ 
poco antes que se tuviese el Gonzilio Qons — 
tanziense, se descomulgaban los unos á los otros^ 
Gregorio habia sido hecho Papa en Roma*. 
Benedito en Aviñon, i Alejandre enelGonzUic 
Pisano: ¿á cuál destos tres tendrán por.PapaS* 
¿Qué será de aquellos que vivieron en UempodeL 
seijio 111 1 Be- Papa Serjio III, i del Papa Benedito IX, ó, 
25o"de"o/f2é "*® ^'^8, Vm. Cada uno destos ilos faé 
trp« vezes Papa, vezes Papa. Leed sus vidas. Estos , con filenas,^ 
mañas 1 dádivas , se hazian Papas : pero >aiiai 
otros mas fuertes , mas mañosos, i mas 
sos, i echábanlos fuera: mas ellos tomaban á&^ ^ 
cobrar fuerzas, i echaban á los que los habiaitf^^-^ 
echado; Esto hecho , tornaban los otros á echar:^ ^^ 
á estos otra vez. Estos la terzera vez (porqué á^g ^ 
tres va la venzida, i la terzera es la viu^dadera),^- ^K 
tornaban á hazerse Papas. ¿Qné vergñenza de^^'f 
Cabezas de Iglesia de Jesn Ghristo son 
erandea sede- ¿Q^ ^^^ ^^ aquellos que vivieron en tiempo ái 
vacantes. sedevacantes , que duraron mucho tiempo, en 

las cuales hubo grandes disensiones i alterazii 
nés? Huerto Clemente IV, hubo nna sedeva- 
cante de dos años, nueve meses i dos días. Máerto 
Nicolao IV, hubo sedevacante de dos años," 
tres meses i dos días. Muerto Clemente qointo, 
hubo sedevacante de dos años , 3 meses i 17 dias. 
Muerto Marz^no (eomo dize al D.. ]lk»m), 





I DE SU AUTORIDAD. 345 

ftcé la silla de San Pedro siete años i medio i 
% 'días. I añide Illescas , que asi lo afirma Bá- 
aaso I otros muchos autores. Pero Platiaa dize, 
;oe' vacó 25 dias. ¡Cuál estaba la Iglesia en 
iléé tiempos ! i Qué miserable fuera la condizion 
el Ghristiano, si no se pudiera salvar si no 
reyéra el Papa ser su Cabeza ! ¿ Qué liiziera en 
«mpo de cuatro Papas, de tres, de dos? ¿En 
rimpo de Papas herejes , Simoniacos , i amanze- 
•adoSy por no dezir otra cosa peor: i de Sede- 
aémles tan largas? Pero la condizion del buen 
Miiólico Ghristiano es felizisima : su Fé no se 
lUMla sobre hombres, sino sobre su Cabeza, 
Shtittó : Cree que ya no puede morir, cree que 
narió una vez para matar el pecado de todos 
Kfiidios que creen en él , mas que ahora vive 
(Mínialmente, estando sentado á la diestra del 
^•dre, interzediendo por nosotros. Este si es 
tooliize, i tallo habemos menester, i no el Papa. 
kChristo, pues, sea gloria i itnperio, i al Papa 
mifasion i vileza : i todos los que desean que el 
fteteo de Dios venga, digan juntamente conmigo, 
IJIIMI9 Asi sea. 

Aiiora, queriendo concluir este Tratado del 
Papa 9 pondremos por apéndize, ó añadidura, i 
B«lo con toda brevedad, algunas de las blasphe- 
miaBqaé el Papa enseña, ó manda enseñar (por- 
qamék^ raro d nunca, predica ni lee), por las cua- 
la» se entenderá cuál sea toda su dotrina , que 
mm manda creer i adorar, como si fuese la misma 
patebra de Dios. I guayas de aquel que no la 
creyere , condénalo á fuego por perro , hereje, 
Lotherano. Dios haya misericordia delios , i lea 

aiwtkMOjos. Sadotrina, pues, es esta que se sigue. 



^46 DBL PAPA 

ElPontífize Romano es Dios : dist. xcvi, cap. 
Satuevideníer. IBaldo in L. uUí. G. sent. rescin. 
Dezío in e. i, de Constituí. Felino in cEgo iV. de
jurefurando. 

El Papa no es hombre, lib. i Sexti de electio- 
ne, tít. 6.<^, cap. Fundamenta in Glossatore. 

El Papa ni es Dios, ni es hombre: in prologo 
Glementinarum in Glossatore. (En lo cual se 
muestra ser verdadero Antechrislo, porque Ghristo 
es Dios i hombre.) 

A nadie es lizito querer, ó poder trapasar los 
prezeptos de la sede Apostólica : dist. xx , cap. 
INulli. Iten, dist. xiietxxn. 

Cualquiera que no obedeze á los estatuios del 
Papa, es hereje: ibid. in Glossatore. 

Sacrilejio comete el que miente al Papa : por- 
que él tiene en la tierra las vezes de Dios viviente: 
de poRnitent. , dist. I, ca. Libenter ignosco. 

El Papa es Obispo de todo el mundo: lib. ▼ 
Sexti, ca. Foelicis in Gloss. 

El Papa tiene el prinzipado de todo el mundo: 
lib. m Sexti, tít. 16, cap. Periculoso. 

Nadie ose dezir al Papa , Señor, ¿por qué lo 
bazes asi? in Extravag. , tom. xxn, tii. 5.^ cap. 
ad Apostolatus in Gloss. II, Decretal.., tít. yb» 
cap. 5.^, vide Glossam. 

£1 Papa por estas palabras : Tu es P^rue^ d, 
Pasee oves meas^ ha alcanzado el prinzipado: m 
prooemio Sexti in Gloss. 

Ningún hombre puedejttzgar al Papa: caos. Ut 
quaest. 2.^ ca. Nemo. Iten, Aliorum, etdistXLv 
ca. Si Papa: ca. xii, quaest. 2.^ Ouisquisin Gloss.: 
dist. XL, ca. iVbfi nos , in Glossatore. 

A nadie es permitido juzgar dd joisio dado 



I DB SU AÜTOIIDAD. 347 

i sede Apostólica, ni retratar su sentenzia, 

(▼II , qaesC. 4 , cap. Nemini. 

IPapa dispensa contra el Apóstol, dist. 34, cap. 

rin61oss.,dist. 82, cap. PresbiterínGÍoss., 

xr y c. 6 , cap. autorítatem in Glossatore. 

Pip« tiene zelestial albedrío, lib. i, Decret. 

Mrli,tit. vn^ cap. quinto. 

Fapa puede mudar la naturaleza de las co- 

Sifdem. 

Fapa, de nada, puede hazer algo, íbidem. 

Fapa la voluntad le sirve por razón en lo 

[Hiere hazer, ibidena. 

Papa puede dispensar con la {jCí de Dios, 

Papa puede hazer de injustizia justízia, 
ni. 

Papa tiene plenitud de potestad , rbidem. ^ 
anta es la diferenzia entre el sol i la luna« 
res entre el Beí i el Pontifize, libr. Decr. 
or. , tit. xxxni, Solit». 
s Injustamente condenados deben tener res- 
onporla Iglesia Romana, i los oprimidos 
To. Gans. u , quest. 6 , cap. Ideo, 
arque Jesu Ghristo , hablando de sí mismo, ^a/., iixyui, u. 
Toda potenzia noe es dada de mi Padre, 
1 dzielo, como en la tierra: concluyen de 
los Romanistas : JSrgo el Papa manda ab- nia^ri?e* obed.* 
•mente en el zielo j en la tierra. ítem , por- ca. n. ' 
Daniel dize, que Dios quita Reyes, i pone ¡>on., ii, ai. 
t^ traspasa los Reinos de nazíon en na- 
pSrgo (dizen ellos) el Papa tiene autoridad Lib. vii Decre- 
laponer los Reinos, dándolos á quien qu¡-|.ejudicttí!"*'*' 
, I quitándolos á quien se k antojare. De 
ha tenido que los Rayes 1 Emperadores , á 



348 DSL PAPA 

mía aobre tuja, han comenzado á besailt loa 
pies, estando presentes, ó absentes por aui?]bajadores. De aquí es que el mismo 
le sirre de mozo de espuelas, teniéndole d estri- 
bo á su Satanidad , cuando sube á caballo. I aun 
el Papa le riñe, si no le tiene bien el Estribo. EL^ 21 
cKcfk^d" ífP* Bonüazio Vm se dmcrgonzó tanto, qu«»f 
siam. bizo articulo de fe, sm el cual nmgono se pueda^^ J& 

salvar, que el Papa es absoluto Señor, asi en 
temporal, como en lo espiritual, presentad! 
ea d Jubileo , para que todos lo viesen , con ui 
llave en una mano , i con una espada en la otra. 

m^2nt pSiorSw" ^* ^•P* ClemenU VI, su suzesor, no se coi 

'tentando de mandar á los Reyes, i Empera — < 
dores, se atrevió en una Bula de mandar á lo^ 
Aójeles. Hase concluido i determinado en la Bo— 
Wí del Papa (i bien rota), que es su chaniiUe — ^^^ 
rja, que Dios tiene por bueno, i aprueba todcc^^^ 
Ídem in rescrip- ^uanlo haze el Papa. Que la voluntad del Papa 
to. Bite rescrito la regla de todo derecho, y de toda justizia. Q( 

na^i'oeifioado! ®^ ^^^^ puede hazer en este mundo absoliita- 
* mente todo cuanto Dios haze: visto que. él 
todo, i sobre todas las cosas : i que ai él 
parezer, se debe presumir que Dios tamlHeo 
etdcín.^'"^*^* ha mudado. Que cuando el Papa enviase mi 
DecitiooesRo- ^^^ millares de ánimas al infierno, nin( 
te. BtMai Fran- le puede reprehender. Que su poder se leatien^-'^ — 
ciMuí de Hipa. ¿^ |j^j3 ^ 2ielo , tierra , i hasta el mismo infier— 
PhUipp. Decioi. „^ Que no se puede apelar del á Dips, Que^ 
Hostieotii. puede dispensar i mandar contra las Epístolas d^ 
Ru^ñó?^^ ^* ^- Pablo : como quien es mayor que S. Pablo, lá^ 
Johúiaei de niismo puede hazei' contra el viejo Testaman— 
Anania, etc. to, como quien es mayor que los autores dei 

viejo Testamento. I aun han pasado mas ade- 




I DB SU AUTOHIBAI). ^9 

laote: Han disputado, ¿Si puede el Papa dis- Dist. u, cap. 
pensar contra el Evanjelio? ¿Si el Papa tiene si Papa. 
mas poder que S. Pedro? ¿Si el Papa es simple- 
OMite hombre f 6 como Dios? En summa, elDia- 
blQ ha pasado tan adelante , que se disputaba en 
ht érelas, poco antes que Luthero viniese, i 
aun después, ¿Sí el Papa partizipaba de dos 
nataralezas, conviene á saber, de divina i hu- 
nana, como Jesu Ghristo? Mejor demandaran: 
8t ha habido Papa que fuese hermaphrodito : lo 
eoai puede ser, pues ha habido Papa mujer. Leed 
á Qrasmo Annot. , in. I , Gaput. i , Epistol. ad 
Tfanotheum. Disputaban también (dirélo en su 
prppr|o Latín) : ¿Jn mille Angelí possint sal- 
tairm in iummitate digitiPQ. D. ¿Si mil Anjeles 
jpoeden saltar en la punta del dedo? Iten , Jln 
Christui sub forma escarabei posset salvare ge- 
nw humanum? Q. D. ¿Si Ghristo en forma de 
cocarabafo pudiera salvar al linaje humano ? Iten* 
¿Si el Papa era mas misericordioso que Ghristo? El Papa, según 
naqphemia. Concluían , Que sí. La razón que g^* ,Jíg"JSswf- 
daban es esta : que en toda la Escritura no se lee cor di os o que 
Jeítt Ghristo haber sacado alguna ánima de Piir- 5„¿|*'® • * ^^^ 
gatorio : pero que el Papa , por su gran piedad 
i jnisericordia , libraba cada día una infinidad de 
ánimas, i aun pasaban adelante, Goncluían en 
sos disputas que el Papa tenía poder de desba- 
tar i apagar el fuego de Purgatorio. En to- 
das^estas cuestiones concluían adulando al Papa, 
mintiendo contra sus conszíenzias , no tenien- 
do; cuenta ninguna con la honra que á solo 
IMbs se debe: ni con la de su hijo Jesu 
€hristo. I Ga. Quoniam de immuniL , in vi, 
d Papa dize : Ños , no queriendo menospreziar 



3M BEL PAf ▲ 

nuestra justizia , ni la de la Iglesia nuestra es^ 
pota. Bien se sabe que la Iglesia no tiene ol 
ningún esposo, que á solo Ghristo. I pasa 
adelante el Papa : díze, i manda que asi ae di( 
i predique, i que nosotros asi lo creamoe, 
tanta la virtud , i tanta la santidad de aa silla, 
que cualquiera desuellacaras, que cualquiera, 
por impío , perjuro , i abominable que sea , qoei 
sentare en ella , luego al momento , por hal 
sentado en ella, se trueca i muda ea otro 
bref i se haze santo. Pero oigamos las mismi 
palabras que la misma Bestia habla, como estái 
ca. Non nos, escritas In Ga. Non nos, dist. 41 , 1 son estasi 
din. xLi. bienaventurado S. Pedro traspasó en sus _ 

res, juntamente con la herenzia de inozenzia«-M^^ 
on dote perenal de méritos. Lo que á él le fa^m-^^^ 
oonzedido por la luz de sus hechos, perteneze ^ ^ 
aquellos, que son alumbrados con semejant^^^ 
claridad de conversación. Porque ¿quién podr£S'''V '' 
dudar ser santo aquel , á quien una Cumbre de^ ^^ ^ 
dignidad levanta? En el cual , si faltan bienes ga — ^^^ 
nados por su mérito , bastan los que se dan deEt^ ^ 
predezesor del lugar, etc. Si esto fuese Yerd«d««. K^-^ 
ningún Papa seria malo , ni en vida ni en dotrínars ^^ "^ 
pues que en siendo Papa , no puede errar : entfrs ^^ 
siendo Papa, es docto i santo? i para dezirloc^^ 
todo en una palabra, es Dios en la tierra: i 
todo cuanto él haze , Dios lo aprueba en el zido. 
Pero las vidas, que habernos contado de lof 
Papas, i aun las mismas vidas que los adulada 
res de los Papas han escrito , nos muestran 
contrario. Esto tiene aquella silla papal , esta es^ 
la herenzia que un Papa hereda de otro , que en- 
//, r/Aef., if, 4r sentándose uno en ella , si era no tan núüo,8e 




1 DB 8U AÜTOBIDAP. 35 f 

Bato » i 8i era malo se haze malísimo : i al fin 
ino 86 haze hijo de pNerdizion , hombre de 

9 oponiéndose i levantándose contra todo 
>ee llama Dios. ó divinidad: tanto, que se 
ft fu el templo de Dios , como Dios, hazién- 
larezer Dios. 

taa estas cosas, que habernos aquí recapi- 

I de la dotrina del Papa , son blasphemias, 
qoeel mismio diablo, si se vistiese de carne 
ia, no las diría mayores , ni mas horrendas. 

; todo esto, España, estás ziega , i no vees,
iQzes al Antechrísto, al cual, pensando 
á Dios, i honrar á su Hijo Jcsu Ghristo, 

I I honras? Dios te haga misericordia, i te 
Ofl ojos del entendimiento para que leas, 

i entiendas la voluntad de Dios , que su 
ad ha revelado en su santa Escritura ; sin 
Bzion , ó meditazion es imposible el hombre 
r con la verdad. Escudriñad (díze Jesu Juan, v, 39. 
>) ias Escrituras : porque ellas son las que 
itimonio de mí : i por consiguiente lo dan 
¡a del Antechrísto. Guando con espíritu 
nildad las hubieres bien leído i meditado^ 
es entenderás cuánta haya sido tu zegue- 

ignoranzia. Entonzes , convertiéndotc 

10 tu corazón al verdadero Dios que te 
redimió i santificó, abominarás los ídolos 
data , i los ídolos de tu oro , que tus ma- 
madoras (como díze Esaias) habían hecho, i Esaias, xxxi, 7. 
ega i ignorante, ios honrabas i adora- 

uiaando que hazias gran servizio á Dios, 
tes los arrogarás de tí, los desmenuza- 
M)n8umirás. ¡Tanto será el odio que ten- 
con la idolatría f Entonzes , entonzes, 



352 DBL PAPA t BB SÜ AÜTOftIBAB. 

cuanto , mas tú que todas las otras naziones de 
mundo, te has en estos últimos tiempos abatíd< 
i apocado , sirviendo i adorando este monstruo 
este hombre de pecado , este hijo de perdizion 
esta Ramera vestida de grana i de púrpura, , i 

adornada con tanto oro i pedrería, esta Bestia m^ «, 
este Antechristo , este tu Papa , este tu Bio« en k M, la 
tierra; tanto mas teniéndote por avergonzada .s^ai 
afrentada de lo que has hecho (porqiie amas, .^ , i 
estimas la honra tanto i mas que otra nazionJ^M^a n) 
le deservirás, abominarás, i procurarás su tot^^^^ta 
ruina i perdizion. Dios te haga la grazia , i preste»,^ ^to, 
por. el sacrifizio , que su Hijo Jesu Ghrist(^.S^«to. 
nuestro summo i único Pontífize, Redemptor, «. *, ; 
Señor nuestro, le ofrezió. Amen. 



Para ayuda de la memoria pusimos aquí ur-si-iioa 

Tabla, en la cual se muestra claramente el 

Papa ser el Antechristo : lo cual es 

el sumario deste primer 

Tratado. 



Fin del primer Tratado. 



Tabla 9 en la cuud mui clara i suczin^ 
tamerUe se declara^ quién sea el 
ArUichristo , i por qué marcas se 
pueda conozer^ 



PBIKBRAMEin'E. Sfi DECLARA LA NEZESIDAD 
DESTA DOTRmA. 

doHO conviene que la Iglesia Ghrístiana i cada 
fiel miembro della conozca á Jesu Ghrísto, su 
Señor f 1 que con obedienzía siga su dotrlna : asi 
es menester que cada fiel Ghristiano sepa i en- 
tienda lo que la Sagrada Escritura enseña del 
Antichristo : parar que todos los fieles de veras lo 
conozcan, i conoziéndolo huyan del, i se guar- 
den de sus engaños. Si en la primitiva Iglesia los 
mismos Apóstoles avisaron á los fieles del peligro 
i de la venida deste gran lobo , como pareze , II, 
Thes., u, 3, 4, etc. I, Juan, n, 18 , etc. Cuánto 
mayor nezesídad tememos ahora desta dotrina 
en esta vejez del mundo , en la cual abunda la 
iniquidad , i el fin de todas cosas se azerca. 

2. DEL NOMBRE Antichristo, 
I CÓMO LA S. Escritura habla del. 

Antichristo es palabra griega , que quiere dezir, 

contrario á Ghristo. Gomo Antipapa se dize, el que 

no siendo Papa , se atribuye toda la autoridad i 

potestad del Papa : así aquel es Antichristo , que 

se opone á Ghristo, atribuyendo á si mismo lo* 



BEL PAPA 

que es propio de Ghristo. La S. Escritura habit- 
en dos maneras del Antichristo. Porque como el 
▼ocablo Ghristo , ó unjido se toma algunas 
enjeneral, como Psal. gy, 15, No toqtíeii 
mis unjidos: Donde por unjídos se entiendeiB^ 
todos los fieles que tienen comunión con Ghristo^ 
Iten, se toma propriamente cuando sehaze meo — 
zíon de Ghristo nuestro Suñor. Así , por la pala — 
bra Antichristo algunas vezes se entienden eiB. 
jeneral todos los que se oponen á Ghristo en la» 
dotrina, como Juan, n, 22, icap. iv, 3. Perc^ 
propriamente se haze menzion del Antichrlato». 
cuando se denota una cabeza de un abominable 
Reino : la cual cabeza se levanta contra Ghristo? 
tomo I, Juan, u, 18, cuando el Apóstol dlze» 
Que el Antichristo habia de venir. Débese 
notar, que como en la S. Escritura muchas cosa^ 
son predichas de Ghristo , que convenían á algu- 
nas personas que eran tipos i figuras de Ghristo^ 
como David , Salomón , Zerubabel , etc. Las 
cuales propria i verdaderamente se deben enten^ 
der de Gliristo , i son cumplidas en él : Asi mu— 
chas cosas son predichas del Antichristo. Daniel^ 
cap. vn, ver. 8, 20, 21, 25, i cap. vm, ver. 23, 
S4« 25, í cap. XI, ver. ^,íTimot., iv, 1, 2, 3, 
que convienen á algunos tiranos í herejes ^ como 
a precursores i tipos del Antichristo: Perc» 
propriamente convienen al Antichristo, 1 tienea 
su cumplimiento en él. 

3. SI SEA V£NIDO EL ANTICHRISTO. 

Los Papistas dizen , el Antichristo no ser aun 
venido, i enseñan que ha de venir de raza de 
Judíos, del tribu de Dan, que será nazido en 



I DE Sü AUTORIDAD. 

fiabilonia, i criado en Ghorazain i Bethsaida, 
iten, que reinará en Jerusalen, etc., i otros 
semejantes desTaríos inventados de los hombres 
tin autoridad de la S. Escritura. Pero nosotros 
dezímos que el Antichristo es ya venido, i lo 
probaremos con testimonios de la S. Escritura. 
Aeonteze aquí á ios Papistas lo mismo que en 
tiempos pasados acontezió á los Judíos , cuando 
Jesa Ghristo nuestro Redentor se manifestó en 
el mundo. Porque como los Judíos creian i con- 
fesaban con los Apóstoles, que los Prophetas 
liabian predicho muchas cosas del Mesías : pero 
no creian ni confesaban que el prometido Mesías 
ara ya venido , i que Jesús , nazido de la vírjen 
Maria en Bethleem , era el verdadero Mesías : Asi 
1m Papistas el dia de hoi confiesan, juntamente 
eoB nosotros, que en la Escritura sagrada mu- 
ehat cosas son predichas del Antichristo : pero 
no creen ni confiesan que él sea venido, mas 
dixen , que ha de venir , como los Judíos dizen 
áé Mesías. Nosotros , pues , que dezimos que el 
AalSchristo es ya venido, veamos ahora quién 
Y i por qué marcas se puede conozer. 



4. QmkR SEA EL Antichristo , t por qué 

MARGAS SE PUEDA CONOZER. 

Esta cuestión ha sido difízil i escura en tiempos 
pasados : pero el dia de hoi es muí clara i fázil, 
después que el Antichristo es manifestado. Por- 
que como este es el verdadero Mesías , en quien 
todas las cosas son cumplidas , que eran por el 
Espíritu sancto predichas del Mesías : así este es 
i debe ser verdaderamente el Antichristo , en 
quien propriamente se cumplen i convienen todas 



DEL PAPA 

las cosas que son predíchas del Antichristo por 
los Prophetas i Apóstoles. Consideremos , pues, 
lo que el Espíritu sancto en la S. Escritura ha 
predicho del Antichristo. Lo cual todo distingui- 
remos en tres puntos. 

i.° DEL TIEBIPO DE SU REVELAZION. — 2.° DEU 
LUGAR DE SU ASIENTO, Ó SILLA.— 3.^ DB SU 
GONDIZION , VIDA I DOTRmA. 

í,^ El tiempo de la revelazion del Antichristo 
es significado por Daniel, cap. vii, v. 8, cuan— 
do díze , Que el cuerno pequeño subía entre lor 
otros cuernos en la cabeza de la cuarta bestia. 
El Propheta da á entender, qpe el reino del Anti- 
christo se levantaría en el imperio Romano , qu^ 
fué la cuarta monarchía , significada por la cuarta 
bestia. El Apóstol S. Pablo denota también el 
tiempo de la revelazion i venida del Antichristo, 
cuando escribe II , Thes. , ii , 3. ]$o os engañe na- 
die en ninguna manera. Porque no vendrá y quef 
no venga antes la apostasia, i se manifieste eí 
hombre de pecado , el hijo de perdizion. Clara- 
mente significa el Apóstol , que el Antichrist(^ 
habia de venir después de una apostasía. Bien es 
verdad, que desde el tiempo délos Apóstoles habia 
algunos precursores del Antichristo , de los cuales 
leemos, I, Juan, ii, 18, 22, etc., i que entonze» 
se obraba el misterio de iniquidad. U, Thes. , n» 
7. Pero no podía crezer el reino del Antichristo,, 
mientras que el imperio Romano florezia. Mas 
cuando el imperio Romano fuese debilitado , en- 
tonzes el Antichristo habia de ocupar el prlnzi- 
pado. Lo cual significa el mismo Apóstol cuando 
dize. 11, Thes., n , 7 , 8. Solamente el que ahora 
(4) 



I DE Sü AUTORIDAD. 

ífuif domine hasta que iea quitado: i en-* 
M será manifestado aquel inicuo. 
* £1 lugar donde el Antichristo tendrá su 
(tOt es notado Daniel, xiv, 45, cuando dize, 
wUará las tiendas de su palazio entre los 
$$. Iten, S. Juan en su Apocal. , cap. xvu, 
do significa al Antichristo por una mujer 
ia de púrpura i de grana , i dorada con oro, 
>rnada de piedras preziosas i de perlas , etc. 
ei Terso 9 haze espresamente menzion De 
^•montes , soiyre los cuales se asienta la mu- 
i después añide, vers. 18. La grande ziu- 
que tiene su reino sobre los reyes de la 
Yi. I S. Pablo dize, ü, Thes. ii, 4. Que el 
ickristo se asentará en el templo de Dios. 
^ De la condizion, vida, i doctrina del Anti- 
ito amplamente escribe Daniel : en el cap. vii, 
, dize : Hé aqui que otro cuerno pequeño 
a: I luego añide ^ Que en este cuerno habia 
como ojos de hombre^ i una boca que ha- 
a grandezas. I después , vers. 20 i 21. / «u 
Z0r era mayor que de ninguno de sus com- 
iros , i via que este cuerno hazia guerra 
ra los sanctos i los venzia, I vers. 25. / 
^airá palabras contra el Allisimo^ i los Sane- 
del Altísimo quebrantará: i pensará de 
far los tiempos i la Lei. I cap. vm, ver. 23, 
S5. Levantarse ha un Rei fuerte de cara i 
ndido en dudas. I su fortaleza se fortaleze- 
mas no con fuerza suya : i destruirá mará- 
uamente , i suzederle lia prósperamente : i 
á á su voluntad ^ i destruirá fuertes^ i al 
blo de los Sanctos. I con su entendimiento 
á prosperar el engaño con su mano ^ i en su 



DBL PAPA 

corazón se engrancíezerá : i con paz ttestrmérá i 
muchos : i contra ei Prínzipe de los Prinzipef 
se levantará : i sin mano será queifrado, Iten« 
cap. XI , ?ers. 35. / el Rei hará á su vohiiUmé^ 
iensobérbezerse ha y i engrandezerse ha soérB 
todo Dios: i contra el Dios de los Dioses ha^ 
Mará marabillas , i será prosperado^ hasta qm^ 
la ira sea acabada : porque hecha está detefím-^ 
zion. ^T, I del Dios de sus padres no curará^ 
ni del amor de las mujeres : ni curará de Diom 
alguno: porque sobre todo se engrandezeré^ 
38. Mas al Dios Mauzim honrará en su íugarz 
Dios que sus padres no conozieron : honrarlo 
ha con oro , i plata , i piedras preziosas , t com 
cosas de gran prezio. 39. Icón el Dios ajmia 
que conozerá , hará castillos fuertes , ensancha- 
rá su gloria , i hazerlos ha Señores sobro mu- 
choSy i repartirá la tierra por prezio. El Apóstol 
S. Pablo dize : II, Thes. , n, 4, que el hombre 
de pecado i hijo de perdizion se opondrá i levan- 
tará contra todo lo que se llama Dios , ó Divi- 
nidad: tanto que se asiente en el templo de Dios^ 
como Dios: haziéndose parezer Dios: i en d 
?ers. 9. El cual vendrá por operazion de Sa- 
tanás, con grande potenzia, i señales^ i milagros 
mentirosos, i con todo engaño de iniquidad. 
Iten, I, Tím., iv, 2, 3. Que con hipocresia 
hablarán mentira, teniendo cauterizada la 
conszienzia. Que prohibirán el matrimonio , • 
mandarán abstenerse de las viandas que Dios 
crió, Iten, Apoc. , xm, 11. Después vide otra 
bestia que subia de la tierra , i tenia dos cuer- 
nos semejantes á los del cordero , mas hablaba 
come el Dragón : i cap. xvu« 6. / vide la muier 



DE se AÜTORIBAD. 

0méfiagada de la sangre de los Santos ^ i de la 
sangre de los Mártires de Jesús. 

Estas prophezias nos easeñaQ que el Antichristo 
hMa de ser Rei , el cual de pequeño crezeria 
ivondria á ser muí grande i poderoso , con nmi 
próspero suzeso. Jten , que será bktsphemo , ido- 
la$ra , sacrilego , superbisimo , astuto, hipócri- 
tOifmnospreziador del matrimonio, avaro, gran 
Hrano i perseguidor de los Santos , engañador 
i Umsode impiedad. 

BnuBíneinos ahora estos testimonios de la sa- 
grada Escritura , i verse ba que todos mui pro- 
liriaiDeiUe convienen al Papa de Roma: de 
n w ner a , que por estas prophezias nos es mos- 
trado cómo con el dedo de Dios dende el zielo, 
fseel Fapa es el Antichristo. Porque si se consi- 
dera d tiempo de su reveiazion : el reino del Papa 
comenzó en la 4.* monarchía, cuando el imperio 
Romano estaba debilitado. Porque zerca del año 
606, el Papa Bonifazio lU rezibió del Emperador 
Pliocas (que fué tirano i mató á su señor Maurizio 
i á 8U mujer i hijos) , el titulo de Obispo Universal 
i cabeza de la Iglesia. Lo cual , siendo una vez 
oOBzedido, los Papas luego aplicaron toda su 
dflifenzia para alzarse con el imperio de Roma i 
de todo el mundo. 

Claanto á la siUa del Antichristo : mui claro está, 
i notorio es á todos , que el Papa tiene su asiento 
en Roma , la cual es una ziudad entre dos mares, 
Tirreno í Adriático .* i tiene 7 montes , i el reino 
•obre los reyes de la tierra. Lo cual no se puede 
dezir de ninguna otra ziudad en todo el mundo. 
I pues que Roma es en Europa , i no en India, 
Alia ni África , pareze claramente que el Anti- 



DEL PAPA 

diristo tiene su asiento en el templo de Dios: 
quiere dezir , en la Ghristiandad « como predijo 
S.Pablo, II, Thes., II, 4. 

La condizion i estado del Papa fué al prinzipio 
pequeño , pero ha crezido en gran manera i coa 
grandísimo suzeso. De manera que tiene, no 
solamente potestad , i una corona como Reí , mas 
tres coronas , declarando que tiene mayor potes- 
tad que todos los Reyes i Emperadores. Gomo 
también él se atribuye los dos cuchillos ó potesta- 
des, espiritual i temporal : lo cual es representado 
por los dos cuernos , Apoc. , xni , 11. 

Rlasphemo «s el Papa cuando se dize vicario de 
Gfaristo , cabeza de la Iglesia , que perdona peca- 
dos , que no puede ser juzgado de nadie , que no 
puede errar: en conclusión, que es Dios en It 
tierra , que puede mudar á la natura, i qae tiene 
un alvedrio zelestial , i la plenitud de potestad , i 
que él puede de injustizia hazer justizia. Vid. 
lib. I Decret. Greg. , tit. vn, can. 5. 

Idólatra es cuando manda ^el culto de lasimáji- 
nes , i la invocazion de los Sanctos, cuando luize 
del Sacramento un ídolo, un dios Mauzim, que 
ni los Apóstoles ni los padres conozieron. Porque 
adoraron i honraron á un solo Dios en espirita i 
verdad. Juan, if, 23. 

Sacrilego se muestra quando quita á la Iglesia 
el 2.^ mandamiento de la lei de Dios , i á los laicos 
la copa en la zena del Señor , i cuando prohibe al 
pueblo Ghristiano la lezion de la S. Escritora 
contra la doctrina i espreso mandamiento de 
Ghristo. Juan, v, 39. 

Superbísimo se declara cuando se haze llevar 
sobre hombros de hombres.* como en tiempos 





I BB Sü AUTORIDAD. 

j;»a8ado8 ae llevaba el arca del Señor sobre loe 
l^&ombros de loe LefUae. Se llama padre aantíei- 
ila ntísma santidad. Se atreve á quebrantar 
modar las leyes i ordenazlones de Dios , i im- 
oner nuevas leyes á las conszienzias. Compárase 
si mismo al Sol , i al Emperador á la L^na. 
ib. I Decret. Greg. , tít. xxxm. I los Emperado- 
ra i Reyes le besan lois pies. 

Astuto es en todo su reino : mas prinzipalmente 

«ando por medio de la confesión auricular ha 

l)ierto una ventana en los corazones de los hom- 

res, no solamente del vulgo, pero aun también 

e los grandes del mundo, sabiendo por esta via 

^◦dos secretos. 

Es manifiesto hipócrita, cuando so título de 
iervo de los siervos, domina como Rei de re- 
es: i so nombre de pastor, se muestra lobo roba- 
or : i so pretesto de ser suzesor de S. Pedro , se 
celara imitador de Judas. Porque como Judas 
n un beso i finjida amistad fué traidor á su 
^Señor: asi el Papa , con finjida sanctidad i ester- 
^^^as zeremonias, enreda al pueblo en cadenas i 
^azos de ignoranzia i superstizion. Por tanto, el 
^:3)ismo título que Ghristo dio á Judas , Juan , xvn, 
"^2, el Apóstol lo da al Antichristo, 11 , Thes., n, 4. 
Menospreziador es del matrimonio , cuando lo 
^sstima como un estado camal , i por tal lo ha 
;]prohibido á todos sus eclesiásticos con tanta se- 
"^cridad, que aunque los fornicadores i adúlteros' 
^canzan fázilmenle absoluzion de sus peca- 
dos, no hai perdón para los eclesiásticos que se 
ciasen según la ordenazion de Dios , mas esto es 
xeputado i castigado del Papa como pecado irre- 
misible: aunque la S. Escritura enseña. I, Goi.; 




DEL PA.PA 

▼n, 9, Que mejor es casarse que quemarse: i 
Heb., XII, 4. Kenerable es en todos el matrimo- 
nio. Iten, I, Tim. , m, 2. Conviene que el 
(hispo sea marido de una mujer, 

Laavarizia del Papa es insaziabte, i se estiende 
por todas partes. Por diaero perdona pecados: 
▼ende ofizios eclesiásticos : haze mercado de sus 
bulas, induljenzias , jubíleos, reliquias, misas, 
oraziones i Sacramentos, i constriñe al misero 
pueblo á comprar sus mercaderías , no solamente 
en los días que otros mercaderes trafican , mas 
aun también , i prinzípalmente en las fiestas , Do- 
mingos i Pascuas, cuando otros descansan. Dans
todos los dias del año granjea , í de cualquiera 
persona saca dinero , hasta de los ludios , i de las 
putas ó cortesanas de Roma. 

Tirano i perseguidor de los Sanctos se declara, 
cuando es causa de tanto derramamiento de san- 
gre Ghristíana , inzitando á los Reyes i Prinzipes 
á perseguir todos los que le contradizen i se apar- 
tan de sus idolatrías i superstiziones , para serrir 
á Dios, según su voluntad i palabra; los cuales 
son condenados del Papa como herejes i quema- 
dos, no les dejando hablar, poniéndoles una 
mordaza en la lengua. I por su estrema crueldad 
no perdona á los mismos Emperadores i Reyes, 
que son los unjídos del Señor , cuando no ejecu 
tan con obedienzia sus tiranías : como las 
rías lo testifican amplamente. 

Es engañador en muchas maneras. Porque en 
gaña al pueblo con falsa doctrina i vanas promesas 
con magníficos titules, ifinjida sanctidad, 
bulas , induljenzias i falsos milagros , i ilusioner 
del Demonio, etc. 



I DE Sü AÜTOBIDAD. 

Es lleno de impiedad , pues que no solamente 
peca i se deleita en pecados , pero haze también 
pecar á los otros. Porque ha depravado el culto 
de Dios con idolatría : la autoridad de los Reyes 
con tiranía : la fé pública con engaño : i la vida de 
sos Eclesiásticos con suziedad i infamia, causada 
por el constreñido zelibado. En conclusión , en 
el reino del Papa se halla una fuente i manantial 
de abominaziones i escándalos, según el pro- 
▼erbio , Cuanto mas zerca de Roma , tanto peor 
Christiano. Q. d. Cuanto mas zerca del Anti- 
christo , tanto mas lejos de Ghristo. 

Claramente^ pues^ se puede concluir por estas 
dmnostraziones que el Papa es el Antichristo^ 
que la S, Escritura ha predicho , i del cual la 
Iglesia Christiana tanto ha padezido, 

[En la 1.^ Edizion del a. de 1588, concluye el 
Tratado del Papa, en la páj. S89, i sigue inmedia- 
tamente á la páj. 290, el Tratado de la Misa. Pero 
en la 2.^ Edizion del a. de 1599, que nos sirve de 
orijinal, después de la páj. 35S, sigue la Tabla 
que antezede en un medio pliego , doblado á ma- 
nera de mapa, ó estado, que en el orden de la 
pajinatura cuenta solo por dos pajinas. Gomo es 
incómodo desdoblar i doblar un pliego que se en- 
cuentra entre las hojas de un libro ; se ha reduzi- 
do aquí dicha Tabla á pajinas del mismo tamaño 
qae las otras , pero con diversa pajinatura que lo 
demás del volumen : porque realmente en la Edi- 
zion antigua no tiene pajinas. Nota del Ed,' 

(11) 



355 

TRATADO SEGUNDO, 

DE LA MISA 
I DE SU SANTIDAD. 



m el ayuda del Señor habernos salido del 
trínto, no de Greta, sino de otro muy peor, 
iij mas intricado i revuelto, de Roma, del 
a, y de su Górte Romana. Habemos pro- 
D, el Papa ser falso sazerdote, y verda- 
í Antechristo , ser el hombre de pecado , i 

de perdizíon, ser aquella Ramera de quien 
A San Juan en su Revelazion. Probamos 

por su mala vida, i impía dotrína, por 
08 de Doctores i de Gonzilios antiguos, i 
tres notables pasos de la sagrada Escritura, 
ra mostraremos la Misa, la cual es la se- sumario délo 
da coluna que sustenta y tiene en pie á ]a ?eT-^Tr8?ado.*"" 
sla Romana, ser falso sacrifízio, ser una in. 
»on diabólica, ser una profanazion de la 
la Zena , que Jesu Ghristo nuestro redemp- 
instítuyó. I si la Misa es tal (como lo pro- 
Smos), sigúese que la debemos huir y detes- 
: i asi la huimos i detestamos, como cosa 
denada i abominable delante del acatamien- 
divino. Hecho esto , mostraremos , con el 
ida del Señor (sin el cual ninguna cosa , que 
ina sea , podemos hazer) , Jesu Ghristo ser el 

24 



356 DE LA MISA 

verdadero i único sazerdote, i sumo Pontifize, 
i su propio cuerpo i sangre, que él ofreszióen 
la cruz á su Padre , ser el verdadero i único sa- 
crifízio, cuya memoria hazemos todas i cuan- 
tas vezes zelebramos su santa Zena: al fin 
deste tratado, pondremos una tabla , en que mos- 
traremos, la conformidad , unión i identidad que 
la santa Zena , que Jesu Ghristo instituyó , tiene 
con la santa Zena que en las Iglesias reforma- 
das se zelebra : luego se muestra la diferenzia, 
disconformidad i contrariedad que la Misa , que 
nuestros contrarios zelebran , tiene con la santa 
Zena de Ghristo, que es la que ahora nosotros 
zelebramos. 
Misa. Gomo el nombre de Papa no se halla en la 

sagrada Escritura, así tampoco se halla el nom- 
bre de Misa. I es de creer , que si fuera tan ne- 
zesario al Ghristiano creer la autoridad dd Pa- 
pa , i la santidad de la Misa , sin la cual fé 
(como ellos dizen) es imposible, que el hombre se 
salve : es de creer , digo , que Jesu Ghristo , ó 
sus Apóstoles, hubieran hecho alguna menzíon 
No bal cosa dello. Porque todo cuanto nos es nezesario parp 
n^sSiiMiaiaúe ^^^ salvos, Ghristo i sus Apóstoles nos lo eiiae- 
la Escritura no ñan. S. Pablo, hablando con ios Ephesios, les 
la diga. ¿J2e. Sabéis como nada, que os fuese útil, he 

^ceot, XX, 20. fg|jyi¿Q anunziaros i enseñaros públicamente i 
por las casas, testí6cando á los ludios, iálos 
Jentiles, la penitenzía , i la Fé en nuestro Señor 
Jesu Ghristo. Pero este santo Apóstol , tan dili- 
jente en enseñar lo que debemos creer, nin- 
guna menzion hizo del Papa , ni de la Misa : si- 
gúese de aquí, que no es articulo de Fe creer 
la autoridad del Papa, ni la santidad de la Misa. 



I DE SÜ SANfíÜÁD. Züf 

Hts diránme, que es verdad que esta palabra 
Misa no se halla en la Escritura : pero que se ha- 
Ma-su equivalente, Zena del Señor: i que sí de- 
temo» admitir la Zena del Señor, que también 
debemos admitir este nombre Misa. A lo cual 
respondemos, que hazen grandísima injuria i 
tuerto á la santa Zena que el Señor instituyó, 
díziendo ser lo mismo que su Misa, la cual ellos 
se han imajinado i fabricado. Porque, cuan 
gran diferenzia hai entre la verdad i la mentira, 
iá luz i las tinieblas , Dios i Belial , tan gran di- 
ferenzia hai entre la santa Zena i la prophana 
Misa. Si la cuestión fuese del nombre , si la san- 
ta Zena se ha de llamar Misa , ó no : la cuestión 
no seria de grande importanzia. Convengamos 
eti la substanzia de la cosa i llamalda como qui- 
sierdes. Aunque no es bien hecho , cuando el Es- 
píritu Santo llama una cosa por tal , ó tal nom- 
bre , que el hombre se atreva á llamarla por otro 
nombre. El Apóstol la llama Zena del Señor, i /, cor , xi, 20. 
no Misa. Llamémosla, pues, nosotros Zeña del 
Señor, i no Misa. I prínzipalmente habiendo 
tanta dífei*énzia entre la Zena i la Misa , como 
veremos. 

Cuanto al nombre de Misa, aun entre lo* de^dónSesedi^a 
mismos Romanistas no se ha concluido de don- uisa. ^ ^^ ^^ 
de se derive. Unos dizen que se deriva de Mas, 
vocablo Hebreo , que sinifica tributo, ó zenso: 
otros dizen que es Latino, i que Misa es lo 
mismo que Misio, como Remisa (del cual vo- 
cablo usan algunos délos antiguos, i prínzipal- 
mente San Zipriano), es lo mismo que remisio, 
otros dizen otra cosa; Misa, como nuestros Oué cusa sea 
eoDtrarios la definen, es un sacrifizio, por el^^^*** 



358 DE LA mSA 

cual se alcanza perdón de pecados de títos i de 
Ocho razones muertos. Los Romanistas engrandezco su Misa: 

man íaMUa"^'^" ^ ®®'^ (como ellos dizen) por muchas razo- 
nes: de las cuales pondré aquí ocho, que son 
las prlnzipales: la 1.^ por ser sacrifízio espíate- 
rio: la S.^ por el que la instituyó , que fué (como 
ellos dizen) Ghristo: 3.^ por los que la dijeron, 
que fueron (como ellos dizen ) San Pedro , San 
Juan, Capellán (que dizen) que fué delaVir- 
jen María, Santiago, i los demás Apóstoles. 
4." por la antigüedad de la Misa : pues que toda la 
Iglesia, desde la muerte de Ghristo hasta ahopa,ia 
ha zelebrado con gran reverenzia: dizen, que 
nunca Dios hubiera permitido que su Igleáa 
fuese engañada tanto tiempo. 5.^ Gonfírmanla 
con muchos milagros, que las Misas , i sus hos- 
tias consagradas, han hecho : los cuales muestran 
la santidad, i divinidad que hai en la Misa: 
6." Mantiénenla diziendo, que en la Misa hai muí 
buenas cosas tomadas de la sagrada Escritura: 
como la epístola , el Evanjelio , el Hoc est corpui 
meum , el Pater noster , etc. 7." Dizen que este 
sacrifízio de la Misa, fué figurado en Melcfaisedee, 
/AiM.,xiT, 18. el cual, siendo Sazerdote del Altísimo , leofres- 
Maíac^i^u. zió Pan i Vino: dizen que Malachías habló 
de la Misa , cuando dijo : Porque desde donde 
el sol naze , hasta donde se pone , mí nombre es 
grande entre las Jentes : í en todo lugar *se sa- 
crifica i ofreze sacrifízio limpio. 8.^ Estímanla 
por los grandes provechos que della rezebi- 
mos. Concluyen de todo esto, la Misa ser santa 
i buena , bendita i divina : i nosotros ser perros 
herejes, pues tan desvergonzadamente habla- 
mos contra una cosa tan exzelente que Jesu 



I DE Sü SANTIDAD. 359 

Ghristo ordenó , sas Apóstoles zelebraron , i to- 
da la Iglesia Católica venera y honra , etc. Dans
conclusión, la Misa es su Helena , por quien todo 
el mundo revuelven. Estas son las prinzipales 
rabones , con que nuestros contrarios mantienen 
su Misa: alas cuales, invocando el nombre del 
Señor, cuya causa aquí tratamos, i cuya hon- 
ra aquí mantenemos, responderemos por el mis- 
mo orden, que las habemos propuesto. Supli- 
cóos, Ghristiano lector, por el zelo que tenéis de 
la gloria de Dios, i por el deseo que habéis de 
|a salvazíon de vuestra ánima , que atentamente 
^ais , i con madureza peséis las susodichas ra- 
zones, y las respuestas que les daremos, y lo de- 
mas , que cuanto á este propósito diremos. Ved 
cuál destas dos dotrinas , convenga i conforme 
mas, con el nivel i regla de la sagrada Escritura: 
i eso creed. No sois bestia: entendimiento os 
ha dado Dios , i su Leí. Advertid bien , que no os 
va en ello , sino la salud de vuestra ánima : ser 
idólatra , ó no. .

Cuanto á lo primero, que dizen: La Misa ser ^^ ^g^^jn ¿e 
sacrífizio para alcanzar perdón de pecados , etc. nuestro* contra- 
Digo que, hablando con cortesía, la Misa no es j^^^^lg*?."**'" ^®*- 
sacrífizio. Porque si fuese sacrífizio, no sería, 
propriamente hablando, Sacramento. I ellos afir- 
man, la Misa ser sacrífizio i sacramento. ^^ « , 
cual no puede ser. Porque tanta diferenzia hai sacrifitío. 
entre sacrífizio i sacramento , cuanta díferen- Diferenzia en- 
zia haí,e!itre dar i tomar. El sacrifizio se ofre- tre^^rito^ 
ze i presenta á Dios: el sacramento se toma 
i rezibe de la mano del Señor por el minis- 
terio del Ministro de su palabra. La santa Zena, 
propriamente hablando, no es sacrífizio expía- 



360 DE LA BII8A 

torio, porque deste hablamos ahora: siaai 
mentó del prezioso cuerpo i sangre de ni 
Redemptor Jesu Ghristo. Pero, impropria) 
hablando, se puede llamar .Saerifizio : pe 
un memorial de aquel eterno i único sací 
que Jesu Ghristo ofrezió á su padre en c 
Los Padres có- dero de la cruz : i asi lo entienden los P 

zena'*"acriflzio ^"***^^ ** llaman saerifizio, no entiende! 

siendo sacramen* la Zena sea sacrifizio, sino memoria dd< 

^°' zio: conforme á lo que dize Ghristo hal 

de la Zen^ : Hazed esto en memoria de 
i^ Cor., Til. San Pablo al mismo propósito dize: An 
reis la muerte del Señor hasta que venga. 
Zena no es saerifizio, mucho menos k) s 
Misa, que ellos celebran en lugar déla 
Demás desto, si la Misa fuese sacrifizio, 
Propiziatorio , que también llamamos E]rio, ó seria Eucharistico. Quiere dezir^ < 
zido por remisión de pecados, ó en haz 
to de grazias. Diránme , como en su del 
dizen , que es sacrifizio Expiatorio. Yo le 
Solo Ghristo es que esto no puede ser. Porque no hai o 

sacrifico expía, ^^.g^.^ expiatorio , sino lasóla muerte i 

de Jesu Ghristo. Sacrifizio Expiatorio 
que se haze para aplacar la ira de Dioi 
tisfazer á su justizia, i haziendo esto, ]limpia los pecados, á fin que siendo elp 
limpio de sus máculas i pecados , i siend 
tuido en pureza de justizia, sea vuelto en 
con Dios. Todo esto, entera i perfetame 
zo el Señor, muriendo en la cruz: i él 
no otro ninguno, sacrificó tal jénero de 
zio. Porque la virtud i eficazia desto, q 
Ghristo, una sola vez hizo, es eterna. je



I DB SU SANTIDAD. 361 

el, ofrezíendo este sacrifízio: Todo es consuma- 
do (todo es cumplido): quiere dezir: que todo 
cuanto era nezesario para nos reconziliar con 
el Padre, para nos alcanzar perdón de peca- 
dos, justlzia i salvazion, todo esto fué acabado 
i cumplido con el solo sacrifízio, que Jesu 
Ghristo ofrezió : i de tal manera no faltó nada, 
que ningún otro sacrifízio puede después deste 
tener lugar. Concluiremos, pues, de aquí, ser 
una insoportable afrenta, i monstruosa blas- 
phemia contra Jesu Ghristo , i contra su sacrifízio, 
si alguno ofreze otro sacrifízio fuera del ya ofre- 
zido, ó reitera el que ya Ghristo ofrezió, pen- 
sando por el tal sacrifízio alcanzar remisión 
de pecados, reconziliarse con Dios, i haber jus- 
lízia. ¿I qué otra cosa se hazeenla Misa, sino 
que nosotros seamos, por el mérito de un nuevo 
sacrifízio, hechos partizipantes de la muerte i 
pasión de Ghristo ? £1 que quisiere bien enten- 
der esto que dezimos del único sacrifízio Expia- 
torio, i una sola vez ofrezido i nunca mas rei- 
terado, lea la Epístola que el Apóstol escribió 
ú los Hebreos, i prinzipalmente el capítulo vii. 
Desto trataremos después un poco mas de pro- 
pasito. 

La segunda manera de sacrifízio , que llama- sacrifizio Bu- 
nios Eucharístico , comprehende todos los ejer- cí»»rt«t*co. 
zizios de Caridad: los cuales cuando se ejer- 
zitan con nuestros prójimos, en zierta manera 
se ejerzitan con Dios, que es desta manera 
honrado en sus miembros. Comprehéndese 
también en este jénero de sacrifizio nuestras 
oraziones , loores , hazimiento de grazias , y to- 
do cuanto hazemos para servir y honrar á Dios. 



362 DE LA mSA 

Todos los cuales sacrifizíos dependen de aquel 
gran sacrifízio, por el cual somos en cuerpo 
i en ánima consagrados i dedicados por temptos 
santos á Dios. Este jénero de sacrifizío no tie- 
ne que ver con aplacar la ira de Dios, con al- 
canzar perdón de pecados , ni con.merezer, ni 
adquirir justizia : mas solamente es para magni- 
ficar i glorificar á Dios. Este sacrifizio Eucha- 
ristieo, en ninguna manera puede ser agradable 
á Dios , sino prozede de aquellos , que habiendo 
por el otro jénero de sacrifizio, que llamamos 
Expiatorio, alcanzado remisión de pecados, 
son ya reconziliados con él, y justificados. Este 
sacrifizio Eucharístico es mui nezesario en la 
Iglesia : i i Ai del día que el Ghristiano pasa, sin 
ofrezer este sacrifizio á Dios I Este es el inzien- 

ATo^.,!, II. so i oblazion limpia i pura que Malaehias pro- 
phetizó que la Iglesia de Dios habia de ofrezer. 

Aom., xii, I. Deste sacrifizio habla San Pablo, cuando dize, 
que ofrestamos nuestros cuerpos en sacrifizio 
vifo, santo, agradable á Dios , senrizio razional. 

ir06.,xui,6. Por esta causa las limosnas, i las demás bue- 
nas obras de los fieles, se llaman sacrifizíos 

Oteas xiY 3. ^^^ m^^ ^^^^ ^^"^ contento. El Propheta Oseas 
exhorta al pueblo á convertirse á Jehova, íde- 
zirle: Quita toda iniquidad, i rezibe el bien, 
i pagaremos bezerros de nuestros labios. Qué. 
entienda «1 Propheta por Bezerros de labios, el 

Heó.^ XIII, 15. Apóstol lo declara , cuando dize : Ansí que siem- 
pre oírescamos por él á Dios sacrifizio de ala- 
banza: Es á saber, fruto de labios, que-confie- 

PAfVt;»., lY, «8. ^^^ (^ Io^Q) ^ su nombre. San Pablo llama la 
liberalidad con que los Phihpenses le hablaA so- 
corrido en su nezesidad 9 sacrifizio de buenolors 



I DE S9 SANTIDAD. 36^? 

I toctar-las buetaas obras que los fieles hazen, se 
llaman saciifizibs, espirituales. Su Majestad nos 
cié grazia para que continuamente le ofresca- 
itkMom lato sadrffizios, 1 que cuando se los ofres- 
camos, sin hipocresía ninguna, confesemos 
que somos siervos inútiles , etc. Porque si á sus 
Apóstoles mandó, que asi lo dijesen i asi lo ^«<^m »v«» «»• 
sintiesen, aun cuando hubiesen hecho lo que 
Oíoslas mandaba, ¿porqué no mandará lo mismo 
á. nosotros , que somos en dotrina y en vida tan 
i nfbriores á sus Apóstoles , que no somos dignos 
de desatar las correas de sus zapatos? Dios nos 
haga la grazia que seamos humildes de corazón. 
Deste jénero de sacriiizio aun diremos mas des- 
pués. 

De lo dicho se vee claramente, la Misa no ser 
aacñfizio ni Expiatorio ni Eucharistico : i por el 
consiguiente, que no es sacrifizio ninguno. Que 
Ho sea Expiatorio , ya lo habemos probado : i que 
no sea Eucharistico, se prueba por lo que nues- 
tros adversarios dízen, que la Misa es sacrifi- 
zio Expiatorio : i si es Expiatorio , no es Eucha- 
ristico. La fuerza deste argumento consiste en la 
regla de dialéctica, quedize: Los miembros di- 
videntes no se deben confundir. Baste esto cuan- 
to á la definizion de la Misa: quitado le habemos 
el jénero, probanda que no es sacrifizio , quitá- 
dole habemos la diferenzia, probando que no es 
expiatorio. Quitado el jénero y la diferenzia, 
¿qué será el definito? Nada , ó si algo es la Misa, 
es priTacion de la santa Zena de nuestro Maes- 
tro i Redemptor Jesu Ghristo : como el pecado 
es príTazion de la grazia. 

Y no piesen nuestros contraríos que les con- 



364 DE LA MISA 

3/ i 3.* razón zedemos la Misa ser tan antigua , eomo eUos 
*ie nuestros con- la hazen, diziendo que el Señoría instituyó ya 

trarios i nuestra, .„^^ ' ^ . . u a " ra-

respuesta. ha 1565 anos: que tanto ha que padezio. rii 

Gbristo no ins- tampoco les conzedemos que San Pedro, ni San 

tituyó la Misa. Jq^^ ^ jji ninguno de los Apóstoles, haya dicho lo 

«J'Sft fp*^*ü;*®* que nuestros contrarios dizen ser Misa. Falsos 

no dieron Misa. / ^. . i i * c« i •

testimonios son que les levantan. Si cualquiera 
que dize algún falso testimonio contra su próji- 
mo, por vil i abatido quesea, quebranta d no- 
no mandamiento, quebranta la Leí de Dios, i 
por el mismo caso, es digno de muerte eterna, 
¿puinto mas la quebrantará, i será digno de muer- 
te, el que á sangre fria i de propósito delibe- 
rado (hablo de los que se tienen por letrados, i 
no del vulgo , que ni lee, ni entiende) levanta fal- 
so testimonio contra su Rei , Propheta i Sazer- 
dote Ghristo , diziendo que él haya instituido la 
Misa , en la cual hai tantas superstiziones , i ido- 
latrías : diziendo que los Apóstoles , vasos esco- 
jidosde Dios para anunziar el Evanjelio, para 
predicarla santa Fé Gathólica, hayan dicho la tal 
levan&r'faUM '^"««^ I así dizen que San Pedro fuóel pnme- 
testimonios á Je- ro que cantó Misa. Pero hablan de oiaas«8Ín 

Peírof fíSantt'a- *^8*'' ningún autor. ¿Cómo es posible, que San 
go, etc. Lucas , tan dilijente historiador de los hechos de 

los Apóstoles^ haya dejado en el tintero este ar- 
tículo, que nuestros contrarios tienen por tan ne- 
zesario para salvarse, como cualquiera de los 
otros doze artículos de la Fó contenidos en el 
Símbolo? I viendo que este falso testimonio, 
que levantan á S. Pedro, no vale mucho para con- 
firmar su Misa, levantan otro falso testimonio 
á Santiago : dizen que Santiago fué el que dijo 
la primera Misa eB Jerusalen. Desvergüéozaose 



I DB SU SANTIDAD. 36S 

jn in«8 : i sacan á luz la dicha Misa de San- 
Bgo, que habia estado sepultada unos mil i 
tunientos años por lo menos : i dan vozes , Mi- 
§pro t Milagro ! ya no haí para que disputar mas: 
íes que es Apóstol el que ha dicho Misa .* ya no 
) pueden ni deben mover mas dudas , tocante á 
i MOta Misa, so pena de ser hereje i blasphe- 
lO quien quiera que las moviere. Esta Misa 
e Santiago (como ellos la llaman) , se imprimió 
n París ano 1560. En esta Misa, hai una ora- 
iott Y en la cual se dizen estas palabras : Roga- 
dos por los dones ofrezídos , santificados , pre- 
IcMOS , sobrezelestiales , inefables , immaculados, 
;lorio80s, horrendos, tremendos i divinos. ¿Qué 
Dañera de hablar es esta ? ¿cuándo los Aposto- 
es lian usado de tal forma de hablar? Iten, pa- 
!« que se vea la mentira á la clara , hai en esta 
lliMí una orazion por los monjes i monjas que 
rivian en los monesterios. Los que dizen , que 
sata Misa es de Santiago , debieran leer esto : i 
uA callarán. Porque en tiempo de los Após- 
toles, ni habia monjes, ni monjas , ni moneste- 
rios : muchos años después se inventaron estas 
cosáis. Demás desto, si esta es Misa de Santiaco, 
augmenten el Gánon : pónganla entre ios li- 
bros Canónicos de la sagrada Escritura ; Crean 
i hagan todo lo que en ella se dize. En esta Mi- 
sa, qae llaman de Santiago , todo el pueblo co- 
moigaba debajo de dos espezies : todo el ofizio 
•e faazia en lengua vulgar .- el pueblo cantaba i 
respondía á las oraziones: en ella no se adoraba ni 
el sacramento del pan ni del vino. Pero todo es al 
contrario en las Misas de nuestros contrarios, 
en Utf cuales el pueUo no conaulga , sino una ve^ 



366 DE LA. HISA 

en el año : i esa Tez que comulga , le quitan la 
mitad por medio, le quitan el sacramento de 
la sangre de Ghristo , la cual Ghristo mandó 
que Todos bebiesen : dizen sus Misas en len- 
gua estraña , que el pueblo no entiende , i aun 
muchas veces el mismo que la dize , ni sabe, ni 
entiende lo que dize : El pueblo calla , como 8|f 
oyeM una farsa: el pueblo adora al pan i al vi- 
no, como si fuese Ghristo, i no sacramento 
del cuerpo i sangre de Ghristo. Lo que Jesu 
Ghristo instituyó, fué su santa Zena : i mandé á 
sus Apóstoles , que representaban la Iglesia uni- 
versal, ó Gathólica, que después hizíesen aque- 
llo mismo, que le habian visto hazer. Hazed (di- 
ze) esto en memoria de mí : i S. Pablo -hablando 
con los Gorinthios (entre los cuales Satanás ya 
había hecho de las suyas , introduzíendo algunos 
abusos en la Iglesia cuanto á la Zena del Se- 
/, Cor., XI, 93. ñor) , dize: porque yo rezebi del Señor, lo que 
también os he entregado : que el Señor la no- 
che , etc. ¿I qué tiene que ver con esto, que cuen- 
ta el Apóstol, la Misa? INinguna cosa. Acaben, 
pues, nuestros contrarios de confundir las co- 
sas: acaben de trocar los nombres: no llamen á 
la%ena del Señor Misa: ni á la Misa Zena del 
Señor : pues no lo es. Esta Zena del Señor, muí 
poco tiempo duró en su ser i perfezion. Porque 
luego, aun viviendo los Apóstoles, se levantaron di- 
sensiones , zismas i herejías cuanto á ella : las cua- 
les, S. Pablo, queriendo corregir, reduze la Zena 
á su primera instituzion , como el Señor la había 
instituido i zelebrado, i mandado que los fie- 
les la zelebrasen. Tras estos tiempos vinieron 
otros : i el negozio fué de mal en peor. Los hom* 



I BB su SAimDAD. 367 

brea no se contentando de la simplizidad con 
«^ue* d ScAor habia zelebrado su Zena, se qai* 
aieron sefialar mostrándose mas sabios, mas pru- 
cleiites i atisados, que el mismo Ghristo, su Maes- 
tro : I asi comenzaron á añadir i quitar en la 
Zena del Señor. Mas con todo esto, por espazio 
 aolamente en una. Es verdad que dan sus 
mnas , por qué se aparten de la instituzion de 
irísto , i de lo que se usaba en la Iglesia. Mais
• escusas son bien frivolas , i bien de reir : co- 
ti mas abajo veremos , cuando trataremos del 
^daño que causa la Misa. I esto es lo lindo, que 
Ddenan por herejes á los que reziben el sa- 
MMento en ambas espezies conforme á la ins^ 
nafon del mismo Ghristo. Si quieren anti- 
edad , esta manera de comulgar sub utraque 
eoie duró en la Iglesia por espazio de casi 1400 
oe : su comunión en una espezie es nueva : no 
que 180 años: porque tanto ha que se iii- 
Á Gonzilio Gonstanziense. Una cosa me lia- 
I ohridado , que ha muchos años que comenza- 
n á dezir sus Misas sin que el pueblo eomul- 
ee: porque solo el sazerdote se lo comía y bebia 
lo sin dar parte á nadie. ¿Cómo se podrá dezir 
jo^ Cena del Señor , comunión , banquete co- 
tn y propuesto i aparejado para todos los íie- 
? A esta manera de Misas llaman Misas pri- ^ Misaj privad«s 
las : i bien privadas , hablando con cortesía. ^'^'^ ^ ^^' 

msrdad que muchos Cánones i Decretos se 
Q hecho contra estas Misas privadas: pero 
lee cómo se guardan. Las privadas han oli- 
tan mal , que cada uno ha tenido por bien 
tapáhe las narizes , i pasar por ellas. Estas 
sas se llaman privadas, no porque se di> 
» privada 6 secretamente, que en las Igle- 
s públicamente, oyéndolas todos cuantos quí- 
ten y se dizen : mas llámanse así , porque 
pueblo no comulga , sino solo el sazerdote. 
un han pasado adelante, el Papa da lizenzía 
B se digan estas Misas privadas en los rincones 



370 HB LA MISA 

de las casas : pero la costa entonzes es doble. 
Porque es menester pagar dinero al Clérigo 
que dize la Misa, i al Papa por la lizenziaque 
da de tener altar portátil, que así le llama la. bu- 
la. Todo esto es contra la instituzion del Se- 
ñor. Veis aquí cómo la santa Zena que Jesu 
Ghristo instituyó, i sus santos Apóstoles zele- 
braroD, se ha ido poco á poco desfigurando, hasta 
tanto que de Zena del Señor se ha conTertido 
en Misa del Papa. Mírese la instituzion de la 
santa Zena , i mírese lo que se haze i dize en 
la Misa , i verse ha sí la Misa es Zena , ó la Zena 
Misa. 
Ahora probemos como un argumento infali- 

b^^ni^chrlstó^ni ^^®» *^^™^ ""* demostrazion palpable, que ni 
sus Apóstoles ha- Jesu Ghristo instituyó la Misa, ni sus Apesto- 
ber dicho Mita, ¡gg ¡^ dijeron : i es este : Lo que raui muchos 

años después de la muerte de Ghristo i de sus 
Apóstoles se inventó, i no de uno, sino de mu- 
chos, i en diversos tiempos , no lo instituyó Ghris- 
to ni sus Apóstoles lo hizieron : la Misa que nues- 
tros contrarios dizen, fué inventada mui muchos 
años después de la muerte de Ghristo i de la de 
sus Apóstoles , i no de uno sino de muchos , i en 
diversos tiempos ; sigúese , pues , que la tal Misa 
no fué instituida de Ghristo, ni sus Apóstoles la 
dijeron. La primera parte de este argftmento, 
ninguno , si no es insensato i loco, la negará: pe- 
ro nuestros contraríos negarán la segunda par- 
te: la cual fázilmente se puede probar. Porque 
un Papa hizo el Gonfiteor , otro el Introito, otro el 
Ryrie-eleyson , otro el Gloria in excelsis , otro el 
Gradual , otro él Ofertorio , otro el Ganon, 
otro los Mementos , otro el Agnus Del : lo mis- 



I DB SU SAirriDAD. 371 

mo digo de todo lo demás que se haze i dize en 
la Misa. Ninguna cosa destas ordenó Ghristo, 
Mno los Papas , i en diversos tiempos. Nuestros 
contrarios (liablo de aquellos que medianamen- 
te han leído las historias) , no me pueden en nin- 
B^ona manera negar, aunque revienten, que la 
Misa desde su prinzipio hasta el cabo , no haya 
sido hecha por muchos Papas. 

Ellos saben muí bien que Dámaso , que fué 
Obispo de Roma año de 368, ordenó el Confíteor, cooflieor. 

Jelasío, Africano, zerca del año 498, compuso Himnos, Coiet., 
(como lo dize Nauclero) los Himnos , Collelas, 5!?? °?*? ^If **•» 

^ ^jii^r-- ~.j.! ■.'^«»"»o«» Veré 

Responsorios , Graduales, i Prefazios, i añidió dignum. 
el y'ere dignum et juslum est. 

Simadlo, zerca del año 512, ordenó que to- Gloria in excel^ 
dos los Domingos i fiestas prinzipales de los sis. 
If ártires se cantase Gloria in excelsis Deo. 

Pelagio, cerca del año 556 , añidió la comemo- Comemorazion 
razion de los defuntos. ^« '**• ^^^^^o%, 

Gregorio primero, zerca del año de 600, hizo 
las Antíphonas , i el Introito : ordenó también ¿í!?£**r,iJí'°** » 
qae el Kyrie-eleyson se cantase nueve vezes, i AÍieiuya, etc. 
el Allelu-ya. Iten, que elPaler noster se can- 
tase á alta voz sobre la Hostia consagrada, i 
ailidíó al Gánon Diesqne nostros in tua pace' 
€iUpana8. 

Seijio, que murió año de 701, ordenó que el 
Agnus Dei se cantase tres vezes antes de la frac- Agnut Dei. 
zion del pan. 

Gregorio tercero añidió á la secreta de la Quorum aolfu.* 
Misa: Quorum solemnitashoffíeinconspectuttiCB oitat. 
wnajestaiis celebratur Domine Deus noster in 
tolo orbe terrarum. 

Nieolao I añidió las sequenzias. scqucntia. 

25 



37S DB LA mSA 

Tanpoco puedea negar que Sisto I no haya añi- 
(lido á la Misa , sanctus , sanctus , Sanctus Do- 
tnimus Deu8 Sabaoth, 
Paz. Inozenzio, zerca del año de 405 , añidió el be- 

sarla paz. 
León I añidió Orate pro me fratres^ i el Leo 
i)eü'gra(ias«&ilc- gratiüs : añidió también al Gánon , Sanctum ta- 
lum sacriflciuiu. crifidum^ immaculatam hastiam. Iten, Hanc 
iianc igiiur. ^^ oblatimem , etc, 

Zelestino ordenó el ofertorio, 
ertoro. Alexandre I, que murió año de 11 7^ comen- 

zó á corromper el orden i manera que Jesu 
Ghristo i sus Apóstoles tuvieron en zeiebrar la 
pjn ftin ijvadu- Zena: i asi ordenó el dicho Pontífice, que el pan 
r>- fuese Zenzeño , sin levadura : i no común , co- 

mo antes lo era. Gomo pareze dist. xcni, cap. Si 
Agua en el vi- quis. Iten , ordenó que se echase agua en d vi- 
"^' no fie Gonsec. dist. u, cap. Sacramento. Iten, 

Qui prldie quam añidió , Qui pridie qiiam paterelur , etc. Esto 
paieretur. ^yj claramente muestra , que Jesu Ghrísto no ins- 

tituyó la misa : pues que tantas personas se han 
ocupado, mucho después déla muerte de Ghristo, 
en hazerla. 
Ti; i'Mtur. Bemas desto, el gran Te igitur clementissime 

Pater , que es uno de los mas prinzipales re- 
miendos de la Misa , en la cual se haze menzion 
del Papa, del Obispo, i delRei, muestra asaz 
manifiestamente, que Jesu Ghristo no hizo la 
Misa: porque en tiempo de Ghristo no habia 
Papa, ni Obispo. 
Gommunican- ^^ Gommunícantes (en el cual se haze men- 
i<^s* zion de la santa Virgen, de los Apóstoles , i de 

muchos santos , que vivieron en el mundo mui 
mucho tiempo después de los Apóstoles, como 



I D8 SU SANTIDÁt). S73 

S. Zipriauo, Lorenzo , Grisógono, Cosme, Da^ 
tnían, i otros) , muestra mui bien que Jesu Ghris- 
lo no hizo la Misa. No han puesto á San Pedro 
€Q este Gánon , porque si fuera puesto , pudi^- 
rase dezir que él buscaba su propría gloria. Haí 
Cambien un pedazo de la Misa, i aun de los 
prinzipales, que comienza: iVo^ú quogue pee- Nobis quoqun 
catorUmi^ en el cual se haze menzion de' aigu- P®*^*^"'^''**^"*- 
nos de los Apóstoles , santos i santas, mezclados 
sin orden unosconotros .* como son Santa Bárba- 
ra, Perpetua, Águeda, Luzia, Inés , Zezilia, etc., 
las cuales vivieron en el mundo mui- mucho des- 
pués de la muerte de Ghristo. Veese, pues, por 
esto , Ghristo no haber instituido la Misa. 

Probado hemos lo que pretendíamos, que 
Jesu' Ghristo no instituyó la Misa, i que sus 
Apóstoles jamás la dijeron : sino que los Papas 
en diversos tiempos la compusieron , añadiendo 
uno un pedazo, i otro otro, hasta ponerla en el 
ser i estado en que ahora está , que ninguna co- 
sa tiene que ver con la Zena del Señor. Parán- 
dome algunas vezes á considerar estos peda- 
zos, chafallos, remiendos, i retazos de que la 
Misa es hecha , me ha venido á la memoria una 
admirable similitud ó comparazion (á mi pare- 
zer) , i creo que lo mismo parezerá á los que bien 
la consideraren. Hale aconteszido á la Misa, ni LaMisaremeo^ 
mas ni menos que á una Esclavina , á una capa JjJ'comoBscia- 

vejisima de un gallofo , de uno que demanda de 
puerta en puerta. A la tal Esclavina, mientras 
mas vieja se haze, mas remiendos se le echan: 
de tal manera que al ñn con el tiempo no se vee 
en ella, sino un pedazito aquí, i un pedazito alli 
del paño de que al prinzipio fué hecha : i«ei8te 



374 DB LA MISA 

paño está tan usado , tan gastado , tan descolo- 
rídoí tan sin ser, que no pareze, ni por pen- 
samiento, ser lo que fué. No se veen en esta Esda- 
Tina sino remiendos de paño roto i podrido , i 
mui mal puestos, i peor cosidos , de tal manera, 
que da asco de verlos á los que delicadamente 
se han criado. Otra tal Esclayina, ni mas ni me- 
nos, es la Missa papística. £1 paño de que se hizo, 
fué la Zena del Señor , la cual, no la zelebrando 
los hombres conforme á la instituzion del Señor, 
se envejeszió i perdió su color, su ser i Talor. 
Desta manera vino uno, i echóle un pedazo, des- 
pués Tino otro, i echóle otro, etc. De manera 
que ya no es Zena del Señor, sino Misa del Pa- 
pa: ya no es capa de hombre honrado , sino Es- 
davina de un gallofo desvergonzado. Con lo 
. dicho habernos respondido á la 2.* i 3.* razón, 
con que nuestros contrarios confirman su Misa. 
Cuarta razón de La cuarta razón con que nuestros contrarios 

HM*Í'*? nuestro P/cns»" mantener su Misa es , que toda la Iglc- 
respúesta. sia cathólica, desde la muerte de Ghristo hasta el 

dia de hoi , ha zelebrado con grandísima reve- 
renzia la Misa : confirman esta su razón dlzien- 
do, que nunca Dios , que ama á su Iglesia, como 
á su esposa , hubiera permitido, que fuese tan- 
to tiempo engañada , i prinzipalmente con una 
superstizion i idolatría tan grande , como nos- 
otros dezimos que es la Misa. Esta cuarta razón 
de nuestros contrarios consiste en dos cosas : en 
antigüedad , i en que Dios , que ama su Iglesia, 
como á su esposa, no permitiría, etc. Cuanto á lo 
primero de la antigüedad de la Misa, respon- 
diendo á la segunda i terzera razón de nuestros 
conlrarios, mostramos nunca Jesu Ghristo haber 



I DE SU SANTIDAD. 375 

ioslítuido la Misa , d¡ nunca jamás sus Apóstoles 
liaberla dicho , i que por espazio de mil años la 
Iglesia Gathólíca nunca zelebró la Misa , que nues- 
tros contrarios ahora zelebran, sjno la santa Zena 
áéí Señor : i aunque andando el tiempo la Zena 
se xelebró con algunas contradizíones humanas, 
í zeremonias inventadas por hombres , mas con 
lodo esto , la santa Zena se conservó en su ser 
euaDto á la substanzia por espazio de mil años. 
Be quinientos acá , la Zena ha dejado de ser Ze- 
na, í se ha convertido cada dia mas i mas en 
Mlía Y tal , cual la vemos el dia dejioi , i prínzipal- 
mente desde que se mandó creer , como artículo 
de Fé, la transubstanzíazion, i la comunión en 
Qnii espezie. Ya entonzes totalmente cayó la santa 
Zeoa, no solamente cuanto al nombre llamándola 
IDsa, mas aun cuanto á la substanzia, como 
habimos ya dicho. 

Cuanto á la segunda parte, que traen para 

conirmazion de la primera, conviene á saber, 

que Dios , que ama á su Iglesia , no permitirla que 

abriese tan engañada , i tanto tiempo. A esto les 

ifspondo , rogándoles que lean las historias del 

ykio i del nuevo Testamento , en las cuales , si 

Ikten las consideran , hallarán que la Iglesia faltó 

i mantuvo errores , i no pequeños. Pueblo era de 

IHos , Iglesia era de Dios , i Esposa era de Dios, i 

ntíBÁ amada, el pueblo de Israel, mas con todo 

esto « este mismo pueblo cayó en muchos errores, 

auperstiziones , herejías i idolatrías : i no una vez 

acaso, sino muchas i de propósito deliberado. 

Leed aquel notable Cántico que compuso Moisen, 

Taren de Dios , que está escrito en el Deute- ueut.t xxiu. 

voaomio: allí, digo, hallaréis que aquel pueblo. 



^76 DE LA BnSA 

que aquella Iglesia de Dios, cayó en idolatría, 
▼erso 9 , díze. Porque la parte de JehoTa es su 
pueblo, Jacob el cordel [ó fuerte] de su heredad. 
En el 10 dize: Dios guardó este pueblo como la 
niña de su ojo. En el 11 , que Dios llevó este pue- 
blo sobre sus espaldas, como el águila, etc. Mas 
mirad qué dize en el mismo capitulo, vers. 15, deste 
su pueblo tan querido i tan amado : mirad si cayó 
en idolatría. I dejó (dize) al Dios que lo hizo, i 
menosprezió al Fuerte de su salud: de^pwtáronlo 
á zelos con los dioses ajenos, ensañáronlo con 
las abominazior^es : sacrificaron á los Diablos, 
no á Dios : á los dioses que no conozieron , nue- 
JOB venidos de zerca, que vuestros padres no los 
£xod.t XXXII, temieron, etc. En el capitulo xxxn del Éxodo se 
* '" dize, que todo el pueblo de Israel apartó los zar- 

zillos de oro , etc. , i que Aaron los tomó , i hizo 
dellos el bezerro : 1 visto este bezerro , Israel dijo; 
Estos son tus dioses, que te sacaron de tierra 
de Ejipto. I viéndolo Aaron, edificó un altar 
delante del , etc. , como al prinzipio del primer 
tratado dijimos. Veis aquí cómo todo el pueblo 
de Israel i su summo Pontifize Aaron idolatrai|. 
Pasemos adelante. Entrados los Israelitas en la 
tierra de promisión, ¿cómo se han? Idolatran 
también. Léase el libro de los Juezes, i prinzipal- 
mente-el cap. u, vers. 11. I los hijos de Israel 
(dize) hizieron lo malo en los ojos de Jehova , i sir- 
vieron á los Baales. I verso 19. Mas en muriendo 
el Juez , ellos se tornaban , i.se corrompían mas 
que sus padres , siguiendo dioses ajenos , sirvién- 
doles , i encorvándose delante dellos: i nada dis- 
minuían de sus obras , i de su camino duro. Todo 
este libro está lleno de ejemplos desto. Acaba* 



I BB SU SANTIDAD. S77 

:]os los JuezeSt i rejido este pueblo de Dios por 
Reyes, ¿cómo se ha? tan mal i peor que antes. 
Léanse los Prophetas (que llaman mayores i 
menores). Este pueblo de Dios, sus Sazerdotes 

Prinzipes condenaban la buena dotrina , i per- 
leguian á los santos Prophetas que la predicaban. 
Bra tan obstinado .este pueblo en apartarse de 
[Nos, que Dios, de fastidiado , mandó á Esaías J?«a.,vi, f. 
]ae dijese al pueblo estas palabras , oyendo oid, 
1 no entendáis : viendo ved , i no veáis. Engruesa 
b1. corazón deste pueblo i agrava sus oidos , i 
Ei^ga sus ojos, para que no vea de sus ojos , ni 
oiga de sus oidos , etc. £1 Propheta Jeremías Jer. , xxv. 
protesta á todo el pueblo de Judá , i á todos los 
moradores de Jerusalen la diiijenzia que Dios 
lia puesto para convertirlos á si de la idolatría , i 
Ko poco que les ha aprovechado: dízeles que él 
les ha predicado esto por espazío de veinte i 
tres años, i que no lo hablan oido. !Notad que dize 
el Propheta , vers. S , que habló esto á todo el pue- 
Uo de Judá, i á todos los moradores de Jerusa- 
len : i notad que solo este pueblo Hebreo , i no 
otro en todo el mundo , era entonzes la Iglesia 
de Dios , i mirad si yerra la Iglesia. ¿Quién hiere 
i encarzela á Jeremías por sus sermones? Phasur, 
samino Pontífize del pueblo de Dios. ¿Qué tal /^ j^s^.^ xiz, i«. 
era el estado del pueblo de Israel cuando Elias 
pensaba , que no habia otro que él , que adorase 
sd verdadero Dios de Israel? San Pablo alega 
aste lugar , Rom. , xi, 3. Baste esto de la Iglesia 
del Testamento viejo: vengamos á la del nuevo. 
Cuando el Yerbo divino, haziéndose carne, 

irino al mundo , ¿ cuál halló á su Esposa la Iglesia? 

Sien puesta del lodo i de la tizne. Los Escribas 



378 DE LA mSl 

i Phariseos, Sazerdotes i summos Pontífizes,lo 
babiao todo corrompido con sus tradiziones : co 
mo ahora lo hazen los Clérigos i Frailes , Obispos 
i Papas. Había entonzes tanta corrupzion en el 
pueblo de Dios cuanto á la dotrina, qne había 
tres sectas prínzípales : de Phariseos , Saduzeos, 
i Eseos. Los Phariseos, grandes hipócritas, cor- 
rompían lá Escritura con sus tradiziones: los 
Saduzeos desvergonzadamente negaban la resur- 
rezion, i no admitían Anjeles, ni espíritus, como 
se Tee por la disputa que tuvieron con Ghristo de 
la mujer que había tenido siete maridos. Mat., 
xxn, 22 , i en los Actos xxni, 8. Los Eseos tenían 
sus opiniones aparte, era una jente solitaria, 
como monjes Cartujos: no tenían mujeres, ni 
bebían vino, ni comían carne: eran una jente muí 
austera, que cada día ayunaban. En tiempo que la 
Iglesia e'staba dividida en tales sectas , cuando todo 
estaba tan perdido , vino el Hijo de Dios al mun- 
do, con tales conversó: i de tales, por predicarles 
la verdad , fué cruzificado. Venida , pues , la luz 
áú Evanjelio , que Christo i sus Apóstoles predi- 
caban, ¿quién no la admite, mas antes mata, i 
cruzifica aquellos que la anunziaban ? el mismo 
pueblo de Dios , la Iglesia de Dios , i prinzípal- 
mente los Escribas, i Phariseos, Sazerdotes i sum- 
mos Pontífizes: estos se juntan i tienen Conzillo, 
en el cual concluyen que muera Christo , i todos 
cuantos tal dotrina anunziaren : préndenlo, i por- 
que no tenian autoridad de malar á nadie, acú- 
sanlo con falsos testigos delante de Pilatos , Asis- 
tente del Emperador Tiberio , i eslo en Jerusalen 
la santa : i así fué condenado por malhechor, i 
como tal cruzificado : ¡oh qué Iglesia! ¡oh qué Con- 




I DE SU SANTIDAD. 379 

litio  Mirad sí la Iglesia, si el Gonzilio, si el sum- La iglesia, Con- 
30 Ponlífize pueda errar, i de hecho yerre. Re- 1^"*0; i «uniino 

.. j , c. ~ . • j- • '2 Ponllflic pueden 

tiZilado el Señor por su potenzia divina , ¿ quién errar en u fé , i 
3borna las guardas para que digan que sus dis- ^^^ errado. 
^pillos lo hurtaron? ¿Quién junta Gonzilio para 
BiTseguir á los Apóstoles, i les manda que no 
rBdlquen?¿Quién hazc matar á Santiago? ¿Quién 
ase prender á San Pedro , para hazerlo morir, 
i no fuera que el Anjel lo libró ? La Iglesia visible 
e Dios, los Escribas i Phariscos, Sazerdotes 
ttunmos Pontifizes. No sin causa dijo el Señor, Mat.j xxiii, 37. 
ablando con Jerusalen.* Jerusalen, Jcrusalen, 
ue matas los Propíietas, i apedreas los que 
t son enviados. Después acá lo mismo ha acón- 
acido : i dejados los tiempos pasados , íiablemos 
le los nuestros en que vivimos. ¿Quién ha der- 
fumado tanta sangre de Mártires por espazío de 
• d ochenta años acá? los que se llaman Iglesia 
le lesu Ghristo: i prinzipalmente los Glérigos, 
frailes , Obispos i summos Pontifizes : i lo mismo 
larán hasta la fin del mundo. I asi Ghristo, 
lablando de su segunda venida, cuando ven- 
tará á jaizio universal , dize Luc. , xviu , 8. El 
íQo del Hombre cuando viniere, ¿hallará Fé 
m la tierra? Gomo si dijera : INo. 1 en el cap. 
Knv de San Mateo haze un discurso desto: 
reno 12 , dize: i por haberse multiplicado la mal- 
i$áf la caridad de muchos se resfriará. I verso 
14. Porque se levantarán falsos Ghristos, i fal- 
ios Prophetas , i darán señales grandes i prodijios 
de tal manera , que engañen, si es posible , aun á 
loe escojídos. I no pensemos, que estos falsos 
Gfaristos, i falsos Prophetas serán Turcos ó Ju- 
díos: serán Ghristianos, i tenidos por tales: 



380 DE LA MISA 

Obispos i summos Pontifízes serán los prinzipales: 
como lo son el día de hoi. 
Parézeme que bastantemente be probado^ poi 
• muchos ejemplos i pasos del Testamento TÍejo 
i naevo, la Iglesia de Dios poder errar^ i de heebo 
haber errado : lo cual parezia á nuestros contra- 
rios imposible. Ahora soltemos una duda , i es 
esta : Si la Iglesia es tal , que está sujeta á caer 
en errores , superstíziones , herejías , i idolatrías 
(como lo habemos ya probado), ¿cómo se en- 
tenderá lo que dize la Escritura , que la Iglesia es 
cuerpo de Jesu Ghristo , que la Iglesia es Esposa 
pSfSiVrw lili ^« Christo , que la Iglesia es coluna de Tcrdad 
do coiuna de ver- fundada sobre firme fundamento, que la Iglesia 
^°^' es sin mácula i sin ruga, i toda hermosa , que las 

puertas del infierno no prevalezerán contra ella: 
i otros semejantes encomios i loores que della la 
palabra de Dios testifica? A esto respondemos, 
que lo uno i lo otro se compádeze mui bien. Por- 
que nunca Dios ha dejado caer toda su Iglesia 
juntamente en error : mas antes siempre se ha 
reservado algunos buenos , i aun algunas yeies 
/, fíey.,n,i9. síete mil (como ello dize hablando con Elias), 
aunque en rincones , los cuales nunca bincaron 
sus rodillas á Baab á estos tales les desplugo el 
error común con que estaba engañada toda la Igle- 
sia en jeneral. Contra este error estos tales ha- 
blaron , predicaron i escribieron : i las mas de las 
vezes les costó la vida : i si mil vidas cada uno 
dellos tuviera , mil vidas cada uno dellos por la 
misma causa perdiera. Aquella Iglesia, en quien 
catbólicamente, en universal, reinaba aqud er- 
ror, ó herejía, ella i sus Pontífizes los perse- 
guían , condenaban i mataban : £oido cod ^ein* 



I DE SU SANTIDAD. 384 

8 lo habernos confirmado. Asi que cuando la 
urítura dize : Todo Israel , Todo Judá , Todos 
moradores de Jerusalen se apartaron de Dios, 
lalraron , etc. , debérnoslo entender de tal 
Diera en jeneral, que tenga su exzepzion. 
■que siempre , en medio de estos errores i ído- 
üas tan cathólicas , tan universales , hubo al- 
lí^ particulares, qqe Dios reservó Hmpios i 
ros oe aquel común error. Así reservó Dios 
loisen, i á Josué , i aun algunos otros par licú- 
es , que no adoraron e] bezerro , adorándolo 
[q Israel en jeneral, i aun el mismo summo 
^dote Aaron. Lo mismo diremos del tiempo 
los Jnezes, que nunca Dios desamparó su 
B8ia : lo mismo diremos del tiempo de los 
fe^ de Israel, i de Judá. Guando todos idola- 
ban , Dios levantaba un Esaías , un Micheas, 
Jeremías, un Ezechiel , un Daniel, etc. , que 
irobaban los vizios i la falsa dotrina i mos- 
ban la verdad. Pero ¿á cuál destos la Iglesia 
118 summos Sazerdotes no persiguieron i ma- 
OH? Así también el Señor se reservó en su 
mcira venida al mundo un Simeón , una Ana, 
ida « un Joseph , i á su esposa la Yírjen santa 
urla« madre de nuestro Salvador, una Santa 
aabel , i á su hijo S. Juan Baptista : los cuales 
Nroa píos , i sentían muí bien de la verdadera 
yian , 1 no convenían , ni con Phariseos , ni 
a £aduzeos, ni con Eseos: j así el Señor en 
flüpos tan infelízes conservó su Iglesia. I así 
la misma manera la ha conservado hasta aho- 
: i ahora en estos últimos tiempos tan calami- 
908, quenosehallaFé, Luc, ^viii, 8 , ni Caridad, 
al. , ifJiyi t2. Bios reserva algunos , los cuales 






3^2 DE LA MISA 

opone á la tiranía del Anlechristo de Roma , i al 
coman error , i idolatría de toda la Iglesia Ro- 
mana en jeneral. I así Dios no ha permitido^ 
que sa Iglesia totalmente haya sido engañada : ni 
jamás lo permitirá , conforme á su promesa , Con 
vosotros estoi hasta la consumazion del mundo. 
Siempre, pues, Dios se ha reservado algunos 
que no han sido engañados con el común error: 
i á muchos de día en dia va desengañando: 
como lo vemos por la esperienzia. Dios, por su. 
infinita misericordia , los multiplique : para qu( 
el número de sus escojidos se cumpla , i asi el 

pecado zese, i Ghristo solo, sin ninguna compe^ 

tenzia del Antechrislo, reine. Amen. 

Heme alargado en esta cuarta respuesta: ' 
Porque la materia lo requiere ; considerando «-^ 
que muchos simples , que no han oído otra cosa, 
se engañan en esto , no podiendo entender , cómo 
Dios, que ama su Iglesia, permitirla que tanto 
tiempo hubiese sido engañada, i con tal engaño, 
de idolatría por lo menos. I así ellos i los demás, 
verán no ser verdad lo que nuestros contrarios 
tienen por ^p oráculo , que la Iglesia visiMe no 
puede errar. Dios les abra los ojos, para que 
viendo vean , i oyendo oigan : i así se convier- 
Etai., un, t. tan , i sean salvos. Amen. Solo Dios es el que oo 
/, Pecí , II, 99. yerra, mas siempre azierla, solo su Hijo Jesu 
Ghristo es aquel que no pecó , que no erró , ni 
Etai.t XL, 8. jamás engaño se halló en su boca. Sola la pala- 
bra de Dios permaneze para siempre: i todas 
cuantas vezes la Iglesia , por mas populosa i apa- 
rente que sea, se apartare desia palabra de 
* Dios 9 i no la tuviere por su nivel , regla i de- 
chado, errará: i mientras mas ae apartare , mas 



I DB Sü SANTIDAD. 383 

srrará. Pero todas las vezes que se rijíere por 
slla , azertará, i nunca errará. Porque la pala- 
lira de Dios ^como dize David) lámpara es pa- ^w/. cxix. cv. 
ra nuestros pies , i lumbre para nuestros ca- 
ninos. 

I«a quinta razón con que confirman su Misa, **R>xoninuci- 
m los grandes milagros que las Misas i sus Hos- 
iatfi consagradas han hecho. Contaré aquí al- 
eaos (porque quererlos contar todos, seria 
mnca acabar). Damaszeno , entre otros grandes 
lesTarios que cuenta en el sermón de los 
!>efi]Dt08 (mas abajo haremos menzion destos 
lesTarios), cuenta por gran milagro una verda- 
lera fábula i cuento de viejas. Dize , que un 
sierto Macario, deseoso de saber del estado de los 
lefuntos, habló con la calaverna de un defun- 
o, etc. I que la calaverna le respondió, que 
as ánimas de los defuntos no son tan atormen- 
adas todo aquel tiempo que el sacrifízio déla 
Hisa dura. Concluyen, pues, de aquí nuestros 
entrarlos, la Misa ser santa i buena. San Zi- iapg[g™*^°® *** ^^ 
>ríano, autor mui antiguo , auténtico, i Mártir 
le Jesu Ghrísto, cuenta un estraño milagro que 
iconteszió en su presencia : dize , pues, desta ma- 
lera : Siendo yo presente , de lo cual yo mismo 
loi testigo: Los padres de una ñifla acaso hu- 
fiemáo , i no teniendo, por el gran miedo , cuenta 
U>n su hija, la dejaron con el ama, que la criaba: 
si ama, habiéndosela asi dejado , la llevó al Ma- 
lialrado: el Majistrado le dio á esta niña, de- 
lante del ídolo, al cual el pueblo concurria, una 
sopa remojada en el vino que habia sobrado del 
saeriGzio de los que pereszian : diéronlc esta 
sopa , porque por ser de tan poca edad , no podia 






384 DE LA MISA 

aun comer^carne. Después desto la madre r 
cobró. su hija. Pero tanto pudo ]a niña dezir 
' declarar el horrible acto que había cometid 
cuanto ni antes lo pudo entender ni huirl 
Así que aconteszió, que por ignoranzia la ma- 
dre la trujo estando nosotros sacrificando (quie 
re dezir zelebrando la Zena del Señor, que s 
zelebra en memoria del sacriGzio que el Seña 
Una vez ofreszió). Mas la niña, mesclada ce 
los santos , no pudiendo sufrir nuestra plegaria^ -^ 
i orazion , ya con gritos se atormentaba , ya ce 
el hervor del corazón , como sí fuera una ola d 
la mar, se arrojaba de acá para allá, como si u 
verdugo la atormentara: i con los indizios i 

muestras , que la ignorante ánima podía en su edad ^^ 
aun de simplizidad , confesaba la conszienzi^^s-a 

del hecho. Pero cuando acabadas las solenida ^* 

amba"^ esi>ezies des, el Diácono comenzó á presentar la copa 
entiempodesanios que estaban presentes (nota la comunión e 
priano. ambas espezies), i habiéndola los otros tomado 

vino ádla su vez (en tiempo de San Ziprian 
aun á los niños se daba la Copa) , la niña apar 
taba su cara por el instinto de la divina majestad 
zerraba la boca apretando los labios i rehusa 
ba la Copa. Mas con todo esto el Diácono ín 
sistíó, i echóle en la boca, aunque rehusaba, de 
sacramento de la Copa: luego comenzó á sollo- 
zar 1 á vomitar. La Eucharistía no pudo per 
manezer en cuerpo i boca que estaban suzios 
Bebija saDüfl- La bebida santificada en la sangre del Seña 
tfei slñor.""^'^ (nota que llama al vino de la Zena bebida santífi 
cada en la sangre del Señor) salióse con imp 
tu de las entrañas polutas. Tanto es el pode 
del Señor , tanla es su majestad ,. ele. Hasta aq 






I ra Sü SANTIDAD. 399 

Ztpviano : deste milagro haze también men- 
San Agastin en la Epístola 23. Contando- 
üAt, tan ziertos autores, i mas San Zipriano^ 
Iza qae fué testigo de ti9ta , yo zierto creo^ 
p«8Ó asi. Pero no diré lo mismo, del que 
I de Damaszeno, ni del que ahora contaré: 
ne lo cuenta Pío II. Dize Pío II. En la Descrit- 
de Europa, ca.xxi, hablando de Estiria, pro- 
I de Alemana, estas pala-bras : Diz ese,, i es 
pública , entre tos de Estiria , haber habido 
érto caballero , al cual mui muchas vezes le 
al pensamiento, de ahorcarse. Lo cual des- 
índole, se fué á una zierla persona dota á 
ndarle remedio contra esta tentazion : e) 
}0 que se le dio , fué este : que llevase su 
io Sazerdote para que cada dia le dije- 
Isa en una roca solitaria, donde él mo- 
Obedezió el caballero , i continuó por un 
i jamás después le vino á la memoria 
mal pensamiento. Rogándole después el 
"dote que lo dejase ir á ayudar á otro 
"dote su vezino, el cual habia en otro 
e , que estaba zerca , de zelebrar la fiesta 
dedleazion de la Iglesia , el caballero se con- 
que fuese el Clérigo , proponiendo en sí de 
rio de ahí á poco , i oir Misa. Este caballero 
turo después mucho , ocupado ya con una 
ya con otra. Finalmente se partió casi á me- 
a: i yendo así encontró con un zierto v¡- 
I que le dijo ; la Misa ser ya acabada en el 
nonte, i el pueblo ser ya partido. Entriste- 
ose el jentil hombre con estas nuevas, i lía- 
ose desdichado por no haber visto aquel 
cuerpo de Ghristo, el villano lo comenzó 



3S6 DE LA MISA. 

á consolar, i le dijo : que si quería comprarlo , e 
le tendería el mérito, que habia ganado por habe 
oído Misa: i demandó por prezio al jentilhom 
bre su sayo. (Porque sabed que entre los Papis 
tas, uno vende su mérito á otro ; como que bu 
biese alguien que hiziese mas de lo que debe , 
asi pudiese hazcr dello lo que quiere). La ven 
ta hecha i pasada, con todo esto el caballeri 
subi^ al monte, i hizo su orazion en la Iglesia: e 
cual tornándose halló al villano ahorcado de u 
árbol. I jamás después fué trabajado de mal 
tentaziones. Hasta aquí el Papa Pío II. I si es 
fuese verdad, ¿quién no debria adorarla Misa' 
Pero , ó ello fué mentira : ó si pasó así, fué un 
de los milagros de Satanás para zegar roas 
iffae., iLxiv. jente con la idolatría de la Misa. De tales mi 
Jiy Thes., II. lagros nos avisa el Señor, í su Apóstol, que nof 
guardemos de no ser engañados con ellos. Otro 
muchos milagros cuentan: pero respondiendo 
los dichos , habremos respondido á todos cuan 
tos podrán contar. 
Dun maneras I para poder responder á esta quinta obje 
de miiagrot. ^¡on : sepamos que hai dos maneras de milagros 

unos verdaderos, 1 otros falsos. Los verdad 
ros son hechos por la potenzía de Dios, pa 
ra confirmazion de la verdad , i confusión de la 
mentira : tales fueron los milagros que Dios hi 
zo por medio de Moisen , i de otros Prophetas: 
tales son los que hizo Ghristo i sus Apóstoles. 
Viniendo, pues, á nuestro propósito, digo, que 
los milagros que Dios ha hecho en el santísimo sa- 
cramento del /cuerpo i sangre de Ghristo, los 
ha hecho para darnos á entender que él insti- 
tuyó este sacramento , i que no es invenzion bu- 








I DE Sü SÁl^IDAD. 387 

nana. I esto ha hecho el Señor para uno de dos 
ines , el primero es ahuyentar deste tan alto sa- 
^ramento á los fazínerosos, impíos i indignos: 
lara este fin sirvió el milagro que vído S. Zipria* 
lo , que habernos contado .* i otros que el mismo 
.utor cuenta. Porque, ¿qué pecado actual habia 
ometido una niña de teta, sin discrezion ninguna, 
n comer una sopa remojada en el vino del sa- 
rifizio de los ídolos? Pero el Señor hizo esto 
»ara darnos á entender cuánto le desplazen los 
lomfires que indignamente i sin consíderazion 
liaguna reziben la santa Zena, i que todo les es 
mo 9 sentarse á la mesa del Señor , i rezebir el 
aeramento de su cuerpo i de su sangre , ó señ- 
arse á la mesa del Diablo , i rezebir al mismo Día- 
lia. Si á una niña de teta Dios, por justo juizio 
uyo , castigó , como lo cuenta San Zipriano, por 
laber partizipado de la mesa del Diablo , i de la 
leí Señor, ¿cómo pensamos que castigará aque- 
lós que de edad ya madura , i con propósito de- 
Iberado, partizipan de ambas mesas? Esta niña 
io pudo beber la Copa del Señor , habiendo ya 
lebido la de los demonios : no pudo ser partizí- 
lante de la mesa del Señor , i de la mesa de los 
lemonios. Porque la Copa del Señor es la comu- 
nión de la sangre de Ghristo: i el pan que 
rompemos (en la Zena) es la comunión del 
cuerpo de Ghristo. ¿I qué tiene que ver Ghristo 
con el Diablo? Esto no me lo invento yo, pala- 
bras son de San Pablo, hablando á este propósito /, Cor., x, is. 
con los Gorinthios. Así que, confesamos que 
machas vezes Dios milagrosamente ha castiga- 
do aquellos que indignamente reziben el san- 
tMmo sacramento del cuerpo i sangre de Ghrís- 

26 



388 DE LA mSA 

to. Asilo testifica el ftiismo Apóstol, cap. xi, cuan* 
do dize : Por lo caal (quiere dezir , por haber co- 
mido indignamente) hai machos enfermos i débi- 
. les entre nosotros, i machos daermen. (Q. d. son
muertos.) £1 segundo fin que pretende IN08 en 
los milagros que haze en la Zena , es cuanto á los 
buenos. Ha querido Dios hazer algunas vezes 
milagros en la zelebrazion deste sacramento para 
mas ilustrarlo, para mas mostrar su exzelenzia 
i dignidad, i con esto confirmar mas la Fé de 
los pios que dignamente ( supla el Señor las 
bitas) lo rezibían. I no solamente en este sa- 
cramento ha hecho el Señor milagros, para 
confírmazion de los fieles, mas aun los ha 
hecho en zelebrazion del Baptismo. I asi , cuan- 

Af j/., III, 16. ¿^ Christo fué baptizado , San Juan Baptista 
Tido los zielos abiertos , í al Espíritu santo , que 
Tisíblemente deszendió en figura de paloma. je
esto fué para que el Baptista, como testigo de 

Juan, 1, 39. fista , pudiese testificar de Christo i dezir : Hé 
aquí el Cordero de Dios , que quita el pecado del 
mundo. Admitimos, pues, tales milagros , como 
hechos por la potenzia de Dios para confírmazion 
de nuestra Fé. 
Falsos milagros. La segunda manera de milagros son hechos 
por arte del demonio para engañar los hom- 
bres, haziéndoles que no crean la verdadera do- 
trina , sino la falsa : á tales milagros llamamos 
falsos por una de dos causas : la primera por el 
autor dellos, que es el Diablo, mentiroso , í padre 
de mentira: la segunda, porque tales milagros 
engañan á los hombres que ios creen. Por ar- 
te del demonio ios magos de Pharaon hazian 
milagros en competenzia de Moisen. De tales 



t DB SU SANTIDAD. ' 389 

milagros nos avisa el Señor : levantarse han Mai.^ xxiv, 3^. 
(dJze) falsos Ghristos, i falsos Prophetas , i da- 
rán grandes señales i milagros, de tal manera, 
!]ue aun los escojidos (si fuese posible) serían 
silgañados. Catad, dize el Señor, que os lo[16 dicho. I San Pablo , hablando del Antechrísto, //, Thtt,^ 11. 
lize , que su venida será según la operazion de 
Saldnás , con toda potenzia , i señales, i milagros 
Talaos, etc. Tales creemos que fuei >n los mila- 
i;ros de los Magoa de Pharáon : tales son los 
milagros que cuenta Damaszeno de la calaver- ^ ^^*'''™<^"*^<**'*^*** 
cía , i del ánima de Trajano , i del ánima de Falco- 
[illla , que siendo condenadas , i estando ya en el 
infierno , se salvaron. Deslos milagros de Da- 
maszeno hablaremos después. Tal creemos que 
fué el milagro que habemos contado de. Pío se~ 
gupdo de la Misa. En conclusión , todos los mila- 
gros qi:ie son para confirmar cosa que sea contra 
la palabra dé Dios , son falsos , i hechos por arte 
del demonio. Contra la palabra de Dios es, que 
laa ánimas , por justo juízio de Dios, condenadas 
I sepultadas en el infierno, salgan de allí , i se 
salven. Contra la palabra de Dios, es creer que 
liaya otro purgatorio que la sangre de Christo. 
Iren^Of doctor antiquísimo, cuenta, libro pri- 
mero 9 capitulo nono , que un zierto Marcos , en- 
gañador i hereje , engañaba estrañamente con el 
sacramento de la Eucharistía á los simples. Por- 
gue mudaba el color del vino en tanta manera, 
^oe no parezia sino sangre , i un poco de vino 
-creszia tanto con sus encantismos , que se hinchia 
toda la Copa, i aun rebosaba: i traida. otra 
Í4opa mayor i mas capaz , esta tal , sin añidirle 
«aasliquor, se hinchia hasta arriba. ¿Creeremos 




s»o ««tañe to ^°ífr^íei»»''i^:,í»o, 

J^« ^1 «« ^" íSvSoVa xe¿t ouo. J^ I J 



f 



1 DE Sü SANTIDAD. 391 

nadas de la sagrada Escritura: como son la 

Istola^ el Evanjelio , el Hac est corpus meum^ 

L A esta objezJon respondemos, que puesto 

ID que en la Misa haya algunas buenas cosas 

nadas de la Escritura , que no se sigue por eso, 

ft la Misa sea buena. Porque desa manera los 

lalmos , hechizerias i encantismos serian mui 

snOs. Porque eb ellos se nombra el nombre de 

1S9 el nombre del Padre , del Hijo, i del Espíritu 

iC0 mui muchas Tezes. I no hai ensalmo , hechi- 

ia ni encantlsmo, en quien estos nombres no 

II nombrados , icón muchos epítetos i proprie- 

laa. I para que estos nombres tengan mas 

mstlm , los hechizeros los nombran en lenguas 

9 ellos mismos no entienden: en Hebreo, 

a§^o , i Latin. Todo Ta revuelto. En lo cual 

salros contrarios imitan á los hechizeros. 

rqpie toda la Misa la dizen en Latin , més- 

Mole algunas palabras Griegas, como Ky- 

•elejrson , Ghriste-eleyson , etc. , mésclanle 

IJkMkn Hebreas, como Sabaoth, Osanna, Alie- 

f a* Pero Ghristo, cuando zelebró su Zena, todo 

into habló, lo habló en lengua vulgar, que 

lóalos Apóstoles, hombres idiotas, entendían 

iblaban. Concluyamos, pues, de aquí, que no 

Ha para que la Misa sea santa i buena, que haya 

>lla algunas buenas cosas. Cuanto mas que Todo cuanto hai 

I ^e hai de bueno en la Misa, está tan atosigado?* ^* 

nnompido i dañado con superstizion i idola- 

a.f que no puede hazer ningún bien , sino mui 

ichp mal. Porque como un poco de levadura 

rrpiope toda la masa, i un poco de tósigo 

mrompe la mejor vianda que haya en el mundo» 

d mas exzelente vino mata á quien lo bebe, si 




392 DE LA MISA 

le han echado tantita ponzoña (como tenemc 
ejemplo en nuestro Español Alejandre Seslo, qiL — ^ 
por yerro del que servia , bebió el vino atosigador t 
qae tenia aparejado para matar algunos Gard< 
nales , que él había, convidado , i murió dello)^ 
asi ni mas ni menos , aun las mismas cosas qui 
de su naturaleza son buenas , puestas en la Misa 
son tósigo que matan. Después examinaremos 
esto, i prínzipalmente lo que los mismos núes, 
tros contrarios dizen serlo santísimo, ila misma 
santidad de la Misa, que es, Hoc est 
meum: por ahora digo, que no lo aplican al pnK 
pósito que Ghristo lo dijo : dízenlo tan contrari* 
á la instituzíon de Ghristo, i en lengua estrañ 
que el pueblo no entiende , que infiziona á qui< 
lo oye. I si creéis su Hoc est corpus 
como ellos lo entienden , caeréis en una terríbl- 
herejía , como lo mostraremos un poco mas abaj) 
cuando hablaremos del cuarto daño que haze L ^ 
Misa. De lo que habernos dicho se vee claramen^- 
no ser vedad lo que nuestros contrarios conclujai 
la Misa ser buena , porque en ella hai 
buenas. 

7." razón i la La 7.* razón con que mantienen su Ifísa 
respuesta. ^^ ^j sacrifizio de la Misa, fué figurado en 

sacrifizio que hizo Melchisedec , el cual , siendo 
Sazerdote del Altísimo, ofrezió á Dios pan 
vino. Dizen también que Malachias, i, 11, hahl> 
del, como ya lo habemos alegado. Cuanto á U 
que dizen de Melchisedec, será menester qu^ 
lean i consideren la historia como la cuenti 

Jen, XIV, 18. Moisen : de la cual haze menzlon el Apóstol , 
H06., vir, 1, etc. la aplica á Ghristo, cuya figura, dize,quefui 

Melchisedec. Cuenta, pues, Moisen, que Toiviend^:^ 





I DB Sü SANTIDAD. 393 

Lbrahan de aquella notable Vitoria que Dios le 
lió contra cuatro Reyes , que Melchisedec, Rey 
e Salen, sacó pan y vino : dize, que este Melchi- 
Bdec era Sazerdote del alto Dios. Nuestros con- 
rarios, oyendo que Melchisedec era Sazerdote, 
qae ofrezió pan i vino , concluyen de aqui, que 
firezió este pañi vino en sacrifizio á Dios: i 
ae esto fué figura del sacrifizio de la Misa. A 
I cual respondemos , que Melchisedec no ofrc- 
ió á Dios pan ni vino : mas lo sacó , ó por me- 
»r dezir , hizo sacar , porque esta es la fuerza del 
srbo de que aquí usa Moisen : lo cual conviene 
lul bien con nuestra manera de hablar espa- 
lda , Sacó, ó hizo sacar pan i vino. Si me pregun- 
itey ¿para qué lo hizo sacar? Direos: para recrear 
Abrahan i á su jente , que venían cansados de 
ijnatanza, i hambrientos, del camino que hahian 
oeho. Para confirmazion de laque di^o, con- 
tntarme he de alegar á San Ambrosio , i á San 
Brdnímo. Dize , pues , San. Ambrosio sobre el vii 
ipflalo á los Hebreos,' desta manera: r^i seria co- 
iDuevasí Melchisedec salió al camino á Abrahan 
Bocedor, 1 le haya sacado pan i vino para re- 
«lion, así dól como de sus Combatientes. Lo Epist. ad £ya- 
lisiiio , palabra por palabra , dize San Jerónimo: S'*""» '°™* "'• 
eia-aqui de qué sirvió el pan i elvipo que Mel- 
Usedee hizo sacar. ¿Qué tiene , pues , que ver el 
«B i el vino de Melchisedec con los acziden- 
dí| del pan i del vino de la Misa? Digo Acziden- 
01 1 porque ellos niegan haber substanzia de 
|Ui ni de vino en su Misa. £1 Apóstol dize, Mel- 
dásedec ser figura de Ghristo : i dize en qué lo 
MU: pero ninguna menzion, ni aun por pen- 
samiento y. haze, de sacrifizio de pan ni de vino. 



394 DE LA MISA 

Porque en esto Mclchisedec no fué figura ^^ 
Ghristo : pues que ni el uno ni el otro ofrezió ^^' 
Helchisedec en crífizío de pan ni de vino. En tres cosas (si bi^^ 
Si?a*dTchritioT notamos lo que dize el Apóstol), hallaremos qi*« 
H9b. Til. Melchisedec fué figura de Ghristo. La prímer^f 
en que Melchisedec fué Rey .- i no como quier^i 
sino Reí de justizía i de paz. En esto fué figuE"^ 
de Ghristo : el cual solo es el verdadero Reí d < 
justizia i de paz. La 2.* es , que Melchisedec ftm^ 
Sazerdote: i no como los sazerdotes Levitico^Si 
los cuales siendo mortales , muerto uno le su 
día otro : mas Melchisedec fué eterno : 1 por 
su sacrifizio fué eterno .* como lo dize el Apóst 
hablando del , desta manera : Sin padre , sin m; 
dre, sin linaje, que ni tiene prinzipio de dias , 
fin de vida : hecho semejante al Hijo de Dios, 
queda Sazerdote eternalmente. Veis aquí 
Psai.cTifk. qué David, hablando con su Señor el Mesii 
que es Ghristo , le dize : Tú [eres] Sazerdote pa 
siempre , según la orden de Melchisedec. Qui 
dezir, según lo fué tu figura i semejanza Mei 
chisedec. Gomo Melchisedec (en cuanto fué 
ra de Ghristo) fué eterno Sazerdote , asi 
bien tú , Mesías , lo eres. Lo que dize el Apóstol 
que Melchisedec era sin padre, i sin madre, etc. 
se debe entender en cuanto era figura de Ghrls 
to : porque de otra manera padre i madre tuvo 
i así algunos piensan que Melchisedec era Sem^ 
Los Sazerdotes , según la orden de Aaroa , er 
mortales, i ninguno dellos permanezia para siem—- ^ 
pre: mas el de la orden de Melchisedec es i 
mortal i perpetuo. De la orden de Aaron 
muchos : pero de la de Melchisedec no hubo sin 
uno solo, el mismo Mesias nuestro Redemptorí 





I DE SU SANTIDAD. 395 

Sefior : el cual en cuanto es eterno Hijo de Dios, 
no tiene madre : i en cuanto es hombre nazido 
en este mundo , cuando vino la plenitud del tiem- 
1^ , no tiene padre. I como él es eterno , así su 
SiEerdozio será eterno. Cada dia cantan en sus 
f liperas: Juravit Dominus el non pcenitehit eum , Pta¿, ex, 4 . 
In ef Sacerdos in ceternum secundum ordinem 
Mekhisedech, Pero yo pongo por testigos á las 
oonszienzias de los mismos que cada dia lo can- 
tan, 8i han entendido lo que cada dia cantan. 
Besta orden de Melchisedec no esperéis otro 
Saierdote que Ghristo : sino es al Antechrísto, 
qae dirá serlo: por ser (como él dize) Vicario 
it Ghristo. Este i todos sus barbirrapados i en- 
grasados dirán ser sazerdotes, según la orden 
da Melchisedec, i no según la orden deAaron. 
Paro ni lo son según la orden de Melchisedec: 
pues no hai mas que uno, que es Ghristo : ni tam- 
poco lo son según la orden de Aaron : pues con 
la muerte de Ghristo zesó el Sazerdozio Levi- 
tiao. ¿Qué Sazerdotes , pues, son los papí^ticos? 
Segon la desorden de Baal: i asi son enemigos 
da Dios i de sus Prophetas, que predican contra 
la idolatría. 

La terzera cosa que nota el Apóstol en que 
■akhjsedec fué figura de Ghristo, es que Mel* 
cUaedec por razón de su Sazerdozio fué mui mas 
axsaimite que Abrahan : i asi como mayor ben- 
dijo á Abrahan. I el mismo Abrahan recono- 
alando esta mayoría i superioridad le dio las 
mimas de los despojos. Tal verdaderamente es 
Qbristo, de quien dependen la redempzion , jus- 
tizia i santificazion , no solamente de Abrahan, 
maa aun de todoa los fíeles. Veis aquí las cosas 




396 DE lA MISA. 

•en que , si creemos al Apóstol, vaso de £lezioD -^ 
Melehisedec fué figura de Ghristo. Ninguna meo 
zion haze de sacrifizio de pan ni de vino. L; 
'Cual el Apóstol hiziera sin duda ninguna, siei 
esto Melchisedec fuera figura de Ghristo. El 1 
gar que citan de Malachias , díze desta manera 
Porque desde el nazimiento del sol hasta su po; 
tura mi nombre es grande en las Jentes, i ei 
todo lugar se ofreze á mi nombre perfume, 
Minhah (que trasladamos Presente, óDon)iim- 
pió, etc. La vulgata edizion, á quien núes 




contrarios dan mas crédito que al texto Hebreo 
trasladó: Et in omni loco sacrificatur et offer 
twrnominimeo obiatiomunda. Quiere óezir. je
todo lugar se sacrifica i ofreze á mi nombre ofiren 
da limpia. De aqni concluyeron , que esta ofrend 
limpia que en todo lugar se sacrifica i ofrez 
es el sacrifizio de la Misa. Mas siendo la 
una profanazíon de la Santa Zena (como ya I 
habemos probado), nopuede ser Presente ni ofireí 
da que se ofresca á Dios , i le sea agradable, 
lo cual se sigue que este Perfume i Presente de 
que habla Malachias, esotra cosa biendiferen 
te de la Misa: es, digo, el sacrifizio, no Ex 
pfiatorio , sino Eucharístíco de loores i alabanzas 
qne los fieles cada dia i cada momento ofirezen 
á IMos, como ya habemos dicho. En el Psal- 
nio, GXL1, verso segundo, usa d Propheta destos 
dos mismos nombres que trasladamos. Perfume 
i Presente: el cual lugar ninguno entiende de, 
la Misa: Creo que porque el Propheta dize: 
Presente de la tarde: pero su Misa se dize á.la 
mafiana. 
Ho es cosa nueva á Dios euando su pueblo, 





I DE SU SANTIDAD. 397 

lazerdotesi Prínzipes lo irritaban con sus 
'Stiziones i idolatrías , amenazarle que lo 
lá, que no tendría cuenta con él^ i que se 
ría otro pueblo , que le sirviese mui me- 
con el cual tendría gran cuenta. S. Pablo ^om,, x, ts. 

á este propósito dos notables pasos, cuando 
Mas digo yoí ¿ no ha Israel venido al conos- 
alo? Primeramente Moisen dize: Yo os ^^^««^i "««• 
^caré á zelos con jente que no es mía : con 
Ignorante os provocaré á ira. lien, Esaías Etai., lxv, i. 
lazir : Fui hallado de los que no me bus- 
I: manifestéme á los que no preguntaban 
Qi , etc. Lo mismo haze el Señor en el lugar 
tenemos entre manos de Malachías. Des- Ma¿., i, it. 
ido á los Judíos dize : Yo no rezibo conten- 
ílito con vosotros , dijo Jehova de los ejér- 
y ni de vuestra mano me será agradable el 
oite. Veis aquí cómo desecha al pueblo 
ico : i luego en el siguiente verso admite á 
íeatiles, diziendo: Porque desde donde el 
laie, hasta donde se pone mi nombre es 
le entre las lentes: i en todo lugar se 
e á mi nombre Perfume i Presente limpio, 
y pues, Dios que su Iglesia no estará ya mas jrarc, xvi, is. 
rrada en Judea : mas que se estenderá por 

el mundo. Lo eual se cumplió cuando el 
r envió sus Apóstoles por todo el mundo 
ecUoar el Evanjelio á toda críatura. Pro- 
za , pues , Malachías la vocazion i con- vocazion de loi 
(NI de los Jentiles , los cuales , convertidos Jentiies. 
sorazon á Dios , le ofrezcrán Perfume i 
mte limpio: quiere dezir, que le servirán 
etilto i servizio espiritual, i lo adorarán 
Sj^iUi i en verdad : i no en este monte, ni 



398 DE LA MISA 

en Jerusalen (como dize Ghristo á la Samarf 
talla), mas por todo el mundo. Suelen los Pror 
phetas , cuando quieren hablar de la vocazioi 
de los Jentiies , significar el culto espiritual , 
que los exhortan , por las zeremonias de la Lei 
I asi, en lugar de dezir , que todos los pueb 
se convertirán á Dios , dizen , que subirán á J 
rosalen : en lugar de dezir, que todos los puebl 
del Medíodia , i del Oriente adorarán á Dios 
dizen, que ofrezerán las riquezas de sos tie 
por presente. Para mostrar el grande i aban 
dante conoszimiento que se habia de dar á lo 
fides en el Reino de Ghristo , dizen , que las hl 
jas prophetizarán , los manzebos verán visiones 
i los viejos soñarán sueños. Así ahora Mala 
chias, queriendo dezir, que los Jentiies 
á Dios en espíritu i en verdad, dize, que 
ofrezerán Perfume i Presente , que son cósái 
que Dios mandaba en la Lei que los Judíos I 
ofireziesen. I añide: Limpio, para denotar q 
este Perfume i Presente no había de ser car- 
nal , sino espiritual. ¿Qué tiene que ver esto coi 
la Misa , la cual es una invenzion diabólica , 






profiína la santa Zena? Otros lugares de la Es- 
critura alegan para confirmar su Misa: Pero 
con tanta fidelidad i tan á propósito como estos 
dos de Meichisedec , i de Malachias : á los eua* 
les por lo dicho se podrá fáziünente respon- 
der. 
8.* razoD de La 8.^ razon con que nuestros contrarios en- 
rioV:T nuestra grand«z«n SU Misa, es por los grandes bienes I 
respuesta. provechos que della reziben: i de todas estas 

razones, i de otras tales que alegan , concluyen: 
nosotros ser perros « herejes, peores que Juídios 



I DB SU SANTIDAD. 

i Turcos, pues tan desTergonzadamente habla- 
mo8 contra la Misa , que Jesu Ghristo instituyó, 
808 Apóstoles la dijeron , i toda la Iglesia 
Cathólica hasta el dia de hoi ha zelebrado , etc. 
Dízen, pues, que demás de la oblazion i sacrifí- 
zio que Jesu Ghristo ha hecho en la cruz de su 
cuerpo i de su sangre para perdón de nuestros 
pecados, para reconziliarnos con Dios, i para 
alcanzarnos la vida eterna , ha ordenado que 
los Sazerdotes , que son suzesores de los Após- 
toles , consagren en la Misa el pan i el Tino , lo 
transubstanzien en el cuerpo i en la sangre de 
Ghristo , sacrifiquen i ofresoan aquel cuerpo , i 
aquella sangre á Dios Padre por la remisión 
de nuestros pecados, i para alcanzar todo lo 
que nos es nezesario, asi al cuerpo como al 
¿liiiia. ¿I qué mayor bien , dizen , puede ser qut 
e8te?Dizen también que este sacrifízio aprove- 
cha á los defuntos para alivio de las penas que 
han de pasar í pasan en Purgatorio .- como ya 
zUamos de la calaverna de Macario , como lo 
cuenta Damaszeno. Quien quisiere saber los Provechos de 

C)Techos de la Misa , lea las Horas Españo- l<^ ^^^a- 
, i hallará muí muchos. Entre otros que alH 
se cuentan, son estos que se siguen. La Misa 
fale tanto como la pasión de Jesu Chrito. Iten, 
que el que la oye , no se envejeze mientras 
la oye. Iten , que aquel dia no perderá la lum- 
bre de sus ojos. Iten , que no morirá mala muer- 
te. Iten , que el que hubiere visto el corpus 
Domini , si aquel dia muriere súbito , que se tenga 
por comulgado, i no haya miedo de condenarse: 
I todo esto, dizen , que lo dize San Juan Ghri- 
sóstomo, S. Augustin, S. Jerónimo. Porque 



400 DE hk MISA 

saben levantar falsos testimonios. Estos ártica* 
los de Fé han consentido los Inquisidores de 
naestra España mui muchos añps ; que anduyie*^ 
sen en las Horas qjie comunmente.se rezan. je
si ahora los han hecho quitar , i no permiten qué 
se impriman , ya en eso muestran su ignóránzia 
de tantos años, que han permitido i apandado 
que con su iizer^zia se imprimiesen. I el casoes^ 
qu^ ahora caen en la cuenta , que mentiras i abó- 
mipaziones tan groseras. mas sirven ya el diá de 
hoj para, desengañar al pueblo , que para enga- 
ñarle : i por eso no permiten que tales cosas mas 
se impriman. Dezimos , pues , que la Misa ningún 
bien nos causa t sino antes grandes males : como 
luego veremos. 

Ya que habernos respondido á las razones con 
qué nuestros contrarios . piensan mantener su 
Misa, ahora, para mayor coqfutazion.della, pon- 
dremos algunos notables, .daños que causa , i 
grandes absurdos' que nezesariamente se ú- 
guen de la dotrina papjstica tocante á la Misa. 
I no seré mui. curioso en poner aquí todos los 
daños i absurdos que de la Misa se siguen. Porque 
seria nunca acabar. Solamente pondré -los que 
buenamente por el presente me vienen á la me- 
moria. 
Siete daflos que ^^^^^ pues, que la Misa causa muchos daños: 
la Misa causa, primeramente profana la santa Zena del Señor, 
oprimiendo, i menoscabando su muerte i pa^ 
sion. 2.^ Invócanse en ella los santos ya defuntos. 
3.^ Los santos ya d^untos.son puestos en ella 
por interzesores. .4." El sazerdote, que la.dize 
(tenga intenzion de consagrar, ó no)^ i el pueblo 
que la oye , idolatra. 5.^ La Misa mantiene 



I DS Sü SifNTIDAD. 40 1 

Otros muchos abusos demás de- la idolatría de la 
Transubstanzíazion : como son , la adorazion de 
las imájines , i la iriTenzíon' del Purgatorio , que 
es un público Corta-bolsas. 6,^ Defraudan en la 
Misa al pueblo de la mitad del sacramento , i la 
mitad que dan la dan tardé, i mal. 7.^ I puesto 
casó que la Misa fuese buena, pero dizese en len- 
gua estraña , que el pueblo no entiende , i con 
tales jestos, meneos, momerías, i monerías, que 
mas provocan á reír, queá devozion. Probemos, 
pues , estos siete daños por el mismo orden que 
los habemos propuesto. 

' I que la Misa menoscabe la pasión de Gbristo, i-^' «iaflo. 
▼eese claro : porque la Misa , la cual se ha or- 
denado para esto , para que cada un día se ofres- 
can zien mil sacrifízios, ¿que pretende , sino que 
la pasión de Jesu Ghristo , en que él se ofreszió á 
sí mismo, i esto Una sola vez, por único sacrifizio, 
quede sepultada i al rincón ? ¿ Quién pensará ser 
ndemido porla muerte de Ghristo, cuando viere 
ana nueva redemzion en la Misa? ¿Quien creerá 
sos pecados serle perdonados por la muerte i 
pasión de Ghristo , cuando viere nueva rermsion 
de pecados en la Misa? 

La invocazion es un tan alto cuito i servizio, a*** daño. 
que á solo Dios se debe. Porque solo en él cree- 
mos. ¿Gdmo (di^e S. Pablo) invocarán aquel en Rom., x, i^. 
quien no han creído? De manera que la invoca- 
zkm presupone Fé : i tal Fé, que sea fundada so- 
bre palabra de Dios. Ellos mismos cantan en su 
Misa el símbolo Nizeno , que comienza , Credo in 
unnm Deum, Greo en un solo Dios. Si en un solo 
Bles debemos creer, á un solo Dios debemos 
iavocar .* la cual invocazion , siendo hecha en Fé^ 



402 BB LA MISA 

/oe/, 11,93. Dios promete, qoe la oirá. Gaalqoiera qae ia- 
▼ocareel nombre del Señor (dize Joel), escapará: 
ó como lo interpreta S. Pablo, Rom. , x, 11, i 
San Pedro, Act., n, 21, será salvo. Iten, que solo 
Dios deba ser invocado , pruébase por esta razón: 
A solo el verdadero Dios se debe ofrezer sacrifizio 
(esto nuestros contrarios no lo negarán): laln- 
vocazíon es sacrifizio , como se dize Psalmo L , 14. 
Sacrifica á Dios alabanza : ó como dize la val- 
gata edizion , Sacrifica á Dios Sacrifizio de ala- 
banza: Este Sacrifizio de alabanza manda el 
Apóstol, Heb., xiii, 15 , que ofrezcamos á Dios. je
(^eas, xiv, 3. Ergola invocazion, pues es sa- 
crifizio, á solo Dios se debe ofrezer. Pero nuestros 

eti^. Ella , pues , es la que alcanza lo que pe- 
pe. £1 prezepto que nos manda orar , es de 
I, 1 no de las criaturas, la promesa, que 
l^ize ciertos que seremos oidos, Dios la 
»,, r no las criaturas : la fé , que alcanza lo que 
Ififig esfé en Dios, y no en las criaturas. De aquí, 
Dgran razón , concluiremos, que esta escala de 
r^zíon, que (ales escalones tien^, no nos lleva 



/Oe/, !!, 23. 

Actos^ II» ai 
Rom.^ X, «3. 



Marc,^ XI, 24. 
Psa/. IV, 4. 



HeO.^ XII, 17. 




466 DB LA MISA 

á las criaturas, sino al Criador, al solo Dios on:: 
potente. A él solo, pues, adoremos, á él solo in? < 
qaemos, á él solo oremos. Porque haziéndol 
así , estaremos ziertos que no seremos 
Él nos baga la grazia que sintamos de veraj 
nuestra nezesidad i miseria, i asi -sintiéndola 1* 
infoquemos, ziertos que por su bondad, prom< 
i por el sacrifízio con que su unijénito Hij* 
nos reconzib'ó con él, nos oirá. 
3.*' dafio. No hai Misa que no esté llena de ¡nterzesici^BH)- 

nes de santos, i aun el mismo sazerdote^ qaelK~ la 
dize, presume ser medianero i interzesor pari^cira 
con Dios , á fin que perdone los pecados de aqu^ se- 
llos por quien dize su Misa, séanse tItos é 
muertos : i no solamente interzede por los hoi 
bres, mas aun por el mismo Ghristo , rogando 
Padre que lo reziba i azepte como azeptó el 
crifizio de Abel , de Abraban , i de Melchlsedi 
lo cual trataremos en el 4.^ daño que la Mil 
haze. Pero no hai otro Medianero sino solo Jes 
Ghristo. La razón es esta : porque el que ha & ^ 
ser Medianero , ha de estar en grazia de ambav^^ 
partes entre las cuales se haze medianero : pcr'-^ 
que si está en odio con alguna de las partes, ón< 
es bien querido , nunca hará nada : siempre s< 
tenido por sospechoso. Por eso fué menester* 
que habiendo el hombre ofendido á Dios, i ha- 
biéndose de reconziliar con Dios , fué , digo , me^ 
nester, queelreconziliador, interzesor, abogado 
i medianero fuese verdadero Dios, i Terdadera 
hombre. Porque si solamente fuera hombre* 
fuera pecador conzebido i nazido en pecado: 
i a^ no hiziera nada con Dios. I si fuera Dios 
i no hombre, no pudiera satisfazer á la jostizisi 




I DE SÜ SAirriDAD. 407 

tos muriendo (como murió nuestro Media- 
i interzesor Ghristo, i muriendo satisfizo 
;ó todo cuanto el hombre debia álajustizia 
ios). Gomo el pecado , por haber sido come- 
contra el infinito Dios, era infinito, así la 
por el pecado fué menester que fuese in- 
I : i asi , la hizo el infinito Dios i hombre 
ito. No bai , pues, otro ningún interzesor ni 
¡anero para alcanzar perdón de pecados del 
*«, sino solo Ghristo : porque como no bai que 
Ik» , asi no hai que un Medianero entre Dios 
hombres, el hombre Ghristo Jesús, como 
Sao Pablo. Él solo es el Medianero del /, rím, n, s. 
o Testamento , como en muchos lugares de 
listóla á los Hebreos lo testifica el Apóstol, mb.yiu, «, > 
nismo que dijimos de la Invocazion, dezimos **' **' ' ^"' '** 
íen ahora : que no hai mandamiento ningu- 
sDios , que mande , poner á los santos ya de- 
is por interzésores , ni hai ejemplo ninguno 
i el viejo ni en el nuevo Testamento, que 
B fiel los haya puesto por interzésores. ^o 
mos á buscar pan de tras trigo .* porque no 
e ser mejor pan , que el de trigo .* no dejemos 
erto por lo dudoso. Ziertos estamos por la 
m de Dios , que Jesu Ghristo es nuestro In- 
isor: que los Santos lo sean, no nos consta 
a sagrada Escritura : 1 no nos constando, sin 
dudando, los pondremos por interzésores. 
lo lo que no prozede de Fé , es pecado , como 
ae S. Pablo á los Romanos: i escribiendo á '^^•' **^' '^* 
Mbreos, dize.* Sin Fé es imposible agradar ^«^m^**** 



melayamos, pues, de aquí, que á solo Ghris- 
Bbemos poner por nuestro interzesor : i que 






408 DE LA MISA 

la HSsa desvaría poniendo á otro qae á GhrisU 
por inCerzesor para alcanzar perdón de pecado^ 
I no solamente Ghrísto fué nuestro mter2< 
it Juan, 11, 1 . muriendo , mas aun ahora lo es : como lo' dize S^ ^* 
Juan en su Gathólica: Hijitos míos, estás cosa^ss. ^ 
08 he escrito para que no pequéis : i sí 
hubiere pecado. Abogado tenenios delante deL 
Padre á Jesu Ghristo justo , etc. Si hubiera mi 
s. Juan no dize: abogados que uno , S. Juan sin duda ninguna áij< 

mosf Sfno AbogaT- *"* ' Abogados tenemos , i los nombrara. Mas co- 
do. * mo de zierto sabia que no hai que un solo abog} 
do, dijo: Abogado tenemos, i lo nombró, á J^i 
Ghristo: i añidió, Justo: por el cual tiCiilo ex- 
cluyó todos los otros hombres, los cuales r todos 
sin sacar ninguno , son de su naturaleza hijos át 
ira , concebidos i fraguados en el tieotre ót si 
madres en pecado : como lo testifica aquel 
Pia/.Li, 7. Proj^eta i Rei David. Esta dotrina tan 

fera, i tan llena de consolación , que Jesu Ghristc^^ -^ 
sea, aun ahora , nuestro medianero i interzesor, ^ 

que lo será en k> porvenir, Satanás la ha escure -^'^ 
zido i sepultado por muchos años en la Iglesia ^• 

¿Quién había que en viéndoseen nezesidad i mise ^ 

ria w acordase de Jesu Ghristo para ponerlo 
interzesor i Abogado delante del Padre? une» 
acojian á un santo, ó santa, i otros, á otro, ó, á otra. 
seguneu zelo sin szienzia, i según su loca 
vozion. I aun algunas vezes ponian por intwzeso — 
resaquellos cuyas ánimas ardian en^ el infierno. Hc^ 
es exMa nueva álos Papas, descanonizar á los qu^ 
otraa Papas habían canonizado por santos, fijenh-- 
pío el Papa Bonifazio VIII, que descanonizó á Har<^ 
nnno Ferrarlense, mandándolo desenterrar i 
qo^mar, dequies de haber estado trelnla afioeren^ ' 




I DE 8Ü SANTIDAD. 499 

terrado : en el cual tiempo había sido tenido por 
santo, i como tal invocado de todos. I al con- 
trario , Papa ha habido, que ha canonizado por 
santo , al que otros habían condenado por hereje. 
S. Jerónimo i el Papa Dámaso condenaron por 
Anfano al Papa Liberto : pero Gregorio Vil lo ca- 
nonizó por santo. En doliendo la muela , llama- 
bwi á santa Polonia : en teniendo mal de ojos, 
á santa Lucía: para la garganta , invocaban á San 
Blaa: para la pestilenzia, á San Roque, pasaban 
mas adelante , i desvergonzábanse , poniendo 
por interzesora á la Magdalena para sus suzios 
amores. La que no se podia empreñar, ponia por 
interzesor, ¿quién, si pensáis? Al gran jiganton 
de 6. Chrislíiival, cuya legenda por ser tan fabulo- s/^fhíutóvafaun 
sat el Papa Paulo 111 mandó quitar del Breviario «egun ei Papa es 
Romano , que él hizo correjir : como lo notamos ^ i>^*'>i<^'"- 
en la vida de Marzelo segundo. Cuantos reinos, , 
caantas provinzias , cuantas poblaziones , cuan- 
tas casas , i cuantas personas habia , otros tantos 
dioses tutelares tenian , á los cuales ponían por 
sus Interzesores: Dios nuestro hazedor,i ie- 
•so: Ghristo nuestro Redemptor dormían. Desto 
se quejan los Prophetas, i prinzipalmente Je- j0r.,ii, 98;ixi, 
rsmias cuando dize: Porque al número de tus *^' 
ziodades, ó Juda, fueron tus dioses. Bendito sea 
el Señor, que por su gran misericordia nos ha 
qnerido hazer tan gran merzed en estos últimos 
t^mpos , de renovar i resuzitar esta tan admira- 
ble dotrina i tan llena de consolazion , la cual 
en el tiempo de las tinieblas , de la ignoranzia, 
i luperstizion , habia estado como muerta i se- 
pultada. 
Contaré aquí en breve, un caso que sobre esl,a 






410 DE LA MISA 

materia acontezíó. Habrá 36 años, quehablanA- ^ 
uno con un graduado , con un maestro en Israel ^ 
entre otras cosas le dijo : Jesu Ghristo ser aa ^ 
ahora nuestro abogado. El maestro se marabílk 
pareziéndole nueva dotrina lo que se le dezis 
porque nunca tal habia oido ni leido. Il
viéndolo marabillado , se marabiUó de su mal 
billa: i para confirmazion de lo que le habi^ 
dicho, le alegó el paso de San Juan: Abogad»^ Jo 
tenemos delante del Padre á Jesu Ghristo, 
S. Pablo confirma esta dotrina. Rom. ,yin9 3^ 
hablando de Ghristo, dize. El cual está á ladíestr. 
de Dios, i interpela (ó interzede) por nosotros. ^^ 
Hcb., vn, 25. Por lo cual puede también salva ^^ 
eternalmente á los que por él se allegan á Dios, ▼i'^^' 
viendo siempre para rogar por ellos. Bien creí» ~ 
este maestro que los Santos eran abogados : ma. 
que Jesu Ghristo lo fuese, no lo creia, ni lo sabia. 
Si este siendo maestro en Israel ignoraba esto, ¿di 
qué nos espantaremos, si el pueblo Ignorante 
ignore? ¿de qué nos marabillarémos si las veje- 
zaelas no lo sepan? Lo que digo , que no hai otrc 
Interzesor que Ghristo, cutiéndolo cuanto á al — 
canzar perdón de pecados : porque de otra ma — 
ñera , los unos pueden i deben rogar á Dios poi 
los otros. I asi San Pablo se encomienda en Ibí 
oraziones de aquellos á quien escribe , para qu< 
megnen á Dios por él , i el mismo Apóstol roga- 
ba á Dios por ellos. Si el Sazerdote, diziendo si 
Misa, dijese que rogaba á Dios de la manera qae^ 
el Apóstol rogaba á Dios por aquellos á qalem. 
escribía, la tal orazion seria buena, si fuese he- 
cha en fé. Pero presumir de ser interzesor, í 
vender su sacrifizio por de tanta virtud i efica- 





1 DE Sü SAIITIDAD. 41 1 

zía, como la misma muerte i pasión de Gliristo, 
ya eso es intolerable i demasiada soberbia. Go- 
mléiizense á humillar , i dar la gloria á Dios : el 
caal solo perdona los pecados, i esto lo haze por 
la sola interzesion de Ghristo, i por la virtud del 
ánico sacrifizio que él solo una vez , i no mas, 
ofirezió á su Padre. 

Bl cuarto daño que dezimos que haze la Misa, «.* daño. 
i este pasa , i en ninguna manera se debe supor- ki sazerdote 
lar, es que el s^erdoteque la dize, i el pueblo que ?e?puebioquc"a 
la oye, idolatra. Guan gran pecado sea la idola- oye idolatra. 
irla, i cuanto lo abomine Dios, mas que á todos los 
otros pecados, ya lo habernos dicho alprinzipio de 
nuestro primer Tratado. Dizen nuestros contra- y^moridad del 
ríos, que el sazerdote ordenado de Misa, tiene au- sazerdote papia- 
toridad i poder de Ghristo, i de su Vicario el Papa, ^'^°' 
jwra que dizíendo las palabras que llaman de con- 
sagrazion: Hoc est enim carpus meum (con tal 
que las diga super debitammateriam, sobre ma- 
teria competente , i con intenzion de consagrar), 
mudé, convierta, transforme i transubstanzie (esta 
última palabra es laque les piaze) el pan encuer- 
po de Ghristo , i el vino en sangre de Ghristo. De 
manera, quesease el Sazerdote quien quisierdes, 
TlTa en pecado mortal, amanzebado (como la 
mayor parte dellosloson ), séase el mayor bellaco 
i iafome del mundo , pero con todo esto , dizen 

3ae tiene esta autoridad, de hazer bajar á Ghristo 
el zielo en acabando de dezir las palabras: Hoc 
^H enim Corpus meum , i ponerlo en el lugar do 
estaba el pan i el vino ; de manera que no haya 
mas pan, ni mas vino (porque la substanzia del 
pan , i del vino , se ha desvanezido i anichilado), 
sino cuerpo i sangre de Ghristo : el cual está 



412 DE LA MISA 

allí verdaderamente, realmente, corporalmente 
i carnalmente (estos son sus propríos términos)) 
tamaño i tan grande , tan corpulento i tan largo 
como estuvo en la cruz , cuando murió por nos- 
otros pecadores. Esta es su dotriiia. I porque 
nosotros no creemos tales desvarios, que m 
contra la palabra de Dios , i contra lo que los 
Dotores antiguos enseñaron (como lo probare- 
mos , nos condenan por herejes , nos persiguen 
cruelisiroamente á fuego i á sangí^ , peor que si 
fuésemos Judíos ó Turcos. Pero otro mas fuerte 
que ellos , á pesar dellos , nos ha defendido dec 
líos, defiende, i defenderá. Quien quisiere saber 
mas de raíz esta su dotrina, lea sus nuevos Con- 
zilios, en los cuales los Papas , tiránieamente 
por sus Legados, han presidido, lea sus Decretos, 
Decretales, Sextos, Glementinas i Extravagan- 
tes : allí hallará asaz : no lea la sagrada EscrítarSf 
porque nada hallará en ella que confirme tales 
scotus tuper 4 desvarios. Escoto , uno de los prinzipales pilares 
^^"'' de su Iglesia, dize, que aunque el sazerdote no es- 

tuviese revestido para zelebrar , ni en estado de 
grazia, ni sobre algún altar, pero sí dijese ]«A 
cinco palabras, ó las cuatro, dejado el £nim« 
sobre todo el pan que está en la plaza , ó en la 
panetería, i sobre todo el vino que está en la bo- 
dega , en el mismo momento, cuantos panes hu- 
biese en la panetería , ó en la plaza , con tal que 
tenga intenzion de consagrar, serian converti- 
dos i transubstanziados en el cuerpo de Jesu 
Ghristo : i todo el vino de la bodega, se conver- 
tiría en sangre de Ghristo, por virtud de las psi- 
labras dichas i pronunziadas del Sazerdote. De 
aquí viene que no habiendo pan , sino cuerpo 



I DE SU SAirriDÁD. 413 

^era se puede hacer sin Fé. Porque (como ya ha- 
^"** hemos dicho) no es carnal, sino espirituiü. les 

de notar , que esta manducazion espirítual se ha- 
ze en dos maneras. La primera por la predica- 

/, Cor., 1, 9. zion del Evanjelio , como lo dize S. Pablo, FM 
( dize) es Dios , por el cual sois llamados á la 

EpUes., V, 30, corounicazíon de su Hijo Jesu Ghrísto. Por la 
predicazion del Evanjelio somos hechos carne 



Orljenes. 



Jerónimo. 



I DB 8U SAMIDiLD. 419 

de la carne* de GhiistOY i hueso de sos haeéos: 
por la'predícaasion del E?anjelio , él nos es pan ^^^^ ^>> ^e. 
qe Tida , que deszendíó del zielo para mantener 
nuestras ánimas: i por la predicazíon del Evan- /nají, xvii, ai. 
Jdio somos hechos una cosa con é , asi como él 
lo es con el Padre. La segunda manera de man> 
ducazion espiritual se haze por los sacramentos: 
i prínzipalmente en la Santa Zena. Estas dos 
maneras de espiritualmente comer el cuerpo de 
Ghristo , i de beber su sangre por la predicazion 
del Evanjelio i por los sacramentos la confiesan 
los doctores antiguos. Oríjenes, hom., xvi, 
sobre los Números , dize : Somos dichos beber 
la sangre de Ghristo , no solamente con el rito 
de los sacramentos , mas aun cuando rezebimos 
sas palabras: lo mismo dize San Jerónimo 
sobre el Ecclesiast. , cap. iii. En la Santa Zena 
el fiel , rezibrendo con la boca del cuerpo esterior 
i camalmente el pan i el vino, que son el santí- 
simo sacramento del cuerpo i sangre de Ghristo, 
rezíbe con la boca del ánima, que es la Fé, 
interior i espiritualmente, el verdadero cuerpo 
í sangre de Ghristo, sin que el cuerpo carnal de 
Ghristo baje acá bajo , ni deje de estar sentado 
á la diestra del Padre: como mas largamente 
diremos mas abajo. Asi que confesamos el fiel 
verdadera i realmente rezebir en la Santa Zena 
tu cuerpo i sangre de Ghristo : como el mismo 
Christo lo testifica: Esto es mi cuerpo: Esto 
es mi sangre. Pero entendemos estas palabras 
Qo camalmente, sino espiritualmente: como el 
mismo Ghristo las declaró. Porque él (como ya 
habernos dicho) , hablando de comer su carne, i 
de beber su sangre (lo cual se haze en la Zena), 



28 



4S0 HB Lk MISA 

dlMt que esto se debe entender espiritiialmente: 
i no carnalmente (como los Gap^maltaa, i aan 
algunos de los Diszipulos lo entendían). Mis pa- 
labras (dize) espíritu i vida son. I por tanto, lo 
qoe dlze de comer su cuerpo i de beber su sangre, 
eq^ritualmente se debe entender: porque d 
Q^irltu es el que vivifica, i la carne no aprovecha 
nada. 

Entendiendo, pues, desta manera que desi- 
moa, Ghrísto estar presente en el sacramento, 
no seriar menester anichilar la substanzia del[Pan 
ni del Vino , ni transubstanziarla en la substanzia 
del cuerpo i sangre de Ghrísto. Gonfissamos, 
pues , que en este santísimo sacramento , demás 
de haber verdadero cuerpo i sangre de Ghristo, 
en la manera que ya habemos dicho, i que d 
mismo Señor lo declara, confesamos, digo, que 
hai verdadero Pan y Vino en su propria sims- 
tanzia i ser. Digo que el pan i el vino cuanto á 
su •substanzia no han perdido nada: peré cuanto 
á sus cualidades , digo que han ganado muí mu- 
cho. Porque por la virtud i eficazia de la Insti- 
tuzion de Ghristo I de sus palabras , dejan de 
ser pan i vino común, i son dedicados para 
significar, figurar, representar i dar el verdadero 
cuerpo i sangre de Ghrísto : i de tal manera lo . 
significan, figuran, representan, sellan I dan, 
que cualquiera que toma este pan , i lo come, 
toma este vino, i lo bebe dignamente, conforme ' 
á la instituzion de Ghrísto, que dize: Tomad 
i comed : Tomad , i bebed del todos , toma i 
rezibe verdadera i realmente el cuerpo i sangre 
de Ghristo : conforme á lo que luego el Señor 
dize: Esto es mi cuerpo: Esto es mi sangre. 



t DB SO SANTIDAD. 421 

3^eró Qocaraalmente, Sino espirítuaimenle, por 
Té. I si d fjfin i el fino no permaneziesen en su 
saiisUinzia i ser, este sacramento no sería sacra- 
mentó. Porqae lodo sacramento (como nuestros i¿i tacrameoto 
Mkinios contraríos no pueden negar) consiste com'ie^ena^i 
6D dos cosas s en cosa visible , i terrena , que zeiesuai. 
dloa Daman materia , i en cosa invisible i zeles- 
tid» que ellos llaman forma. Todos convenimos, 
que la invisible i zelestial es el cuerpo i sangre 
ü6 Christo : cuanto á la visible i terrena, haí mui 
gran diferenzia entre ellos i nosotros. Porque 
nosotros dezimos ser la substanzia del pan i 
del yiBO Juntamente con sus aczidentes : ellos 
diien que no es la substanzia del pan ni del 
^0, sino solos los aczidentes del pan i del 
irino : la blancura , la redondea, el olor , sabor i 
.% 3*. 

t. 3.® Porque todos partizipamos de uu A Cor , x, 17. 

•^De manera que cualquiera que comiere ^*- 

«n, etc. 5.® Por tanto , pruébese cada uno ^» ^^^-^ *»» *'• 

lllio,icomaasideaquelpan,etc. En todos ^*- 

ligares el Apóstol llama al pan , pan : no A cor., xi, as. 

^lo fué, sino porque lo es. Cuanto al vino, 

DO Señor, después de haberlo hecho sacra- 
de su sangre, lo llamó fruto de vid. I Arar., ixvi, s9, 
(dize), que desde ahora no beberé mas 'i^*''*^'..^*.^* * 

hito de vid, etc. ¿Qué cosa es fruto de vtd, 

sqpa, sino vino? San Pablo dize: La copa /, cor., x, te. 

Klizion,ála cual bendezimos, ¿no es la 

don déla sangre de Ghristo ?Iten , ó bebiere /, cor., xi, 37. 

copa del Señor indignamente, etc. Iten, i j ^^^ ^ ^^^ ,, 

le aquella copa. En estos tres pasos S. Pa- 

r copa, entiende lo contenido en la copa: 

I k> que su maestro llama fruto de vid , ó 

feisaquí cómo el Señor, su Apóstol, i los 

m antiguos llaman pan i vino aquello que en 

amento es visible i terreno : i por el .mismo 

admiten transubstanziazion ninguna: co- 
la hai. 

i aimple i sana dotilna, quita muchos ab- 

1 i inconvenientes, que se siguen de la 
ibstanziazion : quita muchos escrúpulos 1 

M6 de CQiiszienzía. I asi , si el sacramento ^^ ^g sacramen- 
eomo ellos hablan , porque no es sacra- to, sino cuando 

, aino cuando se toma i se come: Tomad, ^e!^"*' * *^ ^^ 

ihristo , i comed , i después dize : Esto 
cuerpo: luego en el Sacramento no hai 

) de Ghristo , si no se toma , i se come) 

lokeze, se pudre, se come de gusanos , lo 



4S4 IIB LA Wíñk 

eomen ratones, cuando se cae en el sudo, ó se 
fíerte , etc. (porque á todas estas cosas está sujeto 
ú pan i ¥ino, i no el cuerpo « ni sangre de 
Ghrtsto): dezimos que el pan se eninoh¿e, se 
podre, etc., el Tino se derrama: el cual pan i 
▼ino fuera sacramento del cuerpo i sangre de 
Ghristo, si lo comieran i bebieran, no ratones, 
sino hombres. Si esto nuestros contrarías enten- 
diesen , no habrían menester el libro que Uamao, 
de Cautelas de la Misa , que trata qué se deba 
haker, en tales casos como los dichos. Este libro 
es una perpetua aflizion , tormento.» i camizcria 
de conszíenzias que tienen zelo, pero no según 

Rom., X, 2. siienzia (como dize S. Pablo). La causa es porque 
estas conszienzias no están fundadas sobré firñe 
fundamento , sobre la palabra de Dios , sino aotíre 
arena, sobre las tradízíones humanas. 

Los que no quieren entender las palabras del 
Señor: Esto es mi cuerpo, etc. , espiritHalmente, 
sino carnalmente , caen en gran herejía iborríUs 
idolatría. La relijion Ghrístiana (como lo teslüea 

Athanasio. Atbanasio en su Simbolo), Cree que en Jesu 
Gbrísto hai dos naturalezas, diríná i humana. 
' Cree que estas dos naturalezas de tal manara 
están unidas i conjuntas en Ghristo , qae no se 
confunden ni mesclan entre sí : la divina tiene 
sos propríedades , i la humana las sayas. Como 
rf ánima razional i la carne son i|n hombie , asi 
la éíTinidad i la humanidad son un Gkiisto. 
PrqMTiedad es de la dirinldad , i no de otra cosa 
que della sola, estar en todo lugar: porque es 
inmensa , i infinita : I no hai otra cosa, que sea 
inmensa i infinita : propríedad es de la huma- 
nidad estar en algún lugar , i no en todo lugar. 



I DB SÜ SAimOAD. 4SS 

Asi lo testifica el Ánjel, hablando de Ghristo 
en cuanto hombre. Resuzitado (dize) es, no Afore, ivi, e. 
está aqui : hé aqu( el lugar donde lo pusie- 
ron : i San Pedro. Al cual (dize) , es menester que ^cf., ni, ai. 
4 lielo tenga hasta los tiempos de la restaura- 
zion de todas las cosas. I asi lo tenemos por 
artículo de Fé , que subió á los zielos , que está 
aoDtado á la diestra de Dios Padre, que de alli 
vendrá á juzgarlos vivos i los muertos. El mismo 
kfa Ghristo dize: Siempre tendréis pobres con 
vosotros: mas á mi, no siempre me tendréis. 
Todos estos lugares prueban, Jesu Ghristo con- 
forme á su humanidad , i en cuanto es hom- 
bre « no estar aquí abajo, sino en el zielo. Gontra Herejía de ua- 
tíU articulo de Fé hazen nuestros contrarios, pintas. 
cuando creen que el cuerpo de Jesu Ghristo 
está en cualquiera Misa , i en cuantas se ze- 
lebran todos los dias por todo el mundo , i en 
todos los sagrarios donde lo tienen enzorrado, 
rtaloiente , corporalmente , carnalmente , tan 
grande i tamaño , como estuvo en la cruz. Si 
esto no es herejía, ¿qué será herejía? Nuestros 
contrarios son buenos transubstanziadores: co- 
no han transubstanziado el pan i el vino en 
enerpo á sangre de Ghristo , de manera , que ya 
no haya pan, ya no haya vino, sino (como ellos 
ditini) cuerpo i sangre de Ghristo: asi ahora 
transubstanzian la humanidad de Ghristo, su 
Mfhe i su sangre en la divinidad. Pues que atri- 
buyen al cuerpo i sangre de Ghristo el hallarse 
i sitar presente en todo lugar lo cual solamen- 
te Conviene á la divinidad. Jesu Ghristo es ver- 
dadero Dios, i verdadero hombre. Pero su ser Herejía depa- 
Uos , no es su ser hombre : i su ser hombre , no pista». 



486 DB LA MISA 

es 8U ser Dios. Lo uno es Criador , cuyo ser 
es ab eterno : lo otro es criatura , enyo ser tavo 
prinzipio. 

Con todo esto que oyen i leen nuestros con- 
trarios (hablo de loa»dotos) , están obstinados, i 
endurezidos , i ha los Dios dejado caer en tan 
reprobo sentido, que creen el pan, no ser pan, 
sino cuerpo de Ghristo : el vino , no ser vino, sino 
sangre de Ghrislo , : así adoran lo que un sacris- 
tán, hizo entre dos hierros , i el sazerdote le dio 
la forma , haziéndolo su Dios : Guárdanlo en el 
sagrario: llévenlo á los enfermos, sacánlo, á 
pasear en algunas fiestas del año , i prinzipal- 
mente el día que llaman Corpus Christi, coii.gran 
pompa , triumpho , i majestad. I ,* ai de aquel 
que no se hincare de rodillas delante del .* Qner- 
ríales preguntar, ¿quién les haya mandado hazer 
esto?, ¿si saben que Jesu Christo , lo baya hecho 
asf , ó mandado á sus Apóstoles que lo hiziesen 
asi? ^ darán ejemplo, ni mandamientQ. I9i 
Christo hizo , ni mandó tal cosa , ni sus Após- 
toles , ni la Iglesia Cathólica hizo- tal, por espa- 
zlo de mil años después de la muerte de Gbristo: 
invcnzion es nueva , humana , i diabólica , fun- 
dada sobre el mal fundamento de la tMnsni»- 
tanziazion. 

Algunas cosas hai en la Misa que dan á entender 

no haber transubstanziazion : como cuando dízen 

en el Canon Offerimus prcedarce Majestati iua 

de tuis donis ac datis , etc. Q. D. Ofrezemos á 

tu ilustre majestad de tus dones, i de lo que nos 

Estas cruzOT, **•* ^^^^ hosggtia pura,hosgg[tia8anta«hosgg[tia 

ftcgun los papis- gín mancha, panflSsanto de vida eterna , i cá^ 

terid. li'SB^® ^^^"^ perpetua. Una de dos , ó por estos 



I DB 8Ü SANTIDAD. 4S7 

dones que ofreze» á Dios , entienden el pan 
i el viiip ün ningana Transubstanziazion: ó tran- 
subsUnsíados en cuerpo i en sangre de GhrisU), 
r^i« f/¿,'í»^^^^^ 
azones, mas por todo esodize, que él la comunconsen- 
ba, por no ser contrario al común consenso so do in iglesia. 
Iglesia. Viendo , pues , nuestros contrarios 
o á ellos les pareze) tantos Padres , tantos 
¡líos por su parte , piensan que todo está 
), i gritan citoria, Vitoria contra estos per* 



482 DE LA MISA 

HM herejes. Ya no hai pan, ya no hai Tino, en el 
sacramento , convertidos i transubstansiadiM 
son en cuerpo i sangre de Ghristo : i cualquiera 
que esto no cree, dizen ser hereje, descomnl* 
gado, anathematizado i condenado. Pero Tod- 
van la hoja , i miren i consideren bien lo qae se 
«lg«e. 
Padres contra 8i nuestro debate i contienda de la Transnbs* 

ziaffoñ"'*'****""' ^"^*^*^° *^ hubiese de liquidar, condair i 
aYeriguar por hombres , no nos faltan otros tan* 
tos Padres , i aun mas , tan antiguos , tan doCoa, i 
tan pios, como ios que nuestros contrarios (como 
ellos piensan) han armado contra noaotrot, 
que armemos contra ellos en nuestra defensa: 
i aun alegaremos muchos de aquellos que han 
alegado contra nosotros. Esto hecho , responde* 
remos á todo lo que contra nosotros han alegado, 
irenen. £1 primer Padre que alegaron , es Ireneo : á este 

mismo alegaremos nosotros , i lo pondremos en 
la avanguardia por su antigüedad i autoridad. 
Dize, pues, Ireneo , hablando contra los ViAen- 
tinianos herejes , desta manera : £1 pan terreno* 
rezebida la Yocazion del Yerbo de Dios « no es 
ya mas común pan : pero es hecho Eucharístía: 
la cual consiste en dos cosas , conTleñe á saber, 
en eterna i en zelestial. Cuanto á lo primero 
no niega Ireneo la Eucharistía ser pan: lo 
que dize es que ya no es pan común : i luego 
dize que esta Eucharistía consiste en dos cosas, 
de' las cuales la una es terrena , como lo es al 
pan : i la otra es zelestial , como lo es el cuerpo 
de Ghristo. Porque cuan nezesario es que el 
cuerpo de Ghristo esté verdaderamente en el 
sacramento , tan nezesario es que también el 



1 DB 8Ü SANTIDAD. 



433 



Hin esté verdaderamente en el sacram^to. 
Porque de otra manera el pan , que es la figura, 
io*1endría analojia ni similitud con lo figurado, 
IW es el cuerpo de Ghristo. Tertuliano, lib. i. Tertuliano. 
sonlra Marzion , dize : Dios no ha echado fuera 
m - criatura el pan : pues que con él ha repre- 
Miitedo su cuerpo. Iten , lib. iv contra el mismo 
Iterzion , dize : Al pan que habia tomado , i dis- 
tribuido con sus Diszípulos , lo hizo su cuerpo, 
diciendo .- Esto es mi cuerpo : quiere dezir ( como 
él iPBÍsmo se declara), figura de mi cuerpo. 
Orijenes sobre S. Mateo, cap. xxvi, dize: Este orijenc». 
pm, aicuarel Dios Verbo testifica ser su cuerpo, 
palabra es nutritiva de las ánimas. Iten , homelia 
YU , sobre el Levitico , dize : Porque no solamente 
en el Testamento viejo , mas aun en el Evanjelio 
hai letra, que mata. Porque siseguis según la 
tetra, lo que está dicho, Si no comiéredes la 
carne, etc. Iten, horo. ix, sobre el mismo Levi- 
tico t dize: No te asgas de la sangre de la carne: 
mas antes aprenda la sangre del Verbo , i oye al 
que te dize : Porque esto es mi sangre , la cual se 
derrama por vosotros. Iten, sobre S. Mateo, cap. 
xy« dize: El pan santificado, según lo que tiene 
material , va al vientre , i es echudo por abajo. 
Iten , en el mismo lugar dize : No la materia del 
pan, sino la palabra dicj^a sobre él, es la que 
aprovecha al que lo come no indignumente. lien, 
I». Tin, contra Zelso, dize: Después de haber 
heeho grazias por los benefizios que habemos 
rizebido , comemos de los panes ofrezidos. San 
ZSpriano, lib. i, epístola 6, ad Magnum, dize: zipriano. 
Bl Señor llama su cuerpo al pan hecho del ayun- 
tamiento de muchos granos : I llama su sangre 



434 Dfi LA msA 

al líDO esprimido de muí muchos gajos i gra« 
nos de uvas. Iten , interpretando la orazion do- 
minical, llama al pan cuerpo del Señor. Iten,* en 
el sermón de la Zena del Señor , dize : IVosotros 
no aguzamos el diente para morder, mas sola- 
mente con sinzera Fé rompemos el pan , 1 lo 
comemos. Iten , én el sermón de Ghrlsmate abier- 
tamente dize : Los sacramentos tienen los nombres 
de aquellas cosas que ellos significan. S. Augostin 
usa destas mismas dosmaneras de hablar de qa&~ 
usa S. Zípriano : por lo cual pareze que las tom<^» 

del. De la segunda usó en la epístola ad Boni 

facium , i de la primera cuando dize : Para qo^^ 
aparejas el diente i el vientre: cree, i-comiste^ 

Zipriano. tratado xxv sobre San Juan. I tornando á S. Zi 

priano , lib. ii, epíst. 3.* , ad Gecilíom , dize : Ec^ 
el vino se muestra la sangre del Señor. Iten-^^ 
contra los Acuarios , dize , que no puede parezeKT* 
estar la sangre del Señor en el cáliz , si el vin 
deje de estar en él. I según nuestros transubstan 
ziadores no hai vino en el cáliz; luego sígnese qm 
no hai sangre. Porque este es el argumento d 
San Zipriano. Iten , en el sermón de la Zena de 
Señor , dize , los símbolos mudarse en cuerpo d 
Ghristo : pero, de tai manera, que toma una 
janza del mismo Ghristo , en el cual la naturalezas- 
humana se vía , i U^ divina estaba eíicondida. — - 
De la cual semejanza se vec, que él quiere dezir. 
que como en Ghristo permanecieron dos nata 
ralezas, divina i humana, asi de la mism 
manera, se han conservado en este sacrament 
dos naturalezas : la del pan, que se vee, i la dé 
cuerpo de Ghristo, que no se vee. Iten, lib. n 
epist. 3.* , dize : De la manera que el cuerpo del 




I DE SU SANTIDAD. 435 

Qor no puede ser harina sola , ni agua sola , sino 
es que ambas se junten i copulen , i se consoliden 
con el ayuntamiento 1 unión de un pan, con el cual, 
i con el mismo sacramento, nuestro pueblo 
se muestra ser copulado. Athanasio , declarando Athanasio. 
aquellas palabras : Si alguno dijere palabra con- 
tra el Hijo del hombre, perdonársele ha: mas 
el que contra el Espíritu santo, etc., díze: 
4 1 cnán grande es el cuerpo , que todo el mundo 
haya de comer del? i concluye , que esto se ha de 
entender espiritualmente , i que por esto el Señor 
baze menzion en este lugar de su Aszension 
contra los Gapernaitas. Basilio, en su liturjia* BastUo. 
llama al pan del sacramento Antitipon del cuerpo 
4e Ghristo. Antitipon quiere dezir, ejemplar ó 
dechado de semejante forma. I llámalo así des- 
pués de la consagrazion. Dionisio, de Ecclesias. Dionitio. 
tica hierarchía, capítulo terzero, dize:£lPon- 
tifize descubre el pan cubierto i individuo , i 
partiéndolo en pedazos, etc. San Ambrosio, Ambrosio. 
sobre la primera epístola á los Gorinthios , díze: 
Cuando se trata que esto se haga en memoria 
de Ghristo, i de su muerte , nosotros, comiendo 
i bebiendo significamos la carne i sangre de 
Chrísto, que han sido ofrezidos. Iten, en el 
misiDO lugar dize: r^osotros rezebimos el cáliz 
mistico en tipo (ó figura) de la sangre de Ghristo. 
Iten,lib. lY, de sacramentis, cap. 4.^, donde 
pone la mutazion de los símbolos , trata también 
noestra mutazion en Ghristo : mas con todo esto 
no se transubstanzian en Ghristo, los que rezi- 
beii el Sacramento. Iten , en el mismo cap. 
dKse: Asi que afirmemos esto , ¿cómo lo que es 
pm « puede ser cuerpo de Ghristo por consa- 



29 



436 



DE LA MISA 



Jerónimo. 
Chrisóstomo. 



grazion? I luego : Si tanta fuerza tiene la palabn 
del Señor , que las cosas que no eran, comienzen 
á ser, ¿cuánto mas será eficaz para hazerqoe 
sean las que tienen ser, i se muden en otra cosa? 
San Jerónimo claramente dize sobre San Mateo, 
que en el pan 1 en el vino es representado el 
cuerpo i sangre de Ghristo. Ghrisóstomo, sobre 
la segunda á los Gorinthios, dize : No solamente 
es cuerpo de Ghristo lo que se nos propoae 
en la mesa , mas aun los pobres : á los coaitt 
somos obligados á hazerles bien. Porque aquel 
que dijo: Esto es mi cuerpo, también el mittio 
dijo con su boca , que él era el que rezibia d 
benefizio , i que él estaba nezesitado en loa po- 
bres. Iten, hom. xi, super Mat. , in opere iift* 
perfecto , dize : En los santos vasos no e«tá el 
cuerpo de Ghristo ni su sangre: sino el misterio 
del cuerpo i sangre de Ghristo. Iten, sobre dei- 
pitulo XII de la segunda á los Gorinthios , bom. 
XXVII , dize : De la manera que Ghristo en el pan 
i en el vino dijo : Hazed esto en memoria de nú. 
Iten, sobre el Psalmo xxii declarando estas {Mi- 
labras. Aparejaste delante de mí la me8a,dÍ2e: 
De la manera que en semejanza del cueiyo i 
sangre de Ghristo se nos muestra en el saen- 
mento el pan i el vino, etc. Iten, escribiendo á 
Zesário contra Apolinar i otros, que confundlaK 
la divinidad i humanidad de Ghristo (esta epís- 
tola se halló en la librería de Florenzia), díte: 
Porque de la manera que al pan , antes de ser 
santificado , lo llámanos pan: pero la gra2¡a 
divina significando esto , el pan mediante el Sar 
zerdote es librado de nombre de pan , i es ha- 
llado ser digno de ser llamado cuerpo del Señor: 



1 DB SÜ SAirriDAD. 



4S7 



AüOnque la naturaleza de pan permanezíó en él. 

SftB Augustin en muí muchos lugares es todo AugusUno. 

BOMlro , i confirma redondamente nuestra do- 

Uina. Sobre el Psalmo Lxxxn, dize: ^o habéis de 

eMaer esto que tcís : ni habéis de beber esta 

Hftgrey que han de derramar: Misterio es lo que 

ordigo : lo cual , si espiritualmente se entienda, 

lífificará. Iten, en el tratado de fide ad Petrum, 

Qip. XIX, llama sacramento de pan i de vino. 

ton, contra Fausto, lib. xx, cap. 21 , dize: La 

carne i sangre de Ghrísto se nos prometió en el 

vkjo Testamento en la semejanza de las víctimas 

(Q. B. de los animales sacrificados) : en la cruz 

raímente se dio : mas en el sacramento se zele- 

bra por memoria. Consideremos bien estos tres 

tiempos , que nota San Augustin , i la gran dife^ 

Kensia que hai. De una manera se Dio Ghristo en 

el Testaiftento viejo , de otra en la cruz , i de 

otra en el Sacramento de la Zena. Iten, de Givitate 

M, lib. XXI, cap. 25, claramente afirma los .^^^^V^uSerí" 

Inpios no comer la cosa del sacramento. Q. D. el de cbristo. 

caerpo de Ghristo , i asi dize : No es de pensar 

qoe eoma el cuerpo de Ghristo , el que no está en 

el cuerpo de Ghristo , i en el cual Ghristo no está, 

ni él está en Ghristo. Iten, tratado xx sobre 

8. loan, dize lo mismo. Iten , contra Adiraanto, 

Kttlcheo, cap. xii, dize: No dudó el Señor de- 

úti Esto es mi cuerpo , cuando con todo esto 

cm/m xii, 23 



438 DE LA mSA 

Iten, de dotrina Ghristiana, lib. m, cap. Kv 
muestra ser figurada manera de hablar* la que 
Ghrísto , Juan yi, usa : Si no comiéredes lacam 
del Hijo del hombre, etc.: la razón queda^eSt 
porque pareze que manda una gran maldad. Por- 
que mayor crueldad es comer la carne de qd 
hombre, que matarlo: i beber su sangre, qiK 
derramarla. I por eso dize San Augustin que es 
figura que manda, que suave i provechosamente 
nos acordemos la carne de Ghristo haber sido p
1 DB 80 SANTIDAD. 441 gtosia. Lo mismo testifica León primero, Obispo te Roma, ea la Epístola que escribió al dicho rhMdoreto: I es de creer, que si Theodoreto no ialiera bien de un tan alto misterio , como es el ttcramento del cuerpo y sangre de Ghristo , que lili Gonzilio de los célebres que ha habido , donde » lutUaron 630 Obispos, no llamara á Theo- eso obispos en Ionio Cathólico i orthodoxo Pastor de la Igle- doníSíe^^**"" im^ etc. Este Theodoreto habia sido injustamente invado de su Obispado en el Gonzilio Ephesi- ia>II, porque no quiso tomar la parte deEutiches, MKCJe: mas en el Gonzilio Galzedonense , su Dbiapado le fué restituido con gran honra i loores. ^ lo que Theodoreto entonzes sentía i enseñaba focante á la dotrina del sacramento , era Gathó- lioo« lo mismo también lo será ahora : porque lo Oiienio que entonzes era verdad , lo es ahora. Büe Theodoreto mui de veras habla contra la rrflUQumbstanziazion en un libro , que quiso Dios 10 imprimiese en Roma para mayor confusión de loe Romanistas , los cuales no pueden negar que TlModoreto sea todo nuestro: mas escúsanlo con desir, que la Iglesia aun no habia determinado eeta cuestión de la Transubstanziaziorf. Desta OMUiera el Papa (porque él es el todo) podrá ha- lerqoela dotrina que antiguamente era cathólica I octhodoxa, sea ahora herética i mala , i la que eatonzes era herética i mala , sea ahora cathó- Uea i buena. Pero S. Pablo dize , que si Anjel del :Mo predicare otro Evanjelio, otra dotrina, fuera de^la que él habia enseñado , este tal sea anathe. me. Introduze, pues, Theodoreto en sus Diálo- Duiogo i.* §ee dos personas, que razonan de cosas buenas, de cosas tocantes á la relijion Ghristiana : el uno 442 DE LA mSA se llama Orthodoxo, i el otro Eranistes. Bize, pues , Orthodoxo : ¿Sabes por ventura que Bios haya llamado al pan su proprio cuerpo? Eraoist. Sélo. Orthod. ¿ Sabes también que en otro lo- gar su carne se llama trigo ? Eranist. TamlneDsé eso, etc. I un poco mas abajo. Orthod. EnelmiflDO repartir de los misterios llamó al pan cuerpo , i á la copa mesclada sangre. Eranist. Asi cierta- mente los llamó. Orthod. Mas aun ha podido ser llamado cuerpo según naturaleza, su cuerpo cier- tamente i su sangre. Eranist. Claro está. OrtlKNi. Mas nuestro mismo Salvador trocó los nombres, i dio al cuerpo el nombre del Simbolo : i al con- trario, al Símbolo dio el nombre del cuerpo. También en la misma manera, cuando habia desi mismo dicho , que era vid , llamó á la misma UBr gre Símbolo. Eranist. Eso habéis dicho oíaí bien. Pero querría también aprender la causa de la mutazion de los nombres. Orthod. Este es el blanco á quien asiestan los que hazen pro- fesión de la relijion. Porque quiso que aquellos que partizipan de los divinos misterios , no pon- gan > su entendimiento en la naturaleza de a^ Has cosas que se veen : mas que por la mutaxiott de los nombres, crean aquella transmutazioft que por grazia se ha hecho. Porque el qa€ /«a», XV, 1. iiani5 á su cuerpo natural, trigo i pan, i uio^ bien á sí mismo se llamó vid , ese mismo hol^' ró los símbolos que se veen, con el nomb^ de su cuerpo , i de su sangre : ziertamente f ^ mudando la misma naturaleza , mas añiáitñ^ * grazia á la naturaleza. Eranist. Las cosas mi^ ticas ziertamente se han dicho místicameatr^ i claramente son manifiestas las cosas que I DB Sü SANTIDAD. 443 80D notorias á todos. Orthod. Pues que dize la Estola i la vestidura ser llamada del Patriarca csorpo del Señor, i nosotros habernos entrado «D plática de los divinos misterios, dime en Vialidad de verdad, ¿cuyo símbolo, i cuya figura l^ensasser aquella santísima vianda? ¿de la mis- ma divinidad del Señor Ghristo , ó de su cuerpo ijNU[igre?Eranist. Sin duda de aquellas mismas eoaas, cuyos nombres han rezebido. Orthod. ¿Bi- sas del cuerpo i de la sangre? Eranist. Asi lo d%o. Orthod. Mui bien has dicho. Porque el 9aík>r, habiendo tomado el símbolo , no dize.- Süo es mi divinidad : mas. Esto es mi cuerpo. Iten, Silo es mi sangre : i en otro lugar , El pan que yo daré por la vida del mundo. Eranist. Todo eüo es grandísima verdad : porque son palabras juan, vi, si de Dios , etc. I en el segundo Diálogo. Orthod. Dime , pues , ¿ cuyos símbolos son los místicos símbolos , qne son á Dios ofrezidos de los Mi- nlslros délas cosas sagradas? Eranist. Del cuerpo i de la sangre del Señor. Orthod. ¿Del verda- dero cuerpo, ó del no verdadero? Eranist. Del verdadero, etc. Orthod. Porque aquellos místi- eee símbolos , ni aun después de la santificazion, áe^n su proprio ser i naturaleza : porque perma- nesen en su primera Substanzia , Figura, i For- ma, i son vistos i palpados, ni mas ni menos que aBEles. Mas las cosas que son hechas , se entien- den, se creen i adoran como cosas existentes, 9» se creen. Coteja, pues, la imájen con el Afehetipo (quiere dezir, con la cosa cuya es imájen), i verás la semejanza. . Porque es me- seeler que la figura convenga con la verdad. Porque aquel mismo cuerpo tiene sin duda su 444 DB LA MISA primera figura i forma , eircunscripzion , i pan simplemente dezirlo, aun la misma substanzla del cuerpo, etc. Lo que Theodoreto prinzípil- mente pretende probar en estos Diálogos, es que como en el sacramento hai realmente dos cosas, figura, i figurado, pan i cuerpo de GhrisU),i estas dos cosas no están confusas , mas cada una tiene su proprio ser, asi ni mas ni menos en Ghrii- to hai realmente dos naturalezas , divina 1 bih mana, no confusas, nila una convertida en la otra. Si en el sacramento no hubiese reahnes- te dos cosas , el argumento de Theodoreto no probaría su intento : mas antes sería por los h^ rejes , contra quien disputaba : los cuales deziai el cuerpo de Ghristo, subiendo á los zielos, habe^ se totalmente convertido en naturaleza divini. Gomo ahora nuestros contrarios dizen , el paB i el vino convertirse en cuerpo i en sangre de Ghristo : de tal manera, que no haya mas pan^ ni mas vino. Deste mismo argumento de Theodo* reto usa Jelasio , Obispo de Roma, contra Enth ches, como ya lo alegamos. Veis aqui la Vitoria que nuestros contraríot han ganado, alegando Padres para confirmar su Transubstanziazion. Si muchos han alegado por su Transubstanziazion, muchos mas babe^ mos alegado contra la Transubstanziazion, ta0 antiguos, tan dotos, i tan pios como los que han zitado: i muchas vezes habemos alegado los mismos que ellos alegaron. Nuestros contn^ ríos siempre hinchan la boca , diziendo Padres» Padres. Gomo que los Padres sean por ellos , i no por nosotros. Pero por esta disputa que U^ nemos entre las manos , se verá si los Padres I DB Sü SAHTIDAD. 44S Min nuestros, si los Padres aprueben i confirmen iraesira dotrina , i condenen la de nuestros con- Imíos. Pero por cuanto ( como dizen los dialéc- lieos ) dar instanzia no es soltar el argumento, será baeno responder á lo que nuestros contrarios han eoDtra nuestra dotrina alegado. Esto haremos eon la brevedad posible : Porque no pretendemos hiser aquí largo tratado desta materia. Para, pnea , mostrar que lo que han alegado de los Pa- drea, no haze contra nosotros , será menester ad- HTtfar, que la misma Escritura sagrada suele darlos sombres de los Símbolos, señales, ó figuras, á las eosas que señalan , figuran i representan ; i por el eontrario, los nombres délas cosas significadas , i ílgaradas, los dan alas señales i figuras. Gomo los Plores lo notan. Desta manera Ghristo es el cor- éaco pascual, i el cordero pascual es Ghristo, CHufiato es pan, i el pan es Ghristo, etc. Esta es la eausa por qué los Padres , imitando la manera de hMñT de la Escritura , hablando de las cosas sig- nifiísadas , las llaman con los nombres de las que las significan : i por el contrario , hablando de las fgliras , les dan los nombres de las cosas que figuran: lo cual S. Zipriano, queyahabemos Zipriano. degado , testifica , i San Augustin en la Epístola que escribió á Bonifazio , que ya habemos alegado: i Theodoreto , en el Diálogo , que poco ha zita- nos. Demás desto , si dilijentemente considera- temos lo que , ó mas arriba , ó mas abajo , ó en etifos lugares han dicho , veremos que han enten- ado i testificado esta vianda ser espiritual , no eanial de la boca , ni del diente ni del vientre. ¿Faraqué, dize San Augustin (como ya habemos M alegado), aparejas el diente i el vientre? 446 DE LA MISA Cree, i comiste. En la cual manera de hablar S. AugusUn imitó ú S. Zipriano (como jahabe- mos dicho). Háse también de notar que los Padres de una manera hablan del pan , i del irino, antes de la consagrazion , i de otra, después de la coft- sagrazion. Dizen, que antes de la consagrazion son pan i vino común i vulgar , como lo demás. Pero después de la consagrazion, niegan ser pan común , niegan ser vino común : dizen« que hai en ellos mutazion. Lo cual es grandísima verdad. Porque el pan i el vino por la consagrazioo Quó cosa sea dejan de ser pan i vino común , i son dedicados Consagrazion. á qq uso Sagrado, i así el pan i el vino se hazen santos, ó santificados, dejando de ser comunes i profanos. Esta tal mutazion entieodea los Padres hazerse en el pan i en el vino : mas no cuanto álasubstanzia i ser, sino cuanto i las cualidades. La cual mutazion mui de buena voluntad admitimos. Confesamos que por la tal mutazion el pan i el vino son hechos sacra- mentos , que eficazmente nos significan , presen- tan, sellan, i dan por virtud del Espirita santo, cuanto al ánima, mediante la Fé, el cuerpo i sangre del Señor. El que esto advirUerOi entenderá, que cuando los Padres dizen : en el sacramento, no habcK ya mas pan ni mas vino: no deberse entender esto simplemente cuanto á la substanzia , sino en Zierta manera en res* pecto del que rezibe el sacramento : el cual no debe poner sus ojos en el pan , ni en el vino , que son cosas visibles , terrenas i corruptibles : mas debe levantar su corazón , ánima i espíritu , para rezebir lo que por el pan i por el vino nos es sig- nificado: conviene á saber, á Jesu Ghrist» senU- I DB Sü SANTIDAD. 447 do á la diestra del Padre. Tres causas podemos Tres causas por dfcr por qué los Padres hayan tan sublime i hiper- gjyan "dadJ'^íoi bólicamente hablado de las seríales. La primera nombres de las (la cual ya habemos tocado), tomando üzenzia ¡^g°g*J' J^fJ^**^" ■ de la Escritura , la cual lo haze así : La 2.^ para mas mover los corazones de los hombres, i levantarlos á contemplar las cosas zelestíales, i Inefables merzedes que en este santísimo sa- eramento rezebimos: pues que nuestras ánirpas son espiritualmente mantenidas i abrevadas con elprezioso cuerpo i sangre de Ghristo. La 3.* para mostrar esta representazion , que dezimos hiizerse en este sacramento, no ser teátrica ni de farsantes : mas que realmente da el Señor, lo que de su parte promete, su cuerpo i su sangre, para mantenimiento espiritual de nues- tras ánimas : i que nosoyiros de nuestra parte lo rezebimos por Fé. A buena razón siendo Ghristo iHiestro mantenimiento , él se habia de conver- tir en nosotros : como lo hazen los otros man- tenimientos , que se convierten en la substanzia del que los come: pero no es asi en Ghristo: porque comiéndolo nosotros , nosotros nos eoQvertimos en él, i somos por una arcana i inefable unión hechos una cosa con él. i Oh .ad- mirable Misterio , oh sublime sacramento , oh suave i divino banquete, en el cual rezíbiendo Qoeetro cuerpo carnalmente con los dientes pan i vino, nuestra ánima rezibe espiritualmente por ^é á Jesu Ghristo con todos sus tesoros i riquezas, que él muriendo i resuzitando, nos ganó : porque todo cuanto él es , se nos da aquí ! Parézeme que lo que he dicho , basta para res- Irrneo. Torlullano. Orijenes. Ziprlano. 448 ]>S LA MISA. puesta á lo que nuestros contraríos han de tos Padres contra nosotros alegado. Mas dejada esta jeneral respuesta, respondamos á cada uno en particular. Cuanto á Ireneo , que díze : £1 pan terreno rezebida la invocazion no es ya mas pan común, ya habemos respondido ser Terdad, cuando lo alegamos por nuestra parte. Cnanto á Tertuliano , dezimos que él mismo se dedara dlziendo : No solamente hizo el Señor el pan qoe tomó su cuerpo diziendo : Esto es mi cuerpo: mas añidió: Quiere dezir, Figura de mi cuerpo. Cuanto á lo que dize Orijenes, que el Señor afirmó el pan ser su cuerpo , nosotros no lo ne- gamos. Mas la controTersia es, cómo lo sea : car- nalmente , ó espiritualmente : í el mismo Orijen» se declara, cómo lo entienda, en los lugares que del habemos por nuestra parte alegado. Cuanto á lo que dize San Zipriano , el pan ser en carne i en sangre mudado , así lo dezimos nosotros. Pero no entendemos mutazion natural, qoe una substanzia se convierta en otra. La muta- zion que entendemos i que entendió San ZiprianOt es sacramental. I asi luego dize : Nosotros somos unidos (ó hechos una misma cosa) con Christo, no tanto por un traspasamiento corporal, cuanto por un espiritual. Porque él se ha hecho pan, i carne , i sangre : él mismo es vianda i subs^ tanzia i vida para su Iglesia, á la cual llama su cuerpo dándole partizipazion , etc. Destas palabras concluiremos , el pan i el vino sacra* mentales ser el cuerpo i sangre de Christo, ni mas ni menos que la Iglesia es cuerpo de Chrís- to: nocorporalmente, sino espiritualmente. Loque dize, que el pan es mudado no en efijie,sino en na* I ra 80 8AKTIDAD. 449 Inra :parezeque haze mucho contra nosotros. Mais «me ha no ser asi, por lo que el mismo S. Zipríano McribeáZeziiio, que en el vino se muestra la sangre úéí Señor. Iten , hablando contra los Acuarios, jibe : Si en el cáliz deja de ser el vino , no puede parezer estar la sangre del Señor en el cáliz. Iten, ledo lo demás que ya habemos del alegado por nuestra parte. Demás desto, siendo S. Zipriano •mor latinísimo, puede ser que tomó el vocablo Satino, Natura , no en signifícazion de substanzia, áño en signifícazion de virtud , fuerza, i proprie- dad : como ios autores latinos muchas vezes lo toman. lenlamismasignificazion se toma en nues- tra lengua española. I así dezimos : la naturaleza ddsta yerba, ó piedra, etc. , es esta , ect. La na- turaleza de la piedra imán es atraer el hierro: quie- ra dezir, la virtud, ópropriedad, etc. Tomándola, pues, en esta signifícazion, convendría mui bien io que dize S. Zipriano. Lo que dize S. Ambrosio, Depan se haze Carne de Ghristo, se debe entender sacramentalmente : como ya habemos dicho. I que lea este su sentido , veese por lo que él mismo di- My en los lugares que del por nosotros habemos alegado. Qué sienta Chrísóstomo déla figura i de lo figurado en este sacramento , ya lo habemos dicho alegándolo por nosotros. Resta ahora res- ponder á lo que dize de la zera, la cual aplicada al fuego se consume : i aplicando esta semejanza, dize: Así el pan i el Vino se consume de la subs- tanzia del cuerpo de Ghristo. A esta objezíon res- pondemos, que la palabra, Pien8a,deque usaChri- aéatomo, nos da á entender, lo que ha dicho, no deberse entender, sino en respecto de nuestra Fé i conoazimiento r con que comunicando el Ambro»k)' GhrisósComor 460 DS LA MISA pan i el vino , no los rezebimos como pan , ni co* mo vino , mas levantando el espíritu en alto* » rezebimos como cuerpo i sangre de GhrutOt caya eficaz figura son. A los otros dos lugaiM de Ghrisóstomo, que Ghristo se nos díé pan que lo viésemos , tocásemos i palpásemos t i «un en cuya carne hincásemos los dientes : qué haya sentido Ghrisóstomo del pan i vino sacra- mental , sí sean verdadero pan i vino , ó no ; ya lo habernos asaz claramente mostrado por las mismas palabras del proprio Ghrisóstomo. I no es de creer que un autor tan grave se contradiría. Respondamos, pues, cómo se deba entender esto que nuestros contrarios alegan del contia nosotros. Digo, pues, que simple i proprlamente hablando , ni el cuerpo ni la sangre de Gbristo se veen , ni se palpan , ni se tocan en el sacra- mento: el pan i el vino se veen, palpan i tocan. £1 mismo Ghrisóstomo en la misma homelia dize: Él nos haze consigo una (por dezirlo a$f) masa. I esto no solamente por Fé , mas házenoa realmente su cuerpo. Lo mismo dize hom. u i LXii, al pueblo Antiozeno, diziendo : Píosotros, digo, somos, no solamente por Fé i Garidad, mas aun en realidad , de verdad hechos i mea- dados con el cuerpo de Ghristo. I ninguno con toda esta unión dirá que somos tran- substanziados en el cuerpo de Ghristo. Asi también nosotros dezimos , que con toda la unioD que hai sacramental entre el pan i el vino, i el cuerpo i sangre de Ghristo, el pan no es tran- substaitziado en cuerpo de Ghristo , ni el vino en su sangre. £i mismo Ghrisóstomo dize : No te pienses que tomas el cuerpo de Ghristo , de las t DB Sir SANtlDAD. ^51 miios de un hombre, sino de un Seraphin , etc. Sial pie de la letra quisiésemos entender esto, el Ministro no es ya hombre , mas se ha transubs* toiziado en Seraphin. Iten, dize, que Yio de- bemos pensar la mano del «azerdóte darnos el alimento: masque debemos entenderla ma- no estendida de Ghristo hazer esto. Con todas estas maneras de hablar, ¿qué pensamos Ghri- sdetomo haber querido hazer , sino sacar el óttendimiento de los que comulgan de la con- ^erazion de las señales i figuras externas , vi- siUes i perezederas , y hacerles considerar las zeieetiáles i divinas, que por ellas son figura- das? Quiere, pues, este glorioso Padre, que de tal manera n'osotros , comulgando , zelebremos la memoria de la muerte i* pasión de Ghristo, como 8i entonzes en el mismo instante que comulgamos , su cuerpo fuese cruzificado por nosotros, i su sangre fuese derramada. Pluguiese i Dios , que todos los Ghristianos comulgando biziesen esta considerazion i meditazíon, otro fruto sacarían de la comunión. Los fieles cre- yendo la dotrina Evanjélica, i zelebrando la sania Zena , se hallan como presentes á la con- deaazion i muerte del Señor: i esta ea la me- moria que se les manda hazer: I asi San Pablo q¿¿ ,„ , dize á los Gálatas , que delante de sus ojos dellos Ghristo fué condenado , i cruzificado entre ellos. Cuanto á lo que nos objectan de San Au- AugusUno. gostía, que Ghristo se traía en sus manos, no lo negamos. Porque ¿ qué inconveniente es que Jesu Ghristo haya traído con sus manos su cuer- po « "Si por cuerpo entendamos el sacramento de sa cuerpo? I que esto haya querido dezir , él mis'^ 30 4M BB Lá MISA rao un poco mas abajo k> da á entender ^ am* do dize: Quodam modo. En zierta manera: no simplemente , A lo otro que dizen tle San Angoi- tin, que la carne de Ghristo se deba adorar flo el sacramento. No negamos la carne de Ghri»* to, por cuanto está conjunta con la divinidad, de la cual jamás se apartará , deber ser adone da. Porque de otra manera , cualquiera que adiH rare la carne de Ghristo simplemente sin ningu respecto de la unión hípostática, que bai entie la carne 1 la divinidad en Ghristo, ¡d(^atn- ria. Porque solo Dios, sola su divinidad st de* Deui VI 13. ^ adorar. Al Señor tu Dios adorarás , i á él solo servirás. Quien quisiere ver cuan nuestro sea San Augustin , i cuan contra la transübstanzia* zion de nuestros cmitrarios, i esto^j» no enm lugar acaso , sino en muchos , lea lo que dfl Hilario. ^^ habemos alegado. San Hilario, en el lugar si- tado contra nosotros , funda su argumento sobre la verdad de los sacramentos, los cuales real i verdaderamente sellan, dan i presentan lo qae nos representan. Rezebimos , pues , en el sacra- mento del cuerpo i sangre de Ghristo , el verda- dero cuerpo i sangre de Ghristo , i nos hazeraos una misma cosa con él : i esto espiritiialmente por Fé : como tantas vezes lo habemos dicho. La cual unión , no solamente se haze en la Encha» ristfa, mas aun en el Baptismo. I asi el mismo Hilario un poco antes que dijese aquellas pa- labras de la Eucharistia , habia dicho lo mismo del Baptismo : dizíendo , que por él somos coh- juntoscon Ghristo, i entre nosotros: i esto no solamente por unión de consenso i voluntad, mas aun de naturaleza. Pongan » pnesy también I DB SO SMSnWkD. US trinsubiitanziazioii en el agua del Baptumo. Cuanto á lo que dizen de León I « nosotros Leun i. cMíeeaoM^s lo mbmo que él dize : que Chrieto aa bao nuestra earne , 1 que nosotros nos pa- smos eousu earne. Cuanto á Damaszeno , no hai Dtmatseno , i que dudar, sino que sea todo por ellos , como f^*j"JJj**^" *" ■"* pareze en el lugar contra nosotros alegado. Este Damaszeno fué judio de nazíon i de profe* SÍDB, hasta tanto que vino á Gonstantinopla i se oonvertió , i convertido se hizo monje : vivió ea tiempo del Emperador León Isáuríco , zerca del afío de 720, cuando los Moros, habiendo pa- aado pocos años antes el estrecho de Gibraltar por castigo de Dios , se habian apoderado de casi toda nuestra España. Este escribió algunas co- sas , en las cuales se hallan muchos desvarios, asperstiziones i errores. Pondré aquí algunos^ para que se vea el crédito , que á tal autor se de- ba dar. Fué gran defensor de las imájines : dize, que no solamente se han de hazer, mas aun que se han de honrar, i reverenziar: lo cual es contra el segundo mandamiento : No te harás lo^jen, no la adorarás, ni la honrarás. Esti*- mó en gran manera las reliquias de los san- tos, i no duda de llamarlas Fuentes de dones de Dios. Atrévese á dezir, que debemos con Vé honrar los santos ya defuntos. Lo cual es btosphemia. Porque en un solo Dios debemos creer, como confesamos en el.prinzipio del aimbolo IVizeno. Hablando del Purgatorio , cuen- sermone de Dr* ti para confirmarlo grandes desvarios. Estefunctis. cuenta que el ánima de Trajano, Emperador que habia sido. Pagano, idólatra, i gran persegui- dor de los Ghristianos , salió por las oraziones 4B4 DB hk mSBk de San Gregorio de las penas del infierno « ele. lien 9 que el ánima de una mujer, que se llama- baFalconilia, pagana, salió del infierno, do estaba por su idolatría condenada: i esto por los ruegos de una que él llama Primera Mártir. Frai Juan de Pineda, lib. xvm, cap. 24, § I, cuenta otro semejante cuento : i es este. Dize Zonoras («1 cual llama noble historiador), que la Empera- triz suplicó al Patriarcha i á los Obispos i reü- jioso9t que hiziesen orazion por el alma dd Emperador Tbeóphílo , su marido , i que alcan- zaron perdón de sus culpas. Mas yo , dize Pine- da, por mui escrupuloso lo tengo, viendo que murió hereje pertinaz. (I luego.) Dejaré mi pare- zer fundado en las raizes de la fé : yna de las cuales dize, que á la parte en que cayere el ár- bol, allí se quedará para siempre: i otra, que end infierno no hai redempzion : i otra, que la grazia divide entre los hijos del reino i del infierno, etc. Por estas mismas causas diremos ser mentira lo que dize Damaszeno del ánima de Trajano, i de Falconilla. Pero Mejía en la vida de Traja- no ,.dize ser fábula i trufa lo que se dize del áni- ma de Trajano: El Doctor Ulescas en la vida de Gregorio I, lo tiene por gran verdad i condena á Pero Mejía. Iten , dize Damaszeno , que un Macario, preguntando á una calavema seca, sa- bia mui muchas cosas del estado de los deíim- tos (¿i qué es ser nigromántico, si esto no lo es?). Dize , pues , que este Macario tenia por costum- bre de rezar por los defuntos , i que deseaba saber si las tales oraziones les aprovechaban algí», i si tuviesesn algún conforto con ellas. Dize, que Dios, amador de las ánimas, queriendo con muí I DB SU SAlfTIDAD. 455 machos f firmes argumentos declarar esto á su áerro, inspiró en la Galaverna que estaba seca, pakbra de verdad. Porque la Galavema pronun- iáá estas palabras: Guando tü oras por los de- ei purgatorio tatos , alguna consolazionzilla sentimos , etc. J® g^"5?fj"' *^®" También cuenta, que uno vido á su diszipulo (que iiabia vivido una vida algo disoluta)' arder eri el fUego : el cual tenia el cuerpo en la llama hasta la garganta: después por las oraziones del maes- tro « el mismo maestro lo vido en el fuego hasta ia zintura : después volviendo á orar por él , lo Vido libré i salvo, sin daño del fuego. Estos cuatro desvarios tan desvariados, sin otros, que no cuento , hallaréis en su sermón de los defuntos. Teís aquí los textos de la sagrada Escritura con quí confina su Purgatorio. Iten , para probar la resurrezion , zita el lugar del Jénesis , que Dios /^«.t i^ ^* maíidó á Noé .* No comáis la carne con la sangre. Lib. iv, cap. as, Iten , otro desvarío, dize en el capítulo de la Vir- ^^^^' ***** Jinidad , que si Adán no pecara , que los hombres no tuvieran ayuntamiento carnal con sus mujeres piri enjendrar. I {Jorque vee el texto de la Es- eilitira serle contrario, dize que pudiera Dios ilúdtlpllcar los hombres por otro medio sin iy^Dtamiento de hombre f mujer. Iten , viendo gé Safa Basilio llama al pan i al vino del erámento ejemplares del cuerpo de Ghristo (16 cual era contra él) , dijo este dicho de S. Ba- 1^ deberse entender del pan i del vino antes (W.lá santificazion : lo cual no es asi. Porque jlpfttí i el vino antes déla consagrazion (como jfl lo habernos probado por los Padres) , son pan 1- tino común , como lo demás : i no son simbo- ki9 ni figuras del cuerpo i sangre de Christo, 4S6 n LA nsA hasta tanto que se dizen las palabras. Tornad^ co- med : esto es mi cuerpo , i no antes. Asi qoe, pues tal es Damaszeno» dejémoslo, i slgafflioi lo que la sagrada Escritura nos enseña , lo que los Padres, que contra la TransubstanziaxioQ habernos alegado, nos dizen: y aun lo que la misma esperienzia de lo que vemos , tocamos y gustamos en el sacramento , nos muestra. Lo mis- mo respondemos á Theophilato , Anselmo , Ha- go , Ricardo , etc. , que contra nosotros zitan. Les cuales vivieron en el tiempo que la santa Zeaa del Señor iba ya de caida tiranizando ya los Papas las conszienzias de los hombres .- los cua- les no han parado hasta tanto que, destruida la santa Zena, han hecho de algunas reliquias, re- lieves , ó sobras della, su Misa , tal , cual el día de hoi está, llena de abusos, superstiziones,í ido- latrías. De los autores modernos, el quémenos tanziaziónTo se ^^ ®^^* materia de la Transubstanzlazion erró, puede probar ni es Escoto, el cual (como ya habemos dicho) dize, porfaíoncs* "' í"® "® «« P"®^® probar ni por la Escritura, ni por razones. Pero quísose engañar porqué asi lo manda la Iglesia. Gomo que su Iglesia , qué es el Papa i sus Cardenales , pueda hazer nuevos artículos de Fé , fuera de los que Jesa GhríAo, nuestro Rei , Propheta i Sazerdote, nos ordenó i enseñó , que son contenidos en el Símbolo' de los Apóstoles. Respondamos ahora á los Gonzilios que nues- tros contrarios contra nosotros alegan. Cuanto Gonz. fiphes. ^ ^^ ^I"^ °^^ objectan del Conzilio Ephcsino, en el cual presidió Zirilo, i Theodoreto (a^l que tan abiertamente es contra la Transubstan* ziazion), asistió en él, nos hazengratt tuerto. I DB 8Ü aUlTIDAD. w Foripe lo misino que el GonsiUo .eonfieíat con* &Mmos nosotrot. Dezimos, qae rezibiendo taU jocramento, rezebimost nc una earne comuna •mas una carne santíficatrize, que está con- junta por una unión insej^arable con el Verbo divino. ¿Pero cómo la rezebimos? Esplritual- . mente porFé, no carnalmente,como nuestros eontrarios dizen que la reziben, i comen ^ 1 di- jleren. Porque hasta que está dijerida , dizen ellos, •er carne de Ghristo. Qbjectan al Gonzilio Verzelense en tiempo de Lebn IX, donde Beren- gario fué condenado. Objectan al Gonzilio La- teranense en tiempo de Nicolao segundo, que hizo recantar & Berengario. Iten , al Lateranense en tiempo de Inozenzio terzero. Iten , al Gonzilio Constanziense, año de 1516. Iten, al Trídenti- ■o de nuestros tiempos: en cuyo tiempo tantos Papas paparon, Paulo III, Julio III, Marcelo n, Paulo IV , Pió IV , i ninguno dellos se halló pre- sente en ¿1, por las causas que hablando de los Papas dijimos. Pero examinemos la recantazion que el Papa Nicolao segundo, que papó zerca del . Éño de 1060, mandó hazer á Berengario en el Gonzilio Lateranense, como está escrita en los iDfecretos de Gonsecrat. dist. ii, cap. Ego Beren^ . §ariui. En la cual fué constreñido á confesar que d cuerpo de Ghristo es tratado (ó manoseado) rio«. sensualmente con las manos de los sazerdotes, que es rompido , que es mascado con los dientes. . Preguntóles yo, cómo puede padezer ahora el cuerpo de Ghristo, que es ya glorificado , i por el mismo caso impatible, i en ninguna manera sujeto á estas miserias humanas, estas cosas que til Papa i su Gonzilio dizen? £1 mismo Glosa- Cont. Venel. Conz. Liiter. Conz. Later. Cont, GoDstant. Conz. Trldent. Grandes desva^ 458 DB LA KSÁ dordelos Decretos,, aunque no despuatabii de agudo , no pudo dejar de ver ttn tan graa dhgaí' do como este. I por eso dijo , que esto se debía*, entender muí cauta i avisadamente. Porque ú* nolohazeisasi, dize, cairéís en un error, nuá mayor que el de Berengario. Entendió, pues, el Glosador muí mejor que el Papa Ñicofato, ni que su Goozilio (cuyo Espíritu santo el Papa era), que en ninguna manera el cuerpo de Gliristo puede s^r en el sacramento tocado con las manos, ni rompido, ni mascado conloe dientes. Por esta causa el Maestro de las Sat tenzias en el iv, queriendo emendar, ó solapad esta tan notable falta, dize, que esto que le mandó dezir á Berengario , no se debe entender del cuerpo de Ghristo, sino de los Simboloei que ellos dizen ser los aczidentes. I asi.admita en aquella manera de hablar tropo, ó figura, se* giin la cual se atribuye á la cosa, lo que es de loe símbolos. Pero si nosotros usásemos desta figo*, ra , nos querrían comer los ojos. Ahora enteih deréis el caso que se deba hazer de tal GonzüiOi i de los demás Gonzilios, que siguieron i . Akfln desteTra- ^^^^ * ^^ '^^ cuales el Papa , ó sus Legados, hatt tado vereit cómo presidido: i ninguna cosa se determinó en ellos por do'^'ei* GouUio ^^^ 4"^ ^^^ Pddres se quebrasen.la cabeza sobre Tridenttno. ello, que valiese, si el Papa no lo aprobalNk. De manera que solo el Papa, es el que hall ó deohaze Decretos i artículos de Fé, i iio d ' Manera de le- ^^"2'^'^* Cu&nf«*t «ibo lo- mba i arrebata lodo cuanto puede para henchir JJ. ** *''* hit panzas de aquellos vientres oziosos de Clé- rigos j Frailes, i de todo el orden eclesiástico. Porque ¿de dónde se han ellos enriquezido tanto? ¿De dónde se han edificado tan sumptuosos inoiiesterios , que mas parezen Alcázares i pa- bilos de riquísimos Reyes i Prinzipl», que no easas de Frailes mendigantes, ni de pobres Monjes, que en tiempos pasados con el trabajo de sos manos ganaban su sustento? ¿De dónde kehan fundado tantas Capellanías, tantos Trein* laiiarios , tantas Misas rezadas y cantadas, que Ñaman de Réquiem , sino de la loca persuasión del Purgatorio? Como la Misa entretiene al Purgatorio, asi también el Purgatorio entre- tiene á la Misa. Son Misa i Purgatorio, como toe mulos, que uno refriega á otro. Hazian lee falsos Prophetas encreyente á la pobre i ilnple vejezita, que el ánima de su padre, ma- iife , marido , hijo , hija , ó de otra persona , que Man quería , estaba padeziendo gravísimos tor- íBBMitos i penas en Purgatorio, i que deman- debe algún alivio de Misa, ó Misas, que se dijesen for ella. Entonzes la pobre vejezita se lo qui- 4Aa de la boca , i blanca , á blanca , juntaba 'di blancas, que es un real , i íbase á un clérigo, l^dándole el real (porque las Misas se venden por La Misa §e ven- Anero) , rogábale que le dijese una Misa con conforme if^re- (gían devozion por el ánima de su padre , ó de fran, No blanca, atra persona que amaba. I si la vejezita era "° ^"'*'' "^•*®'* ti^un tanto mas soperstiziosa , íbase á un trienestMio , teniendo por zierto los frailes vi- 46^ DE tJL MISA vir mas relijíosa i santa vida que los clérigos: ida al moneslerio, rogaba al sacristán, ó al porterOi que le hiziese dezir , i luego , una Misa. El Mr cristan, ó portero dezia que luego, luego, saldlii un padre á dezlrie la Misa : i tomaba el dineiO de aquella , á quien fuera mejor dárselo , que nd quitárselo. Porque Dios sabe la probeza qo6 quedaba en casa de. la vejezita-, i la riqoezii superabunAnzia que había en el monesterié» I 10 lindo era , que no le dezian la Misa. Porqae muchas vezes acontezia rezebir mas Misas en di dia, que todos los Sazerdotes del monesteii(> podían dezir en un mes. I esta es lá cansa qué no pueden dezir todas las Misas que rezlbes; Pero diréisme : ¿Para qué esos reverendos toraitt mas dinero por Misas de las que buenamente pueden dezir? Parézeme que hazíendó eso qué dezis, roban. A eso os respondo, que no ét les da nada , ni hazen conszienzia de engaitf Bo eito bazen i robar desta manera : i lo que peor es ^ que erfpóítoK^Síe ^*^"^'^*^" ^^® *" ^"*'^®' ®®^ su robaina , i- nosehade'hazer ziendo, que es mui bien hecho, I qué es wé^ S!í veSgi^itm! ^^^^^ hazerlo así , para que la devozion del üom.,m, 8. pueblo no sé menoscabe: i el Papa afHíiebfl abona este hurto por la causa ya dicha; ¥tité mándales, que al fin de cada mes digan dql Misas, una pro vivis, i otra pro defunctis: IM cuales dos misas dize que valen tanto botté* ' todas cuantas se han dejado de dezir ; pórM muchas que fuesen. Si los Majistrados htíH^ sen bien su dd)er, buscarían, i hallarían eii'''lil archivos de los monesterios tales bolas, fflft burlas, tales lizenísias para hurtar. Bai^lí^' ehoal Purgatorio un nue^o ioitíxvio^^W^ I DB 8Ü SAUTUIAD. 468 lal inanera, que el que no lo cree , por el mismo QilO. es Hereje. Si lierejia es do creer lo que no Los tres timbo- 8% confirma, ni por la dotrina del Yíejo Testa- ÍJ*c<»ften(»it ^ . j 1 • iUIlli do lo Que 61 QMtOy ni del nuevo , ni se contiene en ninguno cbrutiano debe dülpt tres Símbolos, délos Apóstoles, Píizeno, creer, ni : de Athanasio : los cuales son un sumario de l(»;.que el Ohrístiano debe creer tomado de la Bi¿ritura. ifí 6.^ daño es , que puesto caso que el sacrifizio ».• dafio. deinNisa, ó sacramento del Altar (como ellos bi^Baman), fuese tal €omo ellos lo pintan, con Ulda eso no seria bien administrado: pues que d^paeblaChristiano es defraudado i privado de ll .Quitad del sacramento. Pues que no le dan fL vÍBO sacramental , que es el sacramento de la sangre que Ghristo derramó por nosotros en la (kniz. I cuando rezíbe la otra mitad , se la dan tajT^Cf una vez en el año, i mal, con tantas su- psnrtiziones i idolatrías (como habemos ya pro- va4o). Jesu Ghristo instituyó este sacramento ea.^n^ 1 en vino por la alta sígnifícazion i alu- ski||i que tiene el pañi el vino, con su cuerpo i cop.sa /sangre : i mandó á sus Apóstoles , que de sqiiell^ misma manera que le hablan visto zele- bi¿r la Zena, ellos la zelebrasen en memoria de ^muerte. Guando les dio el pan, dijo: To- QMjA, Comed, estoes mi cuerpo: i cuando les d^ el vino, dijo: Bebed del todos. Esto es mi Ifllijgr^» I>an4o el vino , añidió esta palabra, To- m: i no sin gran misterio. Porque con esta pa- lmilla Todos, el Señor nos previno, i armó GQJiM3ra o^ herejes, que después se hablan de le- vaQiar diziendo : Ño Bebáis del vino Todos. So pueden nogar nuestros contrarios el Señor ha- 464 M LA miA ber dicho : Bebed del Todos. Ni paeden negii que todos los que rezibíerou el pan, no hayas ufare., xtT, as. bebido del vino. I asi dize San Marcos: I be* bieron del todos. Tampoco pueden negar que ellos mismos contra el mandamiento de DÍm, manden que no beban del todos. ¿Qué conckii- Herejía délos remos de aquí? Que son herejes « por mas que papistas. 1^ nieguen : pues así falsifican i zerzenan el saih tisimo sacramento 'que Ghristo instituyó. Si i uno que falsifica , ó zerzena la moneda que Ha» ne la figura del Rei, ó del Señor déla tierratfai leyes mandan que muera , ¿qué pena merezeráel que falsifica i zerzena el sacramento, que tiaije, no la figura solamente de Ghristo , sino su pra> prio cuerpo i sangre ? Gomo Jesu Ghrislo se- iebró su Zena en pan i en vino, asi ni mas ú menos los Apóstoles la zelebraron después. Laat el cap. XI de la primera Epístola 'á los Ga- rinthios , donde San Pablo trata de la zelebra- zion de la santa Zena. Este mismo órden^ cuanla á la substanzia déla Zena, se guardó por espa- zio de mil años en la Iglesia, hasta tanto qaStá manera de dezir, se lerantaron ayer, falsos pro- phetas, que rompieron este buen orden, qoa Ghristo instituyó, i sus Apóstoles, i la 4^aiia mui mucho después guardó. Estos se quisiam mostrar mas sabios que el mismo Ghristo , i uk mandaron , que ningún Ghristiano , si no filase Sazerdote , recibiese , cuando comulgase, el vina 3 causas (loe Gonsagrado. I dan sus causas , por qué lo ítm* dan por qué ve- den asi : pero bien frivolas i ridiculas. La pH- puebío **°^® "' mera es, para que haya diferenzia entre el 8a- i.t zerdote i el pueblo. Esta es una gran soberbia i altivez: siempre han pretendido tener 1 DB 8Ü SAKTtDAD. idiB délos pies al pueblo Ghrístiano: asi se llama- téñ el Clero , por ser, como ellos dizen , la suer- te del Señor: como que el pueblo, por quien flMlrió Ghristo, fuese suerte del diablo. La 2." eau- a.* atflit el peligro que hai de derramársela sangre ptr las barbas, si el pueblo la bebiese. Si esta es la eausa , ¿por qué no la dan á las mujeres , pues BO tienen barbas 7 ¿Por qué no la dan á muchos que, ó por naturaleza, ó por habérselas rapado, ó cortado, no tienen barbas? ¿Por qué no man- dan que todos los Ghristianos anden barbirrapa- dot? ¿Por qué permiten que el Papa i mucho» Cardenales i Obispos en Italia crien barba ? je ad tto habría tal peligro; La 3.', dizen , que rezi- 3 ' biendo la espezie del pan , reziben el cuerpo de Ghristo ; i por concomitanzia (como ellos lia- ntn) , reziben la sangre. I desta manera, dizen, que debajo de una espezie reziben ambas co- sae^ el cuerpo i sangre de Ghristo. ¡Oh qué sabios iMNobres í ¡oh cómo despuntan de agudos! Manda elS^or, que Todos beban, ellos desmandan dÜBlendo , que no Beban todos : que basta reze- Mrana espezie. I esto es lo lindo, que condenan ffff herejes á los que reziben la Zena en am- bel espezies , como Ghristo la zelebró , i como Km Apóstoles i toda la Iglesia por mas de mil i Mfios años la zelebró. Tío miran que conde- nliidonos á nosotros , condenan á Ghristo , á sie Apóstoles, i á toda la Iglesia de tantos años. Dittme una Iglesia que haya comulgado en una eij^zie por espazio de mil años después de la noiertede Ghristo. Estas razones , i todas cuan- tas podrán imajínar i forjar en su fantasía , no bastarán para menoscabar, ni desbazor el orden 4(r6 1>S LA MISA que Ghristo ordenó en su Iglesia. Ghristo imH- tuyo este sacramento en pan i en vino, iasiV) distribuyó á sus Apóstoles , i les mandó que aii /, Cor., X, 91. lo hiziesen. S. Pablo, como buen Di8zipaloob^ diente á su Maestro, así zelebró la santa Zem» distribuyendo el pan , que es el sacramento 4el cuerpo, i el vino, que es el sacramento de li sangre. Vosotros (dize) no podéis beber la co- pa del Señor , i la copa de los demonios, etc., i poco antes habia hecho menzion de la como- nion de la sangre por la copa, i de la partizipi- zion del cuerpo por el pan. Iten, Todas las ^ts» que comierdes este pan , i bebierdes esta copa, ele. Iten, De manera que cualquiera, que colDi^ re este pan , ó bebiere esta €opa del Señor in- dignamente , etc. Iten , Por tanto pruébese caii uno á sí mismo , i coma así de aquel pan, i beba de aquella copa. Iten, Porque el que co- me i bebe indignamente , ele. De todos los qoc comulgaban habla S. Pablo, no de los sazerdottt solos. Este mismo orden de comulgar en aoh bas espezies se guardó por mui muchos aüoi * en la Iglesia : Gomo se vee en las historias edo* siásticas , i en los escritos de los Padreis : de loi cuales alegaremos aquí algunos. Nuestra caiv TertoUano, lib. (dize Tertuliano) es apaszentada de la carnoi de resur. carnis. ¿g ^a sangre de Jesu Ghristo , para que el ánkjH zipriano, eerm. sea mantenida de Dios. S. Zipriano haze n|* deiapsis. ^i^gg Yczes menzion desta comunión en asíA0 espezies , en pan i en vino. Léase el sermón f/fs intituló de Lapsls: en el cual, no una vez, ¿B0 zinco, ó seis, haze menzioa della. Iten , dize qü^ los que comulgaban , rezibian el sacramento eofi la mano. I da la razón por qué dehamos comfli' I DR Sü SAimUAD. 467 §pr en ambas espez jes : la cual , ó las cuales , son úfi otros quilates , que las que nuestros contraríos 4101 para comulgaren ambas espezies. ¿Cómo, dize S. Ziprlano, exhortaremos al pueblo á derra- mtnt su sangre por la confesión de Ghristo, si les llegamos la sangre de . Ghristo , cuando deben combatir? ¿O cómo lo haremos capaz para beber la copa del martirio, si no es que primero lo ad- mitimos á beber la copa del Señor? Iten, lo que contamos del mismo San Zipriano , de la niña d0 leta ; cuando hablamos de los milagros , que recibió el sacramento en ambas espezies. Gliri- chrisóstomoiD adalomo, dize: Nosotros no somos como en la JJ^ ■** Cor., cap. rkj9, lei , donde el sazerdote se tomaba su por- zion , i el pueblo habia la resta : mas aquí un mis- mo cuerpo es dado á todojs , i una misma copa: i todo cuanto hai en la Eucharistía , es común ai Sazerdote i al pueblo. No pone Ghrisóstomo en .este sacramento la diferenzia que nuestros contrarios ponen entre el sazerdote i el pueblo: qpie el sazerdote comulgue en ambas espezies, I el pueblo en una sola. Pero para mayor con- toiion de nuestro» contrarios , mostremos todos loa cuatro doctores , que llaman de la Iglesia, ser por nosotros : ellos mismos dan tanto crédito á la dotrina , que estos cuatro doctores de un co- mma. consentimiento enseñan , que la tienen por Bnuijelioi S. Ambrosio ( como lo cuenta Theodo- Ambrosio. ralOi libro quinto , capítulo xvu ) , hablando con (d Emperador Theodosio I , Español , natural de IlMIca f que ahora llamamos Sevilla la vieja , una legaa de Sevilla , le dize : ¿ Gomo , yo te ruego , te atreves á alargar las manos manchadas con in- jQtta matanza i sangre , para rezebir con ellas 31 468 DB LA MISA £1 sacrameoto mismas el Sacrosanto cuerpo del Señoi? ¿Óciteo raanM^^'en im- ^P^^^^f^s ^ ^" bocasu venerable sangre, tá, qoe bas espezies. movido del furor de la ira, tanta sangre tan inid»' mente has derramado? Yete, pues, etc. Sozome- no, lib. vn, cap. 24 , haze también menzion delta historia. £1 mismo San Ambrosio en la onzioii fúnebre que hizo á la muerte de Theodosio, hi- ze menzion de la penitenzia de Theodosio. Si hubiese muchos Ambrosios, habría muchos Tfaeo* dosios. Contaré aquí en breve la cansa porqué San Ambrosio lo privó de la santa Zena : Los de Thesalónica mataron en un tumulto popolff á un tribuno: Oyendo esto el Emperador Theo- dosio, se enojó tanto, que hizo matar siete ai hombres. Pero Mejía, escribiendo la vida deelc Theodosio, aplica esto, que tanto es contra b Misa , á su Misa. Dize , que Theodosio otro día siguiente quiso ir al templo á hazer orazion, i oír Misa, como lo tenia (dize) en costumbre, ete- I notad la malizia afectada de Pero Mejía: qne no alegó autor deste su dicho, queTheodosiofiMie á oir Misa: lo cual hiziera, si alguien lo dijen: maliziosamente calló el nombre de TheodoreHt porque hazia contra su Misa , que él tanto ado- raba. Dos cosas notemos en este dicho de Sao Ambrosio: la primera, que el que comulgalMt tomaba el sacramento con sus manos , i no se lo embocaban como á niño , cuando le dan la papa. Este sacramento no es de niños, que no poo- den comer vianda sólida: mas es de jente, qaa ya tiene discrezion, i puede comer un ptú¿o de pan i beber una taza de vino : i asi les diía Ghristo: Tomad, Comed: Tomad, Bebed. Ha dize : Abrid la boca , os embocaré «1 pan. La a^ t DE Sü SANTIDAD. 469 I 608a que debemos en este dicho de 8an orno notar, es que el sacramento se daba á les en ambas especies, en pan, í en tino, le, ¿qué provecho haze al cuerpo comer sin ? Lo uno i lo otro notamos en el lugar que noé arriba alegado de San Zipriano. Iten, IT^ dssacramentis, cap. v, dize el mismo San wio estas palabras : En la dístribuzion del o y de la sangre de Ghristo el sazerdoté : Toma el cuerpo del Señor : Toma la san- ) Ghristo , alo cual el comunicante respondía: u £1 segundo doctor es San Jerónimo, el Jerónimo. hablando sobre Malachias, capítulo según- lize : Los sazerdotes que consagran el pan Zena, i distribuyen la sangre del Señor al o* San Augustin está lleno de notables di- que confirman nuestra dotrina de la comu- •n ambas aspezies. De los cuales alegaré ó dos por no ser prolijo. ¿Cómo (dize Au- Augusiino. 10, iíb. V, hipognost» , tom. vii) prometéis la M reino de los zielos á los niños no rena- de agua i espíritu santo, ni mantenidos con la i, ni abrevados con la sangre de Ghristo? etc. la primera epístola á Januario: Unos (di- mnalgan cada dia el cuerpo i la sangre fÍ0to, otros etc. Esto es zertísimo, que en o de San Zipriano i de San Augustin, i ancho después, la Eucharistía se daba en a espezies, i aun á los niños: como lo no- lamo. Resta el cuarto doctor , que es S. Gre- Gregorio. s al cual con justo titulo podemos llamar o* Obispo de Roma , i así á su suzesor Roni- m, podemos llamar Primer Papa : pues que oqaiso papar llamándose porayudadelParrí> 470 DE LA MISA cída Phocas, universal. Bize, pues, S. Gregorio: Vosotros habéis aprendido cuál sea la sangre del Cordero : i esto no oyendo , sino bebiendo : so sangre (Quiere dezir, como tantas vezes habe- rnos dicho , el sacramento de su sangre) se da- rama en las bocas de los fieles. Veis.aqui todo^ los cuatro doctores de la Iglesia confirman nues- tra dotrina. ¿Por qué, pues, la niegan nuestros ¿ontrarios? ¿I qué digo cuatro doctores? Léanse todos los antiguos doctores, así Griegos como Latinos, hallarse ha que todos son por nosotros. I aun mui muchos años después de San Gre- gorio , cuando ya todo casi que iba perdido, 'dmé esta costumbre. I no se tenia como costumbre: mas como lei inviolable. Porque estaba aun es pie i en su ser la reverenzia de la institoziOB divina: i no dudaban ser sacrilejio separarlas Jeiasio. cosas, que el Señor habia juntado: comoJda- sio, Obispo que fué de Roma, lo habia dicho (como se alega de G onsecrat. dist. n , cap. Comperímut), Habernos entendido (dize) que algunos, habiendo tomado solamente el cuerpo del Señor, se ab- sentan de la copa. Los cuales por cuanto peean de superstizion, deben ser constreñidos árez^ bír t6do el sacramento entero : ó que de todo se abstengan. Porque la división deste misterio no Lospapisusson puede ser sin gran sacrilejio. Son, pues, nuestros «!fCTuí^M?'°' * contrarios por dicho de Jeiasio, supersUzfosos i sacrilegos : pues que dividen este misterio, Eb el Gonzilio Toledano lU, canon n,i en la con- clusión del dicho Gonzilo se manda , que el sím- bolo de nuestra Fé se diga conforme á fo cos- tumbre del Oriente, antes de la comunión del cuerpo i sangre de Ghristo. La raion que da el I DB 8Ü SANTIDAD. 471 Gonziiío es para que el pueblo confiese 1q que creé, i asi teniendo los cprazones purificados por Fé , se alleguen á rezebír el cuerpo i sangré de Ghristo. Hallóse presente en este Gbnzilib el Galhólico Rei:Recaredo: como pareze por las oraziones que en el Gonzilio hizo. Cl séptimo ds^ño que ía Misa causa es, que 7.*daflo. puesto caso que la Misa fuese buena i se zele- bme como debria ser zelebrada, pero dizeSe efi lengua estraña que el pueblo no entiende, i aáD «algunas Tezes el mismo que dizela Misa, noentiendelo que dize: lo cual es contra el man- damiento de S. Pablo, que manda que todas oóaas se hagan dezentemente i con orden : i ¿qué ^esenzia ni orden hai donde el pueblo oye un ienáiiaje que no entiende : i asi no sabe si el sa- zmote 16 bendize ó maldize?£l mismo Apóstol d^, que el uso de lenguas no entendidas , aun- qf¿ sea de alabanzas de Dios, es inútil en la I^esia : i por tanto no se debe usar , si no hubiere jontaúaente interpretazion . de lo que se dize. Ijáase él cap. xiv de la primera á los Gorinthios. /, Cor., %i. l9iif en el verso 8 dize : Si la trompeta diere sonido inzierto, ¿quién se aperzibirá para la ba- * tilUi? Asi también vosotros , si por ía lengua no dtf^rdes palabra bien significante, ¿cómo se en* tenderá lo que se dize? Porque hablaréis al aire, eb. 1 por eso en el verso 19 dize : En la Iglesia oíaa fulero hablar cinco palabras con mi sentido (quiere dezir, que sean entendidas) para que eviene también á los otros , que diez mil palabras ¿I lengua (conviene á saber , que el pueblo no 4^enda). £1 mismo Apóstol, verso 27, manda, q|ie si alguien hablare en lengua (no enten- 472 DK LA miSJL dida) que haya quien interprete : i ai no hubiere intérprete V manda que no hable en la Iglesia, i que sí habla , hable á sí mismo i á Dios (no alpa^ blo)v porque el pueblo ninguna edificazion resibe de la lengua que no entiende. I por eso eael verso 26 manda , que todo se haga á edífieazion Por esta causa ^ cuando Dios hablaba con ios Patriarcas, con los Prophetas , ó con su pueUo de Israel , ó ellos con él, hablábanle en su lengua ma- terna , que todos entendían. Lo mismo hizo JeiQ Ghristo hablando con los Escribas i PhanseoK hablóles en lengua vulgar , que era la que enloD- zes se usaba en Judea. Los Apóstoles, cuando el Señor los envió por todo el mundo á predíear, habían ya rezebído el don de lenguas para ¡pn- dícar el Evanjelío, i zelebrar loa sacramentos i cada nazion en su propría lengua. ¿Porqué, poOB, nuestros contrarios no imitan en esto á los Apáfr- toles? Enseñen, i zelebren sus sacramentos en lengua vulgar que todos entiendan : para que el pueblo pueda ser edificado, i Dios glorificado. Los Misterios de la relijion Ghrístiana no son cono los Misterios de los Jentíles (cuales eran los que llamaban Misterios Eleusiníos, i los déla Diosa Bona), que ¡Ai de aquel que los revelaba ! De aqní viene que el sazerdote pronunzia las palabiai de la consagrazion , no solamente en lengua fn^ entendida , mas aun en tono muí bajo que na- die las pueda oír, i dizen que asi lo mandó Y^ lio , Papa , como lo cuenta el D. Illescas eo la vida de Víjilio. El Señor quiere que su pueblo Ghristiano entienda los Misterios: i entendidos Lev.t xi, 3. los medite. Gomo Dios antiguamente no ama* Deui., XIV, 4. ba animal que no ruminaba , i no permitis I DK Sü SANTIDAD. 47S que 8U pueblo lo comiese , ni aun gustase , asi ahora no ama al Ghristíano, que no rumina , que BO medita la Leí del Señor , sus misterios , i sus •aenunentos. David , hablando del ejerzizio del Ptaí. i, 9. Iioiiibre pió, dize, que de noche i de dia medita k Lei del Señor. £1 Señor, hablando con Josué, el cual no era Sazerdote, sino Capitán belicosi- flimo , que tantas batallas ganó , le dize estas pala- inras : £1 libro de aquella Lei nunca se apartará Jotué, i, •. ,. de tu boca., mas de dia i de noche meditarás en él't para que guardes i hagas, etc. Digan, pues, asa Misas á cada nazion en su lengua vulgar, para que la entiendan , 1 sepan si es bueno, ó malo lo queden ella se dize: i ñola digan á todas na- ademes en latin : de lo cual ninguna edificazion re- síbeel pueblo, sino destruizion, no aprendiendo ^e superstizíon , i idolatría. Gomo ya lo habemos probado. Mostrado habemos algunos notables daños que Absurdos que It Misa causa : mostremos ahora algunos absur- ** *'*** *^*""* dos i grandes inconvenientes, que della se sigan.* algunos dellos son contra la palabra de Dios , i eontra la dotrina délos Padres : i otros son contra k misma esperienzia, contra la razón natural, i contra el común sentido. 1 por no ser prolijo , no pondré sino tres ó cuatro. Dezimos enseñados solos ios fieles por la palabra de Dios , que solos los fieles rezíben el cuer- feziben espiritualmente i por Fé en el Sacra- chrístol"^'^* " piénto del cuerpo i sangre de Ghristo el verda- dero cuerpo i sangre de Ghristo. ^Nuestros con- Iffrios no se contentando con esto, dizen no toíamente los buenos , píos i fieles , sino aun los malos, impíos, i infieles, los Turcos, Judíos, i i.«* absurdo Paganos rezebir el verdadero cuerpo i sangre 474 DS LA MiSJL de Ghristo. I aua pasan adelante : dizen quelas béistias , los ratones i otras sabandijas lo corneú, que ' la humedad lo bumedeze , el moho lo «Qr moheze , etc. Su negra Transubstanziazioa los ha hecho caer en tan gran absurdo i desraiio. Creen que en el Sacramento no bal pan, creen qiú ziaiioñ esíi'cim- "^ ^®^ ^*"^' ^^^^ cuerpo i sangre de Ghristo. Vecn sa que lospapis- que'no solamente el fiel, mas aun el infiel, Tar* ííS,Sícf comer el ^^' Pagado, i Judío, el ratón, ect. , come lo que cueVpo'de Gbris- en el sacramento había: concluyen de aquí que '^' comen i beben el cuerpo i sangre de Ghristo. Il que les negare, la Transubstanziazion , les ntffr rá esta su conclusión ser buena. Pero dejado esto aparte , mostremos por la boca del mismo GhristOf los impíos, etc. , no comer ni beber el cpécpo Juan, VI, 53. i sangre de Ghristo. Guenta S. Juan que elSeDor dize: Si no comierdes la carne del Hijo dd hombre i bebierdes su sangre, no tendréis vidí en vosotros. Be aquí se concluye, que no seremos salvos , si no comemos su carne i bebemos sa sangre. Gomemos i bebemos su carne i su sangre, no solamente cuando, rezebimos este sacramento!, mas aun todas i cuantas vezes creemos enét. Gree, dize S. Augustin, i comiste. I luego el mismo Señor cuenta los frutos que nezesarii- mente produze este comer de su cuerpo , i beber de su sangre. £1 que come (dize) mi carne, i bebe mi sangre , tiene vida eterna : i yo lo resuzir taré, etc. Iten , el que come mi carne , i bebé B^ sangre , en mí permaneze , i yo en él. Iten , ¿1 qoe me come , él también vivirá por mí. Presupuesto esto , como grandísima verdad que e&, i vista que los impíos , los Judíos , los ratones , etc. , no tienen vida eterna , ni resuzitarán en la compaflía I DB 8Ü SAimDAD. 475 de los fieles : visto que no permanezen en Christo, ni Ghristo en ellos: visto que no vivirán por Ghrísto , concluimos de aqui que no comen la carne de Ghristo , ni beben su sangre. Porque si li comiesen i si la bebiesen (antes faltaria el zielo i la tierra que la palabra de Ghrísto faltase ) los impíos, Judíos , Turcos , ratones , etc. , tendrían ▼ida eterna , i permanezerian en Ghristo , i Ghristo en ellos, etc. I dezir esto es grandísimo absurdo: hMgo sigúese que los tales no comen la carne de Ghristo 4 ni beben su sangre. Considerando esto San Augustin , dijo : Los otros Diszfpulos co- Tract. lix íq míeron Panem Dominum , al Pan Señor , pero -^ohannem. Judas comió Panem Dominio al Pan del Señpr. Gomo si dijera : Judas , no teniendo Fé , ni rezi- bíendo el sacramento dignamente, no comió el cuerpo , ni bebió la sangre de Ghristo , lo cual hiEieron los otros Apóstoles : porque tenían Fé, i lo comieron dignamente : mas Judas solamente comió i bebió el sacramento del cuerpo i sangre de Christo. Iten, De CivUate Dei, lib. xxi, otfi. 25 , díze : no es de pensar que coma el cuerpo de Christo, el que no está en el cuerpo de Christo, si en el cual Ghristo no está , ni él está en Christp. Mjjenes sobre. aquellas palabras: No lo que Orígenes super eirtra por la boca contamina al hombre, etc., ^■'••*^»**' manifestísimamente dize: Los impíos no comer el caerpo de Ghristo. I da la razón: porque el cuerpo (dize) de Christo es vivífico: i el que lo 6Qfne,permaneze en Ghristo. S. Jerónimo , sobre s. lerónimo su- Ssataa, cap. lxvi, dize: No siendo santos ni en JxVif***'' ^'^' cuerpo , ni en espíritu , no comen la carne de Je- sos, ni beben su sangre. Otros mui muchos luga- reshalenlos Padres, que prueban nuestra dotrína. 476 DB hL MISA lo§ impíos , ete. , no comer ni beber d eaerpo §^ sangre de Ghrísto : pero basten por ahora los qa^ habernos alegado, absurdo. Otro absurdo hai , i es , que habiendo de ser est^ banquete común i jeneral á todos, por lo cual se llama comunión, uno solo á sus solas se lo come- i traga todo, no dando parte á los otros. ¿Quién ' les enseñó á hazerio así? No Ghristo, no sus Após- toles, no la primitiva Iglesia. Antiguamente todos- Ios que asistían, cuando la Zena del Señor s& zelebraba, comulgaban, i en ambas espexies. I si no comulgaban , privábanlos de la Zena. ía^ cual nuestros contrarios no pueden negar. Así lo, confiesa Jorje Gasandro en la prefazion del li — bro que intituló, Ordo Romanus de oflíeio Miarn^ Alega para confirmar esto el Gánon dézimo d^ los Apóstoles , do se manda qut todos los fíeles que se hallan presentes en las sagradas soleni— dades de la Iglesia , i no perseveran hasta que la. misa se acabe, ni reziben la santa Comunión^ sean echados de la Comunión. Zita al Goozilic^ Antiozeno , capítulo segundo. En el cual se or- denó , que todos los que entran en la Iglesia d^ Qjos i no reziben la santa Gomunion , sean echa— dos de la Iglesia. Alega también al Gánon ét Ga— listo, ó como otros dizen, de Anacleto, que manda, que acabada la consagrazion todos comuigoen. Alega también á Juan Gocbleo , en el libro que intituló. De sacrificio Missm^contra Musculmn. Antiguamente, dize Gochleo, así los sazerdotes, como los laicos, todos cuantos se haUaban presentes al sacrifizio de la Misa, acabada la ofrenda, comulgaban juntamente con el sazerdo- U , etc. I el mismo Gánon , que ellos dizen en sos I DB SV SANTIDAD. 477 US, da á entender esto claramente : pues que a menzion deJ pueblo zircunstante, ofresziente ^manícante. Por lo cual algiAios espositores Gánon dízen , que no se debe dezir el Gánon la Misa, sino solamente cuando el pueblo miga. Muchos mas Gonzílios i Padres se po- in alegar para confirmar lo que díze Gasandro: I aieildo la cosa tan manifiesta , no son me- tísr muchos testigos. Los Griegos hasta el dia toi guardan la costumbre antigua : no hai entre i ninguna Misa privada : solamente los Domin- i dJas de fiesta se zelebra la Zena del Señor, ^eblo comulga en ambas espezies. Vean Los papistas que •ll:os contrarios qué haya sido la causa (ie**^*^",*'*" í ^^ j . j •'*"**v ^^^ «Mjw « V.V *w v/uuow "»^ comulgan, son «r dejado esta antigua i loable costumbre , i descomulgados, batido por ello en descomunión todos cuantos 5.S.I®-'"**""* __. * , , « . . Cañones. II Misa, i no comulgan. En nuestros tiempos somunion no se zelebra , sino una vez en el i« i esta con daño, con grande idolatría: i os los días del año no se haze otra cosa que k Misas por todos los rincones de las Igle- t i aun en los de las casas de particulares •ninguna Gomunion: si no és que alguno m por devozion comulgar. I muchas ve- aconteze que ninguno se halla presente á is Misas, sino solo el monazillo que res- ide : Et cum Spiritu tuo : cuando el Sa- dote le ha dicho : Dominus Vobiscum , El tor sea con vosotros. I notad que el mo- Los monazuios sHto comunmente suele ser un bellaquillo, berq^üiiSíf '°" iforme al refrán ; Hize á mi hijo mona- la , i tórneseme diablillo. ¿ Qué tiene, Btt que ver esta su Misa privada con la santa aa del Señor , que es un banquete público 478 DB LA nSA propuesto á toda la Iglesia? Leed el cap. xixL de la primera epístola á los Gorinthios , que ya habernos alegadb. ¿Qué mal , pues, hazen los que convierten la misa en Zena del Señor : la cual nun- ca zelebran sin que toda la Iglesia, ó la mayor parte della comulgue , conforme á la instituzion de Ghristo , i á lo que hizieron sus Apóstoles i la 3.*' absurdo. Iglesia por mui muchos años? £1 3.er absurdo es lo que antes dijimos , que si hubiese transubstan- ziazion, Ghristo tendría dos cuerpos carnales, uno el que estaba sentado , i otro el que este sen- tado comió i dio á sus Diszipulos. • 4.* ffi»turcio. £1 cuarto absurdo es , que ponen el cuerpo de Jesu Ghristo en diversos lugares en un mismo instante en todas cuantas Misas se dizen por todo el mundo. £n esto hazen contra el orden de naturaleza , según el cual ninguna cosa criada, que es finita , puede estar en diversos lugares » un mismo tiempo: el cuerpo de Jesu Ghristo considerado en sí es finito , i en tiempo criado: luego no puede estar en diversos lugares ea on mismo tiempo. Hazen también en esto contra d artículo de Fé que confesamos en el Símbolo, que Jesu Ghristo está sentado á la diestra de Dios Padre, de donde vendrá (dize el artículo de nuestra Fé) á juzgar los vivos i los muertos. Iten , hazen contra la esperienzia. Porque viendo con los ojos pan i vino , gustándolos con la boca, i oliéndolos con las narizes , con todo esto di- zen, que no hai pan ni vino. Pregúntoles yo ahora : Guando queman este su sacramento , por los casos que en el libro de Gautelas ellos mis- mos mandan que sea quemado, pregúntoles ¿qué es aquello que se quema , i se convierte en I DB Sü SANTIDAD. 479 zenizas? No elcaerpo de Ghristo, el cual siendo ya glorificado , es impatible : no los «czidentes del pan, ni del vino : porque la substanzia de las zMiizas, que de lo que se ha quemado se enjen- dni , no se puede enjendrar sino de otra substan- zia ; conforme á lo que comunmente se dize. La ¡•nerazion de una cosa es corrupción de otra. Sfguese, pues, por mas que les pese, i que lo nieguen, que el pan se quema. Preguntóles tam- icen: Guando el Sazerdote parte la hostia en tres partes , qué es aquello que parte : Unos di- zen que son los aczidentes sin sujeto .- otros, no les pareziendo buena respuesta esta , porque los aézldentes no se parten , sino la substanzia , que tiene cuantidad, por esto, pues, dizen que nada mé parte. Esta jente piensa que somos tontos i belfos : quierennos hacer del zielo zeboUa (como dizen). De todos estos absurdos se librarían, el eoniesasen con Jesu Ghristo , con su Apóstol S. Pablo , i con la Iglesia Gathólica , haber en este sacramento verdadero pan i verdadero vino. del cual pan i del cual vino corrompidos se en- Jendran las cosas ya dichas. Así que los gusanos i lenizas se enjendran i hazen, no del cuerpo de Ghristo, que es glorioso y está sentado á le diestra del Padre : ni de los aczidentes , los eoales no tienen otro ser , sino estar en algún adjetó (i ellos dizen que por milagro los acziden- tes en el sacramento están sin sujeto), sino há- zense del pan i del vino, que se corrompió, ó quemó. Ahora, para confírmazion de todo lo que habe- L& esuma en moa dicho, pondremos un Apéndize, ó añidi- grá^iifoíol^I tiara , que mui al vivo muestre con marabillosos sacramento. 480 DB LA nSA ejemplos, la estima en que los Papas I sájente^ que llaman Eclesiástica, tengan á su sacra-^ mentó , que nos venden por Dios , i nosotros, co^ mo insensatos i demasiadamente superstiziosos^ lo compramos á dinero contado. Abre los ojos^ España , i no seas mas del Papa engañada. EL Papa Greg. Vil, que antes se llamaba HideLbran— do, fué (como en su vida dijimos) terrible i mor^ tal enemigo del buen Emperador Henrique IV, i así á la desesperada procuró por todos las fias i medios posibles , ya por fuerza, ya por maña^ ya por encantismos sacarlo del mundo : i así sobornó con promesa de buen dinero á un zierU^ hombre, etc., como en la vida deste 6regorí(K lo habernos contado. Pasa adelante el Cardenal Benon: dize, que el Papa habia prophetizado la muerte del Emperador Henrique, diziendo- á alta voz desde el pulpito en la fiesta de la Pascua de Resurreczion : río me tengáis por Papa, mas echadme del altar, si lo que os digo, ao se cumple entre este dia i la Pentecoste. je así para salir verdadero Propheta en esto qoe habia dicho , sobornó ziertos traidores qne secre- tamente matasen al Emperador, como de he- cho lo mataran , si Dios no lo guardara. Dize mas el dicho Cardenal, que este Hidelbrando , ó Gregorio Vn , solía traer siempre consigo un libro de Nigromanzia , que leerá mui familiar: dize. El Papa echó la Q"® ^^^ ^** Hostia Consagrada en el fuego , por- Hosua en el fue- que demandándole revelazíon contra el Empe* go: i por qué. rg^or no le respondió , i así la quemó : aunque los Cardenales, que entonzes estaban con él y le fuesen en esto contrarios. Alega el Cardenal Benon para confírmazion de lo dicho « á JoaOf t DS 80 sautidaü. 481 Obispo Portuense, secretario del dicho Grego- li» YII. Caso es este bien estraño : echar el sacra- mento en el faego , porque conjurándolo, no le daba respuesta contra el Emperador. No me pue- ^¡/'^^ ^^"^ dan negar nuestros contrarios este Papa haber anradoen la Fé, i aun haber sido atheista, sin nin- ipnn Dios, ni relijion : pues quemó á su Criador. Si creía ser su Criador, ¿ por qué lo quemó? I si no lo creia (como los mas de los Papas no lo creen) ¿por qué perseguia á fuego i á sangre á los que no lo creian? Miserable es el Dios que puede aer quemado. El Dios verdadero es inmortal: para itanpre vive. Demás desto , muchos Papas i eclesiásticos, leemos en las historias , haber atosigado á los que querían matar, dándoles tósigo en el mismo sa- cramento. Pondré aquí dos ó tres ejemplos : el qne mas quisiere, lea las vidas de los Papas i de los Emperadores. Víctor III murió año de 1088, victarm ato- de tosigo que su subdiácono le echó en el Cáliz. ^i»»do eu el cá- Bon Alonso de Cartajena, Obispo de Burgos, haze menzion desto , en su historia, que llama Anazephaleosís. Guillermo (como cuenta Ma- Arzobispo de teoParisio) fué restituido en su Arzobispado de ^^'^^"«■^osigado Yorqae en Inglaterra j í en el mismo año fué *^" ®^ ^*"^* .muerto de tósigo que le echaron en el Cáliz, di- ziendo Misa : como lo dijimos en Anastasio IV, afio de 1146. En el año de 1314, un fraile Do- nfiníco dio tósigo en el sacramento al Empera- dor HenríqueVU, Conde deLuzehiburg : como lo eontamos en Clemente V. La historia es digna de ser leída, r^ótese la gran impiedad i traizion Emperador ato- ad fraile , i la gran pazienzia del Emperador, sigado en el sa- después que se sintió atosigado ^ rogándole al ^^i^^"*^"^^' 482 DE LA MISA fraile que se fuese, porque no 'lo matasen sii^ Alemanes , diziéndole : Kade Domine , ios , Se^ ior, etc. Pero Mejia en la vida que escribió dest^ Henrique Vil , haze menzíon desto. Pero comcF hombre demasiadamente apasionado por su An— techristo i por su Dios Pan , no lo puede creer. Cuyas palabras son estas: Murió Henríco YüL dia de la Asumpzion de nuestra señora , habien- do aquel dia rezebido el cuerpo de nuestro Se- ñor Jesu Ghristo : en el cual escriben algunos^ que le fueron dadas yerbas por un monje de !& érden de santo Domingo, i que dellas murió en el mismo dia. Lo cual es cosa tan nefanda «^ que de ningún hombre Ghristiano se debe creer: cuanto mas de hombre relijioso. Hasta aquí Pe- ro Mejia. Mas el castigo , que se hizo en la Tos- cana i en Lombardia de los frailes Dominicos i de sus monesterios, muestra ser verdad lo dicho. Raphael Volaterrano, lib. Geograp. t, ha- blando de Sisto IV , dize estas palabras: Enten- diéndolo i ayudando elPontífize, los conjurados vienen á Florenzia, i todos se juntan en la Igle- sia de Santa Reparada al tiempo de la Misa i del sacrifizio. En el entretanto Salviato, par- tiéndose del templo juntamente con los suyos, que estaban secretamente armados , vase , finjien- do otro negozio , á Palazio , para hablar al Al- férez : pero con intento , que en comenzando á hazerse la matanza en el templo , él luego estuviese aparejado para* juntamente con el majístrado, Impiedad. acometer al Palazio. Asi que habiendo dado se- ñal, cuando fia Hostia se alzase (Nota la reve- renzia i respecto que el Papa i los suyos tengan i ju Dios, al alzar, dize, de la Hostia), Bandino i I BB 6U SAZITIDAD. 4BS pMa de parte á parte á Julián de Medlzes, her- mano de Lorenzo, Antonio , que demandó ser de los . primeros, arremete á traizion con Loren- zo t i hiérelo un poco mas abajo de la garganta. Úoinoél, á la gritería, volviendo luego la cara, so escapase del golpe, queriendo el otro se- gundar el golpe , mui apriesa se acojió á la sacristía de la Iglesia , que estaba mui zerca. En- ei Legado por tonzes el Legado del Papa (el cual habia dado la ™'3¿^^^^®g |*7 sedal de matar cuando se alzase la Hostia), fué Se nfatar el aiur preso por los ziudadanos, i llevado de la Igle- urló al Papa: Como en su vida dijimos. Zci» Magdalena de del año del Señor de 1540, poco mas ó menos, la Cruz. los Inquisidores de Córdoba condenaron (pero no á quemar) á una Magdalena de la Cruz, Aba- desa del monesterio de monjas Franziscas,por enormes delíctos , tratos i conziertos que bsáua hecho con el demonio , cpmo los mismos Inqui- sidores en su sentenzia dijeron. Esta, con ayuda del demonio , al cual se habiadado , haziendo con él pacto i conzierto de edad de nueve años, vino á ser tan notable hipócrita, que fué tenida eo grandísima venerazion i admirazion .- i asi, por medio de su enamorado el Diablo , hizo gran- des milagros. Pero de aquellos, que habemos dicho, el demonio, el Antechristo i los falsos proph^ tas hazer. Mat. xxv, S4, i, II, Thes. ii, 9. Contaré aquí algunos: porque quererlos contar todos, seria menester otro tanto tiempo , como los In- quisidores tuvieron cuando la sacaron en auto en la Iglesia mayor de Córdoba : el cuaíauto faé en verano, i duró desde las seis de la mañana FaUos milagros ***8ta las cuatro de la tarde. En todo este tiom- de Magdalena de po no se leyó otra cosa que abominaziones i la Cruz. Msos milagros desta .maldita hembra. Dijese della , que cuando habia tormenta , los mareantes la invocaban , 1 ella invocada les aparezía: i así zesaba la tormenta. Iten, se dijo della, que se enzendia en vivas llamas, como un Seraphin (esto le convenia mui bien , por ser de la orden del Seváphico San Franzisco), i asi inflamada, se levantaba en alto , en éxtasis , arrebatada en espíritu, i oía maravillas, que hombre mortal I DB SU «AUTIDAD. 495 lo podia contar : en esto último se hazia otro San //, Cor., í, 3. ■^Bflo t el cual fué arrebatado hasta el terzer zieío, l#nde oyó, etc. Iten, se dijo della , que cuando lékBlttgaba , ella se levantaba una vara de medir llá'del suelo, i asi estando levantada en el aire ^Mfola el sacramento: el cual visiblemente se lélta de las manos del sazerdote , que hábia dicho • 'Mña, i visiblemente se iba por el aire i se üMirába en la boca de Magdalena de la Cruz. je ado esto por arte del Diablo. (De la misma nanera la monja de Lisbona, que llamaban santa, ."flBEibia el sacramento: cuya vida al fin deste Fratado contaremos.) ¿Qué diremos deste saCra- nlnito? Si era Dios , ¿cómo era llevado por ¿1 aire[Mnta confirmar la hipocresía de Magdalena de tá -Craz , i la de María de la Anunziada , i la opi^ nioYi que se tenia dellas, i esto por arte del Dtablo? El Sazerdote ique dezia la Misa , contaba lot^ formas conforme al número de las monjas {Oe habían de comulgar : contadas las consa- giraiba : consagradas hallaba otras tantas como lud^a antes contado : i no le faltaba ninguna, sino sola aquella que vía ir por el aire, la cual entraba BB Ja boca de Magdalena i de María. Iten, se dQO de Magdalena déla Cruz, que cuando estaba m.ltf.huerta , i acaso .pasaba el sacramento por Ut eálle, que la pared de la huerta se abría, i qae ella entonzes lo adoraba. Iten, se dijo della que finjia que no comía en tantos días , pero que té'íKiantenia con solo el sacramento que rezíbia. Folé tan grande la opinión de su santidad , que 1^ grandes señorasde España, viéndose en días de parií*, enviaban sus mantillas i pañales, en que liabia de ser envuelta la criatura , á Magdalena 486 DB LA MISA de la Graz para que las bendijese, penímiAo que desta manera las criaturas serian santtt i benditas. La misma Emperatriz, estando en éiM de parir, envió las mantillas desde VaUadoHdiíaiti Córdoba , que es barto largo camino. A caM de la santidad de Magdalena de la Cruz, maclM señoras, i nobles de Córdoba, i de la tierra de alderredor de Córdoba, se metieron moDJtf Franziscas , muchos caballeros se metieron fnSn Franziscos. Desta abominable se dijo , que dik á sus íntimos devotos i devotas algunas goliat de su sangre menstrual, baziéndoles creer qv era sangre de Christo. Los Doniinjcoa, qK siempre son émulos de los Franziscos, leífw- taron otra endiablada en Toledo , la ccud deiii, que tenia la inozenzla de Adán, etc. Poré'tt lujurias fueron tan desvergonzadas i tan nAii- fiestas , que luego se descubrió. Otra DominioÉia se ha, pocos años ha, levantado en LisboM, que dizen que tiene las zinco llagas de Ghrirto, como las tuvo San Franzisco: i otras madas cosas dizen della. Pero al tiempo doi por test%o: Ella descubrirá su hipocresía como las denái. En el entretanto no creáis de lijero á Ioá0 / /«an, IV, 1. espíritu: mas como nos avisa San Joan, pi9- bad los espíritus , si son de Dios. Porque mnebos falsos proplietas (como él mismo nos aiisi) son salidos en el mundo, etc. I, Thes.,y,fif S. Pablo dize: Examinadlo todo, retened lo qse es bueno : como lo hizieron los Beroenses. Gaalilo á'esta monja santa, su vida hipócrita, sQsñdlos milagros i ilusiones del demonio con que engatf á muí muchos , i de cómo fué descubierta i condenada , leed el Enjambre de loa fiJsos wi- I DB 80 AÁXnmAD. 487 lagros, etc. « que al fin deste Tratado hallaréis : lo cmiae ha añadido en esta segunda impresión. Temando « pues^ á Magdalena de la Cruz: Por tm enornlte delict08« falsos milagros i menos- puBUoa i vituperios de la relijion Ghrístiana fué eondenada : pero no á ser quemada , sino á zier- t«8 penitenzias i clausuras. Si un fiel i Gathólí- 0(8 Qhristiano dijera , como lo dize San Pablo , el Bom., iii, at. knobreser justificado por la Fé, i no por las obma (porque las obras , aun las roas justas i per- Masquehazemos, son, como dize Esaias, pa- j?«a¿., lxiv,6. fiot manchados). Si dijera: Dios, i no otro lingano, deber ser adorado i servido, como lo mat., iv, lo. lanondióChristo al Diablo, cuando lo tentaba. Si «(jera : El Antechristo estar sentado en el tem- piO'de Dios« el cual se haze adorar como Dios, eaviolo dize San Pablo, i que la residenzia del n.Thes.yiu Aolechristo es en la ziudad que tiene siete mon- te8f 6 cabezos (que es Roma), como lo dize San ^poc, xvn. iMn. Si dijera : que no hai que un solo sacrifizio Pifa alcanzar perdón de pecados, que es la Wierte i pasión de Jesu Ghristo, como lo dize la tefatnia á los Hebreos, quemáranlo á este tal. Pe- He6,, vu. té Magdalena de la Cruz , terrible hipócrita , que fi^{ia que no comía en tantos dias: i preguntada Odíno se sustentaba , dezia que con solo el sacra- Oiapto que rezibia: que por arte del Diablo hiuúa milagros, i se hazla invocar, i adorar: i lQ.4aBié8 que habemos dicho, esta tal no muere. lA¥ántate, Señor, juzga tu causa. Zerca del afrailes ahor- IM de 1536, poco mas ó menos, fueron ahor- cados en Sevilla. cam8 en Sevilla cuatro frailes Augustinos. Estos bab&in secretamente de noche muerto á su Pro- vjvisiai: i el siguiente diá, para no dar nota ni 488 DB LA mSA sospecha ninguna, dijeron lodos cuairo Hiía. 1)% Mas (como ellos mismos después confesiuroD) 1 1| no tuvieron intenzion de consagrar: y asi no l^ consagraron. Pero en lo demás usafon de to- I k das las zeremonias i actos , que hazen los que 1 1 dlzen Misa. 1 1 Juan Bivio, Hb. Para conQrmazion de lo que he dicho « que ¡no- 1 1 I, de Religione. chas vezes los^azerdotes papístícos no tienen 1n- I p tenzion de consagrar , i que no teniendo intenzion 1 1 de consagrar , hazen á todos aquellos , que oyen 1 1 sus Misas, idolatrar: contaré aquí una notable Ji historia que cuenta un autor grave : la cual ácoD- 1 1 .tezióen nuestros dias. Había (dize este autor) ¡ un zierto sazcrdote en esta tierra, etc. Este, como por su suzía vida , i su increibie rudet* i ignoranzia de cosas sagradas fuese depuesto» i. otro mas sufiziente puesto en su lugar, qo^ pudiese bien, i con provecho apazentar las ovejas del Señor, vino el depuesto ámi cas» por zierto negozio que tenia. Después de algit' ñas pláticas, que tuve con él, pregúntele :qa^ pues que había mas de treinta años que estaba amanzebado, i que pues tenia de su manzeb^ algunos hijos ya grandes, pregúntele, dlga-^ ¿si de propósito, de veras, i con todo su cer- razón se habia alguna vez arrepentido de lujuria? Respondióme, que algunas vezes se ha- bla arrepentido : come en el tiempo que se zd^- bra el nazimiento del Señor, i en la Paseoa de la Resurfezion : Dijo , que siempre en aqoc^' tiempo hazia cama aparte, i no dormía po:^^ algunas noches con su manzeba. Preguntéis -^ ¿si finalmente en .algún, tiempo se hubiese -d ^ 'Teras- arrepentido desta su abominable Tld»^ I BB SU SAKTIDAD. 489 Pregúntele, ¿si habia con oraziones, lágrimas, sbtpiros, i jemidos demandado perdón á Dios éjb^le su pecado, i esto con deliberado propó- aitOt de ah{ en adelante vivir castamente, i eon ánimo de mudar su vida en mejor? I, ¿si estando arrepentido , si echó de sí su manzeba eon intenzion de nunca mas rezebirla? Dijo, qne nunca tal propósito tuvo. Dijele yo: ¿Gó- IDO, pues, casi cada dia dijistes Misa? ¿Cómo oo -hezistes escrúpulo de comer el pan del Señor, ni de beber de su sagrado Cáliz , acusándoos ¥«e8tra conszienzia de un tan enorme pecado? ¿Ho temistes que la tierra se abriese, i que Yifo os tragase? Insistiéndole yo, i apretán- dMo^ al fin confesó, que él, no prominzian- éo las palabras sacramentales con que se con- sagra el sacramento, no habia consagrado, á fin que no rezibiese indignamente el cuerpo ifaangre del Señor. ¿Qué dezis? le dije. Res- pandióme: Digoos lo que pasa, i es verdad."^ Ai^. ai (le dije): ¿atrevistes os á cometer un de^lo tan horrendo i nunca jamás oido? ¿Yos, es posible, que distes una tan grande ocasión de una tan horrenda idolatría? Il pnsblo, cuando vos alzábades, se hincaba de lodUlas, se echaba por tierra, levantábalas maaps bázia el altar, dábase golpes en los pedios, i adoraba el pan i el cáliz no con- sagrados. ¿Qué es esto? tiemblo de dezirlo. Aeré- Dios (le dije), sí no os arrepentís, os 4ará sin duda en algún tiempo el castigo, que por tal abominazíon> i por tal atrevimiento iMKezeis. ¿ Para qué es menester muchas ^dabras? Gomo yo reziamente lo reprehen- 4M DB LA mSSk diese de palabra « mi galán (el cual, no eon palabras , sino con prisión i con hierros mereiii ser castigado) comenzó á escasar su £iUa«é- ziendo no ser tan grande, i que noera^solOt mas que muchos hazian lo mismo: los caaltt no pensaban ser tan abominable delicto, com yo lo hazia , etc. Hasta aaui el dicho autor. Todos aquellos que oyeron las Misas destoii i adoraron el sacrarñento, que alzaron; segtt sus mismos Cánones i Decretos, idolatraros. - ^*L5í5*l?"iJf* Porque esta es su Máxima , que no consagra, que no nene in- ^ . j «i tentiondeconsa- el que no tiene mtenzion de consagrar: > 8^^' tampoco consagra el que no pronunzialaspi^ labras de la consagrazion. Miserable es la n* lijion de aquellos que dependen de la intenziit de otro. ¿I quién conozela intensión del ho» bre , sino solo Dios , que escudriña los coráis- nes? En el entretanto el hombre estará en dudif si es Dios , el que adora , ó no. Por esla cansí Un Inquisidor, un Inquisidor, enemízísimo de GonfesoB, coaS' fri'[ d^uV Adól <1<> oia Misa, temiéndose si el Sazerdote tenil rote,sefio'r,sie8- intenzion de consagrar, ó no, dezia: Aáén' Us ahi. ^^^ Señor, si estás ahi. Pensábase este Inquisidor con esta cautela escaparse de idolatrar. En tíeiB|io del Gonzilio Gonstanziense hubo tres Papas. El Gonzilio los depuso á lodos tres por sos bellaquerías i abominaziones : i elijió á Marthio quinto. Estos tres Papas, no siendo verdaderos Papas, no pudieron ordenar sazcrdotes, ni dadei autoridad de consagrar. Así que todos los que oyeron sus Misas conforme á sus Cánones « ido- latraron. Tampoco consagraron todos aquettoi que fueron ordenados en tiempo de QoutíiUt I DB 80 SAHTIDAD. 491 tino primero , i de la Papa Juana. Porque el Goostaotino , siendo laico , i sin rezebir órdenes ■ingunas ^ fué hecho Papa por la fuerza que su kurmano Desiderio , Rei de Lombardia , hizo á lot Romanos: el cual ^ no siendo sazerdote, no fNido ordenar, ni dar autoridad para ordenar SMerdotes : los cuales , no siendo Sazerdotes , no oontagraron. Cuanto á la Papa Juana, no hai fu» dadar , sino que ni ella , ni los que ella or- denó, ni los que por su autoridad fueron orde- Bsdos t no consagraron : i así todos cuantos en ttaoipo de aquel hombre Papa, i desta mujer Fqpa adoraron el sacramento, idolatraron, según «It Cánones. Porque ya que tenían intenzion d» consagrar, pero no tenían el Carácter, que Ifaman indelébile del orden Sazerdotal , i el que no es ordenado sazerdote, no consagra: i no eoBtagrando, todos cuantos oyen sus Misas ido- Aliora , para tener mas asco de su sacramento. Historia lamen- MUiUuré aqui una historia que acontezió en el año meñto^queinado' de 1626 en un monesterio de frailes Dominicos de ia Tilla de Auserra , en Franzia , i en el día oelme de Corpus Christi. Había en el dicho con* MBto un fraile, el cual por vejez, i prinzipal- Mente por estar comido de Bubas , no había , ya moebos dias, dicho Misa: este, creziéndole la derozion , tomó ánimo para dezir Misa , siendo et día tan solene. Así que dijo Misa, i consu- mió : i acabada de dezir su Misa , yéndose por el eisoitro del monesterio , su estómago se le revol- fió, i no podiendo dijerír ni retener al dios que Indiia rezefoido en cuerpo 1 en sangre , lo vomitó dttute de la puerta del Capítulo. Lo cual sabido» 492 DE LA MISA luego en continente se levantó un gran ramor por todo el convento. Unos dezían que se hizicie esto , otros dezían que se hiziese lo otro. Mais al fin , habiendo disputado algún rato sobre eflti materia , concluyeron que se pusiese sobre aqud sagrado vómito el tabernáculo, ó tumba, que suelen poner sobre las sepulturas , cuando zde- bran oiizio de Defuntos. I así se hizo; I eslo para que nadie pisase aquel santo sacramentil vómito , i para que ningún perro se lo comiese, I para mas honrarlo pusieron cuatro zirios ei- zendidos , á los cuatro cantones de la *tuiiibi. Hecho esto , mandóse á los novizios que canCasa todo aquel día el verso del himno que se eaBH en aquel dia de Corpus Ghristi , que comienza: Tantum ergo Bacramentum veneremur ceniM» etc. Quiere dezir .* Reverenziemos , pues , niirandi á tierra este gran sacramento : mejor dijeran; Este vómito del Padre buboso. Cantaban tamlte la Antiphona del mismo dia : ¡O saerum viumf i Oh que sagrado banquete ! Pero por sagrado que dezian, que era, no hubo peraotí» que lo quisiese gustar, ni meter en su cuerpos aunque los unos se exhortaban á los otros» Porque este es el mejor remedio , que en tal cmo» según el libro de Cautelas (que asi las llaraair),a8 puede tomar. Como, pues, no hubiese cntr» todos ellos . quien se atreviese á -comerlo « foft menester usar de otra cautela : i foé « que reco-- jieron lo mjejor que pudieron, aquel santo. ▼ómi-' to, 1 rayeron mui curiosamente el suelo ddnfe babiacaido. Entonzes el Soprior (porque elPtídr no estaba en casa) se revistió de omamentop sagrados , i llevaron en prozesion el vómito á tm I DB.Sir SANTIDAD. 49S Iglesia con sus zirios enzendídos : unos caii^a- lüfÁlo. que habernos dicho: otros (i estos eran ^8 mas santuohados i mayores hipócritas)' sos- pinbanijemian por el triste espetáculo que vían: ipBks aguó mucho la fiesta.- Llevado, pues« el viSmito á la Iglesia, fué menester de nuevo delibe- fS^Tftqaésedebriahazerdél. Elparezerde los mas los papistas Mliguosvi délos mas dotos fué, que este vómito l"®jyjf" ?i"J2í *ij !#. . ji.^a mentó que creen 10066 echado en el fuego , i quemado hasta tanto ser su Dios. que se convertiese en zeniza : i que la tal zeniza SNi guardase en el sagrario. Todo lo cual se hizo, OMiforme á lo que se manda en su libro de Gaute- laSt etc. en tal caso. De manera , que los mismos Puntas concluyen, quesu dios sea quemado:llamo sn dios , porque su dotrina es esta , que el pan no tvpaQ , sino cuerpo de Ghristo : i el vino no es vi- 410^9 sino sangre de Ghristo , todo el tiempo que se vim alguna forma, ó espezie de pan, ó de vino: Mo el tiempo que no estuviere dijerido : como no loi estaba cuando el padre buboso lo vomitó con hrdemás. 'Contado habemos el triste espetáculo que urraca quema- aeontezió á los Dominicos con su sacramento^'»***®'** vomitado i' quemado, ahora contaremos otro, qat me contó uno que se halló «presente i fué testigo de vista , que acontezió á los Franziscos- paró no esasqueroso como el otro. En el con- iwiito de Alta-viia, que es en la provinzia del prinzipado del reino de Ñapóles , habia un fraile totiguo llamado frai Antonio del Gontron, el Mal por su recreazion habia criado una urraca, i lnhabia enseñado. á subirse sobre los hombros, i É comer en la mano , i otras cosas semejantes. Esta fraile, estando año de 1577, un sábado de 491 DB LA lOiA AdifiíBnto diziendo la Misa mayor en el convento, alzóla hostia para que la adoraafi (eomo suelen): la urraca, que andaba por ai saltando , como vido la hostia , pensó qoe snani le mostraba algo para dárselo : en el entretanl» el fraile abajó su hostia, i la urraca se qnedé por allí amaitinando si su amo le haría otra ^ci cocos con alguna cosa : estando ella aii esp^ rando , veis aquí donde el fraile muestra la se- gunda vez la hostia sobre el hombro : la urraca en continente que la vido, salta sobre el hombro de su amo , i cójele el sacramento, i de un vuela se puso sobre una viga, que estaba en la te- chumbre de la Iglesia. Visto esto por los firaileti por los demás qué estaban en la Iglesia oyende la Misa, comiénzanla á llamar: pero ella no queria responder ni abajar. Porque cataba ocih. pada con el almuerzo, que (como ella pens^M^^ su amo le habia dado : cuando buenas palabras no sirvieron, comiénzanle á tirar piedras i palos» hasta tanto que dieron con ella en tierra. I ya ella habia comido toda la hostia , si no eran alpe ñas migajas que se le hablan caído (i nota qu» según nuestros contrarios. Cada migaja es Dio^ prenden ala pobre urraca, i presa, lasentsü- zian á quemar hasta que fuese convertida sa zenizas: lo cual se hizo, i sus zenizas se guar* daron en el sagrario, como las otras del vómitt^ del padre buboso. La Transubstanziazíon haze caer á nuestros contrarios en tantos desvarios. Creen que el pan no es pan : sino cuerpo de Christo : de aquí viene que creen, que el ratón, el gusano, la po» lilla, la lurraca, etc. come á Christo. Pero pan I j¡m mj sÁimDAD. 498 Asengafiartos (si quieren ser desengañados), no- ten k) qae aquí diremos : i es que dos j^eros éa criaturas pueden comer el sacramento. Unas qse tienen uso de razón , i otras que no lo tienen: Ímb que no lo tienen son las bestias. Estas cria- Lai criaturas Mras que no tienen ningún uso de razón , sola- ¡."Sj^Ychriito* mente comen pan i beben vino : no comen el ni á susaeramen- ñeramento del cuerpo de Christo , ni beben el {e'e/p2n?**"*"" «iKramento de su sangre : i mucho menos comen «I cuerpo de Christo , ni beben su sangre. I así por comer el pan, ó no comerlo, ni glorian, 9á penan. Los hombres, que tienen uso de razón, «on en dos maneras : unos reziben el sacramento dignamente, i otros indignamente, los que indig- fiíamente reziben el sacramento , son los que an- Ub de rezebir el sacramento no examinan sus eonszteBzias , no se prueban á si mismos : i todo 'les es uno, sentarse á la mesa del Señor, i tentarse á la mesa del Diablo : rezebir el santisi- sacramento , que Jesu Christo les presenta su santa Zena , ó rezebir el ídolo , que el Papa lee emboca en su Misa. Estos tales no solamente vSBiben el pan, i vino ( si se lo dan ) , mas aun re- ilben el sacramento del cuerpo i sangre de Chris- l»i i esto para su condenazion , i no para su sal- Juan^ xui, st. fizion. I asi Satanás se entra i reviste en ellos. Los impíos re- nsmo se entró i revistió en Judas en acabando ^en?o del "cuér^ de tomar el bocado. Estos tales en ninguna ma- p» í sangre de aera reziben á Christo : por las causas que ei** culípo"!!! °S kakemos dado , cuando probamos los impíos sangre de chris- ■o rezebir á Christo , no rezebir al pan Señor, '^* #M al pan del Señor : como dize San Augus- lohJ"'' "^' *" Ifal hablando úe Judas. Los que dignamente reciben el sacramento , son los que examinan 496 DB LA mssk 8118 conszienzias , cómo están para con sa Dk», i para con su prójimo- ( to cual llama San Pabto probarse á sí mismo-: I, Gorinlhlos, n). (hl- Uándose faltos i imperfectos , se humillan ddaim de Dios, se arrepienten, le demandan contólo su corazón perdón i misericordia : i hecho dlo^ confiados , no en su dignidad , sino en la de Ghristo, se atreven á rezebir el .sacramenlo^ no para su condenazion , sino para su salvazioft. Porque Ghristo se les reviste, i los encorpon en si mismo , i él se encorpora en ellos. Estos solos son , los que no ■ solamente réziben pn i vino , mas aun el sacramento del cuerpo i sangre de Ghristo, significado» por el pan ipórd vino: i rezibiendb el sacramento del cuerpo' i sangro de Ghristo, reziben verdadera i realmente el glorioso cuerpo i sangre de Ghristo: peré no camalmente, isino espirítualmente por Fá,* como ya habernos dicho. Si nuestros contrarios admitiesen esta tan verdadera i tan clara, dotii" na, que ningún absurdo trae consigo, mi0 antes quita muchos , la cual la palabra de Dio^ nos la enseña , i los dotores antiguos la CesÜ' fican , no creerian qiíe * el ratón , la polilla , ím pobre urraca, etc. , coman á Ghristo, sino anp«>• fran Español ; Allá van leyes , do quieren Reyes, i desde entonzes se ha conservado en Espada el ofizio Franzés, asi en el Psalterio , como en lo demás : el cual Jamás había sido antes de aquel tiempo rezebido ni usado en España. Aun(pe en algunos monesterios se usó después por al- gún tiempo, i aun la translazion del Psalterio se usa aun hoi dia en muchas Iglesias cathedrafes i en monesterios. Hasta aquí el Arzobispo, la- cho hai que notar en esta historia que el Arzobis- po cuenta. Lo primero, que ahora quinientos años, porque tanto ha que Gregorio Vil murió, ei cuyo tiempo reinó Don Alonso sexto, el oliflO divino que se zelebraba en toda nuestra Espa- ña, no era el oíizio Romano, sino Gótidéo, que llamaban Toledano. Este ofizio se modd por el antojo de una mujer Franzesá, queinstigd 1 DB 8U SAirriDAB. 591 tanto al Reí su marido « que á pesar de todo el astado eclesiástico, de la Nobleza i de toda la Comunidad de España , mudó el ofizio antiguo.[ten , el Papa que mandó que se mudase el oíí- EÍo , fué uno de los mas abominables que en su Úwimpo comieron pan. Muchos escribieron su rida : fué gran Encantador : hizose Papa á fuerza ie brazos sin ninguna elezion : fué tirano , bc- njOt quemó á su Dios el sacramento del altar : i lo demás que en su abominable Tida conta- mos. Por los cuales enormes pecados, absenté, no ^^ ConziUo ei qoerfendo comparezer , fué condenado i priva- p»'/ ui"por ios do en el Gonzilio Brixiense, í Clemente terze- ^^^'^Queriu lo po fué hecho Papa en su lugar. El Legado del **®P°°** Papa , que trató este negozio de la mutazion del ofizio , fué también otro tal como su amo , que lo butíó : i asi paró en lo mismo que su amo i se- lor. Fué por sus bellaquerías' (como lo cuenta Ú Arzobispo) privado. En estos dos. Papa i Legado, se verificó el Refrán Español: Cual ybad , tal monazillo. De aquí verán nuestros Es- coles , que el ofizio divino i translazion del ^salterio , de que nuestros Antepasados usaron «España hasta el año de mil i ochenta , ó poco ttísnoSj no fué el ofizio Romano: i mucho me- 108 faélaMisa, que ahora tanto en España se tstfma. Porque el ofizio Romano, que antes de ¡oinientos años se zelebraba , no era contami- lado con la superstizion i idolatría , que ahora reinos en la Misa : como son la Transubstanzia- lion ; i él haber quitado la mitad del sacramen- to á los fieles : la interzesion i invocazion de san- tos , el Purgatorio , etc. Mucho después fué admi- tida la Transubstanziazion i hecha artículo de fé 502 DB LA mSA zerca del año de 1215 , siendo Papa InozenziolD. Aunque es verdad , que este Gregorio Vil faé el primero que la comenzó á levantar sacándo- la del inficiono. Icón no ser tan malo, ni por pensamiento el ofízio Romano, que entontes le usaba , ni tenia que ver en idolatría con d de ahora, con todo eso es de creer, que habia gru diferenzia entre el ofizio Toledano i el Ronnno: Pues toda España tan de propósito i tan de Tcm se opuso al Rei , á la Reina , al Papa i á sa Le- gado : i no rezibieron el Romano, sino á mni mi de su grado,*! forzados con las amenazar que hizo el Rei de vida, i de hazienda. Nótese tam- bién lo que dize el Arzobispo del combate deki dos caballeros, i lo del fuego, que luego qnené al ofízio Romano , quedando salvo el (k^thico.8í milagros quieren , este del fuego es estraño. EID. Illescas, lib. y, en la vida del Rei Bou Alonso VI, casi dize lo mismo que el Arzobisfío Don Rodrigo : porque del lo tomó, si no quede malizia afectada mudó algunas cosas: euyatff- labras pondré aquí : I habiendo (dize) sido ▼ela^ dor el que defendia la parte del ofízio GótlúoSi todavía el Rei porfío por quitarle : i habiéndole echado en el fuego dos Misales (el Arzobispo ^ Determinóse, que el libro del ofizio Toledaoo i el libro del ofizio Franzés fuesen echados ea on gran fuego : no dize Misales) , el Romano, nüli del fuego i el Góth. no se quemó en él. El Arzo- bispo dize : El libro del ofizio Franzés fué etxúft mido delfuego, i el lib. del ofizio Tded. se leftB^ sin rezebir daño ninguno. Veis aquí la manen de tratar de nuestros adversarios. Dios no ha 00- nester de tales mentiras para ensalzar su saola^ I DB 8Ü SAUTIDAD. 503 Qallióljca. I notad que el D. ülescas no alega al Anabispo, de donde tomó este cuento : porque no se Tie8e su desvergonzada falsificazion. Yo he ale- gado al autor i al lugar : que es el lib. vi , cap. 25 i 96: suplico al lector que lo lea, para que vea quién miente : ó yo , ó el Dotor Illescas. Hablando yo con un Guardian de San Francisco de Méjico daala felsificazion del D. Illescas, me respondió, que asi era como el B. Ulescas dezia , i que núes- troa libros estaban falsificados. Pero yo le truje OD libro viejo, impreso en Granada con las armas nales, i le mostré el lugar. £1 pobre Guardian qoadó avergonzado. I es de notar (como lo nota el D. Ulescas), que por mandado del Rei de Aragón , Don Sancho I, aa dejó de dezir en Aragón el ofízio Góthico , ó M oaárabe , i se irttrodujo el ofizio Remano que iioi se usa. Bijose la primera Misa Latina al Primera Hüa modo Romano en San Juan de la Peña á 21 de Jj|^* ®° ^•P*' Marzo año de 1071. Iten, el mismo D. Ulescas diie : £1 Rei Don Alonso sesto ganó á Toledo ú n de Mayo, año de 1083, cuya mezquita mayor m consagró á 25 de Octubre , año de 1086. Desta aunera el ofizio Góthico se mudó en Aragón pri- maro que en Castilla , por lo menos quince años. Iloladt Españoles (que pensáis i creéis la Misa I«aUna, cual se dize el dia de hoi en España, ser anliquisima dende el tiempo de los Apóstoles) , la primera Misa Latina al modo Romano haberse dicho en San Juan de la Peña en tiempo del Rei Don Sancho I, i asi no ha en este año de 1599, alno 528 años. Si no me creéis á mi, creed al ]>• Ulescas, iá otros que dizen lo mismo|que yo digo. Cíosa nueva es la Misa : la cual echó á rempujo- 504 DB LA MISA nei de la Iglesia á la santa institución de lesa Ghristo : quiero dezir , á su santa Zena. Dios os haga grazia que la voivai^á poner en su logar. Otros también hazen menzion desta motasioar Jorje Gasandro, en la prefazion de su libro, qoe intituló Ordo Romanus de offido Missm ^ éu estas palabras : Pero los Españoles , como son eo el instituto que una vez han rezebido pertinaziri- mos, retuvieron muchos años los ritos de M patria constantísimamente. Su rito se llamabí rito de Mosárabes .- i llamábase «sí i porque toe Ghristíanos mesclados con los Alárabes ,* qae ocuparon lo mejor de España , usaron del dcm el tiempo de San Ildefonso, Arzobispo de ToMo, i de San Isidro , Arzobispo de Sevilla. En fin, ca tiempo de. Gregorio séptimo , constreñidos por fuerza por el Rei Don Alonso 'sesto , que ganó á Toledo, á instigazion de la Reina Gonstanxa, Condoler i lá- Franzesa , despues de muí grandes debates, no fidí'eUflzió'^RoI sin lágrimas dejado el rito de su patria, rezibte- mano en Espafia. ron el rito Franzés , ó Romano. El cual rito een todo esto no pudo de tal manera ser desairado, que no quedase, i aun hasta el día de hoi, en algunas Iglesias i capillas de Toledo. Esto WÉ á la larga se trata en la historia jeneral de El- paña, hecha en nombre del Rei Don AloBSO dézimo. Hállase también en la historia de Bou Rodrigo Toledano , historiador gravísimo. Hiit> aquí Gasandro. Juan Vaseo haze menzion deeto en su Grónjca hablando de la destruizion de España , que acontezió en tiempo del Rei Doo Rodrigo. Dize este autor que l(fs Ghriilii- nosque quedaron en España, tuvieron líbertod de su relijion Ghristiana hasta el tiempo I DB sü sAirriDAD. sos Rei DoQ, Alonso séptimo, en cuyo tiempo pasa- ron' de África los Almohades , que no permitieron i nifigan Ghristiano vivir en la relijion Ghristia- MU E9tos Gliristianos que vivieron entre los Moros se llamaron Mosórabes: quiere dezir, iFéofiaNota ■teclados con los Alárabes, isuofizio divino, ''*•'''' ^''■'•^ 86 llamaba ofizio Mosórabe , el cual habia com- pimrto San Leandre, i S. Isidro. Dize también: Este ofizio, aun hasta el día dehoi, se llama HoBárabe, i se usa en Toledo en seis parrochias, i en la Iglesia Gathedral, en la capilla del Gar- deñal Franzisco Jiménez, i también se usa en Salamanca en ziertos días del ano en la capilla del Dotor de Talavera. (Otros dízen que se Uaman Muzárabes con 9 , no con s , de Mu^a, Capitán Moro que ganó á España , el cual dio libortad á los Ghristíanos de vivir en la relijion duristiana.) Después desto describe Vaseo qué manera de ofizio sea este Mosárabe , i cómo se zdabre. Pero temóme mucho que el ofizio Mosá- labe, que ahora en los lugares susodichos se . zdebra , no sea , ó añídido, ó menguado, i muí dí- finmite de aquel que S. Leandre i S. Isidro compu- sieron ya va sus mil años. Temóme desto : porque loe Papas han sido bien dílij entes en quitar lo que era contrario á su dotrína, i en añidir lo que luusia por ellos : i asi tengo por sospechosas mu- i^uM de las zeremonias i vestimentos, que ahora (eomo dize Vaseo) se usan en el ofizio Mosárabe. Confirmóme en esta opinión, visto que entre Oíros nombres de Santos que se nombran en d ofizio Mosárabe, se nombran, Ambrosio, Aagostíno, Fuíjenzio, Leandre, Isidro. I no es de cre^r que S. Leandre i S. Isidro , que compu« je 506 DS LA msA síeron este ofizio Góthíco , pusiesen sus nomlra entre los nombres de los santos. I asi creo qv al ofizio Mosórabe le han añidido , i quitado a»- cho para hazerle tener parentesco con la Nin que ahora dizen« i asi dar á entender que eii todo es uno. Pero séase como fuere : ó que k hayan añidido, ó que le hayan quitado , ó no: yo por mas segura cosa tengo la simplizidaii modo de que Jesu Ghristo « sus Apóstoles i Mártires usaron en la primitiva Iglesia en la zele- brazion déla santa Zena. Tengamos, pues, caeiiU con la primera instituzion, que cuentan ki Evanjelistas í San Pablo, I, Cor. xi, i así no erraremos. De lo que habemos dicho en este apéodíxe, verás , España mia carísima , Dios , por su mise- ricordia , te abra los ojos , el caso que el Papt 1 sus Eclesiásticos hazen del sacramento : por míe que dizen ser Dios: i no pan ni vino. Sirvensedél para vengar sus injurias, odios i rancpret; i así en Florenzia la señal de comenzar á meter fué cuando Alzasen: como poco ha dijimoe* con él atosigan : sírvense del de Aposentador» enviándolo una , ó mas jornadas delante M la chusma (como al prinzipio deste libro dijiiDo4> Sírvense del para conjuros : como lo hizo Gfó- gorio séptimo , i porque el sacramento no I0 respondió , lo arrojó en el fuego , i lo queoMi. También los Dominicos de Auserra lo quemaren: i los Franziscos de Alta-vila quemaron k il^ raca , i quemando la urraca , quemaron al ee- cramento que había comido , etc. I el libro qoA llaman de Cautelas , manda , que en tales caéoi asi lo hagan. I cuando el sacramento se en- I DB SU SAlITmAD. 507 iDobeze , por no lo haber renovado con tiempo, odbdase que sea quemado , i la zeniza guardada. También el Inquisidor Molón lo zerzenó. Iten, flidibro del ofizio Romano se quemó , quedando fll'Góthico milagrosamente sano i salvo: como Don Rodrigo, Arzobispo de Toledo, que habe- •moa alegado , lo cuenta. Iten , pues que el Demo- QJQ se sirve del para engañar , como engañó ai Papa , cuando le dijo , que no morirla hasta que dijese Misa en Jerusalen, como dijimos en Sil- vestre II, i para bazer idolatrar : como lo habemos fisto en Magdalena de la Cruz , i en los cuatro frailes que ahorcaron en Sevilla: los cuales no tuvieron intenzion de consagrar , i asi no consa- giraron : I en el Clérigo que no dezia las palabras de la consagrazion , i en los que ordenó Constan- Uno II i Juana , Papa : los cuales tuvieron inten- sion de consagrar, pero no consagraron f no sieAdo Sazerdotes : como ya habemos dicho. ¿Qué concluiremos de aquí? Dos cosas. La primera, que los Papas i sus Eclesiásticos que tal hazen, son AtheistaSy sin ningún Dios, ni relijion. La segunda, que su sacramento Mísático, por mas qfi» ellos digan (aunque muchos dellos mismos 90 k) creen) ser Dios, no es Dios : sino un ídolo puesto en lugar de Dios , i adorado como Dios. je si esto es asi, ¿por qué persiguen á fuego i á san- gre á los que enseñados por la sagrada Escritura saben mui bien la Misa, i su sacramento Misático ser una profanazion de la santa Zena del Señor, ser una terrible abominazion , i idolatría ? La Misa no tiene que ver con la santa Zena que 4. Señor instituyó i zelebró con sus Diszipu- los. Cot^ese la una con la otra (lo cual al 508 DB LA MISA fin dettle tralado haremos), asi cuanto á la sobs- tanzia de lo que se da, como cuanto á las zere- monias con que se da , i Terse ha claramente que no hai mas conveníenzia entre la santa Zenaíla diabólica Misa , que la hai entre la luz i las tinie- blas : entre lo bueno i lo malo : entre la verdad! la mentira : entre Ghrísto i Belial. Salido he con la ayuda del Señor, á quien eoo todo mi corazón suplico encamine mis pasos , de dos terribles laberintos, de suzíedad , i de idoli- Del TM^adero tria : que son el Papa i su Bfisa. Ahora , con li crifixio. misma ayuda, entraremos en un fresquisuno Verjel, en un suavísimo i santísimo huerto i ja^ din, lleno de toda consolazion i conforto , que ce el Tratado del verdadero Sazerdote i del verda* dero sacrifizio que este nuestro summo sazerdote ofrezió, con cocual, siendo nosotros pecadoreSf hijos de ira , nos reoonzilié con Dios. ¡ Oh , qué buenas nuevas! Óyelas, pues, España, i creeufl. En este Tratado seré breve. Porque machis cosas que aquí se habían de dezir , las habernos ya dicho en la confutazion del falso sazerdote, que es el Papa , i del falso sacrifizio , que es li Misa. I dijímoslas allí para confutar la mentira. Porque ¿cómo se puede eonfutar la mentira, siao con la verdad? ¿cómo se pueden deshazer las tinieblas, sino con la luz? Andemos, pues, de hoi en adelante como hijos de la verdad i de h luz. El que quisiere saber , quién sea este summo sazerdote , i cuál sea este su único i eterno .sacri- fizio, lea la Epístola, que el Apóstol escribió á los Hebreos : i allí claramente hallará lo uno i lo otro. I no hai libro en toda la sagrada EsentiH I DB 8U SAHTIDAD. 599 ri que mas de propósito, i mas exzelentemente trate esis argumento, que esta epístola. Epístola ztoto digna que todo fiel Christiano-la lea, i relea , i la tome de memoria : pues en ella se trata una materia tan nezesaría, sin cuyo conoszi- miento i notizia es imposible que el hombre se salve. Porque ¿qué cosa liai mas nezesaria , qi|e saber quién sea mi Redemptor , i cómo me haya redemido, i así creerlo, i creyéndolo serle grato por ello , víTíendo en santidad i justizia todos los días de la vida? Perdone su Majestad las Inperfezlones , i supla lo mucho que falta. Mais cantes que entremos en esta materia, digamos lo que creemos de Ghristo. Confesamos que Jesu Lo que creemos Ghristo es verdadero Dios , i verdadero hom- JJ¡J*f *olwo*d¡ bre : i que en euanto Dios , es igual con el Ghristo. Pfidre, i con el Espíritu santo: i en ninguna cosa menor. Confesamos que en cuanto hombre, es menor que el Padre , i que el Espíritu santo: i en ninguna cosa igual. Confesamos estas dos mituralezas tan diferentes , divina i humana, no haber sido unidas ni conjuntas ab eterno, sino en tiempo : como lo dize S. Pablo : Cuan- GdLt >v, 4. do vino (dize) el cumplimiento del tiempo, Dios envió su Hijo hecho de mujer, 1 hecho debajo déla Leí, etc. Lo mismo dize San /uan, 1,14. Juan : i la Palabra se hizo Carne , i habitó entre nosotros. De manera, que desde entonzes se Dama, i es verdadero Dios i verdadero hom- fae: i aun según esta conjunzion Christo es menor* que el Padre. Porque el Padre nos lo ha hecho, i dado por nuestro Reí, Propheta , ¡ Eiofiziodecbris- Sazerdote. Los cuales tres ofizios significa el Rei^'¿%>be(!!'? BiHBbre, Ghristo, que es vocablo Griego, isuerdoie. 519 DB LA MKA es lo mismo qae Mesías en Hebreo, i Uiijido en nuestra lengua Española. Llámase asi, poi^ que estos tres jéneros de hombres se unjian /,«afli.,x,i. antiguamente. Así leemos, que Samuel unjíd. /,5am.,xYi,i3. por Reí áSaul, unjió también á David. Sadoc //, 5am., 1, 34. unjió á Salomón, etc. Cuanto á los Prophetas, /, B$y., XIV, 16. lo^os que Elias unjió á Elíseo. Be la unzion de los Sazerdotes se lee en el Exod. xxx , 50. Estos tres ofizios atribuye la sagrada Escritura á Ghristo. Llámalo Rei, Psal. u, 6. Yo he consti- tuido á mi Rei sobre Sion. Iten , Luc. i , 33 , i reí* nará sobre la casa de Jacob para siempre, i su reino no tendrá fin. Iten , Juan , i , 49 , i xn , 15. Iten, Mat., n, 2. Iten, todos los lugares que dizen Ghristo ser Cabeza de la Iglesia , confirman Chríi- toser Rei. Es llamado Propheta, Esai, lxi, 1. Iten, Luc, if, 19. Iten , Deut. , XYni , 15, se promete que Dios levantará un Propheta : el cual ^cto$, m, 93. lugar , San Pedro en aquel exzelente sermón que ^eioi, Til, 38. cuenta San Lúeas , lo entiende de Christo , que es el Propheta délos Prophetas. Déla misma manera lo entiende San Esteban: llámase Sazerdote, Psal. GX, 4. Tú eres Sazerdote para siempre según la orden de Melcbisedec : El cual se alega en la Epístola á los Hebreos muchas vezes: donde lo llama único i perpetuo Sazerdote. Pero esta es la diferenzia que hai entre los Reyes , Pro* phetas i Sazerdotes del Testamento viejo i Ghristo. Ellos eran figura de Christo , i eran unjidos con azeite material i visible : mas Ghristo es lo figurado , i es unjido , no con azeite visible, sino con la grazía del Espíritu santo. Como él mismo lo testifica, Luc, iv , 18, declarando £sai.,L%M, I. la Prophezía de Esaías, £1 Espíritu del Sedor, I DB 8U SANTIDAD. 511 DüMta manera deunzíon habla elPsal. xlv,7. i8te justizía , í aborreziste la maldad : por lo te unjió Dios , el Dios tuyo con azeite de Ka mas que á tus compañeros. £1 cual lu- üeb., i, a. el Apóstol entiende de Ghristo. I siendo sto unjido con unzion espiritual, entende- M su reino no ser deste mundo , su dotri- ler zelestial , i su Sazerdozio ser eterno i 10. Grieto, como Reí constituido del Padre, go- ofizio de Bel. na su Iglesia , i le da leyes , las cuales ningún zipe, ni potentísimo Monarca del mundo le anular, ni invalidar. Porque es menes- jue todos, por potentísimos que sean, lo noscan por Reí de los Reyes , i Señor de {eñores. Porque Dios 1( como dize S. Pablo) MiVi;)., 11,9,1 o. Izó á Ghristo , i le dio nombre que es sobre nombre : que al nombre de Jesús, toda ro- dé lo zelestial, de lo terrenal, i délo infer- né doble , etc. Ghristo, como Propheta , nos q^^ío de Pro- ña la voluntad de su Padre , nos muestra lo pbeta. debemos huir , i lo que debemos seguir : al el Padre nos lo dio por nuestro Doctor, itro i cnseñador, cuando dijo: Este es mi Mat.,xsi,i. amado, en el cual tomo contentamiento. Oíd. Ño ,quiere que oigamos otra dotri- aanque el AnJIl del zielo la predique. Si Án- G(íÍ", h s- el zielo (dize S. Pablo) os predicare otro ijelio, fuera del que yo os he predicado (el él habia aprendido del Señor Jesús), sea hema. El ofizio de Sazerdote es presentar- Ofizio de saíer- elante de la Majestad divina para aplacar ^^^' a , i alcanzarnos grazia : lo cual haze ofre- iole un sacrifizio , que le sea grato, i azcp- 518 DB LA mSA to. Esto hizo Jesu Ghristo, ofirezíéadose á il mismo en la cruz. El cualsacrífízio. Una sola Tes ofrezido , i nunca mas reiterado (porque la ra- terazíon mostraría haber en él imperfezion), faé tan suave i de tan buen olor á Dios , que se aplar có , i aplacado se reconzilió con los hombres : de tal manera , que nos perdonó todos nuestros pe- cados i nos santificó para siempre. Bestos treí ofizios trata también la epístola á los Hebreos. En el cap. i muestra la exzellenzia i nMJestad de Ghristo sobre los Ánjeles, i por el consi* guíente , sobre todas las criaturas: en lo cual de- nota su Reino. Gap. ih, lo llama Apóstol: que es enseñador de la voluntad de Dios : lo cual hazian los Prophetas. Gap. xm, 20 , lo Uama Gran Pas- tor. Por Pastor entiende Enseñador : i así en el irers. 7, dijo. Acordaos de vuestros Pastores, qoe os hablaron la palabra de Dios , etc. Ser Ghris- to Sazerdote , i su sacrifizio ser su proprio cu^T' po , su carne i su sangre , que él mismo ofrezió al Padre por nosotros, toda esta epístola está llena dello. De la cual yo haré aquí un breve sumario, cuanto á lo que toca á su Sazerdozio , i Sacrifi- zio : pues esto es lo que por ahora prometemos mostrar. Esta dotrína del Sazerdozio i Sacrifizio de Ghristo es tan necesaria al (ftristiano , que sin ella es imposible salvarse. Porque (como diie Actos, IV, 19' s. Pedro) en ningún otro haí salud : i no hai otro nombre debajo del zielo dado á los hombres en somario de ii que podamos ser salvos. Vengamos, pues • al so- breos. mano. El Apóstol muestra en el cap. i desta Epístola , la exzellenzia de Ghristo sobre los Aó- jeles : lo cual confirma con pasos de la Escrita- I DB^SÜ SAIITIDAD. 513 ra. En el verso 3 háze menzion del sacrífizio de Cbrísto: Habiendo (dize). hecho la purgazion de nuestros pecados en si mismo. Gap. ii. Habiendo el Apóstol probado en el cap. i la dignidad de Ghrísto, concluye en el prinzipio del 2.^ cap. , la obedienzia que se debe á su dotrina , i el gran castigo que nos está aparejado , si la menospre- zmmos: de la cual amenaza usa después: i prinzipalmentecap. vi, i cap. x. Gap. ni, compara á Ghristo con Moisen : prueba Ghrísto serle su- perior. Por lo cual exhorta á los Hebreos á obe- dezerle, i á que no se obstinen contra Ghristo: . como sus Padres se obstinaron contra Dios en tiempo de Moisen. En el verso 1 dize: Gonsi- derad el Apóstol i Pontífize de nuestra profe- sioQ Ghristo Jesús. En el cap. iv exhorta á per- severar en la grazia del Evanjelio ya rezebida, i abre la puerta al tratado del Pontificado de Ghristo: i así dize, verso 14. Por tanto teniendo un [tan] gran Pontífize, que penetró los zielos, Jesús, etc. , i en el verso 15. No tenemos Pontí- fize que no se pueda resentir de nuestras Flaque- zas. Gap. y, muestra el Apóstol cuál sea el ofízio del sumo Sazerdote: habla de la dignidad de Ghristo , i de su ofrenda , i de la virtud i efica- zía della. La dignidad. Hijo eterno de Dios: la (Prenda , su carne i su sangre , á sí mismo : la efi- ¡j^^^^ yj, ,y. cazia de su sacrífizio , ser oido del Padre , i ser hecho causa de eterna salud á los que le obede- zen (como lo dize en el verso 9): verso 6 dize: Ghristo es Sazerdote eternalmente según la or- den de Melchisedec. La cual manera de hablar tomó el Apóstol de David , Psal. ex , 4 , i la usó Hinchas vezes en esta epístola , cap. v , verso 6 i 10, 514 VE LA MISA cap. VI, 20; cap. vii, ver. i7 i 21, i en el verso II dize, Ser semejante á Melchisedec. Qué orden sei esta de Melchisedec , ya lo habernos dicho habUm* do de la Transubstanziazion. Gap. vi, llama á Ghristo Nuestro Precursor i Pontífize, etc. Gap. va, tomando el Apóstol ocasión de las últimas pa*- labras del prezedente capitulo : Tú eres Sasa* dote eternalmente según la orden de Melcfaí- sedec, comienza á tratar muí de propósito quién fué Melchisedec , i en qué haya sido seme- jante á Ghristo, Sin padre ( dize ver. 3) , sin madiei etc. Esto hecho, muestra el Apóstol, elSazerdozio de Ghristo , que es según la orden del Melchise- dec, ser mui mas exzelente que el Sazerdono Levitico. Las causas que da, son: que venido el Sazerdozio de Ghristo , anuló i invalidó el saze^ dozio Levitico : Iten , el de Ghristo fué instituido con juramento: Juró (dize) Jehova, i no se ar- repentirá , ect. , Psal. ex. Pero el Levitico fué ins- tituido sin ningún juramento. Iten , el Sazerdo^ de Ghristo es eterno, i siempre tiene su s^i virtud: el Levitico no. Iten, Ghristo, quecjer- zitó este Sazerdozio eterno , es mui mas exscK lente que Aaron, que ejerzitó el Sazerdozio christo es núes- Levítico. Es , pues , de tanta virtud el sacrifizio de tro perpetuo in- Ghristo , que habiéndolo Una sola vez ofrezide* terzesor. j^^ ^j^j^^ jyg^^j. ¿ ningún otro sacrifizio expiato* fli5^.,vn,25. j.|q Porque eternalmente salva á los que porü se allegan á Dios, viviendo siempre para Ro- gar por ellos, río han , pues , menester otro nin- gún sacrifizio, sino la sola muerte y pasión de Gliristo : ni tampoco han menester otro ningún íDterzesor ni medianero, sino á solo Ghristo. Il que no se contentare con este solo sacrifizio t^i 1 DE 8Ü SANTIDAD. 515 ix>n este solo interzesor , busque otros mejores. 4 este tai le acontezerá, que dejando la fuente /^r., 11,13. ieagua viva , se cavará cisternas , que no puedan retener el agua. Iten, este sacriíizio que Una sola vez ofrezió Ghrísto , es de tan inmensa vir- tud 9 que ni debe ni puede ser reiterado : porque a reiterazion es argumento zertisimo de im- perfezíon : i esta es la causa por qué los sacrífizios Le^iticos fueron tantas i tantas vezes reitera- dos : porque la sangre de los bezerros , i de los cabrones, no podia perfetamente santificar, ni á los que la ofrezian , ni aquellos por quien la ofre- cían. £1 que atentamente leyere i meditare 3Ste capítulo séptimo , no deseará otro ningún iacrifizío , sino aquel solo que Jesu Ghristo Una sola vez ofrezió, que fué á si mismo, como vers. 27 , se dize. Cuya memoria manda el Señor que refresquemos , todas las vezes que zelebra- tnos su santa Zena. I es de notar muí mucho esta palabra Una um vei ^Máebe Vbz 9 de que usa aquí el Apóstol i en el cap. ix, mucho notar. verso IS, S5, S6, 28; i cap. x, 10, 12, 14. Por- que sobre esta palabra Una vez , funda el Apóstol su argumento , para probar el sazerdozio de Ghrísto, ser mui mas exzelente que el Levítico. Porque los Sazerdotes Leví ticos reiteraban los sacrífizios , los cuales ofrezian , primeramente por sus pecados , i luego por los del pueblo : pero £ entregó por todos nosotros, ¿cómo no nos dio con él todas las cosas? Quien, pues , acusará con- tra los escojidos de Dios: i lo demás que S. Pablo á este propósito, dize, Rom. , viii, 3S, i antes habia dicho: Encareze Dios su Caridad (ó amor) para g^^ y , b6n nosotros, que siendo aun pecadores , Ghris- to murió por nosotros. Luego mucho mas ahora. Justificados en su sangre , por él seremos salvos de la ira. Porque si siendo enemigos, fuemos recónziliados con Dios por la muerte de su Hijo, mllcho mas [ya] recónziliados, seremos salvos porsú vida, etc. Quienquiera que quisiere sa- ber i meditar lo que Ghristo hizo i suüió para alcanzarle perdón de pecados, i reconziharlo Juan^ III, 16.* 528 DB LA MISA con Dios , lea la historia que los cuatro BTanje- listas cuentan de la vida i muerte de Ghristo, hallará que toda su vida , desde la hora en que nazió hasta que murió « no fué otra» cosa que un traslade de zozobras, aflizíones, miserias i calamidades. ¿I qué mayor míseríat que nazer en un pesebre entre las bestias? i en naziendo, ¿ fué menester de miedo de Herodes , que lo que- ría matar , huir á tierra estraña? esta miseria no la puede entender, sino el que con pobreza ha sido estranjero. ¿I á qué tierra huyó? Á tierra de lengua bárbara, i de reiíjion estraña. Gran Mayor unión es Conforto es al estranjero hallar jente de su na- que u'deTa^na- ^'^" ' P®^^ mucho mayor es hallar jente de ib zion. relijion. Mui largo seria si quisiese desta* manen proseguir la vida de Ghristo : remitome á los Evanjelistas. I si miserable fué su vida á los ojos de los hombres , mui mas miserable i desastrada fué su muerte. Pues que como transgresor de la Leí divina i humana , fué sentenziado púbtf- camente á morir en cruz: el cual jénero de muerte no se daba sino á los abominables, qae enormes delictos i pecados habian comeitido. I así la sagrada Escritura pronunzió tal sen- Deuí.,xi s3. i^'^zi^t cuando dijo: Maldito el que es colgólo GdLin 1*3. ^^ ^^ madero: I asi San Pablo, hablando del Phiüp., u, 8. aJ^atímiento de Ghristo, dize, que se hizo obe- diente hasta la muerte, i muerte de cruz. I lodo esto qpe exteríormente padezia, no era nada en comparazion de lo que internamente su sao- tisima ánima sentia : esto era el insoportable peso de los pecados , no suyos , sino de todos ios hombres , que Dios babia puesto sobre él , por los cuales él solo habla de satisfazer: sintió Gbiii- I DB 8U SANTIDAD. 523 to tanto este peso, que orando en el huerto, dijo: Padre, si quieres, pasa este vaso de mí: em- Xiic., xxii, 41. pero, no se haga mi voluntad , sino la tuya. I fué tanta su angustia , que un Anjel le aparezió del zielo, i lo esforzó: i (con todo esto) puesto en agonia , oraba mas intensamente : i fué su sudor (eomo el mismo Evanjelista testifica) como go- tas de sangre, que dezendian hasta tierra : i así como aborrido i desamparado del Padre, por la multitud de pecados, no suyos, sino nuestros, qae llovían sobre él , gritó con alta voz , poco antes que espírase, diziendo: Dios mió, Dios jra/., xxvu, 46. mió , ¿por qué me has desamparado? Veis aquí chritto diiíen- A Christo meüdo en el profundo del infierno, J^J^ ^¿JJ^ "Jj^ luchando con la muerte , con el pecado , i con qué me has des- eÜDiablo : los cuales tan con él en tierra : Pero SX"mCTec7in- so gozo no les duró mucho : porque Christo, tió la pena que ayudado de su potenzia divina , revolvió sobre SjJSfo" eneUn- 808 enemigos : i de tal manera les atropello , que fiemo. para siempre los venzió. Esto es lo que dize San jícíos, ii, %k. Pedro: al cual. Dios levantó sueltos los dolores de la muerte: por cuanto era imposible ser de- tenido della : I así salió Christo vitorioso desta erada i sangrienta batalla, habiendo venzido sus enemigos í satisfecho al Padre por nuestros peca* dos i reconziiiádonos con él. Leed á este propó- aito el cap. lid , de Esaías , en el cual Esaias no pareze ser Propheta , que predize lo que á Chris- to había de acontecer , sino Evanjelista que cuen- ta lo que ya le habia acontezido , verso cuarto, dize: Zíertamente nuestras enfermedades él las llevó, 1 él sufrió nuestros dolores: i nosotros tavimoslo á él por azotado, herido i abatido de Dios, verso quinto. Mas él fué herido por 5S4 DB LA. lOSA nuestras rebeliones, molido por nuestros peca- dos : El castigo de nuestra paz sobre él : i por su llaga [hubo] cura para nosotros , verso sexto. Todos nosotros nos perdimos ^ como ovejas: cada cual se apartó por su camino.: mas Jebova traspuso en el pecado de todos nosotros , etc^, i verso 11. I con su conozimlento justíficaiá mi Siervo justo á muchos : i él llevará las Ei cap. Lili de iniquidades dellos. Capítulo es este admirable Mesias muí* (fe ^^"^^^ *®^ obstinados Judíos , que t esperan su otra manera de Mesias mui poderoso en este mundo , muí gran l 215?eran^"^**^* guerrero, que mate i hienda. Pero aquí el Pro- pheta lo pinta un hombre el mas . abatido de cuantos hombres ha habido, azotado i herido de Dios i de los hombres, sin ninguDa hermo- sura ni parezer : ; tal lo hÁian parado Dios i Ha hombres! Es también admirable este capitulo para probar la divinidad del Hijo de Dios, dd Mesías « de nuestro Ghristo. Porque ¿ quién pue- de con la Fé en él (que el Propheta Uama con Hu conozimlento ) justificar los hombres^ ¿ Quién puede dar justizia' i quitar los. pecados de los hombres , sino solo Dios ? Ghristo haza esto, luego es Dios. £1 mismo Ghristo, Mat, cr, 6 , dize , que tiene potestad de perdonar pecados. I asi dijo al paralítico : Gonfia , hijo , tus peca- dos te son perdonados T por lo cual los Escriba dezian que blasphemaba : i asi dijo á la mujer pecadora , Luc, vii, 4B. Tus pecados tesoirper-' donados. En otros muchos lugares haze med- zion la Escritura deste abatimiento i caída de Ghristo , i del glorioso triumpho que luego hube contra sus enemigos : pero baste lo qué liabe- mos dicho. I DE SU SANTIDAD. 525 Este benefizio de la muerte i pasión de Ghris- to, propuesto en jeneral á todos los hombres, S. Pablo por fé se lo aplica á si mismo, di- (;^/., 11,20. ziéndo: Con Ghristo evStoi juntamente encla- vado en la cruz : i vivo , no ya yo : mas vive en mi Ghristo. I lo que ahora vivo en la carne , por la fé del Hijo de Dios, lo vivo: el cual me amó* i se entregó á sí mismo por MÍ : el que quisiere Por Mf murus gozar deste benefizio propuesto á todos en christo. jeheral, aprenda de S. Pablo á por Fé aplicár- selo á sí mismo en particular. Porque cualquiera qíie no lo hiziese asi , téngase por dicho, que no gozará del. Solos aquellos son salvos, que creen Rom.y iv, 35. Ghristo ser entregado por sus delictos proprios dallos, i que resuzitó por su justifieazion dellos. £1 que esto en particular no ci^eyere de si mis- mo , será condenado : la muerte de Ghristo no le servirá de nada. Mas el que lo creyere, será salvo: i siendo salvo , está zierto , que ni la muerte , ni ]aTida,ni Anjeles, ni Prínzipados, ni Potesta- Aom., vm, ss. des, ni lo presente , ni lo porvenir, ni la forta- leza , ni lo alto , ni lo bajo , ni ninguna criatura lo podrá apartar de la Garidad de Dios, que es en Ghristo Jesu, Señor nuestro. Su Majestad aug- mente estaFé : don suyo es. Armado , pues , el Christiano, con tales armas deFé, pazientemente, ¡aim mas digo,, alegremente, padezerápor Ghris- to. tribulazion, angustia, persecuzion, hambre, desnudez , peligro , cuchillo , fuego « i deshonra, l^orque á todas estas cosas el dia , que de veras creemos en Ghristo , nos sujetamos. Porque no ha de ser masesento dellas elDiszipulo, que lo filé el Maestro. Él nos augmente la fé , i nos haga constantes en las adversidades. Porque 526 DB Lk mink sin él nada podemos , i con él todo podemos. Esto PAi/ip., IV, 13. sentía muí bien S. Pablo, cuando dijo: Todo lo puedo en Ghristo , que me fortaleze. Amando- /, Cor., VI, 90. nos, pues, Dios con tan exzesívo amor, que asa i,Ped.,ut%. proprio Hijo, i ese unijénilo, no perdonó, roas antes lo entregó por nosotros , i siendo compra- dos, no con oro, ni con plata, sino con an ines- timable tesoro , con la preziosisima sangre de Ghristo , Cordero sin ninguna mancha , no nos envilescamos, no nos sujetemos á los vizios i pecados, roas estimémonos mui mucho, apli- quémonos á virtud, pues que somos amigos, hijos, i herederos de Dios , i hermanos i coherederos de Jesu Christo : Para que Dios no se enoje de tener tales hijos , mas antes se alegre ; ni Ghristo se afrente , mas antes se honre de llamamos herma- nos, amigos i compañeros. Muí muchos lugares hai en la sagrada Escrito- ra , en que el EspírUu santo nos exhorta á víTír pía i santamente, nías de todos ellos he escojido uno , que haze mucho al propósito , por ba- zerse en él menzion de ambos jéneros de saerí- fizios : conviene á saber , del Propiziatorio , que solo Ghristo Una sola vez ofrezió, i del Ea<^ rístico, que cada momento le ofrezemos, ó por mejor dezir , le debriamos ofrezer. Exhórtanos Ephes^ V, «. pues, el Espíritu deDíos por boca de S. Pablo desta manera : Sed imitadores de Díos« como hijos amados : i andad en Garidad , como tamUsn Ghristo nos amó , i se entregó á si mismo por nosotros por ofrenda i sacrifizio á Dios en olor suave : i fornicazion , i toda inmundizía , ó ava- rízia , ni aun se nombre entre vosotros : como conviene á santos. Píi palabras torpes , ni loca* I DE su SANTIDAD. SS7 ras, ni truhanerías, que no convienen.- sino an- tes hazimiento de grazias , etc. Porque todo el capitulo es una exhortazion á bien vivir. No se piense el hombre, que por llamarse Ghristiano, por ser baptizado , por dezir , que cree en Dios, por ser criado en la Iglesia , donde frecuenta los sermones, i zelebra con los demás la santa Ze- na, no se piense, digo, que por esto será salvo: si juntamente con esto no guarda los mandamien- tos de Dios. Si quieres (dize Ghristo) entrar aío/., xix, it. en la vida , guarda los mandamientos : No ma- tarás. No adulterarás, etc. Los hipócritas pue- den hazer, i hazen aquello, pero no esto. Porque esto no se puede hazer sin verdadera y viva Fé, la cual los hipócritas i malos Ghristianos no Uenen. La aparenzia esterna, la fé muerta, imajinaria ioziosa no es la fé que justifica: sino Ja viva, verdadera i dilijente, que produze á su tiempo frutos de Caridad. Porque como, el verdadero fuego no puede estar sin calentar, í mientras mayor fuego, mayor calor da , así la verdadera Fé no puede estar sin bien obrar , i cuanto mayor es la Fé, tanto mas obra. I al contrario, como el fuego pintado no calienta, asi tampoco la Fé muerta no obra. Porque, ¿có- mo obrará siendo muerta? El Espíritu santo quiere en nosotros una tal perfezion , que no so- lamente hagamos bien , no cometamos mal nin- gtino , mas aun quiere que no seamos familiares ni tratemos con ios malos , cuando los tales, lla- mándose hermanos , son hipócritas , injustos , i impíos. Asi lo manda el Apóstol. Si alguno (dize), /, Cor., v, n llamándose hermano, fuere fornicario, ó ava- ro, ó idólatra, ó maldiziente, ó borracho, ó 5S8 DE LA IDSA. ladrón, con el lal ni aun comáis. La «causa por que no debamos ser familiares con los tales, la da, II, Thes. iii, 14. 1 no os envolváis (dize) con él, para que se avergüenze : i, Rom., xvi, 17, man- da que nos apartemos de los' que ha/en disen- siones; i, II, Juan, ver. 10, se manda que no los salu- demos. Tal, pues (como acabamos de dezír), debe ser la vida del Ghrístiano para rezebir i gozar del benefízio del sacrifízío de Ghristo. El que no fuere tan perfeto (Porque, ¿quién lo será? Pues no hai hombre que no peque, 1 pues que el ja^to cae siete vezes, quiere dezir, nluchas vezes al dia: si siete vezes cae al día, ¿qué hará toda la vida? Caer, i levantar), el que, pues; no fuere tan perfeto, deséelo ser, jima i llore su imperfezion delante del Señor .- suplíquele le dé grazia panr ser perfeto. Crea el Señor ser tan bueno , qae azeptará este buen deseo salida de corazón con- trito i molido : i asi suplirá las faltas de nuestras imperfcziones , no nos las imputando. I desta ma- ñera gozaremos del benefízio del sacrifizio , qae Ghristo, nuestro sumo y único Pontifize Una vez ofrezió á su Padre. Probado habernos, solo Ghristo ser nuestro Sazerdote , i solo su cuerpo i su sangre, que él Una vez ofrezió en lacruz, ser el útiico i no reiterable sacrrfizro expiatorio con que nuestros pecados nos son perdonados^ i nosotros somos para siempre santificados. Ahp- ra (como prometimos) tratemos de la*institO' zion de la Santa Zena. I asi concluiremos este Tratado, infttituzion de Conoziendo el Señor el gran descuido , ne- la Zena. glijenzia i olvido que tenemos de las cosas qae tocan á nuestra salvazíon , instituyó , para que no* I DE 8U SANTIDAD. 529 nos ohidásemos del benefizio de su muerte i pasión , el santísimo sacramento de su prezíoso cuerpo, que él entregó en la cruz , i de su prezio- sa sangre, qjue él en su pasión derramó: el cual sacramento quiso que nos fuese un memorial de todo cuanto él padezió por nosotros , i del benefizio que de su muerte i pasión rezebimos. Todas las vezes que haréis esto (quiere dezir, que zelebrareís la santa Zena ) , lo liaréis en memoria de mí , dize Ghristo. Una sola Tez se ofrezió Ghris- to,. i con esta sola ofrenda nos alcanzó perdoi? jeneral de todos nuestros pecados.' Pero quiere que siempre tengamos en la memoria este bene- fizio : i para ayudar á nuestra memoria instituyó este sacramento : el cual quiere que rezibamos, no una vez en la yida, sino muchas. La instituzion deste sacramento la cuentan los Evanjelistas Ma- teo , Marcos i Lucas. Pero mui mas á la larga la cuenta S. Pablo, I, Cor. xi, i aun en el capítulo x, comenzó á tratar della. Oigamos , pues , á S. Pablo contar cómo Ghristo haya zelebrado su santa Ze- na, en la cual instituyó el sacramento de su cuer- po i de su sangre. . Yorezebi (dize S. Pablo) del Señor, lo que ^) ebr.rXí.a: también os he dado. Esto es , que el Señor Jesús, en la noche que fué entregado , tomó el pan : i después que hubo hecho grazias , partiólo i dijo: Tomad , Gomed : esto es mí cuerpo , que por vos- otros es partido. Hazed esto en mr memoria. Se- mejantamente también tomó la copa , después que hubo zenado , diziendo : Esta copa es el nuevo testamento en mi sangre: Hazed esto, to- das las vezes que la bebierdes, en mi memoria. Porque tedas las vezes que comierdes este pan. 530 DE LA MISA i bebierdes desta copa, ananziaréís la muerte del Señor, hasta que renga. Por tanto cualquiera que comiere este pan , i bebiere desta copa dd Señor indignamente , será culpado del cuerpo i de la sangre del Señor. Pruébese , pues , el hon^re á sí mismo , i así coma de aquel pan , i beba de aquella copa. Porque todo aquel , que lo come, i bebe indignamente, come i bebe su condenazioiif no diszerniendo el cuerpo del Señor. Oido habemos cómo el Señor haya zelebrado su santa Zena, i en ella instituido el santis¡pio sacramento de su cuerpo i de su sangre. £1 mi^ mo orden que tuTo Jesu Ghristo en zelebrarla, tuvieron sus Apóstoles, todas I cuantas vezes la zelebraron..£ste mismo orden se conservó en la Iglesia por espazlo (como ya habemos mostra- do) de mil años. Aunque es verdad que antes de cumplidos los mil años, Satanás, teniéndonos envidia por el gran benefizio, i conforto qpe rezibíamos con este sacramento , lo comenzó i alterar , añidiéndole muchas cosas cuanto á los ritos i zeremonias. Pero pasados los mil años: de rota*batida dio con todo el sacramento en tierra, i en su lugar levantó un ídolo hecho de Masa , cozido entre dos hierros : al cual adora* ron i sacrificaron , ni mas ni menos que sí fuera el mismo Dios , que crió el zlelo i la tierra. Pero en todo este tiempo de tanta ignoranzia , í ídok- tria , nunca el Señor (como ya habemos dicho) desamparó de todo punto su Iglesia: porque siempre levantó algún verdadero Propheta, al- gún santo varón , ó varones , que con zelo de b casa del Señor , i no teniendo cuenta con el peli- gro en que metían su vida , argüyó « ó argüyeron 1 DB 8Ü SAUTIDAD. 5lt al mando, á la que se Tendía por Iglesia de Dios, desta tan horrenda idolatría. Mas particular- mente ha hecho esta misericordia el Señor en nuestros tiempos, levantando muí muchos píos i doctos hombres , que con gran zelo , siendo unos pobres hombrezillos , se han opuesto á la tiranía del Antechristo, i á toda la potenzia del mondo , que estaba encantado i enhechizado con la falsa doctrina del Antechristo. I Dios de tal manera ha bendezido el trabajo destos (como en tiempos pasados bendijo el trabajo de los Após- toles , jente baja i idiota ) , que han echado por tierra la Misa , ó Masa , ó Dios Pan , que nues- tros contrarios habian levantado , i han vuelto « poner en su lugar la santa Zena , que el Señor Jesús la noche antes que padeziese zelebró con sus Diszipulos. Los que tienen ojos para veer, vean : i los que tienen orejas para oir , oigan. Para que , pues , viendo i oyendo, juzgue todo el mundo , si es verdad lo que dezimos , pondré aquí el orden que se tiene en nuestras Iglesias , que Dios, por medio destos santos varones, ha en nuestros tiempos reformado , cuando se zelebra la santa Zena. Oye, pues, España, que en tu lengua Española hablo, para que chicos i grandes, doctos i indoctos me entiendan. La FORIIA QUB SE TIENE EN LAS IGLESIAS REFORMADAS DE ZELEBRAR LA SANTA ZeNA DBL SbI^OR. HiS ík notar j que el Domingo antes que se zelebre la Zena avisa el Ministro al pueblo, para que cada uno se disponga i apareje para rezebirla dignamente i con tal reverenzia, ewtt conviene. Lo segundo que se haze 35 032 DI LA. MISA es^ que á los mochachos qm tienen ya edadiU^a- creziony no los preseníanpara rezebirla si prúyie- ro no est4n bien instruidos i enseriados en ¡a doc- trina Chrisliana^ i han hecho profesión desuFé en la Iglesia, Lo terzero , que si hai algunos es- tranjeros , ó rezien veni€hs, que todavía estén ig* norantes i rudos en la relijion , vienen á presen- tarse^paraser enseñados^ en particular en lo que les conviene saber. I el dia que la zelebranj el Mi- nistro al fin del Sermón toca algo del Misterio: d, si es menester y trata todo el Sermón de la doeirino de la Zena^ para declarar al pueblo lo que el Señor quiere dezir i dar á entsnder por este iftt- terio^ i deque manera lo debemos rezebir. Después de haber el Ministro orado pública- mente dicha la confesión jeneral^ i después de ha- ber hecho la confesión de Fé, para testificar 0» nombre del pueblo que todos quierett vivir imorir en la doctrina i relijion Christiana , dize á alta voz desta manera , puesta la mesa, i sobre ella el pan i el vino. La msTiTüGiON de la santa Zena del SeUoi. Oigamos cómo nos instituyó Jesu Ghristo su santa Zena, según que lo cuenta S. Pablo en d capítulo XI de la primera epist. á los Gorínthios. Yo rezebí del Señor, etc. (como lo habernos rezitado en la plana 529). Lk FORMA DE DESCOMULGAR I ESGLUIB DE U SANTA Zena del SeíIor á los que no soiñ DIGNOS DE REZEBIRLA. Oído liabemos , hermanos , cómo zelebró el Se- ñor la Zena con sus Diszípulos , i en lo que hixOf nos muestra, que los estranjeros, es ásahch I DB SU SANTIDAD. SZZ aquellos que no son de la compañía de sus fieles, iie*deben ser admitidos á ella. Por tanto, siguien- do esta Vegla en el nombre^i por la autoridad de nuestro Señor Jesu Ghristo, yo descomulgo á todos los idólatras , blasphemos , menosprezía- dores de Dios , herejes , i á todos los zismáticos^ que hazen sectas aparte por romper la unidad de k Iglesia: á todos los perjuros, á todos los que son rebeldes á sus padres i madres , i á sus supe- riores , á todos los sediziosos , vandoleros , trai- dores , contenziosos , adúlteros , fornicarios,. ladrones, salteadores, homizidas , maldizientes, engañadores^ avarientos , hecliizeros , i hechize- ras , logreros , levantadores de falsos testimo- nios, robadores, embriagos, glotones, i á todos los que viven vida escandalosa , denunziándoles que se abstengan desta santa Mesa: porque no en- suzien i contaminen las sagradas viandas que día nuestro Señor Jesu Ghristo á sus domésticos i fi^es solamente. EXHORTAZION EN QUE SE DEGLABA CUÁL ES EL uso I FRUTO DE LA ZeNA. Por tanto , según la amonestazion de S. Pable, cada uno pruebe i examine su conszienzia , para saber si tiene verdadero arrepentimiento de sus pecados , i si los aborreze con dolor de haberlos oometido contra la divina bondad, i desea vivir de bol en adelante santamente conforme á la vo- imitad de Dios. I sobre todo , si tiene su confianza en la misericordia divina , i busca enteramente so salud en Jesu Ghristo , i si renunziada toda enemistad i rancor, tiene buen propósito i ani- de vivir en concordia i caridad hermanable 534 DE LA MISA con sus prójimos. Sí tenetnos este testimonio en nuestro cora- zón delante de Dios , en ninguna manera dad^ mos, que no nos azepte i reconosca por sus hijos , i que no endereze el Señor Jesu Ghristo su palabra á nosotros , para admitirnos á su lEest, i comunicamos este sacramento , que comunicó i sus Diszípulos. * I aunque sintamos en nosotros grande fla- queza i miseria : como es , no tener aun la Fé perfeta, pero ser inclinados á incredulidad, i desconfianza : i como es , no ser tan enteramente dados á servir á Dios , i con tal zelo como de- briamos , mas haber siempre de batallar con Iss concupiszenzias de la carne : no obstante esto, pues nos ha hecho el Señor esta misericordia de haber impreso en nuestro corazón su Evanjelio, para resistir á toda incredulidad , i nos ha dado deseo i afízion de renunziar á nuestras proprias inclinaziones i corrompidos deseos, por segnir su justizia , i obedezer á sus santos mandamien- tos : estemos ziertos que los vizios , i las impe^ feziones que hai en nosotros, no podrán impedir que él no nos reziba , i nos haga dignos de par- tizipar de sus bienes en este convite espiritual. Porque no venimos á él á protestar que somos perfetos ni justos en nosotros mismos, sino ú contrario, en buscar con gran deseo nuesti» vida en Jesu Ghristo , c^hnfesamos , que estamos en la muerte. Entendamos que este sacrameillo es una medizina para los que están nezesitados en enfermedades espirituales , i que toda la dignidad que nos pide Ghristo , nuestro Redemp- tor, es conozernos bien para tener tristeza i do- I DB 8Ü SANTIDAD. 535 lor entrañable de nuestros vizios, i tener todo naestro deleite , gozo i contentamiento en solo él. Creamos , pues , lo primero á estas promesas, que Jesu Ghristo , que es infalible i eterna Terdad, pronunzió por su boca .- es á saber , que él ,nos quiere verdaderamente hazer partízipes de su cuerpo i de su sangre , para que lo poseamos en- teramente : de tal manera , que él viva en nos- otros, i nosotros en él. I dado que no veamos, sino pan i vino , estemos empero ziertos , que él cum- ple espjritualmente en nuestras ánimas todo lo que nos muestra esteriormente por estas seña- tes visibles. Quiero dezir , que él es el pan zeles- tial para apazentarnos , i mantenernos en la vida eterna. No seamos , pues , ingratos á la infi- nita bondad de Jesu Ghristo , nuestro Salvador, d cual nos pone delante todas sus riquezas , i todos sus bienes en esta santa Mesa para distri- buírnoslos. Porque en darse á nosotros, nos testifica , qué es nuestro todo cuanto bien tiene. Por tanto, rezibamos este sacramento, como una zertisima prenda, de que la virtud de su muer- te 1 pasión nos es imputada á justizía, como si nosotros mismos la hubiéramos sufrido en nuestras proprias personas, río seamos de injenio i natura tan perversos, que rehusemos de alle- gamos á gozar deste divino convite, al cual tan mansamente nos convida Jesu Ghristo por su palabra. Mas con grande estima de la digni- dad deste preziosísimo don, de que nos haze grazia, nos presentemos áél con ardiente zelo, i fiel corazón , para que nos haga capazes de re- zebirlo. Para este fin , levantemos en alto nuestro áni- 5S6 DI LA MISA mo , i nuestros corazones allá dond« e^tá Jesa Ghrísto en la gloria del Padre : de donde lo es- peramos para nuestra redempzion. I -no nos ocupemos, ni detengamos en estos elementos, ter- renas i corruptibles., que vemos con los ojos,^ i locamos con tas manos , para buscarlo en ellos, como si estuviese enzerrado en el pan* i en Á vino. Porque serán entonzes dispuestas nuestras ánimas para ser mantenidas i vivificadas con m substanzia, siendo asi elevadas sobre todas las cosas terrenas, para llegar hasta el zielo, i entnr en el reino de Dios , donde él mora. GontenténM>- nos , pues , de tener el pan i ú vino por señales i testimonio^, buscando espiritualmente la ver- dad , adonde nos promete la palabra de Dios, qae la hallaremos. Gomo es Jutn, Hecho esto^ distribuyen Ips ministros al pueblo VI, is. XIV, XV, el pan i la copa^ habiendo primero amonestado xn!, XX I XXI ca! d todos ^ que vengan á rezebirtocon toda reoé- F od'" * * *'* ^^^*^» * P^ ¿rden. Entretanto cantan en k '* congregazion algunos psatmos^ ó leen á alta voi alguna cosa de la Escritura , conveniente á lo que por el sacramento es significado, I. después que todos han comtUgado , hincanse dfi f Ofe- lias , f hazen grazias desta manera, HAZIHIENTO DE 6RAZUS DESBUES DE LA • GOMUmON. . Hazémoste perdurables grazias i alaba^ias, eterno i zelestial Padre , por la clemenzia de que has usado, con nosotros, en habernos comu- nicado tan grande benefizio, siendo, como somos, miserables pecadores , i habernos hecho partfzi- pes de la comunión de tu Hijo Jesu Ghnsto, noes- I DB 8Ü SAIITIDAD. 537 tro Señor, el cual entregaste á la muerte por nosotros , i ahora nos lo das por manjar i mante- nimiento de vida eterna. Haznos también mer- 2ed , que no permitas que jamás pongamos en ohjido estas cosas tan dignas de quien tú eres: sino que teniéndolas impresas en nuestro cora- zón, crescamos , i seamos siempre fortificados en la Fé , la cual sea eficaz para todas buenas obras, i que haziendo esto, ordenemos i prosigamos santamente toda nuestra vida, para exaltazion de tu gloria , i edifícazion de nuestros prójimos, por Jesu Ghristo, tu Hijo, que en unidad del Espíritu santo vive i reina contigo , Dios verda- dero , eternalmente. Amen. Hecho esto , despide el Ministro al pueblo con esta beñdizion , con que Dios mandó que bendi- jesen al pueblo, Núm. vi, 24. £1 Señor os bendiga, i os guarde, el Señor 09 muestre su cara , i se apiade de vosotros , el Señor vuelva su rostro á vosotros , i os sustente en verdadera prosperidad. Amen. Todo estete dize en lengua vulgar, que todos^ chicos i grandes , dolos i indotos, entienden. Cualquiera que, sin pasión i con deseo de azei'- tar con el camino de su salvazion, leyere esto que habernos dicho , fácilmente entenderá la Zena que ahora zelebramos en las Iglesias refor- madas, serla misma que Jesu Ghristo, nuestro Rei, Propheta i Sazerdote instituyó , i que sus Após- toles, i la Iglesia Gathólica, por muchos zente- nales de años zelebraron : i por el contrario, entenderá la Misa (cual nuestros contrarios la zele- bran el dia de hoi) , no tener que ver con la santa Zena del Señor , mas serle en todo i por to- 538 DE LA. mSA. do opuesta , i de tal manera contraría, que donde estala una, en ninguna manera puede estar la otra: donde hai Misa , no hai Zena del Señor : i donde haiZena del Señor, no hai Misa. Porque ¿cómo pueden estar juntas la luz i las tinieblas , la Mesa del Señor , i la mesa de los Demonios , Dios i Be- lial?I para que el pueblo Ghristiano de mi nazíon, por cuya causa , deseándole servir, he tomado esta pena (si pena se puede llamar, la que la persona , con gran contento i deseo de servir , i de hazer algún bien, toma), fázílmente pueda en- tender esto , pondré aquí en una Tabla , la con- venienzia, conformidad i unidad que hai entre la santa Zena , que en nuestras Iglesias reformadas zelebramos, i la santa Zena del Señor: luego pondré la diferenzia , desconformidad i contra- riedad que hai entre la santa Zena , que nuestro Ghristo instituyó , i la profana Misa que el An- techristo se ha inventado , i vendido por dinero al miserable pueblo, que se llama Ghristiano. Aquel , á quien Dios ha dado entendimiento para entender, entienda la voluntad del Señor, i hágala. TABLA, JjA cual muestra la convenienzia , conformidad í unidad que la santa Zena que Jesu Ghristo ins- tituyó, tiene con la santa Zena que en las Iglesia.<^ reformadas se zelebra. De lo cual se concluye la uoa i la otra ser una misma Zena, i un mismo Sa- cramento del prezioso cuerpo i sangre de nuestro Redemptor Jesu Ghristo. Luego se muestra la diferenzia , disconformidad i contrariedad que la profana Misa (tal cual el dia de hoi se dize) tiencr con la santa Zena, que Jesu Giiristo ordenó. La santa Zena del Señor. Jesu Ghristo mismo ordenó su santa Zena , I mandó á su Iglesia que de la misma manera que él la habia zelebrado , la zelebrase. La Zena de las iglesias reformadas,[Zelebrase la Zena ni mas ni menos que Jesu Ghristo la zelebró, i de la misma manera que él mandó que su Iglesia la zelebrase: como los Evanjelistas lo cuentan : Mat. , xrví, 26. Mar. , XIV, 22, Luc. , xxii, 19, i S. Pablo, I,Gor. , XI, 24. Luego nuestra Zena es Zena del Señor. La profana Misa del Papa, La Misa ha sido compuesta por muchos Papas. Porque un Papa hizo el Goníiteor, otro el Introito , otro el Kyrie-eleyson , otro el Glo- ria in excelsis, otro el Gradual, otro el Ofertorio , otro el Gánon , otro los Memen- 35* <*> je BE LA MISA. tos, Otro «I Te i^itur, otro el Gonmunican- tes : otro ordeno que el pan de la Misa fuese sin levadura , otro que se echase agua en el vino , otro mandó que el pan fuese adorado, diziendo que no era pan, sino el Dios que crió el zieio i la tierra ^ etc. Otro hizo el Agnus Dei. Lo mismo se puede dezir de todo cuanto se haze i dize en la Misa. Ninguna de todas estas cosas hizo Ghristo , ni mandó que los fieles las hiziesen : diversos Papas i en diversos tiempos las inventaron. Sigúese de aqui que Jesu Ghristo ni por pensamiento instituyo la Misa, ni sus Apóstoles la dije- ron. Luego la Misa no es Zena del Señor,. La santa Zena del Señor, ( Ghristo , queriendo zelebrar la Zena , no mudó vestidos. Zena de las iglesias reformadas. Así tampoco los Ministros cuando zelebran la Zena , no mudan Testidos. Luego nuestra Zena es Zena del Señor. La profana Misa del Papa, ^£1 Sazerdote Papistico, queriendo dezir su Misa, no haze que vestirse, i revestirse, i cada vestido que se viste , por pequeño que sea, tiene grandes misterios, que ellos sin ninguna palabra de Dios se han forjado para tener ennechizado al pobre pueblo. Demás desto, el sazerdote que dize la Misa ha de ser barbirapado i cabezirapado , i ha de tener un zerco de cabellos en la cabeza, que lia- man Gorona : en lo cual no imitan á ¿hrísto ni á sus Apóstoles , los cuales nunca fueron ^ barbirapados , ni cabezirapados : mas imitan I DB Sü SANTIDAD. á los sazerdotes de los Jentiles : los cuales, como cuent^ Baruc , ca. vi, vers. 30, te- nían la cabeza i la barba rapada. Luego la Misa no es Zena del Señor. La santa Zena del Señor. Ghrlsto usó del pan común que había servido á la mesa cuando zenó con sus Apóstoles. Zena de las iglesias reformadas.[Así también usamos del pan común. Luego nuestra Zena es Zena del Señor. La profana Misa del Papa. ^£1 Sazerdote Papistico es menester, que use espresamentedeotra manera de pan cozido entre dos hierros , (¡ue propriamente no es San: sino suplicazion, ó oblea. Luego la[isa no es Zena del Señor. La santa Zena del Señor. Ghristo hizo su Zena sobre una mesa. Zena de las iglesias reformadas. Así también zelebramos la Zena sobre una mesa : i no sobre altar. El altar es para sa- crificar. Los sdcrifízios con la muerte de Ghristo han zesado. Luego no habernos menester altar. La mesa es para zenar. Zena del Señor la llama San Pablo, I, Cor., XI, 20. Sigúese de aquí que siendo Zena, en mesa , i no en altar, se ha de ze- lebrar. Luego nuestra Zena es Zena del Señor. La profana Misa del Papa. Es menester que el Sazerdote Papistico tenga DI LA mSA. un altar « que él llama consagrado : conviene á saber, un altar, en el cual hayaalgan pedazo de relicario puesto en un agujero en medio del altar, al cual llaman el Sepulcro. I si el altar no es consagrado, es menester que haya un mármol, que llaman Ara con- sagrada, enzima del cual mármol ha de haber ziertos pañizuelos, que-ellos llaman Corporales. Todo lo cual Durando en su libro, que llama Rationale divinorum, con gran pena procura declarar. Luego la misa no es Zena del Señor. La santa Zena del Seüor, Christo zelebrando su Zena predica , i enseña á sus Apóstoles. Zena de las iglesias reformadas. Nunca se zelebra la Zena sin aue el Ministro predique i enseñe á los que nan de comul- gar. Luego nuestra Zena es la Zena del Señor. La profana Misa del Papa, 5^£1 Sazerdote Papistíco dize entre-dientes zier- tas oraziones , tórnase , i ruéhese al altar: unas Teces torna las espaldas al pueblo, otras la cara : ya va desde una parle del altar hasta la otra : ya canta á voz en cue- llo , ya habla bajo : ya alza los brazos , ya los abaja : álzanie la falda teniendo una can- dela , ó zírio ardiendo. En suma , no pareze sino un hombre fuera de su sentido , que no sabe, que contenenzía se tener. Digan, cuándo Christo , ó sus Apóstoles havan he- cho esto , ó mandado que la Iglesia lohiziese. ^ Luego la Misa no es Zena del Señor. (4) I DB 8U SáUTIBAD. La santa Zena del Señor, Ghristo zelebrando la Zena habló en lengua vulgar que todos entendían. Zena de las iglesias reformadas, iTodo cuanto se dize, cuando zelebramos la Zena, se dize en lengua Tulgar que todos entienden. Luego nuestra Zena es Zena del Señor. La profana Misa dei Papa. !n la Misa se habla en lengua estraña, la cual la mayor parte de los Sazerdotes Misáticos no entienden. Lo cual enteramente es contrario á lo que S. Pablo enseña, I, Gor. , xiv, donde muestra que en la Iglesia no se debe hablar otra lengua , sino aquella que todos entienden. Luego la Misa no es üCena del S eñor. La santa Zena del Señor. En la Zena Jesu Ghristo primeramente rompió el pan , i después lo dió á sus Apóstoles. Zena de las iglesias reformadas, |E1 Ministro zelebrando la Zena, primeramente roippe el pan , i luego lo da a los comuni- cantes. Luego nuestra Zena es Zena del Señor. La profana Misa del Papa, El Sazerdote Papistico en su Misa no guarda este orden. Porque primeramente él dize las palabras sobre el pan , í después cuando le plaze lo rompe (ó como ellos dizen, rompe los aczidentes del Pan, porque el pan, dizen, / OB LA MI8A ser transubstanziado en Cuerpo de Ghrísto), mas Jesu Ghrísto primero rompió el pan, i después dijo las palabras. Luego la Misa no es Zena del Señor. La santa Zena del Señar. Ghristo , después de haber rompido el pan, dijo : Hoc est corpus meum. Zena de las iglesias reformadas. lAsí lo dize i haze el Ministro sin añidir ni quitar. Luego nuestra Zena es Zena del K Señor. La profana Misa del Papa. ^£1 sazerdote Papístico sin romper el pan dize las palabras : pero no se contentando con las palabras que Ghristo dijo , les añide un enimy diziendo: Hoc est enim coipus meum. Luego la Misa no es Zena del Señor. . La santa Zena del Señor. Ghristo, sentado á la mesa con sus Apóstoles, dijo: Tomad i comed. Zena de las iglesias reformadas. ksi lo dize el Ministro : i nunca zelebra 2^a, sin que también la Iglesia la zelebre junta- mente con él comulgando todos , i no tra- gándoselo uno todo. Luego nuestra Zena es Zena del Señor. La profana Btisa del Papa. El sazerdote Papístico , estando todos de ro- dillas , les muestra el pan i el vino para que los adoren, sin dar nada al pueblo: mas 9 DB SU SANTIDAD. antes como un tragón se lo guarda todo para sí , i así se lo come á sus solas. Lo cual es contrario , no solamente á lo que Christo ordenó , mas aun á la costumbre de los an- tiguos. Gomo se vee claramente por los Cánones Y que se dizen de Anacleto, i de Galisto : donde se ordena , so pena de des- comunión, que todos comulguen después que la consagrazion fuere hecha. Lo mismo se ordenó en los Cánones, que llaman de los Apóstoles : i en el Gonzílio Tolosano. De lo cual se sigue mui bien , que la Misa , tal, cual la dizen el dia de hoi, no fué instituida por Je9i Gbristo , ni zelebrada por sus san- tos Apóstoles. Lo cual siendo así , todos #os que el da de hoi la oyen , todos , digo, son por sus mismos Cánones descomulgados.* pues aue oyendo Misa no comulgan : mas el sazeraotesolo , i á sus solas se lo toma todo para sí, i fe lo come, contra lo que Christo, 1 los Padre} antiguos ordenaron. Luego la Misa no es Zena del Señor . La smta Zena del Señor, Christo no sohmente dio el pan, mas aun también el viio, diziendo: Bebed del To- DOS 9 Mat., xwi, 27 : i como dize S. Mar- eos, xir, 23. Ibebieron del Todos. Zena de las Iglesias reformadas.[El Ministro no solanente da el pan, mas aun también el vino , dziendo : Bebed del Todos, i Todos , conformeal mandamiento de Chris- to, Beben. Luego luestra Zena es Zena del Señor. (7) OBLA MISA La profana Misa del Papa. I El sazerdote Papistico no da al pueblo sino solamente el pan , no da el Tino consagrado. Lo cual enteramente es contrario « no sola- mente á la ínstitozion de Ghristo, mas aoD á la costmnbre de los Dotores antiguos, que faeroR después de los Apóstoles. Los Guaks 10^ comulgaron en ambas espezies de pan i de vino: i condenaron á todos aqadtost que comulgaban en una espezie solamente. Gomo se vee de Gonsecrat. , dist. n, cap. Gomperinras. Donde se dize , que aquellos que no reziben el sacramento m ambas es- pezies son infieles vi sacrilegos: ó eme reko- san , ó la una espezie, ó la otra. Luego la l^lisa no es Zena ael Señor. La santa Zena del Señor. Ghristo dio el pan aparte, i el Tino aparte. Zena de las iglesias reformadas. El Ministro da el pan aparte i el vino aparte, creyendo el pan ser sacramento del cuerpo de Ghristo , i el vino ser sacramento de so sangre. Luego nuestra Zena es Zena del Señor. La profana Mise del Papa, , que Olga i biendo oido á ambas partes, juzgue conforme á bis partes. |^ alegado i probado, sin tener respecto ninguno á persona , pobre ni rica , sabia ni ignorante , eeie^ siástica ni seglar : téngase solamente cuenta con la justizía , equidad i verdad : la parte conveni- da por testimonios de la sagrada Escritura ¿ i aun de los Padres i Gonzilios antiguos , como son los primeros cuatro jenerales, sujétese á la zensura , que el Gonzilio ordenare. Parezca el Papa , i sus defensores personalmente en el Gonzilio , no como juezes (pues nos acusan , i nosotros los acusamos ) , sino £omo acusadoreSt i acusados. Parezcamos también nosotcos , poes los acusamos, i ellos nos acusan. Este Gonzilio bre am I DE áü SANTIDAD. 349 sea convocado, como fueron los cuatro príme^ rosjenerales, el Nizeno I, el Constan tinopoli- taño, el Ephesinoi el Galzedonense. Este es el único remedio para quitar las disensiones i dife- renzías, que hoi dia hai en la Iglesia cuanto á Vida i cuanto á doctrina. Deste remedio en tiem- pos pasados usó la Iglesia en semejantes casos. Bn el entretanto supliquemos á nuestro Dios que mueva los corazones del Emperador ,^ Reyes i Prinzipes Ghristianos á que tomen una tal empresa para gloria de Dios, i quietud de su Igle- sia : por medio de la cual empresa los vizios i la falsa doctrina, superstizion-, herejía, i idolatría sean condenadas, i la virtud i sana doctrina con- tenida en la sagrada Escritura se confirmen. Mais díránme nuestros contrarios , que todo esto se concluyó en el último Gonzilio Tridentino, i que por tanto no es menester otro ningún Gon- zilio. A lo cual respondo, lo que tantas vezes en este libro he dicho , i prinzipalniente en la vida del Papa Marzelo n, que este Gonzilio no fué BiConsiüoTr^ Libre : pues que á ninguno , de quien se tuviese la ¿tbre"** °^ '" menor sospecha del mundo de no ser en todo i por todo esclavo del Papa , i jurado al Papa , no se permitió hablar en él. Nótese lo demás que allí á este propósito dijimos. I lo que se dijo en la plana 458 i 4S9. Demás desto dezimos , que este Gonzilio no £i condUo Tri- fué Jeneral. Porque ¿cómo se llamará el Gon- denuno no fué zilio de Trento Gonzilio Ecuménico , Universal, J®"®"^*'- ó Jeneral, pues que en él no se halló la zen- téslnia parte de los Obispos de la Ghristiandad? Bn el conziiio I que sea esto verdad , veese claro : porque en nSroífJfncü^car- él no se hallaron, sino zineo Gardenales, dedenaie«, S46 BE LA MISA 4 Arzobispos, 33 los cuales los tres eran Legados del Papa : cuatro íogoSTos cuaiw ^zobispos , de los cuales los dos eran AroIm* cisi todos eriD pos titulares (ó como los llamamos en Españi, hÍSm?**** * ***' ^^ ®"*^^) ' conviene á saber, Olao Magno , Ar- zobispo que se intitulaba, no Hispalense, sibo üpsalense , pueblo de Gozia , que jamás ha i^ conozido al Papa , ni á ia Iglesia Romana : el otro se llamaba Roberto Venant, Arzobispo, que se llamaba , de Armacana , en Irlanda , debajo de la Corona de Inglaterra , tierra que tampoco re- conozia al Papa : á estos dos pobres Arzobispos Paulo in mantenía dando quince escudos al mes al Olao, i otra cosa ' semejante daba al Roberto. Halláronse treinta i tres Obispos , todos Espaló- les, ó Italianos, eszeptos tres solos. HaHárome también cuarenta i siete Theólogos entre Clé- rigos i Frailes : de los cuales casi lodos enn Españoles, ó Italianos. Veis aquí el gran fla- mero de Obispos con que comenzó el Gonzi- lio Tridentiho: el cual duró diez i ocho añoi por intervalos: en el cual tiempo se Uivienm veinte i zínco Sesiones, en mochas de las cua- les no se hizo nada por falla de quien asis- tiese en el Gonzílio. 1 asi en la 8.' Sesión ne Los Italianos se hizo nada , sino que los Italianos transpor- unoiirsa^o^Bz"- t.aTon el Gonzilio á Boloña , tierra del Papa , ea "^1 1° T^^^^' í í^^^'* » donde se tuvo la nona Sesión : en la csal Botona. Peró"ios tampoco se hizo nada. Porque los Españoles i Bspafioies seque- los demás, fuera de los Italianos, se habían aron en rento. qyg^j^^jQ g^ Trento queriendo continuar el Gonzílio en donde se habia comenzado. La 10.* Sesión se tuvo en Boloña , en la cual no se bfzo nada : Porque los de Trento se estaban quedos esperando á los de Boloña , i los de Boloña espe- I DB 80 SAUTIDAD. 547 raban á los de Trento , i asi no se hizo otra cosa Bn muchat te- en esta 10 Sesión, sino una prolongazion para;í®°?*¡Í5*^/>W" j o .• u 1 1 j • «j * lio de Trento 00 qiunze de Setiembre : el cual día reñido, tampoco se biio nada por se hizo nada : i así los unos por los otros, ?'** <*«